RSS
RSS
Ruby/Lizlor : Lettres.

 
AccueilAccueil  Portail  FAQFAQ  CalendrierCalendrier  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Ruby/Lizlor : Lettres.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar


Lizlor Wayland
Apprentie dans le domaine des Créatures Magiques



Féminin
Nombre de messages : 2276
Localisation : Casse-toi ;)
Date d'inscription : 21/03/2010

Feuille de personnage
Particularités: There's fire in my blood
Ami(e)s: Ruby ♥ LIZBY FOR LIFE
Âme soeur: Le Chat. Et Nate *_*

MessageSujet: Ruby/Lizlor : Lettres.    Lun 20 Aoû - 14:35



Angleterre, début juillet, fin d'après-midi.

La journée a été chaude, le ciel bleu et sans nuages, et le soleil d'une lourdeur de plomb a endormi les gens et fait peiner les plantes.

Elle est assise derrière un petit bureau en bois, un bureau d'enfant, devant la fenêtre. Cela fait de longues minutes qu'elle est postée là, fatiguée de la chaleur et de l'ennui de ce début de vacances. Elle hésite. Des bruits proviennent d'en bas - sa mère range le service à thé. Il y a devant elle une tasse de thé tiède qu'elle n'a pas encore touchée. Elle finit par écrire sur la page vierge devant elle, à l'aide d'une plume qui a déjà bien servi. Son écriture est petite mais part dans tous les sens; les phrases ne sont pas très droites et les pieds et les tiges des lettres sont longs, comme si ses mots cherchaient à s'envoler.






    Ma Ruby,

    Ici, il fait super chaud, et je n'ai pas envie de faire grand chose. Conrad n'est pas encore arrivé et je m'ennuie un peu. La maison est toute vide... C'est la première fois que je me retrouve toute seule aussi longtemps avec Maman. C'est bizarre. Ce n'est pas que ça se passe mal, au contraire, c'est agréable et ça nous fait du bien. A Poudlard, ce n'est pas pareil quand je la vois, elle reste la directrice d'une manière ou d'une autre, tu vois. Mais Papa nous manque trop et dans cette maison où on a vécu avec lui, c'est presque insupportable. Dans le salon, il y a "son fauteuil", celui où il s'installait tout le temps, entre la cheminée et la table pour pouvoir poser ses affaires et les attraper facilement - je t'ai dit qu'il était était aveugle? - et depuis qu'il n'est plus là, son fauteuil reste vide, et aucune de nous ne s'y assoie, comme si on ne pouvait pas. J'aime pas ce fauteuil, ou plutôt, je ne l'aime plus. A chaque fois que je le regarde je le vois vide et ça me rappelle que Papa n'est plus là. J'aimerais bien qu'on l'enlève, mais je n'ose pas trop le dire à Maman... En tout cas, on est toutes les deux mais son ombre plane, et c'est oppressant. J'ai hâte que mon frère arrive.

    Et toi? Comment vas-tu, à quoi occupes-tu tes journées? Comment se passent tes vacances avec Prudence? Raconte moi tout! Tu me manques. Je n'ai pas mangé une seule tarte au citron depuis la dernière fois avec toi, et je parle telement de toi à Maman qu'elle va finir par te connaître comme sa propre fille. j'aimerais bien que tu rencontres Conrad aussi. Je suis sûre que vous vous entendriez bien!

    Hier, je suis allée me baigner dans un lac pas loin de chez nous, avec nos voisins. Ils ont trois enfants, une fille de 18 ans qui vient de sortir de Poudlard et deux garçons de 8 et 10 ans. Ils sont drôles, et je me suis plus amusée avec eux qu'avec elle - elle n'a fait que me parler de tous les O qu'elle avait eus à ses ASPIC et de la carrière brillante qu'elle projette de faire au Ministère. En plus, j'avais l'impression qu'elle me disait tout ça parce que ma mère est directrice de Poudlard et que dans la tête des gens, parce qu'elle est haut placée, elle a plein de contact tout aussi haut placés. Elle en a sûrement, mais je m'en fous complètement, moi! D'ailleurs, j'ai imaginé ta tête quand la fille me racontait sa vie en long en large et en travers et qu'elle ne faisait que se vanter, et ça m'a fait rire. Et puis on est arrivés au lac et j'ai passé tout l'après-midi dans l'eau avec les garçons, on a construit une espèce de barque avec des bouts de bois et on n'arrêtait pas de chavirer, c'était trop drôle! Ils sont vraiment adorables, et à la manière dont ils se comportaient ensemble, dont ils se regardaient et se comprenaient sans parler, ça m'a fait penser à nous. Je me suis dit qu'on aurait dû être soeurs! Comme ça, on aurait jamais été séparées.

    Tu as des nouvelles d'Hadrian? Il fait quoi pendant les vacances? Les Easter ont une maison aux Etats-Unis, non? Tu sais où?

    J'aimerais tellement que tu viennes en Oregon. Je pourrais te montrer tous les endroits où je passais mon temps quand j'étais petite. Ça serait les meilleurs vacances du monde!

    Je dois arrêter ma lettre ici - Maman m'appelle pour le dîner et je tiens à te l'envoyer ce soir, et notre hibou est toujours grognon quand on l'envoie de nuit.

    Je t'embrasse très fort, tu me manques, j'espère que tu t'amuses et que surtout tu fais bien attention à toi.

    A très vite,



    P.S. : Si je ne te parle pas de Stephen, ce n'est pas parce que je fais exprès, mais je n'ai pas de nouvelles de lui. Je ne lui en ai pas donné non plus...

_________________

So here's my confession, this time
Don't just want you to love me
I want to be your obsession




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



Féminin
Nombre de messages : 2176
Localisation : Cachée.
Date d'inscription : 03/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    Lun 20 Aoû - 18:16




Banlieue de Londres, début juillet, Fin de matinée.



Lizlor chérie,

Mon dieu, tu aurais vu mon état quand j’ai reçu ta lettre ! J’ai de suite reconnu ton écriture sur l’enveloppe si bien que j’ai poussé un petit cri qui a bien failli faire fuir ton pauvre hibou. M’enfin, il n’a pas eu le temps de s’échapper vu que je l’ai littéralement attrapé pour récupérer la lettre. Tu savais que ton écriture te ressemblait beaucoup ? Un peu brouillonne, chaque émotion et là voilà qui tressaute et change, incapable de dissimuler une certaine rage qui bouillonne derrière et au fil de la plume. Tandis que la mienne est droite, rigoureuse. Nos différences transparaissent même dans le tracé de nos mots… ! Ton énergie me manque tellement si tu savais. Toute seule, j’ai l’impression d’être molle. Et avec la chaleur, ça n’améliore pas ! Mais bon, j’ai toujours bien aimé l’été, l’odeur du soleil sur l’herbe d’Hyde Park est divine.

Je ne savais pas que ton père était aveugle, à vrai dire je ne sais pas grand-chose sur lui, mais je me doute qu’en parler doit être douloureux. Sache que si un jour tu as besoin de raconter tout ça à quelqu’un, je me ferais un plaisir de l’entendre. Pour t’avoir engendré, je suis sûre que c’était quelqu’un d’incroyable.

C’est dingue le manque comme sensation n’est-ce pas ? Je la déteste. Ça vous ronge, ça vous démange, c’est malsain. Enfin, à une exception près : lorsque l’on sait que l’autre va revenir. Là, le manque devient de l’impatience et c’est ce que je ressens quand je pense à toi. Tu sais, quand j’ai ouvert ta lettre, l’odeur de tes boucles qui blondissent au soleil m’a envahi et j’ai même cru entendre un rire, le tien. Et ça m’a fait un pincement au cœur mais aussi sourire. Tu me manques, aaaaaah. Poudlard me manque ! Sauf Woodley bien sûr. Ici, chez les Arendts, je ne suis pas chez moi. Ils pensent que je viens d’un établissement pour enfant à problème et je dois alimenter le mensonge. Je suis douée pour ça, je l’avoue, mais c’est fatiguant. J’aimerais juste effacer tout ce qui précède mon arrivée à Poudlard et tout ce qui m’y relie. Et à la place, je dois jouer les enfants malsaines et dépressives. Gé-nial.

Prudence est partie hier, et je pars dans trois jours pour les USA avec Hadrian. (Je sais comme ça j’ai l’air calme mais OH.MON.DIEU tu ne sais pas comment j’ai hâte !) J’ai donc consacré cette semaine à faire les boutiques et à visiter Londres avec Prudence qui n’y avait jamais mis les pieds et bien sûr, elle est tombée sous le charme. Je l’aime bien c’te fille, même si je dois dire que je m’inquiète un peu pour elle. Elle est trop idéaliste et j’ai peur qu’elle soit déçue, surtout en ce qui concerne les garçons. Pour elle, y a un prince charmant, une âme sœur, enfin bref tout le bordel. J’ai tenté de lui faire comprendre qu’il fallait garder la tête froide (je m’efforce de le faire avec Hadrian.. !) mais elle ne m’a pas vraiment écouté. Enfin bon, en tout cas sa venue était superbe, ça m’a fait plaisir d’avoir un peu de Poudlard avec moi chez les Arendts même si j’appréhendais un peu tout ça. J’ai dû faire croire que Prudence venait de l’établissement privé et catholique d’à côté de mon école, enfin encore et encore des mensonges. Ça m’énerve.

OH MAIS JE T’AI PAS DIS ! Oh la la, tu vas rire. J’ai passé une soirée avec Daniel Kelsey, tu sais le Gryffondor ? C’était juste… Vraiment du délire. J’ai été en boite avec Emma, ma voisine. Je te raconterai plus tard les détails mais je ne suis pas trop fan des clubs, c’est bruyant et les mecs te collent. Tu devines bien que ce n’est pas trop mon trip. Et en plus, c’est super sale sur le sol, beurk. Enfin bref pour en revenir à mes moutons, j’ai croisé Dan sur la piste, bonjour la coïncidence ! On a pris un verre ensemble dans le coin fumeur. Sauf qu’attention bonjour les péripéties : j’étais en train de discuter tranquillement quand j’ai manqué de me faire aborder par Tommy, le mec que j’avais utilisé comme faux copain pour rentrer (je sais, la gourde) Résultat j’me suis collée à Daniel pour le faire fuir, c’était super gênant mais j’étais dans un tel état que j’en ai rigolé. J’étais ivre, oh mon dieu. Attend la suite, c’est encore pire. On a fumé un joint et ça m’a complétement fait décoller, je me suis mise à trembler et on a dû sortir en vitesse. J’ai fini par vomir (oui oui, bonjour l’image) avec Daniel qui me tenait les cheveux. J’ai honte quand même. On a même dormi sur un banc, moi sur ses genoux. Je te le dis, je refais plus jamais de soirée comme ça. Mais ça reste mémorable. C’est un chic type quand même !

Enfin, voilà pour l’anectode.

Tu me fais bien rire avec ta voisine, imagine deux minutes si j’avais été avec je crois qu’on aurait tellement pouffé sans le vouloir que ça l’aurait vexée. Non sérieux, j’aurais pu me contenir, mais en voyant ta tête je n’aurais pas pu tenir. Tu me diras, ça aurait été bien fait pour sa tronche. T’as bien raison, on aurait dû être sœur. Imagine le dégât pour les parents… On aurait été insupportable à deux ! Mais qu’est-ce que ça aurait été drôle. J’aimerais bien qu’on soit dans la même maison pour être dans le même dortoir. Je te propose de boycotter nos chambres pour s’installer dans la salle sur demande, ça te tente pas ? Je plaisante. (Quoique…) Oh et, ça me touche que tu parles de moi à ta mère. Si je pouvais, je passerais ton temps à faire de même chez les Arendts mais bon, il me faudrait encore mentir. Et puis, je ne leur parle pas trop de manière générale. A la place, j’ai étouffée Prudence d’histoire qu’on avait vécue, et je crois qu’Hadrian va avoir droit à la même chose.

En parlant de lui, oui j’ai eu des nouvelles. Je l’ai vu un peu cette semaine, mais sans Prudence pour ne pas qu’elle tienne la chandelle, la pauvre. La villa (oui oui, villa s’il te plait) des Easter est sur la côte Est, plus une à New York. Comme je t’ai dit, je faisais une semaine dans la ville et deux sur la côte. Ça va être mortel je sens, moi qui suis jamais sorti d’Angleterre ! J’adorerais visiter l’Oregon avec toi, ça serait trop bien ! En plus je pourrais rencontrer ton frère… Le pied. C’est à l’opposé de la côté Est mais bon, pour toi je serais capable d’y aller à pied ! Imagine, trois semaines avec Hadrian et je te rejoins ? Le rêve, le paradis !

Et alors, pas de nouvelles de Stephen ? Tu n’as pas envie de lui en donner ?

Au fait, ça a l’air d’aller mieux avec ta mère. Comment ça fait d’être seule avec elle ? Enfin, je dis mieux mais j’avoue que tu ne m’as jamais trop parlé d’avant… Ce n’est pas un reproche. Moi non plus, je ne parle pas vraiment du passé. A propos de ça, j’aimerais te parler de quelque chose. C’est un peu lâche de le faire par écrit, désolé. Je ne te demande pas de garder le secret parce que je sais très bien que jamais tu ne me trahirais. Si je ne t’ai jamais rien dis, ce n’est pas non plus que j’avais peur de ton regard, non je sais que je peux être moi-même avec toi (et tu es bien l’une des seules !) Non, je n’en ai juste jamais ressenti le besoin. Mais ça… Ma confidence, c’est une part de moi. Et j’ai besoin de te l’avouer. C’est sur mes parents, et euh… Leur mort. Je voudrai juste que tu me promettes une chose. Ne sois pas trop fâchée parce que je ne te l’ai pas dit plus tôt. Tu jures ?

Je t’ai décidemment écrit un roman, et encore je me suis restreinte. J’ai gardé ton hibou en otage en attendant, pour éviter d’aller jusqu’au chemin de traverse à la poste. J’ai un peu la flemme, il fait trop chaud en plus.

Je t’embrasse aussi et je pense très fort à toi. Tu me manques vraiment trop, je crois que je vais devoir te kidnapper dans mes valises pour l’Amérique. Fais attention à toi aussi, t’façon si quelqu’un te touche, je le dégomme. Pigé ? Haha.

Avec toute mon affection,


PS : J’ai mangé une tarte au citron moi, avec Prudence, dans un salon de thé. Quelle déception ! Ça n’avait en rien le goût des nôtres. C’est peut-être toi qui donne un goût différent à ce que je mange ou plus généralement, à ce que je fais… !

_________________
Even Closer | Forever Young | So Cold | If Stars



« 'I feel things,' I said. 'I'm not a robot!' I stamped my foot and screamed. Then I burst into tears.
I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



Revenir en haut Aller en bas
avatar


Lizlor Wayland
Apprentie dans le domaine des Créatures Magiques



Féminin
Nombre de messages : 2276
Localisation : Casse-toi ;)
Date d'inscription : 21/03/2010

Feuille de personnage
Particularités: There's fire in my blood
Ami(e)s: Ruby ♥ LIZBY FOR LIFE
Âme soeur: Le Chat. Et Nate *_*

MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    Lun 10 Sep - 19:37

Angleterre, Kent, jour même de la réception de la lettre.
Milieu de la nuit. La grande maison des Wayland se fond dans la nuit chaude et silencieuse, et une simple petite bougie brille à une fenêtre à l'étage.





    Ma Ruby,

    Tu me manques tellement. Conrad est arrivé, et je passe des journées merveilleuses, je m'amuse tellement, si tu savais! L'ambiance à la maison a radicalement changé, même Maman est plus joyeuse, et se retrouver tous les trois c'est comme si... Comme si on avait ramené un peu du soleil de l'Oregon avec nous. Sauf qu'il manque quelqu'un : toi. Je ris du matin au soir avec Conrad, comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps, mais chaque moment qui passe où je me sens heureuse, je voudrais le partager avec toi. Parfois, ça me rend un peu triste... J'ai tellement parlé de toi à Conrad! J'ai montré la photo de nous deux (elle est accrochée au-dessus de mon lit), tu sais, celle qu'on a prise à une sortie à Pré-au-Lard? Il te trouve vraiment jolie, mais je l'ai boudé pour avoir dit ça parce que je ne veux pas qu'il te voit comme juste une fille jolie, mais comme ma meilleure amie avant tout.

    Ta lettre, je la connais par cœur; je l'ai lue et relue. Je n'ai pas ton aisance avec les mots mais en tout cas, continue d'écrire comme ça, et dans tes petits cahiers... Tu m'impressionnes. Et je ne saurais pas le dire aussi bien que toi, mais je te sens derrière tes mots.

    Ça m'énerve ce que tu me dis sur les Arendts, et je trouve ça trop injuste que tu aies à supporter ça. D'ailleurs! Avant toute chose : j'ai parlé à Maman, et du fait que tu allais au Etats-Unis, et que peut-être tu pouvais nous y rejoindre. Au début, elle a dit que tu ne pouvais pas faire ce voyage toute seule, que c'était dangereux et tout, mais je lui ai expliqué la situation et... Elle a accepté !!! Il faut absolument qu'on s'organise, mais, oui, tu peux venir avec nous en Oregon, on va chez des amis (qui sont presque de la famille et ont une immense maison, ne t'inquiète pas, ne te sens pas de trop), on y sera, et toi, tu peux nous y rejoindre! Je t'en supplie, dis-moi que ça peut se faire?!?!

    Je suis contente que ça se soit bien passé avec Prudence. Je ne la connais pas trop mais c'est vrai qu'elle a l'air... Dans son monde. Enfin, je suis sûre qu'elle est adorable, puisque c'est ton amie!

    QUOI?! Nooon, Daniel! En même temps ça ne m'étonne pas trop de lui, je le connais un peu, pas plus que ça, mais bon. C'est vraiment gentil de sa part (mais j'ai quand même ri en me disant qu'il t'a tenu les cheveux, tu m'excuseras...) mais toi, par contre, fais plus attention la prochaine fois, hein? Je n'aime pas trop t'imaginer dans ces états, je sais, c'est bête, mais bon... D'ailleurs Conrad a proposé de m'emmener à une soirée, mais je ne sais pas trop. J'ai l'impression que je ne me sentirais pas trop à ma place, tu vois? Je ne sais même pas ce qu'on y fait, en fait. On boit, on parle, on danse? C'est un peu à des lieues de moi, en même temps j'ai envie d'essayer, en même temps, j'en ai pas très envie... Trop de monde, trop de bruit, et je me sentirais mal de me faire reluquer par les amis de Conrad, ou même les autres garçons.

    ... Et à propos de garçon : Hadrian. Tu dois y être partie, et notre hibou à qui j'ai donné des graines et qui mange sur le bord de ma fenêtre me regarde d'un sale air, comme si il savait que j'allais l'envoyer super loin. Je veux tout savoir. Je veux aussi que tu fasses attention... Je sais que tu vas garder la tête froide et qu'il est bien avec toi, et je pense que ça va bien se passer, mais je te préviens, si ça tourne mal, je me transforme en lionne, vraiment!!

    C'est drôle, moi, Poudlard ne me manque pas trop. A part toi, évidemment. Et Stephen... Un peu.

    Dis-moi ce que tu voulais me dire? Tu me fais peur! Bien sûr que je t'en voudrais pas, jamais. Et je me fâcherais pas. Tu sais bien que ce n'est pas mon genre, surtout si c'est quelque chose d'important. En tout cas je suis touchée que tu m'en parles.

    Au sujet de Papa, je ne sais pas, j'ai un peu peur de t'ennuyer en te parlant de lui... C'est drôle comme il est était différent de Maman. Pourtant, ils s'équilibraient entièrement. Je ne m'en rends compte que maintenant, mais je sais qu'il lui apportait tout ce dont elle avait besoin et qu'elle n'avait pas, et inversement. Tu vois? Et je me dis que c'est exceptionnel - je ne vois pas comment ça pourrait m'arriver un jour, les relations comme ça c'est tellement... Compliqué. C'est pour ça que Maman est triste, tout le temps. Elle a perdu ce qui l'équilibrait. Ça me rend souvent triste, si tu savais. Sa tristesse me fait encore plus de peine que la mienne.

    Demain, avec Conrad, on va se balader dans le coin, sans Maman, juste lui et moi. J'ai hâte! En plus elle nous a préparé un pique-nique énorme qui sent tellement bon, et Conrad m'a montré l'itinéraire et on va aller exprès là où il y a des maisons abandonnées, une forêt et des endroits mal indiqués sur la carte. C'est trop l'aventure! D'ailleurs, je devrais dormir, il est tard et j'écris à la lumière d'une bougie, mais je voulais absolument te répondre sur-le-champ.

    Et dire qu'on se voit peut-être bientôt !!!

    Fais attention à toi, n'oublie pas. Et réponds-moi vite!

    Bisous. Je t'aime !
    (là l'écriture est un peu différente, plus brouillonne parce qu'elle a hésité)


    P.S.: Ah et Stephen, non, toujours rien.

_________________

So here's my confession, this time
Don't just want you to love me
I want to be your obsession




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



Féminin
Nombre de messages : 2176
Localisation : Cachée.
Date d'inscription : 03/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    Lun 10 Sep - 22:40

Villa des Easter, côte Est. Fin de journée, le soleil lèche de ses derniers rayons le rebord de la piscine d’où Ruby écrit, allongée sur un transat. Sur le côté, un colis est ouvert dans lequel traîne une photographie et un paquet cadeau.



Si joint à la lettre:
 


Lizlor chérie,

J’ai tellement de chose à te dire, mais j’aimerais commencer par le plus important. Je t’ai joins avec cette lettre une petite photo de moi qui patauge dans la piscine de la villa. (Ce mot ne me va pas, ça fait trop… Luxueux.) Hadrian l’a pris cet après-midi, juste après que j’ai reçu ta lettre. Tu te demandes sûrement ce que je fiche avec un téléphone hein ? Eh bien, tu vois le sourire sur mes lèvres ? Je téléphonais aux Arendts. Je leur ai dit que je restais une semaine de plus que prévue en Amérique chez les Easters… Je n’y reste pas hein. JE VAIS EN OREGON TE VOIIIIIIIIIIIR ! (d’ailleurs quand j’ai lu ta lettre j’ai poussé un tel cri qu’Hadrian a cru que j’avais vu une araignée ou un truc du genre, il a débarqué en criant « Qu’est ce qui se passe ?! » Haha, j’en rigole encore.) Maintenant tu dois absolument me donner les dates, le lieu, je vais me débrouiller avec mes économies pour un billet d’avion ou demander au papa Easter de la poudre de cheminette. Peut-être même voudra-t-il bien transplaner pour m’amener, c’est Hadrian qui a lancé l’idée. Ça me gêne un peu mais pour toi, je veux bien l’effort de demander.

Bref maintenant je me calme, et je reprends ta lettre chronologiquement, comme j’aime tant le faire. Parfois je me demande bien comment tu peux supporter cet ordre que j’impose partout… Je suis contente que tu sois avec Conrad et j’aimerais, enfin je vais ( ?!) le rencontrer ! Il a vraiment de la chance de t’avoir comme sœur, je suis monstrueusement jalouse. J’ai toujours notre photo sur moi aussi, dans mon porte-monnaie. Plusieurs fois, des gens m’ont demandé qui c’était sur la photo et à chaque fois, avant même que je réponde, Hadrian me devance « Si vous la lancez sur le sujet, y en pour toute la nuit ! » Il a pas tort, à chaque fois j’ai envie de tout raconter, juste pour montrer à quel point tu es géniale. Mais à la fois… C’est juste à nous tu vois ? Tu me manques aussi, c’est vraiment… Bizarre. Tu sais, ici y a toujours plein de monde autour de moi, de gens nouveaux et cools. Je devrais avoir la tête ailleurs mais à chaque fois, je pense à toi. J’ai juste l’impression que je n’appartiens pas trop à ce monde tu vois. Pourtant ça serait mentir de dire que je m’amuse bien. Et avec Hadrian, c’est vraiment le paradis et tout. J’ai juste l’impression que sans toi, il manque un truc, un morceau tu vois ? J’ai l’impression que toi et moi on est un peu ensemble en dehors de tout ça. Je pense que, comme toujours, tu me comprends. Y a pas de mot.

Mais sinon, je m’amuse comme une petite folle en Amérique. On a passé une semaine à New-York et on vient d’arriver à la villa. La famille Easter est vraiment adorable avec moi, et tous leurs amis aussi. C’est un peu un monde parallèle où personne ne me connait alors je peux être qui je veux. C’est vraiment… Cool. New-York était super beau, j’ai tout visité y compris des magasins bien chics et choc pour m’acheter une robe pour un cocktail mondain. Non, non, je ne rigole pas. Enfin bref au milieu de tout ça je t’ai dégoté un petit truc pour toi. Enfin, deux. Lilian m’a aidé à choisir, alors voilà ce qui est joint dans le paquet c’est pour toi. Une veste en cuir, et la jupe qui va avec. Je sais je sais, une jupe tu vas râler. Mais je crois que tu vas avoir l’air divine dedans ! Enfin bref, c’était juste un cadeau comme ça. Je sais pas, un souvenir. Tu sais les gamines ramènent toujours des cadeaux de vacances à leur meilleure amie. Je ne l’ai jamais fait, mais aujourd’hui j’ai une bonne occasion. Alors, joyeux… Joyeux Rien du tout, ça me fait juste plaisir.

Bref, sinon je te jure de ne pas refaire de telle soirée. C’était un peu flippant et j’ai eu la tête en vrac tout le lendemain. Tu me diras alors si tu as été à cette soirée, je pense que d’ici le temps que ma réponse arrive, tu te seras déjà décidée. Je crois que tu vas y aller, par curiosité. J’ai pas raison ? Ne t’inquiète pas, ça sera naturel pour toi j’en suis persuadée. Conrad s’occupera de toi et il a intérêt, si un mec t’approche de trop près, je le déboîte. Sauf si tu es consentante. Et encore. (Parce que tu n’es rien qu’à moi haha.) Qu’est-ce qu’on fait à une soirée ?... Danser, si tu veux. Mais tu n’es pas obliger. Boire non plus d’ailleurs. Mais… Moi j’aime bien ça. Je n’aime pas trop me l’avouer mais quand j’ai bu c’est… Tout a l’air plus simple. C’est effrayant parce que je perds le contrôle et à la fois c’est bon. J’ai le cœur plus léger, je rigole facilement et mes mouvements sont un peu plus désordonnés. Comme si je flottais tu vois ? C’est mauvais je sais, d’associer l’alcool à une telle sensation. J’ai peur d’un jour en abuser. Mais pour le moment, les soirées sont occasionnelles et je ne bois pas trop. Daniel et tout, ça m’a un peu servi de leçon. Enfin, toi aussi fais attention en soirée. Au pire, attend moi, on en fera ensemble à la rentrée. Au moins, je veillerais sur toi.

Stephen te manque un peu ? Et toujours pas de nouvelles ? Est-ce que tu as peur ?...

Pour Hadrian, tout va bien pour le moment. Y a juste une espèce de poufiasse, Brooke (mate le prénom déjà… !) qui arrête pas de lui tourner autour, et va y que j’te mets de la crème, et que je t’ébouriffe les cheveux et gnagniagnia. Excuse-moi mais ça m’énerve ! Hadrian m’assure qu’il n’y a rien, je veux bien le croire mais à la fois… C’est un peu flippant. Même à Poudlard y a toujours tellement de filles qui gravitent autour de lui, je ne comprends pas pourquoi c’est avec moi qu’il reste mais bon. Et s’il se lassait hein ? J’aurais pas l’air maligne. Avec lui, c’est juste si naturel ! Je m’en veux de mentir à tout le monde tu sais, de toujours agir comme la petite fille parfaite. Je n’arrive pas à faire autrement, sauf avec lui. Et toi bien sûr, mais ça n’a rien à voir. Tu crois que j’ai tort d’être comme ça ? En fait, ne répond pas. Je sais que c’est oui, et ça me fou encore plus la trouille. Enfin, je me méfie avec Hadrian, ne t’inquiète pas.

J’ai peur de tout foirer Liz. Je crois que je l’aime un peu trop. J’ai peur.

Tu ne m’ennuieras jamais de ce que tu me racontes tu sais. Si un jour à Poudlard, à une heure du matin tu ne dors pas, envois moi un petit mot, quelque chose. Et je viendrais. Je ne dors pas beaucoup tu sais. Leur amour avait l’air assez incroyable, c’est injuste ce qui s’est passé. Tu crois que c’est quoi le pire ? N’avoir jamais connu une telle chose, ou la perdre un jour ?... Tu sais, je crois que te voir aller mieux, ça rend ta mère forte. Je pense qu’elle est fière de t’avoir comme fille, enfin moi je le serais. Est-ce que tu crois qu’à cause d’une telle vision de l’amour, tu crois que tu n’auras jamais quelque chose de tel ?

Transmet moi tout pour l’Oregon. Et en attendant, pleins de baisers. Tu me manques.



PS : Ah et oui, j’ai oublié de te répondre sur ce dont je voulais te parler. Enfin, je n’ai pas oublié j’ai juste repoussé. Il fait presque nuit et Hadrian est à l’intérieur avec ses potes, j’ai demandé d’être tranquille pour t’écrire. « Truc de meuf » qu’ils ont répondu. Enfin euh, bref. Je sais pas trop par où commencer mais…
C’était en mai. J’avais six ans, et une robe en dentelle rose, je m’en souviens encore. On était allé tous manger chez mes grands-parents, et j’étais partie jouer dans la grange. Environ quinze heures je crois, j’avais une montre à fleur. J’entends encore le craquement des feuilles qui m’ont fait sursauter, et quand je me suis retourné il était là. Il me souriait mais d’un air presque grave. C’était étrange, je me souviens parfaitement de son air tu vois ? C’est comme si jamais je ne pourrais m’endormir sans entendre le bruit des feuilles qui craquent. Et ses yeux sur moi.
(L’encre est légèrement diluée à certains endroits, signe que quelques larmes ont coulés sur la feuille)
J’aimerais trouver un moyen plus doux de l’écrire, de le raconter. Mais y en a pas, c’est laid.
Viol.
Voilà, je l’ai écrit. J’aimerais te dire que c’est tout, que c’est fini mais… Lizlor, je ne savais pas ce que je faisais à cette époque, la magie je ne connaissais pas. Je voulais juste que ça s’arrête, alors je l’ai fait s’arrêter.
Sans savoir, sans vouloir. Mais c’était fait. Avant de recevoir ma lettre pour Poudlard, il n’y avait qu’une question dans la bouche de tous les juges et les médecins. Comment cette faucille s’était plantée dans sa tête.
J’ai toujours su que c’était moi je crois. Je ne pouvais juste pas l’expliquer.
( Cela devient difficile de lire, le papier est tâché et l’écriture tremble)
Elle, elle s’est suicidée six mois après. Le cauchemar a duré six mois de plus. Elle avait perdu son boulot, elle buvait tout le temps.
Elle me traitait de… Excuse-moi, j’arrive pas à l’écrire.
C’est étrange de t’avoir tout dit comme ça. J’aurais aimé avoir le courage de le dire en face, avant, de ne pas fuir comme toujours. Excuse-moi encore une fois.

PPS : Je t’aime aussi Lizlor.


_________________
Even Closer | Forever Young | So Cold | If Stars



« 'I feel things,' I said. 'I'm not a robot!' I stamped my foot and screamed. Then I burst into tears.
I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



Revenir en haut Aller en bas
avatar


Lizlor Wayland
Apprentie dans le domaine des Créatures Magiques



Féminin
Nombre de messages : 2276
Localisation : Casse-toi ;)
Date d'inscription : 21/03/2010

Feuille de personnage
Particularités: There's fire in my blood
Ami(e)s: Ruby ♥ LIZBY FOR LIFE
Âme soeur: Le Chat. Et Nate *_*

MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    Dim 16 Sep - 19:42

Angleterre, Kent.

Elle a pleuré. Elle a tellement pleuré que sur la lettre les larmes ont coulé sur le papier, se joignant aux précédentes, séchées depuis, qui avaient laissé quelques traces d'encre diluée. Il était 23h30 quand le hibou a donné des coups de becs sur son carreau, alors qu'elle allait paisiblement s'endormir après une longue journée de baignade et de jeux au bord du lac. Mais elle a bondi de son lit parce qu'elle a compris tout de suite de qui était la lettre, et elle a compté les jours depuis la dernière. D'abord elle a arraché le paquet au vieux hibou ronchon, puis elle a tout étalé sur le lit. La lettre, la photo, le paquet. Elle s'est jetée sur la photo, elle a souri de la même manière que la jeune fille dessus, puis quand elle a eu fini de la regarder, elle l'a punaisée au mur, sous une autre photo, au-dessus de son lit. Ensuite, surexcitée, elle s'est dit que Ruby lirait la lettre avant d'ouvrir le paquet - pour l'explication - mais qu'elle, elle est bien trop impatiente et désordonnée, alors elle a déchiré le paquet et sorti les deux habits, les admirant, les touchant, les sentant, et les regardant avec un air à la fois timide et envieux. Et puis elle s'est mise confortablement en boule dans son lit et à la lueur d'une bougie toute faiblarde, elle s'est mise à lire.

Elle ne s'est pas attendu à la fin. Elle a tout lu d'un trait sans pouvoir en détacher les yeux, hypnotisée, les mains crispées sur la feuille de papier. Les larmes ont coulé et quand elle a décollé son regard de la lettre, elle a replié ses jambes contre elle, elle les a serrées de ses bras, elle a posé sa tête dessus et elle a pleuré. Maigre dans son short trop large et son t-shirt usé, elle a paru disparaître sous ses longs cheveux. D'abord ses yeux ont coulé comme des fontaines et puis ensuite les sanglots sont montés, et elle les a étouffé avec son poing. Elle ne veut réveiller personne, parce que ce chagrin elle ne veut le partager avec personne, à part avec
elle. Elle s'est laissée aller de longues minutes, jusqu'à ce qu'elle se sente épuisée d'avoir trop pleuré, jusqu'à ce que la révolte prenne le pas sur le choc et la tristesse. Alors elle a bondi de nouveau, les yeux rouges, le visage un peu gonflé. Elle a cherché partout, dérangeant tout sans y prêter d'importance, et elle a trouvé une feuille, un stylo. Elle s'est assise par terre, adossée contre le mur, et elle a lancé les baskets qui se trouvaient à côté d'elle contre le mur d'en face, de rage. Elle ne veut pas écrire une lettre, elle veut juste la serrer dans ses bras.




    Ruby, ma Ruby,

    Comme je suis en colère, comme j'ai mal, si tu savais! Je tremble, je ne sais pas quoi faire sinon t'écrire cette putain de lettre qui ne t'apportera rien que des pauvres mots sur un papier, des mots que je n'arrive pas à manier aussi bien que toi. Ne t'excuse pas de ton manque de courage, au contraire, je me demande si il existe quelqu'un de plus courageux, de plus fort que toi sur cette terre. Je ne comprends pas encore tout je crois, j'ai du mal et j'ai peur. Je ne veux pas t'imaginer comme ça, si petite, si innocente, je ne veux pas qu'on puisse penser qu'on a pu faire ça à celle qui compte tant pour moi aujourd'hui. Je veux tout oublier et effacer; j'aimerais être lâche et déchirer ta lettre, et que rien n'ait existé. J'aimerais avoir le pouvoir de revenir en arrière et de te protéger. Ou bien que quelqu'un l'ait fait. Je suis révoltée, je ne comprends pas, comment on peut faire ça, comment on peut en arriver là. Je me sens stupide. Moi qui suis si mal dans ma peau. Pourquoi?! Je n'ai pas un quart du quart des raisons que tu pourrais avoir. Je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer. Je ne sais pas quoi te demander, te dire, je ne sais pas si tu veux en parler, ou au contraire plus jamais. J'ai tant à dire et en même temps je sais qu'il n'y à rien à dire. J'aurais été avec toi j'aurais pu te serrer dans mes bras, mais je suis bien loin, bien trop loin. Et tu gardes tout ça en toi. Ça doit être tellement dur. Et personne ne s'en rend compte. Ne t'en veux pas, surtout, même si mes paroles arrivent bien tard. C'est la magie qui t'a sauvée, ce n'est pas toi qui les a tué, ni l'un ni l'autre. Lui c'est son horreur qui s'est retournée contre lui et qui l'a tuée, elle, c'est sa lâcheté. Toi, tu n'y es pour rien. Si je pouvais t'enlever ce fardeau et le porter mille fois plutôt que toi, je le ferais. Je ne peux que te dire que tu es admirable, le reste, je suis trop en colère.
    J'aimerais savoir comment faire.
    Tu dois dormir quelque part loin de moi (trop) et je vais essayer d'y aller aussi.
    Je t'aime très fort.
    Liz.


Elle s'est couchée, épuisée, et elle est tombée dans un lourd sommeil trop profond, comme assommant. Le lendemain matin elle a dans la bouche un goût amer qui ressemble à de la rouille et la tête lourde.

La deuxième lettre a été écrite le lendemain, après le déjeuner. Les deux parchemins ont été empaquetés dans un petit tissu qui contient en plus : une longue boucle de cheveux blonds cuivrés et une fleur, un
Lis des Incas, aux couleurs chaudes et qui sent un parfum léger et plein de soleil.


Spoiler:
 

    Ma Ruby,

    Je n'ai pas répondu au reste de ta lettre, alors voilà :

    Je suis si contente que tu passes du bon temps aux Etats-Unis! Je comprends que tu ne sois pas forcément à l'aise dans une villa, et de demander tant de services aux Easter, mais bon tu sais Hadrian t'a invitée et c'est forcément que tu es la bienvenue. Alors ne t'en fais pas! J'espère que tout va bien se passer. Ta photo est magnifique et je l'ai accrochée au-dessus de mon lit, comme ça, j'ai l'impression que tu es toujours en train de me sourire!

    Merci encore pour la veste et la jupe : je les ADORE. Je crois que Maman n'est pas fan de la jupe, mais elle n'a rien dit. Par contre, Conrad a dit que c'était stylé. Et d'ailleurs, il faut que je te dise : du coup, j'ai accepté de l'accompagner à la soirée dont il m'avait parlé, après ce que tu m'as dit. Je vais au moins essayer, on verra bien. Mais j'ai peur de passer pour une idiote petite gamine, parce que l'alcool et tout ce qui va avec ne m'attire pas trop... Ou plutôt me fait peur. Tu sais à Poudlard quand il y a des soirées ça dégénère souvent et le lendemain quand j'entends ce qui s'y raconte, c'est toujours les gens qui avaient bien trop bu qui se retrouvent à faire des grosses bêtises. Et si j'en faisais? J'ai trop peur de ne pas pouvoir me contrôler, je ne le sens pas trop. Mais je vais faire attention, c'est promis, et puis je vais mettre la jupe ou la veste ou les deux, je ne sais pas encore, mais comme ça tu seras avec moi! Et au fait, remercie Lilian aussi, si elle t'a conseillée. Tout se passe bien avec elle, vous vous entendez bien?

    Hier, avec Maman et Conrad on a passé la journée à cuisiner ensemble, à discuter, à ne rien faire, à jouer aux cartes - j'ai fait un château génial avec des cartes magiques - et aussi étrange que cela puisse paraître parce qu'on n'a rien fait de spécial, c'était l'une des meilleures journées depuis le début des vacances. Conrad a fait rire Maman et a m'a fait du bien. Je ne saurais pas trop te l'expliquer comme ça, mais j'ai senti qu'on était là tous les trois et que... On allait arriver à se relever de tout ça, tu vois? Enfin, ce n'est sans doute pas très clair.

    La fleur, c'est Conrad qui l'avait enchantée quand on a quitté l'Oregon et me l'avait donnée (il y en avait plein dans notre jardin, des comme ça). Elle ne fane jamais et garde son odeur. Elle sent bon, hein? Je te l'envoie pour qu'elle t'accompagne jusqu'à ce qu'on s'en retrouve là-bas...

    C'est qui cette Brooke?! Pourquoi elle le laisse pas tranquille?! Ne t'en fais pas, elle a peut-être des vues sur Hadrian mais lui il t'a invitée toi et personne d'autre.
    Je comprends que tu aies peur... Hélas je ne suis pas une experte dans la matière mais j'ai confiance en lui, je crois. Pour l'instant il a été bien avec toi, je suis sûre qu'il t'aime (je ne vois pas comment on pourrait en faire autrement de toute façon) et que vous avez quelque chose à vivre tous les deux. Aie confiance en toi, même si je sais que ce n'est pas facile. Et de toute façon, que tu l'aimes trop ou pas ne changera rien; fais juste attention à toi, ne te laisse pas emporter, assure tes arrières, tu vois ce que je veux dire? Mais après, on ne peut pas lutter contre ses sentiments...

    Tu sais quand tu me parles d'Hadrian je me rends compte que ce n'est pas du tout pareil avec Stephen. Non, je n'ai toujours pas de nouvelles, et je ne crois pas avoir peur, c'est juste que ça m'étonne un peu après tout ce qui s'est passé, tout comme ça ne m'étonne absolument pas quand je prends en compte que c'est Stephen et que ce n'est pas son genre de donner de nouvelles. On verra bien à la rentrée. Pour le moment, si quelqu'un me manque c'est toi; lui, c'est... différent.

    Et pour répondre à ta question, si c'est mieux de n'avoir jamais connu ce que mes parents ont eu ou bien de le perdre, je préfère largement ne jamais le connaître. La disparition, ça fait trop mal et c'est irréversible, on perd quelque chose, forcément.

    Bon! Maintenant le plus important, les infos pratiques!

    On part en Oregon début Août. Toi tu nous y rejoins après, courant de la deuxième ou troisième semaine c'est ça? Ce que tu fais c'est que tu nous envoies un hibou la veille de ton départ. Maman se propose, si vous transplanez, de retrouver le père d'Hadrian à mi-chemin, ou bien d'essayer un Portoloin pas trop loin de chez nous (mais il faut qu'elle vérifie qu'il existe toujours avant). En tout cas, elle préfère que tu utilises la magie plutôt que les transports moldus, et elle y tient vraiment, elle m'a dit que c'était plus sûr et qu'elle était responsable de toi puisque tu venais chez nous et blablabla. Tu en parles aux Easter?

    Je n'arrive pas à ne pas penser à ce que tu m'as dit. D'ailleurs, jamais je ne t'en aurais voulu, je sais le poids d'un tel secret. Tu en as déjà parlé à quelqu'un? A qui? Aujourd'hui, tu y penses souvent? Ou bien tu l'effaces de ton esprit?

    Ecris-moi vite, tu me manques trop. Et je suis inquiète, évidemment.
    Conrad m'attend pour aller se balader, alors je dois filer.
    Je t'embrasse très fort. Fais attention à toi.



_________________

So here's my confession, this time
Don't just want you to love me
I want to be your obsession




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



Féminin
Nombre de messages : 2176
Localisation : Cachée.
Date d'inscription : 03/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    Mar 18 Sep - 21:34

Spoiler:
 



"He's a dog
But he's dressed up like a sheep
Got bones all through the backyard
But he likes to drink tea

We play scrabble on the weekend
And he talks about the weather most of the time
I thought my sacred body
With him it would be fine

And I walked into the doorway
He slid across the room
My heart, it started racing
I just didn't know what to do
And he laid me on the floor
And my screams they go unheard
The lady living next door
Well she's six feet under the dirt

Daddy, why don't you protect me
Someone's gonna hurt me
There's nothing I can do
Daddy, why don't you protect me
Someone's gonna hurt me
There's nothing I can do."



Cette réponse, Ruby y avait pensé chaque minute de chaque jour qui avait précédé son arrivée. Que dirait Lizlor ? Pouvait-elle prendre peur ? Non, jamais elle ne la laisserait, la Serdaigle le savait. Mais qu’allait-elle dire ? Que pouvait-on dire à ça ? Finalement, le paquet arriva. La poste allait plus vite qu’elle ne l’imaginait au fond. Elle descendit jusqu’à la plage pour s’isoler, tremblant légèrement lorsqu’elle se laissa tomber sur le sable chaud. Le colis ? C’était un petit tissu dans lequel la jeune fille trouva une fleur, probablement ensorcelée parce qu’elle n’avait pas fanée, et une mèche de cheveux. Les siens, pensa-t-elle sans même hésiter un instant. Il y a également deux lettres qui appelaient Ruby, mais elle saisit d’abord délicatement cette boucle blonde majestueuse qu’elle garda au creux de la main pendant quelques minutes et la passa silencieusement sur sa joue, comme religieusement. Ça sentait Lizlor, elle était là, juste à côté.

Elle ouvra les deux lettres et il ne lui fallut qu’un coup d’œil pour voir celle qui avait été écrite la première. L’écriture était brouillonne, il y avait des traces de larmes. Ruby hésita un peu, mais finit par se jeter dans le parchemin, ses yeux parcourant le tracé vif qui laissait poindre toute cette colère que Lizlor devait avoir. C’était la première phrase… Au fur et à mesure de celles-ci, la jeune fille sentait les larmes dévaler le long de ses joues. C’était douloureux et à la fois, elle se sentait soulagée, presque heureuse. Ses doigts se refermaient inconsciemment sur la mèche de Lizlor avec un peu plus de force, portant la main qui la tenait contre son cœur. Là où la Gryffondor avait sa place.




Lizlor Chérie.
(ma Lizlor, la mienne.)

Je ne sais même pas par où commencer.

Je t’aime, tu ne sais pas comment je t’aime. J’aimerais le crier là, me jeter dans cet océan qui se fracasse face à moi, nager vers toi. Je te veux dans mes bras, je serre cette maudite mèche de cheveux qui n’est qu’une si infime portion de toi…

C’est vrai que les mots sont souvent stériles, mais les tiens sont différents. Je suis désolé que ça te mette dans cet état, je n’ai pas envie d’être la cause de tout ça. Cette histoire a déjà fait assez de mal, elle en fait toujours autant. Je t’interdis de porter ce fardeau, le partager c’est déjà t’en donner et tu ne sais pas à quel point je m’en veux. Je ne veux pas faire du mal, je ne veux pas déranger. Parfois, j’aimerais juste disparaitre.

Hadrian le sait. Je lui avais caché la mort de mes parents de peur de ne pas savoir lui mentir, et je n’ai pas pu en effet. C’est dur à porter un secret, mais le lâcher et tellement douloureux que parfois je ne sais pas ce qui est pire. Ana aussi, vois où ça nous a menée. Je ne voulais pas lui dire, mais j’étais si en colère que j’ai tout lâchée. Parfois, c’est plus simple comme ça, sous le coup des émotions tout part plus simplement. Ce sont les seuls à qui je l’ai dit, plus ou moins de mon plein gré. Traice est la dernière au courant. Je l’ai rencontré le jour de l’enterrement de ma mère, la sienne lui a raconté mon histoire. « Ne traîne pas avec ce genre de fille » Voilà. Voilà aussi pourquoi je l’ai évité et haïs si longtemps cette fille, j’avais peur qu’elle lâche tout. Qu’elle se venge à cause de ce stupide quiproquo avec Jay. Finalement, elle n’était pas aussi méchante. Mes craintes étaient ridicules. Je n’ai qu’une peur tu sais, que les autres l’apprennent.

Voilà pourquoi j’agis toujours comme tout allait bien. J’ai peur de montrer le dessus de la carapace, d’être percée à jour. Je sais, ce n’est pas ma faute s’ils sont morts. Mais… Si Lizlor. Je te jure au fond, jamais rien ne pourra m’enlever cette culpabilité. Je t’en supplie, ne ressens jamais cette sensation, fuis là. C’est la plus douloureuse qui soit. Elle ne vous quitte jamais. Je n’en dors pas la nuit, voilà de toute manière pourquoi je ne dors jamais vraiment. L’incident, comme j’aime l’appeler parce que c’est plus simple et plus joli, il revient toujours. Un cauchemar, comme une cassette qui se répète inlassablement. Parfois il me quitte, quand je dors en respirant tes mèches blondes –je tiens la tienne dans ma main si fort, j’ai peur que ma paume l’aspire.

Je ne sais pas si je ne veux plus y penser. Parfois j’aimerais que ça disparaisse d’un coup, mais je crois qu’au fond, plus j’évite le sujet plus je me mens. Mais je n’arrive même pas à formuler ce mot, ces quatre lettres dans mon cerveau. V. I. Le reste coince. Ana a eu raison lorsqu’elle m’a reprochée d’être fausse. Je me concentre sur tout le monde pour m’oublier, pour oublier. Et surtout, éviter les questions. C’est pesant parfois, mais cette armure me donne de la force. Parfois j’ai même du mal à l’enlever devant Hadrian, et surtout devant toi. Je veux pas que tu me vois faible Liz, tu n’as pas besoin de ça en plus à porter. Je te jure que pour toi, je resterais forte.

Mais dis pas que je suis courageuse. Je suis la plus grosse peureuse qui soit.

Tu t’es peut-être déjà demander pourquoi j’aimais tant l’ordre et tout ça. Tu as maintenant la réponse. Si je suis maniaque… C’est pour ordonner autour, parce que je ne peux ordonner dedans. J’ai l’impression d’être si… Imparfaite. De l’extérieur, ça brille et dès qu’on ouvre le paquet cadeau, c’est vide. Je suis vide. Je suis sale. A l’intérieur, alors je ne supporte pas d’être de l’extérieur tu comprends ? C’est comme si tout le monde pouvait voir ce que j’étais vraiment. Cette sensation, ce truc là… Ce truc dégoûtant qui pèse au fond de ma poitrine, cette impression de saleté qui me recouvre comme une couche de poussière, ça ne partira jamais. Alors est-ce que je veux oublier ? En parler ? Je sais pas, j’ai jamais su, je saurai jamais. Je ne fais que subir.

Je regarde les mots sur le papier et j’ai la gorge qui se noue. Coucher la vérité ainsi sous ma plume, ça me parait encore plus odieux.

Je ne sais pas si je veux oublier ça, si je veux en parler. Tout ce que je veux effacer, c’est mon enfance, c’est l’avant Poudlard. Tout ça, ce n’est pas moi, ou ça ne l’est plus. Repenser à mes eux, c’est toujours le plus douloureux, surtout à lui. Pourtant, je me souviens de tout. Des parties de cache à cache, de scrabble. Son thé à la myrtille, qui aujourd’hui encore reste mon favori. Ses yeux bleus, les miens. Lorsqu’ils se sont posés sur moi.

Stop.
Changement de sujet.
Sinon, ça fait mal.

J’espère que ta soirée se passera bien, ne fais pas trop de bêtises. Ou attend moi pour les faire au moins ! Si tu ne veux pas boire, ne bois pas. Tu t’en fiches des remarques des autres, pas la peine de faire tout comme tout le monde si tu ne veux pas. Tu n’es pas comme tout le monde. Pour te répondre, Lilian est super cool. Toujours un peu impressionnante, parce qu’elle est super belle et à toujours la classe. Je croyais qu’elle était un peu superficielle et mesquine, mais pas du tout. Je me demande juste comment elle fait pour avoir autant d’assurance. J’aimerais bien aussi, parfois.

Je comprends ce que tu veux dire, parfois les moments les plus simples sont les plus agréables, les plus doux. Je suis sûre que vous allez y arriver tous ensemble, je n’ai aucun doute. Vous êtes forts. Merci pour la fleur, je vais en prendre bien soin, ça me touche que tu me l’ai envoyée. Tu me manques, tu me manques, screugneugneu.

Pour Hadrian, eh bien y a eu quelques nouveautés. C’est compliqué à expliquer, mais cette connasse de Brooke l’a embrassé et je l’ai vu. Sauf que j’ai cru qu’en fait, il se la tapait quoi, tu vois ? Alors, je sais pas, tu sais je suis pas vraiment jalouse mais là j’avais l’impression qu’on venait de m’écraser d’un coup, comme ça. J’avais un trou à la place du cœur. J’ai crié contre Hadrian, je l’ai traité de Chuck Carlton. C’était horrible, j’ai cru que j’allais me noyer dans la piscine tellement ça faisait mal. Le soir même, j’ai bu comme pas possible à une soirée où il était et un espèce de boulet m’a littéralement sauté dessus en rentrant à la villa. D’accord, je l’avais un peu dragué pour me venger mais là… C’était comme cette fois-là, c’était horrible. Mais… Mais cette fois-ci, Hadrian est arrivé à temps. C’était flou, j’avais super mal au cœur et à la tête, j’étais ivre mais… Mais il m’a prise dans ses bras et ça allait mieux. J’ai compris que c’était cette salope qui lui avait sauté dessus, et que… Y avait que moi tu vois ? J’aimerais bien qu’il n’y ait que moi, tout le temps, pour toujours.

Je crois que je préfère avoir gouté un jour dans ma vie à cette sensation et la perdre que de jamais ne l’avoir eu. Enfin, je dis ça après coup, mais quand on s’était engueulé et plus ou moins séparés j’avais pas vraiment le même avis. Ça faisait vraiment, vraiment mal. C’était, et c’est toujours, flippant.

J’aimerais bien que Stephen réalise la chance qu’il a de t’avoir. Enfin, une chance, plutôt l’honneur tu vois. Il se rend compte qu’il a le paradis à portée de mains ? Tant pis sinon, je te garde pour moi.
Je rigole hein. Je veux que tu sois heureuse.

Pour l’Oregon (oh mon dieu je vais te voir je suis tellement impatiente !) j’en parlerais aux Easters, je pense qu’on peut se donner un point de rendez-vous dans la ville la plus proche de chez toi, on transplanera jusque-là avec le père d’Hadrian je pense. Enfin, il m’a dit qu’il m’accompagnerait au bout s’il le faut, après tout ça ne prend que quelques secondes. J’adore ta mère, toujours aussi inquiète et responsable. C’est trop mignon. Ça me manque un peu, d’en avoir une.
En tout cas, euh, merci pour tout. Te dire tout ça, ça m’a fait du bien, même si ça fait un peu mal au fond. Ça le fera toujours, c’est une question d’habitude.

Je t’embrasse Liz, tu me manques comme pas possible. Je t’aime.




_________________
Even Closer | Forever Young | So Cold | If Stars



« 'I feel things,' I said. 'I'm not a robot!' I stamped my foot and screamed. Then I burst into tears.
I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



Revenir en haut Aller en bas
avatar


Lizlor Wayland
Apprentie dans le domaine des Créatures Magiques



Féminin
Nombre de messages : 2276
Localisation : Casse-toi ;)
Date d'inscription : 21/03/2010

Feuille de personnage
Particularités: There's fire in my blood
Ami(e)s: Ruby ♥ LIZBY FOR LIFE
Âme soeur: Le Chat. Et Nate *_*

MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    Mar 9 Oct - 14:56

    Spoiler:
     

    I asked Saint Christopher
    To find your sister
    And she ran out in the woods
    And she ran out in the woods

    Oh, it was certain then
    And we were trying to stop the winter
    Killing all it could

    And I pray a lot for you
    And I look out for you

    We are what we are
    Don't need no excuses
    For the scars
    From our mothers

    And we know what we know
    'Cause we're made of all the little bones
    Of our fathers

    And I pray a lot for you
    And I look out for you

    (...)



Angleterre, Kent.

Les jours longs et chauds de Juillet se sont installés, et flotte autour de la grande maison en bois peint des Wayland une atmosphère gorgée de fleurs d'été, de goûters et d'après-midi de baignades. Elle est installée à l'ombre de la terrasse, sur une grande table en bois. Plus loin, son frère et sa mère se reposent, au soleil.


    Ma Ruby,

    Pour commencer : Maman dit que si les Easters peuvent donc t'accompagner, il vaudrait mieux qu'on se retrouve à Salem. C'est plus simple de transplaner et de se retrouver là-bas. Je te laisse voir avec eux? Comme j'ai hâte, je compte les jours! Je sais déjà où je vais t'emmener, les endroits que je vais te faire visiter, tout ça! Tu vas voir, la plage qu'on adore avec Conrad, c'est la plus belle du monde, le sable est blanc et l'eau turquoise, un vrai paradis. Je n'arrive pas à l'exprimer, tu sais, je ne suis pas très douée pour ça, mais partager ça avec toi... Ce n'est pas rien. Je n'ai jamais été aussi proche de quelqu'un à part de ma famille, tu le sais ça?

    Tu ne veux pas que je porte ce poids, comme tu dis, mais toi tu le porte bien, toute seule, et depuis si longtemps. C'est bien le rôle d'une amie de t'aider dans tes peines, non? Je suis sûre que tu partages ma tristesse depuis que Papa est mort, je le sens au fond de moi, alors tu n'as pas le droit de m'interdire de faire pareil avec toi... De toute façon je suis trop révoltée pour penser à autre chose, c'est toujours dans un coin de ma tête. Je ne comprends pas comment on peut en arriver là, comment on peut faire ça, comment on peut te faire ça... J'ai beau retourner le problème dans ma tête j'en arrive toujours à la même conclusion : ce n'est pas ta faute. Je sais ce que c'est que la culpabilité, et je te comprends. Qu'est-ce que tu crois que je ressens, au fond de moi? Tu ne me connaissais pas bien avant mais j'ai été horrible, j'en voulais à Papa d'être aveugle, d'être malade, j'en voulais à Maman que les choses n'aillent pas bien entre nous, et au lieu d'essayer d'arranger les choses, j'en voulais à la terre entière et je boudais dans mon coin. Et ça n'arrangeait rien. Aujourd'hui encore je m'en veux tellement de toutes les fois où je me suis disputée avec lui, où j'ai été méchante, où je me suis énervée contre lui, quand je me disais dans ma tête que je le détestais de toute façon. Tous les enfants font ça. Sauf qu'ils ne s'en rendent pas compte, parce qu'heureusement, ils ne perdent pas tous leur Papa. Je m'en suis rendue compte, hélas, et la culpabilité m'a étouffée - une toute autre que la tienne mais une culpabilité quand même. Aujourd'hui encore je m'en veux quand j'y repense, je voudrais avoir été merveilleuse avec lui, toujours, tout le temps. Mais ce n'est pas ça la vie, et heureusement, je sais qu'il a retenu toutes les bonnes choses, et que de se disputer, tout ça, c'est normal. La culpabilité, ce n'est pas parce qu'elle est là qu'elle est vraie. Tu comprends? Tu t'es défendue, et c'est normal, tu t'es protégée, sans chercher à faire du mal. Ce qui est arrivé, c'est une sorte de justice, ou une sorte de malchance dont tu n'es pas responsable. Je voudrais vraiment que tu comprennes ce que j'essaye de te dire... Je sais que personne d'autre que toi n'est dans ta tête mais j'aimerais que juste un instant tu te vois à travers mes yeux. Tu comprendrais...

    Tu sais quoi? Tu pourrais être une Gryffondor... Et c'est un compliment! Tu n'as jamais entendu dire que le vrai courage, ce n'est pas de ne pas avoir peur, c'est de reconnaître sa peur et de faire avec? Tu as peut-être peur - mais qui n'a pas peur? Moi, j'ai tout le temps peur. - mais tu n'en es pas moins forte. Tu as vaincu toutes ces années avec ton horrible secret, ta peine, ta culpabilité, sans fléchir. Tu comprends la différence? Bien sûr, que tu es forte. Tu l'es tellement que quand je suis avec toi, je sens ta force et elle me redonne du courage. J'espère que je t'en donne aussi.

    Je comprends mieux, maintenant, ton goût pour l'ordre et tout ça... Est-ce que tu sais ce qui ferait que tu ne te sentes plus... sale? (Tu ne l'es pas, évidemment, mais c'est une question de ressenti et je me demande ce dont tu as besoin).

    Euh, je n'aime pas trop cette histoire avec Hadrian, là. C'est quoi cette embrouille?! Il t'invite chez lui mais il traîne avec d'autres filles et il ose te laisser toute seule? Ok, ça m'énerve. Je veux bien que la vie de couple ne soit pas toute belle, mais quand même, c'est la moindre des choses de s'occuper de son invité, et en plus quand cet invité, c'est toi!! Je suis désolée, je ne veux pas paraître le critiquer, mais là je trouve qu'il n'a pas assuré. Et cette Brooke, il l'a dégagée pour de bon? C'était qui ce type qui te voulait du mal?! Et maintenant, ça va mieux?! Ah, je me sens impuissante d'être si loin de toi. Par pitié fais attention à toi, ne bois pas trop, tout ça... Ça me rassurerait. Si il y a un problème, promets-moi un truc, tu ne fais pas de bêtises, de trucs inconsidérés, d'accord? Promets-moi de demander de l'aide à Lilian, si un truc ne va pas. Je lui fais confiance.

    D'ailleurs! J'y suis allée, à cette fameuse soirée... Ta jupe et ta veste ont fait fureur! En plus comme elle est courte j'avais mis des collants noirs transparents, mais tu connais mon problème avec les collants, ils sont toujours filés. Du coup, les collants filés, plus mes bottines, plus la veste et la jupe en cuir et un de mes vieux débardeur un peu défraîchi... Conrad m'a dit que j'avais l'air d'une star décadente du rock. C'était drôle. J'avais super peur au début, en plus je connaissais pas grand monde, à part Conrad et un ou deux de ses amis. Mais c'était sympa. C'était dans un bar où on pouvait danser, et l'ambiance était cool. Bon, par contre, j'ai pas arrêtée de me faire draguer. Euh... Ça me gêne un peu de l'écrire... Enfin bon, tu vois. J'ai bu juste un seul verre, et des gorgées par-ci par-là, j'aime pas trop. A un moment je me suis sentie mal, pas du tout à cause de l'alcool parce que ça ne m'a rien fait, mais il y avait trop de monde, il faisait trop chaud, il y avait trop de regards sur moi. J'ai failli partir en courant. J'avais juste envie de fumer une cigarette tranquillement avec toi. Je suis sortie et dehors il y avait mon frère qui discutait donc j'ai pris un peu l'air avec lui. J'ai bien vu qu'il guettait tous les garçons qui s'approchaient de moi, et ça m'a fait sourire. Je ne lui ai pas parlé de Stephen, et je n'ose pas trop encore... Bref, après ça allait mieux, et quand je suis retournée à l'intérieur, j'ai réussi à m'amuser et j'ai même embrassé un garçon... En me cachant de Conrad. Le garçon voulait plus mais, berk, pas moi. Voilà. Et on est rentré vers 4 heures du matin. Ce n'était pas si terrible finalement, mais pas si génial que ça non plus. J'aurais préféré que tu sois là. En Oregon, on sortira, ça sera trop cool!

    Oh et, Stephen, tu sais, il ne se rend compte de rien. Il est comme ça.

    J'adore les vacances, mais je commence à trouver le temps long. Je m'amuse beaucoup, je me repose, je profite de chaque seconde avec Conrad, tout ça. Mais je ne sais pas pourquoi, je ne suis jamais satisfaite. C'est bizarre, non? Je me demande si c'est parce que je grandis.

    Tu me manques trop, en tout cas. Tellement parfois que j'ai envie de pleurer. Je ne pourrais jamais patienter jusqu'à ton arrivéééée! Au fait, tu sais, Maman t'adore, alors, je te la prête quand tu veux. Elle sera ravie de s'occuper de toi comme sa fille.

    Je t'embrasse fort et je pense à toi chaque seconde.
    Je t'aime,


    P.S.: C'est sans doute la dernière lettre que je t'écris d'Angleterre. Dans quelques jours, on sera dans le même pays! C'est déjà ça!

_________________

So here's my confession, this time
Don't just want you to love me
I want to be your obsession




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



Féminin
Nombre de messages : 2176
Localisation : Cachée.
Date d'inscription : 03/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    Jeu 11 Oct - 22:29

Spoiler:
 



Villa des Easter, Côte Est.


Allongée sur son lit, Ruby entendait par la fenêtre les rires d’Hadrian mêlés à ceux de sa sœur et de leurs cousins. Le soleil se couchait lentement, et une lumière dorée envahissait la chambre tandis que la jeune fille relue une dernière fois la lettre de sa meilleure amie. Puis, se levant rapidement, elle s’installa au bureau pour y répondre, impatiente et à la fois terrifiée. Il y avait tellement de choses à dire, et qui paraissait si complexes à décrire…




Lizlor chérie,


Le père d’Hadrian a envoyé un hibou à ta mère pour tout préparer. Moi, j’approuve docilement sans trop chercher à savoir, j’ai juste tellement hâte que je ne tiens pas en place ! Bien sûr, je ne vais pas te mentir, Hadrian va me manquer. Il boude un peu de me voir si heureuse à l’idée de partir, mais au fond il comprend. On se chamaille un peu et je finis toujours par gagner avec ma mine attendrissante, comme il le dit. Roh, je sais que j’ai l’air niaise quand je raconte tout ça… Désolé. J’aimerais que tu puisses vivre ce que je vis, tu le mérites tellement. Je commence à ne pas trop aimé ce Stephen, sérieusement. Tu as pensé à lui en embrassant l’autre garçon à la soirée ? Tss, en tout cas, si ça continue je vais aller lui parler à ce type. Il veut ne pas se bouger un peu ? Il est aveugle ou quoi ? Les gens sont vraiment cons parfois j’ai l’impression. C’est quoi son souci, il veut Haley Collins le fantôme ou quoi ? Bon d’accord, je suis un peu méchante. Cette fille a pas l’air désagréable. J’ai juste pas envie qu’elle te vole Stephen, si tu veux de lui bien sûr. Sinon, laisse-lui les restes. JE RIGOLE ! C’est juste que dès qu’il s’agit de toi, je ne veux que ton bonheur. Moi aussi, je n’ai jamais été aussi proche de quelqu’un que toi. Et comme je n’ai pas de famille, je n’ai vraiment que toi. Je meurs d’impatience que tu me fasses visiter l’Oregon. Peu importe si tu n’arrives pas exprimer ce que ces paysages t’évoquent, je sais que je comprendrais quand même. Je te comprends sans mot, je crois. Tu n’es pas d’accord ?

Ne dis pas de bêtises par contre. Ton père devait être aussi intelligent que tu l’es, et il a forcément vu que tu étais merveilleuse. Il n’y a pas d’autres possibilités. Tu ne pouvais pas savoir que ça finirait ainsi, tu n’as rien à te reprocher si ce n’est avoir été une adolescente. Et ça arrive à tout le monde. Je suis sûr que là où il est, ton père a un souvenir magique de toi. On ne peut se rappeler que de bonne chose quand il s’agit de toi, tu le sais ça ? Parfois, j’aimerais que tout Poudlard puisse voir à quel point tu es plus que la fille de la directrice. Mais après, j’aurais peur que tu trouves mieux que moi parmi une bande de potes à tes pieds, alors au fond, même si c’est égoïste, je crois que tu es mon trésor. Rien qu’à moi. D’ailleurs, bien sûr que je partage ta peine. Je pense que tu me comprends –comme toujours- ça ne s’explique pas mais ça se sent. Je n’ai juste pas envie de t’imposer la mienne, même si je sais que c’est pour ça que tu es mon amie –la meilleure de toute. Je veux juste n’embêter personne… Je me répète, je sais. Désolé. (Et là encore je me répète, oh je suis insupportable quand je m’y met.)

Par contre, je ne suis vraiment pas une Gryffondor. Je sais que toi tu ne le vois pas, parce qu’avec toi j’agis comme je pense… Mais avec les autres, c’est différent. Je suis sûre que tu l’as remarqué mais que tu n’as pas voulu y faire attention. J’agis comme une petite fille parfaite, je mens en permanence, j’écrase tout mon caractère derrière un sourire et de jolis mots. Pour éviter les questions, pour éviter d’apparaître comme je suis vraiment… Imparfaite. Je ne veux pas atteindre la perfection non, j’aimerais simplement être normale. Je sais que c’est impossible et que ce n’est même pas la bonne solution en plus… Mais je n’arrive pas, ou plus, à fonctionner autrement. Ne me demande pas non plus pourquoi il n’y a qu’avec toi que j’arrive à être moi-même, je n’en sais rien. J’ai peut-être peur des autres… Ou de moi.

Mais tu me donnes une force incroyable, toi. C’est impressionnant.

Et pour te répondre, non je ne sais pas comment enlever cette sensation de saleté. Plus ça va, plus mon TOC s’amplifie. J’ai eu du mal à me l’avouer mais je crois que ça en est vraiment un. Au point où j’en suis… Parfois, j’arrive à me calmer. J’ai fait une bataille de nourriture avec Traice et Tirya, tu vois ? Pendant quelques minutes, j’ai oublié que j’étais couverte de chantilly de la tête au pied, et quand je l’ai réalisé, j’ai rigolé. Mais c’est rare. D’habitude, ça me fait plutôt fondre en larmes. J’ai simplement besoin de savoir que j’ai le contrôle… Ou, si je ne l’ai pas, que ça ne se voit pas. Je crois que c’est ça le problème. J’ai peur que l’incident, que tout ça, ça transparaisse sur moi.

Pour Hadrian… J’ai mes torts. Brooke ne traînait pas avec lui, elle le collait littéralement, même quand j’étais là. Quand j’ai cru les voir s’embrasser –enfin, cette connasse l’a vraiment embrassé, c’est juste qu’Hadrian ne le voulait pas, il a été pris par surprise enfin euh, bref- j’étais dans la chambre, j’étais rentrée plus tôt à la Villa pour me reposer. D’habitude il ne me laisse pas toute seule, ou alors c’est parce qu’il traine avec ses cousins et moi des filles que j’ai rencontré. On n’est pas obligés de se coller ! Enfin, bref. On s’était engueulé sévère tu vois, je ne savais pas où il était alors quand les filles m’ont proposés une soirée à la plage, j’ai pensé que ça me changerait les idées. Je n’avais pas prévu d’Hadrian soit là… ! On s’est royalement ignoré. Il a fait mumuse avec Brooke (même si avec du recul je réalise que ça crevait les yeux qu’elle le soulait) et j’ai fait de même avec un autre mec. Pour le rendre jaloux. Sauf qu’en fait, ça n’a fait que me faire déprimer encore plus… Alors j’ai voulu rentré, et le mec que je draguais plus ou moins m’a accompagné. Il a commencé à m’embrasser sauf qu’avec l’alcool, la dispute avec Hadrian et tout, j’étais pas toute dans le trip. Sauf qu’il s’est fait insistant… J’ai paniqué, j’ai couru vers la villa. En temps normal, j’aurais pu le semer facilement je crois, je suis habituée à courir. Mais là, je me suis traînée, j’ai trébuchée, tout tournait… Bref, en deux secondes il était tout contre moi… Je n’ai pas envie de me rappeler la suite. Je sais juste qu’Hadrian est arrivé à temps. Son étreinte ne m’a jamais paru aussi réconfortante.

Cette salope de Brooke a compris la leçon aussi. Surtout après que je l’ai giflé devant tout le groupe en la traitant de traînée et en lui rappelant que si elle touchait encore une fois à mon mec, je lui broyais sa gueule de moule avec un hachoir à steak haché. Je sais, je suis violente, parfois.

Je suis sûre que tu étais fabuleuse dans ta tenue, ce que tu as du en faire tourner des têtes ! Mais je comprends que ça te gêne… Mais que veux-tu, c’est ça d’être magnifique comme toi ! (Je rigole à peine) Je suis contente que ça se soit bien passé, et prépare toi parce que je suis carrément prête pour faire la fête avec toi ! Même si j’avoue que je préférerais d’abord une soirée tranquille rien que toi et moi. Celles où on fume, on rigole, on parle et on finit par s’endormir n’importe comment, avec tes boucles qui m’embaument. Ce sont mes soirées favorites.

Tu me manques aussi, bien trop. Quand je me suis disputée avec Hadrian, je n’avais qu’une envie c’était t’avoir à mes côtés. Ça me faisait presque encore plus pleurer de penser que tu étais loin de moi… Mais je sais que je te vois bientôt, et puis après ça sera la rentrée… On pourra recommencer à passer nos cours ensemble, les récrées, les midis, les soirées… Bref, je pourrais te coller jusqu’à que tu fasses une overdose. Rien que là, j’ai l’impression qu’il y a tellement de truc à rattraper ! Tellement de choses que je veux te raconter ! JE N’EN PEUX PLUS, JE VEUX TE VOIR !

Mais j’ai compté, on se voit dans cinq jours exactement. OH MON DIEU ! Prépare-toi à être étouffée. Au début, je me suis dit qu’il faudrait que je me contienne devant ta mère mais euh… Je ne vais pas y arriver. Tant pis si je passe pour une sale folle hystérique. J’ai besoin de sentir tes mèches blondes de toute urgence.

Je t’aime, et je te dis à très bientôt. Tu me manques, cinq jours ça me parait impossible. Je vais profiter d’Hadrian en attendant.



PS : Merci pour ta mère, mais si elle t’a déjà en fille, elle doit être pleinement comblée. Par contre si elle veut m’adopter pour qu’on soit enfin sœurs, pas de souci, haha !
PPS : J’ai hâte de rencontrer Conrad aussi, mais je suis un peu mal à l’aise. J’espère que je ne vais pas le décevoir, tu as l’air de m’avoir fait un portrait un peu trop flatteur !
PPPS : TU ME MANQUES BORDEL !


_________________
Even Closer | Forever Young | So Cold | If Stars



« 'I feel things,' I said. 'I'm not a robot!' I stamped my foot and screamed. Then I burst into tears.
I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



Revenir en haut Aller en bas
avatar


Lizlor Wayland
Apprentie dans le domaine des Créatures Magiques



Féminin
Nombre de messages : 2276
Localisation : Casse-toi ;)
Date d'inscription : 21/03/2010

Feuille de personnage
Particularités: There's fire in my blood
Ami(e)s: Ruby ♥ LIZBY FOR LIFE
Âme soeur: Le Chat. Et Nate *_*

MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    Ven 19 Oct - 19:09

Portland, Oregon, USA, fin du mois d'Août.

Jointes à la lettre : trois photos sorcières. La première montre deux jeunes filles blondes, en maillot de bain, se tenant par la taille et regardant l'objectif, sur une plage de sable blanc, devant une mer d'un bleu turquoise sous un soleil étincelant. Elles rient. La deuxième les montre installées tête-bêche dans un hamac tendu entre deux arbres, et elles font des grimaces à celui qui les prend en photo. Sur la dernière, elles sont attablées, dans un bar, avec un garçon aux cheveux blonds-roux et ils lèvent tous les trois leurs verres en souriant.


    Ruby, mon petit coeur,

    Regarde les photos qu'on vient de développer avec Conrad! Elles sont géniales!! Il y en a plein d'autres, mais je veux en faire des copies d'abord, je te donnerais tout ça à la rentrée. T'es belle sur toutes. Et c'est trop mignon, tu sais la photo que nos amis ont pris de Maman, Conrad, toi et moi le soir où on est allés dîner chez les Richards? Où je porte la robe bleue que tu m'as prêtée et qu'on est tous devant la maison? Maman l'a encadrée pour l'accrocher dans notre salon, dans le Kent. Tu sais, je crois que ces vacances lui ont fait beaucoup de bien aussi, elle a retrouvé ses amis et j'ai enfin l'impression qu'elle a lâché un peu de mou et qu'elle s'est amusée!

    Ah, depuis que tu es partie, je tourne en rond et je ne sais plus quoi faire. On est allés se baigner aujourd'hui encore, mais tu me manquais tellemeeeeent! Heureusement, on se retrouve dans quelques jours à peine à Poudlard. Mais c'était trop intense ces deux semaines, comment tu veux que je vive sans toi! J'ai toujours l'impression que je vais me retourner et que tu seras là, et d'ailleurs j'ai déjà trop de trucs à te dire. Tu me manques. Ton voyage de retour s'est bien passé?

    Je porte depuis hier ton débardeur, que tu m'as prêté, je ne le quitte pas, je l'adore. Il reste encore des muffins que tu as fait, hmm, ils sont tellement bons! Mais sans toi ils n'ont pas le même goût. D'ailleurs avec Conrad on s'est dit ce matin qu'il était temps que les vacances se terminent, parce qu'on allait venir à bout des restes des gâteaux que tu avais cuisinés, et que ça n'allait pas du tout!

    Tu sais quoi? Juste après que tu sois partie, Maman m'a dit, en venant de voir dans ma chambre parce que j'étais triste, que toi et moi on s'était vraiment bien choisies, qu'elle sentait qu'on était des vraies amies et qu'elle était contente que j'aie quelqu'un comme toi à mes côtés. Elle t'aime beaucoup, tu sais. Même qu'elle est trop fière que tu sois à Serdaigle, parce que c'est sa maison (tu le savais?). Et elle m'a redit que tu pouvais revenir quand tu veux chez nous, parce que tu étais adorable et très agréable à vivre. Pas besoin de te dire que Conrad t'a adorée lui aussi, sinon il ne nous aurait pas invité à toutes ses soirées et proposait de nous emmener partout, tu vois, tu n'avais pas à t'en faire!

    Je n'arrête pas de repenser à tout ce qu'on a fait, et mes souvenirs brillent dans ma tête comme des étoiles. Ces soirées sur la plage étaient tellement parfaites! J'ai envie de marcher avec toi le long de la plage encore et encore, de rire et de fumer des cigarettes en me disant qu'on est seules au monde, en regardant le ciel passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. J'ai l'impression que ces deux semaines ont été une pause dans le temps, tu ne trouves pas? Avec toi j'ai tout oublié, et plus rien ne comptait. Mais maintenant, tu me manques encore plus. Et puis je suis contente, c'était quand même la première fois qu'on passait nos journées ensemble, du début à la fin, et même si je ne doutais pas que tout se passe bien, je n'aurais pas pu imaginer que ce serait si... parfait. Je me suis vraiment sentie bien avec toi, Conrad et Maman tout près de moi, je n'avais besoin de rien de plus.

    Il y a un grand vide dans ma chambre, enfin, notre chambre. Et puis je n'ai même pas eu le courage de ranger mes habits d'hier, je me suis dit que tu n'étais plus là pour râler que ce n'était pas rangé, et ça m'a fait sourire autant que ça m'a fait un pincement au coeur. J'ai hâte de te revoir.

    Bref, je vais retourner bronzer sur la chaise-longue que tu prenais tout le temps en pensant à tous nos souvenirs. Plus que quelques petits jours et on sera ensemble à nouveau! Raconte moi tout ton voyage et fais attention à toi, bisous, je t'aime!




_________________

So here's my confession, this time
Don't just want you to love me
I want to be your obsession




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



Féminin
Nombre de messages : 2176
Localisation : Cachée.
Date d'inscription : 03/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    Sam 20 Oct - 21:55





"I don't quite know
How to say
How I feel

Those three words
Are said too much
They're not enough

[...]

All that I am
All that I ever was
Is here in your perfect eyes
They're all I can see."


Banlieue Londonienne.

Il était bientôt minuit lorsque le hibou surgit à la fenêtre. Ruby l’ouvrit tout doucement pour ne réveiller personne, et tenta de garder son calme lorsqu’elle reconnut l’écrire. Poussant ses sacs de son bureau, elle s’assit en tailleur dans son siège et l’oiseau lui, se percha sur l’étagère vide pour se reposer. La jeune fille tire de l’enveloppe une lettre et trois photos. Même à la faible lumière de la lampe, elles paraissent rayonnantes. Surement parce que les filles dessus ont l’air elles aussi, de briller.


Lizlor chérie,

Les photos, je les adore ! J’ai l’impression d’y être. C’est fou, ça me manque déjà mais j’entends presque nos rires quand les regarde. Ça me fait trop plaisir que Sara, enfin ta mère (j’ai déjà du mal à pas l’appeler Madame Wayland alors…) ait accroché cette photo. C’est comme les photos de famille tu vois, et en fait c’est comme si j’en avais une. Si je faisais partie d’une. Moi, j’ai aucune photo de ce genre, soit parce que je les ai toutes jetés, soit parce que les familles d’accueils ne me voulaient pas dessus. Tu m’étonnes d’un côté ! Enfin, bref. C’est cool de la part de ta mère, vraiment. Et tes photos, je les mettrai dans ma nouvelle chambre. Avec les Arendts ça aurait été impossible mais maintenant que je vais (enfin !) dans une famille sorcière je n’aurais pas ce problème. Remercie encore ta mère, même si je l’ai déjà fait cent fois ça n’exprimera jamais toute la reconnaissance que j’ai pour elle. Grace à elle, j’ai plus besoin d’aller voir ces putains de psy ou même de prétendre être une détraquée chez les Arendts. Je recommence à zéro, je renais, j’ai l’impression d’un phoenix. Je suis tellement… Impatiente. Toutes mes affaires sont prêtes, je pars demain matin chez les Michiko. Oui, Haruhi, tu sais la préfète de Gryffondor ! J’espère que ça va bien se passer, je ne la connais pas trop mais bon. On verra.

Mon voyage s’est bien passé ne t’inquiète pas, c’est vraiment pratique de transplaner ! Après, j’ai pris le train (on n’a pas pu atterrir devant chez les Arendts ou en plein Londres tu imagines bien) pour aller dans la banlieue Londonienne bien moche qui m’avait pas manqué. Ça me fait bizarre, j’étais en Amérique pendant un mois et maintenant me revoilà là. Dieu merci, je change de famille, je change de vie littéralement ! JE RESPIRE. Tu me manques aussi, mais on se retrouve bientôt ! Le temps que ma lettre arrive, on sera surement plus qu’à deux ou trois jours. On se retrouve comme prévu à 10h30 devant le grand panneau d’affichage de la gare hein ? J’ai hâte. Ça va faire bizarre de revoir tout le monde quand même, mais beaucoup m’ont manqué. Poudlard tout court m’a manqué, c’est ma maison tu sais. J’imagine aussi déjà la tête des autres quand je dirais que j’ai passé deux semaines avec la directrice… C’est bizarre comme ça, mais ta mère est tellement adorable avec moi ! Je ne sais même pas comment la remercier. Ce qu’elle a dit sur nous deux me touche trop, et elle a raison. Je suis contente que ça se ressente comme ça, même si parfois j’aimerais bien que ça notre petit secret à toi et moi.

Je pense sans arrêt à nos vacances aussi. Tes photos n’aident pas en plus ! La première, ça me rappelle la plage. Les soirées où on rigolait jusqu’à trois heures du mat, qu’on se plaignait parce qu’on avait presque plus de cigarette et qu’on devait toujours se cacher de ta mère. Mais aussi durant la journée, où on s’allongeait dans le sable, que je jouais de la guitare ou qu’on s’amusait dans l’eau avec Conrad ! Il est d’ailleurs super sympa, mais je te l’ai déjà dit. Tu as de la chance de l’avoir en tout cas ! C’est lui qui a pris la deuxième photo non ? Je m’en souviens, c’était après mon jogging ! Enfin, ça aurait dû être le nôtre, mais tu te rappelles comment j’ai dû te trainer n’est-ce pas ? J’en rigole encore ! Désolé au fait, de m’isoler parfois quand je vais courir, mais je te l’ai dit c’est un besoin… Mais bon, tu as raison. Vivre avec toi c’était parfait, je ne me souviens même pas m’être fâchée contre toi une fois ! Sauf quand tu as volé mon cookie, mais c’est autre chose ! (Je rigole encore toute seule) C’était tellement parfait. Hors du temps.

La troisième photo aussi je m’en souviens ! J’ai adoré sortir avec toi et Conrad d’ailleurs, c’était super ! Même si je n’aimais pas toujours la manière dont les mecs nous regardaient, et surtout te regardaient. Je n’aime pas ça, ils te considèrent comme un bout de viande et ça m’énerve ! Enfin, bref. Cette soirée-là, c’est celle où on a fini par se baigner ! D’ailleurs… Euh, désolé. Je sais que ça t’as fait peur au début, parce que j’avais trop bu et qu’en y réfléchissant ce n’était pas raisonnable. Je sais que parfois je bois un peu trop et que comme toi non, ça fait bizarre et tu vois toutes les conneries que je fais. Mais ne t’inquiète pas, je fais gaffe. Je ne ferais jamais de connerie avec l’alcool, et puis, je ne bois qu’occasionnellement. Ça ne changera pas !

Range tes affaires ! *cri à distance* Haha, je rigole. Je porte aussi ton tee-shirt, d’ailleurs c’est tellement drôle d’être dedans. Il sent toi, c’est toi tout entier. Il est trop grand, il est abimé au col et les épaules, mais il est tellement… Lizlor. J’ai envie de vivre avec. JE VEUX VIVRE AVEC TOI LIZ. Grrr, on se voit bientôt de toute manière. J’ai déjà hâte, j’aime pas être séparée de toi, ça devrait être interdit. Des vacances comme ça, on va en refaire, j’en suis sûre ! Je t’embrasse, tu me manques, tu me manques ! Je t’aime.



PS: Merci pour les vacances de rêve!
PPS : Non, attend. Merci pour tout Lizlor. Je sais que je suis jamais très douée pour dire tout ça, mais… Tu es la meilleure amie que j’ai jamais eu, et que j’aurais de toute manière j’en suis sûre. Je le vois dans tes yeux, et je sais que tu le vois dans les miens. J’ai pas besoin de te rappeler à chaque fois à quel point je t’aime, mais parfois j’aimerais juste tellement que tu comprennes à quel point tu es la meilleure amie la plus géniale de la terre. J’te jure, la fille la plus démente même. Et aussi, te dire à quel point t’avoir à mes côtés ça me change. Ça me grandit. Je te regarde et je te vois me sourire, j’ai l’impression que tout va bien. C’est comme si avec toi, je faisais les choses bien, tu vois ? Tu me rends meilleure, je me sens meilleure avec toi. T’es comme un diamant. Un diamant sous le soleil. Tu es rare, tu es précieuse et tu renvois la lumière de partout. Tu t’illumines, et tu illumines le reste autour de toi. Parfois, j’aimerais que toi et moi on reste jeune pour toujours. Qu’on fige le temps, qu’il ne soit qu’à nous deux. J’ai envie de découvrir tout le monde avec toi, j’ai pas peur, j’ai plus peur. J’ai l’impression qu’on peut faire tant de chose à deux… J’ai jamais envie que ça s’arrête. J’veux jamais qu’il t’arrive un truc, mais si c’est le cas tu le sais, je serais toujours là. Pour te récupérer, pour sauter avec toi. Je laisserais personne te faire du mal, je te le promets. J’espère simplement que toi aussi, tu sens la même chose mais je crois bien que oui. C’est tellement fort, comme un lien indestructible je crois. C’est… Fusionnel. Ouais. La première fois qu’on s’est vu, tu t’en souviens ? On est monté dans l’arbre, tu m’as tenu la main et j’ai su. C’était tellement étrange la chaleur de ta paume qui me donnait déjà une énergie… Différente. Tous ces souvenirs, ils sont gravés en moi pour toujours. Le soir, quand je n’arrive pas à dormir, je t’imagine à mes côtés et ça m’aide. Quand ça va pas, je t’imagine tout court. Et ça me donne envie de rire, et de pleurer parce que tu me manques, mais je me sens heureuse. Comme je l’ai jamais été. Parfois, j’ai juste envie de m’allonger à tes côtés et qu’on reste là toute les deux. Avec personne. Juste là, toi et moi.

Tu t’allongerais avec moi, pas vrai ?



"If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me
And just forget the world?"




THE END

_________________
Even Closer | Forever Young | So Cold | If Stars



« 'I feel things,' I said. 'I'm not a robot!' I stamped my foot and screamed. Then I burst into tears.
I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Ruby/Lizlor : Lettres.    

Revenir en haut Aller en bas
 
Ruby/Lizlor : Lettres.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» henri II à Diane de poitiers( lettres inédites)
» Ruby Caldwell - Be yourself and smile
» Des chiffes et des lettres : ((((69x11):3)-167)x7)+299 = ?
» Des chiffres et des lettres : Salope
» Mot de 5 lettres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Le château :: Les Tours :: La Volière :: Correspondances-
Sauter vers: