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Au Hasard. [U.L]

 
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 Au Hasard. [U.L]

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Sophie Watson
Élève de 7ème année



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Date d'inscription : 30/11/2008

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MessageSujet: Au Hasard. [U.L]   Ven 27 Juil - 0:20

Vivre la nuit n’était plus quelque chose d’occasionnel pour moi. Ce n’était plus non plus une habitude. Non, vivre la nuit était un fait, un mode de vie que j'avais adopter dans le but de dissoudre l'ennuie et la monotonie des journées qui s’écoulaient comme un fleuve sans courant. Et puis l'insomnie me reprenait de plus en plus souvent. Depuis que j’étais partie, ou depuis que j’étais revenu, tellement de choses avaient changer. Je ne savais même plus vraiment ou j'en étais, ce que je devais faire. Alors la nuit, quand toutes les autres filles sont prisonnières des bras de Morphée et que leur respirations apaisées et silencieuses remplissaient le dortoir, je quittais mon lit. Je laissais mes draps en boule au milieu du matelas, trop las d'imiter ma silhouette avec des coussins, et je me glissais doucement dans mes chaussons de nuit avant de disparaître derrière l'angle de la porte. Ces envies – pour ne pas dire besoin – de promenade nocturne se faisaient de plus en plus fréquentes, parfois elle atteignaient quatre a cinq fois par semaines. Et dans ces moments la, je ne me limitais plus tellement a m'apaiser devant le feu de la salle commune. J'allais dehors, quand le château et ses pierres m'oppressaient, je sortais me baigner dans le lac ou me perdre dans la foret. Ou alors, quand mes émotions prenaient le dessus de ma conscience (ce qui aussi, arrivait trop souvent), j'allais me terrer dans les cuisines, pleurant presque devant un fondant au chocolat, avalant toujours de travers mon thé noir.

Ce soir ne faisait pas d’exception. J’étais encore la, les yeux ouverts sur mon lit, a me demander ce que je faisais, pourquoi je ne bougeais pas. Dehors la lune était couverte d'un voile de nuage, et j'imaginais la silhouette imposante du château et ses pierres froides se détacher sur le fond noir d'encre. Je connaissais cette image par cœur, mon cerveau me représentais une représentation exacte dans mes pensées. C’était cet appel, cet invitation muette de la nuit qui m’incitait a la rejoindre. Je me foutais de ma tenue, la nuit on ne faisait pas de la mode. Surtout que plus personne ne sortait la nuit depuis cette attaque de Mangemorts. Les couloirs étaient déserts, les coins de rendez vous, vides. C'est comme si soudain, toutes les âmes de l’école, même celle qui paraissaient les plus courageuses se repliaient face a la menace qui avait planer. Peut-être qu'il y avait vraiment de quoi avoir peur, mais j'avais quitter le contexte trop tôt pour pouvoir réellement comprendre l'angoisse.

Et moi je dis ''Fuck the world, let's get wild''. Si on nous donne 24 heures a vivre chaque jours, ce n'est pas pour en dépenser la moitie sur des heures de sommeille. Dans un long soupir, je m'arrachais de mon lit et enfila une blouse chaude par dessus ma robe de nuit verte. Depuis que j’étais revenue, je ne portais que du vert, du gris ou du noir, en l'honneur de ma maison. J’évitais a tout pris tout ce qui pouvait rappeler le bleu ou la gaieté, Beaubatons m'ayant dégoûter a vie des couleurs trop vives, notamment la couleur de leurs uniformes... Alors je sortais de ce pas, dans mes bottes noir, ma robe de pyjama verte de ma blouse noire. J'essayais de ne pas faire de bruit fin de ne pas réveiller ces jeunes indiscrets qui partageaient mon dortoir, lançant un regard noir au hibou grand duc de ma voisine qui me narguait de ses yeux globuleux, prêt a hululer.

Comme je l'avais supposer, tout était vide. Pas un chat, pas même un signe de la patrouille régulière des professeurs. La voie était libre, et je me dépêchais de remonter les escaliers du cachot en silence. J'avais l’embarras du choix concernant ma destination, personne n'allait venir m’embêter. La plupart des profs avaient eu même une peur bleu de la situation. A vrai dire, j’étais même certaine que malgré les apparences et leurs airs hautains (a l’exception peut-être de Nakamura et de ses collègues vicieux), certains n’étaient pas très rassures a l’idée de devoir se promener seul dans les sinistres couloirs la nuit.

Poudlard n’était plus ce qu'il était il y a quelques années en arrière. Je me souvenais encore de la première fois que j'avais passer la lourde porte, au milieu de toute cette file de nouveaux arrivant.
J'avais honnêtement été intimidée, j'avais mon nouveau ''chez moi'', j’appréciais la chaleureuse ambiance des bougies et des lustres, des rires et de l’atmosphère joviale qui était omniprésente. Je me souvenais comme j'avais été déçue d'avoir été envoyée a Serpentard, comme personne dans ma famille n'avait compris cet répartition. Ils avaient néanmoins accepter, pensant que je serais comme eux. J'ai également été suffisamment naïve pour croire que c’était une erreur, et j'avais fraterniser avec toute une bande de gryffondor. ''C'est la que je devrais être'', je me disais. Oh, combien de fois m’étais-je fais reprendre par notre directrice... C'est toujours moi qu'elle prenait comme exemple quand il s'agissait de ses discours sur la ''fraternisation ridicule et idiote entre les maisons''.

Mais bon, tout cela datait de plus que trop longtemps, j'avais changer, Poudlard aussi. Ma répartition a Serpentard a été justifiée, mes fricotages indécents avec d'autres on cesses, et je me suis forgée cet personnalité qui était actuellement la mienne. Je m’étais livrée a un autre type d’indécence, le château avait perdu de toute sa splendeur, la vie avait repris un rythme monotone et las, et rien ne pouvait plus changer cela. J'avais laisser tellement de choses en arrière, et tellement de choses m'attendaient encore en avant.

Je ne pense pas que j'aurais voulu changer quelque chose de mon passer, même si j'en avais eu l'occasion. Si comme ces gens au ministère je possédais d'un retourneur de temps, je ne l'aurais pas utiliser. C’était idiot, mais c’était ainsi. Malgré tous les regrets que j'ai, je ne voudrais pour rien au monde changer mon passer. Il faisait de moi celle que j’étais aujourd'hui, celle qui se bat contre elle même. Mon passer me donnait une histoire, une cause pour laquelle j'allais me battre. Il me donnait un but dont toutes mes ambitions me mèneraient a l'atteindre. Ce but, c’était Ulrich. Je n'arrivais pas a me le sortir de la tete. Lui et Katie. Il m’obsédait, il me torturait, penser a lui me procurait des frissons inédits et un mélange de crainte, d'amour et de haine. Je m'en voulais pour ce que je lui avais fait. Il était un agneau, il n’était qu'un simple amoureux que je n'arrivais pas a accepter. Je n'avais aucune raison de l'avoir blesser. Je lui avais lancer un sortilège qui n'aurait pas fait bien de mal, peut-être était-ce stupefix, ou un de ses bêtes sort que j'ai appris chez les français. Ca ne devait pas laisser des séquelles physiques...

Je secouais la tête, ôtant ces pensées indésirables de mon esprit, et sauta par dessus une fenêtre ouverte pour atterrir dans la pelouse du parc. Les portes et les autres sorties que nous utilisions dans le passe avaient été scellées et placées sous surveillance constante. Parfois je me disais que bientot, je devrais m'enfuir avec un balais par les sous sols, ou trouver ce fameux passage qui menait sous le lac. Comme je l'avais aussi prévu, tout était noir, la lune étant trop cachée pour procurer un éclairage suffisant. Ce soir, le lac ne pourrait donc pas lui voler son reflet. Je tirais ma baguette de ma poche et alluma un lumos discret avant de m’aventurer un peu au hasard sur les chemins sombre. Bien que je me moque du danger, je voulais rester prudente et éviter donc la foret. Le lac me paraissait plus sinistre qu’accueillant, et j'optais finalement pour le hangars a canot, endroit ou je n’étais pas encore allée depuis mon retour.

Il me semblait que les élèves évitaient cet endroit, et après avoir mener ma petite enquête, il se trouvait que plusieurs personnes avaient trouver leur fin dans ce lieu. Amen. Maintenant, je savais quel serait ma place de pèlerinage personnel, endroit dans lequel je pourrais me refermer au calme avec mes émotions. Re-Amen. Je perçais rapidement le froid de la nuit, uniquement guidée par la lueur de ma baguette. Le hangar était suffisamment spacieux pour tenir dix personnes, et les barques se trouvait en son centre qui possédait une ouverture sur l'eau. Je me mis au bout de avancée et malgré le froid, plongeait mes jambes jusqu'au genou dans le lac. Malgré l’été qui approchait, les températures se laissaient désirée et je me crispais un peu a la morsure de ce liquide.

J’étais enfin tranquille.

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Sophie Watson

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Au Hasard. [U.L]   Lun 6 Aoû - 1:07

Tellement de temps, tellement d’heures passé à regarder le tableau, écouter la prof comme si il était un autre. Le temps volait l’innocence, arrachait du cœur tous ces instants d’inconscience qu’il avait tant chéri. Quand il repensait à ces années-là, quand il se replongeait dans ses rires enfantins et ses nuits blanches, il était plein de nostalgie. C’est vrai, il avait adoré être celui qu’il avait autrefois été. Ce garçon pas populaire, ce type dont personne ne connaissait le nom, dont personne ne se souciait. Celui qui découvrait chaque jours quelque chose de nouveau, qui vivait avec la nuit et ne s’éveillait qu’en la voyant. Elle. C’est vrai qu’il l’avait adoré, aimé, adulé, qu’il aurait suivi ses folies nocturnes aussi loin qu’elles les auraient voulu. Il aurait suffi un regard, d’un sourire, d’un clin d’œil pour qu’il la retrouve ou qu’elle le veuille. Comme un code secret, qui n’aurait existé qu’entre eux. Ils étaient le péché, la tentation absolue, ils enfreignaient tous les interdits. Quand il y repensait, il se sentait stupide. Mais à cette époque, il était libre. Libre de la regarder, comme maintenant de l’autre bout de la classe, libre de contempler la façon dont ses cheveux tombaient dans son dos alors que le vent se glissaient entre des mèches, libres de se souvenirs de la façon dont ils tombaient quand elle était au-dessus de lui, libre de l’appeler Juliette. Libre d’être un pitoyable Roméo.

Ulrich soupira. Il était guérit maintenant. Même si il ne pouvait plus être son amant, comme autrefois, elle restait dans le fond, sa Juliette. Son premier amour. Ulrich ne pouvait pas effacer ce qu’il ressentait pour elle malgré tout. Qu’il le veuille ou non, il restait des traces de son passage sur son cœur et se forcer à lui en vouloir, c’était au-dessus de ses forces. Il l’avait blessé. Oui. Et elle s’était vengée. Maintenant les comptes étaient réglés non ? Pourquoi gardait-elle donc cet écart entre eux ? Ulrich ne pouvait pas quitter des yeux de la fille au troisième rang. Et s’il allait la voir ? Et s’il lui parlait de la pluie et du beau temps ? Non… c’était stupide. On ne pouvait pas parler de ce genre de chose avec elle. « Tien comment ça va depuis que tu ma envoyer à l’infirmerie ? Et sinon tu as fait le devoir de potion ? » Si il voulait éviter de prendre une autre pierre sur la tête, il valait sans doute mieux qu’il la ferme. Le serpentard regarda par la fenêtre. Il faisait tellement beau et ils étaient tous coincé ici. Qu’est-ce qu’il y aurait à manger au repas ce soir ? Est-ce qu’il irait à la bibliothèque avec Katie ? Peut-être que Ambre pourrait l’aider sur le dossier à rendre en défense contre les forces du mal… et ce soir c’était la pleine lune. Il n’avait jamais rencontré de loup-garou. Mais il avait connu une fille dont le père en était un. Ce devait être bizarre. Mais intéressant. Et si Ulrich essayait de devenir animagus ? En quoi se transformerait-il ? Il regarda la forêt et pensa au loup. Il avait tant aimé passer ses nuits dans la forêt. Il y a trois ans, il avait passé de nombreuses nuits à s’y balader. Ça lui manquait. Elle lui manquait. Tout lui manquait. Et la cloche sonna.

Il regardait encore dehors quand il entendu la voix perçante de Jones lui demander si il avait une question pour rester encore en classe. Une question sur les moldu ? Il était même capable d’en avoir. Il avait envie de rire. Ou de pleurer. Un peu des deux. Il fit non de la tête et remballa ses affaires avant de sortir de classe. La vie était si lassante. Il avait besoin d’une bonne dose de danger, d’un rire sans remord et d’une nuit de pleine lune. Mais pas avec Chuck. Même si ce n’était pas vraiment une conduite « digne » d’un serpentard, il était clair pour lui que passer des soirées en sa compagnie était… rafraichissant ? Enfin, il imaginait, le plus souvent il s’en souvenait plus. Mais avec le gryffondor, sa partait toujours en vrille. En temps normal il faut un fou, un sage et un ivrogne. Le fou pour encourager l’ivrogne dans sa descente imminente aux enfers, un ivrogne pour décoincé le sage, et un sage pour empêcher tout ce petit monde de sombrer dans les bas fond d’une vie raté. Le seul problème avec Ulrich et Chuck, c’était qu’aucun des deux n’étaient assez sage pour stopper l’autre. Ils étaient un mélange de fou et d’ivrogne. Leur vie n’était pas ratée, loin de là ! du moins, tout dépendait du point de vue, mais ils auraient pu se faire virer cent fois pour tout ce qu’ils avaient fait.
Non, Ulrich voulait juste se détendre, oublier, respirer, vivre. Mais ça, c’était impossible de jour. Cette nuit, il retrouverait celui qu’il avait été et qui lui manquait tant.

Le temps changeait vraiment les gens. Dans le fond, ils restaient les même mais à l’extérieur, influencer par le monde, ils se forçaient à adopter d’autres habitudes. On leurs disaient que c’était des adultes et d’un coup, ils étudiaient, ils travaillaient. On leur disait qu’il était temps d’avoir des enfants, ils se mariaient et en avaient. Ne pouvait-on lui dire de faire ce qui lui plaisait sans penser aux conséquences ? Ulrich était conscient de désirer un monde à la Peter pan mais dans le fond, grandir c’était vraiment pourri. Il n’y avait aucun avantage, mise à part celui d’avoir « plus de considération » de la part des autres adultes. Il préférait de loin agir égoïstement plutôt qu’on s’intéresse à son avis.

Mais c’était ça, devenir adulte. C’était renoncer à ce qui nous tenait à cœur pour des choses plus correct, plus profonde, plus évolués. C’était regarder en avant au lieu de fixer ses pieds. C’était prendre un livre et étudier devant la cheminer, les pieds dans ses chaussons en laine et des lunettes sur le nez. Ulrich avait envie d’aventure ou il frôlerait la mort, de bonbon en pleine nuit et d’une cloche à bière. Pas vraiment ce qui menait sur le droit chemin. Mais d’ailleurs, en avait-il un ? De droit chemin ? Qui était le plus coupable : Celui qui volait pour nourrir sa famille ou celui qui regardait sans rien faire les pauvres gens mourir de faim ? D’après la loi, c’était le voleur. D’après les mœurs, l’homme seul. Personne n’était jamais du même avis. Encore une chose qui venait avec le temps. Enfant il l’avait déjà remarqué. Les adultes passent leurs temps à se contredire. Comme si ils en avaient besoin. Les enfants eux sont tous du même avis, ou, ils se battent, et oublient. Rien ne perdurait. Rien, sauf les rires, le bonheur. Remonter dans le temps. Ce serait vraiment quelque chose de fabuleux si les ADULTES n’en avaient pas interdit l’utilisation. C’était toujours les adultes qui prenaient les décisions importantes. Et pour en arriver ou ? À la fatalité d’une future vie aussi plate d’une planche à pain. Et Ulrich aimait bien manger du pain. C’était triste. Maintenant il arrêterait.

Du sa fenêtre, le serpentard regardait le lac. On l’interpella plusieurs fois mais il resta là, seul et plongé dans ses pensées. Elle ne lui avait pas adressé un mot depuis plusieurs semaines. Peut-être devrait-il se dire que c’est le mieux. Pour lui, pour Katie surtout. Comment réagirait-il si les ex de Katie trainaient avec elle ? Et si elle recherchait leurs compagnies ? Ulrich n’était pas de nature jaloux, loin de là même mais c’est vrai qu’il serait… disons songeur. Il n’aimerait pas. Donc il devait penser à katie. Elle n’aimerait pas le voir avec Sophie. C’était mal. Et pourtant il ne pouvait pas faire semblant d’être insensible. Il avait besoin d’air, de s’échapper. Cette salle commune, ce dortoir, cette eau derrière sa fenêtre qui était constamment si sombre… il en devenait claustrophobe.

Ulrich se leva, fouilla dans sa male au pied de son lit pour en sortir des vêtements civil. Il se baladait déjà assez en uniforme toute la journée pour se donner un air « normal » le soir. Porter l’uniforme commençait à l’emmerder. Jusque-là il ne s’était pas poser la question mais c’était vraiment un inconvénient de porter tous les jours les mêmes fringues. Surtout du gris, du noir. Heureusement qu’il y avait du vert pour égayer un peu le tout sinon ce ne serait plus des élèves qui iraient en cours mais des zombies. D’après des études scientifiques, les couleurs auraient des effets bénéfiques que la guérison aux maladies et sur le développement du cerveau humain. Pas étonnant que Nakamura se plaignent que ses élèves sont nul, ils sont dans le noir et habillé en noir…

Ulrich sortie de sa chambre les mains dans les poches. Il croisa quelques filles qui commençaient déjà à faire des commentaires sur sa conduite. Il faisait bien ce qu’il voulait. Il ferait perdre des points ? Seulement s’il se faisait prendre ! Et il était bien placé pour savoir que les préfets n’en avaient rien à faire. Il eut une pensé pour Aure et sortie de son dortoir en se demandant si il la croiserait. Cette fois-ci il n’aurait pas de whisky à troquer contre son silence. Mais il ne la croisa pas. Personne d’ailleurs. Journée de repos pour les préfets surement. C’était à noter.

Il passa les premières heures dans la forêt. Il n’y était pas allé depuis maintenant deux ans ou même trois. Si on mettait de côté la soirée ou il y avait finis avec Lilian. Mais seul. Comme maintenant. C’était un moment qu’il avait presque oublié. Ulrich marchait tranquillement entre les arbres, sans vraiment savoir où aller. Le ciel était dégagé. On voyait la lune. Il tendait l’oreille pour percevoir un cri de loup. Ce n’était que lointain. Il s’enfonça un peu plus. Arrivé dans un coin dégagé, Ulrich se laissa tomber au sol.

Le serpentard ferma les yeux. Se laissa bercer par les murmures du vent et les vols d’oiseaux. La forêt était l’endroit qu’il avait toujours préféré. Surtout la nuit. C’était si calme, si serein. Il aurait dû passer plus de temps à s’occuper de ce qu’il voulait plutôt que de ce qu’il devait faire. Quand il faisait un choix, il n’était jamais bon. Inconsciemment, il en revenait à Sophie. Il avait bien agit. La repousser. C’était ce qu’il pouvait faire de mieux. Il avait été honnête. Mais il en payait un prix très élevé. Qui serait la prochaine ? La prochaine fois il devrait rayer Ambre de ses amies ? Si tant est qu’elle en faisait partie, puis les soirées avec Chuck ? Le Whisky ? Il souffla. La délinquance et la perversion avaient quelque chose d’attirant. Et même si il devait se mettre le monde à dos, il ne pouvait faire autrement que de répondre à leur appel.

Un nouveau cri de loup. De bien plus près. Ulrich se releva à moitié. Il était si bien ici. Mais la raison résonnait en lui. Il ne pouvait pas resté ici, en pleine forêt alors que les loup-garou faisait leur sortie mensuel. Il mesura le pour et le contre, mais comme il n’y avait aucun argument concret dans le pour, il se leva et retraça le chemin qu’il avait pris à l’envers, ou presque. Qu’est-ce qu’il y avait comme arbre dans cette forêt ! Il y en avait au moins un tous les trois pieds. Impossible de marcher droit. Au final il dévia vers le lac. Il n’avait jamais mis les pieds sur ce côté. Ce n’était pas vraiment le côté « touristique », ou dite autrement, celui ou les élèves venaient se faire bronzer. Mais plutôt une sorte de mini port. Vu le matériel qui étaient entassé sur les côté de la cabane en bois, il devinait que c’était dans cette dernière que les professeurs rangeaient les canots qui menaient les élèves de premières années à poudlard. Il n’avait jamais vu comment c’était à l’intérieur, bien que, dans le fond, il s’en foutait. Mais bon, comme pour beaucoup de chose on se disait que sa avait l’air chiant, mais par principe on essayait. Histoire de mourir moins bête, ou de se prouver qu’une fois de plus, on avait raison.

Le serpentard se dirigea tranquillement vers le lac. Tout était calme. Il n’entendait plus le moindre brui. Peut-être avait-il eu tort de quitter la forêt. Il serait sans doute repartit autre part… mais maintenant c’était trop tard de toute façon. Il soupira en regardant son reflet dans l’eau. « Reflet beau reflet, dis-moi pourquoi je ne fais que de mauvais choix ? » Puis il laissa ses yeux dérivé vers le hangar à canot. Une jeune fille était assise au bord de l’eau. Son premier réflexe fut d’avoir un moment de recul, mais en insistant un peu, il était certain que ce n’était pas une adulte, plutôt une élève. Une fille qui se balade la nuit. Encore une fois il pensait à elle. Ne pouvait-il cesser d’y penser ? C’était fini, terminé. Que ce soit en tant qu’amant ou en tant qu’ami. C’était ce qu’il avait choisi. Mais pourquoi ça lui faisait si mal ? Il avança vers elle.

Au fur et à mesure des pas il reconnaissait sa silhouette. Il n’osait pas y croire. C’était comme voir un miracle se produire. S’il pensait très fort a Wayland qui annule tous les exams de l’année, est-ce qu’il aurait une chance de voir son rêve se réaliser ? Il était sûr que non. Parce qu’il était persuadé qu’un bon nombre d’étudiant en rêvait toute les nuits. Puis il arriva à la porte. Elle ne l’avait pas vu, pas entendu. Il avait été discret. Il n’osait pas parler. Il ne savait pas s’il le devait. Puis il s’avança lentement, et se glissa à côté d’elle. Il enleva ses chaussures, ses chaussettes. Remonta son pantalon et laissa tomber ses pieds dans l’eau à côté des siens.


- Je ne savais pas que tu portais un pyjama. Je veux dire, la nuit.

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Sophie Watson
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MessageSujet: Re: Au Hasard. [U.L]   Sam 1 Sep - 20:10

Spoiler:
 
Qui l'aurait cru?

Mais vraiment, qui ? Qui aurait pu même savoir que le Destin allait être ainsi ? Que deux pauvres petites âmes aient grandis pour devenir ce qu'ils sont aujourd'hui ? Si on remontait dans le temps, retracer nos histoires, le résultat donnerait surement quelque chose de surprenant. Parce qu'en fait, la réalité était surprenante. Il y a plus de cinq ans de cela, nous étions loin d’être celui et celle que nous sommes aujourd'hui. Dans le temps, je sortais d'une période troublante pour commencer ma vrai vie. Lui, il avait l'air dépressif et maladif. Et maintenant, quoi ? Je revenais de beaubatons et j’étais en furie plus que jamais. Lui ? Ben lui, il avait toute la gloire qu'il pouvait avoir. Mister Serpentard, la classe international, et toutes les filles a ses pieds. Moi y compris. Quand nous n'etions pas plus loin que notre deuxième ou troisième année, nos chemins se sont croises, comme deux droites sécantes, qui se séparent ensuite, sans jamais vraiment se quitter. A l’époque, je n’étais en rien attache a cet homme. La seule chose que je considérais que nous avions en commun était peut-être cet passion, cet goût pour un certain interdit. Et cet interdit lui même nous réunissait, faisait en sorte que nous nous croisions dans des moments et des endroits insolites. Mais je ne savais pas qu'a l’époque, Ulrich voyait les choses différemment.

Je n'ai jamais vraiment été qu'un d'optimiste. On le sait tous. Il y a des gens qui se lèvent le matin avec le sourire, et s’arrangent d'une façon ou d'une autre pour qu'aucun élément extérieur ne le leur enlève. Moi, a partir du moment ou j'immerge du monde des songes, la personne ou la chose qui me touche finis en réduite en bouillie. L'exemple typique et parfait : je suis plus du genre a dire que le verre est a moitie vide que de dire le verre est a moitie plein. Pourquoi est-ce qu'on doit toujours regarder le bon coter des choses ? C’était de hypocrisie, de l’insouciance, voir même de la lâcheté. Oui, de la lâcheté, car les optimistes vivent dans l'illusion. Ils sont constamment a la recherche d'une bonne chose dans leurs misérables problèmes afin de les couvrir et s'en cacher. Ils fuient la réalité pour se réfugier dans ce qui leur parait bon.

Qu'est-ce que c'est honteux tout de même de tirer la couverture de l'optimisme pour couvrir les misères. Cela nous oblige a porter en soi une personnalité qui n'est pas la notre, de jouer un jeu dont on ne fait même plus partie. C’était peut-être pour cela d'ailleurs que j’étais une grosse pessimiste. Je savais que les soucis nous entouraient et j’étais consciente des problèmes auxquels je pourrais faire face. Et j'avais juste envie de les affronter en étant moi même, pas en affichant un gros sourire alors qu'au fond, j’étais cette fille clichée prête a fondre en larmes a tous moments. Tromper les autres et passer pour celle qu'on n'est pas est une chose, mais ne pas être bonnette avec soi même et se mentir en essayant de se convaincre que tout va bien est une chose bien plus grave.

De toute manière, a notre époque, plus personne n'est soit même. Pas même moi. Il y avait un temps ou toutes les femmes de la société tenaient a ce qu'elles soient acceptées comment elle étaient, tenaient a pouvoir se montrer et se démarquer. Et aujourd'hui, quoi ? C’était tout du plastique, du superficiel, des gens qui se font refaire pour plaire, pour de l'argent. De nos jours, les mères se font ''lifter'', les gamines se font plastifier, et bientôt les enfants de 8 ans porterons du 90B. A vrai dire, je ne serais même pas étonnée de trouver du lubrifiant dans les Kinder Surprises. A croire que tout ça menait a une sorte d’énorme industrie du sexe. Toujours vouloir plaire, surtout les hommes, toujours vouloir se faire remarquer. Ca a été la création de magasines PlayBoy, du porno, des sex symbol. Bon après, il fallait avouer que Marilyn Monroe était vachement canon. Mais regarder ou cela l'a mener ? Au suicide. Décédée a 36 ans. Pourquoi ? A cause de toute cette histoire de gens qui ne veulent pas être soit même afin de plaire.

Je pouvais me plaindre et critiquer ce monde dégueulasse autant que je voulais, je ne pouvais nier que d'une manière ou d'un autre, j'en étais une victime. Je n’étais pas honnête envers moi même en me cachant mes propres sentiments, j'ai toujours voulu plaire, quitte a porter ce genre de vêtement qui ne servent qu'a vider les portes monnaient, et pendant relativement longtemps, le jeu sexuel était ma partie préférée. Notamment celui avec Ulrich. Tout ce long baratin était la preuve abstraite que mes pensées, mes actions, tout ce que je faisais me ramenais a cet homme. Contre mon gré, certes, mais je ne pouvais le nier : Romeo – s'il existait encore – ne quittait jamais mes pensées. Et j’étais la, une fois de plus, prisonnière de cet torture moral que je m'infligeais a seule.

Une torture moral qui devint physique quand ledit Romeo, Ulrich lui même, vint s'assoir a mes cotes, m'imitant en plongeant ses pieds dans l'eau. J’étais de nouveau dans cet état de transe, comme si je ne réalisais pas ce qui se passait, comme si je ne voyais que la réalité qu'a travers un voile. Il était la, encore. Et une fois de plus, je m’émerveillais et me réjouissait de sa présence autant que je la repoussais. Je fus prise de panique. Je n'avais pas oublier notre dernière rencontre – comment le pourrais-je d'ailleurs ? Je l'avais complètement écorchée, amocher. J'aurais peut-être pu le tuer ce soir la. J'avais toujours honte, et j'avais peur. Il devais me détester, peut-être qu'il m'avait suivit pour prendre sa part de gâteau dans cet partie aussi ? Mais ce n'etait pas son genre. Que faisait-il ici alors ? Je jetais un coup d'oeil sur son corps, il n'avait plus de bandages visibles. Ainsi il était guérit. Tant mieux. Aucune cicatrice majeure ne se faisait voir, ce qui me consola un peu. Je ne voulais pas que mes sottises et mes humeurs laissent de traces. Surtout pas sur lui. Mal a l'aise, je me décalai un peu pour lui faire de la place et surtout installer une certaine distance entre nous.

-Je ne savais pas que tu portais un pyjama. Je veux dire, la nuit.


Cet voix, ce ton qu'il utilisait était dépourvue de toute trace de rancune. Il ne m'en voulait pas après l'autre soir ? Il devrait. Mais sa voix grave et sereine ota de moi toute envie de penser a cette nuit de cauchemars, a ce que j'avais fait. J'avais juste envie d'oublier, et d'une certaine manière, j'avais l'impression que lui aussi. Sinon, pourquoi serait-il venu ici ? Pourquoi, en me voyant, ne se serait-il pas juste arrêter et changer de chemin ? Non, s'il est venu, c'est soit parce qu'il veut se venger, soit parce qu'il veut passer a la suite. Et du peu que je connaissais mon amour, la première option n’était pas son genre. Je mis donc toute ma naïveté et mon espoirs a croire qu'il était ici pour la deuxième raison.

On voulait juste oublier. On avait le droit. On avait droit a cet pause, peu importe de quel domaine elle touche. S'il était la, c'est qui me voulait, moi et pas Katie. Il avait besoin de changement, de prendre l'air. Et moi aussi. Si j’étais la, face a ce lac trop grand, trop profond, trop sombre, c’était pour y noyer tous mes problèmes et me libérer de chaines qui devenaient trop lourdes. Et pour cela, on allait tout oublier, Katie, les cours, l'autre soir, le passer, tout.

Ce soir, nous ne seront que deux grands esprits qui jouent a cache-cache avec leur pensées.

Et leurs émotions, par ailleurs.
Parce qu'en fait, non seulement j’étais folle de lui et que j'allais éviter de passer ma soirée a lui sauter dessus, j’étais persuadée qu'Ulrich n’était pas indiffèrent face a moi. Il peut aimer sa Katie autant qu'il veut, notre passes nous a rendu bien trop proches pour qu'il m'oublie ainsi. Et comme on dit, les feux de la passion finissent peut-être par se consumer, mais elle laisse des braises. Je n'avais qu'a souffler dessus. Du moins, c'est ce que j'osais encore croire, avec toute la violence d'une insolence amoureuse et d'une haine jalouse. J'avais fait le serment de récupérer Ulrich, et j'y tenais, même si ce soir je devrais mettre de coter tout le reste.

Et pour revenir a ses mots que mon cerveau pris trop de temps a comprendre, ils me firent rire. Pas un de ses rires ironiques ou arrogant que tous les Serpentard connaissaient, mais un rire sincère, petit, certes, mais sincère. C'est vrai que pour une fois, j’étais habillée en sa présence a une heure a laquelle nous avions l'habitude de faire autre chose. Je ne pu m’empêcher de lui sourire. C’était rare, mais si ce soir je voulais etre sereine et tout oublier, alors je devais également mettre derrière moi le fais que je sois une Serpentard. Et puis après tout, j’étais avec Ulrich, pourquoi devais-je me cacher et ne pas être moi même face a lui ?

-Ca m'arrive. De temps en temps. Quand il fait frais comme ce soir par exemple.

Je marquais une pause, mes pieds se balançant doucement dans l'eau, les mains agrippées au bord de la plate-forme sur laquelle nous nous trouvions. Je suivis du regard les ondes que provoquaient les remous sur l'eau. Ca y est, je divaguais encore. Il fallait que je reprenne le contrôle de mes pensées. En ce moment, elle étaient trop libre de vagabonder ou bon leurs semblait et cela ne me plaisait guère. Il fallait que je trouve quelque chose a dire. J’étais la, le soir avec Ulrich, seuls tous les deux. Je pouvais le séduire si je le voulais, mais je n'allais pas le faire. Il ne faut pas pour autant que je laisse passer une occasion de me racheter comme celle-ci...

-Ulrich, je m'excuse ..

Une deuxième pause. J’hésitais a aller plus loin. Il savait de quoi je parlais, mais peut-être qu'il ne voulait pas en parler. Je venais moi même de me dire qu'il fallait éviter le sujet ce soir. Mais en même temps, je ressentais ce besoin urgent de me faire pardonner. Qu'Ulrich ait une autre femme dans sa vie était déjà une chose difficile a encaisser pour moi, mais de savoir qu'il m'en veuille, ou qu'il me haïsse m’était juste insupportable. J'avais besoin de son pardon, qu'il me dise que malgré tout, je pourrais continuer a faire partie de sa vie.

Je réalisais par la même occasion que c’était la première fois que je l’appelais par son nom. Jusqu'à la, ça avait toujours été Romeo, ou ''tu''. Je fus quelque peu émue de cet nouveauté, ce nom qui sonnait comme un petit bonbon délicieux dans ma bouche. J'avais l'impression d’être plongée dans un moment d’intimité profond alors qu'en apparence, nous sommes déjà allés bien plus loin. Il ne s'agissait que d'un nom, mais le nom était ce qu'un individu avait de plus personnel, et par conséquent, le nom était la première étape vers une réelle intimité. N'osant pas continuer mes mots, je posais ma main sur son épaule et son bras, l'a ou les pierres propulsées par mon sort l'avaient toucher. Je ne sentais aucun bandage sous ma main, mais je n'osais pas soulever le manche de son haut pour dévoiler sa peau et de potentiel cicatrices. Je serais dégoûtées a vie de ma propre personne.

-Tu es guéris ?

Il y avait un mélange d'espoir, inquiétude et de désolation dans ma question. Je ne savais même pas moi meme si cet phrase tenais d'une affirmation ou d'une interrogation. J'avais entendu dire qu'il a passer quelques nuit a l’infirmerie, doper a fond de calmants et d'anti-douleurs. Je n'avais pas oser lui rendre visite. J’étais trop lâche. Au moins, aujourd'hui il était sorti, il était la, et si j'aurais a affronter les conséquences de mes actes, ce serait se soir.

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MessageSujet: Re: Au Hasard. [U.L]   Sam 22 Sep - 17:04

En vérité, y avait-il seulement une seule bonne raison pour laquelle il aurait dû partir plutôt que de la rejoindre aussitôt l’avait-il reconnu ? Le temps passe et emporte avec lui beaucoup de souvenirs, beaucoup de bon moment passé, mais rien de ce qu’il arrache n’est transparent. Tout ce qu’il avait vécu avec elle était resté gravé en lui, marqué dans sa chair. Qu’il soit aujourd’hui épris d’une autre, qu’il soit décidé à ne plus effleuré le passé, il l’avait, malgré tout, dans la peau.

Un peu comme si son retour avait éclairé son esprit, il se rendait compte que beaucoup d’habitude prit avec elle ne l’avait pas quitté. Comme essuyer le goulot de la bouteille de vodka après avoir bu une gorgé, même quand il était seul ! Des fois il se croyait dingue ! Et puis d’ailleurs, pourquoi elle voulait toujours qu’il l’essuie ce truc à l’époque ? Ce n’est pas comme si ils couchaient ensemble ! Sophie avait toujours eu des manie un peu étrange, même complètement stupide. Comme quand elle entortillait ses cheveux sans gènes en le regardant ! Ne savait-elle donc pas que tout le monde SAVAIT ce que sa signifiait ?! Elle n’avait aucune retenu, aucune pudeur, aucun sens moral, pas la moindres envie de passer inaperçu. Elle était tellement contraire à lui, si attaché au secret de sa vie privée. La dernière fois encore ! En cours de potion elle avait failli tout dévoiler, certes, contre sa volonté, et puis l’autre poufsouffle l’avait bien mérité, leur passé. Ulrich était Mister bon sang ! Si il se faisait prendre à faire le moindres truc louche ou contraires à l’idéal commun, il serait un poids pour sa maison, et ça, il ne pouvait pas se le permettre. Elle rendait les choses compliqué, elle ne lui apportait rien de bon, et pourtant, dieu qu’il voulait la voir, la prendre dans ses bras, l’embrassé comme avant et oublie auprès d’elle tout ce qui l’empêchait d’être libre. Elle était sa liberté.

Elle lui manquait. Déjà parce qu’avec elle il n’avait pas besoin de jouer un quelconque rôle. Gentil ou méchant, elle faisait avec, mais aussi parce qu’elle était dingue. Des fois capricieuses, égoïste, mais toujours affreusement humaine. Elle changeait d’avis comme de chemise, et puis des fois, acceptait tout et n’importe quoi. Avec elle rien n’était jamais pareil. Elle était… Elle était sa Juliette. Ulrich avait le cœur lourd en pensant que ce ne serait plus jamais le cas. Il ne pouvait plus faire marche arrière. C’était impossible. Au moment même où il avait vu la baguette de la serpentard se pointer vers lui, il avait compris que s’en était finit. Après ça, quel importance qu’il passe plusieurs jours à l’infirmerie, surtout pour comprendre une fois de plus qu’il avait tout louper, avec elle, avec Katie, avec tout ce qu’il n’avait jamais entrepris.


-Ça m'arrive. De temps en temps. Quand il fait frais comme ce soir par exemple.

Son cœur se serrait un peu plus quand il la regardait comme ça. Idiot, il était idiot. Il pensait à trop de choses et pourtant, ne réfléchissait pas assez pour savoir que c’était une mauvaise idée de se rapprocher petit à petit d’elle comme il le faisait. Il espérait. Il espérait beaucoup de choses, mais surtout qu’elle comprenne. Qu’elle sache qu’il souhaitait tant que tout redevienne comme avant, ou presque. Il voulait la voir sourire, la voir rire rien qu’avec lui, même qu’elle se tortille les cheveux en public ! Pour ça il serait prêt à tout, même mieux ! À essuyer le goulot de la prochaine bouteille de vodka après avoir bu s’il le fallait.

Ulrich regarda le toit de l’abri l’air penseur. Que dire ? Un blanc les séparait. Leur dernière rencontre n’était pas très glorieuse, mais lui s’en fichait. Et elle ? Est-ce qu’elle le regrettait ? Ou lui en voulait-elle encore ? En fait, quelle importance ? Ulrich et Sophie avait passé tant de temps à ne pas se soucier de ce qui les entouraient ou de ce qu’ils se disaient, ce qu’ils faisaient que maintenant qu’ils ne pouvaient plus être comme avant, face à quelque chose d’important, se perdaient. Ils étaient perdus. Oui, non, pardon, ne t’en fais pas, ce n’est pas grave, je t’adore, moi aussi, tous ses mots n’avaient pas de réels sens. Un regard, un seul et elle saurait qu’il lui aurait pardonné d’avoir assassiné sa propre mère.


-Elle te va bien. C’est très… vert.

Nouveau blanc. Bon et si il essayait de…

-Ulrich, je m’excuse...

Nouvelle pause. Décidément, ça n’en devenait vraiment pas drôle. Surtout que… hé bien... elle avait dit « Ulrich ». Entendre son prénom dans sa bouche était quelque chose de doux et en même temps de... cruellement insatisfaisant. Peut-être attendait-il quelque chose de plus intime, entre eux d’eux. Un Roméo ne lui aurait pas déplu, même si dans la situation actuelle, c’était plutôt déplacé. Mais… mais il ne voulait pas ne plus l’être. Ces surnoms c’étaient les leurs. Leurs noms secrets, que personnes ne connaissaient, comme un mot de passe, quelque chose de précieux que personne ne pouvait altérer. Et là, elle l’avait brisé. A moins que ce ne soit lui. Dans la salle commune, avait-il dit Juliette ou Sophie ? Il ne savait plus. Espérait avoir dit son surnom pour ne pas être celui qui avait radicalement mis fin à leurs jeux. Mais craignait qu’en réalité, il se mente à lui-même. Elle n’avait aucun tort, Ulrich la connaissait. Il savait. Jamais elle n’aurait accepté de voir qu’il l’avait quitté pour une autre. Il aurait pu être plus doux, plus sage. Il avait joué avec le feu, jouer avec son sens de la propriété et il avait encaissé ce qu’il avait semé.

Ulrich posa sa main sur celle de la jeune fille. Que dire?


-Tu es guéris ?

« Oui je suis guéris, ne t’en fais pas » Non, il ne le lui dirait pas. Jamais. Ulrich serra un peu plus fort la main de la jeune fille. Il sentait dans sa voix une pointe de tristesse, voire de désespoir. Elle était inquiète. Et il n’aimait pas ça. Il n’aimait pas ce tremblement dans sa voix, ni même ses yeux à deux doigts de pleurer si il lui disait que non, il détestait cette ambiance lourde et sans mots. La vie était un jeu. LEUR vie était un jeu.

Ulrich se leva baissant les yeux sur elle d’un air froid et distant puis les leva vers le lac. Si grand, si sombre. Pas un brui, mis à part celui que Sophie faisait en battant des pieds. Le serpentard fit marche arrière, comme si il allait partir loin d’elle, puis, s’arrêta. La regarda une nouvelle fois, un léger sourire apparaissant sur ses lèvres et couru en direction de l’eau ou il fit un plongeons de prince dans le lac. Il ressortit plusieurs mètres plus loin.


-Si tu veux savoir si j’ai encore des marques, viens donc me déshabiller.


Un large sourire apparut sur ses lèvres tandis qu’il dégustait déjà à l’avance, les effets de sa provocation.


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MessageSujet: Re: Au Hasard. [U.L]   Dim 17 Mar - 17:02

Au fond de moi je voulais hurler. ''JE T'AIME ULRICH". Je voulais qu'il le comprenne, qu'il sache que je le déteste de me mettre dans cet état, et que cette haine est d'autant plus forte que l'amour était présent. Je t'aime Ulrich. Je t'aime, tu m'as manqué. Maintenant que je ne peu plus t'avoir je te désire plus que tout. Plaque tout, oublie Katie, oublie la, oublie les autres et viens verre moi. Je te ferrais voir le paradis et l'enfer, je te ferrais gouter au nectars et au miel, je serais tes nuits et des jours. Reviens moi. Je voulais qu'il sache a quel point ma vie était devenue idiote. Plusieurs choses sont devenues idiote. Comme mon chat qui laissait des traces parfaitement parallèles sur mes poignets (du moins, c'est que ce que faisait croire), ou ces pilules qui disparaissent mystérieusement, ou cet envie de vomir qui me prend après chaque repas, ou tout simplement moi, tellement ridicule a m'etre laissée allée avec le premier bel inconnu, en pensant qu'il resterait.

Ulrich était comme un fardeau, mais en mieux. Il était comme ces ballons remplis d’hélium tout léger qu'on garde dans sa main pour ne pas qu'il s'envole, et qu'au bout d'un moment, sa légèreté devient tellement insignifiante qu'on l'oublie et le lâche. Et il part, s'envole dans les airs, se perd et devient irrécupérable. Alors pour éviter ce drame, on attache la ficelle a notre poignet, s'assurant qu'elle reste la. Mais que la corde soit accrochée au poignet ou tenue dans notre main, elle reste la, et nous empêche de faire pleinement nos actions, entravant nos gestes, mouvement, et utilisation de chacun ce nos membres.
Pourquoi est-ce que je raconte ça au juste? Ah oui, parce Ulrich était cet part qui, même inconsciemment, pesait constamment sur mes pensées, et il pressentait un obstacle a celle que je devrais etre vraiment.
Ce mec, c'est une plaie. Et pourtant je l'aime.

Et ce connard (parce que oui, s'en était un) avait entrepris de me provoquer. Me défier de le rejoindre dans l'eau pour regarder ces caprices? C’était limite une invitation a un bain de minuit, voir plus. Encore une fois, la petite Sophie se retrouvait partagée entre plusieurs sentiments. D'abord le degout d'un homme non célibataire qui me provoquait. Du genre quoi, que je savais pas? Je n'avais pas la moindre envie d'etre une seconde option, un coup d'un soir, même si j’étais certaine que Katie etait trop prude pour avoir coucher avec mon Ulrich. Et même si cela s’était passer, elle ne sera jamais aussi bonne que moi. Mais après une deuxième réflexion, c'est ça que j'aimais, non? Mon type de mec c'etait justement les mecs en couple. Arracher un homme a sa compagne pour l'avoir en ma possession, ne serait-ce que l'espace d'une seule nuit était la chose la plus délicieuse qui puisse exister. Ce dire qu'on vaut mieux que quelqu'un, séduire.
Et pourtant je m’étais dit que j'allais rester sage pour reparer les liens brises entre lui et moi. Je devais me tenir a ma parole. Je le devais... Mais en meme temps il est tellement beau! Regarde le, mais juste, regarde le bien, avec sa chemise blanche mouillée qui lui colle a la peau et ses cheveux plaques en arrière et ses yeux et ses lèvres et..
Putain.
Je pouvais encore me lever et tourner le dos a ce pécher. Ce n’était pas encore trop tard. Je pourrais lui donner l'air le plus ridicule du monde en me levant et le laissant comme ca, geler dans l'eau froide. Je pourrais me lever et prendre ses chaussures et partir et ce serait exactement ce que Sophie Watson aurait fait si elle n’était pas amoureuse. Merde quoi, fuck l'amour. Et puis finalement, pourquoi pas. Il faisait déjà suffisamment froid comme ca, quelques degrés de plus n'allais pas changer grand chose. Et qui sait, peut-etre qu'on arrivera a faire venir par magie une bouteille de vodka et pour se réchauffer, quand l'alcool ne suffira plus et qu'on sera bien bourrer, on cramera ce hangar avec les canots en bois et on chantera autour du feu avant de se faire expulser.
Ou alors je pourrais tout simplement dire que j'avais froid et réclamer un calin.

La dernière option semblait la meilleure. Je ne laissais rien paraitre de ma réflexion intense et me contenta de sourire doucement. Puis je retirait ma veste, la posa aux cotes des chaussures d'Ulrich avant de me laisser glisser doucement, trop doucement dans l'eau. Elle etait glaciale, gelée, noire et presque meurtrière. Je m'imaginais devenir toute pale alors que j'essayais de retenir mon visage de se défigurer en une grimace. Ma robe remontait, collait a ma peau, et pour une fois je me sentais mal a l'aise dans cet tenue qui ne me couvrait pas assez face a un garçon. Je fis rapidement quelques brasses pour me réchauffer avant de rejoindre Ulrich, faisait un effort surhumain pour ne pas claquer des dents. Puis c’était plus fort que moi, j'arrivais face a lui et m'accrochait entièrement a lui, mes bras autour de son coup et mes jambes entourant sa taille. Frileuse comme j’étais je cherchais dans cet étreinte le maximum de chaleur, tout le reste de son sang bouillonnant que je pouvais prendre même dans cet eau. J'en profitais pour passer une main sous sa chemise, a l'endroit ou les cicatrices devraient etre. J'en sentis quelques unes, sur les épaules et son torse. D'accord. Je venais de me dégoûter. Je n'osais pas regarder plus, et retirais ma main le plus rapidement possible, resserrant mon étreinte par la même occasion.

J'avais enfouie ma tête dans le creux de son cou, réalisant qu'en fait, des cicatrices, c’était sexy. Et soudain, une vague de satisfaction me frappa: je venais de marquer Ulrich comme ma propriété. Peut-etre pas au fer rouge, mais au moins il avait des traces qui lui resteront longtemps. Des traces plus importante encore que les griffures d'une nuit trop torride ou la marque de doits qu'entraine une claque. Je venais de m'inscrire en lui, sur lui, sur sa peau. Mais je l'avais fait dans la haine, dans la rage, d'une manière la moins honorable possible, surtout pour un Serpentard. Alors sans meme me rendre compte, j'avais deja laisser quelques larmes se mêler a l'eau du lac, silencieusement. Je pleurais trop souvent. Et trop ouvertement. Ce n’était pas normale. C'est la deuxième fois que je pleurais en présence d'Ulrich. Il m'avait quitter dans les larmes, il me retrouve dans le même état.
C'etait pathétique de ma part, et je n'y pouvais rien, si ce n’était me coller a lui un maximum en murmurant des excuses a peine audibles.

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MessageSujet: Re: Au Hasard. [U.L]   Dim 17 Mar - 18:05

Il la regardait. Elle le regardait. Ils étaient si proches. Il s’était éloigné. Elle le rejoindrait. Il le savait. C’était comme une douce mélodie dont il en connaissait toutes les notes, toutes les pulsations sans jamais s’en lasser. Il l’adorait. Elle l’adorait. Il la prendrait dans ses bras et elle l’étreindrait. C’était leur mélodie. C’était eux. Leurs sentiments. Leur façon de s’exprimer. Si lui n’étais pas doué pour communiquer ses émotions, elle cachait les siens admirablement bien. Ils étaient si pareils et si opposé. Ils étaient comme deux instruments, jouant la même mélodie sur des gammes différentes. Il ne pouvait pas se passer d’elle et elle s’accrochait à lui comme si loin de ses bras, le souffle lui manquait. Comment en étaient-ils arrivés là ? Ulrich se posait constamment cette question. Il lui arrivait tellement de truc foireux qu’il terminait toujours par penser que dans tous les cas, le spectacle devait continuer. Alors il avançait, les yeux bandé vers un futur incertain.

Ho Juliette, belle Juliette… Ils c’étaient passés tant de choses depuis cette première nuit qu’ils avaient passé ensemble. Leur histoire était loin d’être aussi romantique que celle de Roméo et Juliette mais ils arrivaient malgré tout à la rendre tout aussi dramatique. Si seulement ils pouvaient tout reprendre. Non. Ulrich n’aurait jamais recommencé à zéro. C’était égoïste mais… il n’aurait pour rien au monde échanger leurs échanges passionné et sans lendemain contre une véritable histoire. Parce qu’elle était la liberté dont il avait besoin. Ulrich passait son temps à essayer de contenter tout le monde qu’il se retrouvait constamment prit entre deux murs. Elle était la porte qui l’emmenait vers la liberté. Elle lui faisait peur. Elle était son envie. Ses caprices. Ses besoins. Sa drogue. Sa tentation. Elle était le mal incarné et en même temps sa bouffé d’oxygène. Mais… elle l’avait abandonnée. Dans le fond, il ne lui avait jamais pardonné.

Oui. Ulrich était en colère. Il était furieux contre elle. Mais autant qu’il la détestait pour l’avoir abandonné, il mourrait d’envie de se perdre corps et âme en elle. Sa raison l’incitait à partir, à s’éloigner d’elle. C’était Sophie ! Sophie ! Pas Katie ! Katie était belle, douce, gentille, elle était toujours là quand on avait besoin d’elle, une sortes de pilier sur lequel on pouvait compter et Sophie… Sophie était une brise légère et douce, une odeur de délicate qu’on ne pouvait s’empêcher de suivre dans la rue, un moment exquis mais éphémère. Si Ulrich avait eu la chance de pouvoir sentir les odeurs, elle serait sont Amortentia.

Et elle glissa une jambe dans l’eau. Puis une seconde. Les clapotis de l’eau était leur seule musique. Ulrich s’approcha un peu plus prêt de l’eau quand il la vit tressahir a son contact. Il n’y avait pas pensé, mais il est vrai que l’eau devait être glacée. Sa robe remonta le long de ses jambes. Il l’avait déjà vu nu un paquet de fois mais sur le coup, il se mit à rougir. C’était… gênant. Comment pouvait-on ignorer ce qu’ils avaient vécu ensemble ? Rien que d’y repenser, Ulrich mourrait d’envie de recommencer et pourtant, il était si… prévisible. Ulrich ne ferait jamais rien contre Katie. Il l’aimait. C’était ainsi. Et devoir résister était bien cruel. Mais s’il ne le faisait pas… comment pourrait-il la regarder en face ? Ho Juliette… Elle n’imaginait même pas à quel point elle lui faisait mal. Et le pire… c’est qu’il en redemandait. Encore. Toujours. Elle s’approcha de lui, tandis ses mains vers lui et il l’approcha de son corps, l’enlaçant comme il ne l’avait plus fait depuis bien longtemps.

Ses jambes autours de ses hanches, ses bras autours de son cou, Ulrich était son prisonnier. Il posa ses mains dans son dos, la tenant fermement contre lui et posa sa tête sur son épaule. Ils restèrent là, tranquillement. Ulrich guettait le moment où elle cesserait de trembler. Mais au lieu de cela, il vu son bras bouger. Elle devait sans doute essayer de toucher pour voir s’il était blessé. Ulrich se laissa complètement aller sur son épaule. Beaucoup de ses blessures étaient disparut mais quelques marques étaient encore visible le long de son torse et de son dos, là où les blessures étaient plus profonde. D’après l’infirmière il faudrait encore environs un mois pour que tout soit effacé. Dans un mois, cette dispute n’aura jamais eu lieu. Plus rien ne sera là pour le prouver en tout cas. Tant mieux. Ulrich ne voulait pas s’en souvenir. Elle retira sa main, un peu rapidement de ce qu’il put apercevoir. Il la dégoutait. Ou elle s’en voulait ? Elle c’était excusée. Ulrich remonta sa main à son cou et pressa son visage contre lui. Il l’entendit s’excuser si faiblement qu’un moment il crut l’avoir rêvé.


-Ho Juliette… Oublie tout ça. Ça n’a plus d’importance.

Ulrich l’écarta de lui pour découvrir ses yeux pleins de larmes. Il passa un de ses doigts de long de ses joues pour en essuyer la larme et lui sourit. Elle lui avait tant manqué. Sa présence, ses lèvres, ses yeux, sa voix, son âme… tout en elle était comme un oxygène qu’il retrouvait enfin.


-Quel est le prix à payer pour te voir à nouveau sourire ?

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MessageSujet: Re: Au Hasard. [U.L]   Lun 18 Mar - 18:28

Pourquoi je ne pouvais pas etre comme toutes ses filles qui vivaient des histoires d'amour a la tarte aux framboise? La mienne ressemblait étrangement a une tarte au kiwi trop cuite avec des traces d’épinard, trop verte, trop cuite, trop fraiche et a la fois trop mur. C'est marrant comme toute la vie consistait a essayer de trouver un juste milieu a tous les éléments nous entourant: l’excès était nefaste, disait-on. Oh, qu'est-ce qu'on peut entendre de ces proverbes a la con sur la quantité des choses. "Mieux vaut trop que pas assez", "souviens toi, met en moins, tu pourras toujours rajouter"... Y'en a marre a la fin. J'avais opter pour l'option la plus radicale et qui me permettait de profiter le plus intensément de chaque instant: l’excès a volonté. Jamais trop de haine, trop de poudre ou de canon, trop de chair vif et de sang. Jamais trop d'amour non plus, trop d'orgasme et de suçons, de cris étouffés et de respiration saccadées. Jamais trop de chocolat, trop de calories, trop de bierreaubeure ou trop de vodka.
Il y avait juste trop d'Ulrich. Et trop de Katie. Mister Serpy par la, miss machin par ci, gna gna gna. Trop, c'est péjoratif. Et il y a certaines formes de douleurs auxquelles ont s'y fait au point d'en prendre plaisir, ca, c'est la partie ''trop d'Ulrich". Puis il y a l'autre forme de douleur qui te fait saigner des oreilles et crier a t'arracher les poumons et la seule chose qui te passe par la tête est de sortir ta baguette et exterminer celle que tu ne supportes même pas de voir en peinture. Ca, c’était pour la partie "Katiej'aimepas".

Non mais quoi, vraiment. C'est pas comme de la cuisine, il ne suffit pas de mélanger de la mélasse a de la citrouille pour que ça donne quelque chose d'a peu près correcte et mangeable. C'est plus sur un plan guerrier comme Hitler qui avait décider de débarrasser la terre de tous les êtres qu'ils considérait inférieur a lui. Et même si tout le monde trouve qu'il est un grand scélérat, c’était parce qu'il y avait une part de crainte. Et derrière chaque part de crainte se cachait un soupçon d'admiration. Parce qu'avouons le, Hilter était juste un petit gugusse modeste qui a quand meme réussis a devenir Chancelier du Reich juste par sa parole et au final a exterminer toute un petit monde. De même que le seigneur des ténèbres qui n’était qu'un vulgaire élève trop curieux, et il est aujourd'hui le sorcier le plus puissant.
Il fallait du sacrifice, il fallait partir de rien pour arriver a la perfection. C'est pareil pour l'amour. Il faut préparer son terrain, éliminer les ennemis et la concurrence, garder au chaud les atouts utiles et laisse mijoter au feu.

J’étais peut-etre vulnérable, ainsi accrochée a Ulrich, mais lui aussi l’était. Je me laissais aller dans cet étreinte chaleureuse et réconfortante. Pour une fois il était a moi, que a moi. A moi et a ce lac qui nous tenait prisonnier de son eau gelée, de sa profondeur noire et de ses mystères. Ulrich me tenait de ses bras, je le tenais de son coeur. Il était bien trop émotionnel et attacher pour pouvoir m'oublier comme ca, sinon, pourquoi serais-je encore dans ses bras? Pourquoi me tiendrait-il contre lui comme s'il avait peur que je coule au fond de ces eaux, que je me noie? Lui aussi il avait peur que je lui échappe une fois de plus. Je commencais a le sentir maintenant, son dilemme. Il aimait Katie, mais il me voulait, moi aussi. Me trompe-je? Une lueur d'espoir reprit. Dans une bataille, j’étais toujours la gagnante, mais cette fois, j'allais gagner la guerre aussi.

-Ho Juliette… Oublie tout ça. Ça n’a plus d’importance.


Je m’étais déjà calmer a ce moment la, ma main caressant doucement les cheveux de mon beau gentlemen. Je n'allais pas l'oublier, ca avait de l'importance, mais j'allais arrêter de me torturer l'esprit avec ça car en effet, c’était passer. Je le laissais me regarder, essuyer les dernières larmes qui devaient surement etre des gouttes d'eau du lac. C'est vrai qu'il était beau. J'avais de bon gouts, et la miss moche aussi. Alors c’était ça etre amoureux? Etre amoureux et accepter de l'etre plutot que de repousser cet idée idiote en se disant qu'on valait mieux que ça? Je me demandais ce que ca ferait si un jour Don Juan tombait amoureux. Si même l'homme ou la femme la plus invincible et imperturbable tombait amoureuse. Ce serait intéressant d’étudier chaque changement dans leur caractère, chaque trait de cet etre nouveau qui renaissait de l'amour. Quand je me voyais moi même je trouvais déjà les changements assez drastiques, donc si l'amour touchait quelqu'un de pas banal?
Ce serait le monde a l'envers.


-Quel est le prix à payer pour te voir à nouveau sourire ?


Oh tiens. Parce qu'il m'avait déjà vu sourire? D'un sourire sincère et non pas un de ses sourire aguicheur qui en disaient long sur mes pensées? Ou un de ces truc ironique, sarcastiques ou méchant qui s'affiche parfois sur mes lèvres? Peut-etre. Et peut-etre qu'il y avait aussi vraiment un pris a payer a tout ca, je ne sais pas. Rien était gratuit de toute manière. Le truc qui cloche, c'est que moi même je ne sais pas ce qui me ferrait sourire. Je ne sais même plus quand c'est la dernière fois que je n'ai pas forcer un sourire sur mon visage. Même si Ulrich me disait qu'il m'aime je ne sourirais pas, je serais heureuse et satisfaite et je savourerais ma victoire sur miss moche mais je ne sourirais pas. Du moins, c'est ce que je me disais. Peut-etre s'il m'embrasse? S'il me faisait oublier, ne serait-ce l'espace d'un instant, tous les soucis qui pèsent sur mes épaules? Peut-etre que si je me deconcais un peu et essayais de m'amuser? Peut-etre.


- Je ne sais pas. Va savoir. Trouve toi même.


Alias ''je suis désolée je ne peux pas t'aider je ne sais pas moi même ce qui me rendrais heureuse je sais je suis bizarre mais voila excuse moi''. Quelle bouffonne tu es Sophie. Non et puis c’était tellement plus.. romantique, d'avoir le garçon qui part a la quête du bonheur de sa princesse, surtout qu'Ulrich semblait si entiché a cet histoire de Romeo et Juliette. Pas que ca me gênait, au contraire, je ne me plaindrais jamais d'avoir un chevalier servant qui me chouchoute a longueur de journée. Un leger silence s'installa le temps que nous digérions tous les deux ces mots vide de sens. Il n'y avait de nouveau que les bruitages nocturne, a peine flippant qui se faisaient entendre. Pendant se temps la, j’étais toujours accrochée a Ulrich grelotant un peu, le regardant. Et puis..

- Romeo, embrasse moi.

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Sophie Watson

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Ulrich Liechtenstein
Assistante de Potions



Masculin
Nombre de messages : 2628
Date d'inscription : 29/06/2008

Feuille de personnage
Particularités: Masochiste
Ami(e)s: Hazel Woodley dans mes plus grands fantasmes
Âme soeur: Katie Bell, mais ça ne change rien au fait que je vais en épouser une autre.

MessageSujet: Re: Au Hasard. [U.L]   Mar 19 Mar - 16:14

Tout a toujours un prix. Dans ce monde, on pouvait tout acheter. Que ce soit de la breloque sur le marché à l’amour d’une femme. C’était bien malheureux mais nous étions tous corruptible. Pas forcément par l’argent. Il y avait de nombreux moyens de faire plier quelqu’un. L’amour, les sentiments, un désir caché, la promesse d’un rêve enfantin… avec la magie, presque tout était possible. Et à poudlard, c’était un peu la même chose. Tout le monde désirait quelque chose et pour acheter le silence d’une personne, rien de mieux que d’avoir des arguments pour faire plier quelqu’un a sa volonté. Les plus faibles se laissait prendre par des menaces en l’air, d’autres avaient besoin qu’on leur fasse comprendre leurs intérêts à coopérer et pour certain, donc Ulrich faisait largement partie, il ne suffisait que d’un mot, d’une phrase. Ulrich était un être facilement manipulable pour qui savait par quel bout le prendre. Son point faible ? Ses sentiments. Il suffisait qu’il sache qu’une personne à qui il tenait été menacé pour coopérer sans délai. Et sur la liste des personnes qui savait très bien jouer avec lui, il y avait Sophie.

Il aurait dû lui en vouloir à mort. Après tout, qui manipule ses amis ? Pire ! La personne qu’on aime ? Et bien elle, elle le faisait. Sophie n’avait aucun scrupule à agir de manière peu honorable tant qu’elle obtenait ce qu’elle convoitait. C’était un trait de caractère récurent chez les serpentard et donc, il n’en était pas choqué. Mais tout autant qu’il savait qu’elle ne lâcherait pas le morceau tant qu’elle n’aurait pas obtenu de lui tout ce qu’elle voulait, il savait aussi que le seul moyen de la garder sous son contrôle était justement de ne pas lui céder. Ulrich jouait au jeu du chat et de la souris avec elle depuis le début. Depuis le début toute cette histoire n’était qu’un jeu. Quand il avait commencé à avoir des sentiments sincères pour elle, elle l’avait juste ignoré, sans un mot, sans une lettre. Puis ils s’étaient retrouvés. Et la même histoire avait recommencé. Dès qu’un peu de sentiments étaient entré en jeu elle s’était défilée. Pour cette fois-ci, disons qu’elle avait l’excuse de son départ précipité pour Beauxbaton. Mais pas une lettre, pas une carte, un mot, une missive, n’importe quoi pour lui dire « hey Ulrich, je vais bien. Xoxo. A plus. » Et maintenant quoi ? il devait tout plaquer pour retrouver près d’elle et au moment venu, elle s’enfuirait ? Ulrich lui avait toujours céder, et elle était partit. Il ne cèderait plus alors. Tout comme elle savait jouer avec lui, il avait appris à ses dépens comment se jouer d’elle. Sophie convoitait ce qu’elle ne pouvait avoir et si jamais elle en avait marre de lutter, elle se rabattait sur quelque chose de facile pour lui redonner le morale avant de replonger dans sa lutte agaçante. Ulrich avait été ce type la première fois, le type facile. De l’alcool dans le sang et une belle fille qui ne demandait que ça… pas besoin de plus pour détruire sa barrière de moralité.

En le retrouvant elle c’était attendu à ca : qu’il lui cède, comme toujours. Parce qu’il faut l’avouer, c’était facile, agréable et sans lendemain. Un genre de sexe entre amis. Jusqu’à ce qu’elle se barre. Mais cette fois-ci il avait Katie dans sa vie et sa barrière de moralité était remontée en flèche. Il avait déjà trop déconné. Entre l’alcool, les mensonges et sa facilité à détruire une relation stable en deux mots, il n’allait pas non plus mettre dans le tas Sophie. D’ailleurs, si il pouvait cacher à Katie qu’il l’avait vu… et encore un mensonge. Ulrich les collectionnaient. Le jour où il devrait s’expliquer sur tout… il allait être mal. Parce que bien sûr, un secret ne le reste jamais bien longtemps. Pas quand on est plusieurs à le connaitre. Et quand il pensait « plusieurs », il pensait « Sophie ». Jusqu’où irait-elle pour qu’il lui cède ? Serait-elle prête à tout balancer à Katie ? Oui. C’était certain. Elle était même prête à en dire un peu trop… quitte à mentir légèrement sur les bords. Ulrich devait contrôler ça. RAAAH pourquoi ne lui avait-il pas dit la vérité quand elle était venue le voir à l’infirmerie ? Elle aurait déjà cessé de penser qu’il la trompait avec Ambre. Elle se serait mise à soupçonner Sophie du coup, ce qui n’était pas spécialement mieux... Parce que Sophie aurait confirmé que ce soit vrai ou non. Alors qu’Ambre l’aurait juste ignoré. Ou aurait été tellement dégouté que rien qu’en la regardant, Katie aurait su que c’était faux.

Bref, Ulrich était dans une merde pas possible. Comme toujours quand cela concernait les relations amoureuses dans son cas. Ne pouvait-il avoir une relation normale ? Du genre lui et Katie sans petit détails qui viennent tout foutre en l’air. En réalité il était totalement responsable des problèmes qu’ils rencontraient. Après tout c’est lui qui n’assistait plus aux entrainements, qui zappait leur rendez-vous quotidien le jeudi après les cours et les week end qu’il annulait les uns après les autres. Mais Ulrich n’avait juste pas envie de se retrouver seul avec elle. Parce que seul elle lui posait des questions auquel il ne voulait pas répondre. Et comme ils étaient en pleine période d’examen, il avait une excuse toute trouvé. Parfait.


-Je ne sais pas. Va savoir. Trouve toi même.

Mais bien sur… comme si elle ne savait pas exactement ce qu’elle voulait. Dans le fond, pourquoi lui avait-il seulement demander ? Il était bien trop gentil. Et ce n’est pas parce qu’il se faisait cette réflexion qu’il allait y changer quoi que ce soit. Ulrich leva les yeux au ciel et la serra un peu plus contre lui.

-Mh…
Il approcha ses lèvres à son oreille. Vodka ? Whisky ? J’ai quelques bouteilles dans une de mes cachettes. Bon… plus autant qu’avant parce que j’en ai descendu quelques une avec la préfète de poufsouffle mais… il en reste suffisamment pour nous deux. Un large sourire s’étendit sur ses lèvres. J’en ai une de Finlande…

Haha, avec ça il était sur de l’avoir. La dernière fois qu’il en avait bu c’était avec elle, dans la salle commune, le soir de leur rencontre. Il l’avait même acheté dans l’idée de la partager avec elle mais comme elle était partit… elle était resté là. Dans l’habitacle du banc de pierre dans le parc de la tour. Une bonne cuite, quoi de mieux comme remède aux chagrin d’amour ?

-Romeo, embrasse-moi.


Ulrich passa la main dans ses longs cheveux en lui caressant la nuque. Voilà. Elle l’avait dit. Le prix. La dernière fois qu’il ne l’avait pas payé il avait fini à l’infirmerie. Et il savait que s’il ne le payait toujours pas elle ne recommencerait pas. Déjà elle n’avait pas sa baguette, elle n’était pas ivre et il était plus fort qu’elle. Dans la situation où ils étaient, elle était totalement à sa merci. Et elle n’attendait qu’une chose : c’était qu’il en profite.

-Je ne peux pas.

Non… ce n’est pas qu’il ne pouvait pas. Ni qu’il ne voulait pas. C’était mal. Ce n’était pas une bonne idée.

-Ton prix est trop élevé pour un simple sourire Juliette…

Ulrich immobilisa sa main dans sa nuque et plongea ses yeux dans les siens.


-Mais puisque c’est ce que tu veux…


Ulrich plaqua ses lèvres contre celle de Sophie et l’embrassa comme si rien n’avait changé. Comme si ils étaient encore dans cette chambre d’hôtel après leurs dernières retrouvailles, comme si entre temps, c’était seulement écoulé une heure.

-Voilà le prix pour ton silence.


Ulrich se détacha de Sophie sans aucun autre mot et se dirigea vers le hangar pour se rhabiller. Tout avait un prix. Tout pouvait s’acheter. Et il venait de se payer la discrétion d’un nouveau mensonge.



CLOS

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