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~ Dance until you're dead. [PV D.]

 
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 ~ Dance until you're dead. [PV D.]

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Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



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Localisation : Cachée.
Date d'inscription : 03/09/2011

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Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: ~ Dance until you're dead. [PV D.]   Ven 20 Juil - 0:31

C’était Emma, ma voisine à Londres, qui m’avait proposé cette sortie. Elle avait deux ans de plus que moi et nous nous croisions depuis de nombreuses années déjà, toujours sur le seuil de nos portes respectives. Au début, on se jetait des coups d’œil un peu méfiant. Et puis un jour elle m’avait dit bonjour, et le lendemain, je lui avais demandé son prénom. Je n’étais jamais là et nos petites entrevues n’avaient lieu que pendant les quelques vacances où je revenais ici, dont celle d’été. Ce soir-là, alors que je rentrais d’un après-midi au parc, je retrouvais Emma devant sa porte, jurant contre elle-même. Elle avait visiblement oublié ses clefs et son frère ne serait pas de retour avant dix-huit heures. Et nous n’étions que trois heures de l’après-midi. Alors, dans un geste complétement étonnant et dévoué de ma part, je lui avais proposé de venir se réfugier dans mon salon avec une tasse thé. Deal accepté, cinq minute plus tard nous commencions à bavarder timidement autour d’une théière et de quelques biscuits secs. Je lui sortis mon baratin habituel, que j’étais dans une école pour enfant en difficulté et elle s’en étonna et sembla même compatir. How sweet ! Je ne vis même pas le temps passer et alors que nous nous étions callé devant une rediffusion d’un épisode de Friends, la voisine réalisa qu’il était l’heure. Je la raccompagnais à la porte et tandis qu’elle en quittait le seuil, elle finit par se retrouver, hésitante.

- Ce soir, je sors avec des potes. Tu veux te joindre à nous ?

… J’hésitais une demi-seconde puis acceptai d’un ton qui se voulait enjoué bien qu’au fond, j’étais légèrement réticente. Bon, nous avions abordé les sorties durant notre discussion et il semblait que c’était une bonne fêtarde et moi, j’avais eu le temps de me perfectionner cette année –ma dernière cuite à la fête champêtre, je ne l’avais pas oublié. Alors pourquoi pas après tout ? Je n’étais jamais encore sortie explorer Londres de nuit et j’adorais déjà la capitale en plein jour. Je faisais confiance à la jeune fille pour m’amener dans des coins sympathiques et au pire, je trouverais un prétexte pour fuir. J’informais Madame Arendts de ma sortie et elle hocha la tête sans rien dire : comme toujours, elle me laissait vivre sans trop chercher à comprendre et à savoir ce que je fichais. J’avais cependant gagné un très bon point en amenant Prudence à la maison durant le début de l’été : la Serdaigle avait fait très bonne impression avec ses serre-têtes et ses foulards so chic. Au moins, ma famille d’accueil avait pu voir que j’avais des fréquentations acceptables et puis au pire, je m’en fichais pas mal de ce qu’ils pensaient. Et visiblement eux aussi car après tout ils me laissaient partir trois semaines avec Hadrian aux USA. Or si vous suivez la logique, j’avais rencontré mon petit ami à l’école et donc, dans un établissement pour enfant à problème. Donc Hadrian était un gosse à problème. Mais je partais aux States avec lui. Tout ceci n’était pas du tout, du tout tordu.

Je me préparai donc avec minutie. N’ayant aucune idée d’où j’allais être trainé, j’optais pour les fringues qui pouvaient passer un peu partout : la robe noire en mousseline dos nue, et des talons en pailles et en cuir. Ni trop habillée, ni trop désinvolte. Au pire, si je me retrouvais dans un bar miteux, je passerais pour la fille classe. Je laissais mes cheveux tomber le long de mes épaules et me contentai d’un maquillage basique et habituel sans extra. Je n’étais pas le genre pot de peinture, le khôl et le mascara ça me suffisait. Malgré les tentatives de Prudence pour me faire adopter le blush et autres sottises, ça n’avait pas pris : j’avais un petit côté flemmard quand je le voulais. Je m’autorisais une seule folie : des ongles peints en rouge qui détonnait avec ma peau pâle. Voilà qui suffisait amplement pensais-je en attrapant mon sac à main dans lequel j’avais fourré l’attirail nécessaire : un vieux portable à carte prépayé, mon porte-monnaie, mes cigarettes, un gilet et une paire de ballerines. Juste au cas où je ne tiendrais pas toute la nuit. J’hésitais un instant à prendre ma baguette par précaution mais décidais de la laisser là, planquée au milieu des chaussettes. Ce soir, je n’allais pas avoir besoin de tout ça.

Je sortis comme convenu à 19heures devant chez moi où Emma était déjà postée : dans une robe moulante bordeaux, je fus soulagée de remarquer que je ne passerais pas pour la plouc de service qui s’était faite jolie. Elle m’annonça que nous prenions le métro pour rejoindre quatre de ses amis pour aller dans un petit bar dans le quartier de Leicester Park, soit près de Picadilly Circus et tout le bordel. J’approuvais d’un signe de tête joyeusement et nous primes le métro ensemble : la conversation se faisait naturelle et je me sentais légère de voir que la soirée commençait si bien. Je fis donc la connaissance de Samantha, Tommy, Edward et Léa. Ils avaient tout l’air de la petite bande de Londonien typique, bien stylé et près à faire la fête toute la nuit –et nous étions déjà en retard, en Angleterre on commençait généralement à cinq heures. Nous nous dirigeâmes donc vers une petite rue perpendiculaire à l’avenue centrale et atterrîmes dans un bar cosy avec une musique entrainante en fond. Première commande ? Des bières. La discussion commença et Emma me présenta rapidement. A ma grande surprise, je fus intégrer rapidement au groupe et après le cocktail suivant, encore mieux.

Je naviguais entre le devant du bar où je fumais mes clopes en compagnie de tour à tour des fumeurs du groupe, soit tous sauf Léa, et l’intérieur où je sirotais des verres toujours différent. A onze heures du soir, entre mes verres et ceux de la bande, j’avais goûté environ toute la carte des cocktails ! L’alcool commençait d’ailleurs à se faire sentir et je rentrais dans une période de douce euphorie où mes mouvements étaient légèrement plus lents et flous que d’habitude. C’est alors que Samantha lança son idée : des shoots de tequila et tous en boite ! Je n’avais jamais été en boite de ma vie et pendant un instant, j’hésitais à rebrousser chemin. Je n’étais pas sûre d’aimer les salles noires où la musique criait et où les mecs se collaient à vous. Et puis, je tentais de réfléchir rapidement. Pourquoi faire ma rabat-joie ? La soirée était déjà géniale et si je ne supportais pas la piste de danse, je pourrais toujours m’échapper au coin fumeur pour toute la nuit. Je me sentais en pleine forme et je n’avais pas envie de me terrer au fond de mon lit pour la soirée. Les shoots arrivèrent et nous en prîmes deux chacun. Direction ? La piste.

Il y avait une boite à Piccadilly, soit quelques rues d’ici. Nous sortîmes du bar et je frissonnais dans ma petite robe. Mais l’alcool dans mes veines commençait doucement à me réchauffer et j’allumai une cigarette pour me donner de la force : le petit point lumineux dans la nuit m’hypnotisais presque. Nous arrivâmes finalement dans l’établissement dont l’entrée était bondée de fumeur et nous dûmes nous frayer un passage parmi eux pour atteindre l’entrée. Je n’avais pas dix-huit ans, et même si je faisais légèrement plus âgée, ce n’étais pas à ce point. Emma me demanda de prendre Tommy par la taille –j’en frissonnai mais m’exécutais. Passant pour la petite copine, le videur fronça les sourcils mais ne fit aucun commentaire. Deux minutes plus tard, j’étais dans une salle à l’ambiance survoltée. Je déposais mon sac à la consigne après avoir récupéré mes clopes dans ma poche et suivis Léa parmi la foule. Le bruit était incroyable mais la tequila avait eu raison de moi : je commençai peu à peu à me laisser aller. Je n’aimais définitivement pas les mecs qui tournaient autour de nous comme des chiens à la recherche d’un os mais Emma m’annonça la couleur : quand ça nous soulait, il fallait se regrouper en cercle ou se coller à Tommy ou Edward. En général, ça repoussait les mecs. Ouais mais bon après, j’avais moyennement envie de me coller à d’autre garçon qu’Hadrian mais bon. Si ça me protégeait des autres !...

En parlant de garçon, je ne pus m’empêcher de remarquer une chevelure blonde étrangement et extrêmement familière. Je me dégageai de la bande et me faufilai entre les danseurs pour l’atteindre : non non, je ne rêvais pas…


- Daniel ?!

J’avais crié pour attirer son attention tout en tapant son épaule et lorsqu’il se retourna, je vis son air légèrement étonné. Ce mec était un Gryffondor d’un an plus âgé que moi et je le connaissais plus ou moins… En fait, c’était le genre de gars que j’avais un peu réprimandé toute l’année en jouant mon bon rôle de préfète. Bien sûr je n’étais pas du genre sévère, mais lorsqu’il s’amusait à boire à deux heures de l’après-midi en plein Grande Salle, je lui demandai gentiment de ranger sa flasque et d’aller jouer ailleurs avec ses potes ou du moins, pas sous mon nez. Au pire, je dirais que j’avais rien vu : je n’aimais pas trop jouer la méchante sorcière.

- T’inquiète ce soir j’ai pas mon insigne j’te ferais pas chier ! Lançai-je, la tequila dans mes veines me faisant rire malgré moi.


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Daniel Kelsey
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MessageSujet: Re: ~ Dance until you're dead. [PV D.]   Ven 20 Juil - 21:44

J’ai ouvert un œil puis l’autre. Ma langue était pâteuse, et j’avais une de ces migraines pas possibles. Je me suis retourné une dernière fois dans mon lit, poussant un grognement digne d’un ours. Selon mon horloge interne il devait être dans les huit heures du mat’. Et j’étais rentré dans mon hôtel miteux d’un quartier encore plus miteux de Londres vers les cinq heures, choppant le premier subway. Londres était une ville classe, stylé, mais vraiment, vraiment bruyante, il était impossible de se rendormir à partir de huit heures. J’ai fermé encore plus fort les yeux, serré ma couette encore plus contre moi, mais pas moyen. En plus mon téléphone, mon nouvel accessoire du monde des moldus, vibra, faisant presque trembler toute ma chambre. Abandonnant l’espoir de retrouver les bras de Morphée, j’ai cherché ce petit objet moldu. Pas moyen de le trouver, ni sur la table de nuit qui devait dater d’avant guerre, ni sur le pseudo bureau qui était plus une table de camping qu’autre chose. Après m’être explosé le pied contre le montant de mon lit, j’ai, par acquis de conscience, fouillé la poche droite de mon jean qui trainait sur le sol.

C’est à ce moment que je me suis rendu compte qu’il n’était pas vraiment huit heures du mat’, mais plutôt dix-huit heures… Fuck. J’ai passé ma main sur mon visage, lâchant quelques jurons. Mon horloge interne s’était légèrement déréglée depuis Poudlard. J’avais reçu un sms d’un moldu qui me fournissait en mota depuis que j’étais arrivé à Londres, depuis quelques semaines donc. Ma marchandise était prête. C’était bon à savoir, même s’il habitait juste à l’opposé de Londres et ça c’était chiant, mais si je voulais avoir du cash en plus c’était nécessaire. C’était devenu la seule façon de me faire de l’argent, j’avais pas le choix. J’avais débarqué à King Cross, portant le fardeau de l’humiliation, la honte de ma famille, et heureusement un bon ptit pactole de livres sterlings. Mon coffre à Gringotts était vide, mais apparemment pas mon livret de la Bank of Scotland. J’avais cherché un hôtel cheap dans le centre de Londres. Autant dire qu’il n’y en avait presque pas, j’avais du marcher pendant quatre heures dans les rues portant toutes mes affaires avant de dénicher mon trou à rat. La première chose que j’avais fait c’était planquer ma baguette au fin fond de l’endroit de ma valise ou se trouvait mes caleçons. La deuxième chose c’était de me chercher un job. J’étais jeune, libre plein d’énergie, j’étais certain que Londres me tendait les bras ! Il s’est avéré que non. J’ai fait le tour des pubs pour chercher un boulot de serveur, j’ai compris qu’il fallait mieux éviter de sortir que j’avais été étudiant dans une école d’enfants à problème, les patrons étaient pas fan du tout ! Tous demandaient de l’expérience, et vu que j’en avais aucune, je me faisais rembarrer à chaque fois. Je commençais à baliser un peu quand je suis tombé au hasard d’une ruelle sur le mec qui m’avait vendu de la weed la première fois. Il s’était souvenu de moi et de mon ignorance des coutumes pour en acheter. Je décidais alors d’investir un bon paquet de livres dans la mota. Les sorties de boites étaient parfaites pour refiler des pochtards à un bon prix. Ça me permettait de me maintenir à flot, de payer ma chambre, quelques fish and chips, d’entrer dans une salle de muscu de temps en temps. Je me souvenais vaguement avoir vendu une grosse partie de ce que j’avais la veille en début de soirée, il me restait juste un petit sachet planqué dans le double fond de mon sac. Mon sac était d’ailleurs arrosé d’une substance collante que j’ai reconnue à son odeur mentholée, du Get 27.

Je puais le malibu et un parfum féminin. C’était bizarre. J’ai regardé ma main droite, un numéro de phone avec écrit « Call me » souligné de deux traits. Mais pas moyen de mettre un visage sur cette écriture. J’essayais de me remettre les idées en place. J’étais pourtant quasiment certain de n’avoir embrassé personne la nuit précédente. Je me souvenais être allé à une boite, à Leicester, ou Piccadilly, je m’en souvenais plus trop. J’avais vendu mes derniers pochtars juste à côté à des richards qui voulaient passer une bonne soirée, puis j’étais allé dans le club, ou j’avais passé plus de temps au bar que sur la piste. J’étais quasiment certain pourtant que je m’étais pas bourré là bas, se cuiter en boite ça coutait juste un max, et pourtant j’avais une sévère gueule de bois. Une bonne douche allait me faire du bien.

Comme à chaque fois un peu d’eau rouillée sortie d’abord (quand je disais que c’était un hôtel miteux), avant qu’elle soit plus claire. Quelques instants après m’être frictionné la tête, tout est revenu d’un coup, j’étais allé au bar, j’avais regardé la serveuse un bon moment, elle aussi, elle m’avait filé quelques shots gratis, en douce, de tequila, des bons cocktails de malibu en douce. A la fin de la soirée elle voulait savoir si j’avais de la mota, mais j’avais refilé tout ce que j’avais sur moi. Il était tout à fait plausible que ce numéro soit le sien… J’avais un black out total d’une heure au minimum dans la boite, puisque je me souvenais très bien de mon retour. Je titubais, par moment je courais, j’ai fixé un lampadaire pendant environ cinq minutes, je me suis tapé un fou rire pendant un bon quart d’heure devant un chat, j’ai voulu faire un pas en arrière, mais j’ai reculé sur vingt mètres au final. J’étais pas très frais quoi.

Après ma bonne douche, j’ai répondu à mon dealer que je prendrais sa marchandise le lendemain. Je m’en tapais un peu en fait, la veille avait été une soirée prolifique, j’avais suffisamment d’argent pour tenir jusqu’au mois prochain à priori. Je ne savais toujours pas comment j’allais faire pour la fin de l’été, je comptais pas spécialement dealer jusqu’à la fin de ma vie. Sur ces bonnes réflexions, j’ai vérifié que mes deux sachets étaient bien dans mon sac que j’avais nettoyé quand même, et je suis sorti. Je savais pas trop ou aller, j’ai cercler un bon moment dans les rues de la capitale, traîner un ptit bout de temps dans Covenant Garden, et pour finir je me suis offert un ptit plaisir un bon repas dans un resto indien du coin. Quand le mec m’a filé l’addition j’ai eu l’impression de me faire arnaquer mais bon, j’avais pas trop le choix. Je suis tombé sur un groupe de hippies qui fumaient une chicha dans Hyde Park, je me suis tapé l’incruste en mettant la weed d’un des deux sachets dans le shilom du plus barbu des hippies, le sosie de Jésus le mec.

Je me suis cassé de ce charmant petit groupe quand ils ont sorti les seringues et la chiva, je me suis dit qu’il fallait peut être arrêter les conneries, et mes pas m’ont guidé vers la même boite que la veille. Le videur m’a laissé passer sans soucis, pour les mecs il suffisait de pas se raser deux trois jours et c’était easy, les demoiselles étaient quasiment tout le temps accepté, elles étaient nécessaires dans une boite de nuit. Bref j’entrais dans la boite, déposant mon sac et ma veste en cuir au vestiaire, et alors que je me dirigeais vers le bar pour retrouver ma serveuse quelqu’un me tapota sur l’épaule et me gueula dans l’oreille.


- Daniel ?!

Je me suis retourné et j’ai aperçu entre les jets multicolores, fluorescents et les flashs qui pouvaient tuer un épileptique qui avait le malheur de passer dans le coin, la préfète de Serdaigle Ruby Standiford. Une blonde belle gosse, plutôt sympa, plutôt marrante, mais surtout préfète. Poudlard ne m’avait pas quitté indéfiniment décidément. J’étais un peu surpris de la voir là, je croyais qu’elle devait passer ses vacances avec son homme, c'est-à-dire Easter mâle.

- T’inquiète ce soir j’ai pas mon insigne j’te ferais pas chier !

- Quoi ?!?


Je comprenais que dalle à ce qu’elle racontait, je la voyais rire, mais le son de la boite couvrait tout, c’était une musique de merde en plus, le genre de tube de l’été qui prenait la tête mais que trois mois après tout le monde avait oublié. J’ai alors vu le signe qu’elle faisait au dessus de sa poitrine avec un sourire. Elle parlait de son insigne de préfète. Elle m’avait déjà choppé avec ma flasque de whisky dans Poudlard, elle m’avait pas balancé aux profs, mais c’était en partie à cause d’elle que j’étais parti me cuiter à la Tête du Sanglier chaque semaine.

- Ton insigne il t’aurait servie à rien !

J’avais limite du lui gueuler à l’oreille. C’est à ce moment qu’un boloss qui sautillait sur place failli se casser la gueule sur moi. Je ne me fis par prier et je le renvoyais directos dans la foule en furie sur cette musique merdique.

- Viens !

Je l’ai prise par le bras, et après avoir fendu la foule, on s’est finalement posé sur le long bar bleu électrique. J’ai vite fait cherché, sans succès, ma pote serveuse des yeux avant de les plonger dans le regard océan de Ruby.


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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: ~ Dance until you're dead. [PV D.]   Sam 21 Juil - 0:30

Non décidemment, les boites de nuits étaient un monde parallèle. On en passait la porte et c’était comme si on avait changé de planète. Tout était différent et nos sens en étaient retournés. La lumière avant tout : mes yeux étaient attirés par les milliards de petites lumières qui clignotaient tout autour de moi. Les flashs éclairaient par intermittence les visages de toutes les personnes sur la piste et certaines d’entre elles avaient également des bracelets lumineux et autres accessoires qui brillaient de partout. Et toutes ces lumières étaient accentués par la fumée qui était diffusée dans les angles de la salle, provoquant une atmosphère légèrement étouffante. Le pire ? Le son. J’avais les oreilles complétement explosées par la musique ambiante qui était bien trop élevée pour les tympans d’un être vivant normalement constitué. Ce n’était que des tubes bien connus, ceux qui passait un été et s’oubliaient le suivant. Oui, ils me donnaient envie de me déhancher malgré moi, parce que le rythme se répandait dans mes veines et me faisait tourner la tête. Et additionnée à la téquila, je sentais mes jambes vibraient et étrangement se mouvoir, mon corps ondulant au milieu de la foule. Un nouveau tube se mit en route et Emma cria hystériquement, se jetant littéralement à mon coup pour danser avec moi. J’éclatais de rire et m’accrochai également à elle euphorique, sautant sur place et dansant n’importe comment.

Le tube s’acheva et nos rires résonnaient au milieu de la foule. Et c’est parmi celle-ci que je reconnu le Gryffondor. C’était le genre grand blond avec des yeux assez incroyables bien que vu les lumières actuelles, je ne pouvais pas les voir. Mais je voyais très bien sa dégaine qui tentait de se diriger visiblement vers le bar, je reconnaissais ce genre de démarche. Un peu… Désinvolte, amusé. Il semblait en meilleur forme que moi, du moins il marchait plutôt droit. Moi, je ne marchais pas réellement parce que je ne pouvais pas m’empêcher de marquer le rythme, mes talons tapant légèrement sur le sol. Je n’hésitais pas un instant et décidai de m’approcher de lui. Me dégager du groupe ne fut pas facile et je criais à l’attention d’Emma que j’avais vu une connaissance. Elle approuva et me dit de filer le rejoindre et qu’au pire, elle m’enverrait un sms. Enfin, je crois qu’elle avait dit ça car une nouvelle chanson assez insupportable venait de commencer et je n’entendais que des morceaux de mots. La foule était compact et je me faufilai tant bien que mal en équilibre sur mes chaussures, évitant les garçons qui étaient bien insistants malgré le fait que je ne dansais même pas. De toute manière, dès qu’il y avait une fille dans les parages…


- Quoi ?!?

Putain de musique de merde pensai-je ! Je tentais de mimer mon insigne parce que je voyais bien qu’il ne comprenait pas de quoi je parlais. Mais au moins, je fus satisfaite de voir qu’il m’avait reconnu parce qu’après tout nous n’étions pas non plus les meilleurs amis du monde. Et à Poudlard, beaucoup de personne prétendait soudainement ne plus vous connaitre dès que vous sortiez de l’enceinte. C’était tout de même drôle de croiser ce mec ici, quelle était la probabilité que cela arrive hein ? Mais je prenais ça comme une bonne coïncidence et l’alcool qui coulait dans mes veines me rendait toujours plus sociable. J’avais déjà réussi à bien m’intégrer au groupe de pote de ma voisine que je ne connaissais que depuis quelques heures, moi qui avait toujours plutôt était du genre un peu… Timide. Ou plutôt, discrète. M’afficher et me mettre en avant, je laissais ce trip aux Gryffondors bien que pour le moment Daniel brisait un peu le mythe : pas de verre, pas de fille, pas de joint… Eh bien, est-ce qu’il était devenu raisonnable ? Non, pensai-je en éclatant de rire intérieurement.

- Ton insigne il t’aurait servie à rien !

Je n’eus pas le temps de répondre à sa remarque : un mec manqua de s’écrouler entre nous deux et de toute manière, je n’arrivais pas à entendre la moitié de ce qu’il disait. Daniel avait tenté de se pencher mais même en criant dans mon oreille, la musique criait trop pour que je puisse comprendre de quoi il parlait. J’avais entendu rien et insigne, voilà. Superbe phrase !

- Viens !

Heureusement qu’il avait dû penser à la même chose que moi : rester là était intolérable. Il m’attrapa le bras et m’entraina vers le bar. Nous nous installâmes devant le comptoir bleu électrique couvert de néon qui m’hypnotisait. Je m’écroulais sur la chaise et croisai le regard de Daniel à qui j’adressai un sourire rayonnant ou plutôt, la téquila sourit pour moi. Je cherchais des yeux un barman et appelai un grand brun derrière le comptoir.

- Deux tequilas et deux mojitos ! Je me tournais vers Daniel avec un grand sourire. C’est pour me faire pardonner ! Toi et ton whisky dans la grande salle, sans rancune ?

Et je lui tendis les deux verres que nous venions de recevoir. Je tirais de mon soutien-gorge un billet que je refilai au serveur et il ne me rendit aucune monnaie : décidemment, boire en boite revenait cher. Mais je n’y réfléchissais même pas et adressai un regard joueur au Gryffondor avant de m’enfiler le shoot et croquai dans le citron déposé sur le côté du shooter. Je soufflai un grand coup, sentant l’alcool me brûler la gorge et faire palpiter mon cœur un peu plus fort. J’éclatais de rire de nouveau sans raison et me tournai vers le garçon. La musique était décidemment bien trop forte et je n’en pouvais plus de devoir crier pour me faire entendre. Je cherchais rapidement des yeux et trouvai mon bonheur : la pancarte qui indiquait le coin fumeur. J’attrapais mon verre d’une main et de l’autre, je saisis le bras de Daniel en lui criant de me suivre. Nous logions le bar en évitant la foule, tentant de préserver nos verres du mieux que nous le pouvions. Non parce qu’au prix je l’avais payé, j’avais intérêt à faire gaffe à ça ! J’atteignis enfin la porte tant désiré et la poussai violement, perdant légèrement l’équilibre. Je me rattrapai au garçon en un rire et respirai un grand bol d’air frais… Et de fumée.

Le fumoir était une cour intérieure qui était plutôt bondée mais j’arrivais à trouver un petit coin au fond. La musique était moins forte mais j’arrivais toujours à l’entendre à travers les murs vu le volume à laquelle elle était à l’intérieur. Je sortis mon paquet de ma poche et d’un coup de briquet, j’en allumais une et aspirai sur ma paille pour sentir le goût du rhum dans mon palais. C’était tellement agréable de se sentir lentement décoller et quitter le monde habituel, les problèmes, les complications. Quand j’avais bu, il n’y avait plus rien à part le présent et je voulais vivre toutes les secondes le plus pleinement possible, moi qui d’habitude était si organisée et ordonnée. C’était parfois effrayant de perdre le contrôle ainsi mais pour le moment, je le réalisais à peine. Non j’avais juste envie de rire à pleins poumons, de crier, de danser… Et de fumer. J’aspirais une nouvelle bouffée et me tournai vers Kelsey.


- Alors qu’est-ce que tu fous là toi ? Je riais gentiment et bus une nouvelle gorgée de mojito. Malgré moi, je me balançai de droite à gauche au rythme de la musique. Tes BUSES se sont bien passées ? Oh non, pourquoi je parlais d’un sujet aussi ennuyeux ?! Je levais ma main et l’agitai dans l’air, la fumée de ma cigarette se répandant autour de nous. Désolé, j’aborde les sujets chiants ! Fais-moi rêver, raconte-moi un truc intéressant !


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Daniel Kelsey
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MessageSujet: Re: ~ Dance until you're dead. [PV D.]   Dim 22 Juil - 1:06

Bon c’était quand même pas une boite incroyable, on avait quand même connu bien mieux. Mais heureusement c’était pas le genre de boite ou en entrant on devait porter les bracelets indiquant sa situation amoureuse. C’était juste totalement con ce type de soirée. Immédiatement tu devais te rabattre sur des personnes indiquant qu’elles étaient libres, alors que bon, un des buts des clubs c’était quand même de pouvoir draguer qui on voulait. Au pire on se faisait rembarrer, mais au moins on tentait sa chance. Alors que dans les soirées du type bracelet, on se faisait bâcher juste directement. Ça n’incitait même pas à aller voir une fille qui nous attirait pour rien que tenter sa chance. Non non, c’était la bâche directe, immédiate. Alors qu’en fait, on ne savait vraiment jamais, même si elle était en couple… D’une on était pas spécialement sensé le savoir, de deux il fallait quand même essayer le coup. Qui sait ? C’était peut être la bonne, même si elle était maquée. On était pas spécialement un connard quand on allait conter fleurette à une nana dont on ignorait absolument tout. Bref, tout ça pour dire que c’était une boite tout à fait normal, surbondée, surchauffée, pleine de boloss. Le DJ passait de la musique de merde, et tout le monde dansait dessus, la base quoi. Quand j’étais entré dans la boite, j’avais reconnu la musique qui passait, une chanson de merde, pas du tout un énorme tube. Le pire c’était que je voyais le DJ du haut de son estrade remuer ses lèvres sur la chanson. Nabi Nabilla. Ça piquait les oreilles.

Finalement, heureusement pour mes tympans, le mec zappa vite fait la chanson, et passa à un autre de ces tubes éphémères qu’on allait tous oublier dans deux mois. C’est à ce moment que je suis tombé sur Ruby. Ruby Standiford. Préfète de Serdaigle, maquée avec Hadrian Easter, alias frère de LA Sirène de Poudlard. Il était sympa ce mec, même si il vouait une haine totale à Chuck Carlton, et pour moi ça cachait quelque chose ça. Tous les deux étaient bruns et cultivaient leur beaugossitude. On lui rajoutait quelques ex, un groupe de filles à ses pieds, une batte de base ball à la main, et Hadrian pouvait devenir l’équivalent de Carlton. Ils étaient plutôt similaires pour moi. Mais Ruby, c’était pas seulement son couple avec Easter mâle. Je devais avouer que je la connaissais pas trop, c’était pas vraiment l’autorité qu’elle avait en tant que préfète qui avait empêcher une réelle amitié de se former entre nous. Mais tout simplement on avait pas les mêmes amis. Elle était vraiment mignonne, même plus que ça, un charmant sourire que je n’avais pas vu assez, on pouvait s’égarer un long moment dans son regard, se perdre à contempler ses cheveux. Bref ! J’avais aussi évité les belles blondes de chez Serdaigles un certain moment. On pouvait donc l’admirer pendant un instant, mais certainement pas au beau milieu du dancefloor. Après avoir fendu la foule compacte, on est donc arrivé au bar bleu électrique, des milliers de led partout, flashy.


- Deux tequilas et deux mojitos ! C’est pour me faire pardonner ! Toi et ton whisky dans la grande salle, sans rancune ?

J’avais quitté ses beaux yeux un petit moment pour chercher une dernière fois ma serveuse, et elle en avait profité pour commander des verres. Et pas n’importe quoi, c’était pas donné de tâter les teqs pafs en boite. J’ai montré au brun dégingandé la salière qui était dans son dos. Un coup de langue, une gorgée de tequila, une morsure dans le citron, et l’alcool du meilleur hard au monde coulait dans mes veines. J’ai alors tourné ma tête vers Ruby qui me faisait un charmant sourire. Même si c’était un poil plus audible dans ce coin de la boite je devais encore me pencher vers elle pour qu’elle me comprenne.

- T’inquiètes, c’est de l’histoire ancienne !

Plus rien n’avait d’importance à présent. Je ne lui en voulais absolument pas, je ne lui en avais jamais voulu d’ailleurs. C’était totalement con de ma part de me cuiter en plein dans l’école, limite sous les yeux de tout le monde.

Elle m’entraîna de suite vers l’espace fumeur. A chaque seconde qui passait j’apprenais quelque chose de nouveau sur elle. C’était juste très chiant de traverser une nouvelle fois la boite avec un verre en plus à la main. J’ai failli renverser son contenu une bonne paire de fois la faute aux coups de coudes, aux mecs totalement bourrés qui manquaient de s’éclater la gueule sur nous. La Serdaigle avait l’air bien elle aussi. J’ai pu le remarquer quand elle a limite défoncé la porte de l’espace fumeur, manquant de se casser la gueule, mais elle se rattrapa de justesse au col de ma chemise, avant qu’on parte tous les deux dans un fou rire. Elle réussit à nous dénicher un ptit coin un peu à l’écart des autres, sans trop de mégots sur le sol, et on a commencé à sortir nos clopes. J’ai allumé la sienne, puis on a alterné entre taffe et gorgée de mojito.


- Alors qu’est-ce que tu fous là toi ?

Beaucoup de choses en fait. J’essayais d’oublier mon renvoi, de passer du bon temps, de sortir de mon monde. J’ai fini par lui répondre après une longue taffe et un clin d’œil.

- Exactement la même chose que toi.

Elle se balançait au rythme de la musique, me donnant de temps à autres de légers coups d’épaules. Les gens entraient, sortaient de l’espace fumeur.

- Tes BUSES se sont bien passées ? Désolé, j’aborde les sujets chiants ! Fais-moi rêver, raconte-moi un truc intéressant !


Encore un peu et elle abordait le sujet emmerdant. Je me suis contenté de lui faire un sourire, puis je me suis souvenu de ce que j’avais dans la poche droite de mon jean, juste à côté de mon phone. J’ai jeté un regard amusé à Ruby en sortant mon pochtar. Je savais pas si elle fumait autre chose que du tabac. Si elle n’en voulait pas, j’allais pas la forcer.

- A dire ? Pas grand-chose. Mais j’ai quelque chose d’intéressant qui peut te faire rêver.

J’ai sorti un peu de weed de mon sachet, la moitié du tabac d’une clope, deux OCB, j’avais tout ce qui fallait pour mon joint. Il était pas énorme, mais suffisant pour passer un bon moment. J’allais l’allumer quand j’ai vu rentrer dans le coin fumeur un mec qui avait attiré mon attention. Ce mec avait attiré mon attention depuis un petit moment. Quand Ruby et moi on était au bar il l’avait suivie des yeux depuis son petit groupe d’ami, et ne l’avait presque pas quittée du regard. Et vlà t’y pas qu’il se pointait dans l’espace fumeur, se posait à une distance raisonnable, et la dévorait des yeux en fumant sa clope. Il ressemblait à n’importe quel anglais plutôt classe, qui avait envie de serrer le soir même.

- Je crois que t’as un admirateur secret…

Un petit coup de menton en sa direction, et je revenais à mon roulage un sourire aux lèvres. Londres, Sin City.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: ~ Dance until you're dead. [PV D.]   Dim 22 Juil - 9:55

La tequila se glissa le long de ma gorge et m’arracha un sourire satisfait alors que mes lèvres croquèrent le citron. Je pensais un instant à Lizlor et à nos tartes aux citrons : j’avais hâte de lui raconter ma soirée dans l’une de nos lettres. Oui, ma meilleure amie et moi avions commencé une correspondance au début de l’été pour être sûre de ne rater aucune histoire de chacune. Ma semaine avec Prudence ne lui avait pas échappée, et j’étais désormais curieuse de voir comment j’allais lui décrire la soirée que j’étais en train de vivre. Elle n’était pas finie, c’était clair, et je sentais que le meilleur allait venir. Pour le moment, j’avais tous les éléments en main pour en profiter en tout cas : de l’alcool, des cigarettes, de la musique et puis, de la compagnie. J’avoue que je ne connaissais pas trop Daniel mais il m’avait toujours apparu comme un mec assez agréable. Un peu stupide ou du moins assez pour boire en plein Poudlard, mais on faisait tous des conneries. Même moi et mon jolie insigne. Or du château comme dedans, j’avais déjà brisé le règlement. Ce n’était pas trop le genre de jouer les têtes brûlées mais je n’étais pas non plus une rabat-joie. Et je n’étais pas insensible à la joie de la boisson, mais je n’étais encore arrivée au stade des cuites dans l’après-midi. Un minimum de tenue tout de même !...

- T’inquiètes, c’est de l’histoire ancienne !

J’aimais bien ce mental-là : au moins, il ne se prenait pas la tête. Oui, être préfète n’était pas toujours évident et de nombreuses personnes m’avaient souvent reproché d’infliger des sanctions et pourtant, je n’étais pas la pire bien au contraire. J’avais toujours été une fille patiente et je n’hésitais pas à reprendre plusieurs fois des élèves avant de finalement leur enlever des points. D’ailleurs, on me connaissait cette patience et on n’hésitait pas à l’utiliser de temps à autre : on poussait mes limites pour voir jusqu’à où je tenais. Mais je n’étais pas dupe et si on me cherchait, on me trouvait. Un point c’est tout. Et si je trouvais des élèves avec des bouteilles ou autres produits interdits, comme c’était le cas pour Daniel, je leur demandai simplement de les ranger pour le moment. La discrétion tout de même, ce n’était pas si difficile non ? Comme je le disais toujours : pour vivre heureux, vivons caché. J’essayais d’appliquer ce crédo au maximum même si il était clair que mon post de préfète, mon amitié avec la fille de la directrice et surtout, surtout, ma relation avec Hadrian cela ne facilitait pas les choses. Mais ça en valait le coup.

J’entraînais alors le garçon au dehors. J’étais finalement mieux loin des lumières qui clignotaient et des mecs qui vous collaient de partout. Je n’aimais pas trop ce genre d’ambiance où j’avais l’impression d’être étouffée et regardé comme un morceau de viande. Et comme de toute évidence je n’étais pas un trop mauvais morceau, c’était encore pire. Se faire tourner autour était vraiment désagréable mais à la fois, on ne pouvait pas y échapper quand on était dans ce genre de lieu. C’était le principe même des boites… Chopper tout ce qui bougeait, peu importe leur tête. Du moins c’était ce que Léa affirmait plus tôt dans la soirée, m’expliquant qu’avec l’alcool, on touchait un peu tout ce qui passait. L’idée me faisait grimacer parce que malgré mon état actuel, je n’imaginais pas une seule seconde toucher à quelqu’un d’autre qu’Hadrian, et encore moins un mec moche. Au fond, l’alcool était juste une bonne excuse les lendemains de soirées pour se nettoyer des conneries de la veille. Mais moi, je n’avais pas besoin de ça. Parce que je n’avais pas prévu de faire de bêtise, peu importe le nombre de shooters que je m’enfilerais. Tomber, rire, vomir, oui si vous voulez. Tromper quelqu’un que j’aimais, vous zappez.


- Exactement la même chose que toi.

J’éclatais de rire à la réponse de Daniel et à son clin d’œil. Qu’est-ce que moi je fichais ici ? Je réfléchissais une seconde, l’esprit embrumé. Ouais, pourquoi je faisais tout ça : boire, fumer, danser… C’était amusant. Oui je crois que finalement c’était ça la vérité, pourquoi chercher des excuses ? Être ivre, c’était se lâcher, oublier le reste. C’était la principale raison de la présence d’un mojito dans ma main. L’alcool m’avait toujours fais me sentir bien –sauf au réveil bien entendu- et j’avais rarement mal finie. Je ne savais pas si mon corps avait une bonne résistance à ma descente ou si je n’avais jamais assez bu pour vomir tripe et boyaux… Pourtant, j’avais déjà bu à excès et ce soir était d’ailleurs un peu un record. Mais pour le moment, je planais tranquillement sans recevoir aucuns contrecoups à tout ce que j’avais ingurgité. Alors autant en profiter non ? Une autre gorgée de mon cocktail, une bouffée de tabac. J’étais bien là. Enfin, mieux que je ne pensais pouvoir l’être en boite de nuit en tout cas.

- A dire ? Pas grand-chose. Mais j’ai quelque chose d’intéressant qui peut te faire rêver.

Et sous mes yeux émerveillés, Daniel sortit un petit sachet qui contentait à l’évidence de quoi se rouler un joli petit joint. J’eus un sourire triomphant et tapai légèrement dans mes mains avec un petit rire.

- Je vote oui ! J’approuve ! Dis-je joyeusement avant de finir ma cigarette et de l’écraser sous mes talons qui me donnait des allures de princesse.

Je ne fumais pas souvent, mais j’avais eu quelques fois l’occasion. La première fois était avec Joy et je n’avais pas oublié l’euphorie dans laquelle l’herbe m’avait plongé. En y réfléchissant j’avais décidemment tout tester avec la Serpentarde cette nuit-là : tabac, alcool, weed. Un vrai déchet ! Pensai-je en riant intérieurement et en fixant les mains de Daniel qui roulait minutieusement. Lui d’ailleurs semblait avoir remarqué quelque chose de plus intéressant autour de nous car il avait relevé la tête pour fixer quelque chose ou quelqu’un au loin. Une seconde plus tard, il m’éclaira sur ce qui avait attiré son attention.


- Je crois que t’as un admirateur secret…

Il fit un signe de tête et je me retournai –pas très discrètement je devais l’avouer- pour constater que Tommy était à quelques mètres de nous, une clope à la main et le regard fixé sur, je l’espérais, mon dos. Ou peut-être « mon boule qui valait de l’or » pour ne pas citer les tubes de boites.

- Putain, j’savais que j’aurais pas dû l’utiliser comme faux petit-ami pour rentrer ici…

Je soupirais. Ce n’était pas ma faute si j’étais trop jeune pour passer autrement, hein ! Bon c’était un peu chiant comme situation parce que je m’amusais très bien et je n’avais pas envie qu’il vienne tout gâcher avec un plan drague foireux. Je me tournais vers Daniel qui regardait la scène d’un petit air amusé avant d’allumer le joint et de tirer dessus pendant de longues secondes. L’odeur reconnaissable de l’herbe se répandit autour de nous et après le Gryffondor, ce fût mon tour de prendre quelques bouffées. C’était tellement délicieux… Je repassai le précieux petit joint au garçon et d’un coup d’œil, vérifiai où était Tommy. Je constatai qu’il commençait à s’approcher de nous. Sans réfléchir, je me collais soudainement à Daniel –faisant tanguer dangereusement nos verres. Ma main sur son épaule, je me penchais à son oreille comme si je m’apprêtais à embrasser son cou et je murmurai :

- Ta main sur ma hanche.

Il s’exécuta et je détournais la tête un instant pour voir si Tommy était encore en approche. Bingo ! Il avait visiblement fait demi-tour pour rentrer de nouveau dans la boite. Soupir soulagé, et je m’écartais de Daniel légèrement gênée. Dieu merci, l’alcool me rendait bien moins stressée que d’habitude et je décidai de prendre notre récente proximité à la rigolade.

- J’ai un mec je rappelle ! Déclarai-je le doigt levé, comme si j’énonçais une vérité générale ou un proverbe. Mais merci. Ajoutai-je doucement. Tu fais un bon bouclier ! Riais-je avant de prendre le joint qu’il me tendait et dont je commençai à ressentir le plus en plus les effets. Elle est super bonne cette weed, t’as eu ça où ?! Non pas que j’étais une experte en la matière mais tout de même ; je planais déjà alors que nous n’en étions qu’à la moitié. Encore une gorgée de mojito : alcool et drogue était un mix dangereux, mais tellement bon…


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Daniel Kelsey
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MessageSujet: Re: ~ Dance until you're dead. [PV D.]   Mar 24 Juil - 21:55

Ce qui était fun dans les soirées en boite, c’était que tout le monde s’en tapait royalement des autres. C’était pour sa pomme, et rien que pour sa pomme. Même quand on venait en groupe, il n’était pas rare qu’il y ait des emmerdes avec ses amis. La plupart du temps on cherchait à accomplir tous ses désirs dans les clubs, car là bas on pouvait quasiment tout trouver. Se bourrer la gueule, chopper et même serrer dans les recoins plus sombres, trouver des produits illicites, bref presque tout. Le plus important était d’en profiter, de passer du bon temps. C’était pas dans ce genre d’endroit qu’on allait trouver une petite amie pour du long terme, enfin à mon avis. Les relations allaient plutôt être des coups d’un soir. Tout le monde était dans ce genre d’endroit pour profiter de la vie, il n’était donc pas très surprenant de revenir accompagné des boites de nuits. Mais on pouvait aussi faire des rencontres particulières, marquantes. Plus que le genre de relation fournisseur-dealeur-consommateur. On pouvait aussi forger de vrais amitiés dans les boites de nuits par de multiples occasions. Un magnum de champ’ partagé, un shilom qui tourne, un coma éthylique d’évité, aider une fille à décuver…

On était donc parti du bar électrique pour aller dans l’espace fumeur. On pouvait savoir rien qu’à l’odorat que ce n’était pas uniquement un espace fumeur de tabac, on pouvait sentir à des mètres la bonne odeur de marie-jeanne qui flottait dans l’air nocturne. J’aurais pas non plus été surpris de trouver une ou deux petite chichas dans les recoins. Ça me donnait une grosse envie d’en fumer une, de flinguer encore plus mes poumons rien qu’en tirant une taffe. Quand j’avais appris que tirer sur une chicha c’était l’équivalent de vingt clopes ça m’avait plutôt calmé, mais je ne pouvais m’empêcher d’en profiter quand j’en voyais une. C’était au milieu de toutes ses effluves rassurantes que j’ai proposé de fumer de la mota au lieu du tabac à Ruby. Je ne savais pas du tout ce qu’elle allait me répondre. Comme je l’avais déjà dit précédemment je ne connaissais presque pas Ruby avant cette soirée. J’avais toujours eu cette image de fille un peu coincée, heureuse et satisfaite d’être en couple avec Easter brother. Une fille bien, mais qui profitait pas spécialement de la vie, et à qui il n’arrivait pas trop d’emmerdes. Mais comme c’était souvent le cas, je m’étais trompé sur toute la ligne. Je la voyais légèrement ivre, plutôt bien, dans cette robe noire sexy, et entrain de fumer une clope. J’allais en plus savoir si elle avait passé l’étape supérieure au tabac.


- Je vote oui ! J’approuve !

Un sourire se dessina sur mes lèvres. Décidemment je ne savais vraiment rien sur cette fille. Pour une préfète c’était drôle. Mais j’étais pas non plus tant que ça surpris, les Serdaigles le jour apparaissent comme des petits angelots sages, mais la nuit ils se dévergondent. Ils étaient quand même bien fun. Je me demandais qui avait bien pu l’initier la première fois, son petit ami ? Possible, après tout, exactement comme Ruby quelques minutes auparavant, j’ignorais tout de lui. Autant sa sœur je la connaissais bien, mais le petit de la fratrie pas du tout. Sa sœur lui avait elle transmis tous ses vices ?


J’étais entrain de rouler mon mix entre mes ocb quand j’ai remarqué le mec qui ne la quittait pas des yeux. Compréhensible aussi, c’était une belle gosse. Ce mec avait l’air d’avoir passé toute sa vie à Bayswater, le costume chicos qui avait du lui couter une blinde, ou alors estampillé Eton, le genre de gars qui n’allait jamais avoir de soucis dans la vie, son avenir quasiment assuré grâce à son petit papa dans la City, et qui profitait de sa vie étudiante pour sortir le soir dans des coins branchés, pour essayer de serrer les filles qu’il rencontrait.


- Putain, j’savais que j’aurais pas dû l’utiliser comme faux petit-ami pour rentrer ici…


Mon sourire se transforma en rire, c’était tellement évident. Elle avait du aller dans la boîte avec un groupe d’amis, les membres féminins de celui-ci avaient chercher à la caser avec ce jeune homme qui hésitait encore à intervenir pour éviter que sa protégée fume autre chose que sa clope. Dans leur tentative de le combler, elles avaient du lui dire qu’elle avait besoin de passer devant le vigile main dans la main, se regardant des étoiles plein les yeux comme des amoureux pour tromper sa vigilance. Apparemment ça avait marché, mais le pauvre gars avait du croire qu’elle avait réellement cédé à son charme.

- La boulette ! T’aurais pu rentrer toute seule en plus.

Je continuais de siroter tranquillement mon cocktail, appréciant le gout léger du rhum sur ma langue, jetant un regard au gars un coup de temps en temps afin de voir comment il réagissait. Il avait l‘air d‘avoir remarqué que je l‘avais repéré. Soudain Ruby se colla contre moi, manquant de me faire renverser mon mojito sur sa poitrine, ses cheveux, son petit nez caressant mon cou.


- Ta main sur ma hanche.

Ce fut quasiment un plaisir d’obéir à son ordre. Errant ma main sur son dos nu, j’en profitais pour lancer un coup d’œil amusé au mec qui avait l’air d’en mener pas large. Le pas vers nous qu’il avait fait pour aller vers nous quelques instants auparavant se transforma en retraite vers la boite.

- J’ai un mec je rappelle ! Mais merci.

J’allais quand même pas sauter sur elle alors qu’elle sortait avec Hadrian. J’étais pas con. Je n’avais pas vraiment envie de garder des liens trop étroits avec des étudiants de Poudlard. Je ne voulais plus rien avoir en commun avec mon ancienne école.

- C’est normal !

J’ignorais si le Hadrian était jaloux. Ça pouvait être fun, mais de toute façon il n’allait rien savoir de cette soirée, sauf si Ruby lui disait tout. De toute façon, qu’est-ce qu’on faisait de mal ? On ne faisait que profiter de la soirée, de la vie. C’était loin de la tromperie. En plus, j’avais l’impression qu’ils étaient fait pour durer. Même si bon, je m’étais dit exactement la même chose pour le couple Lilian Chuck, et Taylord Chuck. Deux fois ce dernier avait foutu en l’air mes théories.


- Tu fais un bon bouclier ! Elle est super bonne cette weed, t’as eu ça où ?!

Le sourire fut de retour sur mes lèvres. C’est vrai qu’elle était pas mal, récolté récemment, un petit arrière gout après la taffe agréable, et en plus elle faisait décoller en douceur mais rapidement. J’essayais de me souvenir vaguement ce que m’avait raconté mon fournisseur à ce propos. Pas mal de truc, mais c’était n’importe quoi pour que la cueillette soit si récente, il avait du trouver une bonne plante mère puis des croisements judicieux. Il faisait de la culture hydroponique dans une baraque du coin pour être planqué. Le mec faisait absolument tout pour me la refourguer, elle coutait pas mal pour une bonne dose mais elle valait largement l’investissement qu’on faisait.

- D’Afghanistan, mais c’est des mythos. Elle doit venir d’une planque pas loin.

A côté de nous un mec commença à sortir une seringue, sa dose de tachones. C’était une boite sympa, branchée, mais pour droguer décidemment. C’était jamais très bon de rester à côté d’un mec qui s’injectait de l’héro, il fallait mieux le laisser avec ses potes qui avaient l‘air de planer méchamment et nous jetaient des regards pas tout à fait sympathiques. J’ai plongé mon regard dans celui de Ruby avant de lui murmurer à l’oreille.

- On retourne au bar, le mec s’envoie du caballo.

J’ai saisi son bras, et on est retourné au point d’origine. On était installé un peu à l’écart, c’était redevenu galère pour se parler, mais les mecs et filles à côté faisaient comme nous, se bourrer la gueule. Le serveur brun était devenu roux, je lui commandais des shots de tequila et des rondelles de citron, les salières étant à disposition. J’allais me faire un teq paf classique quand j’ai pensé à quelque chose de fun.

- Teq paf léché ?

On allait voir jusqu’où elle était prête à aller.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: ~ Dance until you're dead. [PV D.]   Mer 25 Juil - 2:13

Je regardais avec envie le joint que Daniel était en train de rouler. Mon mojito était presque fini et le rhum commençait à me taper sur le cerveau – en plus de tout le reste. Je jetai des regards autour de moi, me demandant si quelqu’un avait remarqué que nous n’allions pas fumer que du tabac mais au final, nous n’étions visiblement pas les seules. Cela faisait un peu cours miteuse où tous les dealers trainaient et je venais à peine de le réaliser : ça sentait la weed à plein nez avant même que le Gryffondor allume notre petite merveille. Au loin, une jeune fille fixait les étoiles dans un air complétement shootée, ses yeux se révulsant presque ce qui m’arracha un frisson. Est-ce qu’elle avait pris quelque chose de pire ? Je n’avais jamais vu quelqu’un prendre de la drogue dure et c’était une expérience qu’à vrai dire, j’aurais voulu éviter. Je ne disais pas non à un peu d’herbe de temps à temps parce qu’à mes yeux c’était comme un verre d’alcool. Les effets ? Sourire plus facilement, se sentir décoller. Pas d’hallucinations, de crises de paranoïas et autres délires que pouvaient donner la cocaïne ou l’exca. Et puis pourquoi partir si loin ? Une bonne cuite pouvait suffire pour se sentir bien. Pas la peine de sortir les seringues.

Mais notre petit atelier roulage fût interrompu par Tommy qui de toute évidence aimait bien me regarder de loin. Analysant la situation, il était prêt à s’approcher à tout instant. Fais chier. C’était la seule phrase qui me venait à l’esprit. Je n’étais pas venue pour ça j’avais clairement dis durant la soirée que j’avais un petit ami. J’avais même dis que je partais en vacances avec lui, cela ne suffisait pas à prouver notre sérieux ? Est-ce que j’avais l’air d’une fille facile ? Peut-être que c’était la robe, les talons, le sourire et la cigarette qui me donnaient des airs nonchalants. Ouverte même. Les gens vous classaient vite de toute manière et quand on était une fille, une mini-jupe de trop et on était la shagasse qui se tapait tout ce qui bougeait. Moi, ce n’était pas mon truc et j’étais fatiguée d’avance de la scène qui risquait d’arriver. Si ce mec essayait de venir me draguer, je n’hésiterais pas à le rembarrer sec. Au pire, Daniel serait là pour m’aider. Comment ? Je n’en savais rien pour le moment, mais je lui demanderais probablement de l’envoyer chier. Un mec, ça faisait toujours plus impressionnant.


- La boulette ! T’aurais pu rentrer toute seule en plus.

Et il rigolait ! Je lui tirais la langue d’une mine boudeuse. Est-ce qu’il avait raison ? J’ignorais si une fille de mon âge pouvait passer de la sorte. Je faisais réellement plus âgé et il était de notoriété publique que les boites avaient besoin de fille. Mais au point de faire rentrer n’importe qui ? Je n’avais pas voulu prendre le risque et puis c’était une idée de la bande ! Voulait-elle me caser avec Tommy ? Non mais attendez c’était quoi cette histoire… Non, c’était juste un gros malentendu et ce type, c’était juste un mec comme les autres : dès qu’il y avait une fille pas trop mal et un peu ivre, fallait se la faire. Sauf qu’à mon avis il n’avait pas trop compris comment je fonctionnais. Oui, avec une bonne demi-douzaine de verre dans le nez ou non, je restais moi-même. Traduction ? Jamais je ne sortirai avec le premier venu dans une soirée. Et le fait que je sois avec Hadrian ne faisait que renforcer la chose.

- C’était pas mon idée… Grommelai-je. Tu crois que j’ai l’air assez âgée pour rentrer comme ça ?

J’avais ajouté ça d’un ton curieux parce qu’au fond, ça pouvait être utile de le savoir. Je n’étais pas une habituée des boites de nuits. Non attendez, en fait j’étais carrément novice. La première fois que je mettais les pieds dans un tel lieu. Pour le moment, si j’aimais la tournée que prenait la soirée, ce n’était nullement à cause de l’ambiance, de la musique ou des mecs sur la piste. Non ça à la limite, ça m’ennuyait. Je m’amusais bien parce que j’avais de la bonne compagnie. Je ne connaissais pas vraiment Daniel, mais au final c’était peut-être pour ça que j’avais l’impression que c’était si naturel. Je n’avais pas besoin de jouer ce rôle de l’élève modèle, de la gentille préfète, d’assurer les mensonges sur mon passé… Y avait pas Poudlard, y avait rien d’autre que le moment présent. Nos cocktails, nos cigarettes, son joint. Est-ce que mon attitude l’étonnait ? Maintenant que j’étais lancée, je ne pus m’empêcher de lui demander. L’alcool me rendait vraiment très spontanée. Peut-être trop.

- Dis, tu t’imaginais me croiser ici ?

Ma question était sincère et sans moquerie. J’étais réellement curieuse de voir quelle image se dégageait de moi dans les couloirs de l’école. Mais nous fûmes interrompus par l’arrivée imminente de Tommy : presque par réflexe, je me collais à Daniel comme si nous étions limite en train de nous embrasser. Je sentis sa main sur mon dos nu, et cela m’arracha un frisson. Pas de plaisir non, plutôt… De gêne. Je n’allais pas vous dire que cela me dégoutait parce qu’entre nous, Daniel était un mec très mignon et agréable. Mais le fait est que… Je n’avais juste pas envie de jouer à ça. Je n’avais jamais été très fan des contacts tactiles et encore moins avec les garçons. Mais ça, j’avais mes raisons. J’attendis de voir mon pauvre admirateur éconduit s’éloigner avant de reculer, légèrement chancelante. Bon maintenant, autant jouer la carte du naturelle sinon dans deux minutes j’allais vraiment être mal à l’aise.

- C’est normal !

J’approuvai d’un petit sourire discret. Daniel lui aussi m’adressa un sourire et je me sentis soulagée. Au moins, il avait l’air de comprendre que je n’étais pas partie pour faire des bêtises. C’était clair, c’était net. Pas de gêne. Et puis maintenant, nous avions sa superbe weed pour détendre l’atmosphère – bien qu’elle soit déjà très posée. Je tirais sur le joint une nouvelle fois et jouai un instant avec la fumée en la regardant s’élever dans l’air. Je m’élevais aussi… En haut…

- D’Afghanistan, mais c’est des mythos. Elle doit venir d’une planque pas loin.

J’éclatais de rire malgré moi. L’Afghanistan ? C’était un peu loin ça. Mais forcément, ça avait un charme exotique qui devait plaire aux clients les plus naïfs. Mais Daniel semblait lui bien plus lucide et j’hochais la tête à sa réponse parce que, bourrée ou non, je me doutais bien que ça venait pas de si loin. Mais je n’eus pas le temps de répliquer que le jeune homme s’approcha et me murmura à l’oreille :

- On retourne au bar, le mec s’envoie du caballo.

J’eus à peine le temps de finir mon cocktail que Daniel m’attrapant par le bras, m’entraîna à l’intérieur. J’entraperçus tout de même le mec dont il parlait : avec une seringue, juste à côté de nous. J’en eus le vertige et presque la nausée –je n’avais jamais trop aimé les piqures. Nous rentrâmes dans la salle et de nouveau l’ambiance électrique m’engloba. Mais cette fois-ci, je la sentais un peu différente, plus oppressante. Le son était trop fort, vraiment trop fort et je voyais les flashs se bousculaient devant mes pupilles qui s’accrochaient tout de même au Gryffondor pour être sûr de ne pas le perdre. Nous échouâmes au bar de toute à l’heure et je m’appuyais contre celui-ci, fixant la foule. J’avais mal à la tête et bizarrement, je sentais de plus en plus mes jambes trembler. Je jetai des regards tout autour de moi : il y avait tellement de monde… Et pourquoi j’avais cette sale impression que tous les mecs me regardaient ? Je ne voulais pas moi… Je voulais juste retrouver Hadrian… Daniel m’adressa la parole mais je n’entendis pas un mot de sa phrase tant le son était fort. Je me retournai vers lui cependant, l’air complétement hagarde. Je le fixai ébahie pendant un petit moment sans même le réaliser : chaque atome de mon cerveau s’était déconnecté. Mais pour la première fois de ma vie, je n’aimais pas ça.

- Daniel… Je murmurai, regardant cette fois-ci le sol. Il vibrait sous mes pieds… Ça tourne Daniel, ça tourne trop…

Je levai les yeux vers lui, presque paniquée. Je sentais mes jambes se faire molles et mes épaules tremblaient presque. Je n’avais pas la nausée non, c’était presque pire. Je me sentais simplement épiée de partout, faible et complétement perdue au milieu de cette foule compacte qui me terrifiait presque. Je regardais tout autour de moi, ça tournait… Je m’appuyai sur le comptoir mais il semblait se dérober sous moi et je me sentis soudainement chanceler. Je glissai dangereusement : dans un dernier recours je m’écroulais presque sur Daniel, empoignant le col de sa chemise. J’étais à bout de force, je voulais ne pas rester là… J’avais trop bu… Trop fumé...

- Je veux… Rentrer… Je veux pas rester…

Mon visage dans son cou, je tremblais de partout, ma voix presque sanglotant. Je voulais Hadrian, je voulais Lizlor, je voulais mon lit, je voulais que ça arrête de tourner…

- S’il te plaît…


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Daniel Kelsey
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MessageSujet: Re: ~ Dance until you're dead. [PV D.]   Ven 17 Aoû - 2:20

Au fond, qu’est ce que je foutais là ? Je le savais pas trop. J’étais même pas dans cette boîte par appât du gain, j’avais plus rien à vendre. Les dernières pousses que j’aurais pu refourguer j’étais entrain de me les rouler, et dans quelques instants j’allais les fumer en charmante compagnie. De toute façon, avec ce que j’avais sur moi j’aurais juste gagné que dalle, à peine de quoi me payer trois paquets de clopes, alors pour pouvoir survivre j’aurais eu besoin de bien plus que ça. J’allais devoir faire un ptit tour chez mon fournisseur le lendemain. Ça me faisait chier rien que d’y penser. Mais j’avais besoin de ce job, j’allais quand même pas rien foutre de mes journées pendant plusieurs semaines, claquer le reste de ma thune pour m’acheter un billet pour Glasgow à la dernière minute et pour finir toquer à la dernière minute à la porte de Papa Maman. J’avais un minimum d’honneur. Ils m’avaient foutu à la porte, en me gueulant dessus, pleurant pour ma mother, me traitant de tous les noms, principalement de fils indigne, ils allaient assumer les conséquences de leurs actes. J’étais pas là non plus pour me bourrer là gueule. Fallait pas déconner quand même. Se bourrer la gueule en boite ? C’était uniquement possible si on était blindé, ce qui était loin d’être mon cas, ou encore doté d’un charme fou (idem) afin de pouvoir convaincre ses cibles de payer les consommations. Uniquement possible si on était un dragueur incroyable, capable de séduire une jeune demoiselle d’un quartier comme Chelsea du premier coup d’œil. Le truc tendax au possible, si on inversait les rôles uniquement réalisables pour certaines personnes comme Lilian Easter. Il ne restait plus des masses d’options… La danse ? Pour imaginer quelque chose d’aussi con. Je me souvenais encore des Bals de Noël. Pour être honnête je passais plus de temps au bar que sur la piste de danse au grand dam des mes cavalières. J’avais du danser une ou deux valses avec Holly, une danse plus tonique avec Lilou, et j’avais toujours l’impression que j’allais écraser le pied de ma cavalière. Même si bon en boîte, il suffit pas de beaucoup de mouvements pour danser.

Je n’étais même pas dans ce club pour draguer. A part des petites histoires que j’avais eu avec des filles de mon ancienne maison, il ne s’était rien passé de sérieux depuis Holly. Le reste, on pouvait le résumer à des flirts un peu poussés. Pourtant en boîte c’était pas non plus trop complexe d’établir le contact. Un regard échangé, une danse, un verre partagé, une légère connaissance, mais trop poussée non plus, afin de ne pas faire le mec trop insistant, cherchant l’amour de sa vie, et c’était suffisant pour serrer. Mais ce n’était pas spécialement mon objectif de la soirée. Bon c’était évident que si je tombais sur Scarlett Johansson par hasard dans une rue de Londres (très peu probable) ou au détour d’un couloir VIP de cette boîte (encore moins probable), la situation changerait immédiatement. Mais ça n’allait pas être le cas, malheureusement. J’étais toujours dans l’espace fumeur avec la préfète de Serdaigle.

- C’était pas mon idée… Tu crois que j’ai l’air assez âgée pour rentrer comme ça ?

Je l’ai de nouveau regardée de haut en bas. Dans cette petite robe noire et ses talons, il lui suffisait d’un léger sourire au videur à l’entrée et elle pouvait rentrer easy. Comme je l’avais déjà dit, les boîtes de nuits avaient besoin d’un nombre minimum, ou plutôt d’un ratio vital de membres du sexe féminin dans le club pour pouvoir satisfaire tout le monde. Beaucoup de gars, les filles se faisaient harcelées, les mecs se battaient entre eux. Beaucoup de filles, elles avaient le choix, tout comme les hommes.

- Sans aucun problème.

Pour un mec c’était déjà plus galère, surtout quand il était plus jeune. Il fallait pas avoir une tête de gamin, j’avais l’impression de passer toujours in-extremis. Un petit regard dubitatif du videur, puis un léger grognement approbatif qui signifiait que je pouvais rentrer. Une fois qu’on était dedans c’était un jeu d’enfants. On se faisait dégager uniquement si on était affalé sur un canapé entrain de recracher ses tripes ou au contraire si on était un peu trop excité et qu’on provoquait une baston générale. J’étais entrain de tirer une taffe tranquillement lorsqu’elle me tira de mes pensées.

- Dis, tu t’imaginais me croiser ici ?

J’ai respiré un long moment l’air chargé de fumée, avalé une dernière lichette de Mojito, avant de réfléchir convenablement à sa question. Je l’avais déjà dit précédement, mais je m’étais toujours fait une idée plutôt faussée de Ruby Standiford. C’était peut être du à son insigne de préfète, ou alors qu’hormis cette soirée je ne lui avais jamais adressé la parole.

- Franchement… Non. Te vexes pas mais j’ai toujours eu l’impression que t’étais une fille un peu coincée, qui s’éclatait pas trop. Heureuse avec Easter, mais qui n’allait pas le crier sur tous les toits. Le genre de personnes qui va en soirée, s’amuse en buvant des Bièraubeurres.

Un petit sourire se dessina sur mes lèvres. Je voulais lui retourner la question. J’étais intéressé de savoir comment elle me considérait depuis qu’elle m’avait choppé avec du Pur-Feu.

- Et pourtant, je me suis trompé. Et toi, tu t’imaginais tomber sur moi ?

J’ai vu alors les junkies, juste à côté de nous. On devait se casser si on voulait éviter les embrouilles. L’endroit le plus sûr était donc le bar. La musique gueulait de nouveau dans nos oreilles, l’alcool coulait à flots. Je sentais qu’on allait passer un bon moment.

Puis j’ai pas très bien entendu ce que me disait Ruby, mais j’ai senti à son attitude, à sa façon de me regarder que ça n’allait pas très bien. Elle vacillait, elle tremblait. Pour éviter la chute elle s’appuya fortement sur le comptoir avant de tomber quasiment dans mes bras. La motta l’avait assommée, c’était ça ou elle était bourrée dans le mauvais sens.

- Je veux… Rentrer… Je veux pas rester… S’il te plaît…

Elle tremblait tellement, elle n’allait pas me claquer dans les pates, mais la probabilité qu’elle recrache tout ce qu’elle avait avalé était possible. J’ai cherché anxieusement la sortie la plus proche. La portant à moitié, j’ai fait les cinquante mètres les plus longs de ma vie depuis mon arrivée à Poudlard. J’avais l’impression qu’elle allait se casser à la gueule à chaque pas sans mon soutient. J’ai finalement réussi à pousser la porte, portant Ruby à bout de bras, pendant qu’elle marmonnait des mots incompréhensibles. L’air frais me fit du bien, et j’espérais qu’il en ferait autant pour la préfète.

On avait fait à peine une dizaine de pas dans la petite ruelle à côté de la boîte lorsque j’ai senti un haut de cœur la secouer. Je me suis aussitôt mis derrière elle pour éviter qu’elle gerbe tout sur moi, fallait pas déconner, et, dans la position traditionnelle du bourré c'est-à-dire accroupi à moitié affalé contre le mur, pendant qu’elle recrachait tout ce qu’elle avait avalé, je lui tenais ses cheveux blonds, lui tapotant le dos.


- Tout va bien se passer... Ça ira mieux demain.

Elle semblait avoir retrouvé des couleurs. On se remit en marche petit à petit, finissant pas s’affaler sur un banc qui se trouvait à une centaine de mètres de la boîte. Au final, je venais de découvrir quelqu’un. Cette soirée avait été surprenante, inattendue, pleine de rebondissements. Une sacrée soirée.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: ~ Dance until you're dead. [PV D.]   Sam 18 Aoû - 20:34

Finalement, je ne regrettais pas d’être venu. Il était clair qu’une boite de nuit, c’était un monde à part dont je n’étais pas spécialement fan mais ça valait bien le coup d’en faire l’expérience. Dans ce coin fumeur avec Daniel, j’étais bien callée et personne –ou presque- ne venait entacher ma soirée. Je devais avouer que je ne me serais pas vu passer la soirée sur la piste : être collée de partout, avoir les pieds en feu… Ca va bien une heure ou deux. Mais moi, j’avais toujours préféré les petites soirées tranquilles dans le parc de Poudlard comme la fête champêtre par exemple. J’eus un sourire à ce souvenir : moi et Tirya sur le sol en train de rigoler comme de vieille hyène ivre morte, fumant clope sur clope… C’était un souvenir priceless. Bon pour le coup, je préférais rester debout dans le cas présent parce que le sol était immonde, couvert de cendres et de mégots. Cette vision m’arracha un frisson, moi qui avais toujours hais la saleté. Bon aller, tirons donc un peu sur ce joint pour arrêter de penser au millier de petites bactéries qui fourmillaient sous mes talons. J’avais intérêt d’ailleurs à faire gaffe à mes chaussures, je les avais achetés avec Prudence et elles étaient carrément divines. Avec ça au pied, je me sentais prendre minimum deux ans dans la vue, déjà que je n’étais pas spécialement petite, avec cette paire c’était encore mieux ! Bon, par contre, je n’aurais jamais cru que ça suffirait pour rentrer en boite sans chaperon. Mais Daniel sembla avoir une opinion différente et vu mon expérience en matière de boite de nuit, j’allais pas le contredire.

- Sans aucun problème.

Je poussai un soupir un peu exaspéré de mettre fait avoir comme ça. Bon, la bande de pote voulait sûrement caser Tommy. Mais bon, je n’étais pas bénévole pour le post moi ! Au moins la prochaine fois, si il y en avait une, je n’aurais pas refaire la même bourde. Fini les faux petits amis, une robe noire suffisait visiblement. Mais honnêtement, je ne crois pas que je reposerais le pied dans une boite de nuit avant un petit moment. Ce n’était pas vraiment mon truc et je me voyais mal y aller avec Hadrian. Lizlor peut-être, ça aurait pu être amusant. Ou alors, qui sait, j’allais peut-être y retourner un jour avec Daniel ! Je l’aimais bien ce type moi. Certes je ne le connaissais pas mais il était très agréable et pour le moment grâce à lui je passais une superbe soirée et… Je planais. Et ça, c’était génial. Et comme à chaque fois que mon cerveau se déconnectait lentement, ma langue se déliait et je ne pus m’empêcher de lui demander s’il imaginait me croiser ici. Parce que oui, de l’extérieur, je n’avais pas trop la tête du fêtarde…

- Franchement… Non. Te vexes pas mais j’ai toujours eu l’impression que t’étais une fille un peu coincée, qui s’éclatait pas trop. Heureuse avec Easter, mais qui n’allait pas le crier sur tous les toits. Le genre de personnes qui va en soirée, s’amuse en buvant des Bièraubeurres.

J’éclatai de rire. Non, ça ne me vexait pas du tout bien au contraire. Mon image de Miss Parfaite fonctionnait du tonnerre et c’était juste ce qu’il me fallait : éviter d’attirer les soupçons, les questions. Et pourtant… J’eus une pensée au reproche d’Ana, fait en fin d’année lors de notre dernière dispute. Elle voulait que j’arrête de jouer ce rôle de super-amie-trop-gentille-et-mignonne qui aidait tout le monde. Ça m’avait vexé mais plus les semaines passaient, plus je repensais à tout ça et plus je sentais qu’il y avait une part de vérité dans tout ça. Je n’étais pas moi aux yeux des trois quarts du château, simplement parce que j’avais peur de l’être aux miens. Etait-ce fuir ? Oui, il me semblait. Mais je ne voyais pas d’autre alternative et ce rôle m’allait si bien, décoré à présent d’un insigne de préfète. Sa remarque sur Hadrian me fit rire une nouvelle fois : il avait tout compris. Pour vivre heureux, vivons cachés, je l’avais toujours dis. Sauf que pour vivre cachés avec un membre de la famille Easter, c’était comme se balader avec un signe lumineux au-dessus de la tête avec écrit « LOOK AT ME » Non mais sérieux, c’était… Lourd parfois. Tout le monde semblait être sur mon dos pour avoir des détails, j’entendais des murmures sur mon passage lorsque nous étions ensemble, bref la totale pour un couple à Poudlard. Et encore plus avec Hadrian.

- T’as bien cerné l’image que j’veux renvoyer tu sais, ça me vexe pas du tout. J’aime pas vraiment me mettre en avant. Répondis-je avec un petit sourire discret.

Bon, c’est vraiment parce qu’il m’était sympathique que je lui disais tout ça moi ! Mais j’avais pas envie de déblatérer toute la nuit sur le pourquoi du comment de ma personnalité. Non seulement c’était long, mais également chiant et déprimant. Alors j’avais envie de vous dire : buvons donc, fumons, au moins ça nous ferait oublier toutes ces putains de choses déprimantes. Et puis pour le moment, pourquoi me morfondre alors que je passais une superbe soirée hein !


- Et pourtant, je me suis trompé. Et toi, tu t’imaginais tomber sur moi ?

J’éclatais de rire instantanément. Bon alors déjà c’était officiel, je n’étais pas une fille coincée : limite y avait un petit panneau dans ma tête qui clignotait avec écrit « Congrats » ! Au moins, à la porte les préjugés sur les Serdaigles. Ça me faisait plutôt plaisir qu’il ne reconnaisse parce que je n’avais pas envie d’être une meuf chiante… Enfin bref, je me comprenais. Ou plutôt, plus vraiment parce que là je commençais sérieusement à décoller vraiment, vraiment très haut.

- Non, le hasard fait bien les choses mais du reste, t’es un fêtard et ça, c’est pas nouveau ! Répliquais-je en éclatant à nouveau de rire.

Une minute plus tard, nous rentrions à l’intérieur pour fuir les junkies et les seringues. Cette vision me donna légèrement la nausée, parce qu’un mec qui se pique ce n’est pas top à voir. Ça et l’ambiance étouffante de la boîte, ça ne faisait pas un bon mélange. J’avais mal à la tête, ça tournait et malgré l’appui que je tentais de prendre sur le comptoir du bar, je me sentais à deux doigts de tomber. J’étais en train de désenchanter rapidement. Parce que j’avais déjà senti le contrecoup d’un verre de trop, mais jamais à ce point-là. J’avais ce soir poussé les limites, et j’en payais amèrement le prix. N’en pouvant plus, je me laissais tomber sur Daniel, en proie à la panique. Pourquoi ça tournait autant ? Je voulais juste dormir, que ça cesse. J’voulais sortir, comment est-ce que j’allais sortir hein ?... J’étais à deux doigts de pleurer dans un bébé, accrochée au col de la chemise de Dan qui passait son bras autour de ma taille tandis que je tentais de m’accrocher à son épaule. Mais je ne marchais plus, je me trainais lamentablement, incapable de marcher droit. Ça m’énervait d’autant plus que j’avais toujours été adroite. Pas le genre de boulette qui se casse la gueule de leur balai ou leur vélo en s’explosant la moitié de la figure et du corps. Et là, j’étais réduite à marcher comme un canard sans tête… Putain mais qu’est-ce que je racontais… Je… Putain. Le Gryffondor resserrait son emprise sur moi, me portant presque jusqu’à la sortie qui paraissait à des milliers de kilomètres de nous. Et pourtant, je finis par sentir l’air frais sur mon visage et j’inspirais un grand coup dans un soupir de soulagement. Dehors, dehors… ! Mais cela ne suffit pas. Je tentais de marcher pour me dégourdir les jambes mais après quelques mètres, je le senti arriver dans ma gorge. Le goût qui annonçait le…


- Tout va bien se passer... Ça ira mieux demain.

Super, c’était officiel : j’étais en train de vomir, les cheveux tenus par Daniel Kelsey qui me tapotait gentiment le dos en me rassurant. J’aurais voulu lui dire merci mais… Hum, ce n’était pas des mots qui sortaient. Dieu merci, je réussis à épargner par je ne sais quel miracle mes chaussures et ma robe, même si quelques mèches de cheveux n’eurent pas la même chance. Je me relevais, m’essuyant la bouche d’un revers de main. Putain, qu’est-ce que c’était crade… Mais ça allait mieux. Je réussis à faire quelques pas, du moins assez pour s’éloigner un peu de la boite et atterrir un banc à côté de Daniel. C’est bon, c’était fini…

- Mer… Merci, je te revaudrai ça… Et désolé… Je… Je ne finis pas ma phrase. Je l’avais murmuré la figure appuyé sur l’épaule du garçon, et je sentis mes yeux se fermer sans mon commandement. J’avais vraiment besoin de dormir.

Ce fût le soleil qui me réveilla. Sa lumière englobait la ruelle et je plissais les yeux avant de pousser un soupir qui provoqua une douleur lancinante dans ma tête. Putain… Gueule de bois, bienvenue. Je réalisais que je m’étais endormie sur les genoux de Daniel qui lui, était affalé également sur le banc, dormant à point fermé. Comment j’avais fini comme ça ?... Les flashs de la soirée surgissaient et je me relevais très doucement pour ne pas réveiller le garçon tandis qu’au fil des souvenirs, je prenais mon visage dans mes mains en grommelant des « Merdeeee » Un coup d’œil à ma montre m’annonça qu’il était à peine 8heures. Je n’avais pas du dormir longtemps… Bon, comme d’habitude. Sauf que là, j’aurais bien voulu retourner dans le pays des rêves, loin du mal de tête qui me prenait violemment. Je cherchai mon petit sac qui était resté sur mon épaule (la chance que j’avais !) et fouillai dedans rapidement. J’en sortis un stylo et le ticket de caisse de hier sur lequel je lus les deux mojitos et les shoots. Putain quand même, ils abusaient pour le prix…


« Désolé pour hier soir. Malgré tout, ce fût une soirée géniale.
Promis la prochaine fois que tu bois dans la grande salle… Je me joins à toi.
Merci pour tout, milles fois. ♥ »


J’avais décidé de ne pas le réveiller et glissai le mot dans la poche de sa chemise, bien en évidence. Qu’il ne croit pas que j’avais filé comme si de rien n’était ! Je me levais en ajustant ma robe, et me bénissant d’y avoir pensé, j’enfilais la paire de ballerines dans mon sac, gardant les talons à ma main. Comme une Cendrillon. Je jetai un dernier regard au garçon avec un sourire et me penchant sur lui, je déposai un baiser sur son front. Il le méritait bien après ce qu’il avait fait pour moi. Je m’éloignais en pensant à mon lit et à la rentrée où je reverrais Daniel.

Enfin ça, c’est ce que je croyais….


THE END


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