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People Help The People (PV)

 
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 People Help The People (PV)

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Traice Swily
Élève de 4ème année



Féminin
Nombre de messages : 415
Date d'inscription : 13/08/2010

Feuille de personnage
Particularités: Etre sans particularités dans ce château est une particularité ! Mais puisqu'il faut... Ex-autiste ?
Ami(e)s: Une gauffreuse habitant Bruxelles ? Une alcoolique dans le chaudron baveur.
Âme soeur: Pfffff... Sans commentaires.

MessageSujet: People Help The People (PV)   Lun 16 Juil - 19:21


And if you're homesick,
Give me your hand and I'll hold it


  • Les examens enfin finis, j'avais l'impression de voir le château revivre. Etant seulement en troisième, j'avais évidemment échapper à ça, mais l'ambiance du château avait vraiment baissé de régime que même moi je m'étais laissée gagner par la morosité générale. Et avec les derniers évènements, j'avais vraiment pas besoin de ça. J'essayais, je peux vous l'assurer, de pas passer pour ce genre de filles que le moindre soucis faisait fléchir. J'essayais de garder pour moi mes doutes, mon amertume. Mais j'avais trop hérité de mon père cette manie de tout philosopher. La trahison de celui-ci dépassait l'acte en lui-même, pour moi, c'était la notion même de l'amour et du mariage qui s'écroulait sous mes yeux.

    Pour moi, la froideur de ma mère, sa distance, l'absence de mon père, tout s'expliquait. Ma naissance, l'amour qu'on m'avait donné était remis en question. Mon père avait trompé ma mère. C'était pas quelque chose de grave en somme. Dans les livres à l'eau de rose que ma mère lisait, on parlait que de ça : des ruptures, des tromperies. C'était la vie. Mais là, c'était ma vie. Est-ce que je pouvais décemment accepter que mon père, le seul homme voir la seule personne en qui j'ai jamais eu confiance ai pu commettre un acte aussi bas, aussi... animal ? N'aimait-il plus ma mère ? Ne voulait-il pas de sa grossesse ? Pourquoi ? Je découvrais mon père lâche durant toutes ces années et encore plus lâche à présent que je connaissais la vérité.

    Mais je comme je le disais plus tôt, je faisais comme si. La plupart des gens pensaient que je ne me remettais pas de la mort de ma grand-mère et il y avait un peu de ça aussi. J'avais l'impression d'avoir entaché sa mémoire en me mettant la lumière sur ce secret infernal un jour comme celui-là. Je pensais qu'un secret comme celui-là ne devait pas être révélé. Une seule personne à Poudlard le savait, et c'était Ruby Standiford. Quelle ironie, il fallait l'avouer. Mais je n'avais pas d'inquiètude, elle ne révèlerait rien. Pas par peur que je dise la vérité sur elle, mais j'espèrais, plus par respect. Car après tout Jay aussi était concerné.
    Mes amies de dortoir m'avait donc poussée à me rendre à la fête champêtre. Rien que le nom me donnait envie d'aller m'enterrer sous mes couvertures et d'y rester pendant de nombreux jours. Champêtre, c'est-à-dire été, beau temps, vacances, mini-jupe, bonheur, bref, c'était pas tout à fait dans mon état d'esprit alors que j'étais entrain de faire le deuil de toutes les illusions que j'avais un jour pu avoir sur la vie. Cruelle destinée.

    D'ailleurs, comme j'étais d'aussi bonne compagnie qu'un veracrasse constipé et mes amies regrettaient à présent amèrement de m'avoir traînée jusqu'ici. Avec un air de fausse excuse, elles prétextèrent d'aller chercher à boire pour me semer compagnie. Etrange. Elles avaient déjà toutes un verre, moi compris. Je ne devais pas faire assez bonne figure auprès des garçons en vogue avec mon jeans troué, mes basket qui dataient et mon t-shirt trop large. Mais je m'en foutais. De toute façon, l'amour ça existait pas alors je pouvais bien être moche.

    Je commençais à m'embêter un peu, parce que remuer des idées noires au bout d'un temps ça fatigait tout de même. Je me dis que si j'en étais au point de ne plus me supporter moi-même, je devais quand même faire quelque chose. Mais dans l'immédiat, mes amies m'ayant fuie, c'était compliqué, je me voyais très mal abordé un élève au hasard et lui demandé de mon air sinistre "Distrais-moi. " Mmh, peut-être que par politesse j'ajouterais "S'il te plaît."

    Ouais. Nan.

    Je me trouvai une petite citrouille bien confortable pour siroter mon verre avec une petite pensée pour la cucurbitacée sur laquelle je reposais, me disant que j'étais peut-être entrain de boire ça descendance. Glauque. D'ailleurs les places se vendaient chères, je supposais que comme c'était le début de la soirée, les gens n'osaient pas encore danser. Attendez, j'arrive mettre de l'ambiance. Haha.

    Les gens commençaient de plus en plus à s'agglutinés autours de moi, je commençais à me sentir légèrement oppressée, entre une paire de fesses et un coude, c'était franchement pas le bonheur. Douloureusement, je m'extirpai de l'attroupement compact, avant de me faire littéralement éjectée par un mouvement de foule. Déséquilibrée, je trébuchai d'un pas en reversant mon jus de citrouille sur la personne face à moi. Tiens tiens, comme un air de déjà-vu. Heureusement ce n'était pas Ruby suspendu aux bras de Jay. Face à moi se tenait une jeune fille aussi bridée que moi, que j'avais déjà croisé dans les couloirs. Elle me disait vaguement quelque chose, mais je mettais ça sur le compte de nos origines ethniques.

    Rouge pivoine, la regardant à peine, je m'excusai une centaine de fois. En plus, ça tâchait super fort, le jus de cirtouille !


    "Tu veux peut-être que j'aille te chercher un autre t-shirt au château ? Ou... Je peux t'amener une serviette, un peu d'eau ? Désolée, je suis catastrophique aujourd'hui." soupirais-je.


_________________


That was the day that I promised
I'd never sing of love If does not exist.

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Rita Minithya
Élève de 6ème année



Féminin
Nombre de messages : 1080
Localisation : Je sais où toi, tu es, coquin.
Date d'inscription : 10/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: Oh, il suffit d'une petite étincelle pour que ça fasse BOUM! Ca vous donne une idée?
Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Re: People Help The People (PV)   Mer 1 Aoû - 20:54


I can understand you,
tell me all


Je regardais sans lassitude mon poignet gauche. De la main droite je le palpais délicatement, soulignant la cicatrice en forme de "J". La peau était comme ressortie pour recouvrir ce qui avait semblé être taillé au couteau un mois auparavant. Sauf que ça n'avait pas été aussi barbare qu'un couteau. Juste un sortilège. A vrai dire, je ne savais plus trop où donner de la tête. C'était la fin de l'année, et comme j'avais raté mes examens à cause de cet "évènement", j'avais du les rattraper au plus vite. Et je venais juste de passer l'examen de sortilège, que j'avais réussit avec brio, je le savais, et quelque part, ça me rassurais. J'avais encore un peu de mal à tenir ma baguette sans craindre tout ce que je pouvais faire avec. Pour la première fois de ma vie, je craignais la magie, et pour cause. Elle pouvait être dévastatrice, j'en avais été la victime, et désormais, lancer un sorts relevait du défi. Mais il était hors de question que je rate la matière pour laquelle je savais être la plus douée. Je soupirais faiblement, même si en vérité, j'avais repris du poids, j'étais moins dépressive. Même si... même si c'était tellement contradictoire. Parce que je n'étais plus avec Nath, parce que j'avais subi un traumatisme, et que tout en moi rejetait l'idée même de magie. J'aurais du être faible et malheureuse. Je l'étais. Mais peut-être avais-je gardé le peu d'espoir qu'il me restait. Peut-être qu'il avait grandi en moi comme une fleur s'épanouit; avec le temps, de l'attention et des aliments.

Je retirais ma main, car même si j'avais regagné cette force au fond de moi, j'avais définitivement changé. Je le savais, j'étais moins téméraire, moins aventureuse, et beaucoup plus prudente et plus silencieuse. Voilà, j'avais appris que James, le père de Cameron était mon oncle, et donc, Cameron mon cousin. Et puis, juste avant, qu'il m'aimait, et que ça tuait Nath que je l'ai rejeté pour qu'il ne soit pas touché. J'avais autour de moi tellement de pensées, à savoir ma grand-mère, illustre sorcière de la famille Minithya, qui voulait faire de moi son héritière, délaissant James, devenu trop mauvais, raison pour laquelle il n'était pas, lui, héritier du clan. Et quand on passe à côté d'une affaire pareil, on a les crocs. Il avait pensé qu'en m'éliminant, il prendrait ma place. C'était sans compter la puissance de ma grand-mère ( oui, j'avoue, c'est difficile à croire). Je souffrais également de voir Cameron. Il m'aimait, et je l'avais découvert par Nath. Comment pouvait-il m'aimer moi? Ça n'avait pas de sens, nous étions amis, tout simplement. Mais peut-être qu'après tout, ça n'étais que ma faute. Nous nous étions embrassé une fois, et j'avais le regret de penser que c'était une erreur. Je lui avais donné de l'espoir alors que je n'y voyais qu'une manière de trouver un soutien, de tenter le diable, de me défier de tout. Comme d'habitude.

Je me levais doucement, ne tenant pas compte des autres Poufsouffle - bien qu'extrêmement sympathiques, qui étaient autour de moi. Quand j'étais sorti de Ste Mangouste, j'avais directement atterrit dans ma salle commune. La chaleur qui s'y dégageait m'avait tellement manquée! Et j'avais eu la surprise de voir certaines personnes me demander si tout s'était bien passé, prenant soin de moi comme ils le pouvaient. C'était ça que je préférais chez les jaunes et noirs. Ils étaient tellement... chaleureux et accueillants. Je n'aurais pas pu rêver mieux tomber. Mais les autres élèves n'étaient pas tout aussi accueillants, et je savais que quelques Poufsouffle parlaient dans mon dos avec une seule envie: en savoir plus, me détruire. Les adolescent sont cruels. Certains se moquaient de moi, parce que je n’avais plus eu toute ma tête pendant au moins trois semaines. D'autres allaient jusque me lancer des sorts dans le dos, et bien qu’auparavant , j'aurais pu répliquer avec la plus grande facilité, je n'en faisait rien aujourd'hui. Je n'en éprouvais plus l'envie et j'avais peur. Mais petit à petit, au fur et à mesure que les murmures des rumeurs diminuaient dans les couloirs, je m'étais reprise, avec l'aide de Ruby, notamment, et puis, en pensant à ceux que j'aimais bien, à Poudlard. D'ailleurs, ma mère m'avait envoyé une lettre catastrophe. De celle qui vous paralyse pendant un bon moment.

Elle me reprochait de ne pas l'avoir avertie, même si effectivement, elle était venue me voir à Ste Mangouste, même si l'idée la rebutait. Mais cela n'avait pas suffit, l'évènement l'avait comme réveillée. Éprise soudainement d'une grande préoccupation pour moi, je voyais ma mère devenir la mère poule qu'elle n'avait jamais été. Toutes les semaines je recevais une lettre longue où parfois, elle me racontait son enfance. Avec James. Elle avait tout appris sur lui, et le détestais profondément. Et croyez-moi, il valait mieux que ma famille soit moldus, et ma mère cracmol, sinon, elle se serait volontier arrangée pour faire passer un très mauvais moment à James. Elle connaissait ses points faibles disait-elle. Entre autre, j'allais beaucoup mieux. J'avançais certe difficilement vers un poids normal, je reprenais lentement le Quidditch, je révisais, je relançais des sortilèges, et surtout des enchantements. Je tentais d'oublier Nath et de penser à mes amis. Parce que penser à Nath était vraiment douloureux. Dans un sens, mon coeur me disait de le récupérer, dans un autre, ma raison me dictait de ne plus y penser et de passer à autre chose. Je ne savais plus du tout qui écouter.

Etant déjà dans le parc, je n'eus aucune difficulté à rejoindre lentement la fête champêtre au loin. Je ne savais pas trop ce que j'allais y faire, surement voir Ruby, Daphne, Caleb, ou Chaerin, ou pire Ana, mais ce que je craignais avant tout, c'était d'y voir Nath. Mais je voulais affronter la réalité, ce n'était que de cette manière que je pourrais progresser. Ça allait être difficile, je le savais. J'atteignais enfin la fête, remplie de monde, reçue quelques épaules, coudes, pieds un peu partout et tentais de m'extraire douloureuse de cette foule en tentant de rester en vie. J'y parvins au bout de quelques minutes d'un combat impressionnant, trouvant refuge sur une citrouille jaunis par le temps. Je m'asseyais dessus tandis que la musique et la chaleur ambiante commençait à me donner le tournis quand... quand un liquide très frais sorti de nul part pour atterrir sur mon tee shirt. Je sursautai et me levais précipitamment, tapotant mon tee shirt pour en extraire le jus, ce qui, évidemment, était inutile. Je pestai un moment, devant l'énorme tache puis me retournais vers la personne qui venait tout juste de faire ceci. Et je la repérais très facilement. Elle tenait un gobelet vide et s'était arrêtée à son dernier geste. Mais ce n'est pas cela qui me surpris. Non, je la connaissais. Enfin, non, mais elle me disait quelque chose. Une asiatique, comme moi, mais surtout coréenne, et elle m'étais familière. Je tentais de me souvenir d'un moment où j'aurais pu la rencontrer, mais, si c'était le cas, nous nous étions vu lorsque nous étions toute petite. En Corée du Sud. Hors, cela remontais à tant de temps que l'idée me paraissait stupide.

"Tu veux peut-être que j'aille te chercher un autre t-shirt au château ? Ou... Je peux t'amener une serviette, un peu d'eau ? Désolée, je suis catastrophique aujourd'hui."

Je n'en avais jamais parlé à personne, mais chaque été, j'avais passé avec ma mère du temps en Corée, à aller de ci de là, et surtout dans son village natale. J'avais rencontré beaucoup de monde, contrairement à ce que l'on pourrait critère, car les campagnes coréennes étaient immenses. Les visages, je ne les oubliais jamais, contrairement aux prénoms. Et ce visage là, je l'avais déjà vu, j’en était persuadée. Mais je ne pouvais pas l'interroger comme ça sous prétexte qu'elle me rappelais vaguement quelque chose, et si ça se trouve, je l'avais surement croisée dans les couloirs. Son expression était désolée et triste et je me rappelais alors des rumeurs qui avaient stoppées les miennes. Une fille de Gryffondor et un garçon de Serpentard qui avaient, semblait-il, une relation assez ambiguë. Mais on en savait pas plus. Certains disent qu'ils ne sont que des cracmols. D'autres, qu'ils ont une enfance commune aux état-Unis, d'autres encore,qu'ils participent aux même soirées délurées et qu'ils quittent les dortoirs pour ça. Mais rien n'était crédible. La seule certitude était qu'ils s'agissait de deux asiatiques. Et des asiatiques, il n'y en avait pas des masses. Jay, sans nul doute et cette fille, là, en face de moi. Elle s'excusa à plusieurs reprises et ça aurait été presque amusant si tout cela ne nous arrivait pas, à elle et à moi.

-T'en fais pas. Je crois qu'il y a pire à penser, ces derniers temps..je baissais les yeux, asseyit soudainement de tristesse, de souvenirs douloureux, si bien que mon cœur sembla se serrer. Ça va finir par sécher je suppose,continuais-je en me rasseyant sur la citrouille, l'invitant à en faire de même.Ça va peut-être te paraître curieux mais... j'ai comme une impression de déjà vu...je la fixait, attendant qu'elle réagisse. J'étais persuadée que nous nous connaissions. Mais depuis combien de temps?



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