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Sortir de l'engrenage [PV]

 
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 Sortir de l'engrenage [PV]

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Millicent Winter
Élève de 4ème année



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Particularités: Le sourire hypocrite sur une échelle de 1 à 10 ? 11. (Oui c'est valable pour toi aussi)
Ami(e)s: L'amitié ? Ca se paie cher et c'est pas qu'une métaphore...
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MessageSujet: Sortir de l'engrenage [PV]   Jeu 5 Juil - 19:00

« Non ». Ça faisait quelques temps que je disais non à toutes les propositions ces dernières semaines et pourtant, ce n'était pas faute de les voir s'accumuler les unes à la suite des autres. Pour le mot qui résonna cette fois ci dans la salle commune des Serpentard n'avait rien à voir cette fois ci avec le petit ton blasé et pincé qui signifiait que j'avais des choses hautement plus intéressantes à faire que de discuter du dernier magazine de Sorcière Hebdo qui laissait de plus en plus à désirer. N'avaient-elles pas encore compris, qu'en ce moment, j'avais envie d'être avec tout le monde sauf avec elles ? N'étaient-elles pas au courant, alors que je ne le cachais pas, que je les méprisais dès qu'elles faisaient un pas de travers, qu'elles n'étaient que des objets qui me servaient d'amusement plus que d'amies et que j'éjectais, dès que je me sentais un tantinet menacée ? C'était ça le revers de la popularité, mais ce n'était que maintenant que j'en subissais tout les effets. Je prétextais un gros mensonge, comme quoi je voulais être prête pour le devoir de métamorphose qui aurait lieu trois jours plus tard et que j'avais envie d'aller réviser à la bibliothèque et n'importe qui d'un peu observateur aurait flairé le bobard en l'espace d'un instant. Elles me fatiguaient à ne comprendre rien à rien, et sans un mot malgré un regard fortement condescendant, je tournai les talons pour remonter quelques étages plus haut, là où la lumière était de rigueur.

Je passai mon chemin sans aucune hésitation au moment d'arriver devant les épaisses et solides portes de la bibliothèque. J'avais bien mon sac sur mes épaules, mais ce n'était en rien parce que l'envie soudaine de jouer les élèves studieuses m'avait prise, comme je l'avais fait croire un peu plus tôt. Être tourmentée était une chose, mais de là à passer le cap et sombrer la tête la première dans la folie, laissez moi vous dire que c'était quelque chose dont je ferais en sorte que ça n'arriverait pas. Jamais.

Je connaissais bien le chemin pour aller à la volière ; j'avais toujours une foule de hiboux à envoyer (heureusement que nous en avions un familial, car il était hors de question d'utiliser ceux de l'école qui puaient et qui étaient tous aussi sales les uns que les autres ! Le nôtre était très propre au plumage toujours impeccable. Un peu comme moi, la beauté en moins, il est vrai). Pour me plaindre auprès de mes grands parents et de mon père de toutes les injustices qui pouvaient parfois régner à Poudlard : avec en première position, évidemment, Ambre Serana qui était passée une fois de plus Miss Serpentard, alors qu'elle n'avait décidément rien d'exceptionnel, si ce n'est d'être aussi frigide que Mme Pince et c'était loin d'être un compliment ! Vraiment, qu'est-ce qu'elle avait de plus que moi ??? Elle était devenue la fille à abattre et je me chargeais toujours de lui lancer des coups d’œil assassins dès que j'en avais l'occasion, mais qu'elle ignorait toujours royalement, car voyez vous, ça lui était monté à la tête tout ça ; elle croyait qu'elle était une princesse ou quoi ?!

Le problème Serana étaient cependant devenu de moindre importance, car j'avais d'autres choses à penser. Ce dont je me serais bien passée au passage car c'était un véritable casse tête et Miss Serpentard, ça avait l'air d'être quelque chose de tellement futile à côté de ça ! Fort heureusement, il n'y avait personne lorsque j'arrivais enfin dans la tour après cette ascension d'escaliers interminables, et je m'installai à l'unique table qu'il y avait dans la pièce, en m'asseyant sur la chaise et déballant ce dont j'avais besoin pour écrire. Pourtant, ma plume qui filait toujours avec une élégance rare sur la parchemin, parce qu'il y avait toujours de quoi se plaindre, même si ce n'était que pour d'infimes détails (mais qui faisait souvent toute la différence) restait immobile car coincée dans ma main que je ne parvenais pas à faire bouger, laissant le papier vierge de toutes les bêtises que j'aurais pu raconter à ma famille pour faire passer le temps.

Faire passer le temps, c'est ça. Pour faire quoi d'autre sinon ? Si j'envoyais toujours du courrier, c'était toujours pour expliquer les mêmes histoires auxquelles je recevais les mêmes réponses : à leur yeux, c'était moi l'unique héritière des Winter, et je n'avais pas à m'inquiéter de quelconque menace, qui s’appellerait Ambre Serana (malgré tout, on finissait quand même par revenir vers elle, c'était exaspérant!) ou autre.

La seule héritière, vraiment ?!

Si cela faisait en effet un moment que c'était le silence radio de mon côté, ce n'était pas pour rien. Est-ce qu'à la maison, on s'en était rendu compte ? Je n'avais rien reçu qui aurait pu ressembler à des inquiétudes de la part de mes grands parents qui, en quête de nouvelles, auraient bien pu se demander ce qu'il se passait pour voir brusquement s'opérer un tel changement. Non, en réalité, c'était même comme d'habitude : je recevais toujours des colis de friandises ou parfois de robe de soirée qui de toute manière ne me servait pas ici ; le bal de Noël était passé et il n'y avait à Poudlard aucune soirée mondaines auxquelles participer. Des babioles, des accessoires... Au lieu, comme habituellement m'empresser de porter tout ce nouvel attirail, j'avais donné les bonbons à mes camarades de chambre et abandonné le reste dans une armoire. Je ne retrouvais plus cet engouement. Pas ces derniers temps. Évidemment je mettais toujours un point d'honneur à être pomponnée, mais même ça, ce n'était plus pareil. Du moins, il me semblait.

Je poussai un soupir. J'écrivis les premières lignes où j'expliquais tout et n'importe quoi des derniers jours à Poudlard. Pour une fois pourtant, j'aurais eu de quoi me vanter : parce qu'à défaut d'être Miss, j'avais été nommée préfète, après tout, c'était dans mon caractère, et pouvoir assouvir mon autorité et faire régner ma loi dans les couloirs de l'école avait un petit penchant très agréable, surtout lorsque j'étais de mauvaise humeur. Et cela montrait la confiance (un peu) que m'accordait notre directrice de maison, Hazel Woodley, et ça, ce n'était pas négligeable, tout le monde s'accordait à dire la même chose là dessus. Mais bizarrement... je n'avais pas envie de leur faire partager cette victoire. Pas maintenant en tout cas, car ils allaient bien finir par l'apprendre, mais il y avait un truc tout au fond de moi que je n'expliquais pas mais qui me poussait à agir avec retenue ; et puis je pouvais imaginer leur réaction au mot près : donc pour l'instant cela me suffisait amplement. J'hésitais. Finalement, au bout de plusieurs secondes, je décidais de conclure rapidement et pliai la première missive soigneusement avant de prendre une nouvelle feuille de parchemin, et de tremper délicatement ma plume dans mon encrier.

Bon. Comment est-ce que j'allais formuler cette requête ? Il y avait de grands risques, mais je préférais le demander personnellement à mon père plutôt que de passer par le biais de mes grands-parents, car là encore, il y avait cette barrière qui s'était dressée et qui me stoppait. Après tout, il me devait bien des explications. Au moins sur ça. La phrase d'introduction rédigée au préalable dans ma tête me plaisait bien ; il était temps de le formuler noire sur blanc. Toutefois, je m'arrêtai dans mon geste subitement et tendis l'oreille ; les oiseaux piaillaient au dessus de ma tête, mais je reconnus quand même le bruit significatif des dernières marches qu'on grimpe avant de franchir la porte quelques instants plus tard.

Si j'avais eu l'audace de rassembler tout mon courage pour écrire cette nouvelle lettre, l'arrivant qui n'allait pas tarder à me montrer son identité, rien que sa présence risquait fort de la réduire en cendres.

Mais qui disait que cela ne m'arrangeait pas ?

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Sortir de l'engrenage [PV]   Lun 9 Juil - 16:44

Citation :
Mon très cher Frère,

Votre Présence me manque, croyez-le. Comment se passe vos journées à poudlard ? J’imagine qu’elles doivent être plaisantes puisque vous ne rentrez plus jamais à la maison, même quand viens mes vacances. Je préfère penser cela plutôt que vous ne m’évitiez. Mes propres études se passent extrêmement bien. Je suis naturellement une des mieux noté de l’école et je dirige à présent l’équipe de danse de ma maison. Comme vous avez sans doute dû le savoir en prenant de mes nouvelles auprès de mère, je suis une danseuse hors pair. La danse de ballet est ma spécialité. D’ailleurs mère compte m’envoyer pour mon anniversaire des billets d’avion pour que je puisse partir en Norvège avec des amies voir un spectacle de mon groupe préféré. Je vous épargnerais les détails, j’imagine bien que vous n’y comprendriez rien. Et je ne tiens pas à gâcher mon encre. De ce fait, je ne pourrais recevoir le cadeau que vous comptiez m’envoyer à Beauxbaton. Je vous prierais donc de l’envoyer à la maison pour que dès mon retour, je puisse l’ouvrir.

Je vous souhaite une très bonne journée et joins à mon colis, le cadeau que je comptais vous envoyez pour votre propre anniversaire. Vous m’excuserez du retard mais j’étais très occuper.
A très bientôt,

Anthonella.

Ps : Offrez moi le sac à main CHANEL N°375943, référence H4V187521.

Ulrich avala le morceau de pain qu’il avait dans la bouche. Il mit un sacré temps pour lire la lettre de sa sœur. Déjà, parce qu’elle commençait par « Mon très cher frère ». Une mise en page très agréable pour ne rien présager. Sa sœur n’était pas quelqu’un de très amicale, pas avec lui du moins. Elle ressemblait bien trop à leur mère. Anthonella c’était l’image parfaite de la demoiselle de bonne famille. Elle était grande, plus ou moins, elle était fine, svelte, ses cheveux étaient parfaitement coupé, parfaitement entretenu, au point qu’elle aurait largement pu poser pour des pub de shampoing réparateur, elle avait des mains dénué de défauts, en même temps elle n’avait jamais travaillé dans sa vie, et puis surtout, elle avait un sang-froid inégalable. Anthonella souriait toujours mais dès que l’on avait le dos tourné elle faisait en sortes de détruire la moindre chose qui pouvait compter dans notre vie si on avait le malheur de l’avoir contrarié.

Une seule chose les reliait ; c’étaient qu’ils se fichaient éperdument de la vie de l’autre. Ulrich n’avait jamais compris ses passions et elle, n’aimait que sa propre personne pour s’intéresser à la vie de son frère. Les rares fois où il l’avait vu depuis qu’il était à poudlard, c’étaient aux premiers repas de noël ou il rentrait encore à la maison et au rare fois où il passait quelques jours chez lui alors que c’était pour elle, ses vacances scolaire et qu’elle aussi, avait décidé de rentrer. Les rares fois, pendant ces rares fois où il lui avait parlé, c’était pour lui demander de lui passer le sel à table. Ils étaient des inconnu l’un envers l’autre. Dans leur famille, le lien de fraternité n’existait pas. Et il existait encore moins depuis qu’elle avait compris que ce serait Ulrich qui hériterait de l’empire financier de son père.

Ulrich renversa l’enveloppe sur la table et une chevalière en tomba. Ulrich la regarda en détail. Sur le dessus était gravé le symbole de sa famille. C’était un étendard à trait tenu entre les griffes d’un aigle royale. Le travail qui avait été effectué sur le bijou avait dû couter une fortune. Ulrich regarda à l’intérieur et découvrit graver les lettres « U.L ». Pour une fois, il ne pouvait rien dire quand au cadeau qu’elle venait de lui envoyer même si, et il aurait misé presque tout son compte en banque sur sa, c’était à moitié ses parents qui avaient financé, même peut-être entièrement. Si Anthonella était douée, c’était surtout pour la manipulation. Dans tous les cas, avec un cadeau comme celui-là, il ne pouvait pas refuser de lui offrir son sac. Et elle le savait.

Citation :
Mon adorable sœur,

Je suis heureux d’apprendre que votre performance sportive soit enfin récompensée. Sachez que vous revoir me ferait extrêmement plaisir, hélas, je suis actuellement en plein examen et ne peux quitter le château. Néanmoins, je vous ferais parvenir votre cadeau comme convenu à la maison.

Amusez-vous bien,
Ulrich.

Ulrich se retourna vers l’étudiant qui venait de lui prêter sa plume et un parchemin vierge pour le remercier. Un des bénéfices d’être Mister c’était que personne ne vous refusaient jamais rien. L’inconvénient c’était, pour ne pas passer pour un profiteur de base, qu’il fallait se souvenir du prénom de celui qu’on venait d’exploité. Et même si le type venait à peine de le lui dire, Ulrich avait déjà oublié. Les premières années avaient presque tous la même tête de toute façon…

Ulrich lui fit un sourire puis se leva de sa chaise avant qu’il ne commence à lui raconter sa vie. La salle commune était pleine de monde. A croire que les gens préféraient de loin l’humidité des cachots au soleil radieux d’un après-midi sans nuage. Ulrich préférait les cachots pour sa part. Mais il avait depuis longtemps admis qu’il était loin d’être dans la majorité. Cependant le type commençait à vouloir le suivre, Ulrich se dirigea donc vers le canapé et pris un livre de 7ème année en main laissant supposer qu’il voulait bosser et que donc, il n’avait pas de temps à perdre avec lui. Cette fois-ci le message passa et il partit. Envoyez balader quelqu’un en douceur n’était jamais une mince affaire.

Ulrich lisait le livre de divination… Il leva les yeux au ciel tellement il préférait encore se pendre plutôt que d’étudier de tel sornettes, et regardait surtout autours de lui pour vérifier que l’autre c’était barrer. A tous les coups il attendait qu’Ulrich ai terminé ses devoirs pour lui proposer de faire la route ensemble vers la volière. Même si parfois Ulrich était capable de dire sans gêne ce qu’il pensait, il n’était pas dans un jour comme celui-là. Sa colère et son stress n’étaient pas encore assez important pour qu’il envoie chier tout le monde. Quoi que si les 1er années se mettaient en tête qu’Ulrich était quelqu’un d’assez abordable pour tous venir le voir sa pourrait vitre être le cas.

Ulrich n’aurait pas été capable de reconnaitre tout le monde, surtout les nouveaux, ni même des personnes de sa propre années d’ailleurs, mais certain visage, certain nom étaient difficile à oublier. Comme celui de Millicent par exemple. Quand Ambre quitterait poudlard elle sera sans nul doute élue Miss à sa place. Millicent avait tout d’une Miss Serpentard, sauf peut-être cette crainte qu’inspirait Ambre dès qu’on la croisait dans un couloir. Millicent était populaire, belle, intelligente, élégante sous toutes les allures, elle savait se faire bien voir en publique et était d’une discrétion sur sa vie privée assez légère pour alimenter le désir d’en savoir toujours un peu plus. Ulrich aimait bien Millicent. Derrière ces allures de fille un peu superficielle, elle était agréable à fréquenté, pas comme ces amies. Ulrich ne trainait pas vraiment avec Millicent, encore moins avec les filles qui la suivait mais il avait eu une fois ou deux l’occasion de les entendre parler et elles étaient similaires à des moutons. Toujours d’accord avec tout, toujours devant un miroir à de se remaquiller, toujours à faire attention à ce qu’on les remarque, toujours en quêtes de personnes à séduire. Elles jouaient à qui étaient la plus digne d’être la meilleure amie de Millicent et aucune d’entre elles n’étaient assez doué pour le rôle, du moins, aux yeux d’Ulrich. Même si il ne savait presque rien de la jeune fille, il la voyait bien plus intéressantes et plus intelligente que ces filles-là. Il ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi elle trainait avec elles. Mais dans le fond, ça ne le regardait pas.

Ulrich tourna quelques pages regardant par curiosité ce que le livre contenait et se souvint avec joie le moment où il avait enfin pu supprimer ce cours de son emploi du temps. Certaines matières n’étaient pas obligatoires, comme la divination mais il fallait la remplacer par autre chose. On ne pouvait pas juste choisir de rien prendre. A l’époque, Ulrich avait pris divination, parce qu’il restait de la place. Il n’imaginait pas la connerie qu’il avait faite. A vrai dire il était venu le premier mois en cours et après se débrouillait pour être « malade ». Une rage de dent, un mal au ventre, des nausées, une crampes qui l’empêchait de monter jusqu’au sommet de la tour, une panne de réveil, une terreur nocturne qui l’avait tenu éveillé, la moindre excuse bidon qui lui avait passé à l’esprit l’avait aidé à se sortir de cette idiotie.

Le serpentard jeta à nouveau un coup d’œil à la salle commune. Il n’était plus là. Ulrich referma le livre d’un coup sec et le reposa sur la table basse avant de se lever et de sortir de là. Ce n’était pas très sympa d’agir de la sortes mais Ulrich n’avait pas vraiment envie de voir du monde aujourd’hui, ou en tout cas, pas quelqu’un comme lui. Ce n’était pas qu’il méprisait ceux d’années inférieures à la sienne, loin de là, mais souvent les gens lui parlaient de choses sans intérêt pour lui. Du genre laquelle des filles il trouvait la plus belle alors qu’elles avaient toutes cinq ans de moins que lui et qu’il sortait avec Katie. Ou alors qui d’après lui étaient le plus en mesure de manger le plus de chocogrenouille ou même savoir qu’un des mecs de gryffondor avait eu sa première cuite et avait été convoqué par la directrice… tous ces truc c’étaient plus ses délires à lui. Il avait déjà dépassé tout sa et depuis un moment.

Ulrich avança dans le parc la lettre pour sa sœur à la main. C’était bien de son âge à elle de savoir qui aimait quoi dans sa classe et qui voulait sortir avec qui. Elle ne se rendait pas compte à quel point tous ces détails en grandissant devenait obsolètes. Il regarda une nouvelle fois la bague qu’elle lui avait envoyée. Il reconnaissait la marque du fabriquant sur l’anneau et savait donc qu’elle ne l’avait pas commandé elle-même. Elle avait été taillée par un bijoutier londonien. C’était un sorcier de sang pur du nom de Dawson Connors. Sa famille aimait commander des bijoux par cet homme. Il mélangeait l’art moldu en fondant lui-même ses matériaux et en fabriquant ses bijoux à la main mais les rendait magique suivant le gout du propriétaire. Sa mère avait une fois commandé un collier en émeraude qui changeait de couleur suivant ce qu’elle portait sur elle. La bague changeait de diamètre suivant son porteur. Ulrich avait essayé de la mettre sur plusieurs doigts différent et a chaque fois, elle s’accordait parfaitement à sa main. Il la plaça à sa main droite.

Ulrich n’aimait pas les hiboux ni même envoyer des lettres. Donc la volière, ce n’était pas l’endroit où il passait sa vie. C’était même le dernier endroit à poudlard ou on le voyait en générale. Pour éviter de se coltiner une bande de taré, il saurait ou venir à l’avenir.

Ulrich monta les quelques marches de la volière quatre à quatre. Plus vite il aurait envoyé son message et plus vite il pourrait partir de là. Il poussa la porte et entra en trombe dans l’habitacle pensant être seul. Mais sur la droite il entendit du brui et tourna directement les yeux vers elle. Millicent Winter était assise sur la chaise du bureau au bois prévu pour que les élèves puissent écrire leurs lettres. Elle était peut-être la dernière personne qu’il imagina rencontrer ici. Pas qu’il pensait qu’elle ne donnait pas de ses nouvelles à sa famille mais surtout parce que l’endroit était tout sauf propre. On remarquait dans tous les coins de la pièce des fientes d’oiseaux, certaines sèches, d’autres fraiches.

-Millicent ?

Ulrich s’approcha d’elle calmement. C’était étrange mais ces derniers temps, elle avait l’air… bizarre. Ulrich n’avait pas vraiment le temps d’accorder beaucoup d’attention à tous ceux qu’il connaissait mais dans la salle commune, elle était une figure. Et quand on est, comme elle, quelqu’un de connu et respecté, on ne peut que remarquer quand quelque chose n’allait pas. Dans son cas, c’était surtout cette impression qu’elle donnait, comme si elle s’ennuyait de sa vie habituelle. Avait-elle remarqué que les filles qui la suivaient partout étaient d’un ennui mortel ? D’ailleurs, elles n’étaient pas là.

-Quelque chose ne va pas ?


Il n’y avait dans sa voix rien qui aurait laissé entendre qu’il était à l’affut de la moindre info concernant la vie privée de la demoiselle ni même une reproches, une façon de se moquer, rien qu’un ton neutre, calme et serein. Ulrich ne pensait jamais à mal, surtout vis-à-vis d’elle. Ulrich s’approcha du bureau et vint s’assoir sur la table en bois. Lui s’en fichait si en sortant, ses fringues étaient bonnes pour la poubelle.

-Ou peut-être que…

Ulrich se retira d’un coup du bureau. Il venait royalement de s’incruster alors qu’en fait, elle avait sans doute qu’une envie, dans un lieu comme celui-là, c’était que personne ne vienne la faire chier. Millicent allait souvent dans les endroits qu’elle n’aimait pas pour qu’on ne la cherche pas. Sa avait déjà été le cas quand ils s’étaient retrouvé au terrain de quidditch.

-Tu veux que je parte ?


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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Sortir de l'engrenage [PV]   Mer 11 Juil - 19:27

Que savais-je véritablement d'elle ? Même pas un nom, ni même un prénom. Elle pouvait prétendre n'importe quoi. Peut être n'avoir jamais existé, peut être... ne plus exister ? Je préférais ne pas voir cette éventualité tout de suite, alors qu'à l'heure actuelle, je ne savais même pas ce qu'il en était. Quelle couleur de peau avait-elle ? Un teint de porcelaine similaire au mien, ou bien tendait-il vers de jolies tendances dorées ? Qu'en était-il de ses yeux ? Les miens étaient marrons, comme ceux de papa, mais ça ne me donnait pas pour autant plus d'indices. Je la voyais petite, comme moi. En fait, je n'avais jamais cessé de l'imaginer, parce qu'au moins, mes pensées c'était quelque chose qu'on ne pouvait pas voir, qu'on ne pouvait pas m'enlever : en un mot qu'on ne me pouvait pas me prendre. Inévitablement, je la comparais à Margaret, dont j'avais toujours du mal à dire que c'était ma tante, et ce malgré notre dernière rencontre dans sa boutique. On disait de Scarlett et moi que nous étions semblables à deux sœurs, peut être que c'était le cas pour nos mères respectives ? Ça me paraissait pourtant peu évident. Dans tout les cas, des images que je créais de toutes parts, je la voyais toujours très élégantes, avec les plus beaux vêtements, les plus belles robes ; et toujours souriante. Ce genre de sourire qu'on ne réserve qu'à son enfant.

A présent, je me demandais bien, comment pendant treize, mes grands parents avaient magistralement su combler cette absence par des cadeaux, toujours plus gros, toujours plus somptueux les uns que les autres. Comme si on pouvait la remplacer facilement de cette façon. Je détestais cette idée. Une grand-mère n'était pas une maman. Un père non plus. Pas même un bijou. Petit à petit je réalisais que j'étais autant fautive de victime dans cette histoire, puisque enfant, et ne l'ayant jamais connu, ça ne m'avait jamais tenu en soucis ; on prenait toujours bien garde à m'occuper l'esprit qui plus est. L'entrée à Poudlard n'avait pas chamboulé grand chose. Jusqu'à cette rencontre avec Scarlett tout comme ce que j'avais récemment appris à propos d'elle, et de mon oncle. Une sale idée s'était immiscée en moi depuis, parce que j'avais finis par me ranger du côté des propos de Margaret ; et si... et si le même schéma s'était produit une deuxième fois, me concernant ? Il y avait des choses qui ne concordaient pas tout à fait, parce que de ce que je savais ma cousine n'avait pas été acceptée dans le prestigieux clan Winter, qui m'avait l'air d'être moins étincelant depuis cette révélation.

Elle était partie. Elle n'avait jamais cherché à renouer le contact. Elle était un grain de sable dans l'univers qui avait refait sa vie, et moi, je devais de vivre la mienne. Je n'avais pas à me soucier d'elle. Elle n'était pas importance. Voilà ce qu'on m'avait toujours dit, comme si d'un côté, et je m'en rendais compte, devant ma feuille de parchemin qui demeurait vide, tout avait été orchestré de telle sorte que je ne pouvais que détester cette mère qui n'avait jamais voulu construire de foyer, ou pire encore qui en avait construit un autre. Ailleurs. Sans mon père et moi. A ce titre, cela faisait d'elle un monstre qu'il était impossible d'aimer. Toutefois, cette fin de me plaisait pas. J'étais en droit d'en envisager une autre, car que je n'étais plus sûre de rien. Le seul endroit où je voulais me ranger, c'était celui de la vérité, et c'était assez ironique d'ailleurs quand on savait que je passais mon temps à berner mon monde, pour obtenir deux ce que je voulais. Comme l'histoire du serpent qui se mord la queue en fin de compte...

Mais mon père et moi, nous pouvions mettre tout cela de côté, j'en étais persuadée. La difficulté résidait à présent dans la formulation de mes prochaines phrases, pour enfin obtenir d'autres répliques que celles habituelles. Le mettre dans une impasse, le forcer à répondre, en quelque sorte. Et pourtant je demeurais tendue, immobile depuis plusieurs minutes, car si j'allais tout au bout... et bien si j'allais tout au bout, il y avait cette fois ci une chance que j'obtienne enfin gain de cause, mais je ne pouvais cependant pas nier que j'avais peur. J'avais peur de ce que j'allais potentiellement apprendre, et que peut être, ce n'était pas si mal de rester dans l'ignorance.

De toute façon, cette rédaction était obligatoirement remise à plus tard, avec l'arrivée de... alors ça, si c'était une surprise ! Les circonstances étaient telles que j'avais du mal à me réjouir complètement (mais un peu quand même, attendez !) mais avoir Ulrich Liechtenstein pour vous toute seule dans un lieu aussi sordide que la volière, c'était encore mieux que dans un rêve !

-Millicent ?

Ce garçon était mon idéal. Tout d'abord, parce qu'il était riche, et ça c'était le premier argument, et le plus important. Ensuite parce qu'il était populaire et apprécié, ce qui faisait que nous nous accordions merveilleusement bien ensemble, et je défendais quiconque de prétendre l'inverse ! Mais voilà, encore deux problèmes se posaient, à croire qu'il fallait toujours qu'un obstacle se dresse devant moi, comme si je ne pouvais jamais obtenir ce que je souhaitais réellement. Le premier point, c'était qu'il était le Mister de notre maison (comment aurait-il pu en être autrement ? Avec cette classe légendaire, ce n'était guère étonnant, et cela n'avait fait qu'augmenter mon engouement à son égard), mais que sa Miss, évidemment c'était... oh et puis ne parlons pas d'elle encore une fois pitié ! Mais on était bien d'accord que j''étais beaucoup mieux assortie avec Ulrich que Serana, n'est-ce pas ?! Ensuite, et pas des moindres, il fallait se douter qu'un garçon comme lui avait une copine, et je ne pouvais l'avoir comme prince charmant que dans mes rêves... Cette fille, c'était Katie Bell, Miss elle aussi (décidément) et je voulais bien admettre qu'elle était plutôt mignonne (mais moins que moi) ce qui faisait que j'en étais d'autant plus jalouse. Pas la peine de préciser que j'avais monté quelques plans pour tenter de l'évincer, mais de toute façon, tout ça se retrouvait mis en suspens tout comme de faire de Liechtenstein mon futur mari pour les raisons citées plus haut. J'étais trop indécise en ce moment pour savoir ce que je voulais vraiment, mis à part que même sans tout ce que je venais de soulever, le Serpentard restait, envers et contre tout, de compagnie agréable. Disons que ce n'était pas le même genre que toutes mes subalternes réunies.

-Quelque chose ne va pas ?

Perdue dans mes pensées, j'en avais omis de répondre une première fois, et je clignai plusieurs fois des paupières pour remettre tout le fouillis en place.

- Oh, bonjour Ulrich ! Dis-je d'une voix toute guillerette que j'employais souvent lorsque j'étais avec des garçons, et qui était toujours si finement calculée. Cependant, aujourd'hui, ce n'était pas le cas, et même à mes oreilles, elle sonnait horriblement faux.

Mon regard se baissa sur mes papiers ; celui qui était déjà plié, et qu'il fallait envoyé, et l'autre, devant mon nez, où, je ne le voyais que maintenant, quelques tâches d'encre avaient coulé, signe de mon manque d'inspiration.

-Ou peut-être que…

Il dû le remarquer, car l'instant d'après, il se retira de là où il venait tout juste de se poster, sur le bureau. Olalalah ! Même si j'étais contrariée (et j'étais sûre que c'était trop tard pour le cacher, à présent qu'il s'était écarté) ce n'était pas une raison pour ne pas faire bonne figure ! Au contraire, c'était là une qualité incontestable des Winter, on ne pouvait pas leur retirer ça, de ne pas perdre la face. Jamais. Immédiatement, pour cacher mon trouble, je me composais un nouveau visage, et lui offris un charmant sourire.

-Tu veux que je parte ?

Je hochai la tête en signe de négation. Il ne le savait pas bien sûr, mais remettre ce moment à plus tard ne me dérangeait pas, bien au contraire ! Un peu de légèreté en discutant, justement, ne pouvait me faire que le plus grand bien, pour enfin prendre ma décision finale. Elle était loin, la Millicent frivole, qui ne parlait que de verni à ongles ! De quoi en étonner plus d'un... Et puis avoir Ulrich pour soi toute seule était quelque chose de si rare, que je n'allais pas me gêner pour en profiter un peu, Katie Bell, ou pas Katie Bell !!! Et puis discuter, ce n'était pas considéré comme quelque chose de mal, je me trompe ?

- Pas du tout, je viens de finir ma lettre
, le plus tranquillement du monde, je rebouchai mon pot et rangeai plume et tout ce qui allait avec dans ma besace, avant de sortir de quoi sceller celle qui était destinée à mes grands-parents.

Je me levai à mon tour, et comme notre hibou était bien éduqué, il s'éleva directement de son perchoir (lui même était un peu à l'écart des autres hiboux et s'était tant mieux. Il ne fallait pas qu'il attrape une drôle de maladie que l'un de ses congénères aurait pu au préalable contracter) pour venir jusqu'à moi.

- Il faut bien donner des nouvelles de temps en temps, poursuivis-je légèrement tandis que j'entreprenais d'attacher solidement mon courrier à la patte de l'animal, en prenant attention à ne pas trop le toucher non plus, parce que même s'il était propre, brrrrrrrrrr, non merci ! Tu viens pour la même chose ?

Pour écrire, ça c'était sûr, pas besoin d'être un génie, on ne venait pas ici pour se montrer les dernières fringues qu'on venait d'acquérir et qui valait une fortune (rien qu'à penser à cette éventualité, j'en avais de nouveaux frissons qui me parcouraient l'échine!!!) mais c'était surtout pour faire la conversation, et gagner un maximum de temps. Je ne voulais pas retourner dans la salle commune des Serpentard, à supporter les jérémiades de autres. Pas tout de suite...

- Tu trouves que ça n'a pas l'air d'aller ?
Questionnai-je à propos de sa précédente question, mine de rien, pour ne pas me vendre immédiatement. C'est peut être à cause du maquillage...

Une fois encore, je lui offris mon plus beau sourire, ne sachant pas vraiment s'il allait gober mon mensonge ou si au contraire, il allait insister. Même si j'étais toujours très apprêtée, je refusais de ressembler à un pot de peinture, comme certaines, dont je ne me gênais pas pour me moquer, aussi, c'était toujours léger.

Après tout, qu'est-ce que je connaissais vraiment d'Ulrich Liechtenstein, à part le profil qu'il montrait aux autres ? Car malgré ça, je le trouvais encore bien mystérieux, peut être que c'était en partie pour ça que je l'admirais. Et j'étais bien placée pour le savoir ; les façades ne montraient pas toujours ce que nous étions vraiment.

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Sortir de l'engrenage [PV]   Jeu 12 Juil - 23:59

Il repensait à ce garçon, un peu trop pressé de vouloir parler avec lui. Il pensait à sa façon dont il l’avait regardé, il pensait à tout ce qui lui avait traversé l’esprit, à l’image qu’il avait de lui. Il croyait qu’Ulrich était quelqu’un de bien, quelqu’un à admirer, à copier, respecter, peut-être même le voyait-il comme une sortes de héros, quelqu’un de fantastique. Mais il n’en était rien. Et c’était bien ce qui le gênait le plus. Ulrich n’avait rien d’enviable, sauf peut-être son titre de Mister. Il n’avait jamais été Préfet, j’avais jamais vraiment fait gagner des points à sa maison, ou peu, n’était pas vraiment le genre de modèle à suivre, à vrai dire, il mettait sa popularité sur le compte des années qui avait passé ici et ses fréquentations. Parce qu’inconsciemment, Ulrich fréquentait réellement QUE des gens populaires, ou presque. Le fait est qu’il n’avait jamais recherché la popularité, tout comme il n’avait pas cherché à attirer la sympathie de ce garçon qui le regardait des étoiles dans les yeux.

Car vraiment, qu’avait-il seulement d’enviable ? Peu de gens connaissaient vraiment Ulrich. Pas une seule personne à poudlard en vérité. Ni en dehors. Il pensait à Sophie qui avait été 3 ans à Beauxbaton. Savait-elle que sa propre sœur y était ? Peut-être l’avait-elle-même rencontré, peut-être lui avait-elle parlé, partagé des soirées avec elle, sans même savoir leur lien de parenté. Il ne lui avait pas non plus dit. Mais pourquoi l’aurait-il fait ? Pourquoi certaine personne ressentent le besoin d’avoir des réponses ? Pourquoi devrait-il confier son âme a quelqu’un ? En sachant que cette personne le trahirait ? Car après tout, on ne peut trahir que ceux qui nous font confiance. Ulrich avait depuis longtemps décidé de vivre sans se poser de questions. Pas de jalousie, pas de promesses dont il n’était pas certain qu’elle se réalise, pas de mot d’amour dans le vent, pas d’amitié profonde. Ulrich voulait vivre et mourir. Il voulait aimer mais sans rien n’attendre en retour. Adoré sans savoir si c’était réciproque. Savoir blessait.

Mais il comprenait tous ces gens qui désiraient savoir, connaitre, partagé. Lui-même en avait rêvé plusieurs fois, mais sans avoir la force de faire le pas. Lui, ce qu’il aurait voulu savoir, c’était tout ce qu’il ne pouvait avoir, qu’il n’aurait jamais. Qui savait pour lui ? Ulrich regarda la bague à son doigt. Jamais il ne saurait ce que ça faisait. Jamais il ne saurait quel sensation cela faisait de sentir le métal froid contre soit. Peut-être était-ce pour cela qu’il se détachait si facilement de ce sentiment de possession. Il n’avait rien. Il ne pouvait donc rien perdre.

Il enviait sa sœur. Peut-être autant qu’il la détestait. Elle était si sûre d’elle, si vivante, si orgueilleuse. Elle possédait tout. Elle prenait tout pour elle et s’en croyait le droit. Elle l’avait dans le fond. Puisque c’est elle qui établissait les règles de son jeu. Ulrich la regardait toujours de loin. Il l’avait vu grandir, s’imposer, quand lui disparaissait. Il n’était pas jaloux, ni ne désirait être à sa place. Mais savait qu’elle aurait tout donné pour ne jamais être à la sienne. Petite elle n’aimait déjà pas son frère. Trop froid, trop distant, trop insipide pour celle qu’elle devenait. C’est vrai qu’il l’était. Son monde était comme un film. Il pouvait le voir, se mettra à la place des personnages, rire de leurs actions, mais a aucun moment, ne sentait les parfums qui se dégageait dans l’air, ne souffraient avec eux, ne supportaient la douleur que les acteurs de son univers semblaient contenir. Ulrich s’ennuyait dans son monde. Mais puisqu’il n’avait pas le choix, avait depuis longtemps accepté la fatalité que jamais il ne changerait.

La famille. Quel drôle de terme pour un Liechtenstein. La famille ne représentait rien de plus qu’un nom, un blason, une fortune. Ce n’était déjà pas si mal. Ulrich s’en contentait, comme pour tout. Mais du coup, recevoir une lettre d’un membre de sa famille ne signifiait en temps normal qu’un décès, et un résumé de la fortune qui du coup, passait dans les mains des Liechtenstein. La dernière lettre qu’il avait reçue était de son père. Quatre ans plus tôt, on lui avait annoncé que son grand père venait de perdre la vie. Ulrich ne l’avait qu’à peine connu. Dans son enfance, quand il était allé en Allemagne, chez lui, il passait plus de temps dans ses appartements que dans ceux du veille homme qui n’aimait ni les enfants ni le brui. Ulrich se souvenait qu’une fois, il lui avait offert un livre. Il ne l’avait jamais lu. A l’époque il était trop jeune pour comprendre ce genre d’ouvrage, qui relatait de guerre, de maladie, de famine, et d’autre choses importante aux yeux des vieillard qui vont bientôt mourir, et plus tard, il l’avait perdu. Ulrich n’avait pas versé de larmes. Dans sa famille, on ne versait pas de larmes. On passait à autre chose.

Du plus loin dont il se souvenait, c’était la première fois que sa sœur lui écrivait. Il n’avait d’ailleurs jamais vu son écriture jusqu’à aujourd’hui. Et même si l’inquiétude qu’elle avait à son égard était parfaitement hypocrite il ne pouvait faire autrement que de sourire. Il était malgré tout content. Elle avait beau être insupportable, il avait beau être dans une famille tout sauf soudé, sa avait beau être la dernière fois qu’il recevrait un message de la sortes, elle restait sa sœur. Et il lui offrirait ce qu’elle voudrait, parce qu’elle l’avait déjà décidé ainsi.

Sur beaucoup de points, Millicent lui faisait penser à sa sœur. Déjà parce que toutes les deux vouait un culte aux chaussures, Ulrich se souvenait de leurs dernières rencontrent et de la malheureuse histoire des ballerines réduite à néant par la pluie et la boue, mais aussi parce qu’elles dégageaient toutes les deux cette espèce de lumière qui les rend supérieur aux autres. Peu de personnes étaient de nature à être au sommet, mais sans nul doute que Millicent, tout comme Anthonella, en était. Elles étaient toujours entourées d’un bon nombre de pseudo-amies, elles avaient une liste de prétendants au nombre incalculable mais elles s’en fichaient, elles attendaient des autres qu’ils soient tous d’un dévouement sans limites pour elles. Cependant, il y avait une chose qu’elles n’avaient pas en commun. Ulrich agissait par devoir envers sa sœur, mais pour Millicent, il agirait par plaisir.

Pourtant il ne savait rien d’elle. Il ne savait rien de personne à vrai dire. Il ne cherchait pas à savoir ce que les autres voulaient par-dessus tout cacher. Il se mettait à la place de ces gens. Voudrait-il que quelqu’un lui pose sans cesse des questions sur lui ? Non. Il regarda Millicent qui avait l’air complètement ailleurs. C’était un visage qu’il ne lui connaissait pas. Millicent avait toujours un sourire inégalable aux lèvres, du moins face à ceux qu’elle considérait comme digne, ce qu’il, d’après les dernières fois où il lui avait parlé, semblait être. Mais cette fois-ci, elle était comme absorbé par autre chose. L’esprit ailleurs, seule, dans un endroit comme celui-là, sans compagnie que de nombreux hiboux pas forcément très propre, Ulrich avait toutes les raisons du monde de se poser des questions, même si, dans le fond, il n’attendait pas la moindre réponse.


-Oh, bonjour Ulrich !

D’une seconde à l’autre elle passait de la fille nostalgique à la fille sûre d’elle et entreprenante. C’était deux personnes différentes qui jouaient devant lui. Il se demandait laquelle des deux il préférait finalement. Car même si elle redevenait petit à petit celle qu’il connaissait, dans sa voix on entendait encore une pincé de celle qu’elle était quelques minutes plus tôt. Comme si elle jouait un rôle dans lequel elle avait besoin de quelques minutes pour en prendre pleinement possession. C’était amusant et déstabilisant de la voir en dehors de son énergie habituel mais d’un autre côté il aimait le fait qu’il y ait en elle beaucoup plus qu’elle ne le laissait voir. Seulement voilà, elle ne semblait pas vouloir en débattre et ce n’était pas lui qui irait l’embêter sur sa.

-Pas du tout, je viens de finir ma lettre

Millicent retrouva son sourire habituel. Ulrich y répondu tout naturellement. Peut-être préférait-il finalement cette Millicent-là. Ulrich aimait les habitudes, les choses qui ne changeaient pas. Il s’y retrouvait. Ce n’était jamais facile pour lui quand d’un coup un changement s’opérait. Comme le changement d’heure en été, quel galère ! Il finissait toujours pas se réveiller trop tôt ou trop tard. Et une fois qu’il avait pris l’habitude, sa recommençait. Le changement c’était le genre de chose qu’il détestait par-dessus tout ! Alors que Millicent sourit, lui parle de chaussure, ou de la future robe qu’elle compte s’offrir. Il aimait bien plus la voir rire et sourire que de la voir s’enfermer dans une pièce sombre à ressasser de sombres pensés.

Ulrich se releva du bureau tranquillement. Il regarda un peu là où il c’était assis et découvrit une lettre fermé et un papier dont rien n’avait été écrit. Il l’avait sans doute interrompu. Ulrich la regarda ranger tout son matériel dans son sac avec la lettre non écrite. Dès qu’elle se leva, un majestueux hibou vint se poser près d’elle. Ulrich fit une grimace. C’était assez dur à croire mais il avait oublié que pour envoyer une lettre il fallait un hibou. Et Ulrich DETESTAIT les animaux. Surtout les hiboux. Et puis les chiens aussi, les chats n’en parlons pas, les rats il trouvait sa dégoutant, enfin bref, aucun ne trouvaient grâce à ses yeux et Ulrich n’avait pas la moindre envie de s’en occuper. Une seconde il hésita même à envoyer la lettre…


- Il faut bien donner des nouvelles de temps en temps. Tu viens pour la même chose ?

Ulrich leva en l’air sa propre lettre. Bien qu’elle ne contenait pas vraiment quoi que ce soit de personnelle. En plus d’n’en avoir rien à faire qu’on lui en donne, il n’aimait pas non plus devoir passer du temps à donner de ses propres nouvelles. Pas de nouvelle, bonne nouvelle.

-Oui et non. Je réponds à une lettre de ma sœur. Mais à vrai dire c’est plus pour être certaine que je lui enverrais un cadeau d’anniversaire que pour moi qu’elle m’écrit.

Ulrich se prit un rire discret. Il ne se voyait pas du tout envoyer du courrier a ses parents toutes les semaines en leurs racontant ce qu’il lui arrivait. Si c’était le cas, il n’était même pas sûr que ses parents ouvriraient le courrier. S’il y avait bien une chose qu’il appréciait chez eux, c’était leur façon d’être parfois si franc. Ils n’en avaient rien à faire. Ils ne le cachaient pas ni ne chercher à le dénigrer. C’était clair, net et sans appel. Qu’Ulrich en soit content ou non.

- Tu trouves que ça n'a pas l'air d'aller ?. C'est peut-être à cause du maquillage...


Ulrich détailla la jeune fille. C’est vrai qu’elle ne mettait jamais beaucoup de maquillage contrairement à ses amies qui semblaient passer leurs journées à ça. Millicent gardait un côté très naturel dans sa façon d’apparaitre et pourtant, elle était toujours parfaite. Jamais une mèche de cheveux qui dépassaient, un vêtement froissé, ni même la moindre trace de fond de teint ou quoi que ce soit. Enfin, pas qu’il la détaillait tous les jours, mais comme ça, il ne se souvenait pas ne l’avoir jamais vu autrement qu’ainsi : sans défauts.


-A vrai dire, je pensais surtout au fait que tu t’isole dans un endroit aussi sale que celui-là alors que d’habitude, tu préfères les lieux plus… peuplé ? Plus classe ?

Mais dans le fond, Peut-être aimait-elle bien plus encore les endroits où elle pouvait aisément se détendre et cesser de jouer la comédie. Après tout, tout le monde avaient besoin d’intimité. Que ce soit lui, le Mister serpentard qui ne pouvait plus faire un pas sans être reluquer par une bande de première année ou elle, la Miss parfaite qui devait se coltiner toute la journée des filles aussi naturelle que le coca cola.

Ulrich regardait dans le sommet de la volière quel pigeon il allait pouvoir utiliser. Enfin... quel hibou. C’était plus ou moins pareil de toute manière. Les pigeons sa mangeaient tous les déchets qu’ils trouvaient par terre et les hiboux sa mangeaient... Sa mangeaient quoi d’ailleurs ? Les asticots ? C’était presque aussi répugnant.


-Mais si c’est ton maquillage qui t’inquiète, je dirais, qu’on ne remarque même pas que tu en porte !

Ulrich reposa ses yeux sur elle, un sourire aux lèvres.


-A vrai dire, j’étais persuadé que tu étais naturellement toujours aussi belle.

Il lui fit un clin d’œil. Il ne voulait pas s’attarder sur un sujet qu’elle n’aurait évidemment pas eu envie d’aborder. Si elle était venue ici ce n’était surement pas par amour des pigeons. Et elle aurait pu écrire sa lettre en salle commune, comme lui. Les raisons qui l’avaient poussé à venir ici étaient, il en était certain, confidentiel. Le genre de chose dont personne ne devinerait la gravité en regardant le sourire d’ange qu’elle arborait sur les lèvres. Elle était vraiment douée pour ça. Un peu trop justement.

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Sortir de l'engrenage [PV]   Lun 16 Juil - 16:30

Je me faisais souvent cette remarque depuis quelques jours, même si j'avais toujours été au courant, mais que, jusqu'à maintenant, ça ne m'avait jamais tellement contrarié.

Je n'avais pas d'amis. Il y avait beaucoup de personnes qui gravitaient autour de moi, comme des petits chiots le feraient autour de leur mère, et je ne pouvais pas dire non plus que je n'aimais pas être le centre d'attention. Je n'étais peut être pas Miss, mais ça n'empêchait pas d'être populaire, n'en déplaise à certains, et là dessus, je pensais plutôt avoir bien remplie mon rôle. C'était encore inlassablement cette histoire de mission qui revenait, comme s'il ne pouvait pas en être autrement, car une Winter se devait d'être dans la lumière, respectée et adulée de tous. Mon statut de préfète n'avait rien arrangé, et les camarades qui m'accompagnaient toujours en me complimentant, espéraient comme ça que je fermerai les yeux, si jamais un jour je les trouvais la main dans le sac, en train de commettre une bévue. Malgré ces trois années à Poudlard, je ne me sentais proche de personne ici, pour moi, ce n'était tous que des objets qui étaient uniquement là pour me servir, mais personne ne s'était détaché du lot. Ou alors peut être que j'avais moi même été trop occupée pour me rendre compte de ceux qui en valaient vraiment la peine, mais en attendant, c'était du pareil au même : je n'aimais pas ces gens là. Les larmes de l'une, les égratignures de l'autre, je n'arrivais pas à en éprouver une quelconque compassion, et leurs pleurnicheries avaient le dont de m'agacer. Comme quoi, c'était tout à fait possible, on pouvait être entouré d'une dizaine de personne qui n'avaient d'yeux que pour vous, ça ne vous empêchait pas de vous sentir aussi seul que sur un pauvre radeau, perdu en pleine mer.

Cette situation, je ne savais plus si c'était ça que je voulais, parce que j'y étais bien, et que ces principes étaient ancrés en moi et dans ma famille depuis des générations, et il y avait cette part de moi, qui refusait de décevoir ceux qui comptaient pour moi. Il y avait assez de brèches chez les Winter pour en rajouter une de plus, et je voulais entendre mon père me dire qu'il était fier de moi, que j'avais suivi le bon chemin, et que je n'avais aucun regret à avoir. Ce que je ne prenais cependant pas en compte, c'était que je n'avais aucune idée de la route à emprunter : celle qui était sinueuse, sombre, qui faisait peur parce qu'elle faisait référence à l'inconnu, et que personne n'a envie d'aller de perdre là dedans, ou bien l'autre, celle qui était toute lumineuse, bien droite, et où de nombreuses autres flèches vous indiquaient la direction qu'il fallait prendre pour ne jamais se tromper. Quel était le plus satisfaisant ? On ne pouvait pas me donner une solution claire nette et précise pour une fois ?

Qui était Ulrich pour moi ? Une personne que je mettais sur un piedestal, il n'y avait aucun doute, peut être plus que les autres garçons que j'avais déjà repéré et pour cause parce que c'était les plus connus de l'école, et tout le monde sait bien que ce genre d'élément ne les rend que plus désirables... D'autant plus qu'il était à Serpentard et que même si je n'accordais pas trop d'importance aux maisons, ça c'était le petit bonus qui valait son pesant d'or. Après la seule fois où nous avions pu discuter que je l'avais eu rien que pour moi, c'était dans cet endroit si peu glamour qu'était le terrain de Quidditch, donc il n'avait pas du me voir à mon avantage, et depuis plus rien. Après tout la différence d'âge ne devait pas jouer en ma faveur non plus car il devait penser que j'étais de bien piètre conversation, même s'il ne laissait pas paraître. Alors j'étais partagée. Entre l'idée de ne pas passer ma chance cette fois ci, et de vraiment lui montrer mon meilleur profil et paraître sous mon meilleur jour, pour qu'il ait le déclic et se dire que finalement ce n'était pas Katie Bell la femme de sa vie, mais bien moi, ou alors de laisser couler, parce que c'était voué à l'échec par avance.

Bon, ce qu'il fallait, c'était le juste milieu. Peut être que comme ça, nous pourrions passer à l'étape au dessus, à savoir passer du temps ensemble, mais parce qu'on l'avait décidé et voulu, et pas inopinément, comme la dernière fois et aujourd'hui. Et puis, ça allait changer un peu parce que je n'avais jamais eu de copain du genre copain quoi, mais que des petits amis, mais bizarrement, c'était une perspective qui ne me dérangeait pas. De là à me confier sur mes tracas ? Des filles jalouses m'avaient affirmé un jour que j'étais superficielle, mais c'était parce qu'elles n'avaient jamais vu l'envers du décor. Et même si Ulrich m'était sympathique sous bien des points, surtout en ce moment où les broutilles ne m'intéressaient plus, ce qui rendaient ma cours bien fade, à son inverse, le lui montrer, si c'était pour un jour, en tout cas, ce n'était pas pour tout de suite.

-Oui et non. Je réponds à une lettre de ma sœur. Mais à vrai dire c’est plus pour être certaine que je lui enverrais un cadeau d’anniversaire que pour moi qu’elle m’écrit.

Je souris, sans vraiment savoir quelle réaction adopter. Je n'avais pas de frère et sœur et c'était tant mieux, car être fille unique n'avait aucun inconvénient, et on avait bien tout à gagner. Pour le première fois je me surpris à y penser ; qu'en aurait-il été sinon ? J'avais été effrayée lorsque j'avais appris que Scarlett faisait partie de ma famille, et encore plus à la perspective qu'elle puisse l'intégrer pour de bon, sans penser au reste. J'eus une pensée inattendue en m'imaginant lui envoyer une lettre cet été pour prendre de ses nouvelles, parce que c'était ce qu'on faisait quand on était une famille, non ? Mais là encore, pour lui dire quoi ? Cette fille, à part la ressemblance physique, elle était comme une étrangère, nous ne nous étions parlées qu'une seule fois à Poudlard, et même s'il était déjà arrivé que nous nous croisions dans les couloirs, on faisait comme si l'autre n’existait pas. Personne ne nous forçait à apprendre à nous connaître, nous n'avions rien à nous rendre. Quand bien même se serait le cas, j'étais encore perplexe ; si elle m'avait envoyé du courrier, pour me demander un cadeau sans même prendre de mes nouvelles, ça ne m'aurait pas plus. Et pourtant, lorsque je retournais le problème dans le sens inverse, je ne trouvais rien de choquant. Malgré lui, Ulrich soulevait des questions, qui voulaient que je me remette en cause. Mais revoir treize ans d’existence dans une volière, c'était un peu trop demander, non ?

- J'espère que c'est pour un beau cadeau alors !
Pourvu qu'il ne se vexe pas, me dis-je après coup, car si à la base ma phrase était un compliment pour dire que tout le monde devrait s'intéresser à lui, parce qu'il était formidable, peut être que ce n'était pas évident de le déceler.

Le jugement des autres était quelque chose qui m'importait beaucoup, alors je faisais tout les efforts possibles pour essayer de me démarquer aux yeux du Serpentard. Qui sait, si on avait créé ce stupide rand de Miss et Mister, peut être qu'un jour on en ferait un rien que moi, quelque chose du genre, l'impératrice de Poudlard... Ça sonnait plutôt bien, vous ne trouvez pas ? Et puis évidemment, j'aurais une tiare que je pourrais poser sur la tête pour me pavaner dans tout les château. Si ce n'était peut être pas pour tout de suite, on ne savait jamais, il valait mieux assurer ses arrières.

Je rebondis donc sur mon apparence, je ne m'étais pas regardée dans un miroir avant de sortir dans la salle commune, parce qu'il allait de soi que j'étais toujours parfaite dans n'importe quelle circonstance, mais une feuille de salade coincée entre deux dents, c'était vite fait, et mes sbires, tellement idiotes qu'elles étaient, étaient tout à fait capable de ne rien me dire, même si c'était le genre d'affront qui allait leur coûter cher ensuite. Je me mis à chercher frénétiquement dans mon sac, la petite glace de poche que j'avais toujours sur moi, pour des urgences telles que celles ci, par exemple.

-A vrai dire, je pensais surtout au fait que tu t’isole dans un endroit aussi sale que celui-là alors que d’habitude, tu préfères les lieux plus… peuplé ? Plus classe ?

Peut être qu'Ulrich, par politesse ne voulait rien dire, et j'évitais de trop découvrir mes dents. Où est-ce que... Ah ! Le voilà ! J'extirpai élégamment mon accessoire et m’empressai de jeter discrètement un coup d’œil, comme si je voulais seulement remettre une mèche de ma coiffure en place. Pas de salade à l'horizon. Tout allait bien !

- Disons qu'il est difficile d'avoir une vie privée en salle commune... éludai-je, en priant pour qu'il ne saisisse pas la perche que je lui tendais avec ma réponse. Mais tu as raison. Cet endroit est ré-pu-gnant.

Je fis une moue de dégoût. Après tout, on ne se refaisait pas du jour au lendemain, et depuis que j'avais mis un pied ici, je respirais seulement par la bouche, pour ne pas avoir à subit l'insupportable odeur de hibou, et surtout, le pire, de fiente de hibou. Voilà à quoi on en était réduit, quand on voulait être un peu tranquille, allez dans des endroits où l'on est sûr que l'on ne vous trouve pas, parce que même quand on se mettait dans un coin de la salle commune des Serpentard, il y en avait toujours un pour vous importuner (certaines gamine de première année venaient me demander des conseils de mode, que voulez vous la célébrité...) et j'étais sûre que certains ne se privaient pas pour lire discrètement en travers, ou au dessus de mon épaule. Quelqu'un de mon rang dans un lieu aussi sordide que celui-ci, personne ne viendrait me chercher. L'étonnement d'Ulrich en était bien la preuve.

J'étais étonnée toutefois qu'il ait remarqué ce genre de détails, car lui-même devait avoir foule de choses à faire, et soudain, je me sentis flattée de l'intérêt qu'il avait pu y porter. L'éventualité qu'on se rapproche n'était pas aussi abracadabrante que ça en fin de compte...

-Mais si c’est ton maquillage qui t’inquiète, je dirais, qu’on ne remarque même pas que tu en porte !


Alors évidemment, s'il me brossait dans le sens du poil comme ça...

-A vrai dire, j’étais persuadé que tu étais naturellement toujours aussi belle.


Comment vous dire, sans pousser des petits cris d'hystérie de la groupie moyenne que cela acheva de me faire fondre toute entière ? Comme j'étais élégante, je n'allais bien entendu pas me laisser aller à ce petit manège que je trouvais pathétique, et qui était bon pour les filles de bas étage. Il y avait après tout beaucoup de monde dans Poudlard, tout le monde ne pouvait pas jouer dans la même cour, et cela me permis également d'en oublier tout mes soucis, reprenant ainsi donc la prestance que j'avais habituellement.

- La nature fait parfois bien des choses,
répondis-je avec une fausse humilité, en faisant un petit geste de la main, comme si c'était lui qui en faisait trop, et que je ne méritais pas tout ces compliments.

Non, mais s'il voulait continuer, je n'y voyais là aucun inconvénients, détrompez vous ! Ce faisant, mon regard s'arrêta sur sa missive.

- Tu n'as pas de hibou ? Aucun volatile n'était venu à sa rencontre, d'où ma conclusion alors que j'en avais terminé d'attacher la mienne, avec précaution, pour ne pas trop le toucher à la patte de mon oiseau. Je ne te conseille pas d'utiliser ceux là, je montrai ceux qui se trouvaient tout autour de nous. Je suis sûre qu'ils se perdent.

Tout comme tout le reste de l'école, j'étais loin de leur faire confiance.

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Ulrich Liechtenstein
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MessageSujet: Re: Sortir de l'engrenage [PV]   Sam 4 Aoû - 0:35

Et si Dieu existait ? Ulrich avait du mal à croire en cette créature divine vêtue de blanc et regardant le monde comme un père en guettant les moindres fait et gestes de tous les humains l’habitant. C’était une sorte de rêve loufoque que les gens tentaient désespérément de faire vivre selon lui. Une parole, sortie de la bouche d’un fou, d’une idée saugrenu, une passion folle, tout ceci ne le concernait pas. Ulrich ne voulait pas d’un monde dans lequel il ne serait pas le dieu de sa propre existence. Pourquoi tous ces gens se pliait-il devant un homme qui n’existait que dans leur esprit et qu’est-ce que Dieu faisait donc de ce flot d’anathèmes Qui montait tous les jours vers ses chers Séraphins ? Il y avait tellement de soupirant à son existence et tant d’offrande pour son âme qu’il devait s’y noyer dedans. Mais la religion n’était pas la seule chose qu’Ulrich ne comprenait pas.

La mode. A sa façon, ce mot était un dieu. Idolâtré par des milliers de personnes, mis en avant dans toutes les boutiques, il faisait partie de la vie de chacun et passait en boucle à la télévision. On voyait la mode dans les rues, dans les livres, dans les cinémas, dans les bibliothèques. On payait des fortunes pour elle, on rejetait tout ce qui n’était pas à son image, certain vendait même leur âme pour en être l’image. Sa propre mère était une image de mode. Les strings rose de sa mère devait même en être ! Ulrich était entouré de mode et comme pour dieu, il n’en voyait pas l’intérêt. Etait-ce parce qu’il ne ressentait pas les choses comme les autre ? Qu’il était privé de ce déficient mental qui forçait les humains à chérir des choses aussi futiles ? Pour une fois, il en remerciait le ciel. Qu’il y ai un dieu pour écouter ses prières, ou non.

Sa sœur était une passionnée de mode. Et elle idolâtrait leur mère, qui était une image de mode. Comme quoi, ce petit monde dont il était exclu méritait d’être au moins logique. Bien que le fondement d’une croyance basé sur l’image le déroutait. Un sac. Elle voulait un sac. Pour cela, elle n’hésitait pas à minauder auprès de la personne qu’elle aimait sans doute le moins. C’était un acte affreusement pitoyable et dénué d’amour propre. La dépendance amenait-elle donc forcément à une dégénérescence personnelle ? Ulrich repensait à la dernière fois où il avait vu sa sœur, du regard parfaitement indifférente qu’elle lui avait lancé après plusieurs mois sans nouvelle et ces mots, qu’il venait de recevoir. Ses mots qu’il savait qu’elle n’aurait jamais dit si elle avait pu obtenir son trésor d’une autre manière. Elle aurait tout aussi bien pu lui faire sa demande sous la force d’un ordre qu’il en aurait été pas moins touché. Mais Ulrich était comme ça : un bon soldat, alors elle savait qu’en venant vers lui, elle aurait toujours ce qu’elle voudrait.

La gentillesse était une chose particulièrement pénible quand on la possédait. Comme un poison qui rongeait le corps à chacune de ses fautes. Il suffisait d’une fois, d’une seconde d’égoïsme pour sentir le poids de la culpabilité peser sur nos épaules. Et Ulrich était un éternel torturé. A croire qu’il aimait ça. A croire que se sentir constamment coupable lui plaisait. Parce qu’Ulrich ne pouvait concevoir que repousser quelqu’un, que de dire non, pouvait être bien. Alors il obéissait. Jusqu’au jour où il en avait marre, jusqu’au jour ou agissait contre sa propre morale. Jusqu’au jour où tout le poids du monde s’abattait sur lui et qu’il culpabilisait, comme il le faisait si bien. Mais il ne s’en plaignait pas. Il l’avait mérité. Alors que faire pour se faire pardonner ? Il faisait exactement ce qu’on avait attendu de lui. Pour ne pas perdre de temps, autant le faire dès le début.

Ce qui l’amenait là. Dans cet endroit qu’il détestait. Car la volière était bien le lieu qu’Ulrich appréciait le moins. Il n’avait jamais eu d’attachement pour un animal, pas même pour un chien ou un chat, dont certain disait qu’on pouvait être accros au premier regard. S’occuper d’une bête, la brosser, la nourrir, l’emmener chez le vétérinaire… c’était pour lui une charge. Et Ulrich n’avait pas envie de s’encombrer de choses dont il n’avait pas besoin. Un hibou. Certes sa avait de nombreux avantages dans le monde sorcier, c’était même quelque chose de vraiment important mais comme pour le chien ou le chat, il fallait en prendre soin. Et Ulrich avait l’impression de perdre son temps. Et il n’aimait pas ça. Sans compter que ces gentils animaux, en plus de faire perdre du temps à leur propriétaire, ils salissaient tout ce qu’ils touchaient. La volière était vraiment répugnante. Pleine à craquer de bestioles et sans la moindre hygiène.

Alors pourquoi faisait-il ça déjà ? Pourquoi venait-il ici, alors qu’il aurait mieux à faire autre part ? Parce qu’il était gentil ? La bonne blague. Des fois Ulrich en avait vraiment marre d’être gentil. C’était tellement plus simple d’être le méchant de l’histoire. Celui qui rigole du malheur des autres, celui qui ne s’intéresse qu’à son propre bonheur, celui qui ne cherche que la gloire et la fortune. Il pourrait très bien convenir pour le rôle… avec un peu d’entrainement. Mais… si il n’achetait pas ce satané sac, alors sa mère soulignerait la façon honteuse dont il traite sa sœur, qui irait se plaindre à son père, qui viendrait lui faire la morale parce qu’il en aura marre de l’entendre jacasser ce qui amènerait à des heures et des heures de leçons de morale et ça, plus encore que la volière, c’était chiant.


- La nature fait parfois bien des choses

Pas toujours non… Du moins pas pour lui. Lui était constamment piégé et il commençait à regretter de ne pas être fils unique. Quel bonheur cela devait être de n’avoir ni frère ni sœur avec qui partager. Il n’y avait pas de question d’héritage, pas de question de partage, les parents vous préférait forcément, puisque aucun rival ne pouvait interférer, sans compter qu’il aurait pu avoir la paix chez lui.


-Tu as des frères et sœurs toi ?

Ulrich fit le tour de la table et prit appuie sur le bureau pour lui faire face.

-C’est tellement…

Il soupira. Il n’y avait même pas de mot pour décrire ce qu’il ressentait.

-Envahissant.

Ulrich ouvrit une nouvelle fois la lettre de sa sœur pour la relire. Envahissant était bien le mot. A cause de son nouveau caprice il allait devoir faire en sortes de quitter poudlard pour aller faire du shopping ! Du shopping quoi ! Elle croyait vraiment qu’il n’avait QUE ça à faire ? Il détestait déjà sortir quand il s’agissait de sa propre garde-robe alors s’occuper de fournir celle de sa chère et tendre petite sœur ? Quel horreur… et puis lui quoi… le type qui devait avoir le moins de gout possible. Elle avait bien fait de mettre des références…

- Tu n'as pas de hibou ? Je ne te conseille pas d'utiliser ceux-là, Je suis sûre qu'ils se perdent.

Ulrich ricana.


-Ce serait pas plus mal.

Le serpentard leva les yeux vers le plafond de la volière ou, tout en haut, des dizaines de piaf volaient pour entrer et sortir à leur guise. C’est vrai qu’ils n’avaient pas l’air très intelligent… En même temps un oiseau c’était par principe complètement stupide. Il ne fallait pas trop leur en demander. Ulrich s’étonnait même que sa sœur n’ai pas envoyé son propre hibou pour qu’il transmette son message, histoire qu’elle soit sur qu’il l’avait bien reçut. Sa aurait été son genre… Il soupira.

-Tu pense qu’aucun d’eux n’irait en France sain et sauf ?

Il reposa ses yeux sur Millicent. Elle devait mieux s’y connaitre que lui sur les hiboux. Même sur la mode. Certes, tout le monde s’y connaissait mieux que lui sur la mode, mais Millicent c’était son truc à elle non ? La mode, les chaussures, les sacs... et là, l’illumination. Une ampoule aurait pu apparaitre au-dessus de sa tête. Ses yeux brillaient. Il se pencha aussi vite que l’éclair sur elle et lui prit une main le regard suppliant.

- Millicent, tu ne voudrais pas venir avec moi à Londres ? Pour faire du shopping.

Ulrich Liechtenstein demander à quelqu’un de venir faire les boutiques avec lui… c’était sans doute la première et la dernière fois que sa se produirait. C’était même tellement bizarre que lui-même n’arrivait pas à se rendre compte de ce qu’il lui demandait. Elle n’était même pas son amie ! il n’était rien pour elle. Pourquoi accepterait-elle ? Il se sentit complètement stupide. Ulrich posa sa main sur son visage pour cacher le fait qu’il était entrains de rougir de honte.


-Enfin... si ta le temps… ou l’envie.


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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Sortir de l'engrenage [PV]   Mer 8 Aoû - 14:51

Même si je n'étais pas dans mon assiette, je ne pouvais pas prétendre que me faire complimenter par Ulrich Liechtenstein me déplaisait, tout d'abord parce que n'importe quelle autre fille de mon âge aurait aimé se trouver à ma place (ou être à ma place tout court, après tout, c'est vrai que j'étais à envier) et puis, je ne doutais pas de sa sincérité. C'était facile de voir, dans le comportement des gens, si se qu'ils disaient étaient vrais ou faux, et bien souvent, s'ils ne savaient pas mentir, c'était par ce qu'ils faisaient des erreurs de comportement, de mouvements, de gestes. Un clignement d’œil de trop pour que cela paraisse naturel, et bien c'était ce clignement de trop qui paraissait comme fatal. Tout dépendait aussi de l'interlocuteur, peu expérimenté, ou alors tout aussi rôdé dans la matière, parce qu'il pratiquait également régulièrement. Le jeu des apparences était loin d'être facile, tout du moins, pour les autres, mais pas pour moi ; j'avais grandi dans cet univers qui regorgeait de luxe et de paillettes, donc autant en épargner le reste des détails, j'étais sur terrain conquit depuis bien longtemps lorsqu'il s'agissait de parvenir à mes fins, même si pour cela je devais user de stratagèmes qui étaient contraires aux bonnes mœurs. C'était en cela que mes grands parents avaient échoué : en me donnant toutes les bonnes pistes à suivre, ce qu'ils n'avaient pas prévu peut être, c'était qu'un jour l'élève dépasserait le maître. Et ce jour là était peut être bel et bien arrivé.

-Tu as des frères et sœurs toi ?

Je hochai immédiatement la tête pour lui apprendre que non, avec pour seul papa dans la famille, et pour seul femme dans la maison ma grand-mère, ça risquait d'être un peu difficile d'envisager un autre enfant dans la fratrie. Et puis je n'en voulais pas.

-C’est tellement… Envahissant.

J'eus un vague sourire, parce qu'il venait de confirmer mes soupçons. Je l'avais suffisamment dit, mon statut de fille unique me convenait très bien, et mon père semblait d'ailleurs partager cette idée, puisque jamais une femme n'avait franchi le seuil du manoir pour annoncer qu'elle serait ma « nouvelle maman » et même si je ne connaissais pas la première, j'aurais trouvé ça insultant qu'elle veuille seulement un instant prétendre à ce titre qui ne lui revenait pas.

Mais puisqu'on parlait de la situation de mon père, quant était-il de celle de ma mère ? De nouvelles questions s'imposèrent déjà, sans que je ne puisse les repousser. Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant ? Est-ce qu'elle avait refait sa vie, était-elle allée de l'avant ? M'était d'avis que oui, car si elle avait réussi à séduire un Winter, c'était forcément qu'elle avait du caractère, comme quelque chose d'inné et qu'on avait dans le sang. Puisqu'on me demandait de l'imaginer, c'était ce que je faisais ; je n'avais aucune honte de l'idéaliser, bien au contraire, je voyais des traits forts et affirmés qui avaient su rebondir malgré le choc, afin de se reconstruire, de créer de nouvelles choses, d'aimer d'autres personnes... Des tas de gens qui n'étaient pas moi, car peut être qu'en effet j'avais des frères et sœurs, et qu'eux aussi j'ignorais tout de leur existence, et quand bien même, comment le savoir ? C'était une nouvelle vie dont je ne faisais pas partie. Mes vieux doutes refirent surfaces, et ils étaient tant ancrés dans ma chair qu'il était difficile de le faire disparaître en un claquement de doigts ; est-ce qu'elle avait déjà essayé de rentrer en contact avec moi ? Est-ce qu'elle s'inventait également des visages qui pourraient prendre ma forme pour avoir l'impression d'être plus proche de sa fille ? Est-ce qu'elle pensait à moi ? Je détestais rester sans réponses, et ce n'était pourtant pas faute de les oser. Mais même ça, même s'ils en avaient eu envie, le reste de ma famille aurait bien été incapable d'y répondre...

- Je vais me passer de ce genre de désagréments... approuvai-je comme si j'avais parlé d'animaux qui me répugnaient de par leur saleté et leur apparence. Comme de la vermine dont il ne fallait surtout pas s'encombrer.

Un peu comme les hiboux en fait. Au moins, on ne pouvait pas leur reprocher d'être complètement inutiles, car outre le fait qu'ils étaient repoussants, puants et tout ce qui allait avec, ils avaient ce mérite de faire passer le courrier d'un endroit à un autre, et à ce jour, c'était encore le service le plus efficace si on souhait envoyer une missive. Au Ministère, ils s'envoyaient des notes de service d'un étage à un autre, c'était papa qui me l'avait dit, et je trouvais ça tellement plus pratique ! Mais voir une note de service traverser toute l’Écosse et se rendre en Angleterre sans encombres ? C'était un doux rêve qui ne verrait probablement jamais le jour...

-Ce serait pas plus mal. Tu pense qu’aucun d’eux n’irait en France sain et sauf ?

Je fis un petit mouvement des lèvres car moi non plus, je n'en savais strictement rien. Tout les volatiles étaient sur leur perchoir, et de temps en temps certains se mettaient à voleter pour se dégourdir les ailes, qu'en sais-je, je n'étais pas spécialiste, et cela aurait été très vexant qu'Ulrich se conforte dans cette idée ! Je portai mon regard en hauteur et me fiais à mon intuition, en me disant tout simplement que celui avec la plus belle apparence, et un peu féroce aussi, car ça prouvait qu'il n'était pas amorphe et bête comme ses griffes, et il y en avait bien un, aux plumes noires, et un peu reculé des autres, comme s'il n'avait d'autre choix que d'être ici, mais qu'il était impatient de s'acquitter de son travail avec grand soin !

- Celui là. Il pourrait peut être faire l'affaire. Je le pointai du menton. Mais ce ne sont que des suppositions, rappelai-je, par soucis de fierté.

Je levai les sourcils comme pour voir ce qu'il en pensait, sans y accorder une importance vitale. Ce n'était qu'un hibou, pas de quoi ouvrir un grand festin dans la salle commune des Serpentard. Quoi que si c'était en mon honneur, je ne voulais pas dire non...

Sa réaction me surpris et j'eus un premier mouvement de recul par surprise, avant de me reprendre très vite ; qu'est-ce que j'étais en train de faire ? Parce que je ne sais pas si vous l'aviez remarqué, mais en plus de tout le reste, Ulrich Liechtenstein venait de me prendre la main en personne, et tout à coup, je ne pouvais plus détacher mon regard, comme si je venais d'être envoûtée par un grand magicien, et pour rien au monde je n'aurais bougé d'un centimètre pour me dégager.

- Millicent, tu ne voudrais pas venir avec moi à Londres ? Pour faire du shopping.

J'ouvris une première fois la bouche, dans une copie conforme d'un poisson qui chercherait à avaler toute l'eau de l'océan, mais m'en rendit, heureusement, rapidement compte, et je refermai les lèvres bien vite, de peur d'avoir échoué et d'avoir eu l'air plus idiote que jamais. Un intense sentiment de satisfaction monta en moi, et comment en aurait-il pu être autrement puisque c'était Mister Serpentard qui me demandait de l'accompagner dans l'une de ses sorties, qui plus est, en dehors de l'école ? Cette fois ci, j'en étais certaine, et j'avais eu raison de me rendre à la volière aujourd'hui. Car il aurait pu le proposer à une multitude de filles, mais en même temps, il aurait été bête de sa part de ne pas penser à moi tout de suite, quoique, niveau logique, sa petit amie aurait été une réponse évidente... Oui... Oui. Ça, ça restait néanmoins un problème, je n'avais pas envie de me retrouvée prise en sandwich entre les deux amoureux pendant qu'ils se bécotaient juste sous mon nez à chaque pas dans les rues de Londres. A prévoir : faire en sorte (surtout) que Katie Bell, d'une manière ou d'une autre, ne soit pas de cette partie.

-Enfin... si ta le temps… ou l’envie.

Ce n'était pas une rétractation, ça dites moi ? C'était comme de me montrer l'écrin du plus beau des bijoux, du plus cher, du plus élégant et de refermer le boîtier sèchement, sans même me laisser le temps de le toucher pour m'en emparer et de manquer de me pincer les doigts.

Le sourire qui était né sur mon visage s’agrandit un peu plus, et j'en profitai pour glisser mes doigts dans mes cheveux pour me donner une contenance. La sensation de supériorité lorsque quelqu'un vous mange dans la main était jouissif, surtout quand ce quelqu'un était loin d'être n'importe qui, alors je me devais bien de préserver ce moment un peu plus longtemps. Encore un tout petit peu...

- J’adorerai
, acceptai-je finalement, même si ce n'était pas une grande surprise. Tout de même ! Nous parlions de shopping, en une des compagnies des plus agréables, c'était de ce genre d'offres dont on a sûrement pas le droit de refuser ! Un peu comme si demain, c'était la Reine d'Angleterre en personne qui vous proposait de prendre le thé avec elle... Il y a tout ces repas auxquels je vais devoir participer durant l'été, il me faut des nouvelles robes... mince, je m'égarais, là, mais je n'allais tout de même pas revenir les mains vides. C'était vrai, puisque j'avais grandi, quoique pas assez à mon goût, mais même si tout n'était pas au beau fixe, je mettais un point d'honneur à être à la page. Qu'il me reste au moins ça. Faisons ça aux prochaines vacances ? Proposai-je pour que nous puissions fixer un moment dans le temps qui ne serait pas repoussé indéfiniment.

Parce qu'il me tardait déjà d'y être !

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Ulrich Liechtenstein
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Âme soeur: Katie Bell, mais ça ne change rien au fait que je vais en épouser une autre.

MessageSujet: Re: Sortir de l'engrenage [PV]   Mer 19 Sep - 18:09

Ulrich s’arrêta sur une pensé. Ce ne serait pas bizarre de se promener dans les boutiques de Londres avec Millicent ? Techniquement non. Ils étaient tous deux à serpentard, tous les deux issus de famille riche, et puis ils s’entendaient bien. Du moins, il en avait l’impression. En fait, ce n’était pas tant le fait d’être avec Millicent seul à seul en dehors de l’école, que d’être avec quelqu’un de l’école justement, en dehors de poudlard. Pour l’instant, la seule personne qu’il avait croisé dans une des rues, c’était Ambre. Mais justement, c’était un pur hasard. Ulrich n’avait concrètement jamais invité qui que ce soit chez lui, ni même au restaurant, au cinéma ou dans le cas présent, faire les boutiques. Bien que cette dernière option soit certainement la première et la dernière fois. D’ailleurs, il n’en revenait toujours pas d’avoir proposé de faire une activité qui lui déplaisait tant. L’idée même d’avoir pensé faire les magasins lui était inconcevable. C’était peut-être le fait de la voir devant lui, Millicent, la fille qui, d’après les ragots, était le modèle à suivre quand il s’agissait de mode à poudlard. Amusant comme il suffisait parfois qu’elle porte quelque chose pour voir, le lendemain, un nombre incalculable de serpentard porté le même. Si nous étions dans un troupeau, sans nul doute qu’elle serait la bergère et tous ces imitateurs, de pauvres mouton.

Et actuellement, il avait des allures de mouton à la supplier de passer une journée avec lui dans les magasins. D’un côté c’était affreusement humiliant, parce qu’il avouait, en même temps, qu’il n’avait aucun talent pour le bon gout, alors qu’il était issu d’une famille baignant dans la mode (du moins, du côté maternel). Mais en même temps, ce n’est pas comme si il demandait conseil à une première année de poufsouffle totalement insignifiante. Quoi qu’il en soit, Ulrich était incroyablement mal à l’aise.


- J’adorerai.

Elle adorerait. Elle adorerait. Il n’en croyait pas ses oreilles. Devait-il en être flatté, être étonné, ou alors, ne rechercher aucune explication à cette soudaine acceptation. C’était facile, simple. Dans le fond, ce n’était pas comme si la question méritait une grande réflexion. Alors pourquoi en était-il étonné ? Parce qu’ils ne s’étaient réellement parlé que deux fois ? Parce qu’ils ne se voyaient pratiquement jamais ? Ou parce qu’elle acceptait avec plaisir de le suivre alors que la logique aurait voulu qu’elle refuse ? Dans le fond, il s’en foutait. Elle viendrait, voilà tout.

Du coup, tout serait bien plus simple. Il n’aurait qu’à la récupéré à… la gare ? Est-ce qu’elle avait une maison à Londres ? En fait, Ulrich ne savait rien sur elle. Même pour la mode, il se disait que c’était son truc, mais est-ce qu’elle lui avait dit une seule fois « Oui, j’adore ça ». Bon… En la voyant, ça aurait été vraiment surprenant que ça ne soit pas le cas. Après tout, c’était Millicent. Millicent quoi. Mais en dehors de ça ? Ou est-ce qu’elle vivait ? Habitait-elle seulement en Angleterre en dehors des cours ? Après tout, Ulrich avait des origines Allemande mais sa résidence principale était à Londres. Déjà, il savait qu’elle n’avait ni frère, ni sœur. Mais ses parents ? Ulrich savait qu’elle était issue d’une famille de sang pur, riche. Le nom de Winter était connu pour être celui d’une noble famille de sorcier. Mais au-delà de ça ? En la regardant, Ulrich se rendait compte que tout ce qu’il savait d’elle, n’était en fait, que des apparences. Et il était bien placé pour savoir que les apparences n’étaient que mensonges et fumé.


-Il y a tous ces repas auxquels je vais devoir participer durant l'été, il me faut des nouvelles robes...

Un sourire se dessina sur ses lèves. Oui c’est ça. Les apparences. Pour les gens comme eux, c’était le plus important. Mais Ulrich ne pouvait s’empêcher de se demander qui était la vrai Millicent. Celle qui n’apparaissait que le soir lorsqu’il ne restait plus qu’elle, face à son miroir. Bien que cette comparaison ne lui plaise sans doute pas, elle lui faisait un peu penser à Lilian. Elle donnait l’image de la sirène, belle, séduisante et forte mais derrière ce visage se cachait quelqu’un de bien plus complexe et tendre. Derrière le sourire si bien travaillé de la serpentard, se cachait-il aussi quelqu’un de vulnérable ?

-Faisons ça aux prochaines vacances ?


Ulrich acquiesça. Peut-être en apprendrait-il plus sur elle aux prochaines vacances. Il verrait bien. Et puis qui sait ? Peut-être même qu’il pourrait apprécier la journée dans les boutiques, si c’était avec elle.

-ça marche !

Ulrich regarda au sommet de la volière et appela le hibou qu’elle lui avait montré comme étant « peut-être » capable de ne pas se perdre. L’oiseau arriva et se posa sur l’épaule du serpentard qui tira un peu la mou en voyant cette bête aussi proche de lui. Il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir de la répugnance pour ces choses. Un chien à la limite, il pouvait comprendre qu’on ait de l’affection pour lui, mais un hibou… Un piaf. Enfin bref, il attacha à la patte de l’animal sa lettre puis une fois qu’il ait bien vérifié qu’il ne se prenait pas un mur, et qu’il trouvait une issus pour se rendre en France, il revint vers Winter.

Les prochaines vacances… Ils n’auront qu’à partir ensemble pour Londres. Mais... Il en revenait au fait qu’il ne savait rien d’elle. Peut-être n’allait-elle pas à Londres. Ulrich n’avait jamais invité qui que ce soit chez lui mais si elle ne vivait pas à Londres, elle n’allait comme même pas dormir à l’hôtel… Chez lui c’était tellement plus luxueux. Ulrich ouvrit la bouche mais le son de la grande horloge lui coupa la parole.

Il était déjà si tard ?! Ulrich avait encore de botanique ! Et ce cours là il ne tenait pas vraiment à le louper. C’était sans doute la seule matière qu’Ulrich n’avait jamais séché d’ailleurs. Mais s’il voulait vraiment entrer en médecine il devait avoir un niveau excellent. En potion aussi d’ailleurs… Mais les cours de potion, disons qu’il verra ça plus tard.


-J’ai cours. Je dois y aller.

Ulrich fit demi-tour vers la sortie. Il jeta un coup d’œil sur le papier et la plume de Millicent, toujours bien posé sur le bureau de bois. Au moins, pourra-t-elle écrire sa lettre en paix. Ulrich ouvrit la porte mais s’arrêta sur le pas pour se retourner vers elle.

-Ha oui, j’oubliais.

Retournant sur ses pas, le serpentard revint vers Millicent un sourire doux aux lèvres.

-Tu habite sur Londres ? Sinon ne t’en fais pas, on a plein de chambre d’amis chez moi. Enfin voilà. C’est comme tu veux. Mais tu sais je…

La cloche de l’horloge retentit une nouvelle, faisant dresser les poils du serpentard. C’était normal qu’on l’entende aussi fort ? Ulrich n’était jamais aller dans la tour de l’horloge. En même temps, qui était assez stupide pour aller s’y détendre alors que déjà dans le parc, le son des cloches résonnaient bien trop fort ? Pas lui en tout cas. C’était un coup à devenir sourd.

-Oui ! oui j’arrive !

Le serpentard leva les yeux au ciel et partit en courant vers la porte de la volière.

-Je file ! Tiens-moi au courant !

Ulrich sauta les marches d’escaliers puis se mis à courir en direction des serres. Il n’avait ni cours, ni parchemin, ni même son matériel de protection. Et bien… il n’allait plus envoyer de lettre de sitôt.




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