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Eye of the tiger {PV Anaconda}



 

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 Eye of the tiger {PV Anaconda}

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Rita Minithya
Élève de 6ème année



Féminin
Nombre de messages : 1109
Age : 23
Localisation : Je sais où toi, tu es, coquin.
Date d'inscription : 10/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: Oh, il suffit d'une petite étincelle pour que ça fasse BOUM! Ca vous donne une idée?
Ami(e)s: Oh, j'en ai des tttassss! Heureusement, j'en ai aussi des vrais.
Âme soeur: La pyrotechnie. Entre elle et moi, c'est la passion folle. On s'embrase, on s'enflamme et on se fout en l'air!

MessageSujet: Eye of the tiger {PV Anaconda}   Mar 3 Juil - 22:56



Une dizaine de jour après la rencontre avec le père de Cameron- Un mangemort
Un mois après le dernier combat avec Ana



Des fois, j'aurais préféré mourir ce jour-là. Ma vie aurait été clairement plus facile, car après avoir sombré au plus profond du puits, remonter à la surface était la plus difficile des épreuves. On en sortait avec moultes blessures, égratignures, coupures et autres chocs mentaux qui vous rabaissaient à presque rien, tel une coquille vide, un être sans vie, fatigué et exténué. Cette épreuve à été la pire jusqu'à présent, et probablement celle qui m'a le plus fait murir. Soudainement je suis passé de la fille intrépide et sans peur à quelqu'un de plus raisonné, plus lucide, qui a terriblement envie de rire et de retrouver sa joie. Mais c'était aussi difficile que de se convaincre de se jeter dans un cratère en feu. Néanmoins, en y allant progressivement, je pouvais tenter la chose, y parvenir, et Nath m'accompagnerait. En pensant à lui j'eus un pincement au coeur, légèrement douloureux néanmoins, malgré le fait qu'il m'ait apporté suite à "l'accident" son aide. Sa présence à St Mangouste était déjà une aide en soit, et j'aurais voulu lui sauter dans les bras si déjà: 1/ Je n'étais pas en mode légume: "je bave, je peux plus bouger"; 2/ Nous ne nous étions pas séparés par ma faute -en grande parti- quelques jours avant. Tout cela revenait facilement à dire que j'étais mal mais que j'avais l'espoir que tout cela prenne une autre tournure.

Alors pour moi, marcher dans les couloirs de Poudlard était une sorte de thérapie, lente, certes, mais efficace si elle s'accompagnait de l'aide de Nath ou de celle de mes amis. Et c'était clairement le moment de faire le point. Chaerin? Je l'avais aperçue quelques fois, dont celle dans près de la forêt, et celle avec Nath à la fête foraine à laquelle d'ailleurs il l'avait embrassé passionnément, ce qui m'était resté en travers de la gorge, mais c'était une chouette fille et je pensais pouvoir la considérer plus comme une "copine". Cameron? Ce n'était plus vraiment un ami désormais... c'était plus complexe et à la fois beaucoup plus clair, notre relation était désormais si étrange qu'elle me donnait parfois des frissons. Daphne? Rien de nouveau si je pouvais me permettre, je l'avais rencontré au bord du lac et elle avait été mon souffle lorsque je m’étouffais, j'aurais aimé la croiser de nouveau. Ruby? A le croire ou non, j'avais du mal à la considérer comme une amie tellement elle m’impressionnait. Prefète, belle, intelligente, populaire. La fille parfaite, qui s'était naturellement montré parfaite avec moi quand ça n'allait pas et pour ma part, j'espérais très fort qu'elle me considèrait comme une amie. Nath? Bien plus qu'un ami, bien plus que tout. Même si nous n'étions plus ensemble, il était ma bouée de secours et je pêchais en lui toute la force dont j'avais besoin et que je n'avais plus...

Ana? Je pouvais en rire en pensant " Ennemie public N°1", mais ça lui ferait trop plaisir alors je me contentais de profiter de ma supériorité en sortilèges pour lui afficher ça sous le nez. Elle était une sorte de défouloir si on veut, mais je la respectais tout de même pour son courage, sa force, son intelligence. Elle pouvait penser ce qu'elle voulait, je voyais bien qu'elle se relevait à chaque fois que je la faisait s'écrouler à même le sol, quelques fois lamentablement, et la persévérance, ça, j'admirais. Elle n'avait pas froid aux yeux, je la détestais et c'était surement pour ça que je la cherchais sans m'en rendre compte. Me défouler, extérioriser. Elle ne demanderais aucune explication car comme un due, elle se jetterait sur moi au moment même où je lui en donnerais l'occasion. Tant mieux, je n'aurais aucune excuse à lui donner. Je marchais donc à travers les couloirs de Poudlard dans l'idée de croiser quelqu'un d'aimable, et de moins aimable du coup, mais les seules personnes que je croisais alors étaient des Gryffondors de deuxième année, groupés, riant de tout et de rien. Je tentais donc de passer sans me faire remarquer mais je savais pertinemment que les rumeurs avaient jasées sur moi durant mon séjour à St Mangouste car sortir de Poudlard en milieu d'année n'avait rien de normal. Généralement on s'inquiétait pour moi, on me lançait des regards de compassion -pour je ne sais quelles raisons d'ailleurs, encore ces rumeurs-, et d'autre fois, des moqueries. Et là, je n'allais pas y couper.

-Oh, c'est la folle! je ne les regardais même pas alors que je savais pertinemment qu'avant je leur aurais claqué le bec et en tour de main, propulsés à quelques mètres, tous les trois. Hé, c'était comment ces vacances chez les fous? Ils riaient à gorge déployées, sans scrupules et visiblement très fiers d'eux, mais je continuais à marcher, faisant mine de ne rien entendre même si au fond, ça me fendait le cœur de ne pas répliquer, d'encaisser en baissant la tête. Je n'avais plus le goût à me battre, pas contre eux.

Le plus grand des garçons, surement assuré par la présence de ses deux amis, se posta devant moi les bras croisés. Alors là, je ne m'y attendais pas! D'habitude, ces derniers jours, on me laissait passer sous les railleries, mais ce gars osait carrément me stopper dans mon élan pour profiter de ma situation, de ma faiblesse. Je devais avouer que ces derniers jours, j'étais tellement envahie par la perte de toute émotion que le moindre choc me rendais aussi fragile qu'une brindille. Je me brisais et je pleurais, on était bien loin de la grande gueule que j'étais avant... Comme je ne bronchais pas, le Gryffondor à ma droite me poussa à l'épaule et je basculais un instant, surprise vers l'autre Gryffondor, me poussant à son tour.

-J't'ai posé une question la trizo! Je restais complètement refermée sur moi et à ce moment j'aurais tout fait pour que Nath ou Ruby me voient, qu'ils me protègent, parce que je n'étais pas assez forte pour tenir face à ces trois là, parce que je n'avais plus l'envie de combattre.

Oui j'étais terrorisée, j'en avais les larmes aux yeux et je me crispais sur moi-même, les bras enroulés autour de ma poitrine, les yeux fermés, encaissant les insultes, les coups. J'avais peur, je ne bougeais plus, je voulais m'allonger par terre et ne plus penser à rien. Tous les échelons que j'avais durement grimper depuis... depuis ce jour, venaient de s'écrouler et perdant pieds je tombais vers le fond du puits, vers lui, et cela me terrorisais tellement que j'aurais préféré mourir plutôt que de revivre ça! Si seulement ces gars savaient ce qu'était la douleur, celle qui fait bouillir vos entrailles, celle qui vous donne l'impression que votre tête est compressée par un étau qui se resserre, la faisant presque exploser, celle qui semble rompre vos os pourtant intacts. Tout cela s'était passé dans ma tête avec les sensations, la douleur, l'impression de préférer mourir plutôt que de continuer à souffrir. Flash-back: "Je vous en supplie... tuez-moi..." gémis entre deux hurlements. Le pire souvenir, surement, que je gardais de James, le père de Cameron. Non, tant que ces gars ne subissaient pas le sortilège impardonnable, ils ne comprendraient pas la douleur dont j'avais été victime, qui avait faillit me faire perdre la raison, qui m'avait achevée et dont le combat était le plus difficile à entreprendre. Revivre nous semble illusoire, sourire encore plus. Plus de sens à la vie, plus d'envie, plus de gout, la sensation que rien ne pouvais vous rendre heureux, jamais.

-Nath... murmurais-je faiblement, abasourdie.

Oui, Nath, j'étais comme une enfant qui réclamait sa mère, comme une âme perdue qui cherchait son corps. Nath représentait tout pour moi dans cette histoire, il avait tout vu, tout entendu, il me comprenait, il s'occupait de moi. Si Nath partait je mourrais surement. Je m'agenouillai par terre tandis qu'ils riaient, perdue dans mes pensées, me balançant d'avant en arrière, les mains dans les cheveux, près des temps, les yeux grands ouvert le regard fou, les jambes tremblante. J'avais envie de réconfort, d'aide, d'amour mais...J'avais aussi cette curieuse envie de me battre pour me défouler, mais pas contre eux, non, ils parleraient. Une seule personne ne le ferait pas et serait d'accord. Une seule. Elle.

-Laissez tomber les gars, elle est cinglée!

Oui je suis folle, partez, loin de moi, très loin de moi. Mais je n'eus même pas l'occasion de les voir partir, déjà, derrière raisonnait les sons de pas. Était-ce... mon sauveur?

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Dernière édition par Rita Minithya le Mer 11 Juil - 0:37, édité 2 fois
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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: Eye of the tiger {PV Anaconda}   Dim 8 Juil - 14:38

Poudlard était à mourir d'ennui. Je sais que vu de l'extérieur, on pourrait croire le contraire, que les élèves s'amusent dans le grand et mystérieux parc de Poudlard, lançant des sorts tous plus extraordinaires les uns que les autres et festoient gentiment, le tout dans une bonne ambiance de camaraderie. Oui, tout ça donnerait une bonne image de château...mais totalement fausse. Les élèves ne vont pas dans le grand et mystérieux parc (qui ne l'est pas tant que ça) pour s'amuser gentiment, mais davantage pour embrasser leur dernière conquête du moment; tout comme les sorts qu'ils lancent dépassent rarement le niveau de Wingardium Leviosa. Quand à la bonne ambiance de camaraderie lors des festins... si l'on pouvait appeler comme ça le demi millier d'élèves qui se balancent de la nourriture à la tête, où le font de manière plus subtile, à l'aide la magie, alors, oui, c'était une bonne ambiance de camaraderie.

Depuis quelques temps, il ne se passait plus rien d'intéressant au château. Non pas qu'il y ait souvent des choses transcendantes, mais en temps normal, il arrivait de temps à autre qu'un évènement attire mon attention. Mais là, depuis un ou deux mois, c'était le vide totale. Tout était plat et monotone à mes yeux, rien d'intéressant en vue, et pour couronner le tout, les élèves semblaient s'être mis d'accord pour ne plus répondre à mes déclarations de combat. Dès que je les provoquais, ils se contentaient de partir sans dire un mot, sans même un regard vers moi ou un geste vers leur baguette. Agaçant, vraiment très agaçant. Du coup, je n'avais plus rien à faire. Si on m'enlevait les combats, je n'avais plus qu'à rejoindre un équipe de Quidditch ou le journal de l'école. C'est ironique, bien sûr, rien que je m'imaginer pousser la porte, une lettre de candidature en main, me faisait bien marrer. Les clubs et ce genre de réjouissance, je les laissais aux autres. Mais tout ça ne résolvait pas mon problème. Je m'ennuyais. Beaucoup.

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, encore une fois, les activités potentiellement intéressantes n'apparaissaient pas par millier. Alors, fatalement, je m'étais tournée vers l'une des rares choses qui pourrait m'intéresser et donc la ressource semblait quasi-illimitée: les livres. Depuis quelques jours je ressemblait un peu à une Serdaigle, tout le temps fourrée à la bibliothèque, le nez plongé dans mes bouquins. Mais je ne lisais pas l'historie de Poudlard ou autre inutilité dans le genre, non, je feuilletais des livres de sortilèges. Si la dénommée Rita avait pu apprendre tant de sortilèges, elle ne les avait pas sortis de nulle part. Et je ne voyais pas d'autres moyens d'apprendre que les livres. Alors puisque je n'avais rien d'autres à faire, dès que les cours se terminaient, je devenais un rat de bibliothèque, et après le dîner, j'allais m'exercer dans une salle vide sur ce que j'avais appris. Et les progrès étaient visibles: en quelques jours, j'avais appris à maîtriser correctement Impedimenta, le sortilège d'Entrave que j'avais tenté de lancer à Rita la dernière fois que nous nous étions vues, et qui m'avait valu un échec cuisant. Et c'était mon hibou familial, Cianocle, qui en avait fait les frais: pendant plusieurs minutes, il avait supporté de devoir voler et se déplacer au ralenti, me foudroyant du regard, jusqu'à que je parvienne enfin à lui lancer le sortilège "Finite" qui lui rendit sa vitesse normale. Ensuite, je m'étais essayée à Flippendo, le sortilège de la Matraque, dont j'avais étais moi-même la victime lors de ma première rencontre avec Rita, dans le bar de Londres. Celui là, je me devais de le maîtriser! Par contre, je préférais épargner ça à Cianocle, ce pauvre oiseau n'y survivrais pas et ce serais dommage, il est plutôt obéissant.

Donc ce sont les élèves qui passaient devant la salle qui me servaient de cobayes. Ça leur apprendra à ne plus vouloir se battre moi! Les premiers à le subir n'avaient reçu qu'un léger coup, après lequel ils tournaient furieusement la tête de tous les côtés pour voir l'auteur de ce coup, puis repartaient en courant. Mais plus le temps passait, moins les élèves avaient de chances, ainsi, hier soir, j'avais réussi à en faire tomber un sur le coup. Et pour finir, j'avais appris quelques petits sorts toujours utiles comme Protego ou Reparo, me servant de tout ce qui me tombait sur la main. Et en rajoutant à cela Ventus, que cette chère Rita m'avait appris en plusieurs heures de combat la dernière fois, je commençais à maîtriser pas mal de sortilèges. Mais aujourd'hui, j'avais dans l'idée de m'attaquer à un plus gros morceau: Petrificus Totalus, le maléfice du saucisson. La victime de ce sort se retrouve pétrifiée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, mais elle reste consciente! Dès que je suis tombée sur ce sort, j'ai su que j'allais avoir de grands projets pour lui... En cet fin de journée de cours, après avoir du faire quelques détours à cause des escaliers magiques, j'arrivais enfin au 6ème étage, ou se trouvait la salle vide dans laquelle je m'entraînais.

Et tandis que j'approchais de ladite salle, j'aperçus dans un couloir des Gryffondors de ma classe en train d'embêter un pauvre fille, la poussant de l'un à l'autre. Oh, trois contre un, très loyal tout ça. Et après ce sont nous les lâches? Ces trois mecs n'ayant décidément rien pour eux, je décidais de m'en servir pour tester encore une fois mon sortilège de matraque. Mais en m'approchant un peu plus, je vis qui était la pauvre fille en question, qui venait d'ailleurs de tomber à genoux tandis que ces trois crétins l'insultaient et la poussaient tout en ricanant. Rita. Que faisait Mme la mentor à genoux devant des abrutis de première classe, les bras enroulés autour d'elle même, le regard dans le vague? Pourquoi ne les envoyait-elle pas valser à plusieurs mètres comme elle l'avait fait avec moi pour beaucoup moins que ça? A l'évidence, elle n'allait pas bien. Maintenant que j'y repensais, ça faisait un bon moment que je ne l'avais pas croisé à Poudlard, et j'avais entendu une fille en salle commune dire qu'une Poufsouffle avait été admise à Ste-Mangouste. Mais pas un instant je n'avais pensé à mon mentor -l'appeler comme ça me faisait ricaner en mon for intérieur- tellement elle me paraissait forte et... intouchable. Pourtant, maintenant, ça me semblait évident. Et mieux que ça, encore: j'allais pouvoir lui montrer mes progrès fulgurants.

Mais bien sûr, j'avais oublié de léger petit détail. L'espèce d'accord tacite qu'ils avaient tous passé pour refuser de se battre contre moi. Et déjà, les trois Gryffondors commençaient à s'esquiver sans un mot, laissait leur victime à terre. Mais je n'étais pas décidée à ce que ça se passe comme ça, non pas pour venger mentor -si elle est trop faible pour lancer un sort, elle ne m'intéresse plus- mais parce que je commençais à en avoir sérieusement marre que l'on me fuit comme la peste dès que je dégainais ma baguette magique. Ce que je fit aussitôt d'ailleurs, voyant que ces trois goujats prenaient la poudre d'escampette sans un mot.

-Pas si vite! m'exclamais-je.

Et justement, soit pas esprit de contradiction, soit par réelle peur, les énergumènes en question accélérèrent le pas. Tant pis pour eux. Je m'avançais, ma baguette devant moi, et lançais plusieurs "Confringo!", qui firent exploser plusieurs tableaux, les personnes à l'intérieur courant se réfugier dans un tableau voisin en grommelant. Mais les Gryffondors se stoppèrent net, craignant sans doute que s'il continuaient, ce serait leur tête qui subirait le sortilège. Je les vis hésiter, et finalement, le plus grand d'entre eux tenta de m'avoir en se retournant prestement, sa baguette en main. Mais vu l'expérience du combat qu'il semblait avoir, j'aurais parié qu'il comptait plus sur ses copains que sur sa baguette quand on le défiait, aussi, son temps de réaction me permit de le désarmer avant qu'il ne tente quoi que ce soit. Bien que je doute qu'il eut pût me lancer un sort digne de ce nom. Bon, pour le moment, je gérais la situation à la perfection, et mentor devait être impressionnée, même si elle ne l'avouerait jamais. Mais maintenant, le clou du spectacle: le sortilège de la Matraque. J'étais à peu près sûre que ces crétins ne le connaissaient même pas de nom, alors ils ne le verraient pas venir. Mais une fois que je l'aurais appliqué à l'un d'entre eux, les autres saurait ce que je leur réservait, et tenterait de prendre la fuite. Je réfléchis rapidement à cela, et convint finalement que ça leur servirait de leçon qu'un seul d'entre eux subisse le sort. Et puis en voyant ses acolytes s'enfuir, il comprendrait qu'au fond, ce ne sont que des lâches.

-Flippendo! m'écriais-je finalement, ma baguette tendue vers celui qui semblait être leur "chef", le plus grand d'entre eux, celui qui avait le plus embêtée mentor.

Aussitôt, le garçon visé s'écroula sous le poids d'une matraque invisible, complètement sonné. A la vue de leur "camarade" et de ma baguette toujours tendue dans leur direction, les deux Gryffondors prirent la fuite comme je m'y étais attendue. Je les regardais déguerpir avec mépris, car lorsque je vois ça, je me dit que ça devrait être eux les exclus du château, et non nous les Serpentards. Mais peu importe à présent, j'ai Rita en face de moi, et j'ai dans l'idée qu'elle se relève rapidement et que l'on puisse engager un combat digne de ce nom. Car elle ne me fuirais pas, du moins, elle n'avait pas intérêt. Je me tournais donc vers elle, qui restais immuablement à genoux, me fixant de ses grands yeux noirs sans vraiment me voir. Mais qu'est ce qu'elle avait! Je sentis la colère monter en moi, car la seule personne qui ne prenait pas la fuite face à moi restait à terre à contempler le vide, l'air totalement à l'ouest. J'avais envie de la secouer comme un prunier, ou de la forcer à se relever à l'aide d'un sortilège, mais je n'en connaissais aucun de ce genre là. Tant pis, il me restait encore les mots.


-Eh bien, qu'est ce que tu attends? lançais-je d'un ton impatient. Relève toi, que je puisse me battre avec un adversaire digne de ce nom.

Demandé avec un compliment, elle ne pourrait pas me refuser ça! Et je me fichais comme d'une guigne qu'elle ne se sente pas très en forme après son potentiel séjour à Ste-Mangouste, car la forme, elle allait la retrouver dès qu'elle sortirais sa baguette. Et si elle ne voulait pas se battre, alors qu'elle parte, et très vite. Je n'avais aucune intention d'être douce et de jouer les psys rassurantes pour savoir ce qui n'allait pas dans sa vie. Pour parler très vulgairement, je m'en carrais le cul. Elle se lève et accepte un combat, ou alors elle part.

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Winter & Spring

 

« There is a crack in everything - that's how the light gets in. »

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Eye of the tiger {PV Anaconda}   Mer 11 Juil - 0:32



Cette position de faiblesse ne me ressemblait pas et pourtant, je faisais aujourd'hui les frais de ma témérité. Avec un seul sortilège je pouvais battre à plate couture ces trois Gryffondors, sans aucune difficulté et leur donner une bonne leçon. Mais je ne voulais pas me venger contre eux, je ne voulais pas qu'on garde cette image de moi, je cherchais lentement à reconquérir ma place de fille sympa, malicieuse et rieuse. Tout simplement. Mais c'était un réel défi aujourd'hui et en être capable après ce que j'avais traversé paraissait vraiment irréalisable. J'étais devenue faible malgré le temps passé à St Mangouste, malgré les soins prodigués, malgré les efforts et l'amour de mes amis. J'étais faible mentalement surtout, passant de la fatigue à la colère en une seconde. Mon cerveau semblait déréglé. On m'avait expliqué que j'étais victime de: "crises comportementales", qui se traduisaient par des réactions poussées à l'extrême selon les situations. Ainsi, devant le pseudo danger, je m'étais transformé en être terrorisé par la peur tout en sachant que je ne risquais pas grand chose vu mon niveau en magie. Je me trouvais prisonnière de ce sentiment...

C'était réellement flippant. Me retrouver agressée, gratuitement, sous prétexte justement que je m'étais fait agressé juste avant, c'était d'une lâcheté indescriptible mais c'était à mes yeux tétanisant. Oui, voilà, j'étais tétanisée, accroupie à même le sol, attendant de l'aide. Alors quand j'avais entendu des pas, j'avais été heureuse, comme une gamine inoffensive, victime de brute, attendant son protecteur. Sauf que ce ne fut pas du tout un protecteur qui arriva. Loin, trèèès loin de là. Je relevais la tête alors que les trois gamins déguerpissaient en marchant que j'entendais déjà la voix très connue de Miss Ana, Serpentard la plus représentative des caractéristiques de sa maison, si je pouvais me permettre. Une voix qui ne sembla pas rassurer les Gryffondors d'ailleurs, deux d'entre eux commencèrent à paniquer et je les suivais faiblement du regard avant de fixer celui qui s'était arrêté, puis Ana, qui hurlait:

-Pas si vite!

Surprise je la regardais, cette tête brune, ces yeux de glace, ce corps sportif, c'était elle tout craché, elle n'avait pas du tout changé contrairement à moi, ça allait d'ailleurs lui faire un choc quand je me lèverais. A vrai dire, cela faisait bien plusieurs mois qu'elle ne m'avait pas vu, entre mes cachettes, mes coins secrets, ma peur, ma dépression, mon début d'anorexie, le père de Cameron, Nath, la torture, St Mangouste, l'infirmerie... Tout ça avait chargé mes jours et m'avait rendu très faible, surtout mentalement. Et c'était souvent mes réactions très différentes de celles d'avant qui choquaient. Alors, voir Ana devant moi, aujourd'hui, c'était une sorte de choc, elle était resté la même tandis que j'avais vécu un calvaire. Si seulement elle arrêtait de faire la fille qui souffre pour se rendre compte de la douleur des autres... Cette fille me répugnait presque, et je ne savais pas si c'était l'effet de ma "maladie", mais je sentais monter en moi un sentiment très fort de colère, de rancœur et de haine. Finalement, peut-être n'avais-je pas besoin d'aide. Peut-être juste d'un bon défouloir.

Elle était plantée là, toute puissante devant moi et c'était la deuxième fois que je la regardais de cet angle. La première fois elle m'avait collé son poing dans le nez au point de le fracturer. La seconde, cette fois-ci donc, il m'était soudainement insupportable et presque humiliant dans notre combat de domination que je me retrouve en victime. Pas encore une fois, pas comme devant le père de Cameron. J'étais peut-être la seule à ne pas la fuir comme la peste tout simplement parce qu'en face d'elle, je me sentais revivre, forte, puissante, je la battais et cela suffisait à la supporter. Avec elle, je sentais tout ce que je cachais s'évaporer et il fallait bien l'avouer, j'avais besoin d'un cobaye pour expérimenter certains sorts. Mais je n'étais pas vraiment d'humeur à tester mes sorts, j'étais à moitié dépressive, à moitié hystérique et folle. J'avais le cerveau déréglé, et mon pouls s'accéléra quand Ana s'approcha du gars qu'il restait. Elle tendit sa baguette vers lui et je fus un peu étonnée de son assurance. Qu'est-ce qu'elle cherchait à faire? Me protéger? Me défendre? J'aurais éclaté de rire si je n'étais pas aussi mal en point, mais déjà, ça m'aurait fait sacrément mal aux côtes, et ensuite je savais que ça la foutrait en rogne, je ne voulais pas lui donner ce plaisir.

-Flippendo!


Euh, non mais, quoi?! Alors là, elle était pas mal celle là! Elle me défendait, vraiment! Ana, la Serpentard primaire, celle qui faisait fuir les premières et deuxième années tellement elle transpirait la méchanceté -Si bien que s'il s'agissait réellement de transpiration, nous mourrions asphyxiés-. C'était drôle et je sentais monter en moi un gloussement, un rire amusé par cette pensée. Je riais! Oui, intérieurement, malgré ma surprise et ma colère, je riais! Ana me faisait rire! Ana me guidait vers une certaine guérison! Non mais j'avais carrément du mal à y croire. Je devais la regarder avec des yeux ronds, surtout après le sort qu'elle avait utilisé, celui-là même que j'avais testé sur elle au bar et dont elle se souvenait bien à ce que je voyais. Le Gryffondor s'était étalé comme une masse, misérable, et j'en étais presque contente. Elle avait parfaitement réalisé son sort et semblait plus à l'aise. De toute manière, elle avait bien intérêt avec le temps que j'avais pris à lui apprendre à tenir sa baguette correctement, à la respecter comme un être vivant, à créer une symbiose, un prolongement. A ne faire qu'un. Mais la brune qui me surprenait, juste avant par cette démonstration et surtout par cette défense se tourna vers moi, toujours aussi hautaine.

-Eh bien, qu'est ce que tu attends? Relève toi, que je puisse me battre avec un adversaire digne de ce nom.

En entendant ce ton, je me braquais directement, pas à la défensive mais à l'offensive. Si j'avais été un félin, j'aurais feulé. Genre " Bouge, je suis pas d'humeur" et "Provoque moi, je te saute à la gorge". Alors évidemment, je me sentais renaître, mon corps réagissait, il tremblait d'impatiente, mon cœur battait, je sentais un début d'adrénaline m'envahir. Doucement je me levais néanmoins, sans montrer la moindre expression et je réalisais subitement que c'était ça, qui avait changé chez moi. J'étais de marbre. Comme un robot, je faisais fuir de mon visage toute expression. Il me semblait impossible de montrer quoique ce soit alors que j'avais été si expressive avant. Pourtant en moi, je bourdonnais, mais impossible que quelqu'un le devine. Ana pourrait facilement prendre ça pour de l'indifférence.Elle semblait totalement impatiente et toujours aussi impulsive, énergique et diabolique. En faite, j'aurais pu commencer à lui retourner le compliment, parce que depuis le bar, elle s'était vraiment améliorée. Moi, je n'avais pas stagné, mais une fois qu'on savait ce que je savais faire, le plus dur était d'évoluer. Mais il semblait que les évènements précédent aient forgé mon caractère à défaut de sauver mes émotions. Alors, debout face à elle, sans compter le Gryffondor qui roupillait pas loin, j'étais de glace, comme elle, aussi incroyable que cela puisse paraitre.

-Oh, t'en ai vraiment sure? demandais-je tout à fait calme, comme si même ma voix ne démontrait plus grand intérêt aux émotions. Tu ne te rend pas compte de ce que tu dis Ana... déclarais-je dépitée, en serrant très fort les poings, la main droite crispée sur ma baguette. Réfléchis avant de parler ou de faire quoi que ce soit! feulais-je sans crier, et je pensais que c'était pire que d'hurler. Je lui avais dit ça parce que tout ce qu'il m'était arrivée avait été causé par ma non réflexion sur le danger potentiel. J'en avais payé le prix, elle allait faire de même.

Les mains crispées par la haine qu'elle m'inspirait soudainement, augmentée par l'évènement traumatisant, non visible sur mon visage, j'étais prête à lui donner une leçon digne de ce nom. Si j'avais été entièrement moi-même je lui aurais lancé un sort puissant qui la surprendrait mais sans grand dommages. Mais là, avec mon sang qui pulsait dangereusement dans mes veines, ma tête en ébullition, les yeux fous, j'étais redevenue la fille qui ne se maitrisait pas et qui n'avait envie que d'une chose; libérer sa haine. Et vue les dégâts que ça avait fait dans le bar, étant donné que j'étais encore plus énervée aujourd'hui, je doutais qu'elle allait se montrer ravie. Chaque prédateur est la proie d'un autre prédateur et quand on arrive à la fin de la chaîne, on sait bien que "l'homme est un loup pour l'homme". Je me positionnais devant elle, la main planquée de ma baguette, bras droit, rigide, les doigts crispés et l'envie énorme de lui en faire voir de toutes les couleurs. J'avais souffert, terriblement, je voulais qu'elle y goute un peu, l'impitoyable! Si elle voulait tant que ça qu'on se batte j'avais pas me retenir! Ma tête bourdonnais et soudainement je sentis une des mes tragique sautes d'humeurs, mon sentiment de honte et de colère multiplié par dix, me rendant tout simplement incontrôlable et dangereuse.

-Suffocatum! lançais-je déterminée.

Je vis Ana se prendre subitement le cou de ses deux mains, les yeux sortant de leur orbites. Envahie de panique, elle flancha et ses jambes cédèrent. Ce que je lisais en elle, c'était plus fort que la souffrance. Il y avait de la peur, de la terreur même, de l'impuissance. Je me sentais forte, puissante et j'étais heureuse de lui faire du mal. Oui, dans mon état de crise, j'étais un animal qui joue avec sa proie. Un sort de mon invention, aidé par le livre de magie noire de James. Il étouffe sa victime et lui provoque une douleur vive. La douleur venait du livre, j'avais ajouté l'arrêt de la respiration. C'était malveillant et malsain mais je m'étais promis de l'utiliser qu'en cas d’extrême nécessitée. Ça n'en était pas une, et je n'aurais jamais du apprendre ce sort, je le savais, car nous avons tous à un moment, un instant de faiblesse. Le visage d'Ana changeait de couleur et les secondes semblèrent des heures. Mon bras toujours tendu vers son cou, j'étais dans une ivresse incroyable, comme hypnotisée par sa souffrance, par ma domination. Sa vie était au creux de mes mains. D'un cou de baguette je pouvais la condamner ou la sauver. J'étais son Dieu. J'étais sa vie. Et cela m'embrumait le cerveau aussi bien que la Rita faible et inoffensive se terrait dans un coin, terrorisée. Je ne trouvais pas de porte de sortie, je ne trouvais pas de juste milieu, les deux Rita cohabitaient sans jamais se rencontrer. Et voir Ana mourir sous mes yeux, comme James l'avait savouré pour moi, c'était l'apogée de la supériorité de mon mauvais moi.

Soudain, quelque chose sembla se déclencher dans ma tête. Un déclic fulgurant. Non, je n'aimais pas ça. Je restais debout, rigide tandis qu'elle suffoquait écroulée. Sans émotions sur le visage, tel un robot, je redirigeais ma baguette sur elle. Pourquoi avais-je fait cela? Pourquoi tenais-je absolument à la voir à l'agonie pour m'assurer de ma supériorité? Pour être sure que je la dominais toujours? Pour être certaine qu'elle n'était pas un risque pour moi, comme l'avait été James? Toujours avec cette expression indéchiffrable je prononçais faiblement:

-... Anapneo...murmurais-je.

Une grande bouffée d'air sembla envahir l'envahir elle respira à plein poumon, toussant. Je n'étais plus moi même... Je passais d'une fille inoffensive à une folle furieuse. J'étais dangereuse. Trop dangereuse. J'avais beau prendre les potions de Madame Pomfresh, qui me calmaient un peu mais cela n'y faisait rien, j'étais toujours divisée en deux. Cela n'allait pas durer, aussi étais-je certaine de ne pas souffrir entièrement de double personnalité. Mais curieusement, pour le moment je ne regrettais rien, non, j'étais juste un peu surprise et toujours aussi en colère. Ana avait le don de faire sortir de moi tout ce qu'il y avait de plus mauvais.

Pas sur que cette fois, elle l'ait complètement voulu.




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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: Eye of the tiger {PV Anaconda}   Sam 14 Juil - 0:25

Rita... Rita était bizarre. Je veux dire, elle l'a toujours été, ce n'était pas nouveau -il fallait vraiment l'être pour aimer se battre- mais aujourd'hui, c'était encore pire. C'était même flagrant. Les deux fois où je l'avais vue, elle m'avait parue être quelqu'un de très fière, qui ne se laisserait marcher sur les pieds pour rien au monde. le genre de personne qui veut, certes, toujours avoir le dernier mot, mais qui n'abandonne pas ses principes et ne se laisse pas abattre. Jusqu'à maintenant. Voir qu'elle donnait raison aux rumeurs me foutais les nerfs, parce que cette fille valait bien mieux que d'être traitée de folle. Enfin merde, elle pouvait d'un seul sort balayer tous les crétins qui disaient ça avant qu'ils aient le temps de dégainer leur baguette, alors qu'est ce qu'elle fichais par terre à se laisser frapper par des lâches! Je n'avais pas la moitié de sa puissance, et pourtant je n'avais eu aucun mal à chasser les trois abrutis, à vrai dire le seul fait de m'apercevoir les avait fait partir. Alors qu'elle ne me fasse pas croire qu'ils étaient trop forts pour elle. Physiquement, peut-être -ce n'était pas bien difficile, moi même je devais l'être- mais niveau magie, même en les accumulant, ils ne lui arrivaient pas à la cheville!

Alors c'était vrai, tout ça, tout ce qui se disait. Elle était bien devenue folle. La Rita que j'avais vue et qui m'avait, à chaque fois, remis à ma place, n'était pas celle qui se tenait en face de moi, en train de se relever, le visage aussi expressif qu'un mur. Mais qu'est ce qui lui prenait à la fin?! C'était un piège, elle faisait ça pour que je baisse ma garde? Si c'était ça, c'était raté, son visage inexpressif ne m'inspirait pas confiance. Elle qui avait toujours ce petit sourire moqueur, ou ce sourcil levé en signe de perplexité, la voilà qui me regardait, les yeux vides. Et ça m'énervait. Dans tout ce changement, elle n'avait pas oublié comment se battre au moins? Parce que si c'était le cas, si elle avait perdu en puissance magique, ce n'était plus la peine que je m'intéresse à elle. Je n'ai pas de compassion, folie ou non, elle n'a qu'à se remettre. C'est ce qu'on fait tous. Alors si elle veut jouer la dépressive, ce sera sans moi, ça ne m'intéressait pas. Je veux un mentor, pas un boulet.

Je m'apprêtais à tourner les talons devant son manque de réactivité apparent, quand sa voix me parvint, froide et distante comme si c'était un fantôme qui me parler.


-Oh, t'en ai vraiment sure?

Oho, mais serait-ce une pointe de défi que je sentais là? Évidemment que j'en étais sûre, et prête à me prendre une bonne raclée aussi. Mais pas sans lui avoir montré un peu de ce que j'avais appris, et elle allait être surprise! Pour être sûre que je ne m'en prenais pas à une malade, je la laisserai attaquer en premier, mais après, je comptais bien lui en mettre plein la vue! Et même si elle n'admettrais jamais que mes progrès lui en bouchait un coin, je savais que ce serait le cas. Niveau sortilège, je n'étais plus la Ana qui lançait des sorts un peu au hasard, sans vraiment les avoir essayés. A présent, j'avais compris le truc, ce qu'elle avait tenté de m'enseigner la dernière fois. Ma baguette devenait le prolongement de moi-même, le sortilège venait du plus profond de moi.

-Tu ne te rend pas compte de ce que tu dis Ana... Réfléchis avant de parler ou de faire quoi que ce soit!

Blablabla... Ça va, j'avais bien compris que mademoiselle connaissait des sorts que je n'imaginais même pas, mais ce n'était pas la première fois que je me battais contre elle, et je savais à qui j'avais affaire. Contrairement à elle. Elle ne savait pas que j'avais progressé, et me sous estimerai sûrement. Oui, à mon avis, elle commencerait par lancer un sortilège tout faible, comme pour tester ma réaction, et ensuite s'attendrait à une riposte de la même puissance. Sauf que ce ne serait pas du tout ça. Mon sort, je comptais bien le faire avec toute la puissance dont j'étais capable, je n'allais pas la ménager parce qu'elle était soit-disant convalescente. D'ailleurs ce n'était sûrement pas ce qu'elle voulait. Elle voudrait que je me batte à fond, quitte à finir au bord de l'épuisement. Et c'est bien ce que je comptais faire.
Pourtant, malgré toutes mes certitudes, son sort me pris de court.


-Suffocatum!

C'était comme si, d'un coup de baguette et avec un seul mot, elle avait enlevé tout l'air de cette pièce, le remplaçant par quelque chose de douloureux. Sauf qu'elle, elle ne semblait pas le ressentir. D'ailleurs, elle ne semblait rien ressentir du tout. Elle me regardais avec ses yeux vides, sa baguette tendue vers moi, l'air de prendre plaisir à ma torture. Oui, ma torture, on pouvait appeler ça comme ça sans exagérer. Les secondes me paraissaient des heures, et chacune d'entre elles était pire que la précédente. l'air n'était plus qu'un lointain souvenir pour moi, et la douleur, une douleur dont je ne parvenais à identifier ni la cause, ni l'origine, se propageait dans mon corps. Mes mains avaient lâchées ma baguette et étaient accrochées à mon cou dans un geste inutile, car il ne m'aidait nullement à mieux respirer, mais c'était un réflexe. Je commençais vraiment à me demander si je respirerais de nouveau un jour, car Rita n'avait pas l'air de vouloir arrêter son sort. C'était bien plus que de l'intimidation, là, elle voulait carrément me tuer. J'avais toujours su qu'elle en avait les moyens, et qu'elle connaisse un sort de ce genre ne m'étonnait pas. Mais jamais je n'aurais pensé qu'elle le ferait vraiment. Je m'écroulais finalement, à bout de force, ma poitrine en feu, et me résignais à mourir par la main de celle que je venais de sauver.

Et puis d'un coup, ça s'arrêta. La douleur s'en alla aussi vite qu'elle était arrivée, et l'air parvint de nouveau à mes poumons. Osant à peine y croire, je respirais une énorme bouffée, puis une autre, toussant et respirant fort comme si on m'en avait privé depuis des jours. A vrai dire, c'était ce que j'avais ressenti. Est-ce que Rita l'avait elle aussi vu comme ça? Avait-elle vu la vie quitter mes yeux, et décidé que c'était peut-être un peu trop pour une première offensive? J'ignorais son point de vue, et de toute façon, je m'en moquais bien. J'avais compris maintenant. Son passage à Ste-Mangouste ne l'avait pas rendue inoffensive, mais instable. dans les moments où elle voyait rouge, elle ne devinait plus la barrière à ne pas franchir, et était capable de tuer son adversaire sans le moindre remord. Je n'avais pas sa puissance magique, c'était un fait, mais au moins, moi, je savais me contrôler. Et ça ne servait à rien de connaître des bouquins de sorts entiers si elle n'était pas capable de faire de même.

Ce n'est qu'une fois que ma respiration eu repris un cours normal que je mesurais vraiment l'étendue de la situation. Cette fille avait faillit me tuer. Non, elle allait me tuer, mais je-ne-sais quelle force intérieure l'en avait retenue. Mais qu'est ce qui me dit qu'à sa prochaine offensive, elle n'allait pas achever ce qu'elle avait commencé? Ce n'était même pas une supposition, c'était une certitude. Cette fille était folle, mais dans le vrai sens du terme. Pas celui qui qualifie la fille un peu décalée que tout le monde aime bien, non. Rita était folle, complètement tarée. Avec une baguette entre les mains, elle devenait une menace pour n'importe qui. Ce n'était mon mentor, la fille au grands pouvoirs que je respectais. Juste une dingue qui ne savait pas se maîtriser, et qui aurait mieux fait de rester à Ste-Mangouste. Mais je ne lui laisserait plus la possibilité de me tuer comme elle avait essayé de le faire. Elle n'avait pas peur de moi, mais la colère dans laquelle j'étais, aurait eu de quoi l'effrayer si elle avait été un tantinet expressive.

Je me relevais, ramassant ma baguette, la dévisageant d'un regard infiniment méchant et empli de mépris. Cette fille n'avait aucune valeur, alors je n'aurais aucun scrupule. Et, fendant l'air, je tendis ma baguette vers elle.


-Expelliarmus!

Sa baguette vola vers moi, et, l'attrapant au vol, je la lançais loin derrière moi, avant de fondre sur elle sans qu'elle ait eu le temps de bouger. Elle était douée en sort, et moi, j'étais rapide, et je courais très vite. J'empoignais d'une main les deux siennes, avant de la plaquer sur un mur, mes doigt autour de sa gorge. Elle n'avait pas de baguette, et niveau physique, vu qu'elle semblait avoir perdu vingt kilos ces derniers mois, elle n'était pas de taille. A ma merci. Comme je l'avais été quelques instants plus tôt. Ma main autour de son cou se resserra, et je rapprochais mon visage du sien. je me fichais de ce qu'elle pouvait ressentir, de la haine qu'elle pouvait avoir pour moi. Ça n'était rien, tout ça, à côté de ce qu'elle allait m'enlever juste avant, et ce, sans le moindre scrupule. Je l'étranglais de plus en plus, et je sentais qu'elle commençait vraiment à manquer d'air, mais elle ne pouvait rien faire, elle était immobilisée, j'y veillais bien, mes jambes plaquant les siennes.

-Alors, tu aimes cette sensation? Non? C'est moins drôle quand les rôles sont inversés? Ma voix était méprisante, mais ce n'était rien comparé à ce que je ressentais.

Décidant que c'en était assez, je lâchais subitement prise sur sa gorge, avant de la balancer par terre sans ménagement. Elle atterrie sur le ventre, et aussitôt, je bondis à quatre pattes à côté d'elle, lui maintenant fermement les bras derrière le dos d'un main, et de l'autre, appuyant sa tête sur le sol. J'enrageais, mais je connaissais la limite, aussi, je la laissais respirer, tout en maintenant ma pression sur elle. Le sentiment de puissance ne me gagnait pas comme ça avait été le cas pour elle, car il n'était pas gratifiant en cet instant. j'avais juste envie qu'elle saisisse ce qu'elle avait été à deux doigts de faire, et qu'elle en comprenne l'étendue. Me tuer. M'ôter la vie, tout ça parce que j'avais eu le malheur de la défier dans un mauvais jour. Il fallait vraiment être folle, mais je n'avais aucun doute là dessus.


-T'es vraiment malade! explosais-je finalement, renonçant à l'ironie car la haine était trop forte. T'as faillis me tuer, espèce d'idiote! Me tuer! Tu comprends ça?! Je hurlais plus que je ne parlais. C'est quoi ton problème à la fin?!

Mais je n'avais pas envie de le savoir. Quoi que ce soit, elle aurait du le maîtriser, ou alors rester à l'hôpital. Je refusais de payer les frais de ce qu'elle avait pu endurer, pour la simple et bonne raison qu'elle était plus forte que moi et que c'était facile. Non, c'était hors de question. je ne l'appréciais pas assez pour ça, pour accepter qu'elle passe toute sa douleur sur moi, pour la simple et bonne raison qu'elle ne savait pas l'intérioriser. Si j'y arrivais depuis des années, elle pouvait aussi essayer. Mais voyons, pourquoi garder pour soi son mal être quand on peut tout faire péter autour de soi, car on en a les moyens, et que c'est facile! Et puis tout le monde mettrais ça sur le compte de la folie, non, c'était vraiment trop facile. Elle pourrait bien passer sa colère sur tous les élèves qu'elle voudrait, mais plus jamais elle ne s'en prendrait à moi. Je ne le permettrais pas. Elle faisait bien trop la maligne avec sa baguette, mais privée d'elle, comme c'était le cas, il m'était facile de la briser. Il ne faisait aucun doute que je m'étais bien plus battue à mains nues qu'elle, alors si elle voulait tenter malgré tout, c'était à ses risques et périls. Mais pour les combats magiques, j'avais assez donné. Qu'elle se trouve un autre défouloir.


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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Eye of the tiger {PV Anaconda}   Dim 15 Juil - 12:05





Je ne comprenais plus rien. C'était comme si soudainement, plus rien n'avait d'importance. Comme si, dénuée d'émotions, j'oubliais ma compassion et ma rationalité. Plus grand chose ne comptait pour moi. Alors... alors je savourais avec méchanceté ma supériorité. Après tout, Ana était plutôt mal placée pour me faire des leçons de morale, elle qui semblait n'éprouver que haine. Elle ne faisait aucun traitement de faveur et je pensais un instant que c'était mieux ainsi. Je la rendrais si faible qu'elle me supplierait de l'abandonner. Tant pis pour être, j'avais le contrôle, j'avais le pouvoir, je maitrisais mon monde. Elle était à mes pieds, la fille la plus violente de cette école et elle était à ma merci. Oui, je savourais cet instant. C'était terrible, ma tête tournait, j'étais folle, complètement et le pire de tout, c'était que j'arrivais à peine à faire la différence entre ce qui était bien ou pas. Dénuée d'émotions, j'apprenais progressivement à retrouver des expressions faciales. Pour le rire, c'était Nath qui me l'avait rendu. Pour le soulagement, tristesse et le bonheur, c'était Ruby qui m'avait fait redécouvrir ces sentiments. Avec ces deux là, j'avais reussi à montrer qiu j'étais, à rester consciente sans craindre ma folie. Avec eux, j'étais chez moi, j'étais dans la vrai vie, que ce soit réconfortant, que ce soit un peu éphémère, ils m'avaient sauvés, ils me rendaient la vie plus facile.

-Expelliarmus!

Je sortis de mes pensées au moment même où ma baguette quitta mes mains. Horrifiée je la vit se diriger droit sur Ana qui venait de lancer le sort. Ma baguette, ma vie, ma chance, mon atout. J'en aurais presque pleuré si cela ne me mettait pas dans une rage folle. Ana balança négligemment ma baguette dérrière elle et me regarda avec tellement de haine que j'aurai pu en frémir. En vérité, j'en frémissais parce que c'est à ce moment que ça se déclencha. Pourquoi Ana? Pourquoi est-ce qu'elle pouvait m'aider à retrouver la raison? Je ne voulais pas! Mais là tout de suite, mon regard exprimait un sentiment tout à fait naturel. La peur. Grâce à elle, ou à cause d'elle, je ne savais pas trop, je re-découvrais des sentiments tout à fait humains. Sans ma baguette, je n'étais plus grand chose. Avant, j'aurais pu me vanter d'être forte et athlétique mais avec tout le poids que j'avais perdu, et ma faiblesse des jours passés, je ne faisais pas le poids. Sachant pertinemment que je n'étais pas à mon avantage je préparais une stratégie défensive, énervée qu' Ana me fasse de nouveau ressentir ce sentiment si abjecte. Je lui en voulais, je voulais la frapper, la punir pour ça, mais c'était sans compter mon comportement envers elle. J'avais été d'une barbarie sans non et je ne le réalisais que maintenant. Vraiment.

J'avais failli la tuer. Oui, je l'avais privée de respiration pour lui montrer à quelle point sa vie ne tenait qu'à un fil avec moi. J'avais voulu lui faire payer ce qu'au fond, elle ne méritais pas. Parce qu'après tout, qui était Ana? Une fillette qui avait probablement souffert de quelque chose pour être aussi odieuse avec les autres, on ne nait pas mauvais. Qu'est-ce qui était si terrible et qui semblait lui donner le droit d'être sans pitié avec les autres? Elle n'était pas la seule à souffrir! Mais la Ana qui était devant moi n'était pas une fillette qui avait pleuré un jour, non, elle avait l'air d'une meurtrière. Cela m'arracha un gémissement car ce que je voyais devant moi... ce que je voyais devant moi c'était... James. Alors j'hurlais. Je pétais littéralement un câble mais sans grande folie. Ma tête sembla exploser quand je sentis mon dos percuter un mur, des mains se refermer sur mon cou. Oui, j'étais terriblement terrorisée. Ce n'était pas Ana qui était devant moi, c'était James. Il allait me tuer encore. Il m'étranglait avec force et je cessais de respirer. Paniquée je battais des pieds, je griffais ses bras avec mes ongles, les enfonçant dans sa chair. Mais il/elle était trop forte, elle me tuerait. Sans magie. Des hurlements tentèrent de sortir de la bouche mais seulement des gémissements paniquée s'en échappèrent.

-Alors, tu aimes cette sensation? Non? C'est moins drôle quand les rôles sont inversés?

Si Ana me regardait bien dans les yeux, elle pouvait désormais y lire une terreur sans nom. Non, ce n'était pas drôle du tout, et j'en savais quelque chose. Cette terreur n'était pas pour elle, bien que je commençais à la craindre, mais pour James. C'était même pire que de la terreur, j'avais les yeux écarquillés, paniqués, j'aurais voulu me terrer dans un coin sombre et sans vie, j'aurais voulu être n'importe où plutôt qu'ici. J'étais paralysée, terrorisée, je vivais. J'avais toute ma raison, enfin mise à part l'illusion d'avoir le père de Cameron en face de moi, et je réagissais à peu près normalement face à un tel cauchemar. Ça aurait pu être rassurant, ça ne l'était pas vraiment. J'étais contente d'être sur le chemin de la guérison mais passer par ce chemin là, je n'en voulais pas. Mais si j'avais ré-appris à rire, à pleurer, je devais apprendre à avoir peur. Et là, pour le coup, c'était reussi. Ses doigts s'enfoncaient dans mon cou et un bref instant, j'abandonnais tout effort, comme devant James. Qu'elle me fasse ce qu'elle voulait, je me livrais, je n'avais pas la force... Alors Ana détendit ses muscles et je pus reprendre ma respiration. Je toussais un instant, respirant à plein poumon mais je n'eus pas le temps de retrouver un état normal. Déjà Ana me poussait négligemment et je m'étalais douloureusement sur le sol. C'était clair qu'elle n'avait pas aimé mon petit sortilège ironisais-je bien malgré moi. A cause d'Ana je commençais à devenir cruelle avec ceux qui me voulaient du mal. Mais là, je confondais tout. Ana ne me faisait pas vraiment de mal, elle attendait toujours que j'approuve. Elle me mit rapidement sur le ventre et me bloqua les bras d'une de ses mains et de l'autre me plaqua la tête contre le sol.

-T'es vraiment malade! T'as faillis me tuer, espèce d'idiote! Me tuer! Tu comprends ça?! C'est quoi ton problème à la fin?!

Tuer. Ôter la vie de quelqu'un... C'était tellement... facile. Est-ce que j'étais malade? Oui, totalement, elle devait être aveugle pour ne pas le voir. Elle semblait le comprendre parce qu'elle me répétais comme une forcenée si j'avais bien compris ce que j'avais fait, comme si elle parlait à un enfant. Après tout, même si la peur m'avait un peu sortie de mon état de folie, j'avais toujours cette lueur folle qui démontrais que j'avais du mal à me maitriser, du mal à faire la part des choses. J'étais certes paralysée en cet instant, j'étais haineuse, j'étais envieuse, j'avais la tête bouleversée de pensées contradictoires, entre Ana qui m'avait fait reconnaitre la peur et la colère et entre mes crises de folies. Je commençais à faire le lien entre ce qui était correct et ce qui ne l'était pas. Tuer les autres, c'était mal, très mal, et ça, je le savais. Frapper quelqu'un c'était mal aussi. Mais se battre contre quelqu'un, c'était bien ou pas? Les paroles froides d'Ana, depuis que nous nous étions rencontrés remontèrent à ma mémoire et m'éblouirent alors que je commençais à avoir terriblement mal aux bras. Je l'avais toujours battue, au sommet de ma forme. Toujours, avec un regard malicieux qui voulait dire "J'en sais plus que toi". Et maintenant? Etais-je toujours cette coquille vide, étais-je de nouveau la Rita d'avant? Ni l'un ni l'autre. Mes amis et mes ennemis m'aidaient à me relever et à redevenir quelqu'un de normal. Alors, la tête face au sol, j'oubliais la peur et la douleur pour tenter de me concentrer sur Ana. Je devais garder ma maitrise, c'était fondamental! Je respirais doucement, reprenant mon calme et soudain, un sourire connu joua sur mes lèvres.

-Et toi, c'est quoi ton problème Ana? demandais-je distinctement et ma question sembla cinder l'air. T'es pas la seule à souffrir tu sais, déclarais-je avec un rire tout à fait faux - était-ce la folie qui me gagnait de nouveau?-.Quoi, tu t'es fait maltraitée? Non, c'était bien moi, Rita Minithya qui voulait, de nouveau, se battre à la loyale; Mais pour cela, je devais la blesser, trouver son point faible à défaut de la battre physiquement.

Elle ne tilta mots et la pression des ses mains resta la même. Mauvaise pioche. Si Ana croyait qu'elle m'avait paralysée, elle allait être surprise de la vitesse à laquelle j'avais repris le dessus sur ma folie passagère. Là, tout de suite, je me contrôlais, réellement. Je savais ce que je disais, je savais ce que je devais faire. J'allais lui faire un coup que je lui avais fait un nombre incalculable de fois. J'allais la berner, j'allais jouer sur son mentale, j'allais ruser, c'était ma seule chance de lui montrer que même faible, sans baguette, je restais un adversaire redoutable digne de ce nom.

- T'as été la tête de turque de ton ancienne école peut-être? demandais-je comme si je parlais du beau temps.

Toujours aucune réaction. Ça en devenait agaçant, je savais pertinemment qu'elle en avait un, de problème!

-Tu as failli mourir, Ana, comme moi? m'intriguais-je. Désormais, je semblais jouer à la loterie et je laissais même échapper un petit rire, séquelle de ma folie qui me faisait penser qu'Ana n'éprouvait rien, même si je comptais bien la dessus pour me redresser. Au fond, elle devait être comme tout le monde, et c'était seulement en frappant très fort, avec cruauté que je percerais un trou dans cette carapace. Non, nooon, ce n'est pas ça...

Je jouais littéralement avec elle. Je réfléchis à toute vitesse car mes bras s'engourdissaient, je n'avais plus le temps, je ne voulais pas abandonner! Ne pas la laisser partir en pensant que je n'étais désormais plus rien, moi Rita Minithya, que j'étais seulement folle. Car quelque part, son respect, j'en avais besoin.

-Quelqu'un est mort dans ta famille peut-être? hésitais-je. Mes liens se desserrèrent soudainement J'étais vraiment mauvaise... Oh... bingo! exultais-je en ramenant mes bras le long de mon corps.

Je la repoussais violemment, profitant de ce faible instant de surprise pour la prendre de court. C'était clair, elle me surpassait physiquement, j'allais devoir rusé si je ne voulais pas qu'elle me massacre, ou alors attraper ma baguette. Mais alors que j'étais debout et elle assise, j'en venais à une stratégie de offensive, je me mis derrière elle et je lui agrippais les épaules. Et comme elle juste avant, j'inversais la tendance. Elle se retrouva sur le ventre, et je ne devais ça qu'à l'effet de surprise, moi, assise sur son dos, attrapant ses deux bras et les tirant en arrière en une clé de bras. Elle se déférait de mes liens, je n'avais que quelques secondes je le savais. Mais j'étais en colère, terriblement en colère, parce qu'elle me prenait de haut alors que moi, moi j'avais trouvé son point faible. Oui, j'étais forte, c'était à son tour d'être anéantie. Toujours à se plaindre, toujours à croire qu'elle était plus triste que les autres. Un décès, c'est dramatique mais parfois on préfère la mort à la vie, et je savais de quoi je parlais.

-T'es faible Ana, comme tout le monde, va falloir t'y faire.


J'espérais, je l'espérais pour toutes les deux. J'espérais que j'allais continuer à me contrôler. Ana... Je n'allais surement pas me montrer lache comme devant ces stupides Gryffondors. Non, face à Ana, je n'avais pas le droit d'être trop faible, elle n'avait pas de pitié pour moi. Je n'en aurais pas pour elle.




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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: Eye of the tiger {PV Anaconda}   Sam 4 Aoû - 0:42

Quelle mouche l'avait piquée, je n'en avais aucune idée. Enfin quoi, c'était bien la fille qui avait fondu en larme après m'avoir un peu maltraitée dans un bar, qui venait de presque me tuer à l'instant! Cette fille si humaine, au visage intelligent et aux yeux rieurs, qui, quelques secondes plutôt, me tenait en respect par la magie, me fixant de ses yeux glacés et tristement inexpressifs. A présent que les rôles étaient inversés, et que c'était moi qui l'étranglait, ses prunelles noires exprimaient de nouveau quelque chose. De la peur, de la terreur même. Elle avait bien raison d'en ressentir, car je n'avais qu'à resserrer un petit peu plus ma prise, et sa vie s'échappait. C'était facile, rapide et totalement à ma portée. Au lieu de quoi je desserrais mes doigts, libérant sa gorge. Je me maîtrisais.

Elle, par contre, était toute faiblarde et ne résista pas à ma prise. De toute manière, eusse-t-elle été au mieux de sa forme, que ma colère l'aurait emporté. L'idée que l'on puisse m'ôter la vie ainsi, dans un couloir, sans plus de cérémonie, me mettait hors de moi. Surtout par celle qui se permettait de me donner des leçons! Je la regardais d'un air mauvais tandis qu'elle ne voyait sûrement que le sol, mais ça m'était bien égal. Tout comme je me fichais comme d'une guigne que sa position soit inconfortable -j'espère bien qu'elle l'était. Je voulais qu'elle prenne la mesure de ses actes, quitte à devoir rester dans cette position jusqu'à la tombée de la nuit, parce qu'elle n'allait pas s'en sortir comme ça. Oh, ça, non!

Je lui avais accordé mon respect, je l'avais laissé m'enseigner des choses, me montrant clairement comme inférieure à elle. Je l'avais considéré comme au dessus de la moyenne, et voilà qu'au final elle ne valait pas mieux qu'un Gryffondor. Aussi lâche et inconsciente qu'eux. Pour quiconque assistait à cette scène, je devais transpirer le mépris, et je devinais que ma colère devait même se ressentir dans mon emprise; mes ongles s'enfonçait imperceptiblement dans la chair de ses bras que je plaquais dans son dos. Et encore, elle s'en tirait à bon compte, comparé à ce que j'aurais pu lui faire subir pour lui donner un petit aperçu.

Et puis je sentis un imperceptible changement dans son attitude. De grosse masse flasque et tremblante, elle passa de proie prise au piège. Ce qui était un changement considérable, car sa signifiait qu'elle avait repris ses esprit. Sa respiration s'était faire plus mesurée, elle ne tremblait plus. Je ne savais pas exactement de quoi elle "souffrait", de sautes d'humeur ou quelque chose du genre, mais c'était assez considérable. Je ne sais pas qui est le guérisseur fou qui l'avait trouvé apte à sortir de Ste-Mangouste et à retourner à Poudlard, mais celui là, il n'avait pas les yeux en face des trous...


-Et toi, c'est quoi ton problème Ana? me demanda-t-elle d'une voix à présent dépourvue de toute peur. T'es pas la seule à souffrir tu sais.

Après quoi, elle eu un petit rire méprisant qui me donna envie de lui arracher les cheveux les uns après les autres, avant d'enchaîner avec sa bouche, ses yeux, ses oreilles... Au lieu de quoi, je resserrais simplement ma prise sur ses poignets, enfonçant un peu plus mes ongles. Mon problème? Là, tout de suite, maintenant, ça me semblait évident. Mais j'aurais paru pour plus stupide que je ne l'étais si je lui avais répondu ça, surtout que je savais exactement ce qu'elle voulait dire. Pourquoi j'étais comme ça. Sa deuxième remarque m'agaça tout particulièrement. Mais contre toute attente, je lâchais à mon tour un petit rire méprisant. Je n'étais pas la seule à souffrir, oh, ça, certainement. Mais je ne la voyais pas dans ce lot pour autant, elle, la gentille petite Poufsouffle qui traîne avec la belle préfète Ruby et que j'ai surpris une ou deux fois avec un camarade de sa maison avec qui elle semblait avoir plus que de l'amitié. Non, rien à faire, je n'avais pas de compassion pour elle. Plus l'envie de lui lacérer le corps et de lui faire bouffer sa baguette magique...

-Quoi, tu t'es fait maltraitée?

Je ne répondis rien, mais méditait mentalement sur le ridicule de sa phrase. J'ai un tête à m'être faite maltraitée? Je l'aurais pensé assez intelligente pour imaginer que si c'était arrivé un jour, j'aurais probablement tué mes parents dans d'atroces souffrances. A bien y réfléchir, chez moi, si quelqu'un devait maltraiter quelqu'un d'autre, c'était plutôt moi que mes bons vieux géniteurs qui ne feraient pas de mal à une mouche. Alors m'imaginer en train de me faire frapper, impuissante... laissez moi rire.

- T'as été la tête de turque de ton ancienne école peut-être?

Je retins un rire de justesse, ne voulant lui donner aucun indice dans sa quête de "mon problème". Mais, moi, la tête de turc de mon école! Alors là, c'était encore plus risible que d'imaginer mes parents de battre. Vraiment Rita me décevait sur ce coup là. Je l'aurais pensé assez inventive et réaliste pour savoir que, même au plus bas-âge, les jolies filles ne se font pas embêter. Et puis, il ne faut pas croire que je suis devenue agressive à mon arrivée à Poudlard; même à l'école primaire, fallait pas me chercher, et les autres l'avaient bien compris je crois. Surtout lorsque qu'après m'avoir volé un stylo, une petite fille s'était retrouvée mystérieusement malade le lendemain.

-Tu as failli mourir, Ana, comme moi? Non, nooon, ce n'est pas ça...

Son petit jeu de devinettes commençait tellement à me lasser que je ne pris même pas la peine de relever mentalement. Elle avait failli mourir? Grand bien lui fasse. Maintenant, c'était mon cas aussi, et j'aurais bien aimé m'en passer. Seulement elle ne m'avait pas laissé le choix, cette garce, et me faisant croire à un nouveau combat instructif, elle m'avait eu par surprise avec son sortilège de magie noire... Je l'avais mauvaise celle-là, vraiment mauvaise et ce n'était pas son questionnaire qui allait arranger ses affaires!

-Quelqu'un est mort dans ta famille peut-être?

Ses mots résonnèrent lentement dans ma tête, et s'ans m'en rendre compte, j'avais relâché ma prise. C'était stupide, je m'étais pourtant attendue à ce qu'elle tombe dessus à un moment ou un autre, ce n'était pas si compliqué, mais je m'étais quand même laissé aller... J'entendis à peine son approbation lorsque cette fourbe se rendit compte qu'elle était bien tombée, que je me retrouvais dans l'exacte même position qu'à l'instant, si ce n'est que cette fois, c'était moi la proie et elle le prédateur. Et ça m'énervait, ça m'énervait d'autant plus que ce n'était pas juste. C'était à moi de lui faire payer son inconscience, et non à elle de me tenir en respect à cause de mon passé. Passé qui ne regardait que moi. Je la détestais de se permettre d'y entrer comme ça, avec une légèreté déconcertante, sur le ton de la plaisanterie. Elle osait parler de tout ça comme on parle de la météo. Elle ne savait pas sur quel terrain elle s'aventurait. Ni ce que j'étais capable de faire pour qu'elle n'aille pas plus loin, des fois que l'idée lui prendrait d'en savoir plus sur "mon problème".

-T'es faible Ana, comme tout le monde, va falloir t'y faire.

Déjà que je bouillais de l'intérieur, un peu plus à chacune de ses phrases, là elle avait porté le coup de grâce, et, explosant, je me défis de son emprise, la faisant basculer sur le côté.

-JE NE SUIS PAS FAIBLE !

A mon avis, on avait du m'entendre jusqu'en Écosse, mais je m'en moquais bien, l'important étant que le message passe chez mon adversaire. Et qu'elle ne s'avise pas d'en douter, car je pouvais de nouveau la saisir à la gorge et terminer ce que je n'avais pas fait tout à l'heure. Mais je restais là, au sol, mi-assise, mi-allongée, toisant l'asiatique d'un regard meurtrier.

-Je me fiche qu'elle soit morte, criais-je, hors de moi. Je m'en fiche, tu m'entends ! Elle n'a eu que ce qu'elle méritait !

Toujours sans la quitter des yeux, mon cœur tambourinant furieusement entre mes côtes, je décidais de mettre un terme à cette entrevue dont je me serais, en fin de compte, bien passée.

-Et maintenant dégage, persiflais-je.

La respiration courte et saccadée, toujours en proie d'une rage énorme, j'entrepris de me relever, sans quitter Rita des yeux. Elle allait me le payer, tout ça, tout ce qu'elle venait de me faire vivre et dire, elle allait me le payer très cher. J'avais envie de bondir sur elle et de lui lacérer le visage avec mes ongles, mais en la jetant loin de moi, je l'avais rapprochée de sa baguette, et elle était à portée de main pour elle. Alors je restais là, debout, face à elle, fulminant et n'ayant pour seule envie de me jeter à sa gorge. Elle avait failli me tuer. Elle m'avait mise faible. Elle m'avait fait parler de Kathleen. Elle allait me le payer. J'essayais vainement de calmer ma respiration, mais de toute évidence, elle avait remarqué à quel point j'étais hors de moi, et tout le self-control dont j'étais capable ni changerait rien. Elle avait trouvé mon point faible.

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Winter & Spring

 

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Eye of the tiger {PV Anaconda}   Dim 26 Aoû - 0:05


De toute évidence, depuis le début, j'étais allée beaucoup trop loin. Mais je m'en foutais. A quoi bon de toute manière, me préoccuper du sort d'une fille qui se disait insensible à tout? Elle était forte, superbe, intouchable, Ana. Que je lui fasse quoique ce soit, ça ne l'atteindrait pas de toute manière non? Alors pourquoi, cette insensible Serpentard m'avait, d'une certaine manière il fallait bien l'avouer, sauver de ces Gryffondors? Les détestait-elle suffisamment pour m'en protéger? Ou encore éprouvait-elle du respect pour moi, suffisamment pour m'ordonner de me montrer plus digne, se preoccupant un minimum de moi? Parce qu'entre nous, si elle était tellement insensible, elle serait passée à côté de moi sans grande réaction, se contre balançant de ce qu'il pouvait bien m'arriver. Mais non. J'avais vraiment beaucoup de mal à comprendre cette fille, vraiment. Mais j'étais moi-même folle et ma seule pensée sensée était que si Ana était si intouchable, je pouvais bien me permettre de me fouler un peu sur elle. Surtout depuis mon retour de Sainte Mangouste. Surtout depuis que James avait failli me tuer sous la torture. Ana était-elle si insensible que ça?

Mais c'était le genre de personne qui n'éprouvait ni pitié ni compassion et il semblait qu'elle et moi étions comme la nuit et le jour, pourtant, je ne la voyait pas comme une ennemie. Non pas comme Amy que je ne pouvais pas blairer à deux cents mètres à la ronde, et Ana la connaissant sûrement serait d'accord avec moi, j'en étais sure. Non, Ana et moi... nous étions tellement différentes... Je ne pouvais pas expliquer la sensation que je ressentais à ses côtés. Une sensation de force, de haine, de puissance, de liberté et de délivrance. Il n'y avait pas de qualification pour ça. Et puis, quand moi même je devenais hystérique, c'était un peu comme si je prenais sa place. Elle devenait plus..."gentille", si "gentille" peut un tant soit peu qualifier Ana et son comportement au début de notre rencontre dans le couloir. Aujourd'hui, j'étais la nuit, j'étais injuste et j'enfilais son costume comme une vengeance personnelle alors que nous ne nous devions rien. Et on le savait. J'avais été injuste, j'étais détestable mais j'éprouvais toujours du mal à me rendre compte de ce qu'il se passait. Pourquoi étais-je si méprisante envers elle? Parce qu'Ana est le genre de fille que tout le monde a envie de frapper sans avoir l'audace ni le courage de la faire, pensais-je. Sauf que moi, je l'avais fait. Et maintenant que je savais être plus forte qu'elle en sortilège, je profitais de cette supériorité, ou j'utilisais le prétexte d'avoir souffert" comme personne" pour me venger sur elle en tentant de la tuer. Rien que ça.

Je sentais mes bras me brûler à l'endroit où Ana m'avait enfoncé ses ongles, tandis qu'elle était assise sur moi. Je fulminais au bord d'une crise de nerfs en tentant de reprendre mon calme et mes esprit. Normalement, j'étais assez douée pour ça, reprendre mes esprits, mais avec tout ce qui m'étais tombé dessus, je m'en foutais. Qu'est-ce qui avait de l'importance? Vraiment? Nath m'avait laissé tombé si on pouvait dire parce que j'avais cassé bien avant, même si c'était pour le protéger, qu'est-ce qu'en savait Ana? J'avais été torturée par mon oncle, j'avais découvert que Cameron était mon cousin et qu'il m'aimait. J'avais aussi été méprisé et dépourvue de l'amour de ma mère parce qu'elle était une cracmol et que j'avais acquis les pouvoir et l'amour de ma grand-mère qu'elle-même n'avait jamais eu, j'avais été le sujet d'un père trop sévère. Et puis quoi? Et puis je m'étais dit que je méritais un jour, d'être heureuse. Oui, je le méritais, je travaillais, sans relache, je me tuais en sortilèges, j'étais sociable et aimable. Et après? Ana se comportait comme une peste et au final, avait-elle réellement tout comme je le pensais? On a tous un secret non? J'avais enfin trouvé le moyen de l'atteindre.

A l'évocation de mes hypothèses et de mon net amusement à la tester -parce qu'à ce moment là, j'étais encore en phase de folie, même si j'étais nettement plus calme- Ana sembla se tendre légèrement, mais je devinais à ses rires qu'elle me trouvait plutôt ridicule. Non pas que je pense spécialement qu'elle ait été la tête de turque de son école, et elle avait probablement raison d'en rire. Ana était loin d'être une victime, mais certaines personnes se montraient plus fortes qu'elle ne l'étaient. D'où mes quelques doutes. Mais les ricanements d'Ana raisonnaient dans ma tête et bien que ne changeant pas d'attitude je commençais sérieusement à douter qu'Ana puisse avoir un coeur. Pourquoi était-elle aussi mauvaise? Je continuais à croire qu'au fond, elle éprouvait encore un peu d'amour pour quelqu'un mais peu à peu ce faible espoir disparaissait tout autant que ma haine augmentait. Je ne pouvais décemment pas rester sans rien faire en face de quelqu'un qui ne connaissait que sa personne et qui n'avait jamais pensé à qui que ce soit d'autre. J'avais trop souffert pour qu'elle s'en contre foute de ce que j'avais vécu, sans même savoir ce qu'il m'étais arrivé. D'ailleurs, au moment où j'évoquais avec un sourire mauvais et tout à fait ironique que j'avais failli mourir, ce fut encore ce rire méprisant qui sorti de sa bouche trop pulpeuse. Oh, elle pensait surement que j'étais la pauvre cruche avec une vie si parfaite qu'elle avait vu dans le bar? N'avait-elle donc pas changé d'avis sur moi? J'étais probablement la fille qui était le plus en contact avec elle et bien que je ne comprenne pas tout en elle, je commençais à me faie une idée globale de sa personnalité. S'en était trop pour moi, ma tête me tournait mais je continuais doucement à me construire un chemin dans ses murailles.

J'évoquais sa famille. Elle me lâcha. Je l'avais déjà mise au sol que je savourais méchamment ma victoire, sans pitié. Je ne savais plus trop ce que je faisais ni ce que je disais comme si soudainement, on était deux dans le même corps. Ana était Ana, la fille imperturbable, presque imbattable, insensible, magnifique et froide comme la glace de Serpentard. Rita était Rita, la fille amicale, espiègle, chaleureuse, rieuse, juste et rebelle de Poufsouffle. On était comme le feu et la glace, opposées. Pourquoi cherchais-je à tout prix à lui montrer ce que ça faisait d'être en face d'elle-même? Avais-je vraiment voulu la tuer? Non. Mais j'avais failli le faire. Contrairement à Ana, je n'avais aucun contrôle et je ne me rendais même pas compte que j'allais finir par tout perdre si je ne me maîtrisais pas. En réalisant tout cela, je reprenais mes esprits petit à petit tandis qu'Ana restait un moment immobile. Pas pour longtemps. Il était trop tard pour rattraper tout ce que je venais de dire ou de faire. Tout à coup avec une force incroyable - que je lui connaissais pourtant- elle me fit voltiger sur le côté et se releva, furieuse. Dieu seul sait à quel point j'avais été trop loin aujourd'hui. Beaucoup trop loin, ça se lisait dans ses yeux, j'avais visé trop juste. Je restais à terre devant une telle colère, ne sachant plus vraiment quoi faire maintenant que j'étais redevenue à peu près moi-même. Fallait-il vraiment qu'il y ait un pseudo drame pour que je sorte de ma folie?

-JE NE SUIS PAS FAIBLE !

Bien sur qu'elle l'était. Tout le monde était faible, avait un secret à protéger, quelque part. Elle n'était pas bien différente des autres finalement et au fond elle devait le savoir. Et qu'avait perdu Ana pour reagir aussi violemment? C'était stupide de sa part parce qu'elle venait de faire tomber son masque, révélant par cette colère qu'elle avait souffert de la disparition de quelqu'un. Personnellement, je n'avais jamais connu la mort et je voulais bien continuer à m'en passer. Mais la rage d'Ana cachait une véritable souffrance j'en étais sure. Elle avait perdu quelqu'un qu'elle avait aimé. Je la toisais, elle me fusillait du regard tandis que nous étions assise en face l'une de l'autre.

-Je me fiche qu'elle soit morte,cria-t-elle avec fureur.Je m'en fiche, tu m'entends ! Elle n'a eu que ce qu'elle méritait !

J'ouvris de grands yeux étonnés. Je restais subjuguée devant tant de haine. C'était comme surhumain. On ne pouvait pas dire que quelqu'un méritait la mort, surtout dans sa famille... James. Merde. Enfin, du moins, quelqu'un qu'on avait aimé. Ana avait beau se le persuader, ça se voyait sur son visage qu'elle en souffrait. Et que c'était son point faible. Qui était cette personne qui était morte? Sa mère? Non, je me rappelais l'avoir vu au chaudron baveur lors de notre première rencontre. Une soeur? Une cousine? Une tante? Les possibilités s'ouvraient à moi et intérieurement, bien que ce soit vraiment mauvais de ma part, je décidais de faire ma petite enquête. Et en y pensant bien, je ne connaissais pas grand chose de la vie d'Ana. Celle ci me lançais des regards meurtriers et je frémis. Mais j'étais beaucoup trop furieuse pour ne rien répliquer.

-Personne ne mérite la mort! criais-je à mon tour furieuse. Comment tu peux être aussi mauvaise avec tout le monde sans remords Ana?! Hurlais-je à mon tour. J'comprends rien, j'ai l'impression que rien au monde n'est assez bien pour te faire sourire! je de nouveau tandis que l'impression de déverser sur elle ce flot de paroles me délivrais de mes pensées. Essais de vivre, merde, bouges toi!

J'avais été beaucoup trop loin avec elle, du nmoins, pour aujourd'hui et d'une certaine manière, je regrettais. Mais je voulais comprendre les raisons qui la rendait si inhumaine. D'une certaine manière, mais vraiment d'une certaine manière, j'"appréciais" Ana. Pas elle, non, mais cette force qui se dégageait d'elle. Mais elle e regardait avec un tel mépris une telle haine que je n'imaginais pas être possible. Même après James.

-Et maintenant dégage,t-elle en se relevant, le regard toujours aussi assassin.

Discrètement, je reprenais ma baguette, bien qu'Ana me fixait toujours de ses yeux glaciaux. Son visage était déformé par la haine. Je ne savais plus quoi penser et soudain, ses paroles emplirent mes oreilles. "Dégage". Avant, je lui aurais surement répliqué que si elle voulait être seule, qu'elle bouge son popotin mais là je restais un instant sur place sans même avoir la force de me relever. Mon corps faible ,n'en était pas le problème. Non, le problème c'était moi. Devant tant de rage, j'aurais du déguerpir mais ma raison me disait de ne pas le faire, autrement, dans nore rapport de force, Ana gagnerait. C'était stupide bien entendu mais je savais qu'entre nous c'était capital. Et puis soudainement, je perdais mes moyens, les larmes me montant aux yeux. Au diable ce foutu rapport de force! Au diable ma folie qui avait failli la tuer!!! Je n'étais pas moi-même, je pêtais les plombs sans arrêt. J'étais beaucoup trop dangereuse, pour moi et les autres. Il fallait que je m'isole le temps de récupérer et Ana qui avait d'une certaine manière aidé ne le referait plus jamais. Je savais, mais merde, je savais que c'était de ma faute! Pourquoi fallait-il que je gache toujours mes seules chances de m'en sortir!? Je me relevais péniblement, baissant les yeux au passage. J'étais épuisée, je m'en voulais, j'étais fautive, elle me haïssait, elle voulait ma peau. Mais elle au moins elle se maîtrisait.

-J't'emmerdes Ana, ralais-je en partant, la tête en bas, abattue bien qu'intérieurement satisfaite.

Encore une stratégie de la fourbe et calculatrice Rita? Sûrement, j'en étais moi-même inconsciente. En tous cas, je m'inclinais aujourd'hui parce que j'avais été moi même cruelle alors que je ne l'étais pas. Je n'étais pas Ana. Et c'est le coeur un peu plus léger que je passais devant le Gryffondor qui venait à peine de se réveiller pour lui lancer la même sort qu'Ana. Mais deux fois plus puissant. Je me retournais un instant vers elle, la fixait un moment dans les yeux. On savait. Malgré tout, elle m'avait redonné ma force et je lui avais volé sa faiblesse en échange. On savait. Je me retournais et cachée de son regard éclatais en sanglot. Je n'arrivais pas à croire que la nouvelle Rita soit aussi mauvaise.


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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: Eye of the tiger {PV Anaconda}   Ven 7 Sep - 21:55

Plus ça allait, plus je trouvais notre "relation", avec Rita, bizarre. Je ne crois pas avoir pensé la même chose d'elle deux jours d'affilés, et je suis prête à parier que c'est la même chose pour elle. Notre mépris réciproque au moment de notre rencontre au Chaudron Baveur s'est transformé au fil du temps en respect mutuel, pour passer à un stade de haine ultime aujourd'hui. Mais pour une fois, on ne pouvait pas dire que c'était de ma faute. Et ce n'était même pas de la mauvaise fois, je lui avais même sauvé la mise avec ces Gryffondors (bon d'accord, ça paraissait héroïque dit comme ça, mais en réalité j'avais plus vu ça comme une occasion légitime de casser du rouge et or, mais peu importe.) et voilà comment elle me remerciait!

Et puis je commençais à en avoir marre, plus que marre, de voir les gens essayer par tous les moyens de taper dans mon point faible. On aurait pu croire qu'elles et Ruby s'étaient passé le mot, à quelques jours d'intervalle, pour me remettre à ma place! Mais ça c'était mauvais pour Rita, très mauvais, parce que si elle partait sur le terrain Kathleen, je n'hésiterai pas à lui faire avaler sa langue! Avec Ruby, cette idée ne m'aurait pas effleurée, mais la relation que j'ai avec la Poufsouffle nous prédispose à ce genre de choses. Si on a un problème, on le règle à coups de sortilèges, pas au jeu du "je-te-blesse-avant-que-tu-ne-le-fasse", et c'est finis. Bien que je doute que ça suffise si elle commence à me parler de ma sœur.

N'empêche, j'ai vraiment tendance à sous-estimer le talent qu'ont certaines personnes à frapper à où ça fait mal. Je ne m'étendrais pas sur Ruby -il allait vraiment falloir qu'elle dégage de mes pensées celle-là- mais je n'aurais pas non plus pensé que Rita chercherai mon point faible, le commencement de toute mon agressivité, afin de le retourner contre moi. J'étais donc si prévisible que l'on pouvait lire en moi comme dans un livre, et trouver ce que je ne supporterai pas d'entendre? Probablement pas. Ruby me connaissait bien, mieux que personne en fait, il était donc logique qu'elle connaisse mon point faible. Quand à Rita, elle ne l'avait pas trouvé du premier coup, loin de là...!

Mais est-ce que l'on pouvait me foutre la paix un peu, avec Kathleen? Finalement, son souvenir serait toujours un fléau pour moi, une arme à portée de main de tous ceux qui voudraient me blesser -et dieu sait qu'ils étaient nombreux. Si seulement j'avais pu effacer toute trace de sa présence sur terre de toutes les mémoires, à commencer par la mienne... Je serais ainsi devenue complètement, réellement insensible. Rien n'aurait pu m'atteindre, rien n'aurait pu me mettre hors de moi et faire battre mon cœur comme c'était le cas maintenant. Ce petit pouvoir que deux personnes maintenant avait sur moi était définitivement bien embêtant.

Si ma réaction et ma haine ne semblèrent pas étonner Rita outre mesure -c'était bien ce qu'elle attendait, en me provoquant, la garce!-, mes mots lui firent écarquiller les yeux. Oh pardon, aurais-je heurté la sensibilité d'une pauvre et innocente Poufsouffle, qui, je le rappelle, avait failli me tuer de sang froid deux minutes plus tôt?! Et puis ce que je disais, je le pensais, ce n'était pas sur le coup de la colère, au contraire. Ça faisait des années que je pensais comme ça, et ça n'était pas prêt de changer. Eh bien quoi, Kathleen était loin d'être un ange, et tout le monde se portait bien mieux sans elle, à commencer par moi!


-Personne ne mérite la mort! me hurla-t-elle, révoltée.

Mais qu'est ce qu'elle pouvait bien en savoir, elle?! La gentille petite Poufsouffle entourée de ses amis et de son copain, sans compter la fabuleuse préfète Ruby Standiford! Qu'est ce que qu'elle pouvait savoir de la souffrance se sentir exclue et invisible aux yeux de tous? Qu'est ce qu'elle peut connaître du sentiment que l'on éprouve quand les membres passent devant nous sans nous voir, et que l'on parle sans être écoutée? Rien, voilà ce qu'elle en savait, R-I-E-N! Et heureusement que je m'étais reprise, malgré la colère qui grondait en moi, car sinon, toutes mes pensées, je les lui aurais crachée au visage, et m'en serais terriblement voulue après.

Pas pour avoir dit des mots méchants hein. Mais il y avait déjà assez d'une personne dans cette école qui savait combien mon manque d'attention m'avait rendue pathétique quelques années plus tôt, pas besoin de rajouter la Poufsouffle à la moquerie facile au lot. Et puis de toute façon, maintenant qu'elle connaissait la partie de moi que je désire le plus cacher, j'allais l'éviter, et tant pis pour les combats. Des adversaires, j'en trouverais d'autres, et si possible, qui n'essayent pas de me tuer simplement parce que ma tête lui déplaît aujourd'hui!


-Comment tu peux être aussi mauvaise avec tout le monde sans remords Ana?! J'comprends rien, j'ai l'impression que rien au monde n'est assez bien pour te faire sourire! Essais de vivre, merde, bouges toi!

Mais tais-toi...

Voilà tout ce que m'inspiraient ses cris. C'est incroyable ce besoin qu'ont les gens de sermonner les autres, de vouloir qu'ils vivent à leur image, qu'ils aient la même conception qu'eux "du bonheur". Qu'est ce que ça pouvait bien lui foutre que je sois mauvaise avec les autres ou non? Elle l'étais aussi, que je sache, et lorsqu'elle déchaînaient ses sorts sur moi, ça ne la dérangeait pas tant que ça, hein! Et que je ne souris jamais, ça aussi, en quoi c'était son affaire?! On ne se voyait pas pour faire le concours de celle qui avait les plus belles dents, alors en quoi ça pouvait bien la regarder que je sois du genre souriante ou pas? C'était quand même extraordinaire ça!


-T'as peut-être raison, dis-je froidement. Rien n'est assez bien pour me faire sourire.

A vrai dire, rien n'était assez bien pour m'intéresser, tout simplement. Même me battre devenait presque lassant, tant les adversaires étaient tous les mêmes et les les combats se ressemblaient. Alors, le reste... Je n'y avais jamais réfléchi, mais maintenant qu'elle le disait, je remarquais que je n'aspirais à rien, n'avais aucun but dans la vie, aucune passion, aucun rêve. Juste des mots comme "solitude" ou "liberté", mais ils étaient plus une condition à ma survie qu'une réelle passion, en fait. Résultat, je m'ennuyais à mourir, rien ne m'intéressait, ou peu de choses, car lorsque c'était le cas, de toute façon, je me lassais très vite.

Mais tout ça ne la regardait pas, c'était mon affaire.


-J't'emmerdes Ana, me lança-t-elle d'un ton pas vraiment convaincant.
-Ben comme ça on est deux, répliquais-je, agacée.

Mais je constatais quand même avec une certaine satisfaction que la Poufsouffle pivota sur ses talons et commença à partir. Comme quoi, même si elle connaissait mon secret, je savais rester effrayante! Mais je crois que ça relevais plus du bon sens de partir quand quelqu'un pour le crache à la figure comme ça, une lueur démente dans les yeux et l'envie manifeste de vous mettre sa main dans la figure. Dès que l'on parle de ma soeur, je n'hésite pas, et encore moins avec Rita! C'était peut-être une des rares choses de bien avec notre semblant de relation, on ne prenait pas de gants. Pas comme avec Ruby où j'avais du tenir deux mois avant de... Oh, marre qu'elle revienne sans cesse sur le tapis.

Je songeais que finalement, on ressemblais plus à deux mecs nous deux; souvent, Daniel et Ethan se bagarraient, avant la mort de Kathleen du moins. Ça pouvait parfois être très violent, il leur arrivait même parfois d'en sortir le nez en sang ou l’œil au beurre noir, mais le lendemain c'était oublié. Rita et moi avions, en quelque sorte, cette particularité propre aux garçons d'habitudes. Peu importe le nombre de sortilèges que l'on se lançaient, le nombre de fois où l'on était assommées, aspergées, propulsée, lorsque l'on se revoyait, la rancune n'y était plus.

Rita se retourna vers moi alors qu'elle allait disparaître au coin du couloir, et me lança un drôle de regard que je ne saurais pas trop définir. Loin d'être agressif, sans pour autant être moqueur, ou encore compatissant. Je ne sais pas, ça ressemblait à... peut-être une sorte de complicité, je ne sais pas trop. Je n'en ai jamais vraiment eu avec qui que ce soit, du moins pas récemment, mais ça devait ressembler à quelque chose comme ça. Un regard qui me laisse à penser que même si ce petit pouvoir qu'elle a sur moi désormais l'avantage, elle ne s'en servira pas. Pourquoi? Aucune idée. Peut-être parce que, maintenant qu'elle sait que j'ai un point faible, je lui semble plus humaine.

Ça m'embêtait un peu, d'ailleurs, car mon masque d'insensibilité me convenait plutôt bien. Elle, elle s'abritait derrière un visage moqueur, et moi devant mon impassibilité, c'était bien comme ça. Mais aujourd'hui, une deuxième fois en moins d'un mois, les masques étaient tombés. Elle n'était plus la Rita légère et rieuse, elle avait vécu quelque chose qui l'avait traumatisée. Et, à ses yeux, je n'étais plus la Ana que rien n'atteignait, elle savait maintenant ce qui pouvait déclencher la tornade. J'avais comme une épée de Damoclès au dessus de la tête avec elle; le sentiment que si je fais quelque chose de travers, c'en ai fini de mon secret.

Alors, une fois dans ma vie, j'allais devoir faire preuve d'un peu de retenue et garder ma colère pour moi. Elle pourrait bien me narguer, me taquiner, je ne devrais rien laisser paraître. Ainsi, peut-être, un jour oubliera-t-elle qu'elle a cet arme contre moi, ou bien peut-être se lassera-t-elle tout simplement. En attendant, j'avais peut-être perdu beaucoup au cours de cet échange, mais j'avais au moins gagné quelque chose: un but. Quelque chose à faire de ma vie, quelque chose qui nécessitera mon attention.

Elle détourna les yeux et le contact visuel se rompit. Je fis demi tour également, et partis dans la direction opposée.
On savait.


FIN!

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Winter & Spring

 

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