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Nos (feux d') artifices [PV]

 
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 Nos (feux d') artifices [PV]

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Taylord Reegan
Élève de 7ème année



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Nombre de messages : 2744
Localisation : Ben regarde, sur ma licorne magique... Ah, tu la vois ? Okay, arrête le jus de citrouille alors, visiblement ça te fait pas que du bien.
Date d'inscription : 26/02/2010

Feuille de personnage
Particularités: J'ai dix doigts. C'est fou hein.
Ami(e)s: C'est comme la poussière d'étoiles. Si t'y prends pas gaffe, elle s'effrite entre tes doigts...
Âme soeur: Il a un petit faible pour les cow-girls.

MessageSujet: Nos (feux d') artifices [PV]   Ven 8 Juin - 19:13

Le mot était passé d'une oreille à une autre avec une facilité déconcertante. Tu m'étonnes. Dès qu'il s'agissait de se plaindre d'un prof, ou comme dans ce cas précis, d'une fête improvisée en toute illégalité, les nouvelles allaient vites ! Là où ça se corsait, c'était qu'il fallait que ça se fasse dans une certaine discrétion, parce qu'il ne fallait pas se faire pincer avant le Jour J. Mais bon d'un autre côté, ces derniers temps l'équipe enseignante était tellement occupée à nous surcharger de travail, qu'elle devait très certainement croire que sérieux comme nous l'étions, on allait faire nos parchemins comme les gentilles petites têtes blondes qu'on était.
Même pas en rêve.

C'était là dedans que je voyais l'avantage considérable qu'il y avait à ne pas faire ses devoirs : on avait beaucoup de temps libre pour faire tout un tas de trucs tout aussi amusantes, c'était franchement, c'était carrément moins prise de tête que les devoirs de potions de l'autre blondasse de Nakamura, sur des mixtures dont on avait strictement rien à foutre – en fait tout ce qui concernait Poudlard de près ou de loin me sortait par les trous de nez ces dernières semaines et ça n'allait pas en s'arrangeant. Quoi que... le dernier truc dont elle avait parlé – Nakamura – ne m'avait pas totalement laissé indifférente, même si je m'étais bien gardée de le lui montrer... mais hmmm, pourquoi pas après tout...

Mis à part ça, il y avait le revers de la médaille – si on pouvait appeler ça comme ça. Parce qu'évidement, ne pas rendre ce qui était demandé avait des conséquences : d'abord des mises en gardes, et parfois, selon qui on avait affaire, on ne passait même pas par cette étape, et c'était la retenue directement. Sauf que les retenues... et bien je n'y allais jamais, et c'était une réaction en chaîne parce qu'on m'en donnait d'autres, on voulait aussi me voir dans les bureaux, et qu'à chaque fois j'esquivais, c'était peine perdue. Bien entendu, je savais que ce petit jeu n'allait durer qu'un temps, et c'était aussi pour ça que je m'y adonnais et que j'étais à chaque fois un peu plus insupportable. Je voulais les pousser à bout. Un de ces quatre, j'allais sûrement me faire choper par Kelsey qui serait arrivée, au bout de sa patience, et je n'attendais que ça en réalité...
Je voulais partir d'ici.
Par tout les moyens.

Mais en attendant, je n'allais sûrement pas me laisser abattre aussi facilement. Les intérêts d'être la miss Gryffondor de sa maison se dessinaient enfin : je ne les avais jamais remarqué jusqu'à présent, mais je n'avais qu'à faire un sourire, pour être la seconde suivante dans les bras du garçon avec qui j'avais adressé un regard, et au fond de moi je n'espérais ardemment qu'une chose : que Carlton ne loupait rien du spectacle, et que ce n'était pas moi qui avait perdu dans cette histoire et qu'en fait c'était très bien que tout ça se soit terminé ainsi, parce que perdre du temps avec un mec aussi stupide que lui, je me demandais bien ce qui m'avait poussé à faire ça et plus j'y pensais, moins je comprenais. Et puis non, je ne voulais pas penser à lui, même si je cherchais parfois du regard où est-ce qu'il se trouvait – discrètement quand même, je n'avais pas envie qu'il croit que c'était parce qu'il me manquait : mais au contraire pour lui montrer que je n'en avais plus rien à foutre de lui et qu'il n'avait pas besoin d'avoir la quelconque illusion sur le sujet. J'étais nettement plus encline à faire des câlins et à me laisser tripoter sur la canapé de la salle commune – ma plus belle victoire, c'était sûrement quand je m'étais retrouvée sur les genoux de l'un de ses imbéciles de potes et qu'il n'était pas très loin – s'il pensait que j'allais l'éviter ou baisser le regard lorsqu'il passait tout près, il pouvait toujours courir.

D'ailleurs, je les enchaînais un peu depuis quelques jours, et je voyais que c'était beaucoup plus facile. Non seulement ça n'engageait à rien, et il n'y avait aucun sentiment derrière. C'était exactement ce qu'il me fallait, parce que ça me confortait dans l'idée que je n'étais pas repoussante comme avait eu l'air de le penser Carlton. Je pouvais claquer des doigts et obtenir tout ce que je voulais, et lui n'était rien de plus qu'un garçon dans la masse qui avait fait son temps, mais qui ne valait pas qu'on s'attarde sur lui, parce qu'on avait rien à y trouver. Bref, pourquoi est-ce qu'on perdait encore notre temps à parler de Carlton ?!

Et justement, cette petite soirée était parfaite, d'une part parce que comme ça ça me permettait d'enfreindre plus d'un point du règlement, mais aussi de prendre encore plus de bon temps, et ça, je ne disais pas non. Pour la première fois, j'en remerciais vraiment Ruth d'être une accro au shopping et de m'emmener l'été – contre mon gré ou pas – faire du magasin pendant des heures, et d'ensuite m'aider à faire mes valises – parce que sinon avec moi c'était vite vu, hop deux paires de jean's, des shorts et des tee-shirts et on en parle plus. Donc du coup, je n'avais qu'à fouiller un peu dans mon armoire, pour retrouver les robes que j'avais emmené et qui arrivaient au dessus du genoux évidemment, et ça tombait bien parce qu'il faisait de plus en plus chaud, ça sentait les l'été, et je n'avais qu'une hâte, rentrer au Texas. Malheureusement on y était pas encore, et je devais bien passer le temps comme je le pouvais...

Donc, je portais une attention toute particulière sur mon apparence, surtout en ce moment, et je pris bien soin de me maquiller et de brosser mes cheveux, d'enfiler la robe noire que j'avais choisi, suffisamment cintrée pour montrer les formes, en plus des chaussures rehaussées qui allaient avec – ben oui, on allait pas faire les choses à moitié quand même !

Le tout, c'était maintenant de ne pas pas se faire repérer en se baladant en groupe dans les couloirs ou dans le parc – la fête avait lieu dans le hangar à canots. C'était pour ça que l'heure de rendez vous avait été fixée au repas du soir pendant que tout le monde était en train de bouffer dans la grande salle. Ça promettait d'être génial, parce que toutes les maisons étaient confondues, et c'était un peu comme la fiesta, qui précédait et qui fêtait la vraie fiesta d'avant les vacances. Je traversais le parc avec un garçon de Gryffondor qui avait proposé de m'accompagner, et comme il y avait eu justement Carlton dans les parages – encore lui, décidément même quand on voulait l'oublier, il était partout – et je m'étais empressée d'accepter. J'avais passé mon bras sous le sien pour me tenir, parce qu'entre les mottes de terre sous l'herbe, les pseudos pentes et le sol inégal de façon générale, avec des talons, c'était loin d'être une partie de plaisir et je m'efforçais de rire à toutes les blagues qu'il ne cessait de répéter comme un perroquet – même celle qui n'étaient pas drôles.

Heureusement, il y avait déjà un peu de monde lorsque nous pénétrâmes à notre tour dans l'habitacle où les canots avaient été poussés et entreposé tout au fond de la pièce pour l'occasion afin de libérer plus de place, même si quelques uns d'entre eux avaient été retournés pour être utilisés en guise de banc pour s'asseoir – pratique. Un petit malin avait même ramené deux tables où il y avait de la bouffe et à boire à profusion. Je réussis à perdre facilement mon acolyte qui me rabâchait décidément trop les oreilles pour attraper le premier verre qui me passait sous le nez. Je ne savais pas trop ce que c'était, mais ça sentait bon l'alcool, c'était le plus important. Je jetai un rapide coup d’œil aux personnes personnes dans la salle – s'il n'était pas encore là, ça n'allait sûrement plus tarder, le connaissant il avait forcément eu vent de l'info – et pour la plupart, c'était des personnes qu'on voyait généralement dans ces petites fêtes organisées, mais ne rejoignis aucun d'entre eux car je n'avais qu'à tourner ma tête à droite pour voir avec qui j'avais envie de passer la soirée. Je ne savais pas encore qui s'était, mais on allait vite changer ça...

- Tu attends quelqu'un ?
Lui demandai-je en guise de bonjour et je me tournai un peu plus, tout en le gratifiant d'un sourire. Il fait plutôt chaud à cause de l'humidité, le soleil avait tapé sur le toit toute la journée, même si le soleil se couchait, les effets s'en faisaient encore ressentir, surtout avec la masse humaine qu'il y avait à présent, tu devrais boire un coup. Pour appuyer mon propos, je portai moi même mon verre à ma bouche pour en boire une gorgée.

Sans lui laisser une chance de répliquer, je pris un autre verre qui se trouvait sur la table et le lui tendis. S'il était un minimum poli, il le prendrait, de peur de me foutre un vent. Espérons qu'il soit de cette graine là... Mais vu comme il n'avait pas trop l'air de savoir lui même comme il était arrivé jusque ici, je ne m'inquiétais pas trop...

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Elliott Ansen
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MessageSujet: Re: Nos (feux d') artifices [PV]   Mar 12 Juin - 23:19

La nouvelle était arrivée à mes oreilles aussi simplement qu'un hibou apporte une lettre à la fenêtre. Je n'avais pas eu à bouger le petit doigt, car comme dans tout endroit où on vit en communauté, les gens parlaient, et même sans écouter on pouvait entendre tout un tas de choses. Le livre que je lisais ne suffit pas à focaliser toute mon attention, pendant quelques secondes tout du moins. C'était pourtant un ouvrage relativement intéressant sur les villes sorcières des contrées nordiques, mais son introduction m'avait plus mis l'eau à la bouche qu'autre chose, car plus j'avançais plus je trouvais les détails pauvres et les théories culturelles un peu hasardeuses, et bientôt je ne tardai pas à trouver quelque chose à redire presque à chaque page que je feuilletais. Ce fut sans doute cette étape passée que ma concentration se détériora et que je suivis sans le faire vraiment exprès la conversation des trois filles de cinquième année un peu plus loin. Elles parlaient à voix douce pour ne pas déranger. Il régnait toujours dans notre salle commune un calme relatif et une certaine quiétude, ce qui était très agréable pour étudier ou tout simplement se relaxer. En tout cas, de ce que j'avais entendu, une fête était organisée en fin de soirée au hangar à canots, récemment remis en état. Toutes maisons confondues, on attendait du monde, il faisait beau et chaud, la fin de l'année approchait... A en écouter mes voisines et à en juger de leur enthousiasme, c'était une soirée à ne rater pour rien au monde. Elles finirent par quitter la salle commune pour aller dîner, car puisque l'heure du début de la soirée était judicieusement placée en plein pendant le repas, elles préféraient se restaurer avant.

Il régnait une chaleur omniprésente depuis une petite semaine, et une langueur envahissait le couloir et les salles communes, comme un petit avant-goût prometteur des vacances à venir. Pour ma part, je ne savais pas vraiment sur quel pied danser, car d'un côté de la balance ou de l'autre, il y avait du pour et du contre. Poudlard après une si longue période d'absence m'apparaissait encore comme une étrange nouveauté, bien connue d'avant mais à laquelle il fallait que je me réhabitue. Rentrer chez moi, d'un autre côté... Je savais à quoi cela ressemblerait, et je voyais d'avance les jours se profiler et le visage que je devrais arborer quand le moral de ma mère ne serait pas au beau fixe. Et puis, la seule personne que j'avais eu plaisir à retrouver à Poudlard m'avait plus ou moins filé entre les doigts lors du bal de Noël. Vraiment, quel choix était le plus alléchant? Je n'étais pas certain de la réponse.

Je m'étirai après avoir regarder pensivement par les hautes fenêtres qui éclairaient notre salle commune. Le ciel bleu clair éclatant de la journée avait laissé place à un bleu plus pâle mais encore lourd du soleil qui l'avait illuminé toute la journée. L'air, dehors, était aussi chaud et calme, je pouvais le deviner aux moindres feuilles et brins d'herbe immobiles du parc. C'était effectivement un beau soir pour faire la fête dehors, à l'abri de tout. Et en toute illégalité, pourquoi pas.

Il me restait une trentaine de pages de ce livre d'Histoire de la Magie prodigieusement raté, à mon humble avis, mais comme je détestais ne pas lire un ouvrage en entier, par principe, je m'obligeai à me re concentrer sur ma lecture. J'appris dans les derniers chapitres les problèmes notoires que les sorciers avaient avec certaines espèces magiques, mais mon intérêt s'amenuisait au fil des pages. Je finis par lire en diagonal, trouvai la conclusion laborieuse et la chute douteuse, et rangeai définitivement ce bouquin dans la catégorie « sans intérêt ».

En même temps qu'un petit groupe de Serdaigles, je pris alors la direction de la Grande Salle. Il faisait trop chaud pour avoir vraiment envie de manger, mais les elfes de maison avaient bien fait les choses car ils avaient concocté des plats frais et légers et je mangeai de bon appétit. Encore une fois, mes voisins, des garçons de sixième année cette fois, discutaient à voix basse de la fameuse soirée et je participai distraitement à la conversation, me demandant soudainement si je n'avais pas envie d'aller y faire un tour. Après tout, pourquoi pas? Je n'avais pas d'obligations particulières, ma dernière lecture m'avait suffisamment ennuyée pour que je n'ai pas envie de me plonger dans une nouvelle, et puis autant profiter des derniers bons moments de Poudlard, que je n'allais bientôt plus voir - mais cette fois, pour seulement deux petits mois. Emporté par l'entrain de mes voisins, je me dis que oui, autant s'y rendre, et puis par ce temps beau mais chaud, c'était bien plus agréable d'être dehors.

Aussitôt dehors, je me félicitai de cette décision. L’Écosse n'était pas tous les jours une partie de plaisir, mais ce soir la chaleur étouffante était devenue supportable avec la fin du jour, l'air sentait bon le chaud et les fleurs et cela ajouté à cet esprit de fête en cachette était des plus grisants. Bien plus attrayant qu'un livre minable ou qu'une soirée cloîtré dans la salle commune!

Il y avait déjà du monde, et ce monde avait déjà suffisamment œuvré pour que le hangar à canots ne soit plus vraiment un hangar à canots. Poussés contre les murs, les fameux canots disparaissaient dans l'ombre du toit, et l'espace était dégagé et rempli soit d'élèves soit de tables richement recouvertes d'aliments et surtout, évidemment, de boissons. J'avais la gorge sèche de cet air un peu étouffant, avec tout ce monde, et puisque c'était la fête...


- Tu attends quelqu'un ?

Je tournai la tête vers la gauche, d'où provenait l'agréable voix féminine qui venait de s'adresser à moi. Avec le soir qui tombait et l'ombre du toit, on ne distinguait pas distinctement les personnes autour de nous, et je ne notais que des cheveux lâches, une tenue de soirée et une jolie silhouette. Je lui souris poliment, avant de répondre :

- Pas spécialement, non.

Ma voix n'était jamais très expressive; sans doute moi seul remarquai-je qu'il y avait une pointe d'entrain dans cette phrase. Car mettre les pieds ici était une chose, savoir ce que cette soirée allait donner et si j'allais m'y amuser, c'en était une autre... Je n'avais rien contre le fait de boire, mais je connaissais assez les élèves de Poudlard pour savoir que certains avaient la fâcheuse tendance d'y aller un peu trop. Une beuverie bête et méchante n'était pas vraiment plus excitante qu'un ouvrage stupide d'Histoire de la magie.


- Il fait plutôt chaud à cause de l'humidité...

- Seulement à cause de l'humidité, tu crois?... murmurai-je ironiquement en lançant un regard à la foule de plus en plus compact, bien destinée à danser sur une musique qui s'élevait au milieu de la salle par magie, et bien destinée aussi à faire corps... le plus possible... avec son voisin ou sa voisine.

- ... Tu devrais boire un coup.

Bien volontiers! J'acceptai le verre qu'elle me tendit et quand je captai alors son regard, je reconnus, sous cette apparence bien plus apprêtée qu'à l'accoutumée (en même temps, nous étions toujours en uniforme), Taylord Reegan, une Gryffondor, et pas des moindres, puisqu'elle était Miss. Bon : le temps était venu des présentations.

- Je m'appelle Elliott, commençai-je, et je lui coupai l'herbe sous le pied avec un petit sourire courtois : Taylord, je présume?

Je lui souris et levai mon verre à mon tour, comme elle, avant d'en boire une gorgée. C'était alcoolisé, mais de saveurs dont je ne parvenais pas immédiatement à trouver la nature. C'était désaltérant. Après une deuxième, je repris la conversation, l'humeur plus légère, même si je m'interrogeai sur la réelle motivation des gens qui venaient en soirée uniquement pour être soûl et rien de plus.

- Dis moi, tu crois que la majorité des personnes ici pensent vraiment qu'on ne peut pas s'amuser sans alcool?
demandai-je sur le ton de la conversation le plus naturel du monde. Et puis j'eus un petit sourire : moi, j'étais persuadé qu'on pouvait très bien s'amuser quoi qu'il arrive...

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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: Nos (feux d') artifices [PV]   Jeu 14 Juin - 20:41

Qui avait eu cette idée ? D'où était réellement partie l'info ? Sans doute que personne ne le savait vraiment ici, à part le principal intéressé – il pouvait s'en vanter, aucun élève présent dans le hangar à canots ne l'aurait cru, puisque chacun prétendait avoir plus ou moins donné de sa participation de la petite fête improvisée, qui n'était sûrement pas revenue aux oreilles des professeurs, puisque nous étions arrivés ici sans encombres. Pour le moment, c'était donc une véritable réussite, et il n'y avait plus qu'à espérer que ça dure ; l'endroit déjà un peu confiné était bien plein et j'étais certaine que du monde allait encore arriver dans les minutes à suivre. D'ailleurs, ça allait et venait entre l'intérieur et l'extérieur, car malgré la porte et les fenêtres ouvertes, ça ne changeait en rien l'ambiance étouffante, sans cependant en enlever la bonne humeur générale.

L'affaire avait été plutôt bien gérée dans l'ensemble. Je ne savais pas où les tables avaient été récupérées et comment elles étaient venues jusque ici sans éveiller les soupçons : l'essentiel étant qu'à présent une multitude de nourriture en tout genre et de boissons y trônaient n'attendant que des mains gourmandes pour se servir et même sans ça, le buffet avait été bien entamé – pour ça il n'avait pas dû être très difficile de convaincre les elfes de maison qui disaient oui à tout, de concocter deux trois petits trucs de leur création qui feraient plaisir aux élèves.

Et leur cocktail, justement, je ne savais pas exactement ce qu'il y avait dedans – sûrement des agrumes, ou bien des fruits – mais en tout cas, ça faisait on petit effet, parce même en sachant pertinemment qu'il devait y avoir sa petite dose d'alcool à en juger l'arrière goût, ça passait dans la gorge avec une telle douceur que boire du jus d'orange aurait plus ou moins été du même résultat.
En un mot : traître.


- Pas spécialement, non.

Le sourire que j'affichai s’agrandit légèrement, pendant que dans mon esprit, c'était déjà du tout vu et qu'un « parfait » s'écrivait lentement, en prévision de ce qui allait suivre... Après tout, on était tous sans exception ici pour s'amuser non ? Si ce n'était pas pour en profiter, autant ne pas sortir de sa salle commune pour méditer les yeux dans le vague en regardant les flammes danser dans le cheminée, tout en maudissant la terre entière d'être d'aussi bonne humeur. Et la si bonne compagnie que je venais de récupérer était en train de me convaincre que j'avais eu bien fait de venir me désaltérer avant de me mêler à la foule dense, où nous n'avions pas le choix que de nous toucher, bousculer les uns les autres pour progresser dans cette marée humaine...

- Elles ne savent pas ce qu'elles ratent alors...
rétorquai-je tranquillement, comme si on échangeait nos avis sur les prochaines prévisions météorologiques, en même temps de tendre la main vers un bol de chips, et de les fourrer dans ma bouche l'instant suivant.

La lumière tamisée m'empêchait vraiment de voir de qui il s'agissait, mais même sans ça, je n'étais pas sûre de connaître ce garçon. Il était grand, type asiatique, avec des traits prononcés qui laissaient deviner que ce n'était pas d'une crise de croissance précoce dont il était victime au vu de sa taille, mais qu'on devait approximativement avoir le même âge. Septième année sûrement.


- Seulement à cause de l'humidité, tu crois?...


Je lui offris le second verre que j'avais attrapé, et cette fois-ci l'accompagnait alors qu'il se mit à boire à son tour, m'apercevant bientôt que mon gobelet était presque vide. Ils n'avaient pas plaisanté sur la marchandise, et au rythme où allait les choses, même si ce n'était toujours pas suffisant pour avoir la tête à l'envers – c'était que le début de la soirée après tout, ça aurait été trop dommage ! - et puis avec l'atmosphère joyeuse qui était de mise, on allait dire que ça accélérait quand même plus ou moins les choses...

J'eus un petit haussement de sourcils en guise de réponse et vint à bout de ma dernière gorgée. C'était le moment de faire passer tout ça avec les différents amuses-gueules qu'il y avait un peu partout çà et là – j'aurais mis ma main à couper qu'ils étaient presque identiques à ceux du bal de Noël...

- On va dire que c'est seulement l'un des facteurs... là encore je me proposai de faire la serveuse en lui mettant sous le nez, l'assiette de victuailles.

J'allais lui demander comment cela se faisait-il qu'on ne ne soit pas rencontré avant, étant donné notre âge qui paraissait rapproché – mais il eu la bonne idée de prendre les devants, m'évitant ainsi de faire une bourde avant même que la soirée ait commencé pour de bon.


- Je m'appelle Elliott. Taylord, je présume?

Je hochai la tête pour affirmer ses dires, disposée à présent à faire plus ample connaissance... Elliott avait l'air tout à fait enclin à en faire de même, et je ne tenais pas tellement à le voir me filer entre les doigts, surtout qu'au milieu deux élèves de sixième année de Gryffondor je repérai par hasard la silhouette de Carlton, avant de reporter rapidement mon attention sur mon camarade, comme s'il ne s'était rien passé, et d'ailleurs Chuck lui même ne devait pas m'avoir vu. C'était le genre de mauvaises habitudes dont j'allais devoir me débarrasser, mais au moins maintenant, j'étais fixée : comme dans mes prévisions, et puis en même temps, c'était facile à deviner, il était venu, ce qui renforçait d'autant mon envie de lui prouver que j'étais tout à fait capable de passer du bon temps et à vivre ma vie comme je l'entendais, sans lui.

- Tu présumes bien, J'avais beau faire comme si, ça me faisait toujours un peu bizarre de me dire que la moitié de l'école devait connaître mon nom, non pas parce que j'étais quelqu'un d'intéressant, mais seulement car j'étais Miss Gryffondor...

Sans parler de mes prétendus déboires sentimentaux...
Sauf que voilà, des problèmes sentimentaux, à présent, il n'y en avait plus. D'une part parce que Carlton n'était plus un problème tout court, et puis ça semblait enfin aller mieux avec Scott, même si ça se voyait encore gros comme une maison que nous marchions tout les deux sur des braises... je ne savais plus trop ce que je devais en penser, tout comme de notre dernière discussion, et lui aussi je voulais qu'il qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter puisque j'allais très bien. J'avais juste revu un peu l'ordre de mes priorités certes, Poudlard n'en faisait plus partie, et cette éventualité se dessinait de plus en plus clairement au fur et à mesure des jours qui passaient – j'avais le mal de pays, et au fond, je l'avais toujours un peu eu, même si mes amis avaient rendu ce côté là un peu moins difficile à supporter. Mais bon, mes véritables amis, je pouvais les compter sur les doigts d'une seule main et je me demandais si Stephen était là également tout à coup ; mais comme il disparaissait toujours à point nommé comme dirait l'autre, ces derniers temps, le temps de l'apercevoir, il y avait fort à parier qu'il serait déjà parti...


- Dis moi, tu crois que la majorité des personnes ici pensent vraiment qu'on ne peut pas s'amuser sans alcool?

J'eus un léger éclat de rire, sans être pour autant mal à l'aise plus que cela. C'était vrai que depuis quelques semaines, sans même vraiment m'en rendre compte, j'avais un peu forcé dessus, et plus ça allait, moins j'avais envie de faire attention... Si les autres le faisait, pourquoi pas moi ? On disait que j'étais trop raisonnable la plupart du temps... A la très grande différence qu'en réalité, je cachais bien mon jeu, c'est tout, et j'avais très envie de tous les prendre à contre pied pour les faire taire. Je m'emparai justement un nouveau verre et en profitai pour me rapprocher un peu plus d'Elliott par cette même action.

- Si tu dis ça, c'est sûrement que tu as une autre idée en tête..?
Parce que si c'était le cas, je n'avais plus qu'à attendre qu'il me fasse sa proposition. Mon corps était tout près du sien à présent et je tapai son gobelet en plastique avec le mien pour trinquer, avant de le siffler plus rapidement que le précédent, parce que j'avais envie que les effets montent un peu plus rapidement et se fassent enfin sentir. Je ne voulais pas être mal pour finir la tête au dessus de la cuvette des toilettes, mais ressentir l'état un peu pompette qui me donnait l'impression que j'étais toute légère et que j'étais sur un nuage. En tout cas, même avec mes talons, je devais légèrement me surélever pour atteindre son oreille et continuer d'une voix un peu plus voilée, je pense qu'on va quand même bien se marrer tout les deux ce soir, pas toi ?

Au moins, comme ça, il ne pouvait pas dire qu'il n'était pas prévenu de ce que j'avais prévu pour lui durant cette soirée. Je lui laissai encore le choix, alors que je me décalai légèrement : soit il me repoussait et retournait vaquer à des occupations bien moins intéressantes, soit il rentrait dans mon jeu, et la nuit risquait d'être beaucoup plus longue...

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MessageSujet: Re: Nos (feux d') artifices [PV]   Jeu 21 Juin - 23:15

La musique avait été lancée, et un peu plus forte elle résonnait sous la tôle du hangar à canots. Ils avaient bien réussi leur coup en le remettant à neuf, car ça n'avait toujours été qu'une espèce de vielle baraque faite de bric et de broc qui menaçait de s'écrouler, et du coup, les élèves ne s'en approchaient pas trop. Là l'espace était parfait, et on aurait presque dit qu'il avait été conçu pour servir de salle des fêtes et accessoirement de hangar à canots. Je jetai des regards nonchalants à la soirée qui se mettait en place et à ceux qui déjà dansaient gaiement. Toutes les filles avaient sorti leurs tenues non seulement d'été et de soirée, ce qui me réjouissait plutôt, car ce n'était pas parce que j'étais un garçon studieux et calme que je ne savais apprécier les beaux spectacles de la vie.

- Elles ne savent pas ce qu'elles ratent alors...

J'aurais pu rester là encore à méditer sur le pourquoi du comment de tout ce qui se tramait autour de moi mais la voix de la Gryffondor, qui me semblait d'ailleurs se rapprocher de moi, m'arracha de mes pensées et je portai mon gobelet à mes lèvres pour avaler une nouvelle gorgée, lui faisant ensuite un petit signe de tête entendu et un léger sourire de remerciement. Ça m'avait tout l'air d'un compliment, et il m'était d'avis qu'elle n'était pas là de façon absolument aléatoire. Je ne voulais pas aller trop vite en besogne non plus, et je laissai passer un petit silence pendant qu'elle s'emparait des amuse-bouche non loin de nous. Ça m'avait tout l'air de nourriture des cuisines ou des repas récupérée de manière pas vraiment autorisée, mais l'idée me faisait rire, car ceux qui s'étaient échinés à organiser cette soirée n'avaient vraiment pas fait les choses à moitié.

Poudlard allait me manquer pendant les prochaines vacances, d'une manière ou d'une autre, et je me dis tout d'un coup que cette soirée avait un petit air d'adieu et de départ. Un instant je balayai encore la foule du regard, vaguement, mais avec la lumière qui baissait et le paquet de gens qui s'agglutinaient, je ne reconnaissais personne en particulier, et abandonnai l'idée de peut-être souhaiter bonnes vacances à Haruhi. Après tout, pourquoi faire? C'était le calme plat depuis le bal...

Je reportai mon attention sur la Gryffondor et la trouvai ravissante. Je ne pus m'empêcher de noter qu'elle semblait avoir une bonne descente car elle s'était déjà emparée d'un deuxième verre alors que je n'avais pas encore terminé le mien. J'y bus à nouveau, et trouvai la boisson vraiment bonne, quoi qu'un peu traître car le goût sucré et fruité cachait celui de l'alcool juste comme il fallait. Mais la boisson était gardée fraîche grâce à un sortilège très simple et me procurai la très agréable impression d'être rafraîchi de l'intérieur. Les apéritifs derrière nous me firent tout d'un coup de l’œil, même si j'avais déjà mangé - après tout c'était la fête et j'étais bien décidé à en profiter - et comme si elle avait entendu ma demande silencieuse, Taylord me présenta une assiette sous le nez, et je lui fis honneur en attrapant quelques trucs à grignoter.


- On va dire que c'est seulement l'un des facteurs...

- Il ne va pas tarder à y en avoir d'autres, ajoutai-je sur le ton de la conversation mais en levant un peu mon verre, tout en lui jetant un petit regard souriant. L'alcool avait cette capacité de réchauffer quand il faisait froid ou bien de désaltérer sous forme de rafraîchissant mais au final le résultat était toujours le même, on finissait par être envahi d'une chaleur tout sauf naturelle.

Taylord confirma mes paroles et je tâchai de me demander ce que je connaissais d'elle. Son nom était populaire dans le château car elle était Miss Gryffondor, et je savais pour avoir eu le même genre de titre que c'était une sorte de pass qui ouvrait les portes de la célébrité dans le petit monde qu'était Poudlard. Ce n'était rien d’exceptionnel mais cela dit, c'était toujours plaisant de se savoir l’emblème de quelque chose que l'on représentait et qui était au fond, une petite partie de nous. C'était Stephen Fray qui était Mister Serdaigle cette année, et je crois d'ailleurs qu'il était un ami de Taylord, même si tout était plus ou moins flou... Les ragots de Poudlard m'étaient sorti de l'esprit et en y remettant les pieds je n'y avais pas prêté une attention particulière, me laissant glisser et porter par la foule des élèves que je retrouvais peu à peu. Quoiqu'il en soit, la Gryffondor m'apparaissait comme une charmante compagnie à laquelle je n'allais pas dire non, surtout qu'elle avait l'air d'avoir en tête l'idée de passer une bonne soirée et que je ne demandais qu'à ça, laissant de côtés toutes mes pensées qui ne s'y rattachaient pas, ce stupide livre qui m'avait occupé une bonne partie de l'après-midi, les vacances à venir, etc.


- Si tu dis ça, c'est sûrement que tu as une autre idée en tête..?

- J'ai dans l'idée qu'il faut profiter, en tout cas, répondis-je indirectement et d'un ton courtois. D'un geste nonchalant encore une fois je terminai mon verre alors qu'elle prenait de l'avance, mais je ne pouvais m'empêcher de constater qu'elle était vraiment près de moi et d'ailleurs qu'elle s'approchait encore, perchée sur ses talons. Elle était petite et moi grand et je la dominai par la taille, ce qui ne l'empêcha pas de finalement se pencher contre moi et de murmurer quelques mots au creux de l'oreille...

- En tout cas, je pense qu'on va quand même bien se marrer tout les deux ce soir, pas toi ?

Si cette attitude si... franche (mais tellement Gryffondor) me surprit en premier lieu elle m'enchanta ensuite. Bien, c'était ce que j'avais demandé, non? Me mêler à la foule, renouer avec le monde de Poudlard, profiter de lui avant les grandes vacances, laisser se reposer mon cerveau pendant quelques heures et surtout apprécier du temps libre de toutes contraintes; en d'autres mots, profiter et s'amuser. Taylord ne m'était apparemment pas indifférente, jusqu'où exactement voulait-elle aller? Me laisser bercer, je savais le faire à la perfection, et comme preuve d'assentiment je finis d'un trait la fin de mon verre, que je posai sur la table, vide.

Comme elle s'était légèrement éloignée, je fis un mouvement vers elle. Jetant un regard sur la piste de danse je me dis qu'il était mieux qu'elle le propose elle-même si elle en avait envie, car j'étais prêt à y aller ou bien à rester deviser ici. Dans l'obscurité qui dessinait des ombres colorées des lumières de la fête sur son visage, je saisis son coude d'une main légère. Sur un ton toujours aussi affable mais cette voix, le ton un peu plus bas, je murmurai alors à mon tour en la regardant dans les yeux :


- Considère moi comme ton cavalier, commentai-je avec un petit sourire d'où ressortait une pointe de satisfaction. Un autre verre? Une danse? Et je balayai l'air de la main pour illustrer le vaste champ de possibilités qui s'offraient à nous, pour ce soir...

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Dernière édition par Elliott Ansen le Sam 8 Sep - 12:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nos (feux d') artifices [PV]   Sam 7 Juil - 16:58

Tout comme moi, Elliott m'avait tout l'air d'être un expert en sous entendus. Cependant, l'une de ses remarques ne me laissa ensuite plus aucun doute :

- J'ai dans l'idée qu'il faut profiter, en tout cas.


Ça annonçait nettement ce qu'il pouvait potentiellement se passer, pendant, et à la suite de cette soirée et ce n'était pas pour me déplaire. Que ses intentions soient bonnes ou non, que ses mots soient calculés ou pas, je savais déjà ce que je voulais, et s'il ne l'avait pas encore saisi – c'était un Serdaigle, même s'il ne le disait pas clairement, il l'avait sûrement bien compris – j'allais rapidement lui prouver qu'il pouvait balayer tout ses éventuels doutes...


- Ça nous fait un autre point commun, je pense qu'on va bien s'entendre
, remarquai-je. Mon sourire ne me quittait plus, mais c'était peut être à cause des effets de l'alcool qui pointaient enfin le bout de leur nez... Je n'en étais qu'au deuxième verre, mais ne prenait pas vraiment le temps de le savourer lui non plus, ajouté à cela que je n'avais pas encore beaucoup mangé, et puis plus simplement, je n'y tenais pas trop. Je vous vois venir d'ici : la corpulence n'avait rien à voir là dedans !!

En fait, ça m'étonnait encore un peu de voir que le rentre dedans était aussi simple. Déjà parce que par rapport aux autres filles, mes intérêts avaient toujours été un peu... différents, parce que j'avais des problèmes beaucoup plus conséquents que de me demander quelle couleur de crayon à paupière mettait plus en valeur celle de mes yeux, c'était une première chose, et puis les garçons, comme sujet de conversation ça ne me branchait pas trop, ça ne me branchait pas tout court, ma passion, c'était les chevaux, la séduction et tout ça... Mais bon, c'était à croire que c'était une étape obligatoire de l'adolescence, celle d'y passer, que ce soit plus tardivement ou pas, et même lorsque j'étais sortie avec Scott, je n'étais pas allée le chercher, ça s'était fait progressivement, et naturellement aussi.

Mais les mecs, ça avait l'air de bien leur plaire comme méthode d'approche aussi, et comme il ne se prenait pas la tête, très souvent, ce n'était que le temps d'un soir : bah, c'était très bien, je ne demandais pas plus. Dans mon cas, le statut de Miss Gryffondor avait l'air de réveiller leurs ardeurs, c'était un bon point pour moi et inutile de préciser que je ne manquais alors pas d'en profiter... Autant que ça serve à quelque chose... Tu m'étonnes, ce n'était jamais eux qui allait se plaindre, s'ils avaient la possibilité de tomber sur une nana consentante qui ne dirait pas non pour se faire peloter dans un coin partout où il avait envie de poser ses mains, ou de faire plus... Même si un coup d’œil vers Elliott, ainsi que la politesse dont il faisait preuve jusqu'à présent montrait qu'il n'était pas de cette trempe là, à juste être un gros bourrin qui était guidé seulement par les pulsions animales qui se cachaient en lui, mais ce n'était pas grave. Nous étions tout les deux déterminés à passer du bon temps ensemble, donc ça ne pouvait que, bien se passer.

Je n'avais cependant pas envie de passer par quatre chemins, car sinon, au rythme où ça allait, on allait passer la soirée à se renvoyer tranquillement la balle jusqu'à ce que l'un de nous deux se décide. Comme ça n'avait pas trop l'air d'être son cas, ça ne me dérangeait pas pour autant de prendre les rênes. Bien au contraire...

Quoi que j'eus ces dernières pensées un peu vite – je frémis au contact de sa main sur ma peau, et c'était une sensation très agréable. Je sus immédiatement que j'avais envie de la prolonger le plus longtemps possible. La bouche entrouverte, je ne pouvais détacher mon regard du sien.


- Considère moi comme ton cavalier. Un autre verre? Une danse?

Je tentais de masquer mon trouble autant que possible, ce qui n'était pas forcément chose évidente, et j'espérais qu'il n'avait pas trop conscience de son charme, qu'il l'ignorait bien même, et surtout que j'avais perdu pied l'espace d'une seconde. Non, c'était moi qui contrôlais tout, et la balance ne devait surtout pas balancer de l'autre côté.
Surtout pas.

On ne l'avait pas assez dit encore, le cocktail rendait tout autour de nous beaucoup plus grisant et exaltant, tout brillait autour de moi, mais j'avais envie que cela crépite encore plus. Heureusement, on avait du stock et j'attrapai un dernier verre que j'avalai cul sec, sachant pertinemment que ce n'était peut être pas la meilleure idée que j'avais eu jusque là, mais je m'en fichais. J'avais juste envie d'être bien, tout comme Elliott y contribuait grandement également.

- Je te prends au mot
, chuchotai-je encore parce bientôt, j'allais me sentir de plus en plus enivrée. J'espère bien que tu vas me faire valser sur beaucoup plus qu'une seule danse...

Enfin, si on pouvait éviter de valser, ça m'arrangeait tout aussi bien parce qu'après le désastre de l'ouverture du bal de Noël avec Alex, ce n'était définitivement pas mon truc. Cédant en partie, j'entrelaçai mes doigts dans les siens – ses mains étaient douces et un peu fines, tout comme il était élancé – pour l'emmener au milieu de la pseudo piste de danse, où quelques autres élèves se laissaient déjà bercer par la musique qui sortait de nul part.

Comme si ça avait été fait exprès, depuis tout à l'heure les chansons étaient plutôt lentes pour permettre les rapprochements de deux corps de sexe opposés, et c'était très bien puisque c'était justement ce que je cherchais à faire avec Elliott, et je me collai contre lui tout en passant ses mains derrière ma taille – libre à lui de les déplacer ensuite où il le souhaitait. Je sentais mon cœur s’accélérer dans ma poitrine et glissai mes bras à son cou. Si le jeu de la séduction avait déjà commencé, à présent, il allait enfin battre son plein.

- C'est bizarre qu'on se soit pas parlé avant, tu trouves pas ? Tourner lentement sur place ou se déplacer d'un demi mètre, n'empêchait en effet pas de discuter en même temps. Que tu n'es pas de copine non plus d'ailleurs... parce que s'il n'était pas venu accompagné, c'était qu'il était aussi libre comme l'air. Logique.

Comme si la pression n'était déjà pas assez forte comme ça – et ce si n'était pas le cas, ce n'était plus qu'une question de minutes - en plus de la boisson, en plus du monde, en plus de tout le reste, je lui inclinai doucement la tête pour déposer un baiser sur l'os de sa mâchoire, puis levai innocemment mes yeux qui pétillaient j'en étais certaine, vers les siens, battant des cils de temps à autres. Je ne savais pas lui, mais ça avait un petit côté excitant tout ça, et à présent, il n'y avait plus que seulement l'alcool qui me faisait perdre pied. Je savais qu'à un moment où à un autre, ça finirait bien par exploser, et même si pour l'instant que m'en amusais bien, son calme apparent ne me donnait que plus l'envie de réveiller ses ardeurs – l'esprit de contradiction on sait tous ce que c'est, et puis il était comme ça, plus cela me donnait l'envie de le pousser pour voir jusqu'où il était capable d'aller. Comme jusqu'à présent il ne me repoussait pas, ça ne voulait dire qu'une chose : que là dedans, il devait bien y prendre autant de plaisir que moi.

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Elliott Ansen
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MessageSujet: Re: Nos (feux d') artifices [PV]   Sam 8 Sep - 14:22

On dit que partir, c'est mourir un peu, et je notai l'ironie de ces propos. A peine avais-je remis les pieds dans cet univers qui avait été mien mais qui ne l'était plus - être étranger chez soi, quoi de plus étrange? - que je devais le quitter à nouveau. Trop de questions se bousculaient dans mon esprit, que je laissais passer sans chercher à les retenir. On verrait bien : il y avait de toute façon rien que je ne puisse faire de plus, même concernant Haruhi, concernant tous ceux que j'avais connu, ou ce qui se passait chez moi. Il ne me restait plus qu'à laisser le temps au temps et mon trou se ferait à nouveau, c'était ainsi que j'avais toujours procédé.

J'avais pour le moment présent des choses bien plus sympathiques à penser, et plus Taylord discutait avec moi, plus j'avais la très nette impression qu'elle avait une idée bien précise derrière la tête. Je savais que pour ma part, je restais flottant, ne répondant pas clairement à toutes sortes de ces avances mais j'en jouais autant que cela m'était naturel, et ce petit jeu commençait à vraiment me divertir. La chaleur me paraissait presque plus supportable - ou bien était-ce le cocktail qu'on avait bu qui m'avait rafraîchi? - et je ne regrettais vraiment pas de m'être immiscé dans cette fête illégale qui, si la fête en elle-même me restait plutôt étrangère, cette rencontre que j'y avais faite, elle, ne l'était pas. Je sentais qu'elle partageait mon état d'esprit en ne cherchant que matière à se divertir et à se faire plaisir sans penser plus amplement au reste et je lui en étais reconnaissant, car ces derniers temps, je n'étais pas trop d'humeur à me prendre la tête ou à me fourrer dans des situations complexes à démêler.


- Ça nous fait un autre point commun, je pense qu'on va bien s'entendre.

Je répondis à son sourire en détournant ensuite légèrement les yeux, pour les reporter sur le hangar. Je n'étais pas spécialement gêné face à elle mais elle avait parfois une intensité telle qui ressortait dans la pénombre, interrompue par les flashs des lumières de la fête. C'était comme un regard un peu trop fiévreux, et je me rendais compte qu'il était envoûtant, plus que je l'avais imaginé. C'était étrange car au premier abord je ne l'avais pas remarqué, juste que Taylord était jolie et charmante, et bien mise en valeur par ses habits et son léger maquillage, mais son regard lui n'était fait d'aucun artifices et dévoilait de temps à autre l'éclat presque trop fort d'un secret qu'elle cachait délibérément aux yeux des autres. J'en avais aperçu la lueur, et je ne pouvais pas dire que cela me laissait indifférent. J'étais intrigué, par elle, par le jeu que nous menions, et je cherchais par la même occasion à ne pas trop m'y faire prendre, et à garder comme toujours cette nonchalance qui semblant ancrée en moi depuis toujours.

Elle avait bu plus que moi, en tout cas, et j'ignorais si elle avait commencé avant, mais ses gestes très légèrement plus flous que la normale me laissaient entendre que oui. Quand j'attrapais son coude et que je vis son attention tout d'un coup un peu plus focalisée vers moi, je m'en réjouis sans le laisser paraître, et me demandai avec curiosité quelle allait être sa réaction et surtout si elle allait continuer de battre de front cet assaut qui ma foi ne me gênait absolument pas...

Répondant d'une manière plutôt surprenante à ma proposition, elle attrapa un verre qu'elle vida d'un trait, ce qui confirma une fois de plus ma question précédente.


- Je te prends au mot. J'espère bien que tu vas me faire valser sur beaucoup plus qu'une seule danse...

Si les signaux avaient pu me paraître troubles (ce qui n'était pas vraiment le cas), ils étaient à présent si clairs que pas un instant le souvenir de ces derniers jours plutôt trop calmes, trop chauds, de mes lectures ennuyeuses et du manque d'activité ne vinrent me troubler l'esprit. J'avais - presque - entre les bras une très appréciable jeune fille qui ne demandait visiblement qu'à partager un peu de temps avec moi. Autour de nous, les lueurs de la fête me paraissaient atténuées, et je n'accordais plus trop d'importance aux gens qui nous entouraient, à part que je pris bien garde à nous emmener dans un coin plus sombre de la piste et entouré de couples qui nous cachaient, car je ne tenais pas spécialement au devant de la scène et à ses projecteurs bien trop scrutateurs.

L'un contre l'autre, la danse commença, et je sentis les bras de Taylord s'accrocher bien vite derrière ma nuque. Les miens s'enroulèrent tout naturellement autour de sa taille que j'enserrais plutôt fermement, non seulement pour la tenir contre moi mais aussi pour lui servir de support car il y avait fort à parier qu'elle serait la première à trébucher, avec tout ce qu'elle avait bu.


- C'est que tu as pris plus de carburant que moi pour tenir le coup, c'est de la triche, murmurai-je sur le ton de la plaisanterie. Le rythme nous emmena, et heureusement qu'il était plutôt doux, car nous n'avions ainsi pas trop d'efforts à faire.


- C'est bizarre qu'on se soit pas parlé avant, tu trouves pas ? Nos visages n'étaient qu'à quelques centimètres, et en la tenant contre moi je la devinais plus mince encore qu'elle ne le paraissait. Que tu n'es pas de copine non plus d'ailleurs...

J'eus un petit sourire à cette dernière remarque - ce sujet là était bien trop... complexe pour que nous l'abordions. Je secouais la tête pour le chasser, m'enveloppant d'une part de mystère qui était bien appréciable dans ces cas-là.

- Heureusement qu'on s'est rattrapé ce soir, et ma main se fit plus pressante dans le creux de son dos. J'avais un petit sourire qui ne semblait pas vouloir quitté mes lèvres. En même temps, tant mieux, car tu n'as de comptes à rendre à personne toi non plus, n'est-ce pas...

Docile, je laissai sa main m'attirer vers elle et frissonnai légèrement quand je sentis la caresse de ses lèvres sur ma mâchoire. Cette fois, plus de retour possible. Lentement, je la regardai de nouveau dans les yeux - et ils brillaient encore de cette lueur étrange qui rappelaient les flammes aléatoires d'un feu magique, changeant de couleur et d'intensité - et fis glisser mes doigts dans son cou puis le long de sa joue avant d'attraper sa nuque dans la coupe de ma main. Je collai mon front contre le sien, et comme par hasard la musique se fit plus intense et je rapprochai Taylord de moi avant d'arrêter mes lèvres entrouvertes à quelques millimètres des siennes, laissant nos souffles se mélanger et devenir courts de ce moment chargé d'une tension des plus exquises.

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MessageSujet: Re: Nos (feux d') artifices [PV]   Dim 16 Sep - 22:09

Tout paraissait soudain plus léger dans le hangar ou alors peut être que c’était moi qui avais la même consistance que le mousse qui flottait au-dessus du liquide de l’étrange cocktail. C’était le meilleur moment, celui où on avait envie de sourire à tout le monde, même ceux qu’on ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, et qu’on se faisait la réflexion que c’était tout à fait invraisemblable qu’on ne se soit pas adressé la parole jusqu’à maintenant.

- C'est que tu as pris plus de carburant que moi pour tenir le coup, c'est de la triche.


C’était un peu ce qui se passait avec Elliott, et je papillonnais des cils tout en riant bêtement, même si sur le moment, j’avais trouvé qu’une réaction comme celle-ci tout à fait approprié – l’alcool qui se mélangeait doucement au sang comme une douce drogue dont on ne pouvait plus se passer procurait souvent ce genre de sensations, comme si l’envie d’aimer tout le monde était tout à coup plus forte que la rancœur qu’on avait pu ressentir cinq minutes avant parce qu’on vous avait regardé un peu de travers.

Obéissante, parce que de toute façon, je ne me voyais pas trop mettre un pied devant l’autre sans soutient, je le laissais prendre les rênes et nous guider – ça ne m’empêchait toutefois pas d’avoir toujours la même petite idée en tête, et puis je le sentais serrer mon corps contre lui, plus que jamais, j’étais persuadée que nous attendions plus ou moins la même chose, car sinon, il y aurait eu belle lurette qu’il serait allé voir ailleurs. Seulement, ça montait crescendo, et ça, mêlé à l’alcool et à la douce adrénaline que me procurait le petit manège auquel nous jouions depuis le début de la soirée, c’était un mélange qui risquait fort de faire des étincelles !

- Heureusement qu'on s'est rattrapé ce soir. La bouche entrouverte, j’arrêtai de respirer un instant et ne poussai un soupir qu’à la demande de sa main qui me demandait de me rapprocher, encore plus que nous l’étions déjà, c’était pour dire. En même temps, tant mieux, car tu n'as de comptes à rendre à personne toi non plus, n'est-ce pas...

Mes poignets se raidir instinctivement dans son cou. En effet, il n’y avait personne, plus personne sinon nous deux, et c’était tant mieux comme il le disait, parce que comme ça, ça nous permettait de passer un peu de bon temps, sans avoir à nous soucier du reste. Convaincue de ces dernières pensées, je me détendis à nouveau et commençai moi aussi à me faire plus insistante – enfin, plus que ce n’était déjà le cas.

Nos deux visages collés l’un à l’autre par son injonction je battis une nouvelle fois des paupières et esquissai l’ombre d’un sourire parce que je n’avais qu’à faire un tout petit mouvement vers l’avant pour attraper mes lèvres entre les siennes et les croquer – c’était un peu le but de la manœuvre – et comme il ne bougeait plus, je me doutais que c’était parce qu’il attendait que je fasse le premier pas, par test ou par plaisir vicieux, je ne sais pas. Mon cœur battait un peu trop vite et à vrai dire, avec la perche qu’il me tendait, je n’avais plus qu’une envie, celle de la saisir. Mais en même temps, je voulais m’amuser de nos petites provocations respectives jusqu’au bout, et au dernier moment, glissai mon nez dans son cou pour aller l’embrasser, tandis que les doigts glissaient tout naturellement contre son torse, dans des gestes que je connaissais à présent par cœur. De la même façon, je remontai une fois encore progressivement vers son menton, et enfin, n’y tenant plus, ma main se fit plus ferme et attrapai le revers de sa chemise, là où elle était ouverte pour le forcer à incliner sa tête vers la mienne pour fermer la boucle que nous avions dessiné.

Je pressai sa bouche une fois avant de la relâcher, mais un simple échange de regard nous suffit pour comprendre que ce n’était pas assez et je m’en emparai de nouveau dans un échange plus long, et un peu plus passionnée que le précédent. Même les yeux fermés, je voyais une multitude de petites étoiles partout et ne pensait à rien d’autre qu’Elliott – il y avait toujours la musique en fond qui nous faisait faire des petits pas inconsciemment, mais ça n’avait pas d’importance. Ce qui comptait, c’était cette impression d’exister que j’avais, et je souhaitais juste la prolonger indéfiniment pour qu’elle ne me quitte jamais. Lorsque nous nous séparâmes au bout d’un moment pour reprendre nos souffles respectifs, je posai ma tête sur son épaule en pensant que ma vision tourbillonnerait un peu moins, et descendis les bras pour enserrer sa taille. J’avais eu ce que je voulais, et pourtant à présent, j’en demandais encore plus, parce que je n’étais pas assez désaltérée et puisque Elliott marchait dans mon sens, je n’allais pas le laisser me filer entre les doigts.

Toujours dans cet état un peu second, et impatiente de ressentir la même chose qu’il y avait tout juste quelques secondes, je l’entraînais sans un mot, la démarche peu assurée à cause du champagne qui faisait maintenant bien comme il faut son petit effet, pour que nous puissions nous asseoir le plus confortablement possible sur l’une des barques retournées, un peu à l’écart de tout les autres, où il faisait plus noir et où l’on devinait seulement les gestes de ceux qui avaient été pris de la même envie que la nôtre. Je le forçai à s’asseoir, m’installant moi-même sur ses genoux, et sans attendre, de l’embrasser encore, complètement ensuquée par toutes ces émotions qui se bousculaient, à la recherche de cet extrême qui me faisait planer. Je n’attendis pas, et pris des initiatives, laissant peu à peu les instincts prendre le pas sur le reste et passai l’une de mes mains sous son col pour qu’elle aille se balader de son cou jusqu’à l’épaule la faire plonger un peu plus loin dans son dos et l’enlever prestement comme si de rien était pendant que de l’autre, j’avais empoigné ses cheveux noir profond pour l’empêcher de se reculer ne relâchant mon emprise contre ses lèvres seulement quand je le décidais, puis de les réclamer tout de suite après, comme un félin qui s’amuse avec sa souris qu’il avait réussi à choper entre ses pattes.

- Maintenant oui, on s’est vraiment rattrapé
, lui soufflai-je lorsque l’une de nos étreintes fut rompue un peu plus longtemps que la précédente. J’avais bien calculé mon coup car j’avais assez ingurgité d’alcool pour me sentir bien, mais pas trop non plus pour garder un plein contrôle de la situation, et le rôle de dominant que j’occupai actuellement me plaisait bien. Ou alors Elliott faisait exprès de me le laisser croire, mais ça n’avait pas trop l’air de le déranger non plus, et puisque la position de l’un et de l’autre n’avait pas l’air de le déranger outre mesure, ce n’était pas la peine de se poser plus de questions. Mais la soirée n’est pas finie, loin de là même, et ce n’était rien de plus qu’un sous-entendu pour lui faire comprendre que j’étais tout à fait disposée à continuer ce que nous étions en train de faire. Vu sa capacité à lire les non-dits je ne doutais pas une seconde que le message serait aussi limpide que de l’eau de roche.

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MessageSujet: Re: Nos (feux d') artifices [PV]   Mar 9 Oct - 17:28

J'étais venu sans but, stricto sensu, et voilà qu'on en dessinait un, et un beau en plus de cela, à cette soirée où j'avais pensé errer plus qu'autre chose. Finalement, j'avais peut-être trop douté des charmes de Poudlard. Ou bien je m'en étais éloigné trop longtemps, et j'avais oublié. Le plus appréciable ce soir-là, ce n'était pas de se retrouver plonger à nouveau dans cet univers que j'avais dû abandonner, ce n'était pas de retrouver ceux que j'avais côtoyés ou de découvrir les nouveaux, ni de renouer avec le château écossais, mais de me laisser porter par le fil des évènements, qui seconde après seconde me surprenait et m'enchantait un peu plus.

Cette fois, ça y était : Taylord entre mes bras, toute incertaine et soûle qu'elle était, n'en restait pas moins le joli cadeau de cette soirée, et si nos pas se rapprochaient peu à peu, il n'y avait aucune hésitation quant à la suite des évènements. Je n'avais plus trop conscience du reste. Je n'avais pas assez bu, pas comme elle, pour que cela soit dû à l'alcool, mais plutôt que la Gryffondor occupait tout mon esprit et toute mon attention. C'était sans doute trop facile, parce qu'elle n'était pas en pleine possession de ses moyens et que ses gestes - battements de cils, pas incertains - me rendaient le maître peu glorieux de la situation, mais après tout, qui s'en préoccupait? Nous n'avions de comptes à rendre à personne, elle comme moi. Nous étions consentants, peut-être un peu trop alcoolisé pour certains, mais pleinement consentants. Le reste avait peu d'importance.

Elle répondait à mon étreinte : je la tenais pour qu'elle ne tombe pas, elle s'agrippait à moi pour avoir plus d'assurance. Sa chaleur contre la mienne m'enveloppait tout entier, et je ne pouvais retenir un petit sourire amusé face au jeu que nous étions en train d'instaurer. Elle ne choisit pas la manière la plus directe et je sentis ses lèvres dans mon cou après que nous nous soyons arrêtés l'un tout près de l'autre, et, patient, j'attendis que ses gestes remontent vers mes lèvres. Quand sa main agrippa ma chemise, je sus qu'elle allait céder, et je fermai les yeux pour apprécier d'avantage son baiser. Il fut bref, et quand je rouvris les yeux pour croiser les siens je vis clairement que nous en redemandions tous les deux plus. Ce que nous fîmes. Elle cachait une force brûlante, dont je ne me serais pas forcément douté au premier abord. Brûlante ou... dévorante. Au même moment qu'elle entoura ma taille je la serrais un peu plus fort, enroulant mon bras autour de ses épaules. Tout le monde pouvait nous voir, mais je n'en avais que faire. Ou presque... Sa tête se posa sur mon épaule alors que nous dansions toujours vaguement, au milieu de la piste de danse, ce que je trouvais ridicule puisque nous avions bien mieux à faire. J'eus envie, brusquement, que baisse la musique et que nous nous retrouvions un peu à l'écart. Alors que je m'écartai légèrement d'elle pour lui faire comprendre, elle pensa probablement la même chose que moi et m'entraîna d'une démarche presque trop rapide pour quelqu'un qui avait bu comme elle, vers le fond de la salle. Là, les canots avaient été entassés et retournés, et constituaient des sièges confortables, à l'abri de la lumière du centre de la salle et des regards indiscrets. Que demander de mieux?

Docile, je m'assis, la laissai s'installer sur mes genoux. Puis je la laissai prendre en main... A vrai dire elle prenait tout en main : la situation, mes cheveux, ma chemise, mes épaules... Ce baiser là me laissa bien plus essoufflé et le coeur battant que je ne l'aurais voulu. Quel feu elle avait en elle! La surprise passée je lui répondis à ma manière, en glissant mes mains moi aussi sous ses vêtements, ou en imposant le rythme à nos baisers.


- Maintenant oui, on s’est vraiment rattrapé. Elle me souriait dans le noir, mais si ses yeux brillaient d'une fièvre qui devait se refléter dans les miens, ils étaient néanmoins un peu trop vague. Mais la soirée n’est pas finie.

- Elle ne fait que commencer, approuvai-je d'un sourire. Le message était clair. Limpide.

Que cachait cette attitude? Si Taylord avait été de ce genre de fille que l'on peut aisément embrasser voir plus lors des soirées organisées par les élèves, cette réputation l'aurait précédée, même pour moi qui reprenais peu à peu mes marques. C'était cela qui me mettait la puce à l'oreille. Rien n'avait filtré à son sujet, et même si je savais que je lui plaisais autant qu'elle me plaisait, c'était comme si il y avait quelque choses sous ses baisers passionnés.

En même temps, cela ne me regardait pas. Elle aurait voulu me mettre au courant - et pour quelles raisons, je n'en voyais pas - elle l'aurait fait. Donc, je n'avais pas à m'en mêler. Pour lui montrer que je la suivais, à fond, je la soulevai aisément entre mes bras, puisqu'elle était assise sur moi, et l'attirai encore un peu plus loin, à part, dans cet endroit où nous disparaissions complètement dans le noir obscur du hangar. Et je l'embrassai à mon tour, remontant ma main le long de son bras jusque dans ses cou, et descendant à son décolleté, là où commençait sa robe, avec laquelle je jouais de mes doigts légers, parcourant sa peau. Cela m'amusait autant que ça m'enchantait. Cela m'amusait de me dire que nous disparaissions, l'un comme l'autre, dans l'obscurité épaisse du vieux hangar, et que seule la nuit savait comment cette soirée allait se terminer... Bien, forcément, pensai-je en dessinant de mon pouce les traits du visage de Taylord, tout près de moi, alors que nous reprenions notre souffle entre deux baisers.




Terminé !

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