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Barbie Casse-Noisette. (PV)

 
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 Barbie Casse-Noisette. (PV)

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Traice Swily
Élève de 4ème année



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Date d'inscription : 13/08/2010

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Particularités: Etre sans particularités dans ce château est une particularité ! Mais puisqu'il faut... Ex-autiste ?
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MessageSujet: Barbie Casse-Noisette. (PV)   Mar 5 Juin - 22:10

J'attendais depuis déjà une bonne demie-heure sur ce pont de pierre. Des bruits circulaient, des ragots de couloirs qui disaient que cet endroit avait la réputation d'accueillir les amoureux de toutes années sur ces dalles rondes. Je ne voyais pas vraiment ce qu'il avait de spécial. Il était vrai qu'il y avait une belle vue, mais les pierres étaient loin d'être confortables et après tout, ce n'était qu'un pont.
Personnellement, je trouvais la tour d'astronomie beaucoup plus romantique, mais après tout, je n'avais pas réellement choisis de me trouver ici et je ne comptais pas rencontrer d'amoureux secret.

Non, la raison de ma présence ici était simple : Dray Collins. Pfff, ne rêvez pas, j'ai dis pas de rendez-vous galant. J'avais reçu un hiboux, à l'heure du déjeuner - le genre Grand Duc plus grand que ma tête et hautain avec ça, ça pouvait venir que de Dray - m'indiquant que l'équipe de quidditch devait se réunir ce mercredi à 14 heure sur le pont de pierre.

Lieu étrange non ? Je m'étais faite la même réflexion. Je sentais venir le coup fourré, surtout venant de Dray Collins, mas cela faisait des lustres qu'on devait se réunir et même si c'était un piège, mon cour de botanique avait été annulé à cause d'une invasion de limaces dans la serre donc je n'avais rien d'interessant à faire de ma journée.

Mais bon. Ce n'était pas une raison pour me faire perdre mon temps et même si être dehors par un temps aussi splendide ne me dérangeait pas plus que ça, je me sentais un peu idiote, appuyée sur la rembarde depuis des dizaines de minutes. Il était vrai que pour une région aussi instable niveau temps, il faisait même canicule. Je me doutais bien que ça ne durerait pas, mais en attendant les examens, je profitais du soleil.

Je me demandais vaguement comment une équipe entière pouvait être en retard en même temps. Pour la centième fois, je vérifiai l'heure inscrite sur le parchemin. Non, je n'avais pourtant pas rêvé. Pourtant, je n'étais pas plus impatiente que ça de retrouver Dray, Jay, Ruby, Hadrian... Dray et moi... C'était quelque chose, je ne savais jamais à quoi m'en tenir réellement. Il pouvait être à la fois touchant, froid et jouer ce rôle insupportable du petit bourge séducteur. Je me voyais mal suivre ses ordres sur un balais.
Quant à Jay... J'avais décidé qu'il n'existait plus. Tout était d'ailleurs beaucoup plus simple sans sa présence. Je préferais largement l'oublier... Définitivement. Hadrian était encore le seul avec qui je n'avais pas trop de soucis à me faire malgré le fait qu'il n'ai pas eu l'ait trop content à la fête dans la salle commune, quand je l'avais laissé en plan avec un bisou sur le front. Nanmaisoh. Puis quoi encore.

Ruby était le plus gros problème à mon sens.. Simplement parce que notre situation n'était pas claire. Nous nous croisions souvent et avions même quelques cours en commun. Mais depuis notre escapade dans la forêt, depuis que je m'étais rendue compte de qui elle était réellement, je ne savais plus comment me comporter. Savoir ne faisait pas de nous des amies. Mais est-ce que ça faisait encore de nous des ennemies ? Dans la forêt nous avions compté l'une sur l'autre sans hésitation, c'était quelque chose qui ne s'effaçait pas comme ça, ni comme le cimetière, ni comme le bal, ni comme la fête foraine.

Non, finalement, ils n'avaient qu'à être à l'heure, je en tenais vraiment pas à remuer tout ça en même temps aujourd'hui... Plus j'y réflechissais moins j'avais envie de les voir ! Je ramassai mon sac dans lequel j'avais entasser mes affaires de quidditch (au cas ou, on peut rêver), et remontai le long de la rembarde le pont de pierre. Le parchemin de Dray était là, froissé dans ma main droite. Lorsque je relevai la tête, je vis au bout de l'allée, une longue chevelure blonde qui s'avançait vers moi d'un pas pressé. Plissant les yeux (ouais, je sais que tu kiffe quand je dis ça..), je reconnus avec effroi la serdaigle tant redoutée.. J'avais fini par croire que Dray s'était payé ma tête pourtant, elle était là.

Je m'approchai d'elle, sans oser la regarder vraiment.

- Tu as aussi reçu un message de Dray ? demandais-je d'une voix sans émotions. Parait que toute l'équipe devait être là...

Traduction : eh merde, encore un tête à tête, qu'est ce que je fous là bordel ?

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Dernière édition par Traice Swily le Mar 10 Juil - 16:00, édité 1 fois
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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Barbie Casse-Noisette. (PV)   Sam 9 Juin - 1:27


Ruby & Traice
«What could be worst than a broken friendship? »


Pourquoi fallait-il que je sois en retard maintenant ? Je grommelais tout en pressant le pas le long du couloir, rageant sur Monsieur Doherty qui nous avait retenus en classe durant un bon quart d’heure pour être sûr de bien nous avoir expliqué comment il fallait réagir face à un yéti. Non mais merci bien quoi ! Moi qui devait déjà me dépêcher en temps normal, les quinze minutes que je venais de perdre étaient vraiment précieuses. J’avais dû courir jusque dans mon dortoir pour récupérer les affaires dont j’avais besoin et déposer mes livres de classes, puis repartir comme à la vitesse de la lumière pour essayer de grappiller chaque seconde possible. Je poussais un grommèlement, remettant la bandoulière de mon sac qui ne cessait de glissait plus j’accélérai. Les couloirs étaient bondés à cette heure-là et je slalomais comme une démente entre les silhouettes, manquant de renverser la moitié des gens qui passaient par là. Pourquoi me semblait-il qu’ils étaient si lents et si imposant aujourd’hui ? Je nageai littéralement à contre-courant de la foule qui semblait bien décider à rentrer dans le château tandis que je battais de toutes mes forces pour en sortir. Je jetai un regard à ma montre et poussai un juron. J’avais presque une demi-heure de retard !

La raison de mon empressement ? J’avais reçu ce matin au petit déjeuner un hibou de la part de Dray. Ce dernier était le capitaine de mon équipe de Quidditch. Grand, beau avec un sourire digne d’une pub de dentifrice, c’était un garçon que j’appréciais pour sa simplicité et sa manière de toujours me faire rire, pour le peu que j’en connaissais. Je ne l’avais vu que très peu en dehors des entrainements et pour cause, il était toujours entouré d’une horde de groupies ou d’une bande de pote. Je me souvenais encore de la réaction de mes amies lorsque je lui avais adressé la parole dans un couloir il y a quelques semaines de ça. J’aurais pu aller parler à Johnny Deep, c’était un peu la même chose ! Elles s’étaient mises à rire comme des ingénues et à pousser des soupirs et des « il est trop beauuuu » Le pire ? Les amis de Dray avaient réagi d’une manière presque similaire. Non attendez je ne dis pas qu’ils trouvaient le garçon « trop beauuuu » hein, je ne crois pas qu’ils soient de ce bord-là. Ce que je veux dire c’est que quand j’avais tapoté l’épaule du Serpentard, j’avais eu droit à un raz-de-marée de sifflements et de commentaires que je ne retranscrirais pas ici. Bref, les gens de nos jours j’vous jure !

Pour en revenir à nos moutons, ou plutôt nos hiboux, ne rêvez pas trop ! Dray m’avait simplement indiqué que l’équipe avait rendez-vous à quatorze heures sur le pont de pierre pour un rendez-vous urgent. Pour parler stratégie visiblement. Je n’avais pas eu l’occasion de croiser Hadrian ou Jay pour demander confirmation et j’avais enchaîné ma journée de cours en comptant les minutes voire les secondes jusqu’à l’heure bénite. J’adorais le Quidditch et l’idée d’en parler me faisait sourire d’avance. C’était tellement facile comme sujet ! Voler, le souaffle, les différentes techniques ! Outre le fait que je maitrisais le sujet, s’en était également un qui m’intéressait énormément. Jouer dans l’équipe était pour moi une véritable fierté et mieux, une expérience incroyable. J’étais née moldue et l’idée de voler avait toujours été un rêve pour moi, pour un tas de raison. Pour être légère, pour m’éloigner de la terre et de mes problèmes, pour fuir ou simplement pour contempler la réalité vue de haut. Découvrir qu’à l’aide d’un balai je pouvais le faire était une espèce de joie immense et étonnante. Et maintenant, en faire un sport en élevant le simple vol à un jeu collectif et stratégique, c’était génial. Simplement pour l’adrénaline que cela me procurait. Si je souriais sur un balai ? Non mieux, je vivais.

Mais Doherty n’avait pas l’air d’être au courant de ça lorsqu’il me retint en classe pour qu’il finalise son maudit cours, pensais-je avec colère. Dieu merci, j’atteignais finalement le pont ! Avec un sourire, je me mis presque à courir, cherchant des yeux l’équipe. Bon, j’avais intérêt à préparer mes arguments pour expliquer mon retard car en général, Dray n’aimait pas ça. Il engueulait toujours Logan quand celui-ci se pointait une demi-heure en retard sous prétexte qu’il y avait une magnifique fille à draguer dans le couloir. Mais bon pour le flirt, ce n’était pas notre capitaine qui pouvait se plaindre, étant lui-même pratiquant de l’activité. J’eus presque un rire en imaginant les deux Serpentards parler de leurs conquêtes respectives jusqu’à que j’aperçoive que le pont était vide. A l’exception d’une seule personne. Etaient-ils déjà tous partis sans m’attendre ?! Putain c’est pas possible quand même c’était quoi ce bordel ! Une réunion durait généralement plus d’une demi-heure quand même non ? Ou le lieu avait-il changé sans que l’on me prévienne ? J’eus un soupir énervé, résignée à voir où cela allait nous mener. Et pourquoi la seule qui restait là c’était celle que je ne voulais pas voir ? Lorsqu’elle s’approcha de moi, ses yeux regardaient plutôt mes cheveux que mon visage mais je ne fis aucun commentaire. Regarder Traice dans les yeux c’était pas amusant.


- Tu as aussi reçu un message de Dray ? Parait que toute l'équipe devait être là...

Comment ça, parait ?! Elle n’est jamais venue ?! Je fronçais les sourcils en regardant ma montre. Non non, je ne devenais pas folle, j’avais bien reçu cette lettre… Qu’est-ce que c’était que ce vulgaire canular ? Est-ce que… Non ? Soudain, mon cerveau fit la connexion et je lâchai un putain énervé en revoyant Dray qui criait en direction de la Gryffondor et moi « Bon les filles vous vous décidez à parler ou quoi ? On est une équipe ! » C’était un vulgaire piège et j’étais tombée dedans. Soupirant, je posais mon sac et m’appuyais sur la rambarde. Je jetai un regard vers Traice. On était pas dans la merde putain.

- J’y crois pas. Levant les yeux aux ciels, je sortis mon paquet de cigarette de ma poche et en allumai une, les mains légèrement tremblantes sous le coup de la colère. Je soufflai la fumée dans l’air et tapotai la cigarette pour faire tomber la cendre qui s’envoya dans le vent. Devant le regard un peu confus de Traice, je continuais de ma voix qui se voulait la plus naturelle possible. Il a fait exprès. Nous sommes les seuls à avoir reçu ce hibou si tu veux mon avis Traice.

C’était un coup bas mais c’était rusé. Dray était un vrai Serpentard et ça se voyait. Mais c’était hypocrite de sa part ! C’était quand même lui qui se crêpait le chignon à propos de la jeune asiatique avec Jay ! Non mais parce que ce triangle vous devriez le voir, c’était comique.

- Il pourrait pas régler ses problèmes avec Jay avant de s’occuper des nôtres hein ? Grommelai-je en tirant une nouvelle bouffée. Je réalisais soudain qu’aborder Jay ou même les raisons de son froid avec son meilleur ami Dray n’était peut-être pas la meilleure des idées.Bon on fait quoi alors ?

Parce que oui un jour on allait devoir s’expliquer. Si je le voulais ? Ah je n’ai pas dit ça, croyez-moi. Je finissais ma cigarette et l’écrasais sous mes pieds avant de la faire disparaitre avec un Evanesco. Me tournant de nouveau vers Traice, je m’adressais à elle en tentant de soutenir son regard.

- Alors, tu comptes utiliser ce que tu as sur moi comme vengeance?


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Traice Swily
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MessageSujet: Re: Barbie Casse-Noisette. (PV)   Mar 12 Juin - 19:35


Nobody hates miss sushi.


C'était tendu mec. J'irais même jusqu'à dire que cette situation était très inconfortable. Ca sentait - que disais-je - ça puait le règlement de compte à plein nez et je ne me sentais pas trop l'envie de me retaper la scène de la fête foraine. Quoique, avec moins de témoins, j'avais peut-être une chance de lui en foutre une bonne dans sa tronche de miss-salut-j'ai-des-cheveux-l'oréal-et-un-sourire-colgate. Mais en avisant qu'elle faisait une bonne tête en plus que moi, valait mieux éviter de tenter. Et puis... Je préfèrais ne pas déclencher les hostilités avant de savoir ce qu'elle pensait à présent, étant donné que moi, je n'en savais strictement rien...

"J’y crois pas." dit-elle en sortant une cigarette d'un paquet. " Il a fait exprès. Nous sommes les seuls à avoir reçu ce hibou si tu veux mon avis Traice." Reprit-elle après avoir tiré une longue bouffée de plus ou moins 4000 substances toxiques.

Pendant plusieurs secondes, je fixai la fumée qui s'échappait des doigts de Ruby. Bouche bée. MOTHERFUCKER, RUBY FUMAIT??? Ruby, la blonde, la serdaigle, la petite copine du mec le plus en vue de l'école, la joueuse de quidditch. Ouais, d'ailleurs est-ce que quelqu'un lui avait dis les effets secondaires de ce truc ? Genre asthme, poumons en mousissures, haleine de phoque, dents jaunes ? C'était bien la seule et unique chose que j'avais retenu de mes premiers cours d'étude des moldus tellement ça m'avait vissée les fesses à ma chaise de classe. Il fallait sûrement être né dans un milieu moldu pour ne pas trouver ce truc ignoble ! Puis surtout, les seules personnes que j'avais jamais vu fumer étaient des adultes... Fallait dire qu'une blonde avec une cigarette au bec, ça avait quand même une classe folle.

Oké, j'étais impressionnée. Ben du coup, je décidai d'être encore plus désagréable parce que j'en avais marre de me sentir comme du sushi périmé à côte de miss-salut-j'ai-des-cheveux-l'oréal-et-un-sourire-colgate.

"Il pourrait pas régler ses problèmes avec Jay avant de s’occuper des nôtres hein ?"

Je repris la conversation en route après avoir fais le tour de son espérance de vie si elle continuait à ce train là (elle ne mourrait en tout cas pas assez vite pour éviter une confrontation sur pont) pour replonger dans la perplexité. Dray et Jay était en brouille ? Je devais avoir zappé un épisode, mais comme je fuyais Jay comme la peste et que je n'avais jamais vraiment eu de grande discussion à coeur ouvert avec Dray, eh bien.. Je me demandais pourtant ce qui avait bien pu les mettre à dos eux qui s'entendaient comme larons en foire.

"Ah bon ? euuh, ah... ouais", bredouillais-je histoire de pas avoir l'air trop à l'ouest. Je comprenais pourtant que Dray pouvait pas se permettre de continuer à entraîner une équipe aussi... dispersée ?

"Bon on fait quoi alors ?" Reprit-elle avant d'écraser sa cigarette (je refuse le mot cl*pe !). Je me trouvais assez peu éloquente aujourd'hui, vous non ? Mais je détestais réellement ce genre de discussion genre règlement de compte. Youpidada. Qu'est-ce qu'on allait faire ? Ben soit se crêper le chignon comme d'habitude, maintenant qu'il n'y avait plus de danger de mort immédiat (elle venait d'écraser le seul présent.) soit, dans le pays des bisounours, j'aurais éventuellement pu l'inviter autours des sushis de la paix. Mais vu son regard de tueuse, j'hésitais un peu.

"Ben je...", commençais-je d'un tont hésitant."Alors, tu comptes utiliser ce que tu as sur moi comme vengeance?" Je m'interrompis d'un coup la regardant d'un air interloqué. Vengeance ? Ce que j'avais sur elle ? Un bout de temps passa avant que je fasse la connection nerveuse entre ce qui c'était passé avec Jay et son passé. A l'évocation de ce qu'elle avait vécu, je sentis mon coeur se serré et mon ventre jouer aux montagnes russes. Mais ce qu'elle venait de dire était tellement improbable que je sentis un rire nerveux monter en moi.

Bah ouais, c'était toujours dans les moments ou je ne DEVAIS pas rire que je riais. Me mordant les lèvres, je fermai les yeux quelques secondes, essayant de me reprendre. Ruby avait pas l'air d'avoir le sens de l'humour aujourd'hui. Puis de toute façon c'était pas drôle. " T'es sérieuse ?" Je n'avais aucun mal à soutenir son regard cette fois, parce que tout simplement, je n'avais rien à me reprocher. "Tes histoires ne me regardent pas et ça regardent personne d'autre que toi tant que tu l'auras pas décidé." Répondis-je en haussant les épaules. "Franchement Ruby, tu penses vraiment que j'ai envie de me venger ? La fête foraine m'a amplement suffit."

Je soupirai en m'appuyant sur la rembarde le visage tourné vers le paysage. Est-ce que j'enterrais la hache de guerre ? Peut-être pas, mais j'en avais marre de voir son visage hostile à chaque couloir. Elle pouvait continuer à me détester si elle le voulait, pour le bal, pour la foire, pour ce que je savais d'elle. Mais détester quelqu'un, c'était un travail harassant, j'en savais quelque chose. Tout le monde finissait par s'en lasser, non ?

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Barbie Casse-Noisette. (PV)   Mar 12 Juin - 21:27

Ruby & Traice
«Barbie Casse-Noisette VS Barbie Casse-Sushi l'imposteur parce qu'il n'y a pas de sushis en Corée! »


Etonnamment, Traice eut un espèce de petit rire nerveux. Je fronçais les sourcils. Non, sans dec ? Tout ça l’amusait ? Je lui lançai un regard interrogateur. Est-ce qu’elle était gênée peut-être ? Moi je l’étais en quelque sorte. L’idée que la petite asiatique puisse connaître mon secret, mon histoire me rendait mal à l’aise. Et si elle en parlait à Hadrian ? Mon cœur eut un rebond et se cogna douloureusement contre ma poitrine. Je me devais de jouer la carte de l’indifférence, de la supériorité. Celle qui s’en fou, qui contrôle. Mais ce n’était qu’un vulgaire masque et je suppliais intérieurement le bon dieu pour qu’il soit assez résistant. Je sentais cependant mon rythme cardiaque vibrer dangereusement et je regrettais instantanément d’avoir fumer aussi vite. Je voulais que mes mains soient occupées, pour qu’elles ne tremblent plus. J’hésitais presque à m’en rallumer une, mais vu la tête de la Gryffondor devant la première, je faisais mieux d’éviter. Bon oui quoi il m’arrivait de temps en temps de fumer ? Etait-ce un crime pour autant ? Oui je connaissais la chanson par cœur. Il suffisait de lire le paquet. Fumer tue, nicotine, cancer, goudron, horreur. Bref, la mort quoi, la souffrance, la douleur et tout le bordel. Mais honnêtement, je m’en foutais. J’avais vécue pire et j’étais encore en vie. Si la cigarette me tuait, c’est que le sort s’acharnait vraiment sur moi. Et ça aurait été ironique après tout ce que j’avais traversé. Et puis, ce n’était qu’une petite cigarette par ci par là. Craque ton string, miss sushi.

Je la regardai en coin, toujours appuyé sur ma rambarde. Ses yeux profonds me regardaient également, comme dans un duel de regard noir – encore ? Ses longs cheveux noirs et lisses tombaient sur ses épaules et son teint pâle lui donnait un air majestueux, me rappelant la neige qui tombait parfois sur Londres en hiver. Je n’étais pas sûre que la jeune fille réalise à quel point elle était jolie finalement. Elle avait Jay à ses pieds, et Dray en plus. Les deux meilleurs potes qui se disputent la fille, le parfait cliché du cinéma américain incarné en live à Poudlard. Je savais que Jay et Elle c’était une histoire compliquée d’accord. Parce que c’était entre l’amour et l’amitié et qu’en plus j’avais accidentellement mis mon nez là-dedans et créer une véritable guerre mondiale. Mais ce n’était pas mon but à moi je rappelle que j’essuyais simplement une trace sur la joue de Jay ! Et puis Dray, c’était aussi bizarre. Au Quidditch, les deux se lançaient des regards entre la haine et la séduction. Elle semblait vouloir le détester, et lui voulait visiblement l’apprivoiser. Le spectacle était assez comique pour être grotesque parce qu’au final ça ne menait à rien. La jeune fille ne voulait pas se décider, et les garçons non plus. Retour à la case départ et moi je retournais embrasser Hadrian parce que c’était bien plus intéressant que regarder deux mecs se chipoter une fille.


-T'es sérieuse ? Tes histoires ne me regardent pas et ça regardent personne d'autre que toi tant que tu l'auras pas décidé.

Je la regardais, étonnée. Waouh, finalement avais-je usé du masque de la fille supérieure pour rien ? Cette fille avait toute les raisons du monde de m’en vouloir. Enfin c’est ce qu’elle croyait, pour elle, je lui avais volé Jay et rien d’autre. Peu importe ce que je pouvais lui dire, elle nourrissait une sorte de rancœur pour moi, comme si j’étais la cause de son problème relationnel avec ce mec. Enfin, je pensais qu’elle ressentait les choses comme ça, mais sa voix me parut soudainement très douce pour quelqu’un qui est censé être en colère et me haïr. Je ne comprenais plus trop sur quel pied danser. Si la haine était une chose facile, l’amitié en était une autre. Enfin, simplement la sympathie. Je m’étais imprimée dans le cerveau que Traice et moi nous étions les pires ennemies de la vie, et je réalisais aujourd’hui que je ne savais même pas pourquoi je lui lançais des regards noirs à chaque détour de couloir. J’esquissais alors un sourire crispé. Je me sentais un peu conne désormais.

- Cela ne regarde que moi alors. Dis-je en hochant la tête en signe d’approbation.

Est-ce que c’était tout ? Est-ce que ça voulait dire que ce que je lui avais dit resterait entre elle et moi ? Je ne m’autorisais pas à soupirer de soulagement, toujours apeurée d’un éventuel retournement de situation. Et puis au fond je savais que tout ça était temporaire. Parce que mon passé était accroché à moi comme une encre terrible que je trainais. Et ce n’était qu’une question de temps avant que la vérité face son petit bout de chemin. J’eus une pensée douloureuse pour Hadrian à qui je n’avais toujours dit non seulement la vérité, mais seulement que mes parents étaient morts. Je sentis un frisson me parcourir. Je regardais de nouveau Traice et ses yeux perçants. Elle m’intimidait presque, mais il n’était pas question que je l’avoue.


-Franchement Ruby, tu penses vraiment que j'ai envie de me venger ? La fête foraine m'a amplement suffit.

J’eus un nouveau frisson à l’évocation de ses souvenirs. Moi qui la pousse, mes pleurs, Jay qui me retenait dans ses bras tandis que je criais. La violence de Traice, ses yeux embués de larmes. Je n’étais pas prête de retourner là-bas, ça c’était clair. Mais je sentis tout de même une vague de gratitude monter en moi. Elle ne voulait pas se venger au final. Je l’avais finalement peut-être mal jugé. En fait, je ne l’avais jamais vraiment jugé. Je lui avais collé une étiquette qui voulait que je la déteste pour des raisons floues. Parce qu’elle me haïssait et parce qu’en connaissant mes secrets, elle me faisait peur. Ouais, j’avais peur de Traice Swily. Parce qu’elle tenait une partie de moi entre ses paumes blanches, et qu’elle pouvait ouvrir ma boite de Pandore à tout instant. Mais au final, si j’avais vécue dans la hantise qu’elle le fasse, je me remettais à respirer normalement. Je m’étais peut-être alarmée pour rien au final. Qu’est-ce que ça signifiait alors ? On faisait la paix ?

- A moi aussi. Désolé de t’avoir crue comme ça. Répondis-je d’une voix bien moins assurée que tout à l’heure. Je finis par pousser un soupir en regardant le parc au loin puis de nouveau Traice. Rappelle moi pourquoi on se déteste toi et moi ?

J’eus presque un rire. Oui vous avez bien lu, j’eus un rire à l’égard de Traice. Pas un ricanement mauvais, moqueur ou ironique. Un vrai rire amusé. Opération réussie, Dray ?
Qui sait.


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Traice Swily
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MessageSujet: Re: Barbie Casse-Noisette. (PV)   Ven 13 Juil - 20:06

Ma lassitude semblait la perturber. Il était vrai qu'elle ne m'avait connue qu'hostile et méprisante envers elle, mais ce n'était pas dans ma nature d'être comme ça. Après tout, j'avais dis ce que j'avais à dire et je savais au fond de moi que tout ça n'était qu'une série de malentendu... Mais j'avais tellement de mal à ne pas la tenir pour responsable de la dégradation de ma relation avec Jay... Et tout ça devenait tellement compliqué à présent, je devais bien reconnaître que Ruby n'était en rien l'élément déclancheur. Et plus que tout, je ne souhaitais pas me venger. De quoi, de toute façon ? Nos relations s'étaient toujours basés sur nos problèmes, mais j'avais quand même certaines valeurs... Et je n'étais pas le genre de fille à ragoter sur le dos des autres, même si cette autre m'avait pourri la vie.

- Cela ne regarde que moi alors, dit-elle avec un sourire qui ressemblait plus à une grimace.

Je hochai la tête, le regard toujours perdu dans l'horizon. Je me surprenais moi-même de mon humeur mélancolique et harassée. Mais je la comprenais parfaitement. Et c'était tellement étrange de ressentir de l'empathie pour cette fille que j'avais détesté et jalousé pendant tant de mois. Mais lorsqu'on a un secret aussi lourd, le moindre rappel à celui-ci était un nouveau coup de poignard. Et on ne pouvait s'empêcher de se sentir menacer par ceux qui ont cette terrible arme en main... Si j'avais un secret aussi horrible que le sien, il était certain que je voudrais que le moins de personne soit au courant.

- Je me doute que ça doit être difficile de garder un truc pareil pour toi et surtout de toujours avoir peur que quelqu'un le découvre.


Je me tournai vers elle et me rendis compte qu'elle ne comprenait plus trop mon comportement. Evidemment elle s'attendait à des cris, des mots durs et haineux. Peut-être que moi aussi, j'avais imaginé notre prochaine rencontre comme ça, mais en me remémorant notre parcours... Je nous trouvais presque pitoyable. De vrais gosses en somme, mais après tout c'était un peu de que nous étions.

- A moi aussi. Désolée de t’avoir crue comme ça.


Je souris un peu pour moi. Ca faisait du bien à entendre même si ça m'étonnait carrément. Je ne pensais pas que Ruby était le genre de fille qui s'excusait aussi facilement. Je la voyais encore un peu comme la fille hautaine qui m'avait volé Jay.

- On a toutes les deux beaucoup de choses à se faire pardonner je pense.., répondis-je, gênée. Oui, c'était une façon de m'excuser aussi. Même si j'avais l'impression de ne pas être très douée pour ça, j'espèrais qu'elle comprendrait.

- Rappelle moi pourquoi on se déteste toi et moi ? dit-elle avec un petit rire.

Je la regardai, un peu émue. Elle ne riait pas de la même façon qu'il y avait des années, dans le cimetière, mais c'était tout de même quelque chose de voir ses yeux briller un peu et ses lèvres s'étirer. Je me demandais comment elle pouvait encore faire ça après tout ce qu'elle avait vécu. Sourire, pardonner, donner sa confiance, se faire trahir. Moi, je le pouvais, mais j'avais encore un certain quota de souffrances à encaisser avant de m'effondrer. Je pouvais encore être trahie par mes amis, par mes parents, je pouvais encore me battre un peu. Mais elle... Elle devait être sacrément courageuse.

- Honnêtement, j'ai déjà oublié, répondis-je d'un tont un peu plus joyeux. Ruby m'avait tirée de mes idées noires ce matin et étrangement je me sentais un peu plus légère.

Soudain, une idée me traversa l'esprit. Je doutais que Ruby cesse un jour de douter que je révèle au grand jour son passé douloureux. Et aujourd'hui, j'avais besoin de croire en quelque chose de joyeux. J'avais envie de décider que nous pouvions nous faire confiance, malgré nos disputes. Je ne parlais pas d'être amies, mais simplement de se respecter. Oui, j'avais envie de croire que je pouvais faire confiance à quelqu'un.

- Tu sais quoi ? On va passer un accord, dis-je en me tournant enfin face à elle. Un secret contre un secret, ça me paraît équitable non ?

Je détournai le regard un peu nerveuse tout d'un coup. Ce que je m'apprêtais à lui révéler était... Le drame de ma vie. Oh, un petit drame c'est sûr. Le petit drame de ma petite vie. D'ailleurs, je ne savais pas par où commencer. Lâcher ça comme une bombe ? J'avais peur que si je commençais à en parler je déballerais tous mes sentiments et ma haine à propos de cette histoire. Et je ne voulais pas le faire devant elle. Me plaindre de ça, après ce qu'elle avait vécu ? Mon secret était ridicule, j'avais la belle vie à côté d'elle. Mais c'était loin de m'apaiser.

- T'as dû le remarqué, entre moi et Jay c'est plutôt tendu... ça craint un peu pour l'équipe d'ailleurs.


Je pris une grande inspiration, ne remarquant même pas à quel point je me tordait les mains.

- En faite j'ai appris y a quelque temps que.. Jay est le fils de mon père... Ouais, 'fin... mon demi-frère en gros.

C'était tellement incroyable, incongru, déplacé, que je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Peut-être même que Ruby ne me croirait pas. Bon sang. Qui pouvait croire ça ? Mon père avait trahis ma mère alors que ma mère était enceinte, portait son enfant. Tout était remis en cause, tout partait en cachuète. Mon père était l'homme parfait, mon modèle. Le couple de mes parents était mon exemple. Maintenant j'avais l'impression que plus rien ne comptait. Alors oui, j'avais besoin de Ruby, pour encore croire à quelque chose.

- Voilà, on est quitte.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Barbie Casse-Noisette. (PV)   Ven 13 Juil - 21:57

Ruby & Traice
«Barbie Casse-Noisette VS Barbie Casse-Sushi l'imposteur parce qu'il n'y a pas de sushis en Corée! »


C’était comme si on m’avait retiré un poids des épaules et que je pouvais respirer de nouveau tranquillement. Traice que je croyais mon ennemie depuis le début se révélait au final être compréhensive et, j’osais à peine le dire, gentille avec moi. Je revoyais lentement Hadrian me demandait pourquoi je n’aimais pas cette fille, la défendant presque devant mon silence. Bien évidemment, comment lui expliquer toute l’histoire ? Je prétextais des mésaventures de fille et changeai de sujet. Sois avec un sourire, sois avec un regard noir, pour le faire taire. Je ne sais pas s’il en avait parlé avec Dray mais à mon avis le Serpentard n’était pas plus avancé. Parce qu’au mieux, c’était Jay qui lui avait compté le quiproquo mais ça n’expliquait pas tout… Pourquoi j’avais si mal réagit à la fête foraine ? Parce qu’elle avait touché le point sensible, les garçons. Et pourquoi Traice était si violente à ce sujet ? A mon avis, parce que Jay et elle s’était plus compliqué que ça en avait l’air. Mais ça, ni Hadrian ni aucuns autres garçons ne pouvaient saisir parce que c’était typiquement féminin et puis pour le coup, sacrément compliqué. Et cerise sur le gâteau : notre passé nous liait d’une manière que personnellement j’aurais voulue éviter.

- Je me doute que ça doit être difficile de garder un truc pareil pour toi et surtout de toujours avoir peur que quelqu'un le découvre.

Je la regardais légèrement… Estomaquée. Elle était compréhensive et elle avait totalement vu juste. La mort de mes parents étaient une chose, les circonstances une autre. Je ne cessai de mentir sur celle-ci, tout en faisant cependant attention de garder la même version pour tous : mon père mort d’un accident de voiture avant ma naissance, ma mère d’une maladie quand j’avais six ans. Au moins, je n’avais jamais à parler de Lui, parce que je prétendais ne jamais l’avoir connu –au fond, n’était-ce pas le cas ? Et puis, une fois ce genre d’information lâchée, les questions se font rares. Les gens étaient si loin d’imaginer l’affreuse vérité de mon histoire et j’avais parfois du mal à croire que la supercherie de la fille parfaite puisse encore tenir debout. Evidemment, je n’aurais jamais la prétention de me qualifier de telle mais j’étais consciente de dégager cette image : jolie (du moins d’après Hadrian c’était sûr) et intelligente en cours. Voilà et maintenant, je sortais avec un garçon qui en plus était bien vu ici –je détestais cependant dire que nous étions populaires, ce genre d’étiquette me paraissait ridicule- et je formais un duo assez atypique avec Lizlor, la fille de la directrice. En gros je commençais doucement à être connue ici et pour de bonne chose : le badge de préfète épinglé sur ma poitrine était actuellement le must.

- T’as pas idée. C’est drôle de voir comment tout le monde me croit si… Parfaite et normale. C’est ironique, tu trouves pas ?

Ma voix était douce et légèrement hésitante car je ne savais pas encore trop comment me comporter avec la Gryffondor. Visiblement, elle se la jouait amie-amie avec moi, alors pourquoi la repousser ? Je n’avais rien contre elle maintenant, si ? Au final, j’avais toujours compris son point de vue avec l’histoire de Jay même si cela n’excusait pas son attitude envers moi. Ce n’était qu’un quiproquo et elle n’avait pas su le saisir, au final… Maintenant elle avait compris, non ? Pourtant, elle était toujours aussi distance avec Jay et je ne savais pas pourquoi. Non en fait, laissez-moi rectifier : personne ne savait. Cela s’était empiré depuis un fameux week-end où les deux avaient disparus du château pour un enterrement d’après ce que Dray m’avait dit. Que c’était-il passé là-bas ? Aucune idée, mais ça avait l’air d’avoir mis un sacré coup au moral des deux. Rien que Traice : elle avait perdu ses fossettes habituelles et elle souriait de moins en moins. Pourtant, au fur et à mesure qu’avancer notre conversation je la sentais se détendre et je ne savais pas comment interpréter tout ça… C’était un bon signe, non ?

- On a toutes les deux beaucoup de choses à se faire pardonner je pense…

J’approuvais ses excuses d’un signe de tête. On avait définitivement fait des conneries, elle comme moi. Et maintenant nous ne pouvions pas reculer et changer la donne, mais rien n’était fini. On pouvait toujours modifier l’évolution de notre relation, et le voulions-nous ? C’était là que ce jouait toute la question. Amusée, je soulignais le paradoxe de la situation actuelle : pourquoi est-ce qu’on devait se détester ?

- Honnêtement, j'ai déjà oublié.

J’eus de nouveau un rire et je me sentis légère, étrangement légère. Voilà, c’était ainsi ? Etait-ce aussi facile d’écraser des mois et des mois de supposer haine ? Je n’en savais rien. L’avais-je seulement hais ? Peut-être bien… Parce qu’au final pour moi, c’était plus simple de détester tout ce qui se liait à mon passé. Je ne voulais pas en entendre parler, le cacher était tellement plus agréable… Parce que l’aborder, le voir dans les yeux de quelqu’un comme Traice ou Ana, c’était rendre tout cela réel. Cela l’était bien entendu, mais je n’aimais pas me le rappeler. Petite, je m’étais plu à imaginer que tout cela n’était qu’une illusion ou un mauvais rêve. Mais maintenant, je n’avais même plus la force de m’imaginer normale, parce que cette sensation de saleté, de culpabilité, elle me collait à la peau et le ferait jusqu’à la fin. Je voulais simplement la rendre infime, la ranger dans un coin et ne surtout pas y penser. Et être face à la Gryffondor, c’était me souvenir de tout ça. Alors j’avais voulu l’éviter mais au final, ne devais-je pas y voir une leçon ? Oui, peut-être que je devais cesser de taire mon passé mais simplement l’accepter ? Je n’étais pas encore tout à fait sûre…

- On va pouvoir changer la donne alors. Lui dis-je avec un sourire.
- Tu sais quoi ? On va passer un accord. Un secret contre un secret, ça me paraît équitable non ?

Son regard tressaillit et je fronçai les sourcils malgré moi. A quoi devais-je m’attendre ? Et pourquoi surtout, faisait-elle ça ? Elle semblait sérieuse en tout cas. Je ne lui en demandai pas autant mais maintenant, elle avait attisé ma curiosité. Et puis, je sentais qu’elle avait simplement envie de parler. Alors j’étais prête à l’écouter.

- Deal. Dis-je en hochant la tête. Mais maintenant, qu’est-ce qui m’attendait ?...

- T'as dû le remarqué, entre moi et Jay c'est plutôt tendu... ça craint un peu pour l'équipe d'ailleurs.

Je manquais de répondre ironiquement que non, je n’avais pas remarqué. Mais la manière dont Traice semblait si mal à l’aise me fit taire et je fronçai de plus en plus sourcil. Allait-elle m’expliquer les raisons de tous ces regards noirs entre les deux ? Je me décidais à ne pas la couper dans son élan.

- En faite j'ai appris y a quelque temps que.. Jay est le fils de mon père... Ouais, 'fin... mon demi-frère en gros.

Ah d’accord.
Le rire de Traice claqua dans mes oreilles, mais je le sentais si faux. Pendant un instant, je manquais de m’approcher et de la prendre dans mes bras parce que je la sentais si désemparée… Mais je restais clouée à quelques mètres d’elle, découvrant l’abominable spectacle qui ébranlait Jay et elle depuis quelques semaines.


- Voilà, on est quitte.
- Je suppose que je devrais dire désolé, mais je sais que ça ne change jamais grand-chose les mots creux comme ça… Tu… Tu veux en parler peut-être ?... Tu ne savais pas avant, enfin j’veux dire… Personne ne savait que c’était son père ?



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Traice Swily
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MessageSujet: Re: Barbie Casse-Noisette. (PV)   Sam 28 Juil - 19:03



Il était vrai que cacher un secret aussi important que celui de Ruby était un calvaire, je le mesurais au prix du mien. La simple idée que mes quelques amis soient au courant pour Jay et moi me paralysaient. Plus que tout, j'aurais l'impression que ma vie privée se retrouverait étalée au grand jour. La trahison de mon père, la honte de ma mère. Et Jay, entre nous tous. Comme si, quelque part, il ne faisait pas vraiment partie de la famille, mais était juste le bouc émissaire de l'histoire. Il n'avait quelque part rien à faire là dedans... J'avais tellement de mal à imaginer que mon père était également le sien.

- T’as pas idée. C’est drôle de voir comment tout le monde me croit si… Parfaite et normale. C’est ironique, tu trouves pas ?

Ruby semblait se détendre tout comme moi. C'était une bonne chose, je supposais. Après tout ce qui c'était passé, après la forêt interdite, ce que j'avais appris d'elle, la mort de ma grand-mère et le secret de famille dévoilé, je comprenais à quel point ces chamailleries d'enfant étaient stupides. On avait toutes les deux perdues notre énergie à nous battre contre les mauvais démons, mais je ne le savais pas encore à l'époque.

- Tu es peut-être plus normale que tu le penses tu sais. Je veux dire, tu as réussis à surmonté ton passé, peut-être pas tout à fait, c'est sûr, mais un peu plus chaque jour. Et les gens t'apprécient beaucoup ici...


Je me tournai vers elle, avec un sourire. C'était étrange, mais je ne me pus m'empêcher de me demander, si toute cette histoire avec Jay n'avait pas eu lieu et si nous nous étions rencontrées dans d'autres circonstances, peut-être aurions-nous pu être amies. Elle était calme, posée. C'était vrai, j'avais détesté son comportement mais j'avais détesté le mien aussi. Peut-être que ma jalousie pourrait un jour se transformer en admiration ?

- ... Mais ne compte pas sur moi pour dire que tu es parfaite, poursuivis-je en riant.

On avait encore du chemin à faire toutes les deux, et il suffirait de tellement peu pour que nous nous blessions. Mais je voulais qu'elle ai confiance en moi malgré tout. Je voulais qu'elle sache que je n'étais ce genre de fille, que même si je m'étais rendue compte de qui elle était le soir même ou je l'avais surprise avec Jay, jamais je n'aurais parlé. Un pincement me serra le coeur lorsque je pensai au fait que ce genre de valeur, c'était mon père qui me l'avait enseigné. Dire qu'il n'avait pas été foutu de s'y tenir lui-même.

Sur le coup, ça m'avait semblé être une bonne idée de lui dire ce qu'il s'était passé. Mais d'un coup, cette histoire me semblait bien trop réel. Le dire à voix haute et en plus à quelqu'un d'autre me faisait enfin réaliser que ce n'était pas qu'un mauvais rêve. C'était vrai. Rien ne serait jamais plus comme avant.

- Je suppose que je devrais dire désolé, mais je sais que ça ne change jamais grand-chose les mots creux comme ça…

Je levais mes yeux parfaitement secs vers elle. Elle essayait de me réconforter, je ne m'étais pas vraiment attendue à ça. En faite, j'ignorais à quoi je m'attendais en disant ça. Elle ne pouvait rien pour moi, ni personne, il fallait juste prendre du recul et attendre que la tempête passe...

- T'inquiètes, dis-je avec un mince sourire.

Et puis, je ne lui demandais pas ça. Nous n'étions pas aussi proche que ça, en réalité, notre relation était vraiment étrange. Qu'étions-nous à présent ? Pas des amies. Pas des ennemies. Pas non plus des inconnus, car notre passé s'entermêlait d'une façon qui nous rattachait l'une à l'autre. Ca me faisait tellement bizarre qu'elle essayait de me réconforter, après tout ce que je savais sur elle. Je me sentais un peu égoïste d'avoir aborder sans vraiment le vouloir mes problèmes qui paraissaient tellement insignifiants par rapport aux siens. Et honteuse de la laisser me réconforter.

- Tu… Tu veux en parler peut-être ?... Tu ne savais pas avant, enfin j’veux dire… Personne ne savait que c’était son père ?

Je soupirai doucement. C'était tout nouveau d'en parler. Et avec Ruby y compris. Je l'observai un instant, ses long cheveux blonds qui jouaient avec le soleil, ses yeux aux milles reflets bleu et son air compatissant. Réellement compatissant. Je lui souris avant de répondre d'une voix basse :

- Nos parents le savaient. Depuis qu'on était gosses en faite... Un peu dingue non ? On l'a appris en même temps, à l'enterrement de ma... de notre grand-mère.

Soudain, je réalisais que ce jour-là, Jay avait également assisté à l'enterrement de sa propre grand-mère. Je ne m'étais pas demandé ce qu'il avait pu ressentir ce jour-là, en voyant son père pour la première fois.

- Je crois que j'ai été un peu trop dure avec Jay, soupirais-je. Tu as déjà pu remarquer que j'deviens assez redoutable par moments, repris-je en riant.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Barbie Casse-Noisette. (PV)   Dim 29 Juil - 1:11

Ruby & Traice
«Moi aussi, j'sais faire des grimaces. »


C’était drôle que Traice soit l’une des uniques personnes à connaître mon secret à Poudlard. Parce que c’était, au départ, l’une des dernières sur la liste des potentielles personnes à qui je faisais assez confiance pour tout avouer. Alors maintenant que nous savions toutes les deux ce qu’il en était, que l’on s’était finalement reconnue… C’était étrange. Comme si j’étais toute nue et faible devant son regard qui avait presque toutes les pièces pour me cerner. Et je dois avouer que c’était légèrement dérangeant parce que je ne pouvais pas en dire autant sur elle. C’était clairement elle qui avait les cartes en main et je haïssais cette impression de ne pas contrôler les choses autour de moi. Parce que c’était le combat de ma vie, le contrôle, la sécurité. Et j’espérais simplement que Traice ne ferait pas tout basculer. Mais non elle avait réagi d’une manière inattendue mais tellement rassurante ! Décidemment, j’avais encore beaucoup à apprendre sur cette fille. Je n’étais pas le genre à tirer des conclusions hâtives non, j’aimais analyser avec calme. Mais avec la Gryffondor, c’était différent : la haïr, la juger et l’enfermer dans la case « fille à éviter » avaient été plus facile que de chercher à comprendre. Aujourd’hui oui je l’avouais, je regrettais mon attitude. Et je crois qu’il allait de même du côté de Traice.

- Tu es peut-être plus normale que tu le penses tu sais. Je veux dire, tu as réussis à surmonté ton passé, peut-être pas tout à fait, c'est sûr, mais un peu plus chaque jour. Et les gens t'apprécient beaucoup ici...

Sa réplique me laissa muette un instant et son sourire me déstabilisa. Je ne sais pas ce qui me gêna le plus. « Plus normale que tu le penses » ou le « les gens t’apprécient beaucoup ici » Et si elle avait raison ? Je n’avais jamais cherché à être différente bien au contraire mais j’avais toujours eu l’impression de porter l’incident en moi comme un poids qui m’empêchait d’avancer sans clopiner. Pourtant, j’arrivais une image de gentille petite fille qui n’avait aucun souci, alors au fond, est-ce que je n’en m’étais pas un peu remise ? Oui c’était clair que j’avais évolué et plutôt positivement mais… Normale ? Je pouvais utiliser ce mot pour moi ? C’était une nouveauté. Et si l’on m’appréciait ? Comment Traice pouvait le savoir, nous ne trainions même pas ensemble. Etait-ce Dray ou Jay qui lui avait parlé de moi ? Non, je n’étais pas un sujet de conversation. Peut-être l’avait-elle vu ?... Oui, c’est vrai j’étais pas mal entourée. Prudence, Lizlor, Hadrian. J’étais préfète. J’avais un petit ami, une meilleure amie géniale. J’aidais les amies de Prudence sur leurs devoirs, j’étais forte en cours… Ouais, sur certains points je n’étais pas si mal. Est-ce que ça faisait de moi quelqu’un d’apprécier ? Et surtout, appréciable ? Je ne me posais jamais la question moi, je n’étais pas du genre à courir derrière le succès.

- Si tu le dis… J’haussais les épaules. Je suis sûre qu’on t’apprécie aussi… Malgré tout ! Ajoutai-je en riant pour la taquiner.

Parce que oui, j’étais sûre finalement que Traice n’était pas la sale fille que j’avais cru. Bien au contraire. Mais j’avais ma fierté et admettre que j’avais eu faux n’était pas aisé surtout devant une fille qui pouvait en un claquement de doigt me réduire à néant. Je devais lui montrer que j’étais forte, plus que je ne l’étais vraiment.


- ... Mais ne compte pas sur moi pour dire que tu es parfaite.

J’éclatai de rire et lui décochai un clin d’œil. Je me sentais presque bien là, à rire avec elle. Ce n’était pas naturel mais presque : peut-être qu’en commençant par voir tous nos défauts, on les acceptait plus vite. Il est vrai que les relations qui démarrent les plus intensément le dur pas le plus longtemps. Parce qu’on idéalise l’autre et on se raccroche au meilleur de lui et chaque défaut apparait comme une nouvelle déception, une nouvelle trahison. Dans l’autre sens ? Chaque nouvelle qualité était une agréable surprise. Et pour le moment, c’est ainsi que j’envisageais ma relation avec Traice : de bonne surprise. Combien de temps ça pouvait durer ? Est-ce que notre passé, l’épisode avec Jay, tout ça n’allait pas remonter ? Nous avions pourtant fait preuve dans la forêt de solidarité même en évoquant le cimetière. On pouvait le faire au final, arrêter de se prendre la tête. Ce qui c’était passé était un malentendu et la jeune fille le savait désormais. Et moi, j’avais compris qu’elle ne trahirait pas mon secret. Et comme si cela n’était pas assez surprenant, un nouvel aveu inattendu détourna presque la conversation, me faisant frissonner.

Je ne m’attendais pas à ce que Traice me fasse confiance au point de me livrer une telle confession, un tel poids qu’elle n’avait visiblement partagé avec personne. Je devais avouer qu’elle était presque dérangeante sa vérité. Jay et elle… Le même père ? Je fronçais malgré moi les sourcils. J’essayais de chercher les mêmes traits sur leur visage. Est-ce qu’ils se ressemblaient ? Je n’avais jamais fait attention. Les mêmes yeux, les mêmes cheveux mais au final c’était simplement leur origine asiatique à tout deux, non ? Maintenant tout prenait une signification différente et je revoyais Jay me parler de ses sentiments pour la petite Gryffondor… Putain ça craignait vraiment. Remettre en cause toutes ses origines. Je ne savais pas pour lequel ça allait être le plus douloureux ? Jay ou elle ? Les deux allaient souffrir c’était certain. Mais j’étais étonnée de voir qu’ils le faisaient séparément. Ne devaient-ils pas se soutenir désormais ? Il est vrai qu’avant même les révélations, leur relation était tendue. Comment se sentaient-ils désormais ? Trahis, blessés ? Peut-être ne voulaient-ils plus se voir pour ne pas repenser à tout ça. Mais ils ne pouvaient pas s’éviter pour toujours…


- T'inquiètes.

Je la vis soupirer doucement, presque soulagée mais mal à l’aise à la fois. Cela ne devait pas être un sujet facile à aborder mais j’étais quelqu’un prête à écouter s’il le fallait. Je savais ce qu’être triste signifiait, et peu importe les incidents on souffrait tous d’une manière ou d’une autre. Et la peine n’avait pas être jugée moins profonde qu’une autre. Quand on est triste, on est triste. Point barre.

- Nos parents le savaient. Depuis qu'on était gosses en faite... Un peu dingue non ? On l'a appris en même temps, à l'enterrement de ma... de notre grand-mère.

J’hochais la tête avec un sourire doux. Les secrets de famille enfouis… ça n’était jamais bon. Je ne fis aucun commentaire parce que je ne pouvais rien ajouter. Et Traice voulait simplement vider son sac et non être consolée. Parce qu’elle imprimait tout juste à la vérité et elle ne savait pas encore quoi ressentir à ce sujet, j’en étais persuadée.

- Je crois que j'ai été un peu trop dure avec Jay. Tu as déjà pu remarquer que j'deviens assez redoutable par moments.
- Je ne vois pas de quoi tu parles !
Répliquai-je en riant et en lui tirant la langue. Même pas peur !

Et j’éclatais de rire en me chamaillant presque avec elle. A ce moment-là, les problèmes étaient légèrement plus distants et j’étais comme légère. Je fis un sourire plus doux et sincère à Traice avant de reprendre.

- Bon sinon tu ne veux pas qu’on aille chercher Dray pour se venger ? Il parait que t’es pas mauvaise en sortilège !

Direction, le château pour retrouver cette vipère ! Mais au fond, je lui devais peut-être pas mal. Parce qu’il avait réussi son coup, et bien plus qu’il ne le pensait.

THE END



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