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Look after you [Rita] [ENDED]

 

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 Look after you [Rita] [ENDED]

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Ana Falkowsky
Élève de 6ème année



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Localisation : Cachée, et ne t'avise pas de venir m'embêter.
Date d'inscription : 19/01/2012

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Ami(e)s: Eh bien pas si peu que ça à la réflexion... Je sais, ça mnque un peu de crédibilité pour une ex-solitaire.
Âme soeur: Et si il ne m'aime pas en retour, ça compte quand même ?

MessageSujet: Look after you [Rita] [ENDED]   Mer 23 Mai - 22:37

Fatiguée. Lassée. Voilà ce que j'étais. J'arrivais à la moitié de ma seconde année à Poudlard, et, honnêtement, je commençais à saturer. Ces longues robes de sorciers flottants dans les couloirs morbides du château, ce demi-millier d'élèves s'extasier bruyamment pour un oui ou pour un non, cette tonne de devoir qui pleuvait chaque soir. C'était simple: je n'en pouvais plus. Il me fallait faire quelque chose, évacuer tout ça, ou alors partir.
Partir. Bien sûr, c'était l'idée qui me tentait le plus, mais aussi la plus irréalisable. Car il fallait être réaliste: Poudlard était très bien gardé. Chaque porte était surveillée et équipée de nombreux sortilèges défensifs tous plus complexes les uns que les autres. Et si je maîtrisais bien le sortilège explosif, je doutais qu'il me soit très utile pour percer les défenses du château le plus impénétrable du monde.
Je ne devais pas être la première à vouloir m'en aller -quoique, tout le monde semblait se plaire ici-, alors Wayland et les directeurs qui l'avaient précédé avaient dû prévoir le coup, et mettre le paquet. Alors même avec de l'aide, je ne pouvais même pas y penser. Le seul moyen aurait été Pré-Au-Lard. Une fois là bas en toute légalité, je trouverais un moyen de m'en aller, je faisais confiance à ma force de persuasion pour ça. Seulement voilà. Le village sorcier n'est accessible qu'à partir de la 3ème année. La 3ème année!
Ça me semblait à des années lumières. Et dire qu'il me faudrait attendre jusque là pour espérer pouvoir quitter cet abominable école... rien qu'à cette pensée, j'avais envie de mettre le feu partout autour de moi. De plus, mes parents connaissant mon aversion pour Poudlard et donc mon envie de le quitter, il était même probable qu'ils ne signent pas l'autorisation d'aller à Pré-Au-Lard. Je serrais mes poings de toutes mes forces pour éviter d'aller les planter dans le mur de la salle commune. Inspirer. Expirer.
Je maudissais Poudlard, et celui qui m'avait donné des parents aussi imbuvables.

Je ne pouvais pas rester ici, sinon il était fort probable que je fasse exploser sous peu le canapé sur lequel j'étais allongée. Ou alors que je le déchiquète morceau par morceau. A moins que je ne lui mette le feu, tout simplement. Bref, vous avez compris l'idée.
Je me levais, l'impression d'être raide depuis le haut de la tête jusqu'au bout des orteils. Je me trimballais, marchant dans les couloirs sans direction précise, les sourcils froncés et les bras tendus. Si d'habitude, me contenir était une obligation, quelque soit le sentiment que je ressentais, ce trop-plein d'énergie, lui, je ne pouvais pas le réfréner totalement. Tout en marchant, je continuais d'inspirer et d'expirer fort, tout en ayant l'air d'une parfaite idiote.
Ça n'allait pas. Il fallait que je me défoule. Et les élèves de Poudlard n'étaient définitivement pas intéressants, en tout cas pas en guise de punching-ball. Sauf une, mais c'était un cas spécial, et je l'avais rencontrée hors du château, dans des circonstances très différentes. D'ailleurs, je ne connaissais même pas son prénom. Tout ce que je savais d'elle, c'était qu'elle avait des yeux bridés, qu'elle maîtrisais une tripoté de sortilèges, et qu'elle m'avait littéralement écrasée lors de notre duel. Depuis, j'espérais chaque jour la croiser.
Mes pieds m'amenèrent d'eux même dans le parc, où j'inspirais une grande bouffée d'air frais, ce qui ne me calma absolument pas. Alors je continuais à marcher dans la verdure, marcher, marcher, au moins ça me fatiguerait. Mais il apparut bien vite qu'avancer sans but n'avait pas l'effet escompté, d'ailleurs même plutôt l'effet inverse: faire quelque chose sans but m'énervait prodigieusement.
Je m'arrêtais, plantée au milieu de l'immensité du parc, et regardais activement autour de moi. Des plaines vertes, un grand lac, une forêt. Rien de bien palpitant. Puis une subtilité de ce décor m'apparut finalement: des sortes d'immenses pierres plantées en cercle, entre deux plaines. Intriguée, je m'approchais, cherchant une quelconque utilité à ces énormes cailloux, mais n'en trouvais aucune. Ça pouvait s'apparenter à une sorte d'arène, les rochers délimitant le terrain. Cette idée me plaisait bien.
Et n'ayant trouvé aucune utilité à ces monstres incassables, je décidais d'en faire ma cible. Après tout, qui me le reprocherais? Un Serdaigle écolo venant me faire la morale? Très bien, se serait à ses risques et périls, car il risquerait bien de prendre la place des rochers qu'ils défendait. Et vu mon humeur massacrante, je doutais que quiconque se risque à venir m'interrompre.

J'avais bien fait de ne pas rester en robe de sorcier cette après midi, si je devais m'agiter, ça m'aurait embêtée. Tandis qu'avec mon uniforme anglais qui faisait office de vêtements tous les jours, j'étais tranquille. Je retroussais les manches de mon pullover, et me mis en position de combat, avant de faire face à un rocher.
Je devais la tête pour en voir le bout, tant il était haut, lui comme ses semblables d'ailleurs. Mais il ne m'impressionnait pas, loin de là. Et que se soit le cas ou pas, d'ailleurs, j'aurais tout de même engagé le combat.
J'en avais besoin.
Lancer des sorts jusqu'à épuisement, passer aux coups de poings si besoin est, esquiver, me retourner, me baisser. Je ne m'en lassais pas. C'était bien une des rares choses positives que j'avais trouvé en la magie.
Alors, déterminée à en découdre avec un malheureux caillou qui ne m'avait rien fait, je lui lançais un premier sort.


-Confringo!

Je ne m'étais pas attendue à ce que le rocher explose en deux sous le choc, mais que mon sortilège ricoche dessus, ça, c'était une surprise. Je haussais les sourcils, avant de réitérer mon sort, qui eu le même effet que le précédent. Très, très, très frustrant.
Mais je n'étais pas du genre à me décourager pour si peu. Alors, justement, j'allais profiter le l'hyper résistance de ces pierres pour donner tout ce que j'avais, me déchaînant avec tous les sorts offensifs que je connaissais. C'est à dire, pas des masses.


-Diffindo!

Je vis la déchirure suivre le mouvement que j'avais fait avec ma baguette, mais la seconde d'après, la pierre était nickel. Agacée, je fronçais davantage encore les sourcils. Ils étaient en quoi, ces cailloux? En fer?! Peu importe, ils pouvaient même être des descendants de Merlin -pourquoi pas après tout-, ils finiraient à l'état de poussière avant la fin de la journée. Ou du moins, jusqu'à que je ne puisse plus esquisser un seul geste. Il y avait donc de la marge.
Je repris de plus belle ma lancée de sortilèges, me faisant même imaginative: je ramenais des cailloux du parc à l'aide du sortilège d'attraction, avant de les balancer très rapidement sur les pierres. Aucun effet.
Je faisais la liste mentalement des sorts que je connaissais, il m'en restait encore deux dont le caillou n'avait pas fait les frais. L'un d'entre eux était Expelliarmus, et je doutais qu'il me soit très utile. Plus qu'une carte à abattre. Après, il me faudrait me rendre à l'évidence.


-Incendio, lâchais-je dans un souffle.

La pierre prit feu en une seconde, d'immenses flammes rouges dansant autour et sur elle. Et l'instant d'après, elles s'étaient évanouit. Et le rocher restait inchangé. Cette fois, je commençais vraiment à me poser des questions. Il se faisait englober par le feu, mais semblait y rester imperméable malgré tout, comme si les flammes lui faisaient simplement des vêtements. Et moi, j'étais face à ces chose invincible, comme deux ronds de flan.
Décidément, ces pierres étaient un mystère. Et loin de m'avoir défoulé, cela m'avait encore plus mis en rogne. J'avais envie de me battre, certes, mais si l'adversaire ne ressentait pas les coups et n'en portait pas les marques, où était l'intérêt?!

Blasée, je me détournais des pierres, avant de voir apparaître une silhouette. Un sourire se forma sur mes lèvres.

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Look after you [Rita] [ENDED]   Jeu 24 Mai - 12:48

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C'était tout aussi bien de balancer ses pieds dans le vide, sans but précis. Dernièrement, j'appréciais les endroits sombres, en hauteur, où j'étais sure d'être tranquille. Perdue dans mes pensées j'avais les yeux dans le vague. Avais-je encore une âme? Sans doute, Dieu aurait pitié de moi. Comme la plupart de l'école s'ils me voyaient. J'avais même fuis mes amis qui ,pourtant, auraient pu m'apporter une aide plus que suffisante. Je ne voulais absolument pas les impliquer, car je n'avais plus aucun intérêt à être vu. Vous connaissez cette citation: "Ris et tout le monde rira avec toi, pleure et tu seras le seul à pleurer". Bah c'est pas tout à fait faux. Hors de question que j'en parle à Nathanael, il était lui aussi dans un état pas possible à cause du divorce de ses parents. Il n'était même pas envisageable de lui courir après avec mes malheurs. Cameron? Il était au cœur du sujet, une des causes de ma dépression. Hors de question que je lui avoue que c'était à cause de son père. Ça le tuerais. Chaerin? Je ne la voyais plus beaucoup ces temps-ci, elle était un peu absente, mais je trouve qu'on était pas encore assez proche pour que je lui crache au visage que j'étais terrifiée et que mon seul ami était le vide.

Au sommet de la tour d'astronomie, je me sentais comme chez moi. Avec le bord du lac, c'est l'endroit que je préférais et de loin. Surtout maintenant que j'avais un revolver sur la tempe. Comment est- ce que j'aurais pu imaginer qu'un jour, je me retrouverai en haut d'une tour, telle une princesse désespérée, qui n'attendrait non pas son prince charmant, mais plutôt son meurtrier. J'anticipe. Je posais ma tête contre le muret à ma gauche et laissais mes mains tendues devant moi comme pour attraper l'air. C'était clair que je n'avais aucune idée de ce que je faisais et que peut-être cela venait-il de la folie qui m'avait frappée ces temps-ci. J'étais devenue assez paranoïaque, et je pense qu'il y a de quoi. L'avantage, c'était que je ne recevais plus de lettres. L’inconvénient, c'était que je recevais des beuglantes. C'était curieux d'ailleurs ces petites choses.

La première fois que j'en avais fait l'expérience, j'étais dans le parc, en direction de la cabane de Hagrid. La minuscule lettre s'était arrêtée devant moi et j'avais directement pris une position de défense qui, entre nous était ridicule. Elle s'était ouverte délicatement, avait formée une bouche harmonieusement pour me gueuler dessus... pas du tout dans le même ton. Un rictus malsain qui avait déclaré en toute finesse
" Poudlard n'est pas une sécurité, jeune fille, tu l'apprendras à tes dépends."Ma première pensée était qu'il ne m'avait pas insulté cette fois. Curieux, c'était plutôt agréable aux oreilles. La deuxième était que c'était encore plus flippant que les lettres écrites avec pleins d'insultes. La troisième fut que c'était inutile de me prévenir que Poudlard ne me protégerais pas, j'étais au courant vu qu'il me harcelait depuis des mois, à Poudlard justement. Rien de nouveau donc, mise à part peut-être le fait que désormais, je connaissais sa voix. Puis j'en avais reçue d'autres. Au bout d'un moment, ça a vraiment commencé à m'énerver parce que, une fois, ça suffit, j'avais bien compris. La situation serait presque comique si ce n'était pas devenu des menaces de mort. Pour changer un peu des insultes.

J'avais donc entrepris de me renseigner sur les sorts qui pouvaient m'être utiles, vous savez, au cas où je viendrais à me battre pour éviter de mourir, et j'étais passé des heures à la bibliothèque. Là où je ne recevais ni les lettres, ni les beuglantes. Une vie normale quoi. Je soupirais en y repensant. Au début, ça m'avais rendue à moitié folle. Après, ça m'avais terrifiée. Finalement, j'étais lassée et je me disais que de toute manière, quoique je fasse, je n'y couperait pas. Autant se donner toutes les chances de se défendre même si je persistais à me dire que cela était aussi utile que de laver un plancher propre. Je décidais de descendre de la tour, j'en avais pour plusieurs minutes avant d'atteindre le hall et le parc et du coup, je ruminais tout le chemin avec joie. Les escaliers paraissaient interminables et ça aurait pu me paraître complètement fatiguant, désespérant de les descendre un à un comme ça, mais ça m'occupait l'esprit, et j'avais toutes les raisons de croire que me faire du mal, au moins, c'était bon pour mon mentale. Étrange non? Je descendais de plus en plus vite, le cœur battant à tout rompre et me remémorais les sorts que j'avais plus que jamais travaillés ces derniers temps. Confringo, Diffendo, Confundo, Expelliarmus, Finite, Lashlabask, Locomotor Mortis, Flipendo, Glacus, Petrificus Totalus et mon favori: Lacarnum inflamare, très utile pour brûler les lettres. J'avais une ribambelle de sorts à lancer, que globalement je maitrisais, et que je parvenais à faire durer, mais que je n'avais pas pu essayer. De plus, il m'arrivais de ne pas parvenir à ne pas en réaliser certains, ce qui était assez frustrant.

Et pour cause, je savais que l'art subtile de lancer un sort avait pour clé de ressentir entièrement le sentiment que suggérait ce même sort. Par exemple, quand j'avais lancé ce Confringo au bar, avec cette tête brune, Ana, j'avais littéralement fait explosé la table en milles morceaux. C'était parce que ça venait du coeur, et surtout de mon état de fureur. Depuis ce jour, j'avais l'agréable sensation d'avoir enfin trouvé la clé, le sésame de la magie. A vrai dire, je ne m'en étais jamais rendue spécialement compte. Je lançais des sorts, sans me poser de questions puisque j'y arrivais assez facilement. Mais voilà, cette fille, Ana, m'avait fait ouvrir les yeux. Mes sorts ne duraient pas longtemps et ça me mettait en danger, même si je profitais de l'instant de surprise. J'arrivais enfin dans le hall que je traversais pour atteindre le parc. Très bien, j'étais en colère, car j'avais cette fureur permanente en moi qui me consommait à petit feu, et l'envie de botter le derrière de quelqu'un parce que j'en avais terriblement marre. De tout, surtout de LUI. Il m'aurait, et ça me terrifiais, mais ça me mettait en rogne aussi. La baguette à la main, j'avançais sans but précis à l'opposé du lac.

D'ici, j'entendis une voix, féminine.
"Confringo". Tiens, ça je connaissais. Ne serait-ce pas... "Diffendo"... Haha, si, c'était elle. Ana. Comme on se retrouve. Je repensais au fait que j'avais besoin d'un cobaye, que je voulais me défouler, que c'était grâce à elle que je m'étais rendue compte que c'était génial les duels de magie. Vraiment, le fait de lancer des sorts, de les ressentir, de les éviter, de s'en défendre, c'était un sentiment de danger, de plénitude, de maitrise de soi. C'était tout simplement géniale, et je dois avouer que j'y avais pris beaucoup de goût. Le cobaye, c'était parce que justement, étant douée en magie et très en avance, j'avais tenté de créer un sort -qui, si ça se trouve existait déjà-. Pendant les vacances, j'avais passé des heures à apprendre le latin, à essayer des sorts simples. Ils n'avaient pas tous fonctionnés, mais c'était tout de même satisfaisant. Il y en avait un en particulier qui me fis sourire instinctivement. J'avais les idées noires, et en duel, il était plus que probable qu'il fonctionne. "Incendio".

Je m'étais approchée au point de découvrir, que sous mes yeux, étant en haut d'une petite colline, une silhouette s'agitait sans tous les sens contre un adversaire invisible. Je ne pus m'empêcher de rire parce que franchement, c'était drôle de voir cette fille se battre contre une pierre. Une pierre qui semblait même la narguer. Et visiblement, elle n'appréciait pas du tout. La prénommée Ana se trouvait au milieu d'un cercle de pierre rectangulaires assez spacieux, délimitant une sorte de terrain. Intéressant. Malgré tout ce qui pesait sur moi, l'horreur, la terreur, la folie presque, je savais pertinemment que j'avais besoin d'extérioriser. Mais avec respect. Quoi de mieux pour se défouler qu'un duel de sorcier? Dans toutes les règles, l'honneur et le respect. Quoi de mieux que d'affronter cette fille qui rêvait de me battre presque autant que je rêvais de la surprendre de nouveau.

Soudainement, alors que je la regardais se défouler, éviter à une vitesse impressionnante un duelliste invisible, que je me rappelais le goût de mon sang, elle se retourna vers moi. Et elle me sourit. Alors là, j'étais sur le cul. Je la regardais encore un moment, cachant ma surprise. J'inspirais un bon coup, faire remonter en moi mon esprit combatif, mon amour de l'aventure et du danger. Moi. Je relevais la tête avec ce sourire espiègle qui me caractérisait autrefois. Avant que je ne reçois des menaces de morts tous les jours, avant que je ne devienne à moitié folle avant que je ne perde tout goût à la vie. Je souriais parce qu'enfin, et ce depuis des semaines, j'allais enfin éprouver de véritables sentiments. Pas la peur, mais l'envie, la joie. La joie de se dépasser, la joie d'avoir du courage, d'être plus malin que l'autre, de ressentir la douleur. Vivre. Enfin.

-Flambios, j'avais levé la baguette au ciel, ne la visant pas afin qu'elle ne se sente pas visée et j'avais lancé mon sort, avec le même sourire. De la main, j'écrivais dans le ciel, en lettre de feu. Alors que les flammes déchiraient le ciel, je lus tout simplement le message que je venais d'écrire:



Sourire triomphale.





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Dernière édition par Rita Minithya le Dim 3 Juin - 18:45, édité 2 fois
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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: Look after you [Rita] [ENDED]   Mar 29 Mai - 20:24

Je crois que quelque part, j'avais toujours un peu rêvé qu'on me remette à ma place. Je n’entends pas par là que je suis masochiste, loin de la là -me prendre une tornade dans la tête et m'exploser sur une table ne m'avait fait que très moyennement kiffer. Mais sentir que quelqu'un qui avait mon âge, plus ou moins ma carrure et mon expérience du combat pouvait me battre, ça, ça m'avait fait... plaisir.
C'est un schéma classique mais qui marche à tous les coups; jusque là, j'avais toujours fini vainqueur dans mes combats -aucune mauvaise foi, ce n'est pas mon genre- ce qui, à la longue, me donnait une impression d'invincibilité. C'était faux, bien sûr, et il me suffirait de défier une quatrième ou cinquième année pour sentir la différence, mais c'est l'enthousiasme du début. Et si, les premières fois, ça m'avait empli de fierté d'écraser mes adversaires les uns après les autres -je n'exagère absolument pas-, à force, ce n'était plus amusant.
Et puis, dans ce bar de Londres, pendant les dernières vacances, je m'étais attaquée à plus fort que moi. Ou plus rusée. Ou plus expérimentée. Ou les trois, peu importe, le tout étant qu'elle m'avait littéralement écrasée. Pulvérisée. Et ça m'avait fait un bien fou -non, non, je vous assure, je ne suis pas masochiste.
Car à présent, un but animait ma vie monotone: battre cette fille que j'allais retrouver bien vite. Je savais que ce n'était pas sur les connaissances que je pourrais la battre, car elle avait un répertoire de sorts assez incroyable pour son âge; mais bien sur la force de mes sortilèges. Car c'était là son point faible: les siens étonnaient, faisaient mal, mais l'instant d'après, ils cessaient. Et c'était pendant cet instant là, avant qu'elle ne relance un sort encore plus surprenant que le précédent, que je devais frapper.
Et là était mon but: m'entraîner à frapper fort, tellement fort qu'elle n'aurait plus qu'à admettre sa défaite, si toutefois elle en avait encore la force. Je visais haut, mais je n'étais pas du genre à me contenter d'un "assez bien". Avec moi, c'était tout, ou rien. Et je comptais bien que cette fois, ce soit "tout".

La fille me rendit mon sourire, qui était, comme le mien, rempli à la fois d'ironie et de réel plaisir. Car cette fille aimait se battre, c'était une certitude. Seulement, elle, ne le savait pas encore!
Elle leva sa baguette vers le ciel avant que j'ai le temps de dégainer la mienne, sans pour autant se départir de son rictus. Elle murmura une incantation que je n'entendis pas, et des lettres enflammées apparurent dans le ciel, entre elle et moi.
"Bonjour Ana". Suivi d'un grand sourire victorieux de sa part.
Je ne connaissais aucun sort de ce genre, mais il fallait bien que je fasse quelque chose, histoire de lui rendre la pareille. Lui montrer que je n'étais pas qu'une vieille larve qui répétait sans cesse les mêmes sortilèges comme une musique que l'on met en boucle. Je me creusais la tête afin de trouver quelque chose qui me permettrait de la saluer de manière originale.
J'optais finalement pour Wingardium Leviosa, et fis voler les uns après les autres quelques cailloux qui se trouvaient près de moi, les laissant flotter dans les airs dans une position bien précise, pendant que j'en faisais voler d'autres, les dirigeant avec le bout de ma baguette. Quand j'eus fini, une centaine de cailloux écrivaient dans les airs "Prête à te faire écraser?". Je ponctuais cela d'un nouveau petit sourire ironique, puis relâchais d'un coup les cailloux qui retombèrent par terre dans un bruit sourd. C'était maintenant que ça commençait.

J'avais bien senti de la part de ma camarade des regrets de m'avoir ainsi amoché, l'autre jour; d'ailleurs elle n'avait rien fait pour les masquer, à grands coups de pleurs et d'excuses. Pour ma part, je ne regrettais rien, mis à part le fait que mes traîtres de frères m'aient vendue et ramenée à mes parents, qui m'ont ensuite formellement interdit de sortir. Et encore, j'ai évité de peu le passage à Ste-Mangouste en réussissant à les convaincre qu'ils pouvaient me soigner eux mêmes. Ce qu'ils ont fait, non sans avoir râlé un certain temps avant.
Et finalement, j'avais passé le reste des vacances dans ma chambre à Liverpool, avant d'arriver à Londres le jour de départ du Poudlard Express. Pour la première fois, je ne voyais pas que du mauvais à retourner au château: j'avais en effet très envie de me frotter de nouveau à cette fille. Et le seul moyen de la retrouver était ce qui nous unissait, la magie.
Et en parlant de magie, c'était à moi de commencer, encore une fois. Honneur aux perdants oblige, je réfléchissais au premier sort que je lancerai.
J'avais envie de la surprendre comme elle l'avait fait, mais d'un autre côté, les sorts que je ne lui avait pas montré en étaient encore au stade expérimental. Autrement dit, je ne les maîtrisais pas. Et hors de question de me rater devant elle, mon adversaire redoutable, à la ruse infinie! Alors il fallait faire autre chose, me montrer inventive, faire preuve imagination.
Je voyais encore une fois cela comme un combat à mort, ou du moins, jusqu'à que l'une de nous deux se retrouve incapable de se battre convenablement. Alors je ne lésinerai pas sur les moyens, il me fallait un sort qui ferait des étincelles, littéralement ou pas.
Des étincelles... oui, pourquoi pas. A bien y réfléchir, ce plan avait même l'étoffe d'une bonne idée. Rapidement, les détails se mirent en place dans ma tête, me faisant sourire de satisfaction. Elle ne s'y attendrait sûrement pas. Comment le pourrait-elle? Je venais de l'inventer, et ce serait fait avec les moyens du bord.


-Diffindo, lançais-je en pointant ma baguette en direction de l'herbe, non loin de moi.

Des centaines de brin verts se coupèrent d'un coup sec et retombèrent instantanément juste à côté de la où ils poussaient quelques instants plus tôt. Certes, vu comme ça, ça n'avait l'air de rien. Ou plutôt, ça avait l'air stupide, j'en avais conscience. Mais qu'elle attende un peu! Ce n'était que les préparatifs d'un enchaînement que je voulais diabolique. Par contre, si ce geste paraissait inoffensif, voire inutile, celui d'après en aurait beaucoup moins l'air. Alors il faudrait que je fasse vite.
Cette fois, c'était un sourire d'excitation qui se peignit sur mon visage. Décidément, depuis qu'elle était là, mes lèvres n'arrêtaient plus de s'étirer! Mais très franchement, je me foutais comme de l'an 40 d'avoir l'air gaie. Je pouvais enfin me battre contre celle qui m'avaient battue sans efforts apparents, et j'allais tout donner, une fois de plus. C'est tout ce qui comptait.


-Wingardium Leviosa, murmurais-je, regardant les brins d'herbe suivre ma baguette pour aller se positionner rapidement au dessus de la tête de ma camarade, formant un petit tas assez compact. Incendio!

Et le tas prit feu. Le tout n'avait pas pris plus d'une ou deux secondes, elle n'avait pas pu éviter l'attaque. Il pleuvait littéralement des brins d'herbes enflammés, qui se consumaient en quelques centièmes de secondes, parfois même avant de l'avoir atteinte, elle ou le sol. Mais malgré tout, j'étais fière de moi. Ce n'était certes pas à la hauteur de sa tornade de la dernière fois, mais c'était plutôt pas mal quand même.
A présent, j'attendais qu'elle réplique, car je voulais que ça se fasse dans les règles: l'une après l'autre. Les trois sorts que je venais de lancer ne formaient qu'une seule attaque au final, donc ça ne comptait pas.
J'attendais sa réponse avec un mélange d'impatience et de peur. La peur. Il ne me paraissait pas incongru de la ressentir maintenant, pas après avoir été témoin, ou plutôt victime des talents de mon adversaire. Je savais qu'elle pouvait me terrasser, d'un seul sortilège peut-être. Alors avoir peur était normal.
Mais qu'est ce qui faisait une telle différence entre nous? J'étais à peu près certaine qu'on avait le même âge, à un an de différence peut-être. L'expérience? Ce n'était pas ce qui me manquait. Peut-être à elle non plus, mais j'étais à peu près certaine que dans ce domaine, je la surpassais. Alors quoi? Elle avait des dispositions naturelles aux sortilèges, des dons pour le combat? C'était une hypothèse. Mais ça ne ferait pas une aussi grande différence.
Différence que l'on pouvait mesurer à l'étendue des dégâts qu'elle m'avait causé, après notre altercation au bar: trois côtes cassées, une grosse et vilaine plaie au front, le dos ruiné, des bleus et des éclats de verre partout. Et elle, de quoi avait-elle écopé? Un nez en sang, cassé peut-être, et des vêtements sales. C'en était ridicule.

J'avais l'impression que je ne pourrais pas la battre, l'écraser comme elle l'avait fait pour moi, tant que je ne comprendrais pas ce qui nous séparait. Peut-être lui poser la question irait plus vite, mais si elle marchait comme le dénommé "Caleb", elle ferait mine de ne pas comprendre afin de ne pas me révéler le secret. Cette fille était une Poufsouffle, j'en étais sûre! Calme en apparence, mais d'une fourberie sans égale en vérité!
Il me faudrait l'être plus qu'elle, pour mesurer l'étendue de l'abîme qui nous séparait, et surtout, y remédier.

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Look after you [Rita] [ENDED]   Mar 29 Mai - 22:21





Cette euphorie qui vous gagne et vous surprend, cette appréhension néanmoins, cette crainte presque mêlée à l'incertitude, était-ce vraiment possible de ressentir tout cela en même temps? A l'intérieur de moi je continuais à être vide, même si au fond j'étais convaincue qu'un jour, je pourrais me battre comme il le fallait. Il le fallait. Alors l'abîme qu'était mon âme n'était peut-être qu'un puits sans fond, mais j'avais l'espoir qu'il y ait là encore un peu de courage. Suffisamment pour affronter mon destin, et me battre pour le changer. Ça approchait, inévitablement, je le ressentais autant que l'on pouvait sentir sa main brûler. C'était douloureux. En réalité il vivait presque en moi et envahissait mes pensées. Qui sait, peut-être avais-je encore suffisamment de raison pour le prétendre. C'était claire pourtant que je n'avais aucune chance, mais je passais des heures à me persuader du contraire. Qui souhaite mourir à... 12 ans, sérieux? Surtout après tout ce que j'avais vécu. J'avais survécu, et surement pas pour que l'on m'arrache la vie aussi facilement.

Mais, voyez, j'avais le sentiment qu'avec Ana, je me libérais, vraiment. Je détestais cette fille autant que je l'admirais, autant que je la méprisais, autant que je l'enviais, autant que... on pouvait aller loin. En faite, j'avais un esprit de contradiction particulièrement développé. Mon cerveau ordonnait clairement quelque chose, mon corps tentait de faire le contraire. Et ainsi de suite. Alors me battre contre Ana ne me dérangeais pas le moins du monde alors que je savais intérieurement que je l'aimais, bien mine de rien. Je sais pas si vous avez compris. Ana était ce genre de fille qui vous met sans arrêt sur le cul. De par son agressivité, sa violence, son assurance. On la craignait facilement, et il fallait tout de même un certain courage ou une grande fierté pour se lever face à elle. Moi j'avais vu pire. Je ne la craignait pas vraiment. N'empêche, à première vu elle était impressionnante, car elle ne paraissait avoir aucune limite. Raison pour laquelle les hommes craignent les fous. Il n'ont pas de limite pas de morale. Ils sont dangereux. Je pouvais parier que si elle était aussi agressive, c'était pour une raison précise. Soit ses parents l'avait trop gâtée, soit il lui était arrivé quelque chose, à elle ou à un de ses proches. On ne naît pas mauvais, cela va sans dire. Peut-être était-ce cela qui m'attirais chez elle -je suis vraiment hétéro-, elle avait quelque chose de malsain. Quelque chose que bien malgré moi, j'avais envie de connaître. Car elle utilisait cela comme une force, autant que moi j'utilisais ma souffrance comme énergie. On était pareille sur ce point là.

En la regardant bien, avec ses longs cheveux bruns, ses magnifiques yeux verts, son corps athlétique, j'avais parfois du mal à comprendre ce qui l'avait amenée à être mauvaise avec les autres. Je veux dire, elle avait été comme ça avec moi, mais maintenant, j'avais l'impression d'avoir gagné son respect, d'avoir mérité un sourire. Elle n'était clairement pas méchante au fond. Dans un sens je comprenais. Dans un autre c'était flou. J'avais quelque fois du mal à la cerner, ça me perturbais. J'adorais ce genre de personnes qui sont uniques, qui savent ce qu'elles veulent, qui le disent haut et fort, sans peur qu'on les juge. J'avais tout le temps envie de me mesurer à elle car j'avais trouvé l'euphorie des combats. Cette euphorie qui me ramenait autre part, qui me faisait voyager, qui me dépensais. Cette fille avait fait renaître en moi une passion bien enfouie, et malheureusement pour elle, j'étais bien décidée m'amuser. L'adversaire parfaite. Elle serait sans pitié, je le savais. Tant mieux, je ne voulais pas qu'on ait pitié de moi. Je préférais qu'elle soit cruelle. Moi non plus, je ne mettrais pas mes gants avec elle. Et j'étais sure qu'elle le savait très bien.

Quand j'avais levé ma baguette pour faire apparaître mon message enflammé, elle ne parut pas vraiment surprise, mais plutôt... dépitée. Là aussi je pouvais comprendre. Ce n'était pas la première fois que l'on combattait, et je savais pertinemment que cela l'avait marquée. Comment je pouvais le savoir? Je m'en doutais un peu, surtout son regard, surtout dans ses yeux avant que l'on ne se quitte au Chaudron Baveur. On était sur la même longueur d'onde. On était des adversaires parfaites. Je la regardais avec cet air malin que je ne me quittais plus en cet instant, car j'avais complètement oublié les lettres, le père de Cameron et tout le tas de soucis qui allaient avec. Il n'y avait que nous deux. Parfois, j'avais l'impression de revivre des moments que je vivais avec Nathanael. Non sans blague, c'était carrément flippant. Juste l'impression que nous n'étions que deux, que cette personne était la seule qui occupait mon esprit. Brrr. Bien que je n'en avais pas honte, c'était juste que c'était étrange cette sensation. La même appréhension du comportement de l'autre, le même regard -à quelques différences près-. Alors Ana leva sa baguette à son tour et j'attendais, prête. C'était le moment. Mais elle ne la pointa pas vers moi. Mais vers l'herbe. Tiens?

-Diffendo!
s'écria t-elle. L'herbe qu'elle visait fut coupée d'un coup. Ça n'aurait pas du spécialement me surprendre, après tout, je savais le faire, mais il y avait une telle puissance dans les sorts qu'elle lançait que je me demandais comment elle faisait.
Wingardium Leviosa, murmura t-elle. Elle fit alors voler les brins au dessus de ma tête et comme une idiote je restais là, ne sachant pas vraiment quoi faire ni à quoi m'attendre. Parce que après tout, qu'est-ce que je risquais? Si elle me faisais tomber de l'herbe dessus, je n'en mourrais pas, j'avais déjà gouté à la bierraubeurre et croyez le ou non, c'est 1000 fois pire à nettoyer. Je réprimais une grimace à ce souvenir en fermant à moitié les yeux et entendis: Incendio!

La pelleté d'herbe s'embrasa juste au dessus de ma tête et je me baissais précipitamment, le coeur battant à tout rompre en sentant le danger. J'adorais ce pincement au coeur qui vous paralyse à moitié et qui finalement transmet cette sensation à tout votre corps, qui se transforme en force. J'avançais vers elle, me relevais et l'affrontais du regard. Un regard perçant, un peu pour la surprendre. Elle avait du s'entraîner, elle ne me sortais pas les mêmes sorts que la dernière fois, et d'une puissance supérieur. Très franchement, elle avait tout mon respect. Mais qui dit attaque, dit contre -attaque non? Malheureusement pour elle, je pense que c'est ma brève folie et paranoïa qui m'avait emmenée à m'entraîner sans relâche pendant des soirs et des soirs dans la salle sur demande. Parfois jusqu'à épuisement. Mais cela en valait le coup, j'en étais persuadée. Et cette fois j'avais retenu la leçon, il ne suffisait pas de connaître des sorts. Il fallait les rendre puissant. Les vivre. Et j'avais progressé, surtout avec cette haine qui était en moi, étendue et amplifiée par les menaces de mort. A deux, on formait une équipe redoutable. Je connaissais et savais lancer un grand nombre de sorts, elle leur donnait leur puissance. A deux, je pouvais parier qu'on était presque indestructible. Enfin, au moins capable de nous mesurer à une 4ème ou 5 ème année. Sauf que voilà, ce serait pas juste. Mais on se complétait. Elle avait autant de choses à m'apprendre que moi à elle.

Mais je me mis à sourire pour lui montrer que certes, ce n'était pas mal du tout, mais que que, maintenant, c'était à moi de jouer. Je n'avais aucune envie de tester tout de suite sur elle le sort sur lequel j'avais tellement travaillé. Ce serait dommage de terminer le combat comme la dernière fois et je n'éprouvais aucun plaisir à battre à plate couture un adversaire. Sans chercher à me vanter, un sortilège de la matraque, et c'était fini. Aucun intérêt. Alors j'optais pour quelque chose de beaucoup plus simple. J'utilisais ma ruse et je décidais de lui lancer un sort sans grande puissance, mais handicapant et résistant. Quelque chose d'assez banale. Mais auquel on ne pensait pas. Elle paraissait presque apeurée et cela confirma ma théorie. Elle s'attendait à ce que je frappe fort. J'allais faire le contraire, la provoquer pour lancer le vrai combat. Quoi de mieux que de ce moquer un peu?


-Coloshoo! déclarais-je le pus sérieusement du monde.

Il ne se passa rien. Enfin, rien d’apparent. Mais mon visage se transforma petit à petit et je ne pu contenir un rire. Puis un autre. Et encore un autre. Je continuais à rire seule, parce que mine de rien sa tête anxieuse me faisais marrer, parce que c'était nettement de l'incompréhension, de l'inquiétude et aussi un peu de ravalement de fierté. J'en devenais carrément hilare, et elle ne dut pas le supporter plus longtemps car elle essaya de s'approcher de moi. J'ai bien dit essaya. Ouais parce que là, elle faisait du surplace. Je me tordais de rire et j'en avais les larmes aux yeux, le ventre serré par des contractions. J'avais beau essayer de me contenir, me dire qu'elle avait toujours sa baguette dans les mains, je ne pouvais plus m'arrêter.

Parce que, ma petite Ana, j'ai le regret de te dire que tu continus le combat à pied, ou en chaussette, au choix.



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MessageSujet: Re: Look after you [Rita] [ENDED]   Jeu 31 Mai - 20:37

Peut-être que je surestimais cette fille, finalement. Peut-être qu'elle ne me battrait pas une nouvelle fois. Peut-être que personne, de mon âge, ne pouvait me battre. Cela pourrait sonner comme une phrase très prétentieuse, mais, bizarrement, à mes yeux elle était plus déprimante qu'autre chose. Gagner, tout le monde aimait ça, ce n'était pas une nouveauté. Mais se prendre une bonne raclée de temps en temps n'était pas mal aussi. Sentir que parfois la vie ne tient plus qu'à un fil, et que ce fil est au bout de la baguette de votre adversaire, est un sentiment que je recherchais presque désespérément. En une année et demi à Poudlard, j'avais mené de nombreux combats, et gagné la plupart. Pourtant, je n'attaquais pas spécialement les "plus faibles", des premières années faisant 10kg de moins que moins par exemple. Mais les gens n'aimaient pas se battre. Ils le faisaient plus pour se défendre que pour attaquer réellement. Aussi, autant qu'ils pouvaient, ils essayaient de réduire au minimum le nombre de sortilèges lancés en parlementant au maximum sur combien "la méchanceté gratuite, c'était mal". Alors, oui, vos sermons sont très beaux et pourraient être affichés sur les portes de vos salles communes, mais moi, je n'en ait rien à faire.

La conscience, les regrets, la compassion, ce genre de trucs ne me touchait pas vraiment. Et je n'allais pas m'en plaindre; je voyais bien le résultat sur les autres, et croyez moi, ce n'était pas que du bon. Je préférais avancer en restant à l'écart de ces sentiments inutiles, en me rappelant sans cesse qu'il ne sert à rien de regretter le passé. Et c'est ce qui faisait ma force; je n'hésitais pas à frapper, là où ça fait mal si possible. Et si jusque là je n'avais rencontré personne de semblable au château, un beau jour, à Londres, mon "vœu" s'était réalisé. J'avais eu du mal à le voir, surtout parce qu'au début cette fille m'avait eu avec ses airs de miss parfaite, et qu'elle n'était pas vraiment offensive. Mais dès l'arrivée de la tornade, j'avais vu en elle ce qu'elle même semblait ignorer: une combattante, une fille sans remords qui frappait avec violence ceux qui la dérangeait. J'en avais été toute émoustillée. Puis elle avait pleuré, s'était excusé. Mais j'avais décidée de ne plus me faire avoir, cette fille là était de la même trempe que moi, j'en avais eu la preuve. Et je comptais bien la faire de nouveau ressortir de ses gonds, afin qu'elle abandonne sa couverture niaise.

Pourtant, la voir à peine esquiver mon attaque qui n'était pourtant pas apparue de nulle part me déçu. Elle n'eut quasiment rien, bien évidemment, quelques éraflures sur ses vêtements qu'elle recoudrait d'un coup de baguette plus tard. Mais je m'attendais à mieux. Qu'elle lève son bout de bois au ciel et fasse disparaître tous les brins d'herbes, par exemple, ou bien qu'elle les retourne contre moi. Mais il n'en fut rien. Elle se baissa en se protégeant la tête, bon réflexe certes, mais je m'étais attendue à une contre attaque directe. Avais-je placé la barre trop haute? En attendais-je trop de cette fille?
Je décidais finalement de ne pas trop m'y fier, peut-être était-ce justement une de ses ruses -me faire croire qu'elle n'était pas aussi douée que je le pensais, puis me renvoyais d'où je venais d'un puissant coup de baguette la minute d'après. Oui, cette solution me semblait la plus plausible à présent. Elle n'allait tout de même pas me lancer un "Expelliarmus"! Après mon attaque brûlante, elle allait forcément répliquer au centuple. Elle avait intérêt.
Enfin, elle tendit sa baguette vers moi. Fière, un nouveau sourire malicieux se forma sur mes lèvres. J'attendais, prête à bondir dès qu'elle aurait formulé son sort.


-Coloshoo, dit-elle simplement.

Une seconde, deux secondes, trois secondes... Toujours rien. Mais qu'est ce que c'était que ce sort? Une sorte de bombe à retardement, qui exploserait dès que j'aurais baissé ma garde? Elle pourrait toujours attendre alors, je n'en ferais rien. Mais je commençais à m'impatienter, et à m'inquiéter aussi. Que m'avait-elle lancé? M'avait-elle défiguré, coloré les cheveux? Inquiète, je tâtais mon visage d'un tout petit geste. Ouf, je reconnaissais à peu près tous mes traits, depuis mon nez fin jusqu'à mes joues creuses. Je pris une de mes mèches de cheveux, l'observait attentivement. Toujours rien. Peut-être quelque chose qui se déclencherait dès que je bougerais, c'était une possibilité. Intelligente d'ailleurs! La personne n'a plus rien à faire que de rester immobile, car c'est soit ça, ça... le mystérieux sort se manifeste. Sauf que là, en l’occurrence, la personne c'était moi, et quitte à être grièvement blessée, il n'était pas question que je reste là, immobile, sous les yeux de la fille qui... riait?
Interloquée, j'écarquillais les yeux. Mais c'est que ça ne s'arrêtait pas au simple petit rictus ironique, elle était véritablement prise d'un fou rire, la fourbe! Je voyais d'ici ses yeux briller sous les larmes de joie qui commençaient à apparaître tandis qu'elle s'esclaffait de plus belle à chaque fois qu'elle me regardait. Tout à fait irritant. Agacée, et vexée, car je n'aimais pas être le dindon de la farce -je fais de sales tours aux autres et me moque, pas le contraire!- je fronçais les sourcils et me décidait à aller vers elle dans l'idée de lui décocher la droite du siècle, et tant pis si j'explosais dès mon premier mouvement. Mais quelque chose me stoppa net dans ma lancée. Quelque chose qui m'empêchait d'avancer, ne serait que d'un seul centimètre. Commençant à comprendre, je baissais lentement les yeux vers mes pieds.
Je soulevais doucement mon pied droit, regardant attentivement ma cheville se lever, et ma chaussure rester au sol. Je répétais l'action plusieurs fois, changeant de pied une fois sur deux, avant de me décider à relever les yeux vers celle qui venait de m'humilier superbement.
Je lui lançais un regard assassin, dans lequel était chargée toute la rancœur que j'éprouvais à ce moment là. Parmi son -probablement- long répertoire de sortilèges, il avait fallu qu'elle me lance lui qui colle les chaussures au sol?! Là, elle baissait clairement dans mon estime. Et pourtant, c'était moi qui me retrouvais attachée au sol, à moins que je n'enlève ces satanées ballerines. Ce que j'allais faire, évidemment, bien que cela me coûte énormément. Car en faisant ce qu'elle attendait de moi, je me montrais faible et prévisible; tout ce que je détestais. Mais je n'avais pas le choix.
Alors, lentement, et en prenant soin de préserver mon regard noir, j'entrepris d'enlever mes ballerines, et de continuer en collants. Humiliant, très humiliant.

Mais maintenant que j'étais "libérée", que ma très chère camarade avait cessé de rire, on pouvait se lancer dans un combat
sérieux. Et qu'elle ne me lance pas un autre sortilège de ce genre, car sinon non seulement elle redescendrait à mes yeux au simple stade d'élève inintéressant, mais en plus je partirais sans demander mon reste. Alors qu'elle ne me déçoive pas une deuxième fois!
Enfin, avant de songer à sa réponse, il fallait déjà que j'imagine mon attaque. Et après l'affront qu'elle venait de me faire, qu'elle n'imagine pas s'en tirer avec un Confringo! Cette fois, je devais viser haut, et il n'y avait pas 50 moyens pour cela: il fallait que je me lance dans un des sorts que je ne maîtrise pas encore totalement. Quitte à le répéter plusieurs fois jusqu'à ce qu'il marche et à me ridiculiser.


-Impedimenta, murmurais-je, ma baguette tendue vers mon adversaire. Rien. Impedimenta! IMPEDIMENTA !!

Cette fois, j'avais clairement hurlé, et ainsi elle pouvait constater ouvertement l'échec de mon sortilège d'Entrave. Elle bougeait normalement. Je n'avais pas réussi, j'étais ridicule. Mais pas question de me laisser abattre, avec cette fille j'étais abonnée aux surprises et à l'agacement, et c'est sur cet état d'esprit que je repris de plus belle, avec un autre sortilège.

-Obscuro! Obscuro! Obscuro! Obscuro! OB-SCU-RO!

J'ignore à quel moment mon incantation a-t-elle pris effet, que se soit avant que je crie ou pas, mais le tout était que j'avais enfin pu constater une changement d'attitude chez mon adversaire. Elle semblait ne plus très bien savoir vers où regarder, ni vers où tendre sa baguette. Comme si... elle était devenue aveugle. Ce qui signifiait que j'avais réussi mon coup. Après m'être rendue mainte fois ridicule, cette fois, c'était à son tour de tâter un peu à l'impression d'être risible et vulnérable. Et puis mes sortilèges avaient au moins le mérite de tenir plus de soixante secondes, allant parfois jusqu'à une dizaine de minutes. Je doutais que se serait le cas maintenant, car en combat, il me semblait logique qu'ils aient moins de puissance qu'en entraînement. Mais cinq minutes seraient suffisantes.
Je la laisserai, comme il se doit, répondre à mon attaque, esquiverai, et ce serait de nouveau à moi de lancer l'offensive. Que disait le dicton déjà?... "Et tel est pris qui croyait prendre."


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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Look after you [Rita] [ENDED]   Dim 3 Juin - 14:44




Disease's growing, it's epidemic
I'm scared that there ain't a cure
The world believes it and I'm going crazy
I cannot take any more
I'm so glad that I'll never fit in
That will never be me






Je dois avouer que sur ce coup là, je n'avais pas été très fair-play. Enfin non, j'avais manqué de dignité. J'avais ressenti le besoin de la ridiculisée alors que là était justement le problème. C'est vrai quoi, elle en avait bien profité au bar, mais c'était surement pas une raison pour que j'agisse exactement de la même manière. J'avais été ridicule et je m'en voulais un peu. Mais dans un autre sens, ce que j'avais fait était bien le miroir de mes états d'âmes, non pas que je craignais de me battre contre elle, mais encore une fois, je prenais un malin plaisir à me montrer supérieur, et je lui avais montré que je l'étais tellement que je n'évitais même pas ses sorts. J'aurais tout aussi bien pu lui rire au nez que ça aurait eu le même effet. Je l'avais ridiculisée. Et j'avais été ridicule à mon tour. Réaliser cela fit directement monter en moi un réel besoin de la battre loyalement sans détours. Un vrai combat. Je sentis mon cœur battre, le sang dans mes veines pulser. Ça remontait en moi et je n'avais qu'une envie: la battre à plate couture. Plus de détours. J'allais oublier tout de qui me tracassait et me maitriser, c'était ma clé. Celle qui ferait que j'allais me montrer encore plus forte que la dernière fois, celle qui allait aussi me permettre d'extérioriser la douleur et ma peur.

J'avais beau tenter d'utiliser toutes les ruses que je voulais, je m'y perdais souvent. C'est pas du tout malin je l'avoue, c'est même carrément con. J'avais peut-être essayé de lui faire croire que j'étais lâche et que je voulais seulement me moquer d'elle pour attaquer violemment après. C'était pas digne du tout. Enfin, elle ne l'était pas non plus, et finalement: ben j'allais quand même pas me gêner. J'avais pas mal de compassion pour la souffrance des autres, mais je m'étais rendue compte qu'avec elle, dans le bar, je n'avais éprouvé aucun remords à lui montrer que je la surpassais. J'avais juste regretté de ne pas m'être plus maitrisée. Et puis j'avais découvert cette force incroyable qui sommeillait en moi. La dompter. Ça avait été mon objectif depuis notre dernière rencontre. Dompter ma peur et ma colère pour la transformer en énergie. Je la regardais, cette fois sans aucun rire car je n'éprouvais plus du tout l'envie de me moquer d'elle, et parce qu'elle était furieuse. Vraiment furieuse que ça me fis presque de la peine. Elle ne devait pas avoir l'habitude. Avec moi pas de chance, je faisais toujours ce que les gens n'attendaient pas de moi.

Je l'avais humiliée sans aucun remord. Ouais, la seule chose sur laquelle j'étais d'accord c'était que j'étais souvent sans remords avec ceux qui m'avaient blessé ou le voulait. Je les écrasais s'ils passaient sur mon chemin. Rien ne m'arrêtais et c'était peut être la seule chose que je cachais et qu'Ana avait découvert. J'avais une grande gueule et bien qu'étant tout à fait sociable je ne craignais jamais de dire ce que je pensais. Si j'avais quelque chose sur le cœur, ça sortait, qu'on en soit content ou pas. C'était ma force. Ne jamais abandonner. Toujours avancer, quelque soit les obstacles. Avec Ana, cette fille incroyable, je ne prendrais pas de gants. C'était exactement ce qu'il me fallait et même si j'avais fait en sorte de la provoquer, elle ressemblait plus à un chaton tentant de rugir comme un lion. Elle était plus faible qu'elle ne voulait bien le montrer. Elle lançait des sorts puissants, sans nul doute, mais elle ne gérait pas sa haine et n'avait pas beaucoup de morale. Je pense que c'était exactement ce qui la freinait. Elle pourrait être très forte si seulement, au lieu d'écouter son cœur, elle écoutait un peu sa tête. Je soupirais discrètement en remarquant l'état dans lequel elle était. Annuler mon sortilège de glu aurait été un jeu d'enfant si seulement elle y avait pensé. Bon, ce sera pour la prochaine fois. Ce qu'elle voulait maintenant, c'était me faire la peau.

-Impedimenta.

Voyez vous ça. Je vous disais. Un chaton qui tente de rugir comme un lion...


-Impedimenta! IMPEDIMENTA !!


Échec cuisant de sa part. Si j'avais voulu la narguer, je lui aurais lancer le même sort, que j'aurais réussit. Sans aucune doute. Elle m'avait à moitié arraché les tympans à hurler et je crois que je l'avais rendue folle. Elle jouait parfaitement à mon jeu. Elle était tombé lamentablement dedans et ça me désolais parce que j'avais espéré secrètement, qu'elle se contrôle. Mais sa haine, du à l'humiliation l'avait rendue hystérique et ses beaux yeux me lançaient des éclairs tandis qu'elle savait qu'elle venait de se ridiculiser. Et aussi parce qu'elle se doutait que je savais aussi le lancer, ce sort, ce qui était d'autant plus humiliant. Elle aurait du me lancer un des sorts qu'elle connaissait, au moins j'aurais été frappée sur le coup. Là il n'y avait aucun effet de surprise. Sa non maitrise de soi était réellement un problème.

-Obscuro!

Rien. Décidément. Pas de surprise, mais c'était bien pensé et pour une fois elle arrêtait de me lancer à la tronche ses sorts violent pour jouer la subtilité. J'vous l'avez dit, elle jouait dans mon jeu. Le mien. Plus du tout le sien, et je me demandais quelle tête elle ferait quand elle s'en rendrait compte. Je voulais ricaner mais je n'oubliais pas qui j'étais, c'était mon jeu, et moi, je ne me servais pas de la faiblesse des autres. J'attendais donc calmement, ce qui, entre nous devait être pour elle bien plus dur à supporter. Du genre: Bon c'est quand que ça arrive?

-Obscuro! Obscuro! Obscuro!

J'étais en position de combat désormais tandis qu'elle commençait à m'agacer sérieusement. Elle allait bien le réussir ce sort non? J'étais tout à fait prête à le balayer de ma baguette. Je réfléchissais alors à toute vitesse. Si je laissais le sort m'atteindre, je pourrais utiliser l'instant où elle serait fière d'elle, où elle me croirait faible, ce qui serait en partie vrai. Sauf que je n'avais pas peur du noir et que je pouvais seulement garder mon calme. Impossible de bouger si je n'avais plus mes yeux. Mais me baisser... Je décidais alors de jouer ma carte. Si j'étais aveugle, elle le serait aussi, il fallait juste que je place le sort au bon moment, que je me laisse toucher pour mieux attaquer. On ne vous a jamais dit en combat que parfois, il est favorable de ne pas éviter le coup mais de s'approcher de l'adversaire pour mieux l'encaisser et mieux frapper ensuite? Moi, on me l'avais dit, ou plutôt je l'avais remarqué. Je tendis ma baguette vers elle au même moment où elle criait avec moi:

-OB-SCU-RO!

-Lumos SOLEM! criais-je aussi fort.

Je n'eus que l'occasion de voir une immense lumière envahir l'arène avant que je ne devienne subitement aveugle. Je me baissais précipitamment et profitais des quelques secondes auxquelles je disposais, vu qu'elle avait été aveuglée par la lumière, pour lancer un nouveau sort.

-Incarcerem!

Ma paume gauche posée sur le sol, l'autre tenant ma baguette en direction de ses pieds, elle n'avait pas pu bouger après le sort d'ensoleillement que je lui avait lancé. J'entendis un grand boum et je savais qu'elle était tombée. Les cordes qui reliaient ses pieds n'allaient pas tenir longtemps et cela ne l'empêchait pas du tout de me lancer un sort. Je bougeais rapidement à droite et en continuant, aveugle et accroupie, je mis les mains en direction du ciel et lançais le sort que j'avais appris il y a à peine quelques jours, dans une livre de 4 ème année:

-Meteorribilis recanto! lançais-je, la baguette en direction du ciel, la tête aussi, bien que je ne voyais rien du tout et que cela commençais à me perturber malgré mon calme apparent.

Car il suffisait que je sois debout pour tomber. Je n'avais aucun équilibre, et j'avais énormément de doute quant à ma capacité à lancer des sorts en tombant à moitié. Je pouvais seulement rester calme et cachée. C'était ma meilleure stratégie en étant aveugle. Je ne savais plus où elle était tandis que je savais qu'un immense brouillard avait été créé par mon sort. Si je ne le voyais pas, elle ne voyait plus désormais. Et j'attendais, cachée, dans un coin, j'attendais que ce foutus sort d'aveuglement s'annule.

Pour mieux lui faire sa fête.

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MessageSujet: Re: Look after you [Rita] [ENDED]   Mar 12 Juin - 16:01

Pourquoi certaines personnes étaient-elles plus douées que d'autres dans certaines matières, et faisaient un véritable désastre dans une autre? Si ce genre de questions faisait parti de celles qui me font dormir debout, là, elle se posait. Pourquoi cette fille -dont il serait pratique d'apprendre le nom un jour ou l'autre- arrivait-elle à maîtriser des sorts aussi bizarres et... (croyez bien qu'il m'en coûte de l'admettre) puissants? Comment pouvait-elle réussir ce que l'on apprend en quatrième, cinquième, sixième année? Pendant une seconde, la pensée qu'elle était peut-être plus âgée que je ne le pensais me traversa l'esprit, avant de s'en aller aussi vite qu'elle était venue. Aucun risque! Elle avait encore les joues un peu rondes dues à l'enfance, ses traits n'étaient pas ceux d'un visage d'un adolescente de quinze ans. Son corps, peut-être. Plutôt grande et athlétique, c'était certainement son allure qui pouvait la vieillir. Mais malgré tout, je restais persuadée qu'elle avait mon âge, à la rigueur un an de plus. Alors, ses facultés en sortilèges restaient un mystère. Et je me refusais à penser que c'était moi dont la nullité était effarante, et non pas ses capacités qui étaient hors du commun. Finalement, je ne savais pas trop ce qui me déplaisait le plus. J'aimais sentir que je pouvais battre n'importe qui, de mon âge du moins. Fille comme garçon, sentir que mes sortilèges explosifs et mon regard assassin les faisaient fuir, ça n'avait pas de prix. Mais avec cette fille, les règles n'étaient pas les mêmes.

Dans ce combat que l'on poursuivait depuis Londres, c'était elle le prédateur et moi la proie. Si je ne faisais pas attention, j'allais me faire manger, et non pas le contraire. Car je devais l'admettre: je n'avais pas les capacités de la battre. Elle avait un répertoire de sortilège faisant approximativement le triple du mien -et encore je suis gentille- et pas du genre Wingardium Leviosa. La tempête qui m'avait fait valdinguer à travers le bar avant de me projeter d'un agréable manière sur une table, sur laquelle je me suis cassé plusieurs côtes et ais endommagé ma colonne vertébrale. Non, je n'étais pas la hauteur. Ma seule chance de la battre était 1) qu'on se batte à main nue 2) que je la prenne par surprise 3) qu'elle soit ligotée, bâillonnée, privée de sa baguette, et qu'il n'y ait personne dans les environs. Tentant, mais difficile à réaliser.

Et tandis que mon sortilège d'aveuglement la touchait, elle répliqua presque en même temps, un formule que bien évidemment je ne connaissais pas.


-Lumos SOLEM!

La plus puissante et éblouissante lumière que je n'ai jamais vue envahit tout le paysage, partant de sa baguette tendue. Je me protégeais instinctivement la tête avec les bras, fermais les yeux très forts pour ne pas voir ce trop plein de blanc qui me cramait les pupilles. Je n'eus même pas le temps de me demander quel était l'intérêt de ce sort, mis à part m'aveugler quelques secondes avant qu'il ne s'évanouisse et que tout ne redevienne normal. Car, voilà, je vis le paysage reprendre ses couleurs, mais... depuis le sol.

-Incarcerem! lança-t-elle, et des chaines jaillirent de nulle part, entourant mes jambes et me contraignant à tomber.

Malin, très malin. D'abord elle me colle les pieds aux sols, et ensuite elle m'y attache à l'aide de puissantes cordes? Elle semblait vraiment tenir à ce que je prenne racine. Mais moi ça ne me convenait pas. Je n'étais pas un petit animal que l'on attache à sa guise, je suis libre avant tout. Tombée sur le ventre, les cordes tenant toujours fermement mes jambes, je me débattais tant bien que mal, gigotant dans tous les sens, cherchant à tâtons ma baguette qui avait atterrit un peu plus loin. Je l'attrapais, me sentant beaucoup moins inoffensive. Je tournais la tête, tendis ma baguette et tentant de viser le mieux possible, lançais un Confringo sur les cordes qui sautèrent. Je me retournais en position assise d'un coup, ramenant mes jambes à moi, les massant doucement,puis me relevais. La fille était visiblement toujours aveugle -preuve que je n'étais pas si mauvaise en sortilèges!- et, accroupie, leva la tête et les bras au ciel, sa baguette dans la main, avant de lancer une énième formule dont j'ignorais jusque là l'existence.


-Meteorribilis recanto!

Et les effets ne se firent pas attendre, un énorme brouillard apparut, tellement épais que quelqu'un semblait avoir mis entre nous deux un filtre gris, atteignant presque l'opacité. Même avec mon habitude, ayant vécu dans l'une des villes les plus grises de l'Angleterre, là, on y voyait pas à un mètre. C'était à peine si je distinguais le bout de ma baguette tendue devant moi! C'était impressionnant, il n'y avait aucun doute là dessus. Mais vous savez le point faible du brouillard, encore plus évident quand il est épais? C'était que l'on pouvait le couper. Oh, pas avec les mains, ni avec une paire de ciseaux, mais avec un sortilège, ça, oui. Et ça tombais bien, car je le connaissais, ce sortilège.

-Diffindo, murmurais-je, visant sans précision l'énorme masse nuageuse qui nous séparait.

Le brouillard se fendit en deux parties, suivant l'exact trajet que j'avais fait avec ma baguette. Ne voyant toujours pas la fille, je répétais le sortilège un certain nombre de fois, coupant la brume qui finit à ressembler plus à un puzzle qu'autre chose, et qui, finalement, se dispersa. Mais je ne trouvais toujours pas la fille. Il était exclue qu'elle ait profité de la brume pour s'enfuir, alors elle se cachait. Ce qui signifiait qu'elle était toujours aveugle. Un petit rictus apparut sur mes lèvres, tandis que je me demandais ce que je pouvais bien faire, à présent. J'avais épuisé ma liste de sortilèges, et ressortir les mêmes indéfiniment n'était pas une option, mis à part quand il fallait éloigner un obstacle. Mais comme offensive, non. Il ne manquerait plus qu'elle croit que je ne connaissais que cinq ou six sortilèges!
...Et pourtant, c'était le cas.

Mon sourire fondit d'un coup, et mes sourcils se froncèrent. Je sentais l'angoisse monter en moi, ce sentiment bizarre et détestable que l'on ressent qu'on on ne sait plus quoi faire, et qu'on se sent pris au piège. Car c'était exactement ce que je ressentais, là, maintenant. Il fallait que je trouve un sortilège à lui lancer, coûte que coûte. Quitte à le répéter vingt fois avant qu'il marche, quitte à ce qu'il ne tienne que cinq minutes, quitte à ce qu'il soit tout faiblard.
Les secondes défilaient, et le peu de brouillard qu'il restait s'était dissipé. Je ne voyais toujours pas la fille, mais elle pouvait être cachée derrière n'importe lequel des immenses rochers qui m'entouraient, et loin de moi l'idée de la chercher. J'avais une autre préoccupation bien plus urgente: trouver un sort.
Je me creusais la tête et retournais les méninges afin de me rappeler d'une quelconque formule apprise en cours, que ce soit en Sortilège ou en Défense Contre les Forces du Mal. Mais rien ne me venait à l'esprit. Simplement des petites choses insignifiantes, comme colorer un oiseau ou faire pousser une fleur. Si j'en venais à lancer un sort comme ça, je pouvais tout aussi bien m'enterrer vivante.

Non, il me fallait quelque chose de bien, d'étonnant. Oui, voilà: il fallait la surprendre. Lui lancer l'attaque qu'elle attendrait le moins de ma part. Comme par exemple... un sort qu'elle m'avait déjà jeté? Sans surprise, ce fut la tempête qui me vint à l'esprit en premier. Mais non, je ne serais jamais capable de lancer un truc pareil. Allez, c'était un sort de quoi, sixième année? Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des talents hors du commun en sortilèges... Et puis merde, pas besoin d'être premier de classe pour pouvoir faire ça! Si elle y était arrivée, c'était à ma portée, point barre. Elle avait peut-être de bons gènes ou je ne sais quoi, mais j'étais loin d'être faible, et cette tempête, j'allais la lui lancer. Mais un autre problème s'imposa à moi -décidément, il n'y avait que ça, des problèmes-: quel était l'incantation?


-Vent, marmonnais-je, pas du tout sûre de moi. Ah oui, c'est vrai, les formules ne sont pas des mots simples, elles sont tournées dans une langue bizarre. Venté? Vento? Ventu? VENTUS!

Cette fois, j'étais beaucoup plus sûre de moi, et toute la conviction que j'avais mis dans mon sort se démontra par... l'espèce de courant d'air que je créa. Très loin de la tempête qui, si j'avais été une Moldue et mes parents des gens incapables, m'aurait coûté la vie, j'avais créée rien de moins qu'une mini tornade de la taille d'un gros chat, qui tournoya quelques minutes sur elle même, se déplaçant légèrement vers la gauche, avant de disparaître en se mélangeant dans le vent. Les lèvres pincées, j'observais la scène, m'attendant déjà à un éclat de rire de la fille, venant de nulle part, mais me percutant de plein fouet.

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Rita Minithya
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MessageSujet: Re: Look after you [Rita] [ENDED]   Ven 15 Juin - 12:46


Être aveugle était une véritable horreur. Encore plus quand on savait qu'on avait un adversaire sur le dos. J'allais devoir sérieusement travailler la question et trouver un contre sort efficace pour la fois d'après. L'avantage dans tout ça, malgré tout, c'était que l'adversaire baissait généralement sa garde, ce qui était logique puisque l'autre était handicapé, mais tout aussi stupide. Je m'explique, même si je ne voyais strictement rien, je savais pertinemment qu'elle se débarrasserait des cordes que je lui avait lancés, avec tous les sorts de coupure qu'elle connaissait, rien de bien surprenant, mais le changement d’atmosphère que j'avais généré suite à ma formule devrait lui donner suffisamment de fil à retordre pour que je profite de ce laps de temps. Mon talon touchait sans arrêt les pierres dérrière moi tandis que j'avançais, prenant donc appuie, en rond. A un moment ou un autre je l'atteindrais forcément, et d'ici là je restais prudente et silencieuse, jusqu'à temps que ma vue revienne. Je n'imaginais pas vivre comme cela toute ma vie, parce que si j'y pensais un instant je serais prise de panique et c'était exactement ce qu'elle voulait. Je n'allais tout de même pas m'offrir sur un plateau d'argent! Mes mains examinaient le sol tandis que je gardais les yeux grands ouverts, le souffle un peu court pour pouvoir rester le plus silencieuse possible.


-Diffendo!

Hum... Pas mal, mais bon y avait plus efficace contre de la brume. D'ailleurs je commençais à me demander si elle en connaissait d'autres de sortilèges, parce que les diffendo et les confringo c'était utile mais elle devait savoir que ça ne suffisait pas. Pas du tout j'ajouterais. Pourquoi n'avait-elle pas appris ses sortilèges de défenses? Se croyait-elle indestructible et imbattable pour manquer d'être prudente? Elle devait surement avoir remarqué que j'étais loin d'être la proie dans ce combat, mais je n'irais pas dire que j'étais le prédateur. Quoique, tapie sur le sol tel un guépard, dans le brouillard, j'avais probablement l'image même du prédateur piégeant sa proie. J'eus un petit sourire malicieux et en cet instant je ne me rappelais même plus de ce que je traversais récemment. J'oubliais car j'étais dans l'action, j'étais dans un jeu où la concentration est le plus important, où celui qui perd un petit moment son contrôle perd. Et cette fille là le perdait souvent, c'était peut-être là son plus gros défaut, vouloir à tout prix lancer son sort sans même réfléchir pour le réussir. Lancer des sorts ce n'était pas juste agiter sa baguette et connaitre des formules, c'était trop facile. Pour ma part j'avais rapidement et presque instinctivement compris qu'il ne fallait faire qu'un avec sa baguette, elle était un prolongement de nous-même, ne pas l'accepter ou ne pas s'en rendre compte c'était échouer. Je l'entendais de plus en plus fort, signe que j'étais de plus en plus proche tandis qu'elle lançait ses diffendo du mauvais côté. Entre pile ou face elle avait choisit pile. J'étais face.

-Vent. Venté? Vento? Ventu?


Euuh.... là, j'étais vraiment inquiète. Alors comme ça mon adversaire avait une petite mémoire? Son répertoire de sort était-il aussi mince que ses capacités à me piéger. Je devais avouer que j'étais un peu déçue, moi qui avais vu en elle l'adversaire parfait, celui duquel je pourrais tirer des enseignements. Ainsi elle n'avait rien compris à tout l'art de la magie? C'était simple, les formules venaient du latin, d'où mon enseignement de latin plus poussé et donc ma création de sortilèges. Je n'étais peut-être pas aussi douée que je pouvais bien le prétendre, une cinquième année me battrais si elle avait un bon niveau, cela ne faisait aucun doute. Par contre, je savais que lorsque je serais en cinquième année à mon tour, j'en battrais plus d'un. Beaucoup plus. Je restais tapie tandis que soudainement la couleur me réapparue. Fou au début je restais sans bouger alors que mes yeux se réhabituaient à la lumière filtrée par le brouillard ambiant. Cette fois je souris avec délice, elle était cuit. Je tournais la tête à droite pour apercevoir comme je m'y attendais, à à peine un mètre de moi, Ana. Parfait, vraiment parfait. Le brouillard commença a se dissiper un peu et je m'accroupis alors qu'elle était visiblement trop concentrée sur ce qu'elle faisait. En position d'attaque je m'apprêtais à lui sauter dessus tout simplement quand...

-VENTUS!


Je restais bouche bée devant ...rien. Si j'avais bien sentis une petite brise. Je retins un rire de justesse parce que, certes j'étais d'une habitude moqueuse mais que: 1/ J'étais censée être cachée, 2/Son désespoir je le sentais et je n'avais pas trop le cœur à l'humilier alors qu'elle devait se sentir déjà très mal. Elle avait voulu lancer le sort que j'avais réalisé lorsque nous nous étions battue dans le bar. Ca m'interloquais autant que ça me faisais plaisir. Interloquée parce que je ne m'y attendais pas, enfin, qu'elle essaye, car pour faire fuir le brouillard rien de mieux qu'une brume. Et de la même façon, ça me faisais plaisir parce que cela avait semblé la marquée. Ce qui voulait dire qu'au fond elle avait bien des sentiments humains- parce que j'en avais douté à un moment-. Je pris une profonde inspiration et tout à coup je sautais. Lui encerclant la taille de mes bras, piégeant les siens en même temps je la fis basculer sur le côté brutalement. J'entendis un bruit sec et répétitif sur le sol et savais qu'elle venait de faire tomber sa baguette. Je profitais de la surprise pour me relever précipitamment et attraper au passage son petit bout de bois dont elle ne pouvait plus faire l'usage désormais. Devant moi elle était impuissante, je pouvais faire ce que je voulais d'elle, sans avoir eu recours à un expelliarmus. Elle devait probablement être la première personne à savoir utiliser son corps au lieu de sa baguette quand la situation le suggérait. Et comme en appel à l’évocation d'un sort que je lui avait déjà lancé j'avais utilisé sans pitié sa propre technique. Moi aussi je savais le faire. Mais l'heure était grave et j'étais furieuse contre elle. Vraiment furieuse. Je me positionnais devant elle, la distinguant beaucoup mieux et commençais à lui crier.

-Le vent est un souffle, une brise Ana, si tu veux que le sort sois puissant tu dois ressentir en toi le vent, tu ne dois faire qu'un avec ta baguette
, tonnais je tandis que je la voyais se relever. Ce n'était pas ce petit contact physique qui allait la tuer loin de la. Je lui lançais sa baguette et sans plus attendre je m'écriais toujours aussi énervée par son manque de discernement: Je te montres, je pointais ma baguette sur elle et soudainement je me mis à tourner mon bras vers le ciel le faisant tournoyer.Ventus!

A cet instant une grande bourrasque traversa le cercle de pierre et je sentis en moi comme une énergie nouvelle, comme un souffle m'envahir, comme si j'étais moi-même cette bourrasque, comme si le brouillard était aussi facile à faire fuir qu'un lapin par à la vue d'un renard. Ma colère se liait parfaitement au sort et j'allais jusqu'à me demander ce qui pouvait faire que j'étais si doué pour les lancer. Qu'avais-je réellement de plus? Peut-être ma connaissance et ma compréhension. Lancer des sorts était un art dont seul les artistes connaissaient le secret. Tous les artistes on une sorte de don, de facilité de départ qu'ils exploitent pour en faire du talent. J'avais ce don, j'en étais sure, mais j'étais encore loin du talent. Je la regardais gravement et sans plus attendre, alors que ma baguette créait la bourrasque et que le brouillard s'était dissipé je la dirigeais vers elle. Le vent opéra comme je le voulais et l'atteint directement. J'avais fait en sorte que cela ne sois pas aussi douloureux que dans le bar mais suffisamment pour qu'elle s'en rappel. Elle valdingua à un mètre mais je n'y prenais pas autan de plaisir parce que faire mal aux autres n'était pas mon passe temps favori, et même s'il fallait que je lui donne les clés et les conseils vers la réussite je les lui donnerais juste pour pouvoir affronter quelqu'un à ma taille. Parce qu'elle avait le potentiel, mais qu'elle ne se contrôlait pas, croyant probablement que balancer des sorts c'était juste agiter un bâton de bois. Je m'approchais et déclarais sans grande émotions:


-Au faite, je m'appelle Rita, dis je en me remettant en position de combat. Si tu veux bien j'aimerais qu'on commence à combatte sérieusement, lançais avec un clin d’œil et un sourire tout en sachant que depuis le début, elle était sérieuse et pas moi.

Elle devait savoir que si je voulais la mettre KO je pouvais probablement le faire tout de suite. Et si justement elle se montrait à la hauteur, je pourrais lui apprendre deux ou trois autres choses. Mais pour ça, il fallait le mériter. Qu'elle se l'avoue ou pas, c'était une offre en or, c'était à prendre ou à laisser.




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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: Look after you [Rita] [ENDED]   Lun 2 Juil - 21:18

L'échec. Voilà le seul mot qui me venait à l'esprit en ce moment. Échec, et cuisant, qui plus est. Je venais de lui lancer un courant d'air. Je venais de lui lancer un courant d'air. Je venais de lui lancer un courant d'air! Non seulement j'avais du tâtonner à voix haute pour retrouver l'incantation exacte, mais en plus j'avais raté lamentablement le sort! Ce n'était pas la première fois que ça m'arrivait, bien que ce n'était pas très courant, mais maintenant plus que jamais, j'avais envie de me donner des claques. Alors quoi? J'avais cru que rien qu'en ayant la foi je pourrais envoyer un sort dont j'avais seulement était la victime une fois? Comme quoi, j'étais bien plus naïve que je voulais bien le croire. Sauf que là, ce n'était plus possible. C'était la deuxième fois que je me ridiculisais devant cette fille! Et si la première fois, la joie d'avoir trouvé une adversaire digne de ce nom avait balayé l'humiliation, cette fois, je la ressentais, et au centuple! Je serrais les dents, attendant toujours ce rire moqueur dont je gardais un très net souvenir. Mais il ne vint pas. J'adressais mentalement un "merci" à mon adversaire, car un ricanement m'aurait sûrement plus abattue qu'autre chose. Et ce n'était pas ce qu'elle voulait.

Et tandis que j'attendais patiemment sa prochaine offensive, qui, j'osais espérer, serait plus intéressante que la mienne -ce n'était pas bien difficile. Sauf que l'offensive en question de déroula d'une manière radicalement différente de ce que je pensais. Tout se passa très vite: elle débarqua de derrière l'une des pierres, et avant que j'ai eu le temps d'esquisser le moindre geste, elle me sauta dessus d'une drôle de manière, nous faisant tomber toutes les deux à terre. Mais quel mauvais coup préparait-elle...? J'aperçus ma baguette un peu plus loin, qui avait été séparée de moi lors de la chute, mais mon adversaire fut la plus rapide, et elle s'en empara, avant de se relever d'un bond, me faisant face de toute sa hauteur. J'étais à sa merci, au sol, sans baguette. Pourtant, je ne flairais pas de danger. Je veux dire, si elle avait voulu me lancer une réelle attaque, pourquoi ne pas la faire depuis sa cachette? Par loyauté? Probable, dans ce cas elle aurait pu tout aussi bien en sortir en me lancer un Expelliarmus avant de m'attaquer. Mais non, elle avait pris le temps de se montrer, et de m'ôter mon bout de bois. Et à présent, on se fixais. Moi en chien de faïence, elle l'air profondément mécontente. Elle avait cette expression qu'on les profs quand on a raté quelque chose dans lequel ils plaçaient de nombreux espoirs, ce visage contrit qui a l'air de réfléchir aux meilleur moyen de te faire rentrer quelque chose dans la tête. Et j'avouais que cette expression était plutôt convaincante sur elle, c'était un peu effrayant.

J'entrepris de me relever, et si elle n'était pas d'accord avec ça, elle n'aurait qu'à me renvoyer d'où je venais d'un sortilège, ou tout simplement d'un coup de pied. Mais elle n'en fit rien, et j'eus la surprise de recevoir ma baguette en prime. Là, pour le coup, elle m'en bouchais un coin. Qu'est ce qu'elle voulait, à la fin? J’observais plus attentivement que jamais ses traits. Fins, et expressifs. La moindre émotion qu'elle ressentait transparaissait sur son visage, ce qui, à mes yeux, était une réelle faiblesse. Mais pour quelqu'un qui a un tel répertoire de sortilèges, j'imagine que ce n'est pas très handicapant. Je plongeais mes yeux bleus glaciaux dans ses pupilles noires, y cherchant ce qu'elle comptait faire de moi. Mais je n'eus pas à attendre très longtemps pour le savoir.


-Le vent est un souffle, une brise Ana, si tu veux que le sort sois puissant tu dois ressentir en toi le vent, tu ne dois faire qu'un avec ta baguette, me cria-t-elle presque, sa voix emplie de colère. Je te montres, je sursautais légèrement lorsqu'elle tendit sa baguette vers moi, mais elle la replaça vers le ciel. Ventus!

Tout le vent alentour sembla se rassembler autour de sa baguette, montant dans le ciel, tournoyant. Effectivement, sur elle, ça semblait tellement plus... réel. Cette bourrasque semblait être un prolongement d'elle-même et de sa baguette, et j'aurais parié qu'elle la maîtrisait à la perfection. J'observais la scène envieusement, tandis qu'elle semblait mettre toute sa colère dans son sortilège. L'idée de l'attaquer dans ce moment où elle était pourtant vulnérable ne me vint même pas à l'esprit. De toute manière, j'étais à peu près certaine qu'aucun sortilège ne voudrait sortir de ma baguette, et qu'il suffirait à ma très chère camarade de pointer la sienne faire moi pour me faire valser. Ce qu'elle fit, d'ailleurs. J'éprouvais une seconde fois cette sensation que quelque chose d'invisible te projette en arrière, avec une force à couper le souffle, bien qu'elle n'égale pas celle de son attaque du bar, qui m'avait cassé plus que la respiration. Ce n'était pas aussi violent, mais suffisamment pour m'avoir fait plusieurs bleus, à mon avis. Je n'allais pas vérifier maintenant, j'étais assez risible de me retrouver une nouvelle fois à terre face à elle. A vrai dire, j'avais l'impression d'être toujours à terre face à elle.

-Au faite, je m'appelle Rita. Si tu veux bien j'aimerais qu'on commence à combatte sérieusement.

La satisfaction de pouvoir enfin mettre un nom sur ce visage fut vite balayée par sa seconde phrase. Mais c'est qu'elle se moquait de moi, cette garce !!! Et son sourire était là pour le prouver! Je la regardais en plissant les yeux, me relevant pour la deuxième fois. Tant pis, il fallait que je ravale ma fierté encore une fois, car en laissant exploser ma colère je ne ferais que me rendre plus ridicule encore. J'inspirais lentement, tout en gardant un visage indéchiffrable, puis, finalement, dessinais un demi sourire énigmatique sur mes lèvres. Que l'on m'appelle Ana à la diplomatie infinie! Décidément, je ne manquais pas de patience, car pour ne pas répondre à ce genre de provocation, croyez moi, il en faut. Je décidais de jouer le jeu à fond, quitte à sourire.

-Moi c'est Ana, mais je crois que tu le sais déjà, répondis sur le même ton, en élargissant mon sourire. Tu as raison, l'échauffement est terminé.

Là! Qu'elle voie un peu qu'elle aurait beau me provoquer, je ne cèderais pas! Bon, mentalement, c'était autre chose, mais contrairement à elle j'avais la faculté de masquer totalement mes émotions, donc je pouvais très bien imaginer sa mort lente et douloureuse dans ma tête tout en lui affichant mon plus beau sourire! Vous n'imaginez pas à quel point c'est réjouissant...
Face à face dans ce cercle de pierre perdu au milieu de nulle part, nos baguettes tendues l'une vers l'autre, un sourire provocateur accroché à nos lèvres, réfléchissant à notre prochaine attaque. Puis je lançais un sortilège. Et elle me répondis par un autre, avant que mon tour ne revienne. Et nous continuâmes ainsi bien après que le soleil se couche, durant des heures et des heures nous enchainions sortilèges sur sortilèges, elle me faisant parfois une démonstration lorsque quelque chose n'allait pas dans mon sort. Je ne saurais dire combien de temps nous nous sommes battues, mais nous avons continué jusqu'à que nous ne puissions plus tenir debout et être obligée de dormir dehors tant l'épuisement était total.


FIN!

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