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En chute libre ¤PV¤ fini

 
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 En chute libre ¤PV¤ fini

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Alexis Field
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MessageSujet: En chute libre ¤PV¤ fini   Mer 25 Avr - 14:54

« Ca va, tu peux attendre ici sans bouger pendant dix minutes, c'est dans tes cordes ? »

Pouvoir était une chose. Le vouloir en était une bien différente, mais si je voulais obtenir un peu de lest de la part de papa et maman, en contrepartie, il fallait que je me plie à leurs exigences également. Quelque chose qui cloche ? Comme ça, ça en avait tout l'air, mais s'il y a bien une chose que vous allez devoir comprendre avec moi, c'était qu'il ne fallait pas se fier aux apparences... Mon idée était simple et précise. Ça faisait même un petit bout de temps que j'étais dessus, et comme je n'étais pas réputée pour faire preuve de vraiment de patience, j'étais fière de la moitié de chemin que j'avais accompli. Mais bon, l'autre moitié là, pfff c'était bien beau, mais j'avais pas envie de me taper tout les virages, y'en avait pas mal quand même et quand je savais toutes les choses passionnantes qui m'attendaient à côté, rester en troisième ça allait bien cinq minutes, ce que je voulais c'était appuyer sur le champignon et me laisser aller à toutes sorte de choses dont j'avais envie. Bref, pour faire bref, c'était impossible. Genre c'est impossible t'sais.

C'est sûr que si j'avais pas le droit de courir, sauter, danser, que sais-je encore que ça risquait pas de l'être, et la faute à qui ? Pas la mienne en tout cas ! Ce n'était pas moi qui avait choisi d'avoir cette maladie à la con que je portais sur mon dos comme une tare et c'était limite si maman ne voulait pas me coller l'étiquette « hémophile » sur le front pour être certaine que des passants ne me donne pas des coups d'épaules ou de sac dans la rue ! J'sais pas trop ce qu'il leur passait par la tête aux marraines bonne fée quand elles se penchaient au dessus du berceau de chaque gosse en se disant, ah tiens celui là, on va lui donner ça, OH et si à lui on lui donnait ça ??? Mouahahahah, mais qu'est-ce que c'est marrant comme job ! Tu vas voir si c'est aussi marrant quand je t'aurais enfoncé mon poing tout osseux dans la tronche pour voir ! Ah oups ! J'avais oublié ! Même ça j'peux pas l'faire, nous v'là bien avancé... T'inquiète qu'elles avaient bien prévu leur coup les vieilles mégères !

Ce qui faisait que j'attendais ici comme une paumée sur mon banc dans le beau parc de Londres, que mon père fasse un aller retour dans la boutique de la rue d'en face, à peine plus loin. Encore une façon de me tester j'en étais sûre, avant que je ne parte pour Poudlard dans quelques jours, parce qu'il savait. Il le savait que je n'en perdais pas une dès que j'avais l'occasion de leur filer entre les doigts. Et si je cédais, il allait pouvoir me réprimander, me dire que j'étais complètement inconsciente, et que je ferais mieux d'attendre un an de plus pour être plus mâture dans ma tête avant d'entrer dans la plus célèbre école de sorcellerie du coin. Mon œil, je n'allais pas lui laisser ce plaisir ! Il nous en avais trop parlé à maman et à moi pour nous en mettre l'eau à la bouche, même si en ce qui la concernait, elle n'était qu'une moldue. Mais moi, ça y était, j'avais enfin ma baguette magique qu'on avait acheté un peu plus tôt, et elle était bien précieusement rangée dans son écrin. Ventricule de dragon et bois de saule, rigide. Longueur 29, 5 centimètres. Je la connaissais déjà par cœur et j'avais hâte de pouvoir l'utiliser pour la première fois ! Dans les sacs à côté, il y avait la plupart de tout ce dont j'allais avoir besoin là bas, sauf le chaudron que papa allait faire livrer directement à la maison à Oxford, parce que se balader en pleine ville avec ça sous le bras... Moyen moyen, même si je trouvais ça super amusant ! Lui moins...

Donc mon plan, c'était de patienter bien gentiment qu'il revienne pour lui prouver le contraire, comme ça il n'aurait plus rien à dire, il me laisserait partir l'esprit tranquille, et maman serait un peu moins soucieuse parce que quoi que je fasse, elle l'était toujours, et une fois à Poudlard ensuite, et ben... Ben ils ne seraient plus là pour voir quoi que ce soit, autant dire que ce serait à moi la belle vie ! Je mourrais d'ouvrir, et de plonger mon nez dans mes paquets pour m'occuper, toucher le tissu de mes robes de sorcière, feuilleter mes livres qui sentaient encore bon le neuf... A la place je poussai un soupir contraint, parce que je m'ennuyais ferme, qu'est-ce qu'il en mettait du temps, quand même, et j'entrepris de jouer avec une mèche de mes cheveux soigneusement coiffés, comme le reste de mon apparence d'ailleurs, en parfaite petite anglaise que j'étais, avec une robe d'été toute légère qui me permettait de ne pas avoir trop chaud, parce que le soleil tapait fort sur mes épaules, qui n'allaient pas tarder à rosir... Non non non, mauvaise idée tout ça, ça allait tout compromettre mon stratagème, alors que pour une fois ce n'était même pas de ma faute ! Pour limiter la casse et donner l'illusion que je faisais attention à ma santé, même si attraper un coup de soleil sur la tête n'avait absolument rien à voir mais au moins, ça me donnait bonne conscience tout comme à mes parents, je nichai mon chapeau de paille sur le crâne, en l'enfonçant bien pour qu'il ne s'envole pas à cause de la brise.

J'étouffai un bâillement, car mine de rien, la chaleur, ça fatigue, tirai mes bras vers le haut, étendant les jambes devant moi. Ah que ça faisait du bi...

Cris, grognements, patatra, boum, chute.

Mince alors.

C'était ce qu'on appelait plus communément faire une bêtise. Je ramenais en vitesse mes mollets sous le banc dans le maigre espoir qu'on ne m'avait pas vu, et que la fille qui s'était étalée devant moi avait trébuché contre une pierre, mais le mal était fait, c'était trop tard. Mais en même temps, qu'est-ce qu'il lui avait pris de passer aussi près, ça ne lui disait rien ce truc qu'était l'espace vital ? Bon, je n'allais quand même pas l'accabler d'avantage avec ça en lui rejetant tout de suite la faute dessus, puisque pour le moment c'était en grande partie de la mienne et je regardai un peu partout pour voir si papa était dans le coin. Non ? Tant mieux ! Ce qui voulait dire que la situation n'était pas complètement désespérée !

- Ça va, tu ne t'es pas fait mal ? Je m'étais accroupie à côté d'elle, sans m'excuser pour autant. Oui, oui, j'étais certaine que si je faisais comme si de rien était, pour peu qu'elle n'ait pas regardé où est-ce qu'elle marchait, qu'elle n'ait pas vu dans quoi elle s'était prise les pattes, et donc pour m'éviter des désagréments. Sauver sa peau avant celle des autres ! Je n'étais pas assez perfide toutefois pour l'ignorer alors qu'elle venait de se casser la gueule par mes bons soins. Il y avait un minimum. Ces pierres alors, impossible de les voir sous toute cette herbe ! Commentai-je d'un ton qui se voulait convaincant mais comme je ne doutais absolument pas de moi au moment de lui sortir cette excuse, elle allait sûrement tomber dans le panneau.

Souriant, je lui tendis la main pour l'aider à se relever. Après tout ce n'était qu'une petite chute de rien du tout et elle n'avait pas l'air d'être bien plus âgée que moi, donc elle n'était pas tombée de très haut, ce n'était pas si dramatique !

Parce que moi, qu'est-ce que je n'aurais pas donné pour pouvoir être à sa place !

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Dernière édition par Alexis Field le Ven 15 Juin - 12:27, édité 2 fois
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Karelle Marley
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MessageSujet: Re: En chute libre ¤PV¤ fini   Jeu 26 Avr - 11:09

J'étais rentrée chez mes parents. Oui, j'en avais marre de tous ces regards que l'on portait sur moi comme si j'étais une pestiférée. Tout ça à cause de mon père. S'il était simplement resté garde de corps, lui ni moi n'en seraient là. Ni ma mère. Indirectement, c'était à cause de lui qu'elle était morte ; s'il lui avait tout avoué, s'il lui avait dit que c'était le plus grand voleur de l'Angleterre, jamais ces mecs ne seraient venus à la maison et l'auraient descendue par la suite. Enfin, c'est ce que je pensais. Après, personne ne pouvait réellement savoir. Peut-être que ma mère s'en doutait, peut-être qu'elle avait fait semblant de ne rien savoir dans l'idée de protéger sa famille. Les mères sont capable de tout, comme donner leur vie pour protéger leur enfant. Ma mère avait perdu la sienne contre la mienne. Quand elle les avait entendu frapper à la porte, immédiatement elle m'avait demandé d'aller me cacher, parce qu'elle avait pressentit le danger qui rôdait. Parce que j'étais la chose la plus importante à ses yeux.

Et je pense que mon père, au fond de sa cellule, se rongeait les sangs parce qu'il pensait la même chose. Pour lui, indéniablement, c'est lui qui devrait être enterré, pas ma mère. C'est chez ma mère que je devrais vivre, pas avec Monsieur et Madame la Maire de Londres. Non pas que je ne les aime pas, bien au contraire, ils étaient des parents formidables, mais ma mère me manquait. Mon père me manquait. Oui il me manquait terriblement. Il avait beau être un criminel aux yeux de tous les Moldus qui avaient suivis l'affaire qui avait fait tout un tintouin médiatique mais il n'en restait pas moins mon père. Et pendant les trois ans durant lesquels il avait pris soin de moi, je m'en souviens comme d'un père aimant, attendri par sa fille et sa femme, qui s'occupait de moi dès que maman ne le pouvait pas et ce, avec toujours le même enthousiasme. Parfois il me lisait des histoires avant que je ne m'endorme et je me souviens parfaitement de celle du Roi Lion. Ave ce petit Simba qui perdait son père et se faisait exiler par son méchant oncle avant de grandir avec un phacochère et une mangouste. C'était un peu moi. Je n'étais pas élevée par mes parents. Ma mère était morte et je ne vivais plus chez moi. Et pour cela, j'en voulais à mon père de m'avoir enlevée ma mère. S'il l'avait prévenue, il nous aurait protégées, nous envoyant en Laponie pour que personne ne nous retrouve. Ma mère et moi aurions vécues dans une yourte et on aurait élevé des yaks et des petits chevaux. Mais non.

Néanmoins, dans mes cauchemars, c'était lui que je voyais. L'image, enfin les images de son arrestation peuplait mes rêves et cela m'était insupportable. Je voyais son visage avec des coups et blessures, l'arcade sourcilière qui saignait de même que ses lèvres, sa chemise déchirée et ensanglantée, les mains menottées derrière le dos et à chaque fois, j'avais envie de hurler qu'ils n'avaient pas le droit de faire ça, c'était mon père et qu'il n'était pas méchant. C'est pour ça que Marc et Alix n'aimaient que je regarde de telles choses et changeaient immédiatement de chaîne. Mais cela ne changeait pas l'état miséreux de mon père. Il avait beau être un criminel, c'était mon père et il me manquait terriblement. Et sa gourmette qui portait ses initiales et celle de ma mère, quand elle ne me réconfortait pas, me rappelait son absence.

Je le regardais machinalement quand Marc, dans le bureau duquel je me trouvais me sortis de mes rêveries en m'interpellant. Son bureau de maire avait beau être spacieux, grand et impressionnant, je m'ennuyais à mourir parce que bon, les coups de tampon sur les papiers, c'est marrant cinq minutes. Que cinq minutes. C'est pourquoi je me levais de ma chaise et lui demandait l'autorisation d'aller prendre l'air dans Hyde Park. Il releva la tête et me couva de ses yeux bleus : « D'accord tu peux, mais tu reviens vers midi parce que je t'emmène manger avec ta mère. » Je lui répondis par un sourire et quittais son bureau. Il savait que je ne dérogerais pas à la règle.

« Avec ta mère. » Même si cela me faisait parfois bizarre de l'entendre, Alix et Marc étaient désormais mes parents et je les appelais Papa et Maman comme tout le monde. A Londres, j'étais Karelle Lance, la fille de Marc et Alix Lance, la fille de Monsieur le maire de Londres. Si beaucoup de personnes s'étonnaient de n'avoir jamais réellement vu Alix enceinte, à chaque fois Marc assurait que c'est parce que durant le temps de sa grossesse, elle était restée à la maison, loin de l'agitation de ses bureaux. Au pire, qu'ils nous croient ou pas, c'était la même chose et j'étais leur fille, point barre.

Je sortis donc de la mairie en direction de Hyde Park. Vêtue d'un jean et d'un pull tout ce qu'il y a de plus simple, j'appréciais la brise légère qui soulevait mes cheveux châtain qui se paraient de reflets roux sous le soleil qui brillait dans le ciel bleu. Je flânais littéralement, me souciant peu des gens qui m'entouraient et préférant me perdre dans mes pensées, loin de mes parents adoptifs et naturels. Cependant, alors que je marchais sans regarder vraiment devant moi je l'avoue, je fut rappelée à l'ordre par ce qu'on appelle la loi de la gravité.

Cris, grognements, patatra, boum, chute.

Pff quelle chieuse alors la gravité. Le visage à quelques centimètres du sol, je ne réalisais que maintenant que je venais de tomber et ce, à cause de cette fille blonde qui avait tendu les jambes exprès pour que je tombe. Non peut-être pas exprès mais toujours est-il que j'étais tombée ! Bon, elle eut au moins le bon sens de s'accroupir à côté de moi.


- Ça va, tu ne t'es pas fait mal ?

J’ai un peu l’impression que la réponse se trouve dans la question. De toute façon, cette question était sûrement la question la plus débile du monde parce qu’on soit en train de pleurer parce que oui on a mal ou non parce qu’on ne veut pas montrer qu’on a mal, on répond à chaque fois non ou oui, mais cela ne change pas grand chose pour ne pas dire rien du tout. C’est pas en disant qu’on s’est fait mal que d’un coup, tout ira mieux. Je me contentais de hocher la tête en signe de négation et attrapa la main qu’elle me tendait pour me relever.

- Ces pierres alors, impossible de les voir sous toute cette herbe !

Euh pardon ? Je marchais sur l’allée goudronnée. Et puis dans Hyde Park il n’y a pas de pierre dans l’herbe, on n’est pas dans une vallée de la forêt ou je sais pas quoi ! Et puis j’avais parfaitement vu ses jambes se tendre avant de me les prendre. C’est pourquoi je fronçais les sourcils, signe que je n’avalais pas du tout son mensonge.

- Ouais surtout quand on marche sur le goudron ! Non mais attendez, c’est pas à moi qu’elle allait sortir ces excuses à deux balles. Moi aussi je peux le faire : « Oh je suis désolée, vraiment c’est moi, j’ai un problème de locomotion c’est pour ça que je me suis ramassée sur tes jambes ! » En plus, quand je vois que certaines personnes balancent leurs jambes comme ça, faudrait leur dire de faire attention aux gens qui passent.

Non mais.

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Alexis Field
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MessageSujet: Re: En chute libre ¤PV¤ fini   Sam 28 Avr - 14:11

Forcément, ça ne pouvait pas être aussi simple. Rien ne l'était jamais vraiment avec moi, et même sous le ciel de ce bel après midi, rien n'y changerait. Comme ma maladie que j'étais destinée à me traîner toute ma vie avec les inconvénients qui allaient avec, et même si je faisais en chaque seconde tout mon possible pour l'oublier et faire comme si j'étais une petite fille normale, elle finissait toujours le chemin qui menait jusqu'à moi pour me rattraper. Fallait pas croire elle était maligne cette saleté ! En parlant de ça, j'eus soudain un sursaut de conscience – parce qu'il m'arrivait d'en avoir quand même, bien que je vienne tout juste de mentir à une pauvre innocente, mais l'enjeu n'était pas non plus le même – et inspectais discrètement mes jambes en même temps que je tendais la main d'un air un peu absent pour vérifier si d'éventuelles traces s'étaient formées ou non. Le choc n'avait pas été très rude pour moi, mais c'était parfois suffisant pour que des marques viennent y élire domicile, tout ça, sans mon autorisation ! Tu m'étonnes, à croire que c'était fait exprès et qu'il fallait toujours qu'il y ait un truc pour me compromettre...

La brune ne dit rien et je ne savais pas trop si je devais m'en inquiéter ou pas. C'est bon aussi, y'avait pas d'quoi en faire tout un fromage, ça devait bien lui arriver tout les jours de manger le bitume parce qu'elle courait trop vite et qu'elle ne regardait pas où elle allait ! La preuve en images ! Je l'aidais néanmoins à se hisser sur ses pieds, mon sourire toujours scotché à mes lèvres pour avoir l'air la plus blanche comme neige que possible.

- Ouais surtout quand on marche sur le goudron !

Coup d'oeil vers le sol cette fois ci. J'entendais d'ici April me faire avec sa voix suraiguë, les bruitages dont elle avait le secret et qui me donnait envie de lui faire bouffer son boursoufflet pour la faire taire. « PION PION PIIIIIIIIIION » (bruit de cymbales qui s'entrechoquent pour finir en beauté. Voilà. Maint'nant elle avait même le don de m'énerver quand elle n'était pas là, qu'est-ce que ça allait être à Poudlard ?!

- Le sol à des bosses ! Prétendis-je sans vouloir me défaire de mes bêtises, mais m'y enfonçant par conséquent un peu plus que je ne l'étais déjà, parce que je savais pertinemment que même si on collait son visage par terre qu'on le verrait lisse. C'était pas la peine de crier, y'avait pas d'quoi casser trois pattes à un canard !

T'as qu'à ouvrir un peu plus tes yeux, tu vas voir ça peut t'servir pour plus tard, eus-je envie de riposter, mais bon, c'était clair que de nous deux je n'étais pas la plus à plaindre, mais voilà, au pire elle avait quoi ? Deux écorchures aux genoux ? Elle avait qu'à me les donner, moi je n'attendais que ça depuis que j'étais en âge de mettre un pied d'vant l'autre !

- En plus, quand je vois que certaines personnes balancent leurs jambes comme ça, faudrait leur dire de faire attention aux gens qui passent.

Non mais puisque je disais qu'il n'y avait pas mort d'hommes non plus ! Elle n'était jamais tombée ou quoi ? Elle voulait peut être me coller le Magenmagot aux basques aussi peut être ? Non parce que je savais me défendre, fallait pas croire, sous mes attitudes de petite fille aimable et serviable.

Ok, donc ça aussi c'était des grosses conneries, encore plus grosse que de prétendre que de l'herbe pouvait pousser sur du goudron. Parce que j'avais beau être toujours bien habillée et coiffée parce que maman aimait bien tripatouiller mes cheveux comme si j'étais ça poupée personnelle – alors il n'y avait pas plus chiant qu'ça de rester assise pendant des heures pour qu'elle me fasse des tresses, moi j'avais toujours qu'une envie, c'était de courir dans tout les sens, chose complètement impossible, merci du cadeau ! Oui donc c'était vrai qu'ils étaient bien attentionné et tout ce qui va avec, et puis le travail de papa lui rapportait pas mal d'argent comme nous étions quatre à la maison, y'avait d'quoi faire, et ils faisaient toujours attention à ce que je sois apprêtée comme il fallait au moment de sortir. Sûrement parce qu'ils croyaient que comme ça, ça allait effacer mes mauvaises manières et surtout mon langage de charretière qui n'allait pas, à c'qu'il paraît, pas du tout avec mon apparence !

- L'parc est à tout le monde j'te signale, répliquai-je tout en étant tout de suite moins aimable. C'était elle qui le cherchait aussi, je ne faisais rien d'autre que de répondre à sa provocation ! C'était de la légitime défense ! T'avais qu'à pas me foncer d'ssus comme ça !

Si tu comptes obtenir des excuses maintenant ma pauvre, c'est râpé ! Moi je voulais bien lui dire que j'étais désolée et tout ce qu'il y avait avec, y'avait pas de soucis, mais vu qu'elle avait l'air aussi sympathique qu'un scroutt à pétards qu'on venait de réveiller en plein milieu de sa sieste, fallait plus trop qu'elle compte dessus !

- Non parce que j'veux pas dire mais si y'a même plus d'place pour ceux qui ont pas un balai dans l'cul et qui se détendent tranquillement... Et puis quoi encore ?! Je devais m'asseoir bien droite, les paumes de main sur les genoux en attendant que mon père vienne me chercher aussi ? Bien sûr ! On est pas à la messe !

Ou sinon tu restes bien gentiment enfermée chez toi et tu viens pas faire chier ton monde. Ça faisait quand même pas mal de trucs que je me gardais bien de lui révéler, même si je n'en pensais pas moins. Et puis ce n'était qu'à moitié de ma faute : devoir être attentive à ne se taper nul part et dans personne tout les jours et vingt quatre heures sur vingt quatre, c'était trop me demander, pour quelqu'un qui était pleine de vie et qui ne demandait qu'à la dépenser ! Alors si en plus elle m'allumait de bien mauvaise manière, c'était sûr que j'allais démarrer au quart de tour ! Surtout quand démarrer au quart de tour, je n'attendais que ça... Je croisai mes bras sur ma poitrine pour tenter de m'imposer mais avec mon gabarit, pas sûr que ça serve à grand chose. Heureusement que je n'étais pas trop petite pour mon âge, au moins, ça contrebalançait le reste !

Au pire, elle me faisait quoi ? A part me chier un cake, pas grand chose.. !

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Karelle Marley
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MessageSujet: Re: En chute libre ¤PV¤ fini   Lun 14 Mai - 15:06

J’aimais pas tomber. Oui je sais c’est sûrement la phrase la plus débile de la journée mais c’est vrai. Non j’aimais pas : on avait des écorchures sur la paume des mains, ça nous brûlait presque, notamment quand un adulte nous disait qu’en les frottant ça irait mieux. Tu parles, c’est pire. Et puis on avait les genoux dans le même état sauf que lorsqu’on faisait un pas, ça nous étirait les lèvres en un rictus qui essayait de dissimuler la douleur alors qu’au fond de nous, on souhaitait juste que quelqu’un nous coupe les jambes pour qu’on n’ait plus à souffrir de cette douleur atroce et résultat : on marchait comme des andouilles. Ah ouais c’est sûr j’aime pas du tout tomber. Enfin, encore heureux que je ne sois pas un garçon parce qu’eux, c’était nous, puissance mille. Eux, ils chialaient comme des bébés parce que leur poisson rouge venait de les « mordre ». Bah bien sûr : depuis quand les poissons rouges sont des requins miniatures ? Sûrement dans leurs rêves. Oui en fait ils s’étaient mordus le pouce tout seul dans leur rêve et dans ledit rêve, c’était un requin qui cherchait à les bouffer qui s’était attaqué à leur pauvre petit pouce chéri. Quel dommage ! Ils pourront plus faire d’auto stop, la vie est si cruelle.

Mais revenons-en à Barbie Casse-Noisette : parce que même si je n’étais pas un mec, autant vous dire qu’elle me saoulait déjà et sérieusement. « Ah non c’est pas moi c’est mes jambes ! En fait je t’explique elles sont tenues par un fil invisible parce que je suis une grande marionnette débile et c’est mon marionnettiste qui décide de mes mouvements ». On y croit. Ou pas. Et elle allait me sortir que c’est son marionnettiste qui lui disait aussi quelles andouilleries elle devait sortir ?


- Le sol à des bosses !

Bah bien sûr ! Comme les chameaux ! Attendez une seconde : je ne crois pas qu’invoquer cet argument penche en ma faveur dans ce règlement de compte entre filles, plus régulièrement appelé « crêpage de chignons ». Surtout qu’en plus elle démarrait au quart de tour alors que je n’avais pas été méchante : je m’étais adressée à elle avec un grand sourire hypocrite et j’avais employé du sarcasme dans mes propos. J’avais été polie.

- Tu insinuerais donc que c’est de ma faute, que je suis tombée toute seule et que tes jambes que tu jetais devant toi ne sont en aucun cas responsables de ma chute ? Je la regardais, un air mauvais sur mon visage et les sourcils froncés. Si elle me répondait oui, je lui faisais bouffer toute l’herbe du parc par les narines.


- L'parc est à tout le monde j'te signale. T'avais qu'à pas me foncer d'ssus comme ça !

Je reculais la tête, surprise par un tel langage. Mais elle parlait quelle langue ? Jamais de toute ma vie je n’en avais entendu de tel. Comme quoi, la vie nous réserve bien des surprises, même si je me serais bien passée de celle-là. Je fronçais de nouveau les sourcils pour tenter de décrypter le langage codé qu’elle venait d’employer pour tenter de me faire passer un message puis, une fois cette activité fort instructive ( ?), relevais le visage de nouveau vers elle.

- Enfin tu te dénonces ! Quelle crétine, elle venait clairement de me prouver que c’était elle qui m’avait faite tomber, pas le soit disant sol avec ses soi-disant bosses. Grillée ! Bien fait. Tu avoueras donc que c’est à cause de toi que je suis tombée et que ce n’est pas moi qui t’aies foncé dessus.

J’espérais au moins lui avoir cloué le bec à cette pimbêche qui ne manquait pas d’air alors que c’était précisément elle qui se trouvait en tort. Comme quoi, le bien triomphe toujours du mal.


- Non parce que j'veux pas dire mais si y'a même plus d'place pour ceux qui ont pas un balai dans l'cul et qui se détendent tranquillement...

Enfin, ma victoire fut de courte durée, à mon grand dam. Et puis pardon ? C’est de moi dont elle parlait quand elle évoquait les personnes avec un balai dans le cul ? Mais elle s’est vue ? Je me retenais sérieusement de ne pas me jeter à sa gorge pour l’étrangler avec ses cheveux blonds.

- Quoi ?! Mais tu t’es vue pauvre fille ? Moi un balai dans le cul ? Mais je me détendais au même titre que toi je te signale ! Alors oui évidemment moi je marche parce que je suis restée assise dans le bureau de mon père mais apparemment toi tu es trop feignante pour bouger tes fesses ! Ou bien c’est parce que le baobab que tu as dans les fesses t’empêche de marcher correctement ?

Elle m’avait cherché, elle m’avait trouvé et je n’avais aucune envie d’être gentille. Au pire, j’appelais à la rescousse la sécurité de la mairie de mon père et là on verrait bien comment elle réagirait.

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MessageSujet: Re: En chute libre ¤PV¤ fini   Jeu 17 Mai - 19:15

Cette fille avait l'air d'être tout droit sortie d'un film. L'genre de nana qui ouvre la bouche seulement pour faire des histoires parce qu'elle a rien d'autre à foutre de sa vie que pester sur les autres et les éventuels moustiques qui se s'raient posés sur son verni pas sec. Ouais. Chiante comme la mort. Je regrettais déjà d'être tombée sur elle – wouuups mauvais jeu d'mots, c'était elle qui était allée manger les graviers un peu plus tôt et si ça continuait comme ça, elle risquait bien d'aller en goûter encore...

L'truc, c'était qu'à part avoir la langue aussi bien pendue que des oreilles à rallonge – le seul rapport à voir ici, c'est la longueur – je ne pouvais pas bien faire grand chose de plus. Les consignes avaient toujours été bien claires : pas de contacts physiques violents rapprochés avec d'autres personnes ! Papa me l'avait même répété avant d'aller faire sa p'tite affaire j'sais pas où ; d'ailleurs pourquoi est-ce qu'il était toujours pas revenu ? Non parce qu'il avait beau me faire toutes les recommandations qu'il voulait, je m'en fichais de la maladie, parce qu'elle commençait à me casser les pieds l'autre là, à en faire tout un fromage Pour rien ! J'avais toujours rêvé, comme les héroïnes de série que je regardais à la télé l'soir pendant que m'man préparait à manger parce qu'on allait bientôt dîner : bah ces filles là elles envoyaient d'ces crochets du droit qu'la malheureuse victime souvent ne s'en relevait pas. Trop la classe.

- Tu insinuerais donc que c’est de ma faute, que je suis tombée toute seule et que tes jambes que tu jetais devant toi ne sont en aucun cas responsables de ma chute ?

Sérieeeeuuuux ????? Parce que c'était qu'elle insistait en plus de ça princesse ! Bon. Je voyais bien que quoi que j'dise ou quoi que j'fasse, j'allais encore l'avoir sur le dos pendant encore un moment, si ce n'était pas moi qui y mettait un terme rapidement. Je finis par concéder de façon détournée que c'était éventuellement de ma faute, comme ça elle relèverait dignement la tête, et reprendrait sa route, fière d'elle – et y'avait pas d'quoi – et elle ne me ferait plus chier. Fail.

- Enfin tu te dénonces ! Tu avoueras donc que c’est à cause de toi que je suis tombée et que ce n’est pas moi qui t’aies foncé dessus.

Bla.Bla.Bla. Nan mais est-ce qu'elle s'écoutait parler ? Il y avait franchement d'quoi rire. Ou presque. Parce qu'elle me soûlait grave là et que j'avais juste envie de prendre tout mes sacs de courses et de rentrer à la maison, profiter un peu de jouer dans le jardin pendant qu'il faisait encore jour. P'pa connaissait Londres bon sang d'bois, il n'allait quand même pas me faire croire qu'il s'était perdu, trompé d'rue ou un autre truc dans l'genre ! Ou alors, c'était vraiment ça : il se cachait dans un p'tit buisson pas loin d'nous pour nous observer et par la même occas', me tester. Même que la fille, là, il l'avait engagé exprès ! Je regardai autour de moi, suspicieuse. D'accord c'était un sorcier, et moi aussi j'étais une sorcière – j'étais tellement impatience, j'vous dit ! - mais il avait passé l'âge pour tout ces trucs là, non ?!

- Ou alors t'achètes des lunettes, répliquai-je, imperturbable. J'te jure, tu d'vrais essayer, continuai-je en faisant genre que j'étais la plus sérieuse du monde, alors que pas du tout, j'étais en train de me foutre de sa gueule, c'est pratique pour voir où on marche.

Petit sourire bien moqueur pour appuyer tout ça. Allez ! On lançait les paris ? Quand est-ce qu'elle en venait aux mains et m'empoignait les cheveux pour voir l'effet qu'ça faisait ? Non parce qu'elle avait surtout pas intérêt !!!

Elle était relou, ça on était bien d'accord, mais quand même, c'était trop bon de la voir piquer sa crise, et un peu plus on aurait pu deviner que ses oreilles étaient en train de siffler et que d'la fumée en sortait aussi ! Je pouvais choisir ce moment et décider que tout jeu avait une fin et qu'il était temps pour moi de tirer ma révérence, de m'excuser et on en parlait plus. A la place, j’enchaînais encore, parce qu'elle méritait pas d'excuses. Non mais c'est bon c'était quand même elle qui avait lancé les insultes la première, qu'elle vienne pas non plus me demander la lune, parce qu'elle pouvait toujours crever pour l'avoir !

- Quoi ?! Mais tu t’es vue pauvre fille ? Moi un balai dans le cul ? Mais je me détendais au même titre que toi je te signale ! Alors oui évidemment moi je marche parce que je suis restée assise dans le bureau de mon père mais apparemment toi tu es trop feignante pour bouger tes fesses ! Ou bien c’est parce que le baobab que tu as dans les fesses t’empêche de marcher correctement ?


Hooooolala, mais que quelqu'un l'arrête, par pitié ! Un vrai moulin à paroles celle là ! Quand même, sa dernière remarque m'avait titillé. Sa tirade tout court en fait, parce que bon, moi j'aurais bien voulu être à sa place, marcher le nez au vent et ne pas me soucier de c'qui s'passait autour ! Non, moi quand j'marchais, limite mes parents se comportaient comme si c'était des gardes du corps – et ils prenaient leur boulot malheureusement très au sérieux – mais en plus j'vous dis pas les réprimandes s'il m'arrivait par mégarde de trébucher contre une marche ! Donc qu'elle arrête de s'plaindre cinq minutes, parce que deux nous deux, c'était elle qui était la mieux placée !!!

Faisant un effort monstre pour masquer que j'étais vexée, je m'installai un peu plus confortablement sur le banc sur lequel j'avais repris place, en la narguant du regard.

- Ouais, bravo t'as tout compris ! C'est bête c'est une maladie incurable en plus ..! On s'approchait presque de la vérité. Seul'ment ce n'était pas à une inconnue complètement dingo que j'allais lui dire que j'étais hémophile !

J'hésitai quelques secondes. Mais quelques secondes seul'ment, et je tirai la carte de jouer la provocation jusqu'au bout : j'étendis les jambes pour les secouer comme précédemment, juste devant elle.

- Enfin, tu dis ça, mais en attendant, au lieu d'dégager, tu continues d'couiner, donc bon à c'compte là autant qu'tu l'fasses dans le « bureau de papa » !

Insupportable moi ? Même ce terme là était encore trop faible !!!

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Karelle Marley
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MessageSujet: Re: En chute libre ¤PV¤ fini   Mar 5 Juin - 11:10

Parfois, je me demandais vraiment ce que j’avais fait au bon Dieu pour mériter tout ça. Qu’avais-je fait de mal pour qu’il envoie sur ma route cet énergumène ? Quel était mon péché ? Je sais que je n’étais peut-être pas la petite fille parfaite, je pouvais même être une peste sans nom mais avec les personnes que j’aimais j’étais adorable ! Je sais que Dieu a dit « Tu aimeras ton prochain » mais est-ce qu’il a précisé les conditions dans lesquelles on devait l’aimer notre prochain ? Est-ce que pour lui ça tombait sous le sens ? Moi je ne pense pas. Il avait omis de préciser « Tu aimeras ton prochain sauf si celui-ci t’as intentionnellement fait trébucher dans le par cet qu’il nie en bloc. Dans ce cas, déteste-le et fourre lui ton pain dans la tronche. » Je vais aller lui dire deux mots moi à Dieu pour qu’il édite ses dix commandements sinon il allait avoir de mes nouvelles ! Et je m’en fous qu’il ait déjà envoyé les tablettes et que celles-ci soient déjà gravées, que sept milliards d’humains connaissent au moins un commandement ! Il allait me changer ça et tout de suite. Sinon il est clair que j’allais déroger à un autre commandement qui est « Tu ne tueras point ». Il est clair que là j’avais juste envie de plonger ma main dans la gorge de la fille pour lui arracher les cordes vocales et l’étrangler avec ses longs cheveux blonds.

En plus elle parlait mal. Non mais c’est vrai ; elle venait de quel pays ? De quel endroit pommé provenait-elle pour tenir un tel langage ? Je sais que je ne suis pas la première princesse du monde mais quand même, elle pouvait faire un effort ! Bon je sais que sous le coup de la colère et de la débilité (oui parce qu’elle était pas non plus hyper intelligente pour se griller toute seule) elle pouvait parler comme ça mais même moi, quand j’étais énervée, je m’exprimais d’une façon intelligible ! M’en vais lui apprendre les bonnes manières vous allez voir.


- Ou alors t'achètes des lunettes. J'te jure, tu d'vrais essayer, c'est pratique pour voir où on marche.

Elle se foutait clairement de moi c’était évident. A son sourire je répondais par une moue mauvaise, comme si j’allais lui cracher au visage ; et croyez-moi, elle ne méritait que ça.

- Et toi tu devrais t’acheter un cerveau. Je te jure, c’est pratique pour devenir intelligente.

Ironique au possible, j’avais volontairement retourné sa phrase à mon avantage pour lui prouver qu’elle n’était rien d’autre que stupide et idiote (même si je ne voyais pas nettement la différence entre ces deux termes). Bim ! Non mais. De toute façon, elle voyait très bien de quoi j’étais capable et elle verrait encore mieux si elle me poussait à bout et là, croyez-moi, elle ne serait pas déçue. Je m’échauffais seulement là.

Cette fille était ridicule et je me demandais encore pourquoi est-ce que je continuais à entrer dans son jeu alors que j’aurais mieux fait de passer mon chemin et là laisser béate, comme une potiche qu’elle était. Mais je dois dire que la pousser elle aussi à bout était une perspective alléchante à laquelle je ne savais résister. Enfoncer les gens plus bas que terre et revêtir le masque de la princesse et peste me plaisait et j’avais énormément de mal à résister à cet appel. Tant pis pour elle.


- Ouais, bravo t'as tout compris ! C'est bête c'est une maladie incurable en plus ..!

Elle me toisait sur son banc. Enfin me toisait, c’est un bien grand mot. Cela signifie au moins être à ma hauteur mais là, c’est plutôt moi qui pouvait la toiser, comme une pauvre crotte de troll.

- A ce moment là, tu devrais retourner à l’hôpital ! T’emmerderais des gens payés pour ça et tu me lâcherais les basques ! Je croisais les bras sur ma poitrine, sans jamais me déparer de mon air mauvais. Qu’elle ait ou non une maladie incurable je m’en contre-fichais comme de mon premier biberon mais tout ce que je voulais, c’est qu’elle dégage et me fiche enfin la paix.


- Enfin, tu dis ça, mais en attendant, au lieu d'dégager, tu continues d'couiner, donc bon à c'compte là autant qu'tu l'fasses dans le « bureau de papa » !

Elle venait d’étendre ses jambes devant moi, que je regardais derechef avant d’hausser un sourcil et de détourner la tête en levant les yeux au ciel, signe que je n’en avais strictement rien à faire de sa provoc’ à deux mornilles. Cette fille me faisait de la peine.

- Et toi tu ferais mieux de la fermer ! C’est bon là je crois que t’as battu le record de conneries débitées en moins de deux minutes ! Ferme-là et rentre chez toi, tu pourras peut-être faire tomber encore une ou deux personnes.

Je n’avais pas été tendre et c’est ce que je voulais. Elle n’allait pas apprécier ; tant pis. Au moins elle se casserait et me laisserait tranquille. Manquerait plus que ça : qu’elle me gâche la journée !

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Alexis Field
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MessageSujet: Re: En chute libre ¤PV¤ fini   Jeu 7 Juin - 19:46

- Et toi tu devrais t’acheter un cerveau. Je te jure, c’est pratique pour devenir intelligente.

Je f'sais genre que non, mais c'était vrai qu'elle était légèrement mais alors très légèrement en train de m'les briser celle là. Enfin si c'était possible. Et puis d'façon, on avait compris. Je voyais bien qu'elle était en train de me pousser à bout. Après tout, c'était précisément c'que j'étais en train d'faire aussi, et comme elle me donnait du fil à retordre, il n'y avait plus qu'à ouvrir les paris parce qu'elle avait eu la même idée qu'moi, c'était évident, la bougresse.

- Pas bête, ça nous permettra d'faire du shopping ensemble au moins ! Non seulement ça sous entendait qu'elle en avait bien b'soin d'un elle aussi, et ça j'étais sûre que ça risquait d'pas trop lui plaire (bien fait!) mais en plus, passer du temps avec c'te meuf... huuuuuum, non, même pas dans ses rêves les plus fous. Quoi que vu comme c'était parti, même pour elle, il y avait tout à d'viner que ce serait un véritable cauchemar... On avait au moins un point commun.

C'est à ce moment là que me vint l'idée de dégainer ma précieuse baguette magique, toujours dans son écrin et de lui faire peur avec. Parce que c'était certain, que pauv' moldue comme elle était, elle allait pas voir l'coup v'nir ! Non mais attendez, j'avais rien contre eux, bien au contraire puisque m'man en était une, mais celle là, elle était tellement relou que lui flanquer la frousse, ça m'aurait bien fait rigoler... Oui mais bon, voilà, même ça je n'pouvais pas. Pour plein d'raisons. Déjà parce que les sorciers d'premier cycle et tout l'tralala, bah ils avaient pas l'droit d'en faire en dehros de Poudlard, c'était comme ça, et je trouvais cette règle stupide d'ailleurs. Non pas qu'ce soit mon genre de respecter les règlements, mais bon, si c'était pour me fermer les portes de l'école alors que j'y avais pas encore mis un pied... Et puis pareil, si p'pa arrivait pile à c'moment là et qu'il découvrait ce que j'étais en train d'faire subir à ma victime, il allait m'enfermer à la maison jusqu'à ma majorité voire plus. Pfff, non mais sérieux, quelle vie, non mais quelle vie ! En plus, j'sais pas, j'la sentais vraiment pas c'te nana et y'aurait plus manqué non plus qu'elle me chipe ma baguette des mains parce qu'évidemment elle penserait que c'était une fausse, et la casse. Bon sang non mais elle avait pas intérêt !!!

- A ce moment là, tu devrais retourner à l’hôpital ! T’emmerderais des gens payés pour ça et tu me lâcherais les basques !

Bien sûr, cette remarque me toucha plus que les autres, même s'il était évident que j'allais ni lui dire ni même lui montrer. C'était juste une grosse idiote qui d'toute façon savait même pas d'quoi elle parlait, alors franchement, elle en valait pas la peine. Dans nanas dans son genre, j'en avais déjà vu, et j'allais sûrement en voir d'autres, p'têt qu'à Poudlard ils étaient comme ça aussi, ou alors plus sympas – non mais ouais bien sûr qu'ils étaient plus coolos, y'a pas moyen ! - mais l'effet restait toujours le même. J'en avais rien à faire, j'avais pas à me justifier auprès d'une inconnue, surtout qu'à la base, fallait pas oublier que j'avais essayé d'être sympa avec elle et que c'était elle qui m'avait limite sauté à la gorge !!! Elle s'attendait à quoi ? A c'que je m'accroupisse pour lui baiser les pieds ? Non mais réveille toi ma poulette on est pas dans un conte de fée ! Princesse de mes deux, ouais !

Rien à foutre, j'avais pas envie d'lui répondre, alors à la place, j'enchaînais sur autre chose. Je savais que c'était un peu con de continuer là d'ssus, mais bon, en attendant p'pa m'avait bien dit d'attendre ici, et même si je bougeai d'place parce que l'autre était pire sue méga chiante, tel que je le connaissais, il allait encore me rejeter la faute dessus et ça allait me souler et on allait en parler pendant quinze mille ans sur le chemin du retour... Je voyais pas pourquoi en plus ça aurait été à moi de partir ! J'étais la première, et elle, elle faisait sa p'tite marche, alors qu'est-ce que ça lui coûtait de débarrasser le plancher et d'arrêter de me gonfler comme elle était précisément en train de l'faire ?! Et dire que cette journée avait si bien commencé et qu'elle venait tout gâcher avec ses manières à trois francs six sous...

- Et toi tu ferais mieux de la fermer ! C’est bon là je crois que t’as battu le record de conneries débitées en moins de deux minutes ! Ferme-là et rentre chez toi, tu pourras peut-être faire tomber encore une ou deux personnes.


Plus elle continuait, et plus elle m'agaçait, on allait pas s'mentir. Mais en même temps... lui laisser remporter la manche.. ? Ça se résumait à la laisser gagner, et comme j'étais du genre bornée, mais genre rien qu'un petit peu, mais assez quand même pour pas lâcher l'morceau ben c'était juste que c'était inenvisageable. J'savais pas trop où est-ce que ça allait nous mener tout ça, mais sûr que c'était le genre de chemin méga tortueux.

A la place donc... Je souris. Ouais... Ouais. Super logique comme réaction, mais bon, l'esprit de contradiction et moi, fallait dire que dans l'ensemble, on s'entendait plutôt bien, alors bon. Et comme ça, ça m'permettait de pas m'jeter sur elle et d'lui faire une prise de catch, mais bon... même ça, j'avais pas l'droit, alors j'avais plus qu'à l'espérer très fort et qui sait, peut être qu'avec un peu de bol, elle allait sentir la douleur.. !

- Ça tombe bien, j'prétends au titre, lui appris-je, avec la volonté que ça la ferait enfin sortir hors de ses gonds. Non mais après tout, pourquoi ne pas le prendre comme un compliment, parce qu'au moins ça voulait dire que j'remportais la médaille de quelque chose, et ça c'était la classe ! Je pourrais partir ouais... non en fait je ne pouvais pas pour de bon, mais ça elle était pas obligée de le savoir. Mais j'm'amuse trop bien ici avec toi, alors j'pense que j'avais rester encore un peu...

Et là, je lui jetai un regard qui signifiait claire « non mais laisse tomber, je bougerai pas d'ici, alors soit tu m'supportes, soit tu dégages ». A moins qu'elle soit aliénée ou maso, le message allait forcément passer...

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MessageSujet: Re: En chute libre ¤PV¤ fini   Mer 13 Juin - 10:55

Non mais regardez-la. Elle me sortait vraiment par les trous de nez et je prenais sur moi pour ne pas lui foutre un pain en pleine poire. Je n’étais pas d’un naturel violent mais vu comment elle me tapait sérieusement sur le système et qu’elle n’était pas partie en chialant après toutes les piques que je lui balançais, cette éventualité me trottait de plus en plus dans la tête. J’espérais vraiment qu’elle n’était pas comme ça avec ses parents parce que sinon, je crois qu’à leur place je l’aurais abandonnée. Et sans regret. Bon ok ce que je dis c’est pas humain blablabla mais sur le coup, c’est vraiment le sentiment qu’elle m’inspire et je n’étais aucunement disposée à changer.

- Pas bête, ça nous permettra d'faire du shopping ensemble au moins !

Mais bordel de crotte de troll elle allait se mettre à articuler correctement ?! Non mais c’est pas difficile de dire « de faire » ! Ce qui en tout cas me prouvait une fois de plus que c’était une attardée, une sérieuse attardée avec un sérieux problème. En un sens, c’est triste pour elle parce qu’elle ne me faisait pas du tout de peine. Enfin si, en fait je sais pas. Non je pense qu’elle me faisait pitié. Or, comme disait ma grand-mère « Mieux vaut faire envie que pitié » et bah là ma cocotte, j’étais servie avec toi !

- Tu crois ça ? Il faudrait me payer pour passer une minute avec toi !

Bim. Et encore, je ne sais pas à quoi s’élèverait la somme mais ça dépassait les mille livres ou gallions. Non mais vous aviez cru ? Vous avez vraiment pensé que je dirais : « Oh mais oui quelle merveilleuse idée ! Allons-y tout de suite ! » et qu’on serait allées, main dans la main en sautillant gaiement faire du shopping dans le centre de Londres ? Je crois pas non. Je suis peut-être une peste quand je m’y mets mais jamais hypocrite. Jamais j’irais faire quoique ce soit avec quelqu’un que je détestais, pour ma propre santé et également la sienne. Et encore moins avec cette fille ! Plutôt avoir un rencard avec un troll des montagnes.

Cependant, je fus contente de voir que ma stratégie habituelle commençait à porter ses fruits et poussait doucement l’autre à bout. Enfin ! Ce n’était pas trop tôt et elle allait enfin me lâcher les basques et s’en aller. Heureusement que je ne la reverrais jamais de toute ma vie parce qu’elle ne valait aucunement le détour. En tout cas, il me sembla voir un bref instant dans son regard que ma remarque sur l’hôpital ne lui plut pas du tout. Touché. A croire qu’elle avait une sainte horreur de ces établissements de bienfaisance. Intéressant. Mais je n’en tins pas davantage rigueur, me disant qu’elle n’en valait pas la peine.


- Ça tombe bien, j'prétends au titre

Haha qu’elle est drôle ! En fait, le problème entre nous c’est que nous utilisions toutes deux la même technique qui consistait à pousser l’autre à bout et cela pouvait durer aussi longtemps que l’on aurait encore l’usage de la parole. C’était à la première qui ferait craquer l’autre et vu comment nous étions remontées l’une contre l’autre, on en avait encore pour un bon bout de temps. Mais c’était dans mes principes que de ne jamais abandonner et encore moins face à une bougresse comme elle. Mon sang brûlait dans tout mon corps et je dus croiser les bras sur ma poitrine pour retenir ma main qui mourrait d’envie de s’écraser contre sa joue.

- Vraiment ? Comme c’est intéressant. C’est un peu nul comme objectif de vie quand même, tu ne trouves pas ?


Fini de plaisanter, j’allais lui dire clairement ce que je pensais à partir de maintenant ; peut-être que ça la saoulerait en premier et qu’elle me taillerait la route vite fait bien fait. « L’objectif de ma vie ? Etre la reine des connes ! » Je trouve ça triste. Enfin, il faut de tout pour faire un monde comme on dit et cette fille en était la preuve vivante.

- Je pourrais partir ouais... Mais j'm'amuse trop bien ici avec toi, alors j'pense que j'avais rester encore un peu...

Je crois pas non. Tu allais te casser maintenant sinon c’est mon poing qui allait très vite te faire comprendre que je ne voulais plus de toi ici et qu’il vaudrait pour toi de dégager. Ma sempiternelle moue ironique et mauvaise s’installa sur mon visage, pour lui faire comprendre toutes les gentilles pensées que j’avais à son égard.

- Tu devrais pas. Fis-je en mimant un faux air attendri et en penchant la tête sur le coté. Je suis pas comme tes poupées : j’aime pas qu’on me tire les cheveux ou qu’on m’arrache la tête. Je lui lançais un nouveau sourire faux et ironique à souhait afin qu'elle comprenne (si elle en était capable) que, même pas en rêve ! Elle se casse tout de suite !

Par contre, s’il y en avait bien une à qui je mourrais d’envie de tirer les cheveux ou d’arracher la tête, c’était bien elle.

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MessageSujet: Re: En chute libre ¤PV¤ fini   Ven 15 Juin - 12:26

Comme je sentais bien que je commençais à perdre patience – légèrement, mais quand même, elle savait bien viser l'aut' barjo ! - je préférais plutôt prendre ça comme un jeu. Mais genre le véritable jeu, vous savez comme les jeux vidéos quoi ! Mon voisin, qui était moldu et un vrai geek en avait plein, il avait même droit à une console dans sa chambre et tout ça, et j'allais souvent chez lui passer tout mes après midi à faire des combats de manettes acharnés, et ben même que des fois, à force, j'gagnais ! Mais quand j'avais à p'pa et m'man que j'en voulais une pour Noël, ils avaient pas voulu, parce qu'ils ne voulaient pas que je reste enfermé dans la maison toute la sainte journée.

Alors oui, autant l'dire de suite, mes parents, c'était un véritable paradoxe à eux tout seuls : c'était les premiers à s'exciter pour tout et n'importe quoi pour peu qu'ils aient décrété qu'faire telle ou telle activité était trop dangereuse pour moi. Comme d'hab ça aussi, c'était bien quand ça les arrangeait, moi je demandais que ça de passer du temps dehors, mais si c'était pour rester assise dans l'jardin et rien foutre que de prendre le soleil et ressembler à un homard, merci, mais alors là on voyait bien qu'ils étaient bien loin d'être à ma place ! Et quand enfin je leur proposais une solution efficace à mon problème, c'était eux qui voulaient pas ! Ils savaient pas où ils avaient mal ouais, alors tant pis pour eux, à la place, j'allais chez mon pote et même que parfois sa mère m'invitait à manger chez eux le soir et que j'acceptais, en me disant au passage que cette maman là, ben c'était la meilleure maman du monde et que j'aurais bien voulu avoir la même à la maison. Mais en plus de la mienne hein ! Car m'man, même si parfois elle m'énervait à vouloir me protéger de tout, je voulais la prêter à personne...

Et c'était clair que c'était pas à miss Sainte Nitouche, vas y vient là que j'te soule que j'allais le proposer, mais alors sûrement pas ! Sérieux, heureusement que c'était la seule et unique fois qu'on se rencontrait. On habitait à Oxford et on était à Londres seul'ment pour les fournitures pour Poudlard, et elle, vu sa tête, j'sais pas, à mon avis, elle était d'ici, alors j'allais sûrement jamais la r'voir. Raison d'plus pour la faire chier alors. Non mais vraiment c'était pas une blague ! Plus ça allait et plus je me disais que dans pas longtemps, sa gueule allait prendre la tronche d'une constipée et qu'elle allait me pondre un joli p'tit truc de sa création. Allez ! Encore un p'tit effort quoi ! Après tout, elle y était presque ! Et vu comme j'étais partie moi aussi, ça ne me dérangeait pas d'lui forcer un peu la main...

- Tu devrais pas. Je suis pas comme tes poupées : j’aime pas qu’on me tire les cheveux ou qu’on m’arrache la tête.

Le plus chiant, c'était que moi, j'avais bien envie d'lui clouer le bec pour de bon, mais qu'à chaque fois, fallait qu'elle retrouve quelque chose à dire, et que c'était graaaaaave relou, et que finalement, si elle restait dans les parages, c'était qu'elle ça devait pas tant la gonfler qu'ça. Non mais sérieux, quand même, elle me faisait rire avec ses remarques à la noix d'cajoux. Le parc lui appartenait p'têt', c'est ça ? Moi les poupées, ça f'sait bien longtemps que je jouais plus avec, et puis d'abord, elle disait n'importe quoi, parce qu'elles étaient toutes en bonne santé !

- Ça, j'm'en fiche complètement... Oh, et puis qu'elle pense c'qu'elle voulait après tout, parce que moi, une drôle d'idée venait justement de fleurir dans mon esprit et vu le train où se déroulait les choses, plus ça allait, plus je me disais que j'allais certainement mettre mon plan à exécution...

Ne lui en déplaise !

Je me relevai – j'avais la bougeotte que voulez vous ! Et me postai de nouveau devant elle, en croisant également les bras sur ma poitrine, un peu comme elle l'avait fait précédemment. Un sourire mauvais se dessina sur mon visage, signe que ce que je préparais quelque chose qui était tout, sauf dans son intérêt... Désolée ma poule, mais tout les coups étaient permis ! Et puis au pire quoi ? Elle allait me donner quelques malheureux coups d'ongles ? Pouah ! Ce n'était sûrement pas ce genre de petites griffures qui allaient me faire peur !

- Alexis ! Cette voix, je la connaissais bien, et je restais un instant figée, car elle m'avait arrêté juste à temps – juste à temps de récolter une punition oui ! P'pa venait justement de choisir cet instant précis pour réapparaître de nul part. Et il eut, attention, et rien que pour ça, lui aussi je lui aurais bien donné un coup de pied dans les tibias d'être aussi bête, un sourire pour l'autre petite imbécile de première !

Et en plus, il avait dit mon prénom. Non mais vraiment p'pa, je ne remercierais jamais assez !!! Pas question de perdre de ma superbe cependant, alors qu'il m'informait qu'il avait terminé ce qu'il avait à faire, me demandait s'il n'avait pas été trop long, et qu'il était temps pour nous d'rentrer, parce que m'man et mon frère devaient sûrement nous attendre. Je le laissai prendre les sacs et me pendis à son autre bras de libre, en lui disant que je crevais la dalle et que j'avais envie qu'on s'arrête dans une boulangerie pour acheter des croissants !

- J'ai hâte de te r'voir, qu'on puisse terminer notre conversation, ricanai-je à l'intention de la brune qui n'avait rien perdu du spectacle, avant de nous éloigner.

Mais quand même, avant, et parce que je voulais avoir de dernier mot coûte que coûte et terminer en beauté, je me retournai une ultime fois vers mon antagoniste en lui tirant la langue. Heureusement que je n'étais pas prête de la revoir de sitôt !



T.E.R.MI.N.E

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