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Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]

 
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 Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]   Mar 10 Avr - 22:57

Rappelez-moi ce que je fous ici ? Ah oui : je promène Yankee. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Yankee c’est mon chien. Enfin, le chien de la famille. Un bon gros colley tout poilu tout beau. Non sérieux, quand il était bébé il était trop cute avec sa petite bouille, sa petite truffe mais un jour, un chien tout poilu l’avait remplacé et voilà pourquoi je me retrouvais en train de le promener dans Hyde Park. Oui parce qu’avec Lilian nous étions rentrés à la maison pour le week-end de Pâques parce que c’était l’anniversaire de notre père (non non on ne se déguise pas en lapin pour distribuer les œufs en chocolat c’est bon. Notre nom de famille officiel c’est Easter-Schoonmaker alors fuck !). En fait ça me gonflait un peu d’être ici, je sais pas, je trouvais pas que ça faisait vraiment mec de promener un colley. Encore ça aurait été un boxer, un labrador ou un golden retriever ça passe mais un colley… Enfin je dis ça mais il y a pire : un chihuahua, un loulou de Pomeranie, un pékinois ou encore un de ces petits chiens de mémé. Non sérieux, Yankee avait grave la classe quand même. En plus il portait le nom de la meilleure équipe de baseball du monde, what else ? Même si bon parfois, il était complètement idiot. Mais bon, ça reste un chien. Au moins il avait le don pour nous faire rire.

En fait, si j’étais là, c’est parce que j’avais un peu été obligé. Ma mère était partie bosser, mon père aussi et il fallait que quelqu’un sorte le chien. Au départ, c’était Lilian qui était toute désignée pour s’y coller mais quand elle a prononcé le nom d’Ophée sa jument tyrannosaure, j’ai très vite compris que ça serait pour ma pomme. En même temps : entre Ophée et Yankee mon choix est vite fait. Pour ceux qui ne verraient pas où je veux en venir, je reformule ma phrase : entre promener tranquillement Yankee dans Hyde Park ou me faire arracher les fesses par Ophée, mon choix est vite fait.

Donc voilà, ma mère m’avait donc emmené, Yankee et moi, à Hyde Park vu que c’était sur sa route pour aller à son cabinet. Oui parce que mon père fallait pas espérer : il était hors de question que Yankee monte dans son Aston Martin DB9 ! Ouais non parce que notre chien est peut-être pas le plus bête du monde, parfois il est quand même aussi con qu’une valise sans poignée et là, sérieusement ça vole au ras des pâquerettes. Et à mon avis, mon père a eu très peur pour les sièges de sa voiture. Du coup ma mère passerait nous rechercher dans deux heures à peu près, après ses rendez-vous de la matinée. En tout cas, j’aurais bien le temps de promener Yankee, de le faire jouer avec un bâton, il me sauterait dessus et vu qu’il commençait à être big, j’allais me retrouver par terre. Au pire, ça pourrait peut-être m’aider à parler aux filles : bah oui attendez mon chien est tellement mignon qu’il les ferait toutes craquer ! Ou alors il leur aurait sauté dessus parce que son bâton avait atterri juste à côté d’elle. Le connaissant, je pensais davantage pour la deuxième hypothèse ; enfin la première n’est pas non plus à exclure.

Bref, je marchais derrière Yankee qui pour l’instant était très sage en laisse. Vêtu d’un T-Shirt blanc au col en v avec une veste en jean par-dessus, un treillis kaki et mes bonnes grosses Nike noire (je vois même pas pourquoi je vous raconte comment je suis habillé parce qu’on en a strictement rien à carrer. On s’en bat les balls !) Bref, je marchais derrière Yankee. Pour une fois qu’il était tranquille. Oui parce que depuis qu’il est tout petit, c’est une vraie pile électrique et le pire, c’est quand il est avec son brother Knicks (le chien de nos cousins) alors là, c’est la fin du monde ! Plusieurs fois quand même je dû tirer sur sa laisse parce qu’il voulait renifler d’un peu trop près les fesses de… Hum passons. Ou alors parce qu’il voulait bondir sur le ballon de mecs qui jouaient au foot un peu plus loin. Une fois même il a failli me prendre par surprise et me traîner mais non, I’m strong !

Mes grosses Ray-Ban sur les yeux, je marchais tranquillement en pensant à mes potes que je retrouverais après le week-end, à mon petit as que j’avais sauvé des dents du T - Rex Ophée, au resto où nous irions manger ce soir pour l’anniversaire de Dad. A mon avis, ça serait genre le Lincoln Palace ou un autre de ces restaurants de luxe où on y allait en limousine. Je mâchais négligemment mon chewing-gum, la bouche peut-être un peu trop ouverte. Evidemment je ne faisais attention à rien. Ce qui causa ma perte.

Yankee s’arrêta net, un peu à la manière des chiens de chasse qui ont repéré un lapin (et pas un lièvre parce que les lièvres ne vivent pas dans les forêts), la tête haute et les oreilles dressées. Sauf que moi, en bon abruti et inattentif que je suis parfois, je m’en carrais les steaks et continuais my way, jetant un regard désintéressé à mon chien qui ne bronchait toujours pas. Puis là j’entendis un cri. Celui d’une fille. Celui d’une fille qui avait mal. Ou qui était agressée par un vilain centaure. Oui oui, j’ai regardé Hercule de Walt Disney quand j’étais petit. Hey, ma mère est moldue so what ?! Et puis là, fidèle à Pégase et à sa cervelle de moineau, Yankee démarra en trombe. Moi avec. Enfin, en me traînant derrière lui. Je décollais presque du sol, tiré en arrière et je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas me croûter méchamment comme une very big shit ; mais une vraie big shit ; au passage j’avalais mon chewing-gum avec lequel je cru que j’allais m’étrangler. Malgré tout, je me retrouvais à courir comme un teubé derrière mon colley qui courait comme un dératé et à mon avis, je n’étais pas au bout de mes surprises. I was right. Yankee s’arrêta brusquement devant le ballon de foot et je manquais de lui passer par-dessus. Néanmoins, je parvins à me freiner et non loin de lui, je vis une fille blonde, assise sur l’herbe et qui se massait la tête. Tout alors devint clair dans mon esprit.

Ballon. Yankee. Cri. Fille. Moi. Le ballon qui avait interpellé Yankee avait frappé la fille dans la tête et Yankee avait analysé ce cri comme le signal de mon DED : Damoiselle En Détresse ! (Hey, revoyez vos classiques). Je me relevais, laissant la laisse du colley s’allonger, ôtait mes lunettes pour les ranger dans ma poche et m’approchais de la jeune fille. Une fois à ses côtés, je m’agenouillais pour vérifier si elle n’avait rien de grave.


- Hey t’as pas trop mal ? Et là je me retournais vers les mecs qui accouraient pour récupérer leur ballon. Bande d’idiots vous auriez pu faire attention ! Vous voyez pas que vous lui avez fait hyper mal ? Les débiles s’excusèrent rapidement et partir récupérer leur ballon avec lequel Yankee s’amusait comme un petit fou. Le pauvre fut d’ailleurs frustré quand ils vinrent le lui enlever et il revint vers moi et la jeune fille, un peu dépité. Tu vas mieux ?

Au fur et à mesure que je la regardais se rétablir, je ne pouvais m’empêcher de lui trouver un air de ressemblance avec quelqu’un que j’avais vu. Genre une fille que je connaissais un petit peu mais à qui je n’avais jamais vraiment parlé. Le problème c’est que des blondes plutôt canons, c’est assez courant. C’est à ce moment que Yankee trouva judicieux de lécher gentiment la joue de la jeune fille en signe de réconforte, ce qui me fit sourire.

- Au fait, lui c’est Yankee et moi Hadrian. Je lui adressais un petit clin d’œil et Yankee s’assit fièrement devant elle, tirant la langue et ses oreilles de nouveau alertes. Quant à moi, je sentais de plus en plus que son visage me disait quelque chose et que même si ce n’était pas le cas, j’allais passer un bon moment avec elle.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]   Jeu 12 Avr - 0:37





Pâques. Non sérieusement, je m’étais toujours demandé comment on en était venu à faire une fête où les enfants cherchaient des œufs en chocolats en criant dans leurs jardins. La religion ? Depuis quand la religion nous poussait à manger du chocolat comme des gros goinfres sous prétexte que c’était religieux ? Bonne question. C’était toujours pareil, comme la Saint-Valentin ou Noël. Une fête commercial qui arrange tout le monde parce qu’on a des chouettes cadeaux. Sauf la Saint-Valentin lorsqu’on est célibataire bien sûr. Là de suite, ça devenait un jour horriblement niais et purement inventé pour se faire du blé. Par contre quand on avait quelqu’un, on n’avait pas du tout la même vision de la chose une fois devant la table avec les chandelles et le plat de « Homard poêlé à la française sous son lit de légumes mi croquant mi moelleux » Ok, je viens d’inventer ce plat mais je suis persuadé que ça existe quelque part. Dans un restaurant avec un nom à la rallonge française, parce c’était mille fois plus romantique. Bref, retournons à nos moutons, ou plutôt à nos œufs. Que Pâques soit religieux ou commercial, je m’en fichais un peu moi. Tout ce que je voulais c’était mon chocolat et basta.

Ah non, ne croyez pas que je cherchais les œufs. Je me contentai de rentrer dans une supérette pour m’en acheter moi-même et les manger dans mon coin. Les Arendts n’auraient jamais l’idée d’organiser une chasse pour moi, et je ne le voulais pas non plus. Je laissais leurs mômes crapahuter dans le jardin avec des paniers colorés pendant que je continuais de faire mon asociale dans ma chambre, le nez dans mes livres. J’avais d’ailleurs recouvert chaque couverture de papier kraft pour qu’on ne puisse pas les lire. Aller expliquer à Madame Arendts que dans mon établissement scolaire pour élève en difficulté, on me donnait à lire « Milles herbes et Champignons Magiques » aurait été plus que bizarre. Mais bon, mon identité secrète n’était pas si dure à porter car ils ne posaient pas vraiment de questions. Je me contentais d’ailleurs d’hocher la tête à chacune d’entre elle pour bien montrer que je n’étais pas ouverte à la discussion. J’avais eu pire comme famille d’accueil, honnêtement. Je vivais sous leur toit sans être vraiment là et ils me regardaient toujours avec leur regard rempli de pitié. Ils me parlaient un peu comme à une demeurée, surement de peur que j’explose à tout moment. Mais ce que les Arendts ne savaient pas, c’était que depuis Poudlard j’allais beaucoup mieux. Mais le montrer aurait été s’exposer à bien trop de question.

Maintenant, vous vous posez tous la même question : qu’est-ce que je fichais de retour chez eux pour les vacances ? J’aurais très bien pu rester à Poudlard non ? La vérité c’est que je n’étais pas revenu chez eux depuis la rentrée et que si je voulais rester crédible, je devais vouloir m’enfuir de mon établissement pour élève difficile à tout moment. Je devais prétendre haïr ce lieu autant que j’adorais Poudlard, ce qui était en soit plutôt dur à faire. Comment pouvais-je prétendre me réjouir d’être chez eux alors que j’aurais pu être tranquillement dans le parc du château, à rire avec Prudence ou Kenza ? Alors je tentais simplement d’afficher un visage sans émotion. Et de toujours rester le plus loin possible de la maison. Quitte à être de retour à Londres, autant voir un peu de la ville. J’aimais toujours autant déambuler dans les magasins ou aller au cinéma voir des films moldus auquel les sorciers ne trouvaient aucun intérêt. Ou je me terrai dans une bibliothèque, ou sur un banc avec mon livre. Pour vu que je sois le plus loin possible des Arendts et autres adultes censés « s’occuper » de moi. Et puis honnêtement, Londres était une ville magique.

Je ne pouvais pas vraiment la comparer à beaucoup d’autre étant donné que je n’étais jamais sorti de l’Angleterre. Sauf pour aller une fois à Paris lorsque j’avais 4ans, mais je n’ai aucun souvenir. Et pourtant, j’étais quasi-sûr que Londres était l’une des plus belles capitales du monde. Il y avait toujours de la vie, des pubs ouverts et des gens dehors. Des parcs, des places publiques, des fontaines, des squares. Des musées, des cafés, des restaurants. Bref, toujours de quoi s’occuper. J’aimais le contraste entre les fils électriques, les buildings, et soudainement les petits coins de verdure nichés au milieu de la ville. C’étaient eux mes lieus préférés. Comme Hyde Park. Cet endroit était définitivement un de mes préférés de la ville. On y était au calme, sans pour autant cesser de voir de la foule passer. Je pouvais rester des heures assise sur un banc à contempler ceux qui se promener là. Je les analysais au loin et tenter de savoir ce qu’ils fichaient là, ou qu’ils y étaient. Parfois, je me contentais juste de m’asseoir dans l’herbe avec ma musique. Je ne pouvais plus compter les heures de mon été passé ici.

Ce jour-là n’allait pas être une exception. Besace sur mon épaule, j’arpentai le parc à la recherche d’un arbre contre lequel je pouvais confortablement m’installer et commencer mon devoir de sortilège, accompagnée de mes fidèles œufs de Pâques. Le temps étant plutôt agréable, j’avais pu troquer mon uniforme poudlarien contre une robe aérienne bleu claire et des petites bottines. Mon foulard à fleur volait au vent et regrettais un peu de ne pas avoir pris une veste plus chaud que mon vulgaire gilet gris, parce qu’au final malgré le soleil, il ne faisait pas si chaud que ça. Mais je n’eus pas le temps de m’intéresser plus longtemps à mon choix de tenue. Sans que j’eus le temps de réagir, je sentis un violent coup sur ma tête qui m’arracha un cri. Oui, je venais de me prendre un ballon de football dans la tête. Poussant un juron contre les joueurs au loin, je me laissais tomber sur le sol en massant mon crâne douloureux. Super début d’après-midi. Mais visiblement ma détresse avait fait réagir quelqu’un, car je sentis des bruits de pas près de moi. Une seconde plus tard, un jeune homme qui paraissait légèrement plus jeune que moi s’agenouilla près de moi.


- Hey t’as pas trop mal ?

Je secouais ma tête en signe de négation, tout en continuant à frotter ma tête.

-Bande d’idiots vous auriez pu faire attention ! Vous voyez pas que vous lui avez fait hyper mal ? J’eus un rire en le voyant s’énerver contre les jeunes et leurs ballons, mais je fus cependant reconnaissante de son geste. Si je n’étais pas en état pour crier sur eux, l’inconnu l’était. Et quand on prenait ma défense, je ne disais jamais non. Tu vas mieux ?

- Oui ça va, juste un peu sonnée. Merci en tout cas d’être venu à mon secours Toi A ce moment-là, je sentis le chien du garçon que j’avais à peine remarquer me lécher la joue. Et ton chien. Concluai-je avec un petit rire et un sourire sincère.

Bizarrement, ce garçon me disait vaguement quelque chose. Ses yeux bleus peut-être, ou sa dégaine. Je ne savais pas y mettre un prénom, mais ce visage m’était familier.


- Au fait, lui c’est Yankee et moi Hadrian.

Hadrian… Hadrian… Non, je n’arrivais pas à savoir d’où je le connaissais, bien que son prénom soit encore plus familier que sa petite gueule d’ange.

-Enchanté de votre connaissance messieurs. répondis-je avec petit sourire amusé en faisant une petite révérence en direction du garçon et de son animal, bien que je sois assise. Moi c’est Ruby.


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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]   Ven 13 Avr - 18:02


Héhé non mais qui avait dit que les garçons n’étaient plus galants de nos jours ? Rectification : qui a dit que les beaux garçons n’étaient plus galants de nos jours ? Sûrement pas moi ! Oh c’est bon, on va pas se mentir : qu’est-ce que je fais là tout de suite maintenant ? Je viens au secours d’une demoiselle en détresse. Non mais c’est vrai ! Pas besoin d’être un preux chevalier galopant sur son cheval blanc ou Hercule sur Pégase pour venir en aide à une jeune fille. De toute façon, je sais pas monter à cheval et croyez-moi, c’est pas avec l’autre furie qui appartient à ma sœur que j’apprendrais. Non moi je n’avais écouté que mon instinct ! Et je m’étais fait traîner par mon chien on sait ! Oui bon peut-être que je n’avais pas vraiment écouté mon instinct mais que c’est plutôt Yankee qui avait écouté le sien mais cela n’empêche que j’avais engueulé ces abrutis de mes deux alors que j’aurais très bien pu faire demi-tour après avoir récupéré mon chien. Haha ! Vous voyez que ce n’est pas ce que j’ai fait ! Biiiim dans les dents !

Ahem. Oui non mais j’avoue que j’ai une légère tendance à péter des câbles parfois (oui on ne dit pas « des fois », ça fait gros plouc du Texas. C’est Lilian qui m’a dit ça et à mon avis, par « plouc du Texas » elle devait viser quelqu’un implicitement. Bon après je dis ça je dis rien). Bref. En fait quand je regardais la jeune fille, je me disais qu’elle n’avait vraiment pas eu de chance parce les ballons de foot ça fait over méga trop mal, et je sais de quoi je parle. Surtout quand c’est envoyé au mauvais endroit. Bon certes vous me direz qu’il n’y a jamais de bon endroit pour recevoir un ballon mais entre nous, entre hommes j’entends, les bijoux de famille sont précieux. Ok sur la tête ça hurt mais en-dessous de la ceinture ça hurt encore plus. Et les ballons de baskets aussi. Puis les balles et battes de baseball. Non non ça va pas j’ai pas tout testé mais certains de mes potes oui. Bref. Vous remarquerez le level qu’il y a hein.

Tout ça pour dire qu’un ballon de foot dans la tête ça fait hyper mal, qu’on soit une fille ou un mec. Encore, je la trouvais courageuse parce que je crois que j’aurais été une fille, à sa place, je me serais mis – mise ? J’ai un doute : est-ce que je dois dire « mise » dans l’hypothèse où je me place dans la peau d’une nana ? – on va faire plus simple : j’aurais chialé. Oui oui ok peut-être que je passe pour le chialeur de service mais regardez comment les filles sont fragiles ! Elles ont besoin d’être protégées et de réconfort dès que quelque chose leur arrive. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Par là je ne sous-entends pas qu’elles sont faibles et que je suis un gros macho mais je veux dire que je trouve ça mignon une fille qui pleure parce qu’elle a mal et qu’elle cherche du réconfort dans les bras d’un mec. D’un mec comme moi. Sauf que là, vu qu’elle pleurait pas, j’allais pas la serrer dans mes bras, lui dire un truc du genre « Là n’aie plus peur, c’est fini. Je suis là » et la forcer à chialer dans mes bras. Ça serait complètement stupide.


- Oui ça va, juste un peu sonnée. Merci en tout cas d’être venu à mon secours Toi. Et ton chien.

ALLELUIA ! Elle était vivante et parvenait à articuler des phrases censées ! C’est un miracle de Dieu ! Oui je sais, je suis très fort dans ce domaine. Et pas, mais alors pas du tout modeste. J’hésitais à lui dire qu’en réalité, si je ne m’étais pas fait traîner par mon chien, je ne l’aurais sûrement pas entendu et elle serait sûrement en train d’agoniser toute seule dans son coin d’herbe. Et c’est là que je me suis dit que si je le disais, elle me traiterait comme un pauvre débile et reporterait toute son affection sur mon chien. Le bad trip ! Non mais attendez vous imaginez ? J’aurais les boules truc de bâtard (ouais je trouve ça marrant comme expression. Non je déconne je trouve ça hideux).

- Disons qu’on guettait tous les deux une demoiselle en détresse à aller secourir.

J’ai dit quoi ? Non mais j’ai dit quoi là ? Fuck me mais elle allait me prendre pour un teubé ! Fuck fuck fuck fuck fuck ! Elle allait me prendre pour THE gros macho avec son chien de THE gros macho. Merde. C’est pourquoi j’agrémentais mes dires d’un clin d’œil afin d’essayer de lui faire comprendre que c’était une joke parce que sinon, je crois que je n’avais plus qu’à aller me pendre avec la laisse de Yankee. Bon en tout cas, mon gros mistake ne sembla pas l’empêcher de se présenter :

-Enchanté de votre connaissance messieurs.

How cute ! Amusé, je secouais légèrement la tête, un sourire sur les lèvres et caressait furtivement la tête de Yankee.

- Le plaisir est réciproque mademoiselle. Bon allez, autant pousser la connerie jusqu’au bout, je suis plus à ça près : je lui saisis la main pour y déposer un baiser léger sur le dos de sa paume. Je me retirais sans quitter ses yeux bleus, un air taquin sur mon visage parce que je me retenais d’éclater de rire. Et aussi parce que je le vaut bien.

- Moi c’est Ruby.

Ruby, Ruby, Ruby… Mais ouiiiii ! Ruby ! RUBY ! Ru-by ! Ruby Standiford non ? Ohlalala la grosse coincidence ! Ruby et moi étions dans la même équipe de Quidditch, celle dont Dray était le capitaine. Amazing ! D’ailleurs, la pauvre dû ne pas comprendre parce que j’ai très certainement eu une absence du genre j’ouvre de grands yeux et je fixe la première chose qui accroche mon regard de grenouille. En l’occurrence, il s’agissait de ses œufs de Pâques. Allez mon gars, on se reprend ! On se bouge le ass !

- Excuse-moi Ruby mais tu ne serais pas à Poudlard ?

Allez please dis oui ! Ne serait-ce que pour me faire plaisir ! Non parce qu’imaginez je me suis planté ! Ce qui, cependant, m’étonnerait beaucoup parce que son visage ainsi que son nom m’était familiers. Au pire, si je me trompe, je n’aurais plus qu’à partir en courant en entraînant Yankee avec moi.

Et ça c'est la surprise du chef ! Alors tu imagines exactement la même tête :

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]   Ven 13 Avr - 22:24


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Il y avait tout de même une bonne chose dans ma malchance, c’était qu’on m’avait secouru. J’aurais pu en effet tomber sur le sol comme une pauvre fille qui serait ensuite rester par terre pendant dix minutes, à pleurer toute seule sur son sort. Certes, ce n’était pas mon genre, mais j’aurais mal vécue une telle solitude. Peur d’avoir honte ? Non pas vraiment, je n’avais juste pas envie d’être regardé par tout le monde comme LA fille qui était toute seule dans Hyde Park sans personne avec elle. Et Dieu avait visiblement entendu ma requête, car il m’avait fait tomber du ciel un sauveur tout prêt, avec des jolis yeux en prime. Comme quoi, Pâques pourrait porter chance !


- Disons qu’on guettait tous les deux une demoiselle en détresse à aller secourir.Me glissa l’inconnu avec un clin d’œil.

J’eus un petit rire malgré moi. Ce jeune homme était décidemment né pour être un gentleman. Ma foi, il restait poli et délicat, ce qui me permettait de ne pas trop me brusquer. Et puis, il avait cet air amusé qui me rassurait un peu. Il était bien moins imposant que Logan –son prénom dans mon esprit me fit frissonner et je le chassai bien vite. Je n’avais pas envie de me prendre la tête aujourd’hui, et j’étais visiblement tombé sur la bonne personne. Au moins, il avait le mérite de me faire rire.


- C’est ce qu’on m’a dit, c’est pour ça que j’ai payé les gars là-bas pour me viser avec le ballon. Répliquai-je en riant. Merci les mecs pour l’aide! Criai-je en agitant mon bras vers les footballeurs incapables de viser correctement.

Non sérieusement, quand on aimait un truc, on pouvait s’assurer que ça ne mettait personne en danger tout de même ! Bon, il était clair que vu le talent des garçons, leurs tirs ne risquaient pas d’être très dangereux pour quiconque vu la vitesse à laquelle ils étaient capables de frapper dans le ballon. Mais leur maladresse elle, posait plus de souci. J’avais très envie de leur jeter un petit sort pour ne pas être venu s’excuser ou s’enquérir de mon état, mais je savais bien que c’était interdit. Frustrant d’ailleurs, comme situation. C’était comme avoir un jouet dont on ne pouvait pas se servir, alors qu’il était tout beau et tout nouveau. Enfin, nouveau, pas vraiment. Quoique, 4ans après, la magie me paraissait toujours aussi extraordinaire. Je m’attendais presque à me réveiller d’un rêve toute les secondes, en particulier lorsque je jetai un sort. Et pourtant, c’était plus vrai que nature, et j’en étais enchantée. Bien que parfois terrifiée, évidemment. Non sérieux, vous avez déjà fait voler quelqu’un ? Spectaculaire, ok. Mais carrément flippant !

Je me reconcentrai sur le dénommé Hadrian. Au moins, si je ne pouvais pas me venger de mes « agresseurs », j’avais gagné un joli cadeau. Soyons honnête, il était très agréable, et je ne parlais pas que du physique. Evidemment, mon aversion pour les garçons suite à l’histoire avec mon père était toujours présente, mais elle avait tendance à diminuer peu à peu. Au fil des rencontres, des garçons qui me prouvaient que je pouvais parfois me tromper sur la gente masculine. Je me demandais d’ailleurs comment réagirai le jeune homme s’il avait su que j’étais une sorcière. M’aurait-il cru ? Ou serait-il parti en courant avec son chien ? Non, il m’aurait probablement regardé avec des yeux ronds puis aurait appelé l’asile avec un air désolé pour moi. Non, honnêtement, la magie était un monde tellement incroyable. Et si proche des moldus qui ne voyait rien ! J’avais moi-même eu un mal fou à avaler que les sorciers vivaient là, au milieu de nous, et que nous le remarquions même pas ! Parfois, certains accidents se produisaient, et des moldus étaient exposés par erreur au monde magique. Et hop, un sortilège bien exécuté, plus de souvenirs ! N’était-ce pas merveilleux, de pouvoir tout changer à volonté ? Je me disais souvent que j’aurais bien voulu qu’à moi aussi, on enlève quelques souvenirs ou qu’on les falsifie. Mais bon, j’étais coincée avec mon enfance pourrie, pas le choix, pas de solution.


- Le plaisir est réciproque mademoiselle. Me glissa avec un air amusé Hadrian, tout en déposant un baiser sur la paume de ma main.

Bon d’accord, c’était mentir de dire que ça ne me gênait pas un peu, mais bizarrement ce fût bien moins qu’à l’ordinaire. Il y a quelques années, j’aurais probablement frappé ce pauvre garçon pour avoir osé me toucher. Mais bon, heureusement les temps changent. J’accordai donc un sourire à Hadrian qui décidemment avait de véritables manières de prince charmant ! Les garçons ainsi me faisaient rire. Si on les trouvait faux ou stéréotypés, je reniais cette idée car croyez-moi, ça ne couraient pas les rues ce genre de spécimen. Bien sûr, je voyais bien que le jeune homme ne se prenait pas au sérieux et justement, c’était ce qui me rassurait. Par contre, ce que je n’avais pas prévu, ce fût son air lorsque je lui annonçai mon prénom. Yeux écarquillés, fixant mes… Mes œufs de Pâques. Hum, j’avais fait quelque chose qui ne fallait pas ? Ruby était-il à ses yeux un prénom affreux plein de souvenir horrible ? Je fronçai légèrement les sourcils dans un regard interrogateur. Ouh ouh, ça va là-dedans ?...


- Excuse-moi Ruby mais tu ne serais pas à Poudlard ?

Ah, c’était donc ça ! Je ne pus m’empêcher moi-même d’être surprise. Je le connaissais donc ! Fort intéressant. Il devait être en troisième année, ou peut-être deuxième. Dans ce cas-là, il avait l’air un peu plus âgé. Maison ? J’aurais parié mes œufs de Pâques un Gryffondor. Il avait la dégaine pour ! Je devais forcément le connaître de quelque part, ce jeune homme ! Allez, réfléchis donc jeune fille ! Hadrian… Hadrian… Yeux bleus, bouille d’ange isolent, Gryffondor… Non… Si ?! Petite ampoule dans mon cerveau. Hadrian Easter. Le frère de LA Sirène. Désolé mon garçon de t’associer à ta sœur, ça devait être une manie désagréable pour toi mais… Il est vrai que Lilian avait une sacrée réputation. Et pourtant, j’avais également déjà entendu parler du frère, croyez-moi. De nombreuses filles jasaient sur lui, parce qu’il était beau, et drôle et… Eurk. Bon, pas question de juger ce pauvre mec sur ce qu’on racontait –car je devais avouer que ce genre de commentaire avec une voix niaise m’insupportait au plus haut point.

- Poud… Quoi ?

Ok, c’était méchant de jouer avec lui. Mais j’avais envie de voir sa tête d’ahuri une seconde de plus. Puis, j’éclatai de rire malgré moi. Me calmant, je replongeai mes yeux dans les siens.

- Je te taquine. Pause, clin d’œil. En tout cas, quelle coïncidence. Hadrian Easter, vous ici !


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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]   Sam 14 Avr - 21:55

Une promesse est une promesse et ce gif, je te l'avais promis


C’est vrai que je n’étais pas tout à fait ce genre de mecs qui transpiraient d’assurance, qui se baladaient en bande, qui faisaient chavirer et soupirer les nanas rien qu’en passant, qui jouaient au foot ou au basket, qui sont invités aux grosses parties et tout le reste qui va avec. Mais ça n’allait pas tarder ! Et croyez-moi quand je dis ça parce que quand note équipe de Quidditch allait devenir célèbre et remporter le championnat, mais laissez tomber ! On allait tout péter ! Déjà on se baladerait plus qu’entre joueurs et surtout plus qu’entre beaux gosses. Ouais non parce qu’il fallait pas rêver, vous avez vu les bêtes de compet qu’on est ? Entre Jay, Dray, Logan et moi, il y avait du level. Du high level même ! Ah bah c’est clair qu’on allait créer des émeutes de filles aux hormones en furie. Ouais on serait trop hypes ! Enfin, c’est pas demain la veille.

Mais un jour, enfin une nuit j’avais fait un rêve ; oui, j’ai fait un rêve (I had a dream ! I dreamed a dream !) où j’allais casser la gueule de Chuck parce qu’il avait plaqué ma sœur (e… non je le dirais pas même si ça me démange) enfin je crois que je vous l’ai déjà raconté (mais siii, c’est quand j’avais rencontré Karolina qui chantait avec sa guitare au milieu des citrouilles !) et je nous avais vus tous en costard impeccables, avec des lunettes de soleil noires sur les yeux et tous prêts à buter cet enfoiré de Carlton. Enfin, moi surtout. Les autres se contentaient de s’assurer qu’il ne s’échapperait pas où n’appellerait pas du secours (enfin bon, en tant que membres d’une sorte de mafia, les flics avaient peu de chances contre nous) et de faire disparaître toute preuve. Une fois le travail terminé, et croyez-moi cela m’enchantait, on partait comme nous étions arrivés : en costards impeccables et avec nos lunettes de soleils noires sur le nez. Si ça c’était pas un rêve prémonitoire !

De toute façon, la vie est une jungle. On ne le dit pas, on ment aux enfants mais c’est quand même bien trop souvent la loi du plus fort. En version améliorée, revue et corrigée mais c’est toujours celui qui a le plus de courage, les plus gros bras, le plus gros porte-monnaie, la plus grande volonté qui gagne la bataille. Chacun à notre façon nous devions nous battre pour exister et survivre dans cette jungle infernale et bien souvent, on croyait pouvoir le faire seule alors que c’était faux. Sans ma famille, sans ma sœur je ne sais pas ce que je serais actuellement. Peut-être un garçon tout timide et encore meurtri de la disparition de mon grand frère. Mais il y avait eu Lilian. Pendant toutes ces années, pendant six ans, elle s’était occupée de moi, elle m’avait énormément appris (n’entendez pas par là que nos parents étaient de mauvais parents, bien au contraire) et avait toujours été là pour moi. C’est à partir de ça que j’avais compris à quel point elle était forte et je la remerciais d’avoir fait tout ça pour moi parce que d’une certaine manière, c’est comme si elle m’avait donné un peu de son assurance et de son courage pour que je puisse avancer seul, petit à petit. Cependant, je savais que je ne serais jamais seul : mes parents et Lilian seraient toujours là pour moi.

Et Yankee aussi. Certainement. Ce chien était toujours là pour faire des conneries mais surtout pour me faire rire. Même si sur le coup, retrouver son caleçon sur le seuil d’entrée de la villa n’est pas hyper drôle (Lilian et moi confirmons), ça fait bien rire après. Yankee était un très bon chien : la jeune fille avait déjà l’air de l’apprécier. En même temps, vous avez vu sa bouille ? Comment pouvez-vous y résister ? Yankee, fait le regard qui tue. Ouiii c’est un bon chien ça ! Ahem ouais.


- C’est ce qu’on m’a dit, c’est pour ça que j’ai payé les gars là-bas pour me viser avec le ballon. Merci les mecs pour l’aide!

Amusé je tournais la tête vers les deux mecs à qui elle faisait de grands signes de mains. Enfin, le plus chanceux, c’était moi.

- Ah je vois, c’était un canular. Avec Yankee on peut toujours m’en aller si tu veux, répondis-je en faisant mine de me lever. Moi partir ? Non mais vous êtes sérieux ? Are you fucking serious ? J’allais pas laisser une aussi jolie fille comme elle toute seule ! Non mais oh, vous me prenez pour qui ? Je suis Hadrian Easter !

En tout cas, elle ne resta pas indifférente à mon baisemain. Qui le pouvait ? Hey n’oubliez pas que j’ai les gènes Easter-Schoonmaker qui coule dans mes veines ! Vous connaissez ma sœur ? Alors ! Moi aussi je peux le faire ! Bon évidemment avec moi c’est toujours complicated (forcément, ça serait pas drôle sinon) mais pour ce qui est de la drague/séduction, j’étais un mélange entre Lilian et Felton. Bon, Lilian, je ne vous la décrit pas, elle c’est comme un besoin compulsif de séduction et Felton, bah en fait c’est tout l’inverse. Lui plaisait aux filles sans le faire exprès et sans vraiment s’en rendre compte. Bah en gros vous imaginez un Easter non pas brun aux yeux bleus mais blond aux yeux bleus, au même sourire charmeur que Lilian et moi et vous obtenez Felton. Ouais ouais, on est une famille de beaux gosses.

Enfin être u beau gosse et s’appeler Hadrian Taram Henry Easter-Schoonmaker ne vous protège pas des mauvaises blagues et des grosses frayeurs. La preuve right now.


- Poud… Quoi ?

Oh my Gosh ! Madre de dios ! Oh mon Dieu ! Merde fuck mierda je m’étais gouré de nana ! Oh la loose ! Putain je fais comment pour rattraper le coup maintenant ? Bon ok mec, on se calme, on fait comme si de rien n’était, on attrape doucement la laisse de Yankee et à mon décompte, on se casse en courant comme si Ophée te courait après. Malgré moi, je refais la tête d’idiot ahuri de tout à l’heure. Fuck.

- Je te taquine. En tout cas, quelle coïncidence. Hadrian Easter, vous ici !

Soulagement total ! Merci mon Dieu ! Enfin je veux dire merci moi ! Héhé. En même temps, je suis complètement stupide, j’étais sûr que c’était Ruby Standiford, pourquoi est-ce qu’elle m’aurait foutu le doute en me faisant croire que c’était pas elle ? C’est complètement débile. Cependant, je ne cachais pas mon soulagement et lui adressais un sourire charmeur, hérité de mon père travaillé avec Lilian. Et ouais avec le petit regard en biais, impossible de résister. En plus, elle faisait indirectement référence à ma soeur so what ? Ma soeur, son deuxième prénom c'est séduction. Non I'm kidding c'est Eléanora. Tin mais vous êtes pas drôles ! You're not funny !

- Chut ne parle pas trop fort, j’essaye d’échapper aux paparazzis ! J’avais murmuré mais évidemment, j’eus un rire juste après pour lui montrer que c’était du second degré et que je ne me prenais pas au sérieux. Bon en tout cas, tu nous refais pas le même coup en plein match de Quidditch. Je sais pas si Dray me laisseras te sauver.

Nouveau clin d’œil, nouveau sourire charmeur avec le chien en prime, Ruby allait tester les charmes des Easter. Mais les miens.

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MessageSujet: Re: Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]   Sam 21 Avr - 22:50


J'abuse, je sais. Mais je te l'avais promis. ♥



Et voilà, même hors Poudlard, il fallait que je tombe sur un sorcier! A croire que Dieu voulait absolument que je reste en contact avec les gens de la même nature que moi ! Soit, au fond, je le remerciais. J’aimais les sorciers, j’aimais ce monde. Pour un tas de raisons, mais je savais que je ne pourrai plus m’en passer désormais. Parce que j’y avais ma place tout d’abord, et bien sûr car je m’y amusais très bien. Enfin certes je devais suivre mes études, mais tout me paraissait si intéressant ! Dire que j’avais été une piètre élève toute ma scolarité –j’avais des circonstances atténuantes, avouez le- et je me retrouvai aujourd’hui l’une des meilleures élèves de mon niveau. Non pas sans effort bien sûr, mais je ne les regrettais pas, car ils payaient. Mes notes, mais aussi la manière dont les enseignants me voyaient. Ils m’appréciaient, pour la plupart du moins. Je doutais que la redoutable Woodley aime qui que ce soit de toute manière. Même Nakamura, la professeur de potions, avait du mal à me sourire, bien que sa matière soit celle où je sois de loin la plus brillante. Mais bon, j’avais été habituée à bien pire.

Et puis, dans le monde magique, je m’étais fait des amis. Je plaisais aux autres, dans la mesure du possible bien évidemment. Prudence tout d’abord, ma camarade de dortoir. Son sourire doux et sa bouille d’ange était toujours d’un grand réconfort pour moi, même si je ne m’étais jamais confié réellement à elle. Mais la voir là, assise sur le lit d’à côté, plongée dans ses magazines de mode… C’était agréable. Presque une habitude. Ensuite, il y avait d’autre camarade de Serdaigle, mais aussi d’autre maison. Parfois, ce n’était que de banales connaissances que j’avais faites rapidement, comme Aure. Parfois, plus poussée, comme Jay ou Kenza. Au bien sûr, je n’avais pas eu que des amis. Traice était toujours là, avec son regard noir qui m’était si familier, et sa mine presque écœurée lorsqu’elle me voyait. Mais ce n’était qu’un cas isolé, et honnêtement, je m’en fichais. Je ne pouvais pas plaire à tout le monde. Mais à certains, oui, siffla une voix dans ma tête tandis que je chassais Logan de mon esprit. Ce n’était pas le moment de penser à lui, et puis j’avais déjà à faire un Don Juan actuellement, je n’allais pas me préoccuper de deux !

Dans la série connaissance, j’avais aussi oubliée de mentionner la très chère Lilian Easter, la sœur d’Hadrian. Autant dire qu’ils ne se ressemblaient pas vraiment. Enfin si, tout de même. Les mêmes yeux bleus, ce charisme infernal et cette chose en plus qui vous mettez légèrement mal à l’aise. Quoi ? La beauté peut-être, leurs charmes incroyables. C’était définitivement génétique ! Ils avaient de l’assurance et faisait probablement chavirer les cœurs de tout le monde. J’eus un frisson en repensant à la Gryffondor en soutien-gorge dans les toilettes et chassait cette vision qui continuait de me torturer. J’avais le frère sous les yeux, et c’était tout aussi bien. La seule différence entre les deux Easter, c’était que Lilian avait manqué de me trancher la tête à coup de ses griffes manucurées car je lui avais renversé du chocolat chaud dessus. Tandis qu’Hadrian lui, me souriait et m’avait aidé alors que je m’étais pris un ballon dans la gueule comme une débile. Un point pour lui, zéro pour la sœur, désolée ! Bref, je gardais le sujet Sirène pour un autre jour, car je me doutais bien que le jeune homme ne devait pas apprécié d’être toujours « le frère de… »

D’une certaine manière, il devait être fier. Lilian devait être une mine de conseil sur les filles, et puis elle était sûrement drôle comme sœur. Les deux devaient passer des journées dans leurs palaces avec Yankee, à s’admirer dans le miroir tout en mangeant des fraises au chocolat et… Ok, ok. Je me calme. Revenons à nos moutons. Pas les fraises, les Easter. Je disais quoi moi déjà ? Ah oui, fier de sa sœur. Mais jaloux peut-être ? Je n’en savais rien. Personnellement, je n’aurais pas aimé avoir dans ma famille Lilian, parce que ça devait quand même placer la barre assez haute. Mais vu la manière dont se comportait Hadrian, je ne doutais pas un seul instant qu’il soit à la hauteur. J’imaginais à peine les parents, parce que pour avoir engendré des gosses comme ça, ils devaient avoir la classe. C’était où l’arnaque, le secret ? Bonne question.


- Ah je vois, c’était un canular. Avec Yankee on peut toujours m’en aller si tu veux. Répliqua Hadrian qui fit mine de se lever, avec un air presque déçu sur le visage.

-Oh non s’il te plait, j’ai payé cher tout de même. Répondis-je avec une petite mine boudeuse et un rire.

Hadrian se rassit, et je m’installais encore plus confortablement. Gratouillant la tête de son chien, je profitais de ce moment tranquille sous le soleil frais de Pâques. Je ne regrettais pas mon excursion et bien qu’elle ne se déroule pas comme prévu, elle n’en était que plus agréable. Inattendue bien sûr, mais je faisais la connaissance d’un de mes camarades de Quidditch. Et puis, j’imaginais la tête de la moitié des filles de deuxième année qui devait rêver de parler à Hadrian Easter. Et moi, je le rencontrais par pur hasard, sans même le vouloir, et hors Poudlard en plus ! C’était une jolie coïncidence, et si j’avais été une de ses pimpêches niaises, une bonne histoire à raconter.


- Chut ne parle pas trop fort, j’essaye d’échapper aux paparazzis ! Me glissa en murmurant Hadrian avec un rire.

J’eus un petit sourire amusée aussi. Bizarrement, j’étais quasi-sûr qu’il parlait en connaissance de cause, mais je ne fis pas de remarque. Je ne savais pas s’il était fier de déclencher une vague de soupir amoureux à chacun de ses passages dans les couloirs. En tout cas, c’était un fait. Y avait des beaux mecs à Poudlard, et si je m’intéressais un peu plus à ça, je me serais probablement bien amusée. Parce que moi aussi, je ne le savais que trop bien, je plaisais.


-Si tu me traites bien, je ne te vendrais pas à eux. Tu crois que ça rapporte cher, un cliché de toi ? Lui demandai-je, amusée.

Une chose était sûre, il avait le don de me rendre plus légère qu’à mon habitude. Peut-être parce que c’était les vacances, le début du printemps, le chocolat. En tout cas, je m’amusais bien et le faisais savoir. Et ça, c’était plutôt rare.


- Bon en tout cas, tu nous refais pas le même coup en plein match de Quidditch. Je sais pas si Dray me laisseras te sauver.

Je lui adressais une mine faussement déçue, battant des cils comme une pauvre biche perdue. Je jouais d’habitude plutôt bien la comédie, mais là, j’accentuais carrément mes expressions, sans jamais qu’un sourire taquin ne quitte mes traits. D’une voix attristée, je lui répondis.

-Oh non, mince. Tu as déjouée mes plans secrets, c’était mon fantasme absolu. J’haussais les épaules, tentant de ne pas rire. Dommage.


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MessageSujet: Re: Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]   Lun 30 Avr - 21:00

Grosse coquine Voilà ce que j'en fais du reste de ton chou à la crème :




Non mais sérieusement, est-ce que j’aurais pu être plus chanceux ? Nan ! Attendez, je tombais nez-à-nez avec Ruby, une des bombes en devenir de Poudlard, je lui sauvais la vie (bon à peu de choses près) et en plus, elle jouait dans la même équipe de Quidditch que moi. Héhé, what else ? Nothing. Non mais sérieusement, ce dernier argument jouait largement en ma faveur parce que sachez que si nous n’étions pas dans la même équipe, je mettais ma main à couper que je saurais absolument pas qui elle était. Et inversement. J’aurais jamais osé l’approcher ! Quand je vous disais qu’il y avait encore un peu de travail comparé à Lilian. Même si je m’étais royalement tapé l’affiche – bah un abruti qui coure derrière un chien complètement barré, ça passe pas inaperçu en général – je m’estimais comme le mec le plus chanceux du monde.

Il faisait beau et j’étais avec une charmante demoiselle. La vie est belle, les oiseaux chantent et les poneys mangent des arc-en-ciel et font des cacas papillons. Ouais j’avais presque l’impression de vivre dans le monde des Bisounours. This is fantastic ! So wonderful ! Je sais pas ce que j’ai, je suis un peu stupid and crazy quand je m’y mets. O vous verrez, on s’y habitue très vite. En même temps, c’est juste mon caractère donc après, si vous aimez pas c’est pareil, je m’en carre le ass. I don’t care ! Bon c’était aussi peut-être le prix à payer d’avoir eu une si bonne naissance. Ouais, c’est pas pour balancer des dossiers mais bon, quand Lilian et moi on s’y met, seriously, il y a du level de connerie. Ah ouais ! Héhé, qui c’est qu’a fait pousser une citrouille sur la tête de notre padre ? Le pape peut-être ? Non, c’est Lili et Didi ! Ouais quand on est tous les deux dans un jour particulier, putain, on est vraiment hyper cons. Enfin, au pire ça aussi on s’en fout.

Toujours est-il qu’il ne fallait pas que Ruby voit un trop grand aperçu de ce connerie power parce que sinon, elle allait fuir en courant et uno je pouvais dire adieu à ma réputation naissante et petit b, je pouvais aussi aller me faire (oui je vais me faire, pas me faire mettre ou voir. Non me faire) pour lui reparler un jour. Même si okay elle en avait déjà un bref aperçu mais là, il s’agissait plus d’un moyen de briser petit à petit la glace entre nous. Parce que bon, elle avait quand même le droit d’avoir un peu peur vu comment je m’étais « présenté » à elle : traîné par mon chien et à moitié en train de m’étouffer avec mon chewing-gum. Avouez, on fait quand même beaucoup plus glam et romantique comme première rencontre ! Bon Yankee aurait pu lui bondir dessus, lui lécher le visage et là je serais arrivé comme le propriétaire confus qui se serait empressé d’aider la jeune fille se relever. Bah non ! Il avait fallu que je me fasse traîner par mon chien. Bon, au moins le fait que je prenne de ses nouvelles après que des abrutis lui aient envoyé un ballon in the face rehausse un peu le niveau romantisme et glamour. Mais elle avait le droit d’être un peu « surprised ».


-Oh non s’il te plait, j’ai payé cher tout de même.

Ah ouais ? Et combien ? Oh fuck, la joke pourrave que j’étais obligé de faire ! Non mais fuck fuck fuck ! Shut up Hadrian ! C’était facile.

Je raconte vraiment que de la mierda quand je m’y mets.

Pardon ? Non mais pardon ? C’est quoi cette mine boudeuse et ce rire ? Ah mais Oh. My. Gosh ! Je fonds, je meurs, je trépasse, je crève, je die, yé meur. Wah wah wah ! Ah ouais putain quand même. S’il restait de la glace entre nous, elle avait définitivement fondu là c’est clair. Bon, Hadrian on se reprend, faudrait pas que tu restes figé comme la glace (ok c’était la dernière blague nulle) et qu’elle te prenne pour un débile (ce qui était nettement plus complicated).


- J’espère que je répare un peu. Je suis un très bon garde-malade à ce qu’il paraît. Alors là attention, warning, j’allais lui sortir le combo ultime de la mort qui tue : un regard en contre-plongée avec un léger plissement des yeux et un sourire taquin.

Et là, je faisais directement référence à la longue semaine durant laquelle j’avais veillé Lilian suite à la prise d’otages et suite à laquelle elle se trouvait entre la vie et la mort. Pendant deux jours, two long days, elle avait été dans le coma et je crois bien que ce furent les deux jours les plus longs de toute ma vie. Putain, j’aurais donné tout ce qu’on me demandait pourvu que ma sœur revienne à la vie. Ceux qui n’avaient jamais été confrontés à ce genre de situations – ce qu’au fond, je ne leur souhaitais pas – ne pouvaient pas savoir ce que ça faisait de veiller pendant de longues heures un proche respirer lentement, les yeux fermés sans jamais savoir quand est-ce qu’ils se rouvriront et s’ils se rouvriront un jour. Enfin, elle s’était réveillée et là, si j’avais pu, je lui aurais sauté dessus tellement j’étais content et surtout soulagé.

Enfin… Bref ! De plus en plus, à chaque nouvelle minute, j’appréciais davantage la compagnie de Ruby. Que je partageais actuellement avec Yankee qui pour une fois était sage comme une image et ne faisait pas n’importe quoi. Peut-être que l’adage « tel maître tel chien » était en partie vrai. Ah bah c’est sûr que my dog ne brillait pas par son intelligence. Re enfin… Bref !


-Si tu me traites bien, je ne te vendrais pas à eux. Tu crois que ça rapporte cher, un cliché de toi ?

Elle continuait sur la même plaisanterie que celle que j’avais lancée quelques secondes auparavant. Great ! Je fis mine de réfléchir en levant les yeux au ciel et en fronçant les sourcils avant de reposer mes yeux sur elle (oh oui !)

- Hum ça dépend… Avec une aussi jolie fille que toi, je pense qu’ils s’arracheront les photos et là, tu pourras en réclamer un bon prix.

Je lui assénais un clin d’œil amusé et malicieux. Ruby était tout à fait le genre de filles avec qui j’aimais passer du temps. Elle n’était pas ces potiches qui croyaient dur comme fer au prince charmant qui viendrait les enlever. Ruby était lucide et vivait dans notre monde. Donc le mien. Oh mon Dieu !!! This is perfect !

-Oh non, mince. Tu as déjouée mes plans secrets, c’était mon fantasme absolu. Dommage.

Ahlalala mais qu’est-ce que j’aimais quand elle arborait cet air sur son visage ! Je pouvais mourir juste après, j’estimerais ne rien avoir loupé en ce bas monde. Ces paroles ne firent qu’un tour dans ma tête et réveillèrent l’instinct de séduction des Easter qui dormait tranquillement.

- Si tu veux, je peux être un autre de tes fantasmes, ça ne me dérange pas.

Ok alors là, combo ultime de la mort qui tue deuxième ! Sauf que là, j’accentuais l’air séducteur sur mon visage et dans mon sourire. Attendez, une fille comme Ruby ne laissait pas un mec normalement constitué de marbre et en tant qu’héritier des Easter et donc, séducteur par définition (séducteur mais raffiné) je ne pouvais pas la laisser s’en aller indifférente.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]   Mar 1 Mai - 0:49


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Je ne savais pas trop à quel jeu j’étais en train de jouer, mais le fait est qu’une chose me semblait claire : je m’amusais. Très bien même. En fait, il y avait quelque chose que je n’expliquais pas mais qui était en train de se mettre en place malgré moi : j’avais l’impression d’être naturelle. Et ça croyez-moi, ça ne m’arrivait pas souvent. Et encore moins en présence d’un garçon. D’habitude, il n’y avait qu’un seul mot d’ordre : le contrôle. Pour des raisons personnelles mais fondées, je n’avais aucune confiance dans les garçons et j’acceptais très bien cela. Ils étaient un autre monde, une galaxie cosmique que je ne maitrisais pas du tout, et je ne le souhaitais pas d’ailleurs. Parce que j’avais peur, tout simplement. Je ne m’étais pas vraiment remis de l’incident. Enfin, j’étais consciente que je ne m’en remettrai jamais. Mais je m’étais toujours dis que jamais, au grand dieu jamais, je n’allais approcher un garçon. Parce que c’était le mal, mon mal à moi. Le plus loin ils étaient de moi, adultes comme garçon de mon âge, le mieux je me portais. Aucun contre-exemple n’était venu briser mon expérience désastreuse. Aucun homme n’avait changé la donne, ni les pères de mes familles d’accueils –ils étaient des workingmen, un peu désagréable, dans leur monde-, ni les médecins –ils étaient froids, pas assez patient et bien trop curieux à mon goût-.

Et puis j’avais découvert Poudlard et sa foule de garçon. Première réaction ? Partir en courant en criant. Seconde réaction ? Les ignorer royalement. Troisième réaction ? Les envoyer chier. Quatrième réaction ? Arrêter de me comporter comme une gamine et leur parler normalement. Et ça, ça changeait tout. Parce que maintenant, je pouvais tenir des discussions avec des mecs de mon âge sans avoir mon air révulsé, je pouvais rire avec eux –même si je n’étais pas la famille la plus drôle de la terre- ou même passer des aprems en bande dans le parc, à étudier ou à parler. Bien sûr, j’étais rarement seule avec un garçon. Jay parfois, Dray de temps en temps. Le côté face-à-face brutal avec un garçon me mettait généralement un peu mal à l’aise. J’étais peureuse, et je me devais de rester constamment sur mes gardes. Or, c’était quelque chose que bizarrement, je n’étais pas en train de faire avec Hadrian. Non, j’étais en train de rire, de plaisanter et de discuter sans me questionner sur mon attitude ou mes réponses. C’était comme si j’avais débranché la machine Ruby pour me laisser aller, sans même y avoir fait attention. Ça m’était tombé dessus, et le réaliser ne me faisait même pas peur. J’étais juste… Bien.


- J’espère que je répare un peu. Je suis un très bon garde-malade à ce qu’il paraît.

Il m’adressa son regard charmeur, et le sourire en prime. Garde-malade ? Je savais de quoi il parlait, du moins il me semblait. Mais si je voulais que la conversation reste agréable, ce n’était peut-être pas le moment de parler des mauvais souvenirs. Je sous-entendais par mauvais souvenir sa très chère sœur à l’infirmerie, avec un bon paquet d’autre élève des années supérieures suite à l’attaque des Mangemorts. Même si je ne connaissais pas Hadrian, ni même Lilian, les quelques jours après l’attaque et l’atmosphère qu’ils avaient laissés… Personne au château ne l’avait oublié j’en étais sûr. Les joues creusées, les cernes sous les yeux des frères, des sœurs ou des amis de ceux qui se trouvaient là, dans les lits de l’infirmerie. Je me doutais qu’en tant que bon frère, le Gryffondor avait dû passer ses journées au chevet de Lilian. Et puis, j’entendais les bruits de couloir également –moi et mon besoin de tout savoir, toujours- qui racontaient qu’un certain Hadrian Easter n’était pas allé en cour aujourd’hui car il était à l’infirmerie, tout comme un milliard d’autre élève. Sur le coup, je n’avais pas forcément fait attention. Mais je l’avais noté dans mon carnet bleu, bien sûr, au cas où. Comme quoi, j’avais bien eu raison. Mais bref, pas le moment de parler des sujets qui fâchent ! Je chassais mon rictus un peu… Triste, et le remplaçai par celui serein que j’arborais depuis le début de notre rencontre, sans oublier le petit sourire amusé.

- Tu t’occuperais de moi ? Glissai-je avec un petit air presque suppliant.

Je crois honnêtement qu’il le ferait, pensai-je avec un petit rire. Ce mec me plaisait. Je ne parlais pas là d’un point de vue… Affectif (quoi que me direz-vous…) mais plutôt du côté respect. Ouais, c’était ça. Sans lui faire confiance, je sentais que ce type était quelqu’un de bien. Je faisais confiance en mon instinct et malgré les maigres informations que j’avais sur le jeune homme, ce dernier ne me faisait pas peur. Il m’amusait et j’avais envie de rester là avec lui un peu plus longtemps. Il était…Sympathique. (Et mignon.)


- Hum ça dépend… Avec une aussi jolie fille que toi, je pense qu’ils s’arracheront les photos et là, tu pourras en réclamer un bon prix.

Sur le coup, je ne pus garder mon sourire, et la surprise domina totalement mes expressions. Bon, je n’étais pas conne. Je savais très bien qu’il me trouvait jolie car depuis tout à l’heure, tout le laissait à penser. Sa manière d’agir. Mais je n’étais pas habituée aux compliments aussi directs. Sûrement Hadrian les servait à beaucoup de filles. Mais en y pensant, je n’avais jamais entendu aucune deuxième année parler d’une petite copine ou d’une quelconque avance –quoi, comment ça vous trouvez que j’écoute trop les conversations ?! Mais pas du tout !- ce pourrait-il qu’il soit… Sincère ? Où tout était-il calculé chez lui ? Je n’en savais strictement rien et honnêtement, je m’en fichais. Enfin, pas trop quand même. Oh hé, on parle de moi là, pas d’une habituée des beaux garçons et des plans dragues. Son compliment me toucha et sur le coup, je ne trouvais rien à répondre d’amusant. Légèrement gênée –dites-moi que je ne rougissais pas, s’il vous plait- je répondis d’une petite voix.

-Merci du compliment.

Nanananana et voilà comment on passe du stade de jolie blonde pleine d’assurance à pauvre fille gênée. Moins mille dans son estime, et bam ! Bon, j’y pouvais rien si j’étais comme ça moi. J’étais pas habituée à plaire. Enfin si, techniquement, je savais très bien que je ne laissais pas de marbre les garçons de mon âge, ni les plus vieux. Ni les plus jeunes. Mais jamais je n’avais joué avec, parce que je me disais toujours que ce n’était pas très sérieuse. Croyez-moi, des jolies filles à Poudlard, ça ne manquait pas. J’avais simplement l’impression d’être un poisson, tout petit, au milieu d’un immense ban. Bref, Hadrian était un séducteur et avait juste voulu se montrer amusant et…

- Si tu veux, je peux être un autre de tes fantasmes, ça ne me dérange pas.




Bon euh Ruby on se secoue parce que là si tu restes une minute de plus les yeux écarquillées, tu vas passer pour une débile. J’éclatais de rire, un peu nerveusement je devais l’avouer. Ce mec me faisait rire. Je replongeai mon regard dans le sien d’un bleu éclatant et pétillant. Ils étaient beau ses yeux. (Il était beau lui tout court) Je levais les yeux aux ciels, faisant mine de réfléchir à sa proposition. Je devais surtout m’empresser de trouver une réponse digne de la discussion et de la personne que j’avais en face de moi. Et puis, sans même réfléchir à ce que je racontais, les mots franchirent mes lèvres avant même que je ne tourne sept fois la langue dans ma bouche (MA bouche, pas la sienne. Bande de pervers !).


-La liste est longue tu sais. Faux sourire d’excuse. Je me penchais vers lui –Qu’est ce que je foutais my god- et glissai à son oreille : Tu es dans la moitié d’entre eux. Je m’écartais de lui et éclatais de rire. Je ne savais décidemment pas ce qui me prenait. Ce qui me ferait plaisir par contre, c’est de sortir un peu en ce merveilleux jour qu’est Pâques. Je suis sûre que tu connais pleins d’endroits intéressants (comme toi) ici. Tu m’amènes en balade ?


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I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Hyde Park : le royaume des héros [Savage Girl]   Jeu 17 Mai - 14:46


Moi qui croyait qu’aujourd’hui allait être une banale journée où je promènerais Yankee, où je serais rentré chez moi et le soir je serais allé au restaurant avec toute la famille pour prendre un dîner à deux cents dollars et suite auquel on serait rentrés à la maison et on aurait peut-être regardé un film du genre Men In Black ou un film avec Jackie Chan. Et bien non ! Game over ! Je venais de rencontrer Ruby. Certes en promenant mon chien mais dans ma tête ce matin, jamais j’aurais imaginé que je me serais fait traîner comme un je sais pas quoi et que j’aurais rencontré une des plus jolies filles de Poudlard. Qui allait apprécier ma compagnie qui plus est ! Oui parce que j’aurais pu la rencontrer mais elle, elle aurait très bien pu m’envoyer bouler parce qu’elle se foutait complètement de moi. Mais non, Ruby souriait et riait à mes blagues ce qui me faisait un bien fou. Ruby était dans la même équipe de Quidditch que moi, ce qui nous faisait un point commun de plus. Ruby était beautiful et surtout canon. Comme moi. Oh ça va !

- Tu t’occuperais de moi ?

Ruby était craquante et so cute ! Quand elle faisait mine de me supplier ou de me bouder, je ne pouvais rien faire d’autre que me retenir de la serrer dans mes bras pour qu’elle arrête ce manège. Et la réponse à sa question se trouvait dans ladite question. Si je le pouvais, je crois que je ne m’occuperais d’elle et seulement d’elle.

- Ça tombe sous le sens. Je t’apporterais même des fleurs ou des peluches si ça peut te faire plaisir. Répondis-je avec un sourire charmeur. Parce que ce qui lui faisait plaisir me faisait énormément plaisir. Elle croyait quoi ? Que si elle tombait malade ou était gravement blessée j’allais la laisser crever comme une clocharde ? Hey mais non je ne suis pas comme ça ! Regardez comment j’étais avec Lilian ! Jamais je ne l’aurais laissée partir. Alors vous croyez vraiment que je ferais le contraire avec Ruby ? Bon par contre si les deux décidaient de me faire une vieille joke pourrie en tombant gravement malades toutes les deux, je les préviens, il fallait s’attendre à ce que je ne sois pas au top de ma forme. Je vous raconte pas si ma mère venait à les rejoindre, là c’est bon il fallait un lit pour moi.

-Merci du compliment.

Ce n’était même pas un compliment, rien que la pure vérité. Enfin qu’elle était jolie, pas que mes clichés volés se vendaient comme des petits pains. Enfin, quoi que… Quand je serais mondialement célèbre si sûrement mais pour l’instant, je préférais me cantonner à Poudlard. Je partirais à la conquête du monde plus tard. Oui plus tard je me voyais bien joueur professionnel de Quidditch parce que j’adorais vraiment ce sport et puis qui sait, peut-être que Ruby serait ma première fan et qu’elle aussi jouerait dans une équipe féminine, auquel cas je serais son fan number one du top number one. Okay okay cow-boy tu vas un peu trop vite en besogne là ! Tu te calmes tout de suite ! Pour répondre à Ruby, je lui décochais un clin d’œil assorti d’un sourire sincère, parce que j’étais always sincère.

-La liste est longue tu sais.

Je m’en doutais. Je n’étais sûrement pas le seul mec qui s’intéressait à elle étant donné qu’elle était bombastique. Fuck. Hey non mais oh c’est quoi ce comportement défaitiste ?! Je suis qui ? Je suis Hadrian Taram Henry Easter-Schoonmaker ! Je suis 100% beau gosse, je suis un winner, je suis un Easter-Schoonmaker (vous n’imaginez pas à quel point ça joue le titre) et surtout j’ai la classe internationale ! Alors hop hop on se reprend et on tout de suite ! Va comme le vent Pile-Poil ! Hahem oui j’ai compris, je go out.

- Tu es dans la moitié d’entre eux.

Quand elle chuchota ces mots à mon oreille alors que je gardais les yeux baissés, je ne pus m’empêcher de sourire et d’émettre un petit rire qui souleva mes épaules. Ainsi donc elle voulait jouer ? Et pas avec n’importe quel joueur mais avec moi, Hadrian Taram Henry Easter-Schoonmaker. Ok c’est parti. Avant qu’elle ne s’éloigne trop, je la rattrapais par l’épaule et me penchais près de son oreille.

- C’est pour ça qu’il faut que tu apprennes à me connaître pour que je sois dans l’autre moitié. Quand je me retirais, j’avais cet air furieusement séducteur sur le visage. Cet air hérité de mon père que j’avais vu à l’œuvre bien des fois tout comme celui de ma sœur et de mon frère. Pour cela, nous avions tous hérité, nous les enfants, des gènes de la séduction du côté de notre père mais à vrai dire, je ne m’en plaignais pas, tout comme mes aînés. Même si notre mère était loin d’être en reste.

Et là, Ruby éclata de rire ce qui ravit mes oreilles. Je trouvais ce son définitivement merveilleux.


- Ce qui me ferait plaisir par contre, c’est de sortir un peu en ce merveilleux jour qu’est Pâques. Je suis sûre que tu connais pleins d’endroits intéressants. Tu m’amènes en balade ?

Je ne pus rien lui refuser à elle et son sourire. Bien sûr que oui j’allais l’emmener où elle voulait. J’allais pas la laisser moisir comme une vieille pomme ! Non mais oh pour qui vous me prenez ? Je me levais et Yankee, comprenant qu’il allait de nouveau pouvoir se dégourdir les pattes et faire n’importe quoi, se releva lui aussi, tirant la langue pour montrer son impatience.

- Allez, hod my hand, you muppet, Yankee et moi on t’emmène où tu veux. Je l’aidais à la relever en lui tendant ma main. Allez, je te laisse promener Monsieur Yankee qui meurt d’envie de te faire découvrir le parc. Je lui passais la laisse et Yankee, tout heureux se mit en marche immédiatement, entraînant gentiment Ruby derrière lui. Je me souviens de son éclat de rire quand il commença à courir et que moi aussi pour éviter de les perdre et surtout qu’elle ne tombe. Mais le colley se tint sagement, pour une fois dans sa vie et ne sauta pas sur le premier ballon qui lui roulait entre les pattes.

Toute la durée de la balade je la passais aux côtés de Ruby, riant et souriant avec elle qui était vraiment ravissante en promenant Yankee. Yankee qui d’ailleurs semblait l’avoir adoptée. Merveilleux ! Elle faisait presque partie de la famille ! Quand ma mère arriva en voiture pour me ramener au manoir, je proposais à Ruby de la ramener chez elle. Bien entendu ma mère accepta et Ruby la remercia chaudement. En tout gentleman bien élevé que j’étais, je la fis monter devant, aux côtés de ma mère tandis que je prenais place à l’arrière avec Yankee. Quand on arriva devant chez elle, je sortis pour lui ouvrir la porte comme tous les portiers ou chauffeurs auxquels nous étions habitués.


- Je suis vraiment super content de t’avoir rencontré Ruby. J’espère qu’on se reverra très vite à Poudlard et je te dis à très bientôt. Digne héritier Easter-Schoonmaker que j’étais, je lui déposais une bise sur sa joue avant de remonter dans la Jaguar de ma mère. Durant tout le trajet, elle ne cessa de me questionner sur Ruby et je lui racontais l’après-midi. Parce que je ne l’oublierais jamais cet après-midi, Ruby pouvait en être sûre et certaine.

THE END

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