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Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]

 

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 Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]

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Ambre Serana
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MessageSujet: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Mar 10 Avr - 0:02

Un verre à moitié vide de jus de citrouille devant une assiette vide ou quelques miettes se couraient après, un couteau utilisé posé contre le rebord de ladite assiette, une fourchette qui se situait à quelques centimètre du bord du verre et puis des plats à perte de vue sur de longues tables en bois qui traversaient la grande salle. D'un côté, les premières années, tout sourire qui discutaient entre eux, savourant les plats qu'on leur proposait sans trop oser y croire. De l'autre les élèves les plus âgés qui regardaient avec lassitude ce qui se trouve devant leurs yeux avec cette horrible impression d'avoir loupé quelque chose. Quelques mots étaient échangés, les mêmes depuis plusieurs années. Mêmes questions, mêmes questions la routine en somme et pourtant personne ne souhaitait la changer. Quelques élèves pourtant qui n'avaient pas la langue coupée entretenaient des conversations avec leurs camarades essayant même de faire parler les quelques élèves récalcitrant à ouvrir la bouche. Sans succès. La table de Serpentards, très peu connue pour ses mouvements de joie solidaire qui emplissaient tous les élèves d'une même pensée, ne brillait pas par son originalité. La routine était encore plus importante et était quasi-sacrée.

Assise face à une élève qu'elle ne connaissait pas et qu'elle ne voulait pas connaître Ambre grignotait légèrement comme chaque midi. Pas que la nourriture qui remplissait son champ de vision ne la tentait pas -loin de là, mais elle n'avait pas faim. Son ventre, impitoyable, refusait de la laisser manger plus que quelques miettes au risque de passer une après-midi allongée sous le coup de la douleur. Or elle ne le voulait pas et pour rien au monde elle n'aurait perdu sa liberté de mouvement, ne serait-ce que quelques minutes. C'était sa liberté fondamentale. Prenant dans sa main droite son verre -à moitié vide- de jus de citrouille dans le but de se désaltérer Ambre ne regarda pas exactement la trajectoire de sa boisson ni les mouvements latéraux de ses voisins de table. L'un deux, surement entrain d'expliquer à grands gestes sa dernière escapade nocturne envoya son bras droit sur le verre de la verte et argent. Slpach. Ambre ne réagit pas dès la première seconde, son regard fit plusieurs fois l'allée retour entre le garçon et sa chemise blanche quelques instants encore auparavant immaculée de toutes tâches avant qu'elle ne fronce les sourcils. Les deux en même temps ; très mauvais signe.

Les traditionnelles éclaboussures qui avaient la fâcheuse tendance à atterrir sur les endroits les plus sensibles ne manquèrent pas à l'appel. Outre la chemise qui finirait le plus tôt possible dans une poubelle ou au fond d'un tiroir oublié, le gilet noir avait lui aussi été marqué et pile là où se trouvait le tissu vert clair ! Orange sur vert, un mélange fameux. Tssss. Ambre grimaça alors que son regard se faisait de plus en plus dur. Sa jupe n'avait subi elle que de maigres dégâts facilement réparables. Seulement voilà le massacre n'avait pas été évité, et Ambre était en colère. Une colère qui n'allait pas tarder à s'atténuer elle n'en doutait pas une seule seconde, elles étaient de plus en plus rares, courtes et plus meurtrières ses colères.

Ployant devant les regards assassins de la miss Serpentard l'élève déguerpi sans demander son reste trop content de ne pas subir ses foudres dans l'imédiat. Ambre n'était pas réputée pour sa compassion et il devait le savoir. Alors, prenant sa respiration tout en observant amèrement ses habits sales Ambre se leva et quitta en vitesse la grande salle pour éviter d'être vue de tous les élèves. Elle connaissait assez Poudlard pour savoir que ce genre d'informations faisait très vite le tour du château, surtout avec les plus jeunes. Pitoyable. Cependant l'heure tournait et Ambre avait un cours dans quelques minutes déjà. Techniquement elle aurait pu rater sans scrupules mais il s'agissait de la métamorphose dirigée par la directrice de Gryffondor qui n'était pas réputée pour son amour des Serpentard et elle ne tenait pas à finir en retenue. Soupirant la jeune femme décida de se rendre directement au cinquième étage et de faire un crochet par les toilettes ; pour limiter les dégâts si c'était encore possible. Gravissant les escaliers menant au cinquième étage Ambre s'estima chanceuse de ne croiser aucun élève. Après tout ils devaient être entassés dans la grande salle comme de parfaits idiots tous contents d'être ensemble. Enfin, grand bien leur fasse.

Les toilettes n'avaient jamais été l'endroit préféré d'Ambre. L'odeur n'était jamais agréable et la fausse propreté qui y régnait était plus que gênante. Qui plus est les personnes qu'on y croisait faisaient parties du plus commun des mortels, les autres élèves tous autant qu'ils étaient, de quelque sang qu'il soit. L'année ou la maison n'avait pas plus d'importance. Tous réunis pour le même acte, la même action qu'ils effectuaient chacun à leur manière ou tous de la même façon. Et puis il y avait les petits désagréments comme l'odieux jus de citrouille qui faisait des ravages, l'indigestion passagère, les problèmes très féminins, l'envie subite de se laver les mains pour une raison x ou y. Bref, c'était rarement pour faire la causette avec sa meilleure amie, prendre le thé en bonne compagnie ou avoir un rendez-vous des plus importants. Quoi que, pour les échanges louches, les organisations miteuses et secrètes comme les adeptes du Chicaneur c'était l'endroit rêvé pour un peu de discrétion. Cela marchait aussi pour les amitiés secrètes et autres plans foireux du même genre.

Enfin, en ce qui concernait Ambre, lorsqu'elle rendrait dans cet endroit elle avait immédiatement envie d'en ressortir.

C'est pourquoi, à peine avait-elle posé ses pieds sur le carrelage blanc qu'elle se trouvait déjà devant le miroir une main tendue vers le papier et l'autre ouvrant le robinet. Mouillée, légèrement savonné le papier était censé l'aider à faire disparaître cette couleur orangée pour qu'elle se fonde dans le décor. Plus déterminée que jamais elle enleva son gilet afin de pouvoir frotter plus facilement sa chemise qui nécessitait plus de soin. Le temps était compté maintenant, c'était son efficacité, sa productivité qui était important. Faire beaucoup en peu de temps. Un art dans lequel Ambre avait la chance d'exceller.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Mer 11 Avr - 20:36

Je savais qu'on ne pouvait faire confiance à personne dans l'enceinte de ce château, parce que trop d'événements avaient récemment eu lieu pour qu'on me laisse penser le contraire. Mais de là à pousser cet extrême jusque dans les cuisines de l'école où les elfes de maison s'attelaient nuit et jour vingt quatre heures sur vingt quatre pour préparer sans relâche les repas dont allaient s'empiffrer goulûment les élèves quelques étages plus haut, sans même prendre le temps de savourer chaque texture sous leur palet, ça frisait presque le ridicule. Et pourtant, c'était bien vrai, et si l'on pouvait croire que ces bestioles étaient des valeurs sûres pour tout ce qui se rapportait au quotidien d'une ménagère de quarante cinq ans, force était de constater qu'on était encore très loin de la vérité. Ou alors, autre solution tout aussi plausible, c'était que l'un des elfes était rentré en révolte contre l'espèce humaine (un malheureux zozo aurait réussi à lui rentrer cette idée saugrenue dans le crâne, le bougre) et que sont souhait le plus secret n'était autre que d'empoisonner chaque personne résidant à Poudlard ! Si en plus on devait faire venir nos propres repas par hibou pour être certain de rouvrir les paupières après s'être couché la veille, je préférais autant quitter ce lieu qui de toute manière ne m'apportait rien, si ce n'est de la déception, pour retourner me cacher dans l'immense manoir que mes parents possédaient, mais qui devaient y être en tout et pour tout, un mois éparpillé dans toute une année entière...

J'en étais arrivée à cette perspective peu réjouissante, lorsque que quelque heures après mon repas du soir, je m'étais sentie vaseuse, sans raison vraiment apparente en premier lieu. Je n'étais pas sortie dans le parc la journée, je m'habillais en fonction de la saison, et les couloirs froids du château n'avaient par conséquent plus de secrets pour moi. Ainsi, faire le tour des choses, c'était du vite fait bien fait, et la raison de ce mal être ne pouvait être dû qu'à cause de mon alimentation, ça me semblait être plus qu'évident. Après, j'en avais vu d'autres, et ce n'était pas la peine de s'inquiéter pour quelques barbouillements, sachant que l'infirmerie, ce n'était pas la porte à côté, par rapport à la salle commune des Serpentard, et cette notion de temps perdu qui s'accompagnait à cela, tout en devant de surcroît supporter les autres malades qui affirmaient tous qu'ils étaient mourant alors qu'ils avaient attrapé un rhume, ça ne me réjouissait guère. Je préférais donc encore prendre mon mal en patience, tout en me disant qu'une fois la nuit passée, tout cela ne serait qu'un mauvais souvenir tellement insignifiant qu'il serait oubliait à la première heure de botanique de la matinée.

Si la nuit passait.

Oh, elle avait bien fini par passer, oui, mais s'était écoulée avec une lenteur telle que j'en étais arrivée, sans doute à cause de la folie que la douleur m'infligeait, à croire que la lumière ne transpercerait jamais les épais rideaux des dortoirs, ce qui était d'autant plus difficile dans notre cas puisque nous étions cloués dans les profondeurs, comme les autres stupides blaireaux, alors que ce n'était pas le cas des clampins qui retournaient minauder dans leurs tours, lorsque l'heure de la fin des cours avait sonné.

Je n'étais pas particulièrement mauvaise en classe, mais n'était pas studieuse pour autant, donc si en temps normal il m'arrivait de sauter les matières auxquelles je n'avais pas envie de participer, il me semblait évident que ce n'était pas aujourd'hui que j'allais faire l'honneur de ma présence à mes professeurs, et puis de toute façon, un élève en plus, un élève en moins, ce n'était quand même pas ça qui allait leur faire avoir des cheveux blancs (pour ceux qui n'en avait pas déjà!). J'avais passé tout le matin dans mon lit incapable de déterminer si oui ou non, j'allais renvoyer ce maudit repas qui me restait toujours sur l'estomac, et je ne m'étais pas sentie du courage nécessaire pour me redresser et vérifier ce qu'il allait en être les secondes suivantes. Mais à force de trop tirer sur la corde comme je le faisais, j'allais inévitablement craquer à un moment ou à un autre. C'est ainsi que rassemblant toute la bonne volonté dont je pouvais faire preuve (c'est à dire pas beaucoup, mais passons) aux alentours de midi, je me faisais violence, pour accepter l'éventualité que sur ce coup, j'allais avoir besoin de Madame Pomfresh pour me sortir de ce mauvais pas. Et le simple fait de me dire que j'allais devoir compter sur quelqu'un d'autre que moi même, autant que ce soit clair, ça me révulsait d'avance.

Cependant, ma bonne étoile refusait de se rallumer pour le moment.

Contrairement à d'autres points stratégiques du château, l'infirmerie avait cette particularité de ne pas se trouver tout au fond du trou du cul du monde, et dans la théorie, c'était tout bénef pour moi. Toutefois, mes capacités mentales étant considérablement ralenties à cause des multiples hauts le cœur qui me prenait soudainement et sans prévenir, sans compter le côté physique qui n'était donc pas au meilleur de sa forme, il n'y avait pas de place suffisante pour un imprévu, de quelque envergure que ce soit. Ça, c'était dans les faits, et les escaliers n'en avaient rien à faire lorsqu'ils se délogèrent de là où ils étaient encastrés à peine plusieurs secondes plus tôt, pour me mener dans la mauvaise direction, me forçant à gravir de nombreux étages d'un coup. Mais sinon, à part ça, tout allait bien. Tout allait bien.

Tout n'allait pas « bien » en tout cas lorsque j'entrai dans l'antre des toilettes, qui, à défaut du reste, s'étaient trouvé sur mon chemin, suite à cette interminable épopée qui me fatiguait plus qu'autre chose. Sans prendre garde ni même de saluer la personne déjà présente (dans son intérêt, il ne valait mieux pas pour le moment) j'envoyai la porte valdinguer d'un coup de pied pour m'enfermer dans l'une des cabines les plus proches, parce que j'avais malgré tout, même dans les pires circonstances un minimum de classe et de prestance, pour ne pas aller renvoyer tout ce que j'avais au fond de la gorge, dans le lavabo voisin de celui devant lequel était penchée une chevelure. Je me fichais de ce que l'on pouvait penser de moi, certes, mais il y avait des limites en tout, j'étais Olivia Balsey tout de même, pas le vieux pull de grand mère aux mailles de laines trop grandes qui traînait dans un recoin du placard ! Je m’attelai donc à cet exercice si peu glamour et vomis jusqu'à ce que plus rien ne puisse sortir de ma bouche, me sentant temporairement mieux et plus légère. Mais je savais pour avoir déjà vécu ça, que ce n'était que passager et que cette sensation fort peu agréable n'allait pas tarder à refaire surface.

Me redressant avec élégance, car autant prévoir, peut être que l'inconnue était toujours dans la pièce et de compagnie déplaisante qui plus est, alors si je pouvais lui éviter l'occasion de faire une remarque désobligeante à mon sujet, je n'allais pas m'en priver. Mais tout n'était pas complètement noir, et je m'avançai vers mon interlocutrice, que j'avais reconnu à l'aide du miroir qui reflétait son visage.

- Tiens. Ambre. Ma voix me semblait être plus lasse qu'à l'accoutumé. Surtout je voulais me débarrasser de ce goût acide qui restait collé sur mes papilles.

J'ouvris le robinet qui laissa s'échapper un mince filet d'eau, en buvait un peu pour la recracher pour me rincer la bouche correctement et avalait ensuite quelques gorgées pour me désaltérer ainsi que de m'en passer sur la visage. Me redressant, je laissai quelques secondes de silence s'écouler, avant de m'adresser de nouveau à ma camarade de Serpentard tout en la dévisageant à travers la glace.


- Belle journée pour toi aussi à ce que je vois, ironique, je désignai du menton sa chemise qui n'était plus tout aussi blanche qu'elle ne devait l'être au départ... Le creux de la vague n'a pas envie de désamplifier on dirait... soupirai-je de mauvaise grâce en pinçant les lèvres. Ambre allait-elle déceler mon sous-entendu ?

Sachant à qui j'avais affaire, je n'en doutais pas une seule seconde.

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Ambre a écrit:
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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Ven 13 Avr - 17:34

Ambre n'avait pas encore décidé si elle était victime d'un quelconque hasard de circonstances malheureux ou si la chance venait réellement de l'abandonner. Ce n'était pas comme si l'évènement du jus de citrouille sur sa chemise blanche était quelque chose qui sortait de l'ordinaire, un acte isolé. Depuis quelques temps déjà (bon, il fallait le dire depuis le départ des mangemorts) Ambre avait l'impression d'être poursuivie par un quelconque mauvais sort ou une poisse inimaginable. Déjà, le fameux départ. Bon, pas besoin d'une multitudes d'explications, il suffisait de connaître les opinons de la verte et argent sur la matière pour savoir qu'elle avait été déçue. Mais un déçu mitigé. Parce qu'il ne fallait tout de même pas dramatiser et que le monde ne s'arrêtait -heureusement- pas à Poudlard. Ambre était loin de penser qu'une petite défaite signifiait la fin de tout. Ils allaient rebondir, elle le savait. Et puis, il y avait eu le bal de Noël. Toujours entrain d'enlever à l'aide de grands coups secs le jus de citrouille sur sa chemise anciennement blanche et propre Ambre grimaça. Que de mauvais souvenirs en un si mauvais moment. Ce bal avait été un fiasco total, la danse avec Ulrich -donc le titre de Miss Serpentard qui s'y attachait avec sympathie et apathie- et , le meilleur pour la fin, son professeur de Botanique. Le si beau, si attirant, si énervant, si ...bref, Gabriel Sawyer. Au final, ils avaient dansés dans un coin reculé de la salle et Ambre avait failli finir par terre à cause de sa cheville tant aimée. Troisième points justement. Sa cheville. Articulation ayant le mérite relier la jambe au pied et donc nécessaire pour pouvoir marcher. Articulation ayant la défaut de pouvoir se casser, de se tordre et autres magnificences du même genre qui faisait de votre vie un petit enfer. Or Ambre avait la sale manie d'user trop souvent de ses défauts. Combien de fois s'était-elle tordue la cheville en descendant les grands escaliers de Poudlard ou en traversant le parc ? Sans parler des moments où elle essayait de courir, ca-ta-stro-phi-que.

Ce fut sur ces belles pensées que la porte des toilettes s'ouvrit une nouvelle fois laissant passer une autre élève. Ambre, n'ayant aucune envie de voir qui que cela soit, ne se retourna pas plus qu'elle inclina son regard vers l'inconnue. Elle hésita même à la faire dégager. Cependant, dans le reflet de son miroir elle put facilement -et heureusement- remarquer qu'il s'agissait d'Olivia Balsey, une élève de Serpentard avec qui elle n'était pas en mauvais termes. Et elle n'avait pas l'air très en forme. Ambre suivit son reflet jusqu'à la cabine proche où Olivia s'était jetée avant d'entendre le bruit si caractéristique d'une personne ayant mal digéré un repas. Tiens, elle n'était pas la seule à profiter pleinement de la journée. Cependant la Serpentarde ne changea ni ses projets ni le mouvement de sa main droit qui frottait avec détermination la partie orange de sa chemise blanche. Elle n'allait quand même pas toquer à sa porte pour savoir si cela allait. Si Olivia ne sortait d'ici une demi-heure et que l'endroit restait silencieux peut-être qu'éventuellement elle s'inquiéterait. Sinon elle la laissait se débrouiller toute seule. Balsey n'était pas née de la dernière pluie.

Ambre eut un sourire satisfait en remarquant que la tâche commençait tant bien que mal à s'éclaircir. Les secondes paraissaient saccadées au rythme des coups décisif portés sur la chemise. Absorbée dans sa tache Ambre n'entendit pas Olivia sortir de son entre. Elle ne la remarqua pas plus dans le miroir dans lequel elle était pourtant visible. Ce fut le son de sa voix, qu'elle aurait sans doute reconnu d'oreille, qui d'ailleurs paraissait plus fatigué qu'habituellement qui la força à tourner la tête en direction d'Olivia.


- Tiens. Ambre.

La verte et argent tourna violemment la tête pour observer directement Olivia sans passer par son fidèle reflet. Interrompant un instant son mouvement répétitif Ambre détailla son interlocutrice. Physiquement Olivia n'avait pas changé depuis leur dernière rencontre dans la salle commune de leur maison - Serpentard. Elle n'avait cependant pas l'air d'être dans son assiette et ne brillait pas un espoir qui faisait miroiter son avenir comme elle avait pu avoir. Après l'avoir simplement salué avec un hochement de tête Ambre retourna à son problème de jus de citrouille qui se trouvait être plus urgent pendant qu'Olivia se rinçait la bouche. Reprenant automatiquement les mêmes mouvements à une allure plus calme Ambre fit de nouveau face à son reflet dans le miroir.

Ses cheveux blonds tombaient en cascade jusqu'à sa poitrine. Cheveux qu'elle pouvait couper, mais elle n'avait encore défini où exactement. Ses yeux bleus la dévisageaient tandis que ses lèvres, closes, ne permettaient pas de savoir ce que pensait la Serpentarde. Et puis, sa chemise blanche, d'une propreté inégalable en haut symbole de la maison Serana malencontreusement salie et tâchée plus bas par un de ces élèves stupides et mal-éduqués qui erraient chaque jour dans le château.


- Belle journée pour toi aussi à ce que je vois.

C'était le moins qu'elle pût dire. Elles étaient toutes les deux touchées par un manque visible de chance, n'ayant plus qu'à espérer que ce n'était qu'un acte isolé et que cela ne détériorerait pas toute leur journée. En ce qui concernait Olivia, cela risquait de ne pas être le cas, c'était souvent à répétition. Un soupire s'échappa des lèvres d'Ambre qui constata que, pour une fois, elle était en meilleure position qu'Olivia. Elle ne se réjouissait pas du malheur de son interlocutrice, après tout qu'elle aille bien ou non ne faisait pas une grande différence. Elles n'étaient pas assez intimes pour se préoccuper l'une de l'autre.

- J'ai déjà connu mieux, répondit Ambre avec une moue contrariée. Mais cela fait longtemps, faillit-elle ajouter. Mais la jeune femme n'aimait pas se lamenter et cela ne devait pas intéresser son interlocutrice. Deux raisons pour se taire.
- Le creux de la vague n'a pas envie de désamplifier on dirait...

Les yeux d'Ambre se posèrent rapidement sur Olivia. Oh, ce qu'elle venait de dire était clair et juste mais ce n'était pas réellement ce qui remontait le moral.

- En effet, répliqua la verte et argent d'un ton plus sec qu'elle ne l'aurait voulu. Mais il y avait des sujets difficiles.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Mar 17 Avr - 18:33

Comme je n'étais pas une avare de paroles, lorsqu'en général, je daignais ouvrir la bouche pour m'adresser à un interlocuteur, quel qu'il soit, quel que soit son niveau ou son rang, soit ce n'était pas pour rien, soit c'était en cas de dernier recours et tant que je pouvais me limiter à cela, ma vie n'avait pas besoin d'être chamboulée par des tonnes de futilités, diverses et variées. Avec Ambre, c'était un peu différent. Non parce que j'avais des affinités plus étroites avec elle, parce que ce n'était pas le cas, nous étions dans une entente cordiale et polie, rien de plus. Là ou par contre ça faisait toute la différence, et c'était un détail qui me semblait être essentiel, c'était que nous partagions le même point de vue, nous allions dans la même direction, elle et les autres personnes qui nous avaient rejoins et tout de suite, ça changeait la donne. C'était un peu comme si nous étions liées par un fil invisible qui nous incitait à nous rapprocher, alors que nous n'étions pas destinées à entretenir quoi que ce soit au départ.

Le départ des mangemorts m'avait déplu, car avec ça, tout s'enchaînait ; c'était ce qu'on appelait l'effet boule de neige : puisqu'ils étaient partis, il n'y avait plus de moyens de faire entretenir la terreur qui régnait entre les murs du château. C'était un peu extrême de dire ça, pourtant je savais que ces pensées pessimistes étaient loin d'être fausses. Évidemment faire des coups vaches aux autres élèves lorsqu'une occasion en or se présentait était toujours possible – pour ça il suffisait juste d'être un poil plus malin que l'antagoniste qu'on avait en face de soi, et sans vouloir être méchante (bon, je m'en foutais en réalité) vu les cassos' qu'on devait régulièrement se taper à Poudlard, ce n'était pas très compliqué d'avoir plus de matière grise que les autres zinzins des autres maisons. Là ou c'était le plus affligeant, c'était que force était de constater, que des zinzins, chez les Serpentard aussi, nous en avions.

- J'ai déjà connu mieux.

Tu m'étonnes, lui répondis-je mentalement, sans pour autant faire le moindre commentaire. Bien souvent, c'était toujours la victime de ces malheureux accidents qui devait réparer les dégâts elle même, mais d'un autre côté, c'était mieux pour tout le monde que ça se passe ainsi. Je n'aurais pas non plus confié mes fringues à n'importe qui.


- En effet.

En effet et on allait pas en crever, ça avait le mérite d'être clair. Ne m'en formalisant pas pour le moment, je détaillai chaque partie de mon visage pour voir un peu de quoi j'avais l'air, et inutile d'être le plus grand sorcier de tout les temps, pour voir, sans même savoir ce qu'il s'était passé quelques secondes auparavant, que tout ça, ce n'était pas du joli-joli. Je passai mes mains dans mes cheveux bruns comme pour les coiffer, car même moi qui était si soigneuse je ne m'étais malheureusement pas attardée sur ce petit détail en me glissant hors des dortoirs. Voilà qui était déjà beaucoup mieux.


- Je n'ai pas encore eu l'occasion de te féliciter, enchaînai-je. Là encore, je n'avais pas besoin de m'emmêler dans des tonnes d'explications, l'une comme l'autre avions compris ce que toute la population du château avait à la bouche.

Ambre Serana. Miss Serpentard. Dans un sens je la plaignais, même si après tout, aller savoir, c'était peut être sa vocation et qu'elle l'avait dans le sang et que ce statut lui convenait très bien. Et bien dans mon cas, j'étais bien contente de ne pas être à sa place et je ne le cachais pas. La reconnaissance, bien sûr, je l'attendais, et j'avais la certitude qu'elle allait venir un jour ou l'autre et qu'il suffisait simplement d'user d'un peu de patience et de mettre les pieds là où il fallait pour que mes rêves ses réalisent. La preuve, ils s'étaient trouvés à bout de bras grâce au sbire du Seigneur des Ténèbres, de nombreuses semaines plus tôt. Les Mangemorts, eux à l'inverse, je n'éprouvais pas une once de compassion à leur égard, puisque si les profs avaient repris le contrôle de l'école, c'était juste parce qu'ils n'avaient pas fais attention. Tant pis pour eux hein, à ce stade ils ne pouvaient s'en prendre qu'à eux mêmes, et tout de suite, ça avait l'air beaucoup moins étonnant de constater qu'il y avait une faille dans ce plan si parfait. Il allait donc falloir remettre ce petit projet à plus tard, tout comme il fallait se rendre à l'évidence : dans ce genre de situation il ne valait mieux compter que sur soi même, et c'était au moins la leçon que j'avais retenue grâce à cela. Me débrouiller seule me semblait alors être la solution la plus adaptée, et ce n'était pas avec un titre stupide qui ne servait qu'à faire de l'animation dans les couloirs que j'allais arriver au bout de mes ambitions. Tout les feux des projecteurs braqués sur moi alors que j'avais l'habitude d’œuvrer dans l'ombre sans arrêt et dans le plus grand secret, autant rendre les armes tout de suite, ça allait plus vite...


C'est là qu'on se dit qu'on a de la chance dans son malheur, même si comme je l'avais dit, de la chance pour le moment, je n'en avais pas. Tout ce que je voulais, c'était retrouver le petit malin qui avait mis de la nourriture avariée sur la table des Serpentard en se disant que c'était sans aucun doute une très bonne idée, et de prendre le temps de l'étriper, pour lui faire prendre conscience que quand c'était comme ça, chaque seconde ressemblait à des heures, et les heures des décennies, un peu comme ce que j'avais vécue cette nuit. Ce n'était pas un programme très palpitant, mais ça méritait au moins d'être un très bon anti stress !

- Deux ans d'affilés, pour le coup, on ne peut pas dire que tu aies été très chanceuse. Et là, elle allait me rétorquer en entrant dans une colère noire et furieuse qu'elle ne vivait que pour ça depuis toujours, et qu'elle était très fière de porter nos couleurs. Dans un autre monde oui. D'abord parce que les colères d'Ambre étaient comme les miennes, beaucoup trop calmes pour être rassurantes, mais aussi parce qu'il y avait tellement d'autres moyens beaucoup plus efficaces de représenter notre maison que de parader de salle en classe en s'appuyant sur cette connerie de Miss et Misters. Jamais deux sans trois, dit le proverbe.

Tout ça n'était pas pour rehausser l'ambiance à tuer qu'il y avait déjà ici, mais en même temps, minauder et jouer aux hypocrites n'avaient jamais non plus été ma ligne de conduite. Tant pis si pour ça, mon comportement devait déplaire aux autres. Franchement, qui se souciait de ce genre de trucs ? Je me contentais d'analyser les faits à travers mes yeux, et même si nous n'étions pas les meilleures amies du monde Serana n'était pas assez bête à mon sens pour imaginer que j'étais en train de me foutre d'elle alors qu'au fond tout cela n'avait pas grande importance, mais que les constatations n'étaient pas toujours faites pour faire plaisir.


A moins qu'elle ne m'en prouve le contraire.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Mar 17 Avr - 23:34

En réalité Ambre n'avait absolument pas envie de parler de ses sujets graves, sensibles -et variés- et où elle était absolument inutile. Se torturer inutilement n'était pas son passe-temps favori. Si Olivia tenait à se charcuter lentement ou à pleurer le temps perdu elle pouvait le faire toute seule. Il y avait un moment où Ambre elle saturait. De toute façon aucune des deux n'avait de quoi les faire revenir et si elles le pouvaient elles l'auraient déjà fait. C'était sûr, elles n'étaient pas du genre à croiser les bras et à attendre que quelque chose se passe. Quoi que. Ambre commençait à se demander si ce n'était une alternative qu'elle allait remettre en valeur. Après tout c'était une sécurité comme une autre et la négliger aurait été une erreur. Vu où allait le monde...

- Je n'ai pas encore eu l'occasion de te féliciter.

Ambre, qui s'était remise à frotter efficacement le jus de citrouille quelques instants auparavant lâcha le papier qui le servait de savon. Elle ouvrit grands les yeux en se demandant si elle avait bien entendu ou si son esprit lui jouait des tours. Olivia Balsey ? Féliciter quelqu'un ? Voilà qui était rare. Mais ce n'était qu'un détail. Le pire du pire c'était ce pourquoi elle la féliciter. Oh, Olivia ne l'avait pas précisé mais Ambre avait beau fouiller sa mémoire elle ne voyait qu'une chose qui pouvait en être la cause ce qui la fit ricaner. Une chose qu'elle n'appréciait pas et qui lui était, cette année encore, tombée dessus sans prévenir. Là où toutes les filles se seraient mise à pleurer de joie dans les bras de leurs amies et remerciant tout le monde et personne Ambre s'était contentée d'afficher une moue contrariée. A vrai dire ça ne la touchait même plus.

- Deux ans d'affilés, pour le coup, on ne peut pas dire que tu aies été très chanceuse.

Ambre hocha la tête. C'était sûr que la chance en ce moment ce n'était pas son truc. Et puis, deux ans d'affilés comme elle disait, c'était vraiment un coup bas. Non en fait le réel coup pas c'était la personne qui avait mis son nom dans la liste comme si c'était une chose merveilleuse. Miss Serpentard. Une chose merveilleuse ? D'accord d'accord Ambre pouvait avouer que la symbolique était belle, que représenter sa maison était censée un honneur et que, techniquement ce n'était pas négatif. Il y avait un côté positif à être connue, pouvoir se frayer une place parmi les grands noms de Poudlard certes mais c'était pour ceux qui n'arrivaient pas à se débrouiller par eux mêmes, qui n'avaient pas assez de prestance pour être quelqu'un. Ils avaient besoin d'un titre. Mais tout était tellement plus simple lorsqu'on était une simple élève. Ambre regrettait le temps où personne ne la connaissait, où elle pouvait s'énerver dans un couloir sans faire la une du Daily. Le temps où elle n'était pas miss Serpentard mais miss Serana et seulement ça. Elle pouvait alors faire ce qu'elle voulait sans qu'on essaye de savoir qui que quoi comment. Ce titre mettait en péril beaucoup de choses, son idéologie par exemple. Pas qu'Ambre soit entrain de cesser de croire à la suprématie du sang, loin de là mais agir était plus dur. Elle avait besoin d'être plus discrète, de faire attention à plus de choses. Le moindre faux pas était fatal ; en un instant elle pouvait se trouver au centre des moquerie. Or, comme tout Sang-Pur se respectant, elle n'y tenait pas le moins du monde.

Mais d'un autre côté elle s'en fichait. C'était quoi ? Un titre simplement ! Cela n'influerait jamais sur qui elle était et Ambre ne comptait pas changer sa vie, ses fréquentations à cause du fait qu'elle soit miss Serpentard. Ça ne changeait rien quoi que puisse en dire les autres. Ambre pouvait l'utiliser, le ressortir comme elle pouvait le laisser tomber dans l'oubli. C'était d'ailleurs pour ça qu'elle avait été étonnée de sa ré-élection, elle croyait que plus personne ne l'associait avec ce titre. Cette idiotie. Mais visiblement elle s'était trompée, la menace était plus tenace qu'on voulait le croire.


- Jamais deux sans trois, dit le proverbe.

Ouais ouais. Et bien il n'y avait pas intérêt parce que, dans ce cas là, Ambre ne répondrait plus de ses actes.

- Pitié, répondit Ambre en levant les mains.

Elle espérait fortement ne plus être à Poudlard lors des prochaines élections, ne pas inscrite sur cette fichue liste et être passée à autre chose. Ca ne faisait qu'amuser les plus jeunes élèves de Poudlard. Mais les grands noms ne s'inscrivaient pas, on les inscrivait. C'était un cercle infernal, lorsqu'on l'avait eu une fois on y était toujours plus ou moins associé. Ambre eut un léger sourire en pensant aux autres Miss et Misters qu'elle avait connu. Megane Parry et Wayne Harris -rien à dire, toujours présent, Ilaya Aragon -cette chère Ilaya, Chuck Carlton -là le simple fait de penser à lui provoquer du dégout, Paola Everard -jamais rencontrée mais Ambre n'y tenait pas, Eliott Ansen -d'après les ragots, il serait entrain de refaire surface et Terrence qui n'a jamais eu une réelle importance aux yeux d'Ambre. Quant à ceux de cette année (en enlevant les deux Poufsouffles) il y avait Alex Turner qui avait hérité du pire titre au monde, Taylord -oh rien à dire, Katie -pourquoi pas, Stephen -exemple parfait de sa maison et Ulrich. Les noms avaient changé, les personnalités aussi. Ambre avait l'horrible impression d'être coincée. Les autres avaient évolués, changés. Certains étaient partis. Elle elle était toujours là à la même place. Alors l'idée de penser à un troisième titre...

Enfin, on ne pouvait pas dire que les sujets évoqués dans les toilettes étaient des plus agréables. Remarquez la situation n'était pas agréable pourquoi les sujets le seraient ? Franchement, c'était BEAUCOUP demander. Ambre fixa une nouvelle fois sa chemise, hésitant entre redescendre dans la salle commune des Serpentards pour se changer -et louper son cours- ou subir les regards outrés/moqueurs/incrédules/amusés/débiles de ses camarades. La dernière solution demandait beaucoup de calme et, si Ambre en avait une panoplie elle n'était pas sûre qu'il tienne devant tant d'idioties.


- Tu sais, commença Ambre, avoir ce titre c'est aussi merdique que ça en a l'air.

Parce qu'au fond Olivia ne pouvait pas savoir, elle ne l'avait pas eu, elle ne pouvait qu'imaginer, faire des théories, supposer et quand bien même elle se rapprocherait de la vérité ce ne serait pas la vérité. Il fallait le vivre pour comprendre à quel point pour soi ce n'était rien et tout pour les autres.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Sam 21 Avr - 18:06

Aussi surnaturel que cela pouvait le paraître, les toilettes étaient un peu comme un lieu hors du temps, déjà de part quelques points essentiels : l'odeur, le peu d'efforts quand à la décoration, et puis surtout on y venait surtout pour un seul et même but à part exception, et on allait pas s'étendre là dessus. Mais il se passait également des choses qu'on ne voyait pas ailleurs, comme si c'était l'endroit qui voulait ça. Quels que soient les liens, positifs, négatifs, pour peu qu'une autre personne soit présente, ils finissaient souvent par se tisser et cela pour une raison simple à mon avis : c'était un endroit tellement impersonnel de base qu'on se sentait obligé de dire, de faire quelque chose que ce pour quoi il était initialement prévu.

Bien sûr, il y avait quelques exceptions qui habituellement échappaient à la règle ; prenez Ambre ou moi par exemple. En tant normal, ça m'étonnait fort que la bonde ait envie de faire un brin de causette avec qui que ce soit. A quoi bon, si ce n'est réaliser quelques secondes plus tard que ce n'était un imbécile de plus qui avait le droit de fouler le sol des couloirs et des salles de classe de Poudlard. Autant s'éviter cette peine dans ce cas là et ça allait plus vite. Et pour résumer, sur ça, Serana et moi nous nous comprenions mieux que bien.

Mais tout portait à croire, et c'était là une grande première, que les effets s'annulaient sur des personnes comme nous dès que nous tombions par hasard sur un congénère. Pas forcément proche – bon, bah proche pour être juste – mais sans avoir des rapports antagonistes pour autant. Et tant mieux parce qu'avec tout ce qu'on devait supporter en plus du bonheur retrouvé des autres élèves qui me donnaient encore plus la gerbe que je ne l'avais déjà, si en plus il avait fallut que ce soit l'un d'entre eux... Bref, cela voulait dire que tout restait possible et que nous n'étions pas complètement des cas désespérés. En même temps... On ne pouvait pas être plus désespéré que ceux qui avaient le malheur de tomber chez les Gryffondor le jour tant attendu de la cérémonie de répartition. En un sens, je les plaignais. Presque. Parce qu'au moins, ça faisait toujours ça en moins, comme vermine à Serpentard et au contraire, c'était loin d'être négligeable. Dans notre propre maison il y en avait quand même qui arrivait à passer entre les mailles du filet, alors autant commencer l'épuration dès le début, comme ça, à défaut d'être tranquille pour de bon, au moins ça faisait toujours du travail en moins.

Parce que le chemin restait encore long.


-
Pitié.

Je souris. Pas par moquerie parce que j'aurais très bien pu le faire et au vu de la situation, rien ne m'en empêchait. Mais justement, puisqu'on en parlait, c'était bien de Miss Serpentard qu'il y avait juste à mes côtés, et à ce titre, je lui devais quand même une once de respect ! A la différence près qu'elle n'avait jamais eu besoin de cette énumération ridicule avant « Ambre Serana » pour qu'elle l'obtienne de ma part. Je me plaisais d'ailleurs à croire que c'était réciproque.

-
C'est le mot le plus conséquent je crois, pas par moquerie oui, mais par compréhension.

Compréhension. Ça aussi c'était une solution un peu facile, puisque comme je n'avais jamais été à sa place et qu'en plus je ne le voulais pas, tout les efforts possibles – à supposer que j'en fasse et que j'en éprouve l'intérêt surtout – ne serviraient à rien et s'avéreraient inutiles. Comme tout le reste. Ce n'était ni plus ni moins que quelques futilités qui permettaient d'occuper les journalistes du Daily puisqu'ils n'avaient rien de mieux à faire. Le mieux encore pour décrire cela était que nous partagions le même avis, comme sur beaucoup de choses en fait, et même si nous ne traînions jamais bras dessus bras dessous comme des adolescentes insouciantes que nous n'étions pas, disons que nous avions assez de points communs pour tolérer la présence l'une de l'autre sans se cracher dessus comme des vipères. Il valait mieux garder les alliés potentiels dans son cercle social aussi infime soit-il, pour éviter que cela ne se retourne contre vous. Et puis en plus l'éternel problème revenait toujours : vu les adversaires que nous avions en face de nous, si on commençait à s'entre tuer, il était assuré que nous n'aurions plus aucune chance. Alors autant limiter la casse dès à présent.


-
Tu sais, avoir ce titre c'est aussi merdique que ça en a l'air.

Je hochai la tête pour acquiescer avant d'être prise d'une quinte de toux, sentant par la même occasion les nausées qui revenaient pour se faire plus violentes encore. Comme je l'avais prédis tout à l'heure, songer un instant qu'après m'être débarrassé ce que j'avais dans l'estomac me ferait me sentir mieux n'était qu'une illusion. Comme beaucoup de choses.

-
J'imagine bien... il fallait quand même que je compatisse un peu, même si j'imaginais bien aussi que dans tout les cas Ambre n'en voudrait pas. Histoire de. Aussi, je rajoutai, enfin... tu m'as comprise.

Mais ça aussi, est-ce que c'était vraiment utile de le préciser ? J'hésitai un instant, avant de placer mes mains en coupe sous le robinet pour m'en servir comme récipient et me servis un peu d'eau pour en boire. J'avais peur que ce ne soit plus pire que mieux quant à mon état, mais je ne pouvais pas le savoir avant d'avoir essayé. C'était tellement aléatoire quand on était malade que avait une chance sur deux pour avoir trouvé la bonne alternative. Et bizarrement, à chaque fois notre jugement s'en retrouvait faussé. Espérons juste que ce ne soit pas le cas cette fois ci...

-
Alors raconte ; c'est aussi bien que le disent toutes ces petites princesses pourries gâtées, que de suivre à la trace celle qu'elles meurent d'envie de prendre pour modèle, même si elles sont trop orgueilleuses pour l'admettre ?

Ce n'était pas tant en soi que son récit m'intéressait, surtout quand on savait que de tout les sujets, il y en avait des beaucoup plus captivant. Mais de parler ainsi que de l'écouter, que ce soit de tout et n'importe quoi, à défaut d'autre chose, me permettait d'ignorer cette affreuse sensation nauséeuse qui s'emparait de chaque partie de mon corps...

-
J'espère que ça ne te fera pas prendre la grosse tête, exprimai-je d'un air entendu.

Ça, ce n'était que de la pure plaisanterie. Parce qu'au vu du dédain qu'elle avait l'air d'éprouver pour tout cela comme si elle était étanche à tout ce qui se passait autour d'elle, ça m'aurait bien étonné.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Mer 25 Avr - 19:19

Ambre n'avait jamais vu Olivia aussi mal en point. A vrai dire elle ne l'avait pas vu très souvent et encore moins par hasard or elle voyait mal Balsey arriver dans un état pareil. C'était contraire aux principes de l'éducation qu'ils avaient reçu car, après tout, ils venaient tous d'un monde ayant une éducations dont certains points se ressemblaient. C'était le minimum de politesse qu'on pouvait observer vers l'autre. N'allez pas croire pour autant que tout était niaiserie, sourire, cajolerie et mensonge. Lors de leur précédentes rencontres les deux jeunes filles avaient rarement profité de ces moments pour jouer à la plus maline ou à la marelle. Elles avaient passé l'âge.

Comprendre pourquoi Olivia et Ambre ne passait par leur temps à s'envoyer des piques pour un rien n'était pas compliqué. Déjà elles appartenaient toutes deux à la maison de Salzar Serpentard ce qui, même si ce n'était qu'un mince détail, avait tout de même de l'importance. Exemple concret, si Olivia avait été à Gryffondor elles ne seraient surement pas entrain de parler de son titre de Miss mais plutôt d'illustrer avec brio l'indifférence. A moins que cela soit la guerre entre les maisons. Ensuite, elles avaient la même position vis à vis des évènements qui faisaient basculer le monde magique et du sang. Ce qui n'était pas négligeable pour un sou, elles avaient de quoi parler donc. Un sujet sur lequel elles ne finiraient pas s'arranger les cheveux l'une à l'autre -comportement malheureusement fréquent chez leurs camarades. Le fait était qu'Ambre éprouvait un brin de respect pour Olivia qu'elle n'éprouvait pour personne d'autre. C'était toute la différence.

Baissant les yeux vers sa chemise Ambre poussa un nouveau soupire. Elle allait devoir attendre un certain temps avant de la remettre. Rien de dramatique étant donné qu'elle en avait plein mais tout de même. Une chemise restait une chemise. Soit un élément important du quotidien d'Ambre.


C'est le mot le plus conséquent je crois.

Ambre tourna une nouvelle fois la tête vers Olivia, observant le sourire qui était né sur ses lèvres. Elle ne s'en formalisa pas. Il n'y avait rien à dire. Pitié collait bien, allait bien, était exactement ce que ressentait Ambre. Pitié. Pitié pas trois. Deux suffisait amplement. Un peu comme « laissez moi vivre » ou « arrêtez de me coller un titre dont je ne veux pas ». Un mélange des deux peut-être. D'ailleurs, qu'est-ce qu'ils avaient tous à l'élire ? Ambre n'était de loin pas l'élève la plus appréciée -même si ceux-ci ne se trouvaient généralement pas chez les verts et argents. Sérieusement, est-ce qu'ils avaient réfléchi ? Ambre en doutait. Comme elle doutait de pas mal de chose.

Puis, alors qu'Olivia hochait la tête pour marquer son accord elle se mit à avoir une quinte de toux. Ambre, qui était alors entrain de se recoiffer grossièrement stoppa tous ses gestes. Son regard bifurqua vers la malade dont l'état n'avait pas l'air de s'améliorer. Ambre n'avait aucun mal à imaginer ce qu'Olivia était entrain de vivre et savait très bien que cela ne risquait pas de cesser rapidement surtout si elle ne prenait rien pour se guérir. Cela dit, l'infirmerie n'était pas un endroit très accueillant, Ambre pouvait comprendre qu'elle ne tienne à y mettre les pieds qu'en dernier recours. Et puis, l'infirmière était trop compatissante, trop. Trop infirmière. C'était assez désagréable.


- J'imagine bien... Enfin...tu m'as comprise.

Ce fut au tour d'Ambre de hocher la tête. Oui, elle l'avait comprise. Elle n'imaginait pas entièrement mais devait avoir un bon apperçu des autres. Olivia n'était pas le genre de personne à faire des erreurs grosses comme des maisons, du moins pas dans les souvenirs de la miss Serpentard.

Alors raconte ; c'est aussi bien que le disent toutes ces petites princesses pourries gâtées, que de suivre à la trace celle qu'elles meurent d'envie de prendre pour modèle, même si elles sont trop orgueilleuses pour l'admettre ?

Ambre leva les yeux au ciel avant de sourire à son tour. Olivia avait, lorsqu'elle parlait des « petites princesses pourries gâtées » entièrement raison. Elles étaient naïves, idiotes, insignifiantes et fades. Chacune d'elle croyait être unique, avoir ce petite quelque chose en plus alors qu'au fond c'était toutes des portraits crachés. Pas une ou rattrapée l'autre. Idéalisant le titre de miss Serpentard et certaines même Ambre en personne. Elles se voyaient fortes, intelligentes, fières et indépendantes alors qu'elles n'étaient rien de tout ça. Cela faisait doucement rire Ambre.

Quand à ses ressentis face à cette situation...rien, nada. Le vide total de sentiments. Pas de joie immense et incommensurable. Pas de honte à se cacher derrière la première statue. Rien de tout cela. A vrai dire Ambre ne sentait même pas concernée, elles faisaient ce qui leur chantait point barre. Après si elles venaient pleurnicher à ses pieds ou se mettre en travers de son chemin c'était un autre problème. Mais elles avaient appris à rester à leur place pour éviter des séjours forcés à l'infirmerie.


- Formidable, ironisa la sixième année. Dès que je leur adresse la parole elles ont un comportement contradictoire. Une partie d'elle essaye de me faire croire que je les ennuie et une autre qu'elles sont honorées. C'est assez (Ambre s'interrompit quelques instants) ridicule, voire pire, parce qu'il ne s'agit jamais de compliments ou une simple envie de discuter.

Ridicule. Et encore le mot était faible. Elles étaient carrément lamentables ses petites. A leur âge Ambre n'avait jamais -dans ses souvenirs- touché un niveau aussi médiocre. Elles étaient insipides et ne s'en rendaient même pas compte. La belle affaire ! C'était vraiment, vraiment, vraiment -mais alors vraiment- catastrophique comme comportement. La honte de la maison !, songea Ambre.

[/i]- J'espère que ça ne te fera pas prendre la grosse tête.

Ça ne risquait pas. Déjà parce qu'elle ne prenait que très rarement réellement la grosse tête et ensuite parce que tout ce qui concernait son titre de miss lui passait dessus sans même la mouiller. Prendre la grosse tête. Ambre en aurait presque éclaté de rire. Il n'y avait que les Gryffondors pour prendre la grosse tête avec ça. Les choses inutiles, c'était bien leur genre. Ambre prit un air très sérieux avant de reprendre la parole.

- Oh ! Je suis entrain de préparer un discours pour demain midi.

Puis, elle sourit largement pour bien montrer qu'elle plaisantait mais si, d'après elle, Olivia devait s'en douter.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Jeu 26 Avr - 16:57

Elles arrivaient toutes de la même manière les petites Serpentard qui pensaient déjà tout connaître de la vie, alors que ça ne faisait pas plus de quelques heures qu'elles avaient foulé le sol majestueux de Poudlard. Toutes les mêmes, suivant le même procédé. Je le savais pour les avoir longuement observées, forcément c'était un sujet d'étude intéressant, surtout quand on voyait à qui est-ce qu'on avait à faire juste en face. Intéressant, oui. Au début, comme toute chose qu'on découvre pour la première fois sur toutes les coutures et parce que c'est marrant de se moquer de la bêtise des autres. Mais au bout de quatre ans passés dans cette école, il y avait une fade impression de déjà vu à chaque fois qu'on croisait une première année et on avait plus qu'à pousser un soupir contraint et passer son chemin. Moi bizarrement, elles ne venaient pas me parler. Sûrement parce que je ne paradais pas assez à leur goût. Bah, ça me faisait du temps en plus pour moi, parce que gaspiller ma salive pour leur expliquer avec toute la diplomatie dont j'étais capable (c'est à dire pas beaucoup) qu'elles me faisaient chier, pour rester polie, ce n'était donc pas l'occupation la plus passionnante qu'il nous avait déjà été donné d'avoir. Bien sûr, il y en avait toujours quelques unes qui s'y risquaient, quelques unes qui passaient entre les trous de la passoire et se croyant certainement plus malignes que les autres. Mais là aussi elles étaient rapidement déçues, soit parce qu'elles voyaient que je n'en avais vraiment rien à faire de leur jérémiade incessantes, soit parce qu'elles ne supportaient pas le regard infaillible que je leur lançais. Le plus souvent, c'était les deux combinés à la fois.

- Formidable. Dès que je leur adresse la parole elles ont un comportement contradictoire. Une partie d'elle essaye de me faire croire que je les ennuie et une autre qu'elles sont honorées. C'est assez ridicule, voire pire, parce qu'il ne s'agit jamais de compliments ou une simple envie de discuter.


J'eus un petit rictus moqueur. Pas pour me moquer d'Ambre, non. Qu'est-ce qu'on avait dit déjà ? Oui, toutes les mêmes, et même si le temps aurait voulu qu'on s'y fasse, j'étais certaine que durant toute ma scolarité à Poudlard je les trouverais toujours insupportables et prétentieuses. Bien sûr que j'en avais de la prétention et de l'orgueil, seulement je l'utilisais mieux pour que cela porte doucement ses fruits. La clé du succès, toutes les deux, nous l'avions, la seule différence, c'était qu'on ne le criait pas sur tout les toits pour qu'on vienne nous voler notre recette magique.

- Ne t'inquiète pas, elles ne vont pas tarder à déchanter
, la rassurai-je, bien que ce ne soit qu'une formalité toutefois.

Comme elles étaient toutes pareilles, pour le schéma qu'elles suivaient généralement, c'était aussi la même chose. C'était le plus flagrant avec les élèves de première année, car dans le tas, il y en avait toujours qui étaient plus longues à la détente. La chute était rude de toute façon, mais en pente douce dans le second cas. Au fur et à mesure que les mois passaient on pouvait observer chez elles des changements de comportements notables : un sourire un peu moins frimeur, le visage qui s'affaissait un peu pour paraître plus contrarié... Ce qu'il fallait bien leur admettre par contre, parce que dans ce qui était l'art d'user des artifices pour masquer leur vrai peau sous de multiples produits, certaines étaient plus que douées en la matière ! Cette génération de petites filles, adultes avant l'heure et à laquelle je n'appartenais pas. Devenir adulte, oui. Une partie de moi l'était peut être déjà. Mais là encore, il y avait d'autres méthodes bien plus efficaces que celles qu'elles s'évertuaient à employer.


- Elles ont au moins toutes le titre de Miss Imbécile, c'est déjà ça de sûr, je tentai de sourire, mais le résultat ne devait pas être très concluant et je n'avais besoin que d'un coup d’œil à nouveau dans la glace pour me le confirmer. C'était juste par dignité que je restais ici à discuter et à ne faire comme si de rien était avec Ambre, alors que la cuvette des toilettes n'attendaient que ça ; que je vienne la rejoindre en penchant mon visage au dessus. Pour montrer une plus sympathique image de toi déjà pas très sympathique à la base, tu meurs.

Ou alors, c'était ces mêmes petites merdeuses qui pour se venger de toutes les « gentillesses » que j'avais à leur égard, avaient décidé d'empoisonner mon repas. Théorie pas aussi contestable que ça et qui pouvait égaler celle des elfes de maison révolutionnaires, quand on y pensait. Quand on savait qu'on ne pouvait faire confiance à personne ici, ce n'était vraiment pas difficile de virer parano. J'en étais la preuve, même si c'était contre mon gré, évidemment. Autant en rire un peu plus alors, peut être que c'était la solution la plus simple pour annuler le maléfice.


Simplicité, simplicité. Ah oui, si les choses avaient pu être aussi simples...

- Oh ! Je suis entrain de préparer un discours pour demain midi.


C'était dans des moments comme celui ci que j'avais parfois l'impression que nous étions toutes les deux comme n'importe quelle autre adolescente, pour plaisanter sur des choses tout aussi futiles que celles ci. Les miracles existent, même si dans notre cas, ce ne serait sûrement que de courte durée. Mais quand on prenait la posture dans laquelle je me trouvais à l'heure actuelle, très franchement, tout les prétextes étaient bons. Même des idioties de ce genre là.


- Parfait
. Dis-je d'un ton un peu trop solennel, pour qu'il soit crédible. Ce n'était pas le moment non plus de trop m'en demander, je le rappelle quand même, au cas où... J'ai déjà hâte de l'entendre. Je lui adressai un clin d’œil avant d'ajouter, mais là encore, je ne suis pas sûre que tout le monde soit du même avis que le mien.

Parce que j'imaginais très bien Ambre se lever sur la table des Serpentard, en plein repas dans la Grande Salle à l'heure où il y avait le plus de monde, non pas pour remercier tout ceux qui avaient eu confiance en elle, et avaient voté pour qu'elle soit de nouveau élue Miss, mais qu'elle en profiterait plutôt pour leur dire à tous leurs quatre vérités, et qu'ils feraient tous mieux de la boucler enfin tous autant qu'ils étaient, et tout de suite, s'ils ne voulaient qu'elle leur lance le sortilège du chauve furie en pleine tête.

Qui a dit que les Serpentard ne savaient pas mettre l'ambiance ? Et surtout... Qui veut s'y risquer ?

- Dommage d'ailleurs, conclus-je d'un ton faussement déçu. Parce que c'était clair que si tout le monde partageait mes idées, on en serait sans doute pas là !

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Mer 2 Mai - 19:41

L'idyllique vision du château nettoyé de toute la vermine ne mit pas longtemps à atteindre l'esprit de la verte et argent. Qu'est-ce que Poudlard serait agréable sans ces idiotes ignares de tout ou sans les sang-de-bourbes de plus en plus nombreux. Le rêve aux yeux d'Ambre, un château propre, lavé comme neuf. Il était évidemment que le nombre d'élève baisserait -et pas qu'un peu- mais ils ne pouvait pas accueillir tout le monde. C'était impossible. Alors au lieu d'avoir des cours surchargés avec des élèves ne méritant même pas l'accès en première année autant en mettre quelques uns dehors. Ambre était sûre qu'ils ne se plaindraient pas tous. La majorité émettrait sans doute un juron peu discret mais quelques uns seraient aussi secrètement soulagés. N'allez cependant pas croire que la vision d'Ambre était remplie de bonnes intentions. Les autres élèves elle s'en fichait et pas qu'un peu. Ils n'avaient que des effets négatifs sur sa vie alors les enlever était bénéfique. C'était logique. Et simple, très simple. Plus de pauvres filles orgueilleuses et idiotes pour essayer de lui adresser ne serait-ce qu'un seul mot. Disparues. Le rêve.

- Ne t'inquiète pas, elles ne vont pas tarder à déchanter.

Et heureusement. Pour elles et pour Ambre et Olivia. Parce qu'un jour ou l'autre elles allaient se rendre compte à quel point elles avaient été ridicules et la honte allait -enfin- les submerger. Quoique. Ce n'était pas encore prouvé et certaines allaient bien trouver le moyen de dire qu'elles étaient des victimes de l'effet de groupe ou de la mauvaise influence d'untel. Elles se mettaient à chouinner, les larmes coulaient sur leurs grosses joues rouges ce qui donnait -encore plus- envie à Ambre de la abattre. Un sort était si vite lancé après tout, pourquoi s'en empêcher lorsque notre main nous démangeait ? Il fallait laisser son corps s'exprimer.

Ambre soupira; tout cela était vraiment navrant. Surtout que, si elles n'allaient effectivement pas tarder à déchanter une nouvelle génération d'idiotes n'allait pas tarder à faire surface persuadées d'être plus fortes, plus intelligentes que toutes celles qui les avaient précédées. Faux. A un point qu'elles ne pouvaient imaginer. Enfin, Ambre s'amusait à les voir reprendre pieds dans la réalité, leurs réactions, leurs expressions, leurs comportements étaient une réelle partie de plaisir même si cela devenait très vite répétitif. A part une ou deux qui faisaient preuve d'originalité là encore ces filles restaient plâtrées dans le même modèle. Encore encore et encore. A se demander si elles avaient toutes les mêmes parents, le même nombre de paires de chaussures ou encore si elles lisaient les mêmes livres. A moins qu'elles n'aient aussi décidé d'avoir les mêmes résultats scolaires. Au point où elles en étaient cela n'aurait rien eu d'étonnant.


- Elles ont au moins toutes le titre de Miss Imbécile, c'est déjà ça de sûr.

Alors ça,..Ambre réprima un sourire. C'était clair et net, elles étaient en haut du podium. Pas de concurrence possible, pas de possibilité d'augmenter. Non, c'était leur apogée et elles pouvaient en être fières si elles tenaient à être fières de quelque chose. Ceci dit Ambre le leur aurait bien conseillé d'aller se terrer au fond d'un trou de cent mètres de profondeur si la Serpentarde avait pris la peine de donner des conseils. Peine qu'elle ne prenait évidemment pas.

- Je reconnais qu'on ne doit pas leur arriver à la cheville à ce niveau-là, déclara Ambre en observant son reflet dans la glace une nouvelle fois.

Ambre en profitait surtout pour observer Olivia dans le coin du miroir dont l'état ne s'améliorait malheureusement pas. Ayant déjà vécue une situation semblable Ambre savait que son interlocutrice essayait tant bien que mal d'oublier cette horrible sensation et l'arrière goût qui devait être présent dans sa bouche. Une tâche ardue qui ne payait que très rarement. Mais enfin, croire aux miracles n'était pas interdit et dans le cas d'Olivia ça ne pouvait pas faire de mal.


- Parfait. J'ai déjà hâte de l'entendre. (Clin d'œil à l'attention d'Ambre qui sourit.) Mais là encore, je ne suis pas sûre que tout le monde soit du même avis que le mien.

Ça c'était sûr. Si Ambre avait réellement eu en tête l'idée de faire un discours la plupart des élèves seraient partis avant la fin et certains vers les toilettes. Parce qu'il était clair que les discours d'Ambre ne portaient pas sur l'amour, la solidarité, l'amitié et autres valeurs stupides dont les trois quarts de l'école croyait dur comme fer. C'était beau, grandiose et ça donnait la nausée à Ambre qui préférait dire des vérités de préférence douloureuses qui avaient le mérite d'être juste. Comme que leurs idioties commençaient à la barber, que le son de leur voix l'énervait prodigieusement et qu'ils n'avaient pas tous leur place dans ce château. Mais cela serait sans doute mal vu par l'administration.

- Dommage d'ailleurs.

Ambre ricana alors qu'Olivia affichait un air déçu. En effet, c'était dommage étant donné qu'au moins les choses auraient été remises à leur place et que les élèves des autres maisons auraient réellement eu quelque chose à dire au lieu de se contenter de proférer de méchantes rumeurs souvent sans fondement. La scène aurait été drôle pour les quelques Serpentards partageant ses idées. Malheureusement ils étaient peu et le risque qu'elle se fasse assassiner par un élève du camp adverse légèrement cinglé n'était pas mince. De toute façon même s'il l'avait été elle ne l'aurait pas pris. L'héritière des Serana ne prenait pas la risque de se casser le moindre ongle pour un événement n'ayant pas une importance capitale. Or dans ce cas-là ses seules chances étaient d'avoir une réputation encore pire. Quoique. Cela pouvait peut-être lui éviter d'avoir, une troisième fois, le titre de Miss Serpentard.

- Ça aurait été drôle, conclut Ambre en reprenant pieds dans la réalité du « je-ne-ferai-pas-de-discours ». Son regard glissa à nouveau sur Olivia dont l'état avait l'air de s'empirer. Tu sais si l'envie te prend de t'enfermer à nouveau dans une cabine fais le, ne te gêne pas pour moi.

Ambre savait que si l'envie était réellement insurmontable Olivia ne se gênerait pas. Sa phrase n'était en apparence que pure politesse mais sa phrase faisait aussi comprendre à Olivia qu'elle était consciente de son état et que si cette dernière partait brutalement elle ne se vexerait pas.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Sam 12 Mai - 15:12

Qu'est-ce que la vie à Poudlard pouvait être plate. Nous avions pourtant tout fait pour la rendre un peu plus attrayante. Avec l'arrivée des Mangemorts, au lieu d'avoir peu, nous avions vu une once d'espoir en ce qui concernait le fait qu'ils allaient pouvoir nous débarrasser de la vermine. Mais même ça, ils n'en avait pas eu le temps, et une fois de plus, c'était nous, avec nos beaux idéaux qui devaient se charger du sale boulot à leur place. Et bien oui, mais ce serait sans moi alors. J'avais assez donné et pourtant toutes mes espérances étaient parties dans le cours d'eau qui avait emmener les bourreaux des autres maisons avec elle.

La question, c'était de prendre le problème à l'envers.

Parce que est-ce qu'on pouvait vraiment nous en vouloir d'avoir toutes les bonnes intentions du monde, avec des rêves qui auraient pour objectif de rendre le monde meilleur ? Il ne me semblait pas non, mais c'était une tâche difficile qui ne pouvait pas se réaliser seul. Or, mon but était de me la jouer en solo, de ne faire ami ami avec personne. Des gens comme Ambre étaient des personnes à part parce que je considérais qu'elle avait suffisamment de matière grise pour tenir un semblant de discussion avec elle. Mais ça ne servait à rien de se bercer d'illusions. La reconnaissance, je la voulais pour moi toute seule et le risque lorsqu'on se servait des autres c'était qu'un beau jour il réalisaient ils pouvaient eux aussi réclamer ce droit. Tout ceci... c'était trop risqué.

- Je reconnais qu'on ne doit pas leur arriver à la cheville à ce niveau-là.


Quand on avait un cerveau il était clair que non. Mais Poudlard, c'était une école de magie où tout était possible. Ça c'était le discours de ces gamins nés moldus qui étaient carrément émerveillés quand il découvraient que leur tour de cartes à côté, c'était totalement ridicule. Tout comme eux d'ailleurs. Rien qu'à entendre leur paroles niaises, rien qu'à voir leur visage niais ça me donnait envie de leur dire que si c'était comme ça qu'ils voyaient les sorciers autant qu'ils rentrent chez eux tout de suite. On était pas ici pour apprendre à faire sortir des blanches colombes d'un chapeau ou alors d'extirper des kilomètres et des kilomètres de tissus hors de sa manche.


Non mais laissez moi rire.

Parce qu'il ne fallait pas croire, j'étais sûre et certaine que c'était tous, sans exception, ce qu'ils imaginaient lorsqu'ils recevaient la lettre venant de l'école à l'aube de leur onze. Le phénomène des enfants moldus prenait de plus en plus d'ampleur, il y en avait de plus en plus dans les couloirs, limite si on ne leur donnait pas plus d'importance que les sangs purs parce que justement ils n'en étaient pas. Cherchez l'erreur. Justement pour en revenir à cette histoire de Miss & Mister, il y avait l'autre là Reegan, qui en était un bon exemple mais pas dans le bon sens, désolée pour elle (pas désolée non plus) avec sa grande gueule qu'elle aurait eu mieux fait de fermer plus souvent sous ses petits airs de saintes qui me donnait par conséquent encore plus envie de gerber. Voilà qu'elle venait s'ajouter à la liste de mes tourments du jour, la petite teigne.

- Ça aurait été drôle. Tu sais si l'envie te prend de t'enfermer à nouveau dans une cabine fais le, ne te gêne pas pour moi.


Ah ça c'était clair que moi qui me plaignait d'être en manque d'animation, aujourd'hui, j'étais servie ! Quoi que vue comme ça, je préférais encore ma petite existence morne à laquelle j'avais dû m'habituer en attendant des jours meilleurs. Ce ce jour, tout portait à croire que ce n'était pas encore aujourd'hui que j'allais le voir arriver !

Je hochai la tête sans grande conviction. Toutes les deux nous savions ce qu'il allait se passer à présent même si je faisais tout mon possible pour faire bonne figure, même si Ambre venait clairement de souligner que tout ces efforts s'avéraient être vains depuis tout à l'heure. Tant pis, il y avait des fois où il fallait tirer sa révérence, mais au moins j'avais une petite consolation, parce que je savais que Serana n'en ferait rien à l'inverse d'ignares qui se seraient retrouvés dans les toilettes à ce moment précis et qui ne se seraient pas gêné pour se moquer du malheur d'autrui, ce qui ne m'empêchait pas, même si j'étais malade d'utiliser ma baguette magique contre eux pour leur rabattre leur caquet d'oie dont on avait pas besoin ! C'était moi qui me moquait du malheur de ceux qui le méritait, cela faisait toute la différence parce que je savais me tenir respectueuse selon la personne que j'avais en face de moi. C'est moi qui me moque.

Et pas l'inverse.

Je jetai un regard à mon image une dernière fois dans le miroir avant de céder à l'impulsion qui s'était imprégnée de moi, depuis plusieurs minutes déjà. Gardant un minimum de prestance, plus pour la forme qu'autre chose, je me dirigeai dans la même cabine que la précédente. Autant faire les choses correctement. Après m'être une nouvelle fois vidé l'estomac (passons vite sur ce genre de détails) j'empruntais de nouveau le même chemin jusqu'au même lavabo, opérant les mêmes gestes que précédemment. Il y avait comme un léger sentiment de déjà vu...

- Il est vraiment temps pour moi d'aller à l'infirmerie, déclarai-je à ma camarade, tout en m'observant, bien droite, comme si je parlais à mon reflet, de retour devant la glace. Ce n'était pas tant l'envie d'un tête à tête avec Pomfresh qui me faisait plaisir, mais là, il fallait vraiment que ça s'arrête. J'espère que nous pourrons avoir une conversation un peu plus joyeuse la prochaine fois. Parce que je n'avais pas de doutes, d'une façon ou d'une autre, la roue tournerai, et ce serait de nouveau à notre tour d'être sur le devant de la scène. Et le soleil brillerait enfin sur cette ère nouvelle. Bonne chance avec ta chemise, je pointai du menton le tissus qui semblait effectivement reprendre sa forme d'origine.

J'eus un dernier mouvement de tête pour saluer ma compatriote de Serpentard. Une des rares à être vraie. Puis, tournant les talons, je me préparais mentalement vers la fin de cette ascension jusqu'à l'infirmerie. Heureusement, je connaissais deux ou trois passages secrets pour aller plus vite.


Preuve incontestable de notre supériorité.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]   Ven 8 Juin - 17:24

Ce n'était pas fini. Pas encore, rien était joué, l'avenir était encore devant. Levant son regard vers le rebord supérieur du miroir Ambre songea avec délectation à toutes ces choses qui allaient encore s'accomplir sous ses yeux et sous les yeux des futurs élèves -et simples sorciers. Toutes ces personnes grandioses, intelligentes, qui allaient venir pour mettre de l'ordre dans ce fouillis, dans ce désordre d'ordures dont l'odeur percutait avec violence l'odorat de la verte et argent. Non, ils avaient encore le temps. Peut-être que la nouvelle génération de Serpentards n'avaient pas l'air plus intelligent qu'un ongle arraché mais rien était perdu pour les générations à venir. Rien, là encore rien était joué. De toute façon, ils ne pouvaient qu'être mieux à côté de ces filles stupides qui pouffaient et se pavanaient et dans les couloirs et de ces garçons dont le seul centre d'intérêt était « le Quidditch » ou autre sport conflictuel. Ambre détestait ce sport en partie à cause de cela. Voir toutes ses personnes se battre avec ferveur pour quelque chose d'aussi minable alors que des sujets plus importants étaient à leur protée. C'était tout simplement frustrant et Ambre n'aurait pas rechigné à l'idée de les prendre par les épaules pour les secouer un bon coup histoire de les faire réagir. Mais même en les bousculant de toutes les façons possibles et imaginables elle doutait que cela soit réellement efficace. Certaines personnes n'étaient pas nées pour réfléchir mais juste pour donner au monde une présence physique et faire semblant d'avoir un quelconque intérêt pour la société qui les entourait et qui, il fallait le dire, les entourait. C'était d'un pathétique. A vomir.

Ambre sourit faiblement à cette pensée. A vomir c'était plutôt l'état dans lequel se trouvait sa camarade à côté d'elle qui risquait de ne plus tarder à aller refaire un tour du côté des cabinets qui devaient avoir des allures de miracles. Olivia faisait de la peine à voir même si son courage que provoquait sans doute sa fierté, était remarquable. Olivia ne se plaignait pas. Ambre ne put s'empêcher d'imaginer les réactions des autres filles de Serpentards à la place de sa camarade. Elle entendait leurs gémissements, l'exagération de chacun de leur propos pour bien renforcer l'idée qu'elles n'étaient que de petites victimes cruches. Sans doute pensaient-elles qu'elles allaient mourir -de honte en tout cas. La sixième année n'aurait pas craché sur la mort de quelques unes d'entre elles mais non, vomir ne tuait pas. Malheureusement dans ce cas-là, heureusement dans le cas présent. Ambre ne pouvait même pas envisager Serpentard sans Olivia. Sans ces élèves discrets qui faisaient la fierté de cette si belle maison sans s'en vanter haut et fort dès qu'ils en avaient la possibilité. Des élèves qui se faisaient malheureusement rares.


- Il est vraiment temps pour moi d'aller à l'infirmerie.

Ambre hocha la tête sans se lâcher du regard. Ses deux mains vinrent se poser sur le robinet blanc et froid qui se situait juste en dessous du miroir qui était le centre d'attention actuel de la verte et argent.

- J'espère que nous pourrons avoir une conversation un peu plus joyeuse la prochaine fois.

Ambre tourna cette fois-ci la tête vers sa camarade avec un franc sourire -chose rare- sur ses lèvres fines. Avoir un sujet de conversation plus joyeuse n'allait pas être difficile même si, ces temps-ci les deux filles n'avaient pas beaucoup de raisons de se réjouir au quotidien. Ne serait-ce que toutes les mouises qui leur tombaient dessus comme le coup de l'indigestion ou du jus de citrouille qui les avaient conduit là. Enfin, elles avaient encore eu la chance de tomber l'une sur l'autre. De toutes les Serpentardes c'était les seules à pouvoir éprouver le plus de compassion -même si le mot compassion était beaucoup trop fort pour décrire ce qu'elles pouvaient éprouver. Chacune avait ses problèmes. Point à la ligne.


- J'espère aussi, répondit simplement Ambre. Et dans un autre lieu, ajouta mentalement la verte et argent avec espoir. Franchement, les toilettes, quoi de pire ? Et si par tous les hasards elle pouvait ne plus être miss Serpentard à ce moment là Ambre ne disait pas non non plus. Juste pour que le jamais deux sans trois d'Olivia se révèle faux. Ambre l'espérait de tout son cœur.

- Bonne chance avec ta chemise.

Ambre haussa négligemment les épaules en retournant la politesse à Olivia à l'aide d'un « soigne-toi. » qui n'avait rien d'affectif. A vrai dire l'état de santé d'Olivia ne l'aurait que très peu intéressée si elle n'était pas la seule personne digne dans tout ce foutu château. Sans Olivia autant mettre définitivement une croix sur tous les types de conversations intéressantes. Ce fut avec un intérêt poli et plutôt sincère qu'Ambre observa sa camarade qui quittait la pièce.

Ambre ne la suivit pas directement, laissant le silence prendre place quelques instants dans ce lieu repoussant. L'endroit avait tout d'un coup l'air bien vide et était donc encore moins attirant. Non, vraiment, Ambre n'avait aucune envie de s'y attarder, de s'admirer encore longtemps dans le miroir. Si ce n'était que ça elle pouvait se débrouiller par ses propres moyens. Et puis, son reflet, elle le connaissait bien assez comme ça. Pas besoin de se prendre en photo ou autre sympathies inutiles du même genre. Ce n'était pas, mais alors pas du tout pour la verte et argent. Après quelques secondes de tranquillité Ambre entreprit à son tour de quitter les toilettes. Tant pis pour le cours de métamorphose, songea-t-elle avec un petit sourire satisfait. De toute façon qu'elle arrive en retard ou qu'elle ne prenne même pas la peine les pieds ne changerait pas grand chose. Alors que ses pas claquaient contre le sol dur et résonnaient entre les murs Ambre descendit vers son dortoir. La maison Serpentard n'était peut-être pas la plus accueillante mais, comme le disait son nom c'était une maison et pour Ambre c'était sa maison ce qui avait au moins le mérite de signifier qu'elle y trouverait ce dont elle avait besoin. Des autres vêtements et une pièce plus confortable.


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Les toilettes sont nos plus fidèles compagnons d'infortune. [Olivia]
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