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Last wish ~

 
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 Last wish ~

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Annalisa de Bertolis
Élève de 6ème année



Féminin
Nombre de messages : 875
Localisation : Quelque part vers le truc de la chose à machin chouette. Classieux n'est-ce pas?.
Date d'inscription : 26/05/2011

Feuille de personnage
Particularités: J'ai une tête à avoir des particularités sérieux? Toi t'as la particularité de m'en poser d'ces questions à la mort moins le noeud... Bon euh poufsoufflienne et proud to be. Euh, quatrième année, sortant avec un serpentard, euh euh... Demie sœur de la préfète de Serdaigle mais c'est secret donc tu la fermes ou je te fais avaler mon violon. Fais gaffe, ça doit pas être très bon.
Ami(e)s: Oui j'ai plein d'amis, j'vous assure! Du genre Chuck Carlton, Ruby, Anthéa, tu vois métissage des maisons eh ouais!
Âme soeur: Lui et seulement lui, j'le crierai au monde entier.

MessageSujet: Last wish ~   Mar 3 Avr - 18:24


LAST WISH


Table des matières.

- Introduction. (Song: Skillet)
- Chapitre 1 (Song: Plasticines)
- Chapitre 2 (Song: A Day To Remember)
- Chapitre 3 (Song: Three Days Grace)
- A venir!

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Annalisa de Bertolis
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MessageSujet: Re: Last wish ~   Mar 3 Avr - 18:25


LAST WISH
(Introduction)


Skillet – One day too Late.

Les pieds glacés sur la barrière de fer, j'inspectais le vide en dessous du pont où s'étendait le lac à demi gelé. Par cette fin d'hiver, les arbres étaient cependant nus, recouvert d'une épaisse couche de neige qui a vu d'œil, disparaissait lentement sous les rayons du soleil levant. Il avait de nouveau neigé cette nuit ; sûrement la dernière fois que le ciel et ses nuages nous offraient des flocons immaculés, fondant en touchant la peau brûlante. C'était le jour idéal, opportun, Je m’étais alors décidé à sortir. Et c’était avec toute la force du monde, du moins celle qu'il me restait, que j’avais mis les pieds hors de mon lit. J’étais rongée par une peur qui me rongeait littéralement de l’intérieur. Et sur ce pont, j’avais la peau nue face au vent.

Mes orteils arboraient désormais une couleur bleuâtre. Mes yeux virés dessus, je les sentais à peine néanmoins. Je déviais mes pupilles dilatées vers mes jambes nus, elles aussi glacées par le froid. Un vent frais surgit soudainement de nulle part et me mordit la peau si fort que j'eus l'impression que la brise m'arrachait centimètre par centimètre, cette couche si précieuse qui couvrait mes veines et mes nerfs. Un nuage de vapeur sortit de ma bouche alors que j'expirais longuement. J'approchais un peu plus du bord, du vide, du lac alors que le froid me rongeait la peau tandis que mes orteils se déchiraient. Ma poitrine se soulevait doucement, lentement, au rythme des courants d'air. Mes yeux, quant à eux, pleuraient tout seul. J'eus envie de les fermer, de me laisser tomber dans le vide et d'être enfin en paix avec le monde.

Mais plus j'y pensais, plus j'avais peur de fermer, de couvrir mes iris gris orage. Une par une, des questions sans réponses naissaient et se fondaient dans le paysage blanc, immaculé du parc. Je songeais longuement à cette vue extraordinaire: les arbres bruns ou noirs, le petit pont blanc… Tout se confondait en cette nature étonnement blanche. J'eus l'impression de recevoir un choc électrique au moment où une larme de souffrance coula le long de ma joue endolorie et s’écrasa lourdement sur mon gros orteil. Je cherchais des réponses à mes questions à travers cette minuscule tache d'eau translucide qui commençait déjà à geler sur mon pied. Il n'y en avait pourtant aucune. Peut-être n'avait-il dans le fond pas de question... Je soupirais une fois de plus, créant un nouveau nuage de fumée blanche, caressant lentement mon ventre gonflé.

L’adolescence, quelle période compliquée. Le corps qui change, les premiers amours. Les fous rires les grosses angoisses. Quand on y pensait, on comprenait que chaque personne y réagissait différemment. Certains devenaient violents, d’autres tristes, ou encore heureux, pleins de vie. Mon adolescence, je ne savais comment la décrire. J’avais été énormément heureuse pendant mon enfance. Malgré un père absent, je devais avouer que ma mère avait toujours fait son maximum pour que je puisse grandir comme toutes les autres petites filles de mon âge. Que je puisse avoir de jolies robes, de la viande ou du poisson tous les soirs dans mon assiette. Que je ne manque pas d’amour paternel, même si à l’évidence, cela se faisait ressentir. Non, c’était une super héroïne qui faisait passer ma vie avant la sienne.

Et lorsque cette fameuse adolescence arriva, elle arracha tout sur son passage. Les sorties entre potes, les premières clopes. Le premier baiser, le premier copain. Les derniers vêtements à la mode, toujours le top niveau maquillage. Oui d’une petite fille adorable j’étais devenue cette garce sans pitié qui s’amusait et se moquait de tout comme de rien. Du moment que le petit ami est populaire, que la garce est populaire et crainte. J’étais devenue tout ce que je détestais, et pourtant. Ma mère s’était remariée aussi. Avec un chic type. Assez riche, plutôt drôle. J’aimais la façon dont il aimait ma mère : sincèrement… Alors que moi je passais mon temps à la détruire. Au lieu de la rendre fière de, je devenais une de ces filles vulgaires qui n’avait pour seule préoccupation que leur propre nombril.

Mais malgré tout, il eut l’élément déclencheur. Parce que oui, il en fallait bien un après tout. J’avais dix-sept ans, la fleur de l’âge pour certains. J’avais enfin trouvé un mec bien. Populaire certes, mais qui m’aimait vraiment, ce qui changeait de tout ce que j’avais pu vivre précédemment. Il se foutait de me voir sous trois tonne de maquillage. Et jamais je n’aurais pensé vivre ça avant lui. Un mec qui ne prenait pas les filles pour des jouets, qui ne prenait pas, et ne jetait pas comme bon lui semblait. Un de ces garçons qui ne souhaitaient qu’une relation stable et durable… Trouver une fille avec qui il aurait pu se poser pendant un petit moment, être heureux, faire des projets d’avenirs… Un peu le mec parfait dont chaque adolescente normale rêve au plus profond d’elle. Et c’était moi qui l’avais. Putain ouais. Il fut le seul qui ne s’arrêta pas sur mon physique avantageux, mes formes ou juste mon sourire, le seul à avoir réussi à percer cette carapace, et à voir qui j’étais réellement.

Malheureusement, j’appris à mes dépends que le bonheur était éphémère. On ne récolte que ce que l’on sème. Et mon chakra devait être sacrément pourri à en voir la façon dont j’avais été punie. Pourtant, personne ne méritait ce que je vivais. Personne ne méritait de voir devant soi, la vie s’échapper des yeux de la personne que l’on aimait plus que tout au monde. Et je ne le souhaite à personne. Non je ne souhaite à personne de voir l’être cher projeté en l’air pour atterrir comme une vulgaire poupée de chiffon sur le bitume. La tête ensanglantée. Le voir partir comme ça, si injustement. Cela change véritablement une vie, et la perception de celle-ci.

C’était ainsi que commence mon histoire : par une vie bousillée, une perte brutale, un cœur ruiné
.

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Annalisa de Bertolis
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MessageSujet: Re: Last wish ~   Mar 3 Avr - 18:34


LAST WISH

(Chapitre 1)


Plasticines – B.I.T.C.H

« On dit toujours qu'il y a quelqu'un qui nous attend quelque part. Quelqu'un qui nous aime, qui nous cherche aussi. Une personne qui fait passer notre bonheur avant le reste. Mais quand cette personne disparaît, que vous reste-t ‘il? On avait prévu de passer nôtre vie ensemble; de s'aimer pour l'éternité; d'avoir des enfants, une maison; un chien; deux chats; un avenir commun; Juste de s'aimer d’un amour tellement fort que même la mort ne nous aurait jamais séparé. Un peu comme dans les films, un amour à la Hollywood. On avait tort. Parce que la mort, elle, ne me rendra jamais l'amour de ma vie. Et en espace de quelque jours; j'avais tout perdu. Amis; Famille; et bien sûr, l'Amour de ma vie. Le seul,l'unique. »

« - Je me souviens que petit, ma mère ne cessait de me répéter une phrase : Les plus belles roses ont les plus belles épines. Des épines aux quelles ont mourrait d’envie de se piquer. »

Il parle, et pourtant tout est incompréhensible à mon oreille. Ce sont des bribes de son, plus ou moins aiguë, qui atteignent mes tympans. Je ne l’écoute pas, je suis bien trop occupée à gribouiller sur un coin de mon classeur ou à jouer avec ma longue mèche châtain. Il parle et pourtant je devrai l’écouter. C’est vrai, regardez le. Il est vraiment adorable. Et il me débite de longues tirades romantiques H24. Le regard rivé sur moi, sa main posée sur la mienne. Je ne prends même pas la peine de l’écouter, et pourtant je devrais. Je devrais, parce que oui je l’aime. Au fond de moi, bien au fond. Mon esprit divague de gauche à droite, passant de la nouvelle robe Blendel, à la dernière paire de magnifiques talons sur lesquels j’ai craqué avec Sara hier soir pour notre sortie du mardi. Que voulez-vous, je suis comme ça. La fille inaccessible, toujours à la pointe de la mode. Snob et athlétique. Populaire et redoutée.

Petite, je voulais être princesse, un peu comme celles de disney vous voyez ? Niaises et terriblement naïves mais qui finissent toujours par trouver leur prince charmant au moment opportun. Et vous savez, je l’ai réalisé ce rêve ! Mais pas de la façon dont je l’avais planifié gamine. Oui je suis une princesse de la débauche. Toujours invitée aux soirées les plus branchées, je suis tentatrice et adulée. Celle que l’on n’ose siffler de peur de voir sa vie sociale partir en fumée. Je joue aux jeux d’alcool avec des garçons, princesse de la défonce, des plaisirs charnels, de la luxure. Petite princesse du XXIème siècle, trash et sans scrupules avec une bonne dizaine de servantes à son petit chausson de verre taille trente-neuf et demi.

« - Allô Maija, ici la terre… Tu m’écoutes ?
- Quoi ?! Bien-sûr !
»

D’accord, la discrétion ce n’est pas mon fort je dois l’avouer. Et en un quart de seconde, le professeur de littérature anglaise avait eu le temps de se retourner et de me lancer avec un air réprobateur, un sifflement énervé. Et à vraie dire, je m’en fiche comme de la dernière pluis. Que cela lui convienne, ou non que je participe à son cours ou que je prenne soin de les apprendre…ce n’est pas vraiment mon problème. Je suis dans mon monde, et cela me convient très bien. Peu de temps après, la sonnerie indiquant la fin des cours de la matinée retentit.Le soleil brille dehors, et je prévois déjà le repas du midi sur l’herbe du parc.

Mes cours une fois rangé, c’est avec un gigantesque sourire aux lèvres que je prends la main de mon petit-ami, le tirant à vive allure loin de cette salle de classe défraîchie par les années et les milliers d’élèves qui avaient posé leurs fessiers sur ces vieilles chaises grinçantes. Un lourd dilemme me travaille cependant : Qu’allons-nous manger ce midi ? Grec, ou bien français ? Je préférais le grec, mais Damien le français. Certes, je pourrais le laisser choisir, mais pour me faire plaisir, il choisirait grec. Oui, c’est un vraiment chic type. J’veux dire, de nos jours c’est presque impossible à trouver une perle comme lui. Un garçon avec des principes et des valeurs, qui ne courent pas toutes les mini-jupes du campus. A croire qu’il s’est tiré de l’ancien temps. Ou d’un bouquin à l’eau de rose terriblement ennuyant qui ferrait frémir toute les minettes pré-pubères de nos jours. Je me stoppe à la sortie du bâtiment et plante mon regard dans celui de l’homme que je traîne derrière moi, un large sourire planqué sur le visage.

« - Français ce midi, ça te dis ? J’en ai soudainement envie, et puis en bonne petite amie que je suis, je sais que t’adores ce restau... »

Il acquiesce. Le mensonge est ma spécialité. En vérité, j’ai ce restaurant en horreur. Mais on ne peut pas en vouloir aux gens de mentir. Le mensonge est inutile et la vérité les rattrape toujours, mais la vérité, c'est qu'ils mentent parce qu'ils ont peur. Ils ont peur de blesser en disant des choses qui ne sont ni des compliments et qui ne feraient pas forcement sourire. Ils mentent parce que le monde est moche et qu'ils veulent protéger ceux qu'ils aiment de cette vilaine réalité qui pourrait les briser. Ils mentent parce qu'ils sont effrayés par le changement, par les maladies, la société, les catastrophes, parce qu'ils sont effrayés de ne jamais être aimés comme ils aiment. Les gens ne sont pas satisfaits par la vie, alors ils mentent, aux autres et à eux même, pour continuer à faire croire qu'ils sont contents avec ce qu'ils ont.

Cependant, j’aime voir ce sourire sur ses lèvres. Voir ses pommettes se soulever délicatement pour laisser découvrir de sublimes dents blanches. J’aime le voir heureux, même si je sais pertinemment qu’être avec moi est une torture quotidienne. Comme vous vous en doutez, je suis loin d’être facile à vivre. Après avoir déposé un baiser plein de tendresse, il reprend ma main, et nous nous mettons en direction du centre-ville où nous avons donc prévu de déjeuner en terrasse, en tête à tête comme pour dire vrai, un peu tous les midi.

Le temps est particulièrement clément en ce début Juillet. La température est vraiment agréable, et une légère brise vient caresser ma joue rose. Que c’est agréable de sentir la chaleur pénétrer ma peau, de sentir le soleil à plein nez, et surtout de pouvoir ressortir les vêtements d’été. Parce que oui, pouvoir ressortir les spartiates, les jupes courtes, les débardeurs affriolants, les belles robes reste pour moi un bonheur gigantesque. Bien que la maso fanatique de mode que je suis est tout à fait capable de sortir en plein hiver avec juste une paire de bas et une magnifique robe de la collection d’hiver.

Le téléphone de Damien sonne, nous sommes quasiment arrivés dans le centre –ville et une centaine de mètres nous sépare du restaurant. Il lâche ma main, ce que je n’apprécie guère et que je lui fis sentir avec un ronchonnement qu’il connait par cœur. Je déteste le fait qu’il partage le temps que nous partageons avec quelqu’un d’autre. Oui la possessivité, ça me connais et alors ?! Nous sommes arrivés près du dernier passage piéton, et bien-sûr il est à des mètres de moi. Il déteste que j’entende ses conversations personnelles très souvent sujettes à de longues et interminables disputes.

Tout se passe très vite. Je veux dire, jamais je n’aurais pensé que cela puisse arriver. Nous nous engageons sur le passage clouté, après avoir attendu que ce soit à notre tour de traverser. (Oui oui moi on aussi on m’a appris avec le petit bonhomme qui devient vert) et un cri de stupeur nous arrache de nôtre rêverie. Un bruit de klaxon s’en suit. Je cherche du regard mon petit-copain terrifiée. Un bruit sourd d’un choc inévitable parvient à mes oreilles. L’impensable s’est passé. Un corps vole à terre, projeté par la force puissante qui l’a percuté de plein fouet. La scène s’est passée sous mes yeux. Un hurlement s’échappe de ma bouche, mon visage défiguré par l’horreur.


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Annalisa de Bertolis
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MessageSujet: Re: Last wish ~   Mar 3 Avr - 18:42


LAST WISH

(Chapitre 2)


A Day To Remember – Have faith in me

« On a tous besoin de croire, d'avoir confiance, de savoir qu'on peut donner tout son coeur à un projet, une entreprise, un homme ou une femme. Alors, on se sent fort. On se frappe la poitrine et on défie le monde. »

Un cri de douleur perçant s’arracha de ma poitrine tandis que mon cœur fit un bon fit un bon, comme s’il venait de sauter des chutes du Niagara pour s’écraser violemment contre le sol. Non ! Ce n’était pas possible, ce ne pouvait pas être Damien sur le sol. Je me retournai en m’apercevant au passage que mon sac de cours était tombé à terre. D’autres cris s’étaient joints au mien, et une foule littéralement médusée avait fait place autour de nous. Je me retournais, le cherchant du regard.

Il ne pouvait pas être ce corps allongé à terre, c’était impossible qu’il me quitte de cette façon. Cependant, la raison me rattrapa et mes jambes m’emmenèrent près de lui. Aussitôt, mes yeux se mirent à brûler, en prévoyance des larmes qui commençait à les embuer. Intérieurement, je priais au plus profond de moi, suppliant je ne sais quel dieu ou quelle divinité de l’épargner pour qu’il se relève, triomphant, avec son petit « Même pas mal ! » qu’il savait si bien me dire lorsqu’il se prenait une porte par exemple, ou que mon poing avait atterri sur son bras suite à une moquerie ou encore une remarque qui ne m’avait plu. Non, pitié, pas lui. Pas lui.

Je n’avais même pas remarqué que la voiture qui l’avait renversé s’était écrasée contre un arbre sur la place où trônait une somptueuse fontaine. L’automobile fumait légèrement contre l’arbre resplendissant de verdure, cependant le choc n’avait pas été très violent. Le conducteur bougeait, il n’avait donc rien de grave. La foule piaillait des choses qu’encore une fois je ne prenais pas la peine d’écouter. Je tremblais, moi qui étais de nature à n’avoir peur de rien, j’étais complètement morte de trouille. Mes genoux flanchèrent sous mon poids, sûrement à cause du choc que je venais d’avoir. Il était là, par terre. Et personne ne faisait rien. Puis, je me remémora les cours de sauvetage que l’on avait été obligé de passer il y a quelques années.

Comment réfléchir quand votre petit-ami vient de se faire percuter par une voiture pas vrai?! Tandis que les larmes avaient commencé à couler sur mon visage sans que je m’en aperçoive, je commençai déjà par voir s’il respirait toujours. Je tendis une main tremblante vers lui. Ce geste me parut d’une lenteur infinie. Au loin, les sirènes des ambulances commencèrent à parvenir à nos oreilles. Ils les avaient donc appelés. C’est alors, comme un geste inattendu, qu’il se mit à tousser. Oui Damien, se mit à tousser. Je fis un bon en arrière, il n’était pas mort !

Tout s’enchaîna très rapidement par la suite. Les secours sont arrivés en très peu de temps, et tout fila comme un éclair. Tout d’abord une bonne femme à la coiffure horrible s’approcha de moi pour me demander ce qu’il c’était passé, et qui j’étais pour la « victime ». J’aurais pu lui sortir une remarque bien cynique à souhait sur un ton d’ironie déplaisant qui m’était habituel quand on y repense vraiment. Mais j’étais tellement chamboulée, que je répondis à ses questions, tandis qu’ils pratiquaient le massage cardiaque habituel sur Damien.

C’était comme si je n’étais plus dans mon corps, et que mon âme flottait un peu partout. Assise, le regard vide, je regardais la scène comme une vulgaire spectatrice. Je ne pouvais rien faire pour aider, ces pompiers bien plus qualifiés que moi connaissaient les gestes précis alors que moi j’aurais resté là à le supplier d’ouvrir les yeux comme une idiote. Je crois que c’est dans ces cas-là que l’on se sent le plus vulnérable. Le temps me semblait une éternité, comme ça à les voir presser leurs paumes sur la cage thoracique de mon petit ami. Il avait aussi cette seringue planté dans la pliure du bras droit. Moi qui avais la sainte horreur des aiguilles, j’étais décidemment servie.

La bonne femme de toute à l’heure vint me tirer de ma morbide rêverie. Avec son air faussement inquiet, elle s’était approchée de moi à tout petit pas, comme pur ne pas me montrer sa présence. Combien de temps il s’était écoulé depuis que j’avais dû voir sa tête horrible ?! Je n’en sais rien, pourtant le soleil continuait toujours de briller, l’heure de pointe était bien là, et cette foule bien trop curieuse à mon goût ne cessait de croître de minutes en minutes. Je bouillonnais intérieurement. Il avait toussé ! Il ne pouvait pas mourir ! Il ne pouvait pas m’abandonner ! Il n’avait pas le droit de me lâcher comme ça ! Pas après tout ce que j’ai vécu avec lui !

Je me souviens de nôtre rencontre. C’était un des meilleurs ami d’un de mes ex. Je le trouvais un peu trop simple, malgré qu’il soit doté d’une extrême gentillesse. Et comme je suis du genre à avoir des jugements hâtifs, et bien je n’avais pas su voir en lui l’homme que je pourrais aimer le plus longtemps possible. Damien est un peu comme le petit ami parfait vous savez ? Il est attentif, câlin, il est très beau, même si son style vestimentaire ne casse pas des briques, il est la preuve que la simplicité ne fait de mal à personne. Et vous savez pourquoi je l’aime vraiment ? Parce qu’il est le seul ayant pris le temps d’apprendre à me connaître. Il est le seul à avoir réussi à percer cette carapace de garce snob que je me suis forgée avec les années. Et pour ça, il méritait tout l’or du monde.

« - Mademoiselle, excusez-moi de vous déranger. Nous avons réussi à le stabiliser, on l’emmène de suite à l’hopital. Il reste une place dans l’ambulance, vous pouvez nous accompagner. Nous nous occuperons de tout, ne vous en faites pas. »

Et cette pauvre femme eu le malheur de poser son bras sur moi avec son vieil air compatissant. Je pense que si nous n’avions pas été dans ces circonstances-ci, mon poing aurait valdingué dans sa figure pour s’écraser contre son misérable nez en trompette pour faire voler ses affreuses lunettes en demi-lune. Mais là, mon petit ami était dans un état critique, et j’avais bien d’autres choses à penser que de frapper une pauvre ambulancière qui essayait de faire son métier au mieux. Je me retira simplement de son étreinte faussement amicale, puis me hâta jusqu’au camion, où Damien était allongé sur un chariot ou je ne sais pas trop comment ils appellent ça dans leurs jargon hospitalier. Une chose est sûre, il allait mal, très mal.

Pour la première fois depuis bien longtemps, je me sentais humaine. Je veux dire, je ressentais des émotions normales, et je n’étais pas juste un bouclier qui se protégeait de tout. Non, là j’étais fissurée de l’intérieur. La plaie était béante, et j’avais peur. Peur de voir celui que j’aimais plus que tout, plus que la mode, plus que les fleurs ou encore les robes hors de prix que j’arrivais à m’offrir. Plus que la nourriture grecque, plus que la musique, ou encore le cheerleading. C’était pour la première fois de ma vie, un amour sincère que je partageais avec quelqu’un de sain. Il ne mérite en aucun cas ce qui lui arrive. Ça aurait dû être moi à sa place. Moi dans le coma ou je ne sais quoi. Moi allongée contre le bitume du passage piéton. Moi à demi-morte. Pas Damien.


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MessageSujet: Re: Last wish ~   Mar 3 Avr - 18:47


LAST WISH

(Chapitre 3)


Three days grace – Lost in you

« Si tu as peur de te faire mal, tu augmentes les chances, justement, de te faire mal. Regarde les funambules, tu crois qu'ils pensent au fait qu'ils vont peut-être tomber lorsqu'ils marchent sur la corde raide ? Non, ils acceptent ce risque, et goûtent le plaisir que braver le danger leur procure. Si tu passes ta vie à faire attention de ne rien te casser, tu vas terriblement t'ennuyer, tu sais... »

Je vous ai déjà dit que je haïssais les hôpitaux au plus haut point ? Non parce qu’après le mauvais gout, et les gens sans personnalité c’est ce que je déteste le plus. Mais alors vraiment. Je déteste voir ces gens assis devant un lit, à supplier intérieurement de voir guérir vite l’autre, déjà de un sachant que c’est un impossible, et de deux, les voir pleurer m’était en horreur. (Oui je n’aime pas grand-chose et alors ?!). En parlant de pleurs, mes larmes avaient séché. J’étais assise au bord de l’ambulance qui avait les portières ouverte, à voir les urgentistes s’occuper de mon petit-ami inerte pour éviter qu’il ne s’enfonce. Par chance, même si il n’y a rien de chanceux à se faire percuté par une voiture et atterrir deux mètres plus loin comme un mannequin de crash-test, ils avaient réussi à le stabiliser. Ils le surveillaient donc, sur le chemin qu’ils m’avaient promis d’être le plus bref possible. Mais comment voulez-vous que le temps passe vite alors que chaque seconde est décisive ? Alors qu’il ne faudrait qu’un instant, un quart de seconde pour qu’il ne s’en aille définitivement loin de moi ? Je ne sais pas.

Mon regard virevoltait entre Damien, et le petit écran qui indiquait ses constantes. Je ne le reconnaissais pas. Son visage était ensanglanté, bleuit par le choc. Il portait une sorte de casque qui maintenait sa tête, et j’avais l’impression que son corps entier saignait. C’est stupide comme un corps humain peut être si fort et si vulnérable. On peut survivre à plein de choses, des peines d’amours, la perte d’un être cher, un divorce, ou encore plein de choses mais une voiture qui nous fauche, non.

Arrivés, enfin. C’est dans un dérapage sublimement contrôlé que l’ambulance s’arrêta devant l’hôpital. Mon cœur se serra un peu plus. J’avais l’impression que plus le temps passait, plus il se compressait dans ma poitrine, prêt à exploser. C’était de ma faute si Damien était là, sur ce satané de lit-chariot. Si j’étais restée moi-même, que je n’avais pas changé nos mes habitudes et fait des pieds et des mains pour aller manger grec, nous serions sur le campus à l’heure qu’il est. Les portes du camion s’ouvrirent à la volée et des hommes en blouse blanches s’activèrent pour sortir mon petit-ami avec l’aide des urgentistes qui s’étaient dépêchés sur place. En peu de temps, mon homme était sortis avec les hommes en blanc qui couraient en poussant ce machin dont je ne connaissais pas le nom jusqu’à l’intérieur. Un des urgentistes m’aida à sortir, en me tendant une main que je ne saisis pas. Il était plutôt bel homme, cela me changeait de la vieille harpie. Je marmonnai un « C’est bon ! » pas très aimable, même loin de l’être. L’homme ne fut pas vexé, il devait avoir l’habitude avec tout ce qu’il devait voir. Et sans plus réfléchir un seul instant, je me mis à courir vers l’intérieur.

C’est alors au pas de course que nous nous mîmes en direction de l’intérieur. Enfin, moi je courrais, et lui me suivait pour voir si je n’allais pas faire une connerie stupide comme suivre les ambulanciers qui étaient déjà très loin de nous. Une fois la porte automatique des Urgences franchie, l’homme me prit par le bras alors qu’une violente secousse secoua mon corps. Il me rattrapa de justesse et tenta de me faire un peu la conversation.

« - Bon, on va vous installer dans une salle d’attente pas très loin du bloc où votre petit-ami a été emmené d’accord ? Je sais que ce n’est pas facile, mais je vais devoir vous poser quelques questions. Est-ce que les parents de la victime ont été appelés ?
- Non, ils ne sont pas au courant. J’ai leurs numéro dans mon téléphone laissez-moi un instant pour vous le donner c’est dans mon répertoire. Et il s’appelle Damien, pas victime d’accord ? Il n’est pas mort donc on l’appelle par son prénom. »

A
près avoir rapidement fouillé dans mon téléphone à la recherche du numéro de fix de chez damien, j’énumérai le numéro pour que l’homme puisse téléphoner à ses parents. La peur qui m’habitait grandissait d’instants en instants, me dévorant les entrailles. Je ne voulais pas à avoir affaire avec ses parents, à Damien. Parce que oui, ils ne m’aimaient pas franchement beaucoup. Sûrement parce qu’ils n’ont jamais compris comment un garçon aussi bien et merveilleux que leurs fils puisse tomber amoureux d’une garce snob dans mon genre. Et je ne les aimais pas beaucoup non plus je dois dire, ce qui est tout à fait normal étant donné la façon dont ils traitent leurs fils. L’homme qui était avec moi depuis que j’étais sortie de l’ambulance s’éloigna pour téléphoner « tranquillement » aux parents de mon petit ami, tandis qu’après avoir ingéré une grande respiration, puis, composai le numéro de chez moi.

J’espérais au plus profond de moi tomber sur ma mère. Mon cœur s’accéléra encore plus, au bord de la rupture, et mes mains devinrent moites. Je ressentis mes yeux brûler et se couvrir d’un léger voil humide me prévenant d’un torrent de larmes à venir. Mon cœur, toujours dans son inconfortable corset, me donnait le tournis. Une fois le numéro composé, mon doigt tremblant se posa sur le « bouton vert » et la sonnerie d’attente se mit à retentir dans mon oreille. Un coup, deux coups, puis enfin, une voix retentit. Le soprano de ma mère raisonna dans mes tympans alors que mes nerfs commençaient à lâcher. Les larmes se déversèrent, et j’éclatai en sanglot. Inutile de dire qu’elle s’est mise à paniquer comme une idiote et à me hurler dessus au téléphone pour que je lui dise ce qu’il y avait.

Je ne savais pas comment m’y prendre pour la mettre au courant. Je ne savais même pas si il y avait une manière de le dire. « Oh qu’est-ce qu’il y a ? Ben Damien vient de se faire renverser par une bagnole qui roulait à toute allure, moi je pleurs comme une demeurée. » Au lieu de ça, je réussi à me calmer un moment pour articuler que j’étais à l’hôpital et qu’il fallait qu’elle me rejoigne au plus vite parce que Damien avait eu un accident. Elle poussa un hoquet de surprise, et tenta de me rassurer au mieux, me disant qu’elle allait arriver et qu’elle se mettait en route de suite pour me rejoindre. C’est dans ces moments-là, qu’on voit qu’une mère est prête à tout pour ses enfants. A les épauler dans les moments les plus durs de la vie, lors de la perte d’un être cher ou alors lors d’une chute à vélo. Et à cet instant même, je regrettai au plus profond de moi de ne pas avoir été la fille parfaite qu’elle méritait d’avoir. Au lieu de ça, sa fille était une fille qui ne cherchait que la popularité, et la « gloire ». Un bulldozer qui arrachait tout sur son passage, qui écrasait les personnes unes à unes pour arriver au sommet. Je regrettai de ne pas avoir été à sa hauteur, ce qui me mit encore plus mal que je ne l’étais avant car en plus d’avoir de la culpabilité pour l’accident, j’en avais aussi pour l’enfer que je faisais vivre à celle qui avait donné sa vie entière pour moi.

L’homme de toute à l’heure revint, pour m’annoncer qu’il avait réussi à contacter les parents de Damien. Une bonne chose de faite que je n’aurais pas à faire. Ils ne devraient pas tarder à arriver, et je sentis que les règlements de comptes ne se feraient pas attendre. J’allais en prendre pour mon grade, et c’était le cas de le dire. Tout ce qu’il fallait faire, c’était attendre et continuer d’espérer qu’il s’en sortirait vivant…




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