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So freakin' bad • ft. Ana -FINI.

 
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 So freakin' bad • ft. Ana -FINI.

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Leah Keenan
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MessageSujet: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Sam 17 Mar - 0:21

Le repas d'aujourd'hui me donnait extrêmement faim. Petits fours, charcuterie précédait les viandes, les spagettis et autres légumes, suivis de près par les tartes et les desserts. Qu'est-ce que j'aurais donner pour pouvoir tout dévorer ! Pour une fois, je mangeais comme quatre, espérant vaguement que c'était la preuve que ma maladie avait disparu. J'étais enfin libre, libre de mangeais ce que je voulais !

En même temps, la journée avait été plutôt éprouvante. Je n'avais pas déjeuné, tant la nourriture m'avait dégoûté, et j'avais à peine manger ce midi. Mes cours avaient été rude; le vol n'était vraiment pas fait pour moi, je m'étais casser la figure au moins une dizaine de fois. Et miracle, après une looooooongue fin d'après-midi à glander au lieu de faire mon devoir de Sortilèges, la faim s'était emparé de mon estomac. Longtemps que je n'avais pas ressenti cette sensation, plutôt désagréable au final.

Alors je m'étais jeté sur le repas comme un porc qui n'avait pas mangé depuis au moins deux mois, j'avais vraiment honte de moi, j'étais ridicule. Mais c'était apaisée que je sortais de la Grande Salle avec les autres Serpentards. C'était vraiment agréable de manger, finalement ! Heureuse comme pas deux, croyant être guérie, je me glissais dans mes draps.

Malheureusement, c'est bien connu, le bonheur ne dure pas (saleté). Et, au bout de quelques minutes, une terrible peur me saisit les tripes, et tous les autres trucs qui se trouvent dans le ventre. Tout ce que j'avais englouti ! Mais ça faisait combien de calories tout ça ? Y'en avait pour un régiment ! Je ne me sentais plus très bien, désormais. J'avais l'impression que mes tripes, et tous les autres trucs noirs, étaient sur le point de ressortir par ma bouche. Alors, sans bruit, je filais aux toilettes.

La tête penchée sur la cuvette, je me sentais si naïve d'avoir crue que je pourrais être guérie ! A chaque fois c'est la même chose : je me goinfre, puis je culpabilise. Connerie de boulimie. De terribles haut-de-coeurs me saisissait les tripes à chaque seconde, pourtant rien ne sortait. J'aurais eu tellement moins mal si ça sortait... Ne pouvant plus endurer la douleur, je décidais, dégoûtée, de me faire vomir. Je mis un doigt dans ma bouche, puis deux, et enfin...

Pendant que je vomissais, j'entendais un bruit. J'arrêtais rapidement, un horriblement goût dans la bouche. Je décidais d'aller quand même me rincer la bouche -si je devais voir quelqu'un, autant ne pas avoir une haleine de poney. Il n'y avait personne, c'est pourquoi je me rassis devant la toilette, en gardant la porte de la cabine ouverte cette fois. Et c'est précisément quand les hauts-de-coeurs me ressaisirent que je vis cette fille, qui depuis au moins dix minutes était dans l'ombre de la pièce...

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Dernière édition par Leah Keenan le Lun 7 Mai - 22:23, édité 1 fois
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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Dim 18 Mar - 22:46

Contexte: première année.


A peine quelques mois passés à Poudlard, et déjà je commençais à en avoir marre de courir partout à la recherche de tranquillité. Si le matin et le soir j'y arrivais, la journée, c'était mission impossible: où que j'aille, il y avait toujours quelqu'un pour me tomber dessus. En cours, encore, je parvenais à avoir la paix, de toute façon les professeurs laissaient rarement les élèves bavarder. Mes lors des repas, dans les couloirs, dans les pauses... À force de toujours chercher des endroits isolés, je commençais à connaître tous les coins et les recoins du château. Et je n'avais toujours pas trouvé l'endroit où jamais personne n'allait, à toute heure de la journée.

Alors lorsque venait le soir, que la plupart des élèves étaient dans leur salle commune ou encore dans la Grande Salle, moi j'avais enfin un peu de solitude. Enfin, pour ça, il fallait quand même connaître les rares endroits où l'on pouvait avoir la paix plus de 5min d'affilées. Ce qui était mon cas.

Ce soir, j'optais pour les toilettes. Certes pas très glamour, mais ça, ça me faisait une belle jambe. Et puis, c'est pas comme si j'allais littéralement dans les toilettes...!

Je m'apprêtais donc à me caler quelque part, lorsque j'entendis des pas se rapprochant. Rapidement, sans un bruit, je filais me cacher derrière une des portes des cabinets. Normalement, la personne qui viendrait ferait ses besoins et ne s'attarderait pas dans cet endroit glauque. Mais avec ma malchance légendaire, il était bien possible que elle se dirige vers les toilettes où je m'étais cachée, ou bien que Mimi Geignarde me balance.

Appréhendant, j'attendais blottie contre la porte, l'oreille collée dessus. Les pas s'étaient très largement rapprochés, et à présent, j'entendais très clairement que la fille -car c'était les toilettes pour dames- couraient. Une chance pour moi, elle était sûrement pressée! Elle poussa une porte, et constatant que je m'étais pas prise la mienne en pleine poire, je fus soulagée. Seulement les bruit qui émanaient de sa cabine à elle, n'étaient pas très normaux. Prêtant l'oreille, je discernais... des bruits de quelqu'un qui va vomir. Ah...

Dans ce cas, elle en aurait pour longtemps. A moins que je ne lui file l'autre bout d'une pastille de Gerbe, celui qui faisait s'arrêter, et que mes inquiets de parents m'avaient forcés à prendre partout avec moi. Si j'avais jugé cela inutile, aujourd'hui, s'ils pouvaient me permettre d'être tranquille, alors je les verrais d'un autre œil. Toujours silencieusement, je quittais mon abri pour aller voir la fille. Elle avait laissé la porte ouverte. Je m'y glissais, tellement discrètement qu'elle ne me remarqua pas. C'était une Serpentard de première année également, que j'avais l'occasion de croiser parfois. Pas le moins du monde patriote, cela ne me faisait ni chaud ni froid et je souhaitais toujours aussi ardemment être seule. Alors que je m'apprêtais à lui donner mon bout de pastille, je constata qu'elle... ne vomissais pas. Ou du moins pas encore, elle semblait ne pas y parvenir, et cela avait l'air de la désespérer au plus haut point. Je ne cherchais même pas à comprendre -cela ne m'intéressait pas- jusqu'à que je la vois fourrer l'air écœurée un doigt, puis un autre dans sa bouche, et vomir enfin. Je ne détournais même pas les yeux devant ce spectacle des plus glamour tant j'étais surprise. Cette fille de Serpentard, petite, mince, jolie, blonde, l'air sûre d'elle et que je voyais régulièrement adresser des sourires radieux à des garçons était du genre... à fuir le moindre gramme en trop?

Je savais que ce genre de chose était très à la mode chez les Moldus, d'avoir plutôt 15 kilos en moins que 1 en trop. Mais chez les sorciers...? Je n'en savais rien. Comme beaucoup de choses, je n'en avait rien à faire, et à plus forte raison encore du fait que je n'avais pas à me soucier de mon poids. Je ne mangeais pas pratiquement rien, pas pour des raisons de poids -oh, pitié, non- mais plutôt par manque d'appétit. Alors ces gens qui semblaient culpabiliser d'avoir eu un repas normal... ça me laissait sceptique. Le temps passait, et l'autre vomissait toujours la quantité incroyable de choses qu'elle semblait avoir mangé ce soir. Je poussais un soupir à peine audible, mais suffisamment pour que la fille l'entende et panique.
Aussitôt elle courut vers les robinets se laver la bouche. Peut-être imaginait-elle qu'un beau garçon était là... Elle revint dans les toilettes, visiblement convaincue que personne n'était pas finalement, et s'apprêta de nouveau à vomir lorsqu'elle m'aperçus enfin.

Ses grands yeux écarquillés vers moi me donnèrent irrésistiblement l'impression d'être un enfant prise sur le fait. D'un côté, j'aurais dû me manifester beaucoup plus tôt, mais que dire à une fille qui se fait vomir, sans doute obsédée par son poids....?

Il fallait bien que quelqu'un brise le silence, et me sentant quelque peu fautive, j'acceptais de m'en charger. Seulement voilà. Je ne savais pas quoi lui dire. Que je la comprenais? Certainement pas. Finalement, par manque d'inspiration, je lui sortit la première chose qui me vint à l'esprit.


-Tu veux une pastille?

Je ne souhaitais qu'une chose: qu'elle prenne ce que je lui tendais, arrête de vomir, et s'en aille sans faire d'histoire. Mais ma malchance démesurée que j'ai cité plus haut rendrait sûrement cette situation impossible...

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Dernière édition par Ana Falkowsky le Mer 26 Sep - 18:35, édité 5 fois
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Leah Keenan
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MessageSujet: Re: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Mer 21 Mar - 21:54

"Stupéfaite" était un mot bien faible pour décrire l'état dans lequel j'étais. Personne, à part l'infirmière, ne savait que j'étais boulimique. Et là, boum, voilà qu'une fille dont je ne connaissais rien, à part qu'elle était également à Serpentard -je l'avais déjà vue dans la Salle Commune-, apprenait mon horrible et dégoûtant secret. Je la regarder bouche bée. J'avais peur qu'elle me dise : "Ferme la bouche, les mouches vont rentrer !", comme je l'aurait fait si j'étais à sa place. Aussi, je fermais prudemment la bouche, mais gardait toujours mes yeux exagéremment écarquillés.

Même si elle était plutôt effrayante, la fille était très belle. De longs cheveux noirs ébène encadrait son pâle visage, dont seuls les yeux bleu océan ressortait. Une beauté glaciale, oui oui, voilà les mots qui la décrivait le mieux. Pour une fois que je donnais une description précise et soutenue d'une personne... La panique me rendait intelligente, super. Manquait plus que ça. Après "Boulimic Leah", "Intelligent Leah"... Ma vie est nulle, parfois.

Je poussais un soupir. J'en avait marre d'avoir une vie comme ça. Je m'essuyais la bouche, d'où perlait un peu d'eau. Si la Serpentarde n'aurait pas été là, je me serais brossé les dents avec bonheur, mais elle était là. Malheureusement.

-Tu veux une pastille?

J'étais un peu surprise. Parfois, ma chère soeur me donnait la mauvaise partie d'une pastille de Gerbe, celle qui fait vomir, en me disant que c'était la partie qui produisait l'effet inverse. J'avais un peu peur que la Serpentarde fasse de même, mais je vis dans ses yeux qu'elle se sentait un peu fautive. Avec un regard méfiant, je pris sa pastille et l'avalais.

-Merci, fis-je d'un ton plutôt froid.

Un froid s'installa entre nous. Machinalement, j'allais au lavabo et me rinçais encore une fois la bouche; le goût était vraiment horrible, mais ça n'était pas une nouveauté. Après toutes ces années, je ne me suis toujours pas habituée... Il y a des choses auxquels on ne s'habitue pas, par exemple les moqueries -bien que personne n'ose m'en faire- ou même la mort d'une personne, etc etc.

-Tu sais, ce n'est vraiment pas drôle. Je suis malade, et se moquer d'une personne malade, c'est vraiment lâche et immonde.

Pourquoi je disais ça ? Aucune idée. La tête de cette fille ne me disait rien qu'y vaille -elle avait beau être belle, elle avait l'air d'avoir un assez mauvais caractère. Elle avait l'air d'être exactement le genre de fille qui va crier mon secret sur tous les toits. J'étais peut-être trop pessimiste... Mais bon.

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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Mar 27 Mar - 20:03

Une des choses qui me caractérisait le plus, pour les gens qui me connaissaient bien en tout cas -c'est à dire pas grand monde- c'était bien ma malchance. Dans tout ce que j'entreprenais, il y avait tout le temps un truc qui venait tout me gâcher, c'était automatique. Je m'y serais presque habituée si je n'avais pas été si... exigeante.
D'ailleurs je trouve ça normal, lorsque l'on élabore un plan, de ne pas considérer qu'il y aura des obstacles. Seulement voilà, c'est très naïf de ma part de penser ça, car justement, il y en a toujours pour moi.
Et Keenan en était la parfaite preuve. Non mais franchement, qui traîne dans les toilettes pour filles, à l'heure où tout le monde est sensé dormir?! J'étais venue ici en pensant comme une idiote que j'étais la seule dans ce cas.
Et bien sûr, il a fallu que je tombe sur une folle qui surveille le moindre gramme qu'elle pourrait prendre, quitte à se faire vomir. Ça, m'écœurait vraiment. Si elle ne voulait pas prendre de poids, elle n'avait qu'à pas se gaver, et bouger! Pour moi, le fait qu'elle se fasse vomir plutôt que de faire un effort et de manger moins, je trouvais ça lâche. Lâche de ne pas affronter ses kilos! Et en plus elle était à Serpentard... à croire qu'elle n'avait aucun honneur. Ça ne servait à rien de lui faire remarquer, car j'étais à peu près sûre qu'elle me balancerait quelque chose du genre "Tu ne peux pas comprendre toi, tu es toute mince!". En effet, je suis toute mince, mais ça, je ne le dois pas à deux doigts dans ma bouche chaque soir. Mon ventre plat -voire creux-, je le dois au peu que j'ingère à chaque repas sans aucune frustration du fait de l'habitude, et sans doute un peu aussi à l'énergie dépensée à faire des tours du château en quête de tranquillité.


-Merci, me répondit-elle, l'air méfiant, en prenant la pastille.

Je lui lançais un regard égal tandis qu'elle l'avalait. Si elle pensait que j'étais du genre à donner le mauvais côté du bonbon, elle me sous-estimait en humour, et très largement. Comme si c'était des choses aussi futiles qui me faisait rire, je ne suis pas une Gryffondor, moi. Bien que la maison ait bien peu à voir avec l'humour -ayant été témoin de blagues déplorables de verts et argents, sur ce coup là, je n'avais rien à dire.
Tandis qu'on sortait de la pénombre des toilettes -un peu glauque pour discuter- elle se lava de nouveau la bouche, l'air écœurée. Une fois n'était pas de coutume, je levais les yeux au ciel, un des gestes que je devais faire le plus dans mes journées. Effectivement, une fois qu'on a vomi, on a mauvaise haleine, il fallait y réfléchir avant si ça te dégoûtait à ce point...


-Tu sais, ce n'est vraiment pas drôle. Je suis malade, et se moquer d'une personne malade, c'est vraiment lâche et immonde.

Mais sans aucun doute, ma chère! Mais figure toi que ça ne m'intéresse pas assez pour cela...
Non, franchement, je ne comprenais pas vraiment pourquoi, mais tout ce que j'éprouvais pour la Serpentarde en face de moi, en cet instant, c'était du mépris... et un peu d'incompréhension due à sa dernière phrase. Alors elle se considérait comme malade? Je ne pouvais pas juger cela, c'est vrai, je n'y connaissais absolument rien -d'ailleurs ça ne m'intéressait pas-, mais toute maladie se soigne avec un peu de volonté, surtout chez les sorciers. Alors qu'elle n'aille pas me faire croire que la peur des kilos était incurable chez une fille de 12 ans!
Et puis, je devinais ce qui l'avais poussée à me dire ça et je levais encore une fois les yeux au ciel. Bien sûr. Keenan, en jolie Serpentarde qui se respecte, ne voulait pas que tout le monde soit au courant de sa "maladie". Et elle pensait que j'allais en faire une banderole, certainement.
Tient donc... une idée, bien plus amusante que tout ce qui avait précédé dans mon esprit, commença à germer. Un rictus se forma sur mes lèvres parfaites tandis que mon plan se dessinait avec plus de précision dans ma tête.
Je l'analysais rapidement, essayant de prendre en compte ma malchance qui viendrait sûrement se mêler à la fête. Bah, on verrait bien! De toute manière, celle qui aurait le plus à perdre à ce que la scène de ce soir se sache, c'était elle, et pas moi.
A présent que j'étais sûre de moi, je cherchais comment formuler ça de la meilleure manière. Il ne fallait pas viser à côté, c'était le plein cœur que je visais! Avec précaution, et toujours rapidement pour qu'elle ne se doute de rien, je me mis à choisir mes mots.


-Tu as peur que ça se sache, n'est-ce pas?

Je l'avais volontairement dit sous forme de question, mais j'étais certaine de ce que j'affirmais. A près tout, de quoi d'autre Keenan pouvait-elle bien se soucier? Son haleine? Je doutais qu'elle ne croise qui que se soit susceptible de l'intéresser ce soir dans les couloirs, et encore moi dans les toilettes de filles. Alors c'était certain, c'était sa "popularité" -inexistante à ce que je sache, mais elle ne devait pas le voir comme ça- qui était en jeu. Ce qui m'allait très bien.

-Ne t'inquiète pas, je ne dirais rien... fis-je d'une fois rassurante, mais en réalité des plus hypocrites.

Ça me semblait tellement flagrant, mais Keenan n'y verrais que du feu. Cette fille n'avait pas assez de cellules grises ne serait-ce que pour s'apercevoir que personne ne la regardait. Mais peu importe, comme je l'ai déjà dit, tant mieux pour moi, ça allait me permettre de m'amuser un peu ce soir. Et qu'on n'essaye pas de m'en empêcher, elle ou ma fichue malchance! Car déjà que ce soir j'avais échoué à être seule, m'enlever ma distraction me rendrait de très mauvaise humeur. Ce qui n'est jamais bon pour les autres, surtout mes "camarades" de classe, qui se prennent fréquemment un sortilège des plus charmants pour avoir commis la seule faute de m'avoir parlé.
Bref, trêve de plaisanterie, après les préparatifs, je passais maintenant à la meilleur partie du plan: l'attaque.


-...à une condition, terminais-je fermement, mon regard bleu à faire froid dans le dos se posant sur son visage inquiet.

Je savourais cet instant. Non, à vrai dire, je m'en régalais. C'était comme lorsque ces gens qui ont pour seule passion la nourriture se mettent une bonne grosse cuillère de fondant au chocolat dans la bouche: c'était agréable, doux, intense, savoureux... Je ne pût empêcher un sourire sadique de s'installer sur mon visage.
Je guettais avec une grande attention néanmoins la réaction de Keenan, des fois que celle-ci ait pour envie de pourrir mon plan, mais je n'y croyais pas trop. Soirée gâchée pour soirée gâchée, autant m'amuser un peu. Et Blondie était la cible parfaite pour ça!

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MessageSujet: Re: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Lun 2 Avr - 22:07

Tandis que je mâchais nonchalamment la pastille que m'avait donné Ana (son nom m'était finalement revenu en mémoire), je regardais ma fine silhouette dans le miroir. J'étais simplement vêtue : un débardeur bleu marin, un short blanc et mes long cheveux blonds attachés dans un chignon négligés. J'étais vraiment fine, pas un gramme de graisse. J'étais maigre, je m'en rendais bien compte, pourtant je me sentais grosse. J'avais l'impression, quand je me pliais, j'avais l'impression d'étouffer sous la graisse. Sous la douche, j'ai l'impression d'être une montagne de graisse alors que je suis un vrai fil de fer. C'est vraiment horrible, je me sens grosse alors que je suis extrêmement maigre. J'arrangeai rapidement mon chignon, qui commençait à se défaire.

Les mots étaient sortis de ma bouche seuls. La plupart du temps, les gens ne s'intéressaient même plus à moins dès qu'ils savaient une once de mon secret. Ils croyaient que j'étais une obsédée du poids, une fille méprisable qui ne savait que se goinfrait et qui était lâche de se faire vomir, pour ne pas assumer sa goinferie. Mais ce qu'ils ne savaient pas, c'est que plus jeune, j'étais limite obèse. J'étais vraiment, vraiment grosse, mais je ne me sentais pas si mal dans ma peau. Je savais que j'étais un peu hors normes, cependant je me sentais bien. C'est seulement quand je me suis rendue compte que les autres filles se moquaient ouvertement de moi que j'ai eu comme un électrochoc. J'étais tellement naïve, je voulais absolument perdre tout ce poids... Si c'était à refaire, j'en aurais parler à mes parents, au médecin... Mais là, j'avais décidé toute seule. Je mangeais moins, et méprisais cette nourriture qui m'avait fait devenir la grosse que j'étais. Puis je l'aimais. Et la détestais de nouveau. Cercle horriblement vicieux.

-Tu as peur que ça se sache, n'est-ce pas?

Je la regardais, très ironique. Non non ! J'étais une des filles les plus populaires de Serpentards -sans me vanter- et je voulais que tout le monde sache que parfois, la nuit, j'allais dans des toilettes obscures dans le but, très élégant, de me faire vomir. Mais bien sûr. L'expression d'Ana avait changer, elle ressemblait maintenant à une déesse très cruelle, et j'avais la désagréable sensation de tomber dans son piège. Après tout, je me faisais peut-être des idées ; Ana n'avait peut-être rien dans la tête, sous ses allures calculatrices. Enfin ça, j'en doutais. La tête de cette fille ne me revenait pas. Où voulait-elle en venir ?

-Ne t'inquiète pas, je ne dirais rien...

Je n'aimais pas le ton d'Ana. Je n'étais certes pas des plus brillantes -vraiment, mais vraiment pas du tout- mais je vois à peu près clair dans son jeu. Pas tout à fait néanmoins, car son physique froid ne laissait passer aucune émotion. Mes yeux devaient être maintenant un peu effarouchés.

-...à une condition

J'ouvris grand mes beaux yeux verts. Ma bouche s'ouvrit en grand, et, reculant de quelques pas, la refermait. Mais, décidée, je m'approchais d'elle.

-Non non, pas de plan foireux. Ca marche pas ça. Je suis pas cruche et je suis pas ton jouet.

Je soupirais. Mais pourquoi je tombais toujours sur des fous furieux, moi ?

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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Mer 4 Avr - 22:54

Qu'est ce qui fait qu'une situation arrive, et non une autre? Est-le le destin ou le hasard qui décide de nous?
J'avais assisté à ce débat de nombreuses fois au cours de ma jeunesse, que ce soit au cours du repas, en balade ou tout simplement à la maison, dès que le sujet arrivait sur la table, mes deux parents ne parvenaient pas à se mettre d'accord.
Pour ma part, je ne savais pas non plus, et cette question me revenait souvent lorsque je me demandais comment j'en étais arrivée là.
C'est vrai, après tout, qu'est ce que je fichais dans les toilettes au beau milieu de la nuit à essayer de faire du chantage à une pauvre fille qui se fait vomir? Situation tout à fait improbable, quand on y pense, mais elle s'était imposée d'elle même.
Bon, l'idée du chantage, elle, n'était pas brillante, je dois l'avouer. Mais que voulez vous, cette fille était venue déranger mes plans, alors je n'abusais pas en la taquinant un peu.
Je vois bien que suite à ma première remarque, Keenan, me prend pour une débile légère, comme si je disais une évidence. Mais au faut à mesure que mes mots sortent de ma bouche, son visage change clairement d'expression, et elle va même jusqu'à écarquiller ses grands yeux verts sous l'effet de la surprise.
Nul ne doute qu'elle ne s'attendait pas à ça, et je ne peut même pas le reprocher au peu de neurones dont elle semble être pourvue, ce n'est pas la première qui croit à mon visage d'ange.
D'ailleurs, elle m'a l'air de vite comprendre que je suis tout sauf adorable, mais ne semble pas plus impressionnée que ça, et à ma grande surprise -que je ne laisse absolument pas paraître-, elle s'approche de moi, l'air déterminée. A quoi? Nous allons vite le savoir.


-Non non, pas de plan foireux. Ça marche pas ça. Je suis pas cruche et je suis pas ton jouet.

Bien sûr, ma poisse ne m'avait pas fait défaut cette fois là encore, et au lieu de tomber dans mon "piège" comme le gentil et naïf petit agneau qu'elle est, il faut qu'elle fasse la fille trop maligne pour marcher. Elle avait raison, c'était peu être un plan foireux et ça ne marchait pas, mais l'affirmation suivante, je me permettais d'en douter.
Au point où j'en étais, autant pousser le vice encore plus loin, je n'avais pas grand chose à perdre, elle avait déjà gâché ma soirée de toute manière. Je réfléchissais alors à la meilleure façon de le faire, parce que cette fois, je ne souhaitais pas que ma malchance soit de la partie, je voulais réellement faire marcher Keenan. Alors je me creusais la tête.
Finalement, je finis par me décider: les menaces étaient probablement ce qui aurait le plus d'effet sur la blonde. Elle n'était peu être pas aussi stupide qu'avait pu l'être Winter dans la Salle sur Demande, mais rien qu'à la pensée que tout le monde apprenne que la mignonne Leah Keenan se fasse vomir tous les soirs, celle-ci préfèrerait probablement m'écouter.

-Je ne crois pas que tu sois en mesure de me dire comment "ça marche", dis-je d'une voix claire et glaciale, lui montrant clairement que sa petite tentative de rébellion ne me faisait ni chaud ni froid.

J'avais parlé calmement de manière à lui montrer qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait, je ne perdrais pas mon calme. Si elle semblait révoltée, je la sentais également attentive. Chose rare chez moi, je tentais pendant un instant de me mettre à sa place et d'imaginer ce qu'elle ressentait. Pas afin de ressentir de la compassion, non, ça j'en suis bien incapable et beaucoup de gens en auraient plus besoin que Keenan; à vrai dire c'était plutôt pour imaginer ce qu'elle pouvait penser de moi. Un ange au cœur glacé, comme on me l'a fait remarquer dans le passé. Ça, c'était la manière flatteuse de le dire. Mais à mon si humble avis, dans le langage de la blonde, ça devait plutôt donner quelque chose comme "elle est cinglée elle". Cette idée me fit sourire imperceptiblement -moi, cinglée?
J'étais juste lasse de voir tous mes plans échouer les uns après les autres, alors je profitais d'être ce soir d'humeur joueuse.


-Après tout, c'est toi qui a un secret des plus "glamour", pas moi.

Seconde partie: enfoncer le clou. Chaque mot était calculé, tout autant que ma voix et l'expression de mon visage, le tout soigneusement fait de manière à ce que la Serpentarde comprenne bien, car ce n'était pas gagné d'avance avec ce genre d'énergumène, et ce que j'avais pu voir de la fille en face de moi ne me laissait pas une bien grande estime d'elle.
J'appuyais là où ça faisait mal, j'en avais conscience; ça m'était totalement égal.
Je n'étais pas d'une nature gentille et encore moins compatissante, et dès lors que l'on m'énervait -et ce n'était pas les occasions qui manquaient- j'en devenais presque sadique.


-Alors, décidée à écouter ma condition, cette fois, ou tu tiens à ce que ton charmant harem de crétins sachent que tu te fais vomir le soir?

Cette fois, je concentrais mon regard sur le visage aux traits fins de Keenan, mettant toute l'intensité dont j'étais capable dans mon regard bleu. Et voilà, les jeux étaient faits, et j'espérais que malgré les apparences, elle était assez intelligente pour faire le bon choix -accepter ma condition.
J'attendais vivement sa réaction, et cette fois, elle n'avait pas intérêt à me décevoir comme elle venait de le faire, car sinon l'envie de révéler son secret pourrait vraiment me venir à l'esprit.
Car, oui, bien sûr, je n'avais pas envisagé réellement de le dire à tout le monde, ne serait-ce que pour cela il faudrait que j'adresse la personne à quelqu'un, et cette idée me faisait horreur.
Il existait d'autres moyens de faire diffuser "l'info" qui décidément, n'intéresserait pas grand monde d'autre que les crétins qui tournaient autour de la blonde, mais je n'avais pas envie de me creuser la tête pour ça.
Le jeu durerait le temps d'une soirée, et ne s'étendrait certainement pas au delà; comme dit un vieux diction moldu "Plus la plaisanterie est courte, meilleure elle est." Comme quoi les moldus n'avaient pas toujours tort, j'étais de leur avis sur ce coup là.
Une farce n'est pas sensée s'éterniser des jours et des mois.
Alors, le temps d'une soirée, j'allais m'amuser, puis rendre une Keenan un peu moins naïve à tous ses idiots qui fantasmaient sur elle. Mais à choisir, je crois qu'elle gagnait à être avec moi plutôt qu'avec eux...


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Leah Keenan
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MessageSujet: Re: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Mer 11 Avr - 23:23

Je devais avouer, cette fille me faisait flipper. Elle semblait n'avoir aucun coeur...! Elle me fixait avec ses grands yeux bleus, et elle semblait terriblement dangereuse et méchante. Je savais bien que je me cachais sous des allures froides et hautaines, et parfois les gens me traitaient de méchante. Mais ils n'avait pas mon passé ni mes problèmes. Et malgré tout, sous cette "armure", il y a un coeur qui bat. Si je voyais une fille qui vomissait au toilette, je l'aurais certainement aidé, et au pire je l'aurais ignoré. Je n'aurais sûrement pas profité d'elle en se servant de sa maladie pour faire du chantage. Mais Ana semblait tellement froide et insensible ! J'avais parfois du mal à me rendre compte à quel point les Hommes pouvaient être horrible entre eux, cette fille en était l'exemple parfait.

-Je ne crois pas que tu sois en mesure de me dire comment "ça marche". Après tout, c'est toi qui a un secret des plus "glamour", pas moi.

Ouais, là elle me faisait vraiment flipper. Mais comment elle parlait ? Elle était fausse, ça se voyait. Elle calculait l'impact de chacun de ses mots, ils n'étaient pas choisis par hasard. On aurait dit une vraie pro, elle savait exactement comment me rendre nerveuse et triste en même temps. J'avais envie de lui cracher dessus tellement son manque de compassion me répugnait, tellement elle me dégoûtait. Mais là, j'étais bien trop effrayée pour faire un geste. J'osais à peine respirait. J'avais l'impression que la température avait soudainement baissé, j'avais l'impression de faire face à un Détraqueur qui avalait tout mon bonheur. Elle me mettait face à ma pire peur : que mon secret soit découvert. Mon pire cauchemar était à deux doigts de se réaliser; je savais parfaitement que cette horrible fille était capable de tout. Je me demandais bien quel était son but : qu'est-ce que ça allait lui rapporter de raconter que je me faisais vomir ? Etait-ce juste pour me rendre malheureuse ? Car après tout, après ça, elle serait catalogué comme la commère de service. C'était de la cruauté pure.

-Alors, décidée à écouter ma condition, cette fois, ou tu tiens à ce que ton charmant harem de crétins sachent que tu te fais vomir le soir?

J'avalais avec difficulté ma salive. J'avais tellement envie de lui coller mon poing dans la figure ! Mais je savais que ce n'était pas prudent : elle savait mon secret et en un claquement de doigt pouvait le révéler à tout Poudlard. La frapper n'était pas vraiment la meilleure solution. A moins de la frapper à mort, mais après j'aurais de petits problèmes. Et contrairement à une certaine personne -que je ne citerai pas- je possède un coeur et ne suis pas prête à tuer quelqu'un. Je soufflai, en essayant de me calmer. Cette fille m'énervait profondément, mais il fallait que je l'écoute sagement.

Pour le moment.

-Dis toujours. Mais fais quand même attention à ce que tu dis.

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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Ven 13 Avr - 23:04

Je n'ai jamais eu une gentillesse débordante, c'est vrai, mais je n'ai jamais non plus été quelqu'un de méchant. Pourtant, là, tout de suite, j'aurais mis ma main à couper que Keenan me voyait presque aussi sadique que Woodley ou Nakamura. Je la voyais face à moi, son visage au teint parfait devenu livide, ses grands yeux verts inquiets. Et quelque part, ça me faisait rire. J'imagine que ça doit me donner l'air encore plus sadique, mais ce n'était pas sa peur qui m'amusait. C'était plutôt la raison.
Cette fille ne craignait pas pas de se retrouver décapitée au fond de ces toilettes glauques -car oui, si j'avais été une grande malade, ça aurait pu arriver- mais que les gens sachent qu'elle se faisait vomir!
C'est si... ridicule! A mon sens, si les gens l'apprenaient, ils l'éviteraient, et c'est ce qui pourrait lui arriver de mieux. Mais je doutais qu'elle comprenne ce point de vue, et je n'avais ni le temps ni l'envie de lui démontrer par a+b que j'avais raison. Elle garderait donc son secret, et sa pathétique peur.
A vrai dire, si j'avais été quelqu'un de gentil, je crois que je l'aurais véritablement révélé à tout le monde, ne serait-ce que pour qu'elle soit "libérée de ce poids". Alors, en un sens, ma soit-disant méchanceté l'arrangeait!
Une autre chose qui m'amusait, c'est qu'elle semblait croire dur comme fer que j'allais crier son secret sur tout les toits. Comme si les gens en avaient quelque chose à faire!
Mais encore une fois, tout cela ne me regardait pas -et ne m'intéressait pas-, si elle se croyait le centre du monde et une réputation idéale, ça la regardait.
Par contre, à présent, mon problème était d'une toute autre nature. Keenan allait certainement être intimidée du ton que j'avais pris et écouter enfin ma condition. Si mon plan était de la faire un peu flipper, je n'avais pas réfléchi à la conclusion, c'est-à-dire, la condition en question. Qu'allais-je bien pouvoir lui demander?


-Dis toujours. Mais fais quand même attention à ce que tu dis.

Sinon quoi...?
Bon, peu importe. Après tout, elle avait enfin mordu à l'hameçon, non sans déglutir un certain nombre de fois et pâlir encore plus. Elle devait maintenant me croire complètement cinglée, mais ça aussi, ça m'était égal. Je faisais ça pour m'amuser, pas pour me faire des amies!
Alors maintenant que j'avais réussi, il fallait que je trouve cette fichue condition, mais en faisant quand même "attention à ce que j'allais dire"... Je ne retint pas un rictus.
L'idée que Keenan passe une de ses plus mauvaises soirées ici à cause d'une simple blague me faisait beaucoup rire -intérieurement bien sûr, je n'étais pas du genre à m'esclaffer bruyamment.
Mais l'heure n'était pas à la rigolade, il fallait que je trouve cette condition, et vite, sous peine de me dé-crédibiliser. J'avais la chance d'avoir un esprit vif et de réfléchir vite, alors hors de question de perdre la face maintenant.
Je me creusais la tête afin de trouver ce qui surprendrait le plus la blonde, et qui la terrifierait le plus. Et puis l'idée vint d'elle même. C'était tout simple, et en vue des circonstances, totalement adapté.
Je sortit ma baguette de ma poche arrière, guettant une réaction quelconque de mon interlocutrice, mais qu'elle se rassure: je ne comptais définitivement pas la décapiter et la laisser au fond des toilettes. Non, mon plan était d'une tout autre nature, si bien qu'elle préfèrerait peut-être la décapitation... mais Keenan me réservait peut-être des surprises!
Je la baissais donc en direction du sol, ou plutôt des sous-sols: si j'en croyais ce que m'avait un jour dit mes frères, les cuisines s'y trouvaient. Un des sorts que je m'étais donnée la peine d'apprendre correctement était le sort d'attraction: Accio, en effet, pouvait se révéler très utile, notamment dans des cas comme celui-ci. Je fixais d'un air déterminé le bout de ma baguette, et me mit à imaginer toutes sortes de pâtisseries et gâteaux qu'avaient pu préparer les elfes de maison en vue du repas.


-Accio pâtisseries, murmurais-je d'une voix pleine d'assurance.

Mon entraînement sur ce sort difficile avait porté ses fruits, car les sucreries arrivèrent quelques secondes après mon incantation, sur un petit plateau. J'imaginais un bref instant les énormes yeux des elfes qui avait du s'écarquiller lorsqu'ils avaient vu un plateau s'envoler. Mais je chassais cette image de mes pensées, afin de me concentrer pleinement sur Keenan. Elle devait avoir deviné à présent, et j'aurais bien voulu savoir le nombre d'injures qu'elle devait me trouver.


-Si tu veux que je garde ton secret, tu vas devoir avaler ça, sans te faire vomir après.

Et comme pour l'inciter, je lui tendis le plateau que recouvraient mille-feuille, chouquettes, muffins, macarons, brownies, et autres choses de ce genre. Je le gardais bien pour moi, mais j'étais écœurée devant tant de sucre, le repas de ce soir ayant été assez chargé, j'aurais préféré être envoyée chez les Gryffondors que de manger ça maintenant.
Mais fort heureusement, il ne s'agissait pas de moi.


-Et bien sûr, si tu essais de tricher, je le saurais: je resterai dans les toilettes toute la nuit.

Je ponctuais ma phrase d'un petit sourire qui lui donnerais sûrement envie de m'arracher les cheveux, les yeux, la bouche, puis la tête au complet. Mais elle ferait mieux de ne pas approcher, je n'étais pas du genre à me laisser faire, et j'avais dans mes mains deux armes redoutables face à elle: d'une part, les pâtisseries, et de l'autre, son secret qui semblait tant la tenir à cœur.
Sur ce, je fis un pas vers elle, et lui tendis le bras qui tenait le plateau. Allez, Keenan, distrait moi encore un peu.

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MessageSujet: Re: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Sam 5 Mai - 14:48

Même si elle me faisait flipper, cette fille m'intriguait aussi. Elle était cruelle, ça se sentait, mais j'aurais vraiment voulu savoir ses motivations. Je plantai mes yeux verts dans les siens, bleus foncés, magnifiques je dois avouer. J'essayai vainement de la déconcentré, mais elle était bien trop... froide, lointaine, pour que je puisse déchiffrer ses pensées. J'en devinais le sens : elle cherchait une idée lumineuse pour me faire souffrir et s'amuser, mais quoi exactement, c'était impossible. Elle était comme un mur de glace.
Je me demandais si elle avait des amis. C'était bête comme question, vu la situation, mais était-elle ainsi avec tout le monde, ou était-ce juste car elle me détestait, ou avait pitié de moi ? Si elle était comme ça avec tout le monde, comme je le pensais, elle ne devait pas en avoir beaucoup, ou alors des pestes dans son genre. Enfin, peut-être qu'elle n'en n'avait pas du tout, car souvent, on me cataloguait comme un peste, mais jamais je ne serais aussi méchante.

Quand Ana sortit sa baguette, là, je me mis à réellement flipper. Vous savez, la peur soudaine que vous avez quand, par exemple, l'alarme incendie retentit, la peur panique qui vous prend la tripes et vous laisse tremblante pendant au moins vingt minutes. Pendant un instant, je crus qu'elle allait passer au pire. Mais c'était stupide, elle était cruelle mais quand même pas stupide, ni folle. Je n'avais pas ma baguette sur moi et j'étais complètement à sa merci, désormais.
Mon cerveau engourdie par l'appréhension et la peur avait bien du mal à fonctionner correctement. J'avais beau remuer mes méninges pour trouver quelque chose qui aurait pu la faire partir, ou au moins faire retarder la "sentence". Mais rien, aucun résultat ne sortait. J'étais cuite.

-Accio pâtisseries.

Je fus d'abord soulagée que le sort ne me concerne pas. Puis, mon cerveau se remit soudainement en marche et m'avertit que si cette fille avait fait venir des pâtisseries, ce n'était sûrement pas pour les grignoter pendant que l'on ferait la causette. Je ne vis pas trop où elle voulait en venir. Mais je savais juste que ce serait terrible.

-Si tu veux que je garde ton secret, tu vas devoir avaler ça, sans te faire vomir après.

Mes yeux s'ouvrirent d'effroi. Elle n'était pas sérieuse...? Je venais tout juste d'avoir une crise ! Elle n'avait pas l'air de se rendre compte ! Non vraiment, cette fille n'avait ni coeur, et je commençais à croire qu'elle n'avait pas de cerveau non plus. Elle planait complètement là.

-Et bien sûr, si tu essais de tricher, je le saurais: je resterai dans les toilettes toute la nuit.

Je la regardais. Ana avait l'air très sérieuse, et c'était ça le plus effrayant. Pendant un court instant, je faillis m'emparer du petit brownie, à gauche du plateau qu'elle me tendait. Mais je me ressaisis bien vite. Garde ton calme, Leah, respire, continuer de faire fonctionner tes neurones. Tout va bien. Réfléchis... Je fermai les yeux, et pris une grande bouffée d'air.

-Non, fis-je d'un ton sec et déterminé, tout en réouvrant les yeux. Je ne les mangerais pas. Répète que je suis boulimique à tout le monde, si tu veux. Si je mange tout ça, je peux mourir. Alors crie-le sur tous les toits, je ne suis pas à ça près. Tu me rendras service.

J'étais surprise d'entendre tellement de détermination dans ma voix. Mais cette Ana commençait vraiment à m'agaçer.

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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: So freakin' bad • ft. Ana -FINI.   Lun 7 Mai - 18:35

Même si l'avis des autres n'avait aucun impact sur moi, j'aurais tout de même bien aimé savoir ce que pensais Keenan et cet instant, plus par curiosité qu'autre chose. Me voyait-elle comme une fille méchante qui n'a d'autres occupations que de guetter les boulimiques dans les toilettes à la nuit? Probable. Mais une chose était sûre, à ses yeux, j'étais quelqu'un de sadique et de profondément cruel. Une petite vicieuse qui profitait du mal-être des autres pour s'amuser un peu.
Et quelque part, il y avait du vrai là dedans. Je n'avais que faire des conséquences de mes actes, que le complexe de poids de ma "camarade" s'intensifie, qu'elle n'ose plus jamais mettre les pieds au toilettes ou qu'elle me fuit comme la peste, tout cela m'était égal. Seul moi comptait, la distraction que cela me procurait, l'amusement de la pousser à bout, de tester ses limites.
Je ne sais pas si on peut appeler cela du sadisme, je considère plutôt ça comme un passe-temps. Au même titre que le Quidditch, lorsque j'avais envie de me défouler, une petite victime comme Keenan tombait parfaitement. Et pour pousser la comparaison encore plus loin, tout comme les attrapeurs qui n'hésitaient pas à provoquer de la casse pour avoir leur Vif d'Or, je n'avais aucun scrupules à employer tous les moyens possibles pour retrouver ma solitude lorsque quelqu'un l'interrompait. A la guerre comme à la guerre.
Mais il fallait avouer que Keenan était une distraction de choix, je devais bien lui reconnaître ça. Elle avait cet air de reine blessée dans son orgueil et torturée mentalement qui m'amusait beaucoup. Elle semblait croire dur comme fer que je n'avais que ça à faire, raconter à tout Poudlard que mademoiselle se faisait vomir dans les toilettes le soir en cachette. Et ça lui faisait une trouille bleue. Marrant quand même.
Beaucoup de personnes ont peur des araignées, d'autres que l'on se moque d'eux, et d'autres, encore, de se retrouver tout seul; je trouvais ces trois phobies toutes plus pathétiques les unes que les autres. Mais alors avoir peur que sa boulimie soit découverte, elle remportait la palme du ridicule.
Qu'est ce que les gens en auraient à faire? Ça alimenterait les ragots des Serpentardes de première année pendant un jour au maximum, et puis tout le monde oublierait. Et après elle se sentirait bien plus libre, n'aurait plus à se cacher comme elle devait le faire. Bon, je ne dis pas non plus que je souhaitais la voir recracher son repas au beau milieu de la salle commune, hein. Mais je pensais sincèrement que répéter son secret ne pourrait lui être que bénéfique.
Le truc, c'est que je ne suis pas sa bonne fée qui se charge de l'aider dans sa vie en lui donnant de bons conseils. Je ne serais pas crédible dans ce rôle, d'ailleurs je ne m'y essaierais même pas: ce n'est pas ma vocation. Tout ce que je pouvais faire pour elle, c'était lui souhaiter que quelqu'un la surprenne et dévoile son secret. Mais ce n'est pas moi qui m'en chargerai, dors sur tes deux oreilles Keenan!

Comme je m'y attendais, elle eut peur lorsque je dégainais ma baguette, avant d'être rassurée en constatant que mon sortilège n'était pas offensif. Puis elle écarquilla les yeux, et je pouvais y voir sans mal la peur: ce que je lui proposais lui semblait tout bonnement impossible. Pire que ça, ça la terrifiait.
Et c'était un peu exagéré quand même. D'accord, elle n'avait pas un gros appétit, mais bon je ne lui avait pas apporté une montagne de bouffe non plus, seulement quelques pâtisseries très caloriques. Alors en se forçant un peu, elle pourrait y arriver, et puis si elle était un peu maligne, il y avait d'autres endroits que les toilettes où elle pourrait se faire vomir. Il suffisait d'être un peu inventif.
Pendant une seconde, je la sentis prête à obéir et se saisir d'un gâteau, puis elle sembla renoncer. Tient donc? Elle inspira profondément, allant jusqu'à fermer les yeux afin de méditer sur le deal. Puis elle les rouvris, son regard avait changé. Intéressant.


-Non.

Non?

-Je ne les mangerais pas. Répète que je suis boulimique à tout le monde, si tu veux. Si je mange tout ça, je peux mourir. Alors crie-le sur tous les toits, je ne suis pas à ça près. Tu me rendras service.

Quand elle eut fini sa tirade qu'elle m'avais débité avec une tête déterminée à faire peur -digne d'un film dramatique-, un grand sourire satisfait étira mes lèvres. Eh bien finalement, il y avait peu être quelque chose à tirer de cette fille! Il y avait donc bien un petit peu de caractère sous cette tignasse blonde et ce caractère fier... c'était bon à savoir. Quant au fait qu'elle puisse mourir en avalant ce que je lui proposais, ça, j'en étais moins sûre déjà. C'est pas comme si c'était dix dindes farcies non plus et leurs pommes de terre au four que je lui tendais...
Mais rien ne m'empêcherait de rayonner, finalement mon petit coup de pression avait eu raison d'elle, et j'avais fini par lui faire entendre raison sans même le formuler. Elle comprenait même que cela lui rendrait service, là, vraiment, elle m'épatait. Je n'aurais pas cru qu'il y en avait tant dans sa petite tête!
Bon, je n'allais pas non plus lui donner une médaille, cela faisait bien longtemps qu'elle aurait pu parvenir à cette conclusion toute seule, mais elle gagnait le droit d'être tranquille ce soir.
Sans cesser de sourire, je fis un pas vers les toilettes et jeta le plateau et son contenu dans la cuvette des WC, avant de me retourner vers Keenan, toujours aussi radieuse.


-Très bien. Demain, à la première heure, tout le monde sera au courant.

C'était des paroles en l'air, je n'avais pas du tout l'intention de le faire évidemment, mais je n'étais pas du genre à faire les choses à moitié. Qu'elle ait réalisé, c'était bien, mais il fallait qu'elle soit totalement libérée de son secret, sinon ça ne servait à rien! Et pour ça, elle devrait croire que tout le monde était au courant.
Voyant que les gens ne la verraient pas différemment en apprenant son secret -logique, puisqu'ils ne le sauraient pas vraiment-, elle se sentirait comme libérée d'un poids et plus libre de ses mouvements. Mon plan était parfait.
Je ne savais même pas pourquoi je faisais ça. Ça ne me ressemblait pas d'être aussi gentille... Mais faire réaliser quelque chose à quelqu'un, surtout lorsque c'était divertissant, ça me plaisait. Mais je ferais attention à ne pas en faire une habitude...
Bondissant vers la sortie de ma démarche souple et gracieuse, je m'apprêtais à quitter cet endroit glauque, lorsque, au seuil de ce qui faisait office de porte, je me retournais pour faire une dernière fois face à Keenan, et ne put m'empêcher de lui dire de manière implicite combien j'étais fière qu'elle ait décidé de se foutre de l'avis des autres.


-Tu as fait le bon choix, si tu veux mon avis, soufflais-je, toujours un rictus perché à mes lèvres.

Sur ce, je me détournais dignement, faisant voler mes cheveux derrière moi comme j'aimais le faire, et m'en allais de mon pas silencieux rejoindre mon dortoir, dans la nuit qui régnait au château. Ce soir, je m'étais bien amusée.


Fin!


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