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En quête de solitude (PV M.W)

 

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 En quête de solitude (PV M.W)

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Ana Falkowsky
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MessageSujet: En quête de solitude (PV M.W)   Dim 26 Fév - 12:39

Je me concentrais afin de ne rien oublier, pas un seul mot, pas une seule étape, ce qui, vu ma situation, n'était pas une mince affaire. 1) Arriver au septième étage à un moment où il n'y a personne: Ok. 2) Se placer en face de la tapisserie représentant la tentative (certes, naïve) de Barnabas le Follet d'apprendre la danse classique aux trolls, où l'entrée est censée apparaître: Ok. 3) Passer devant trois fois en pensant à ce dont on a besoin:...
De quoi avais-je besoin, au juste? D'être seule. Mais je doutais fortement qu'en pensant à la solitude une porte s'ouvre. De plus, je faisais moyennement confiance aux plan foireux de mes frères, car évidemment je n'avais pas eu seule l'idée d'aller dans la Salle Sur Demande. C'est lorsque que je leur avait demandé dans une lettre un moyen d'être tranquille qu'ils m'avaient parlé de cette salle. J'étais à peu près sûre qu'ils l'avaient découverte lors de l'une de leurs expéditions nocturnes, et c'est pour ça que je faisais à peu près autant confiance à cette pièce qu'à Woodley m'invitant à boire un thé avec le sourire.
Mais si elle se révélait être une bonne surprise (la salle bien sûr, pas Woodley!) et que je pouvais enfin me retrouver seule sans personne pour venir m'embêter... oui, ça valait le coup d'essayer. Quitte à avoir l'air débile en passant trois fois devant un mur.
Bon, sur ces courageuses pensées, je me mis à présent à réfléchir à la phrase que j'allais employer pour ouvrir la porte magique. Ils m'avaient précisé que de commencer ma phrase par "J'ai besoin" pouvait aider. Bon... Je n'allais pas y passer une heure non plus! J'optais donc pour "J'ai besoin d'être seule."
Je passais donc trois fois devant le mur en question, ayant conscience d'avoir l'air tout à fait louche, mais seul le résultat comptait. Résultat d'ailleurs... inexistant. C'était toujours un mur qui me faisait face.
Très bien, ils m'avaient bien dit que parfois, plusieurs tentatives étaient nécessaires. Mais il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps, car sinon l'affaire allait vite être réglée.
Je modifiais donc en "J'ai besoin d'une pièce pour être seule." puis répétais les trois allers-retours. Toujours pas de porte. Inspirer, expirer. La patience n'était pas une des qualités les plus évidentes chez les verts et argent, et je n'y faisait pas exception. Si cette porte ne s'ouvrait pas vite, ça allait se finir avec un incendie. Ne croyez pas que je sois pyromane, mais parfois le feu règle bien des choses.
Je tentais donc une ultime tentative avec "Il me faut une pièce pour être seule.". Je passais à nouveau trois fois devant ce mur que je commençais à connaître, et plantais mon regard froid et énervé sur la porte qui devait apparaître. Je me mis à compter mentalement dans ma tête, tout en me rappelant la formule pour créer un incendie.
Ce n'est qu'au bout de vingt secondes (vingt secondes!) que cette satanée porte daigna enfin s'ouvrir. Peut-être lisait-elle dans les pensées et craignait-elle ma menace de lui mettre le feu, ou tout simplement c'était un bon timing, le tout étant que je reposais ma baguette dans ma robe et entreprit de rentrer dans la salle.
Bon, eh bien, ils ne s'étaient pas foutus de moi. Pour être seule, j'étais seule! Je crois même qu'on ne pouvait pas faire plus seule! Il n'y avait rien autour de moi. R-I-E-N.
Pas une une chaise, pas un coussin, pas une étagère, pas une table, pas un tapis, pas un lustre, rien. Juste quatre murs noirs que se faisaient sinistrement face.
N'empêche que je n'aurais pas dit non à quelque chose pour m'assoir, autre que le sol -noir aussi- qui ne me semblait pas spécialement confortable. Aussitôt, un canapé rouge pétard apparut à quelques mètres de moi.
Sympa, cette salle! Une sourire -plutôt un rictus- apparut sur mes lèvres. Cette pièce était un peu trop noire à mon goût, hormis le canapé dans lequel je m'étais lovée, qui faisait franchement tâche. Mais je comptais bien rémédiais à ça, en plus je devais tuer le temps jusqu'au couvre feu.
Je m'employa donc à faire apparaître toute sorte de chose: tout d'abord plusieurs lustres aux allures du XIXème siècle aux couleurs bleues; ensuite une table et des chaises en bois, avec un pot de fleurs dessus -pour la forme.
Je m'attaquais maintenant aux murs: j'y fit apparaître des tableaux représentant toutes sortes de choses hormis des gens -les personnages des tableaux étaient trop bruyants.
Tranquillement installée sur mon canapé, je réinventais cette pièce qui avait tout pour devenir ma véritable maison, mon foyer, mon havre de tranquillité dans ce château où chaque minute de solitude valait de l'or.

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: En quête de solitude (PV M.W)   Mer 29 Fév - 19:29

Je jetai un dernier regard médisant vers la fille que je venais d'enguirlander avant de quitter la salle commune un poil (je dois bien l'admettre) agacée. J'avais été sympa pourtant, jusqu'à aller de lui proposer d'aller faire su shopping à Pré-Au-Lard en sa compagnie histoire de l'aider à refaire complètement sa garde robe (mais avec son argent, soyons bien claire, je n'étais pas clémente à ce point!) qui franchement ce n'était pas du luxe parce que vu les vêtements de guenon avec lesquels elle osait mettre le nez dehors jusqu'à aller se montrer aux yeux de tous dans la Grande Salle, ça, c'était un véritable affront ! Il faut de tout pour faire un monde comme on dit, mais des énergumènes comme celle là, autant dire que tout le monde s'en serait fort passé !

Sauf en ce qui concernait les cours d'histoire de la magie, parce qu'elle devait bien être l'un des rares de la classe à suivre ce que disait la prof et croyez moi, c'était ennuyeux à crever. Non mais qu'est-ce que ça pouvait nous faire, nous de revoir en détail le Traité de je ne sais quel gobelin qui de surcroît devait être mort depuis longtemps ! Le problème étant que la prof avait eu la bonne idée d'attendre la fin du cours pour préciser qu'il y avait un devoir à rendre sur le sujet, et comme je n'avais pris aucune note, j'étais piégée pour la suite. Je pouvais toujours aller à la bibliothèque, mais franchement, j'étais bien trop jolie pour aller perdre mon temps là bas ! Donc à la place, j'avais fait de grands sourires à cette fille, qui, malgré toutes mes propositions, derrière ses grosses lunettes avait refusé en bloc de me porter secours.

Peuh ! Elle ne perdait rien pour attendre de toute façon celle là ! Je remontai les étages tout en me faisant violence à la simple perspective de me retrouver au milieu de tout ces Serdaigle dans la bibliothèque. Je n'avais pas le choix. Seulement voilà, je ne faisais pas vraiment attention au chemin que j'empruntai et pour dire la vérité, je ne savais même pas où est-ce qu'elle se trouvait cette imbécile de bibliothèque parce que je n'y avais pas mis souvent ne serait-ce que le bout du nez ! Je n'avais aucune idée de si j'étais au bon étage et perdre autant de temps alors qu'à la place j'aurais pu draguer tout les jolis garçon qui se présentaient à mon trône (il n'y en avait même pas dans les parags, si ce n'était pas injuste !) c'était une punition dont je me serais bien passée également !

Les couloirs de l'école avaient la fâcheuse habitude de tous se ressembler ; pourtant il me semblait avoir déjà fait quelques pas dans celui ci tout à l'heure, mais comme je le disais, prise dans mon emportement à insulter dans toutes les langues possibles (mais malheureusement je n'en connaissais qu'une) la terre entière je n'avais pas fait attention à là où je foutais les pieds et... hé mais depuis quand les portes se mettaient à apparaître sous nos yeux comme ça, pour notre bon plaisir ?!

Deux solutions s'offraient à moi, soit je tentais de retrouver la bibliothèque en demandant mon chemin au premier fantôme qui passait dans les parages, soit je me laissais pousser par ma curiosité qui à son tour pousserait la porte en question. N'importe qui de suffisamment saint d'esprit en serait arrivé à la même conclusion que la mienne. Sans attendre j'entrai dans la pièce sans vraiment savoir à quoi m'attendre... Je ne fus pas déçu du voyage ! Comment se faisait-il qu'on m'avait tenu dans l’ignorance pendant trois ans, et qu'il se cachait ici l'une des plus jolies salles de l'école ! Une ombre venait s'ajouter au tableau cependant : je n'étais pas seule – et pas forcément de très bonne humeur pour avoir envie de partager cette découverte. Je regardai l'inconnue de haut et en même temps comme elle était assise, ça me facilitait la tâche.

- Tu vois pas que tu gênes ? Vas t'en, lui ordonnai-je d'un ton sans réplique. Et gare à elle si elle voulait me faire face !

Je claquai des talons pour ponctuer ma demande. C'est qu'elle avait de l'audace en plus de ça de vouloir me faire attendre ! Dans de meilleures dispositions, habituellement, je trouvais une source d'amusement dans le fait qu'on me tienne tête ; les chiffes molles avaient le dont de m'énerver encore plus. Mais là, il y avait trop de facteurs négatifs qui entraient en compte pour que je prenne la peine de m'adonner à ce petit plaisir et la seule chose que je voulais, c'était qu'on me foute la paix, le temps de retrouver l'apaisement qui me caractérisait tant ( si si, je vous assure!) et ce n'était définitivement pas possible si l'autre greluche restait dans mon champ de vision, ne serait-ce, qu'une seconde de plus !

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MessageSujet: Re: En quête de solitude (PV M.W)   Sam 3 Mar - 23:52

La tranquillité. La solitude. Le calme. Autant de choses que je chérissais et que je vis disparaître lorsque la porte d'entrée de la Salle sur Demande s'ouvrit. Ce fût une Serpentard de 3ème année que je connaissais de vue pour l'avoir croisée quelques fois dans la salle commune. Faisant parti de ma maison, j'eus le vague espoir qu'elle me comprenne, ne dise rien et reparte, me rendant mon oasis isolé. Naïve que je suis! Ce serait bien trop simple. Me foutre la paix est un concept que les gens ne peuvent simplement pas comprendre. Et ça je l'ai compris dès ma naissance... Une fille solitaire qui a le malheur d'être jolie qui née dans une famille de Gryffondors ultra-causants... Ils ne comprennent pas pourquoi je m'isole, pourquoi je veux être seule. Personne ne le comprend. Et surtout pas mes Gryffondors de parents et frères, qui n'entendent que ce qu'ils ont envie d'entendre.
Mais pas besoin d'être rouge et or pour être comme ça (bien que ceux-ci aient des facilités), et preuve en était de l'énergumène qui venait de faire irruption dans MA pièce, me crachant quelques mots charmants tout en finesse.


- Tu vois pas que tu gênes ? Vas t'en , m'ordonna-t-elle.

Décidément, je n'étais pas née sous une bonne étoile. Voilà le type Serpentarde dans toute sa splendeur: ça fait la princesse, ça donne des ordres, ça se croit intelligente et ça veut faire la beauté froide. Je n'ai qu'une chose à répondre: au-secours. Pourquoi fallait-il que parmi les... je-ne-sais-pas-combien d'élèves du château (dont 70% de boulets, certes), POURQUOI fallait-il que je tombe sur la plus idiote, ou l'une d'elle en tout cas? Sur une échelle de 1 à 10, j'évaluais sa stupidité autour du 10, mais ça pouvait toujours augmenter...
Rien qu'à la manière dont elle avait déboulée dans la salle -par hasard, j'en étais convaincue, comment une fille aussi bête pourrait connaître cet endroit?- j'en avait conclu qu'elle n'était pas très fine, et lorsqu'elle m'avait adressé la parole -ou plutôt hurlé dessus- j'en avais eu la preuve.
Bien, cela étant dit, il fallait que je trouve une solution au problème que j'avais en face de moi, et il était de taille. Winter -oui c'était son nom- semblait bien déterminée à me faire partir de la salle, que, au passage, j'avais découvert avant elle, HEIN, mais bon, pour ce genre de fille, pas grand chose d'autre n'a d'importance... qu'elle même.
Je procédais par élimination dans ma tête aux les répliques que je pourrais lui sortir. Je décidais de ne pas sortir quelque chose de trop "recherché", les chances qu'elle comprenne les sous-entendu étant très maigres...

-De nous deux, je ne suis pas sûre que ce soit moi qui gêne le plus... dis-je sèchement, le regard indifférent au sien qu'elle voulait sûrement hautain.

La solitude? Ma vie. Mais me laisser faire? Par une idiote qui plus est? Jamais. Serpentard ou Gryffondor, c'était pas une fille de 3ème année qui allait me virer de la salle que je venais de meubler moi-même. Peu m'importais d'ailleurs qu'elle ait deux années de plus que moi, elle pouvait en avoir six que c'était la même chose.
Si elle voulait qu'on joue à la plus maligne, j'étais de la partie, et si elle voulait qu'on en vienne aux baguettes ou même au mains, ça m'allait aussi!
Qu'elle approche, cette Winter, je n'étais pas du genre à me laisser manger sans mordre un peu moi aussi.

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MessageSujet: Re: En quête de solitude (PV M.W)   Lun 5 Mar - 15:35

Depuis toujours, je régissais ma vie autour de caprices. Pour tout. Pour n'importe quoi dès lors qu'on ne répondait pas par l'affirmative au moindre de mes désirs, et comme j'avais pour habitude de réclamer souvent, et qu'on me cède tout de suite, lorsque ce n'était pas le cas, j'avais de l'énergie à revendre pour faire valoir mes droits. Même quand je savais qu'ils n'étaient pas toujours justifiés. J'en avais pas exemple fait les frais, le jour où m'a grand mère avait catégoriquement (d'abord) refusé de m'offrir cette belle robe, pour une soirée où tout le gratin de la communauté magique serait présente, parce que j'avais l'air trop vieille dedans, ce qui faisait vulgaire et ne collait donc pas avec mon âge. Mais justement... C'était le but ! Pas d'être vulgaire, parce que si je voulais être classe dans toutes les circonstances, il y avait tout de même une limite que je m'interdisais de franchir – qu'on le croit ou pas, j'avais des principes. Mais gagner un ou deux ans de plus rien qu'avec un vêtement, comme si j'étais ce genre de personne à vouloir dire non ! Rien y avait fait, sûrement pour me faire croire, qu'à ses heures perdues, il lui arrivait d'être intransigeante. J'avais laissé passer l'affront. Mais ça n'avait été que temporaire, parce que ma botte secrète, c'était mon père, et après une bonne crise de larmes de crocodile, j'avais finalement obtenu gain de cause, c'est à dire non seulement obtenir la robe, mais d'également la porter pour la réception.

Là, c'était ce même genre de cas de figure. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle me dise non parce qu'elle devait avoir remarqué que je n'étais pas très bien léchée, et donc sûrement pas d'humeur à essuyer un refus de sa part. A croire que cette journée n'était pas la mienne, parce que sa réponse me déstabilisa pendant un instant :

-De nous deux, je ne suis pas sûre que ce soit moi qui gêne le plus...

Le ton qu'elle employa, même s'il ne m'intimida pas outre mesure, me scandalisa. Je pinçai les lèvres un peu plus, mais ce n'était que partie remise ; je n'allais tout de même pas me laisser faire par une gamine dont j'ignorais l'existence jusqu'à maintenant ! Le plus malheureux pour elle, c'était qu'elle ne remarquait même pas qu'elle était en cause : c'était moi qui avait tout les atouts dans mon jeu, point. Les arguments ? Il n'y en avait pas si ce n'était que c'était comme ça, un point c'est tout. Mais si elle voulait que je les lui balance tous à la figure, il n'y avait pas de problème, elle n'avait qu'à me le demander, je répondais toujours par l'affirmative ! Néanmoins, je trouvais ça dommage : elle était plutôt jolie dans son genre, on ne pouvait pas le nier, même si je n'allais sûrement lui faire l'honneur de lui en faire le compliment et peut être même que dans d'autres circonstances nous aurions pu être bonnes amies. Mais ça, ça aurait dû être à elle d'y réfléchir, avant de me répondre !

Je la jaugeai avec dédain, pas prête à rendre les armes. Dans des batailles comme celles ci, j'avais les ongles suffisamment longs et tranchants (tout comme parfaitement manucurés dans n'importe quelles circonstances, il ne faut pas l'oublier!) pour porter des bons coups et m'en sortir la tête haute, me vantant un peu partout de ma nouvelle victoire. Et dans les cas critiques (si cas critique il y avait) j'avais la chance d'être bien entourée, et je n'avais qu'à claquer avec ces mêmes doigts pour qu'on exécute mes ordres sans plus attendre. Alors c'était vraiment ça qu'elle voulait ? Que tout mes amis lui tombent dessus ?

Pour lui ôter tout moindre doute, quant au fait que je n'allais pas quitter la pièce de sitôt, je fis quelques pas de plus dans la belle salle en prenant bien soin de l'ignorer, elle et le canapé où elle était assise, pour voir jusque où je pouvais aller pour jouer avec sa patience. Je tentai de m'émerveiller de tout ce qui était à portée de ma vue, mais... Argh, mais pourquoi fallait-il donc que cet élément perturbateur vienne tout foutre en l'air ? Alors oui, peut être que je ne la connaissais ni d'Eve ni d'Adam et que c'était un peu tôt pour porter un jugement, j'avais décidé de la détester, donc je la détestais. Finalement, je pris la décision de m'appuyer contre la table qui se trouvait là.

- Dommage pour toi, parce que je ne risque pas de partir, et qu'elle ne doute pas là dessus. En plus de vouloir être désagréable, je savais être bornée, et j'imaginais déjà la façon dont je pouvais lui tirer les cheveux pour la pousser jusqu'à la porte de sortie.

Je regardai ensuite le bout de mes doigts avec désinvolture pour profiter de ces quelques secondes de puissance, avant de lever une nouvelle fois les yeux, un petit sourire accroché à mes lèvres en guise de provocation.

- Le message est plus clair cette fois ? Je haussai les sourcils, parce que j'avais vraiment l'impression de parler à une attardée. Dégage de là, terminai-je d'un ton sans réplique.

Je croisai encore les bras sur ma poitrine. Je me sentais tellement supérieure lorsque je faisais ça, que je n'allais pas m'en priver ! Je voulais bien lui laisser une chance si elle voulait se faire pardonner : mais pas avant qu'elle m'ait embrassé mes pieds !

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MessageSujet: Re: En quête de solitude (PV M.W)   Mer 7 Mar - 17:13

J'ai beau être de nature pessimiste, il faut quand même avouer que ne j'ai vraiment pas de chances. Où que j'aille, quoi que je fasse, il fallait toujours que quelqu'un se sente obligé de venir me parler. Ou au contraire, d'essayer de me dégager, comme c'était le cas en ce moment. Si au moins j'avais pu naître laide, j'aurais fait tapisserie comme la plupart des gens, mais non! Quitte en me contrarier, autant que je sois la plus attirante possible, comme ça les gens ont encore plus envie de me connaître... Contrairement à ce que l'on pourrait croire, être jolie, ce n'était pas vraiment une partie de plaisir. Enfin, pour voir le bon côté des choses, être laide ne m'aurait pas aidé dans le cas présent, mon interlocutrice étant bien décidée à me faire partir coûte que coûte.
Et voilà, ça recommençait. J'allais dans une salle inconnue de la plupart des gens pour être tranquille et il faut qu'une ahurie de première me tombe dessus et se croit dans son château. On lisait en elle comme on lit dans un livre, et je ne supportais pas ça. De plus, elle est tellement Serpentard, que c'en est presque effrayant... Certes, je n'ai pas spécialement l'esprit patriotique envers ma maison, mais quand on voit la plupart des vertes et argent... elles se ressemblent toutes.
Toutes cet air hautain, cette démarche sûre d'elle, cette voix glaciale. Et surtout, la certitude d'être le centre du monde. S'aimer, c'est une chose que je comprend tout à fait et à laquelle j'adhère; mais croire que la Terre tourne autour de soi...

Ainsi, je me retrouvais coincée avec un spécimen de ce genre, la Serpy de base, avec l'option garce en prime. Je crois que j'aurais difficilement pu tomber sur pire...ma malchance, je vous dit.
La voilà maintenant qui se met à faire des tours dans la pièce, à observer chaque élément que j'y ait ajouté, pour finir par s'appuyer sur la table et me regarder comme si j'étais un insecte perturbateur. Rien que son regard est fatiguant tellement qu'il est prétentieux, n'importe qui pourrait en dire autant. Elle m'observe de bas en haut, cherchant sûrement le moyen le plus efficace de me faire partir d'ici. Elle pouvait toujours essayer! Si ça doit se terminer en baston, alors qu'on commence dès maintenant. Je me sentais en forme et l'animosité que créait en moi son comportement me donnerait de la force. De plus, elle n'était pas très grande, il n'était pas impossible que je la dépasse. Côté poids, bien que normalement proportionnée -elle prenait soin d'elle, c'était certain-, elle était bien au dessus de moi dont on voyait presque les côtes, chose à laquelle je n'avais aucune solution. Bon, elle avait le poids pour elle, et moi la taille et l'agressivité -bien qu'elle n'en manque pas-, j'avais donc mes chances.


- Dommage pour toi, parce que je ne risque pas de partir, me fit-elle en prenant un air intelligent.

Ça, j'aurais été naïve si je l'avais, ne serais-ce que envisagé! Rien qu'à imaginer la scène, elle arrivant, moi lui disant de partir et elle obtempérant immédiatement, ça me faisait presque sourire. Oui, presque. Parce que pour l'instant, Winter me dérangeait trop pour que cette idée me vienne à l'esprit. Lorsqu'elle se mit à contempler le bout de ses ongles avec un air d'infinie satisfaction, un petit rictus provocateur aux lèvres, j'en eu presque la nausée. Comment c'est possible d'être Serpy à ce point?!

- Le message est plus clair cette fois ?

Je ne voyais pas trop en quoi il était plus ou moins clair maintenant, et peu importait d'ailleurs, je n'allais pas déblatérer sur ses paroles peu intéressantes. En plus elle se croyait maligne, j'en étais persuadée! Elle me parlait comme on parle à une gamine, ça se voyait bien, et ça m'exaspérait encore plus.

-Dégage de là, acheva-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine, le geste ultime des gens hautains.

Il était bien évidemment exclu que je m'en aille, d'abord ça lui aurait fait trop plaisir, et puis cette salle me plaisait bien... avant que Winter ne débarque. Il était tout aussi impensable qu'elle change subitement d'avis et quitte la pièce, ça aurait été trop beau. Alors il faudrait régler ça. A bien la regarder, je commençais à penser qu'elle aussi était prête à en passer par la bagarre si cela était nécessaire. J'imaginais déjà comme elle se battait, comme les filles, du moins la plupart: à coup d'ongles et de dents. Un coup de poing, net, franc et précis comme je me préparais à lui lancer, ça, elle ne devait pas s'y attendre! J'avais beau soigner mon apparence et faire extrêmement attention à contrôler la moindre de mes émotions devant quiconque, me faire marcher dessus n'était pas dans mes plans. De plus, si ma famille apprenait que je m'étais battue, en bons Gryffondors amateur de baston, ils m'auraient presque félicités...Mais cette option ne me convenait qu'à moitié tout de même. Me battre signifiait montrer mes sentiments à une personne, hostile qui plus est, chose que je n'ai jamais aimé faire. Si elle voit que me provoquer me fait démarrer au quart de tour, elle n'hésitera pas, c'est certain. Et ça c'était inacceptable. Il fallait que je réfléchisse à un autre plan, après tout, je n'étais pas un de ces lourdauds de Gryffondor qui ne connaissent que la bagarre en solution à tout, et qu'ils transformaient aux yeux de tous en courage. J'étais une Serpentard, et bien que n'en ayant pas grand-chose à faire, il fallait que je m'en montre digne: que je sois plus maligne qu'elle -pas difficile- et que je la fasse partir d'ici sans recourir à la force -plus difficile.

Pendant un instant, je me demande pourquoi tout est si compliqué, pour je dois partir dans un plan "machiavélique" et des pensées aussi funestes pour avoir la paix. Pourquoi cette fille tient elle absolument à m'embêter, pourquoi je ne peux pas être tout simplement tranquille rien qu'une journée, sans qu'une cinglé débarque et vienne me virer? Plus les secondes passaient, plus je commençais à détester Winter pour qui je n'avais jamais prêté d'attention avant. Après tout, c'était de sa faute tout ça, sans elle cette situation n'aurait jamais eu lieu! Si elle n'avait pas débarqué ici par on-ne-sait-quel malheur, j'aurais probablement était au calme jusqu'à ce soir. Mais ma malchance était bien décidée à me poursuivre, et après une famille à l'opposé de moi, un corps beaucoup trop maigres et une peur presque maladive de la compagnie, il fallait qu'elle me colle une Winter déterminée et passablement agressive.
J'aurais tant souhaité qu'un mur apparaissent entre nous à ce moment là, qu'elle disparaisse de ma vue... J'en est tellement envie que je le vois apparaître, ce mur. Puis je cligne des yeux, les frotte, et constate... qu'il est vraiment là. Bien sûr, j'aurais du y penser plus tôt! Après avoir meublé la salle comme je l'ai fait, par la pensée, l'idée du mur aurait pu me venir beaucoup plus tôt.
Mais l'heure n'était pas aux regrets, plutôt à la satisfaction: un long, beau et solide mur me séparait de mon problème n°1 de la soirée, coupant la pièce d'un bout à l'autre, ainsi, impossible de le contourner. J'avais certes perdu dans ce petit tour la table et les chaises, ainsi que quelques lustres, mais j'avais le canapé et ma tranquillité, et rien ne me faisait plus plaisir. Je cherchais immédiatement une remarque acerbe à lui sortir -l'occasion était trop belle pour que je m'en prive.


-Eh bien comme ça, c'est réglé, ricanais-je sans masquer dans ma voix ma jubilation. Je sais dans quelle salle je me trouve et en connais les propriétés... Contrairement à toi, à ce que je vois.

Sur cette phrase, j'éclatais de mon rire qui avait si peu l'occasion de sortir. J'avais hâte de voir, ou plutôt d'entendre la réaction de Winter... Plusieurs scénarios possibles se formaient déjà dans ma tête, mais dans tous les cas, ça promettait d'être mémorable.

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MessageSujet: Re: En quête de solitude (PV M.W)   Lun 12 Mar - 15:31

Bien sûr, vu la façon dont elle était en train de me courir sur la haricot celle là, rien ne m'empêchait de mettre de côté mon orgueil, de tourner les talons tout en gardant un semblant de dignité (il ne fallait pas pousser non plus) et de quitter cette salle sans un moindre mot à son égard. Elle ne le méritait pas. Mais en faisant cela, ça signifiait également que je la laissai gagner, et même si elle n'avait pas de témoins, ça ne changeait rien. En même temps, elle était tellement insignifiante (pour preuve je ne savais même pas qu'elle existait jusqu'à aujourd'hui, la pauvre) que personne n'allait la croire si jamais elle allait crier sur tout les toits qu'elle était venue à bout de Millicent Winter, et puis, j'avais aussi les moyens de la faire taire ; même s'il fallait l'admettre, que je ne tenais pas ces mêmes moyens dans ma poche, mais bon.

Cela revenait au même dans tout les cas, parce que ça voulait dire que deux personnes étaient au courant (elle et moi) et c'était déjà deux personnes de trop. Je n'allais certainement pas lui donner le plaisir de me faire tomber ; d'accord je n'étais pas très grande et n'étais pas taillée comme les gravures de mode, à mon plus grand désespoir, mais je n'avais pas fini de grandir en même temps ! J'essayais de trouver des solutions, des alternatives à cela. Déjà, en mettant mes atouts en avant. C'était ce qu'il y avait de plus évident. Et puis pour ce qui était de la hauteur, je ne pouvais bien évidemment pas monter sur échasses, car je refusais d'avoir l'air ridicule, et n'était soi disant pas encore assez grande pour porter des chaussures à talons (ça c'était l'ironie du sort où je ne m'y connaissais pas – justement si je n'étais pas assez « grande » il fallait bien que j'en porte ! Pff) donc je me retrouvais à mettre des ballerines rehaussées, c'était toujours mieux que rien... mais voilà, c'était comme ça, de toute façon, il y avait toujours mieux que mieux, pour arriver à la perfection, mais tous n'avaient pas l'air de le comprendre !

Et l'autre là, qui faisait la maligne, simplement dans le but (et j'en étais presque sûre) d'avoir la prétention de croire qu'elle pouvait avoir le dessus parce qu'elle en avait décidé ! Non, mais qu'est-ce qu'elle croyait ? Que les petits garçons naissaient dans les choux et les petites filles dans les roses ? Non mais la pauvre, fallait sortir un peu le dimanche ! Il fallait qu'en plus d'être chiante, elle ait un poichiche au lieu du cerveau, quoi que, c'était sûrement un petit pois, parce qu'elle refusait toujours de lever ses fesses de son canapé tout aussi abruti qu'elle ! Je commençais à voir un peu rouge, je ne le cachais pas, même si je continuais de faire comme si de rien était, tout en l'observant avec insistance. Je vous jure, il y avait des moments où il fallait vraiment se les farcir !

Bon. D'accord. Je voulais bien admettre que ce qui se produisit ensuite, je ne m'y étais pas attendue. Mais d'un autre côté, l'avantage que ce mur apparaisse à point nommé, comme par magie (très drôle) c'était qu'elle ne pouvait plus voir que mon assurance avait disparu durant quelque secondes. Ca ne m'étonnait qu'à moitié : après tout, j'étais née dans une famille de sorcier, donc les trucs que les moldus définissaient de « bizarres » pour nous, ça ne l'était pas tant que ça puisque ça faisait partie de notre quotidien. C'était vrai que des murs n'apparaissaient pas comme ça, mais niveau loufoque, on avait déjà vu pire, après tout, à Poudlard, on avait bien des escaliers qui se mettaient à bouger tout seuls sans qu'on ne leur en demande rien ! C'était très casse pieds maintenant que j'y pensais, parce qu'à part nous faire débarquer sur des endroits interdits (à croire que c'était fait exprès) ou bien nous faire perdre du temps... C'était pur ça aussi que j'étais bien contente que notre salle commune soit dans les cachot parce qu'au moins, les couloirs eux, ne pouvaient pas changer de place, et c'était vraiment tant mieux !

-Eh bien comme ça, c'est réglé. Je sais dans quelle salle je me trouve et en connais les propriétés... Contrairement à toi, à ce que je vois.

Dommage... Parce qu'au vu de la situation dans laquelle nous nous trouvions toutes les deux à présent, comme ça, on aurait presque pu croire que j'étais de nouveau seule dans cette pièce, à la superficie considérablement réduite par la même occasion. Et force était de constater que malheureusement, ce n'était pas complètement insonorisé, ce qui aurait pu résoudre tout nos problèmes et ramener la paix dans le lieu. Et, on ne pouvait pas dire que cette fois, elle ne l'avait pas cherché !

Cependant, elle n'avait pas tout à fait tort. Il se pouvait... je disais bien il se pouvait, que je ne sache effectivement pas quel était cet endroit exactement, mais qu'importe, le fait est que j'y étais et c'était amplement suffisant pour moi. Et puis franchement, pour qu'il elle me prenait ? Parce que s'il y avait bien une chose que je savais faire, c'était de bluffer et ce n'était pas pour ses beaux yeux, qu'une fois n'est pas coutume, que j'allais m'en priver ! J'éclatai d'un rire franc et moqueur à mon tour, en échos au sien.

- Ah oui ? Et là, tu vois quoi à part le mur ? Tu m'expliques ?

Sur tout les élèves qu'il y avait à Poudlard, pourquoi fallait-il que je tombe sur elle ?! Pourquoi est-ce que ça n'avait pas été plutôt d'un beau garçon qui m'aurait aimablement invité à prendre place à ses côtés sur le canapé ? Alors, il aurait été certain cette fois ci que tout aurait été différent ! On ne pouvait pas tout avoir, certes, mais à part sa beauté, l'autre n'avait vraiment rien pour elle, permettez moi de le penser !

- Je sais que c'est pas donné à tout le monde de savoir réfléchir, mais quand même...

En fait, ce n'était pas peut être pas si mal d'arriver à une telle issue. Coincée comme nous l'étions toutes les deux, ni elle, ni moi ne pouvions nous rejoindre et la seule façon dont on pouvait passer le temps, puisqu'on ne pouvait pas en venir aux mains, c'était en se balançant des vannes, et comme à ce petit jeu, j'étais une experte en la matière, je ne m'inquiétais pas trop. Et de me dire que je devais la faire bouillir et qu'elle avait sûrement autant envie de m'arracher les yeux autant que j'avais envie de lui arracher les siens...

- C'est de pire en pire
, enchaînai-je avec la véritable envie de paraître encore plus insupportable que je ne l'étais déjà, ils acceptent vraiment n'importe qui à Poudlard, maintenant...

Je ne parlais pas des Sangs Purs ou des nés moldus, parce que ça, je m'en fichais un peu puisque je partais du principe qu'il y avait des garçons qui venaient de chez les moldus, et qui étaient encore plus beaux que des canons... Et moi dès qu'il s'agissait d'un mec qui sortait de la moyenne... Mais vraiment, un cas comme celui qu'on me contraignait presque à me coltiner, c'était loin d'être un cadeau !

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Ana Falkowsky
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MessageSujet: Re: En quête de solitude (PV M.W)   Mer 21 Mar - 17:15

Certaines personnes sont tellement contrariantes qu'on les croirait nés pour ça -même si dans mon cas, c'était plutôt moi qui semblait être née pour être contrariée. Cette Winter par exemple: même si on s'était rencontrées dans de meilleures conditions -j'avoue avoir du mal à les imaginer-, qu'elle aurait été de meilleure humeur, et moi aussi -cela reste dans l'hypothèse car ça n'arrivais jamais- je pense que l'on aurait tout de même pas réussi à s'entendre.
Elle a un caractère tellement insupportable et prévisible! Je mourrais d'envie de lui demander comme elle pouvait elle même se supporter.
N'empêche, son obsession d'être au centre de l'attention devait lui jouer bien des tours ici, à Poudlard, où des tonnes de filles aux traits parfaits et au corps sublime se baladaient. Elle avait beau être jolie, quand je voyais des filles comme LA sirène de Poudlard -que je n'appréciais pas davantage, certes- j'avais presque pitié de Winter que l'on ne remarquerait jamais à côté d'elle, pas plus que n'importe quelle fille d'ailleurs.


- Ah oui ? Et là, tu vois quoi à part le mur ? Tu m'expliques ?

Non, je retire ce que je viens de dire: pas moyen que j'ai pitié d'elle. C'est un besoin chez cette fille d'être insupportable et de passer pour une idiote? Je devais lui expliquer que "à ce que je vois" était une façon de parler, et donc que sa remarque était totalement inutile?
Je levais les yeux au ciel, me demandant pourquoi avait-il fallu que je tombe sur elle. Même avec un mur entre nous m'empêchant de la voir, j'imaginais d'ici son visage arborant un air triomphant pour ce qu'elle venait de dire.


- Je sais que c'est pas donné à tout le monde de savoir réfléchir, mais quand même...

Je laissais échapper un petit rire ironique. Là, c'était vraiment l'hôpital qui se foutait de la charité... Même si nous n'étions ni l'un ni l'autre, vous voyez ce que je veux dire.
Et si ce n'est pas le cas, alors je vous explique clairement: Winter, l'idiote-égocentrique-lourdingue-pathétique 3ème année qui n'ouvrait la bouche que pour dire des conneries me reprochait de ne pas savoir réfléchir...
Vu de l'extérieur, j'aurais presque ri de cette situation. Que lui répondre...? Elle semblait si persuadée de ce qu'elle avançait qu'elle n'arriverait probablement pas à croire que quelqu'un d'autre que "Miss Winter" puisse avoir un cerveau! Elle ne me laissa pas la peine de lui chercher une réplique cinglante, prenant la parole à nouveau.


- C'est de pire en pire, ils acceptent vraiment n'importe qui à Poudlard, maintenant...

J'ignorais si elle faisait référence aux Sang-de-Bourbe, mais si c'était le cas, je ne voyais pas trop le rapport avec moi. Partant du principe que j'étais à Serpentard, je ne pouvais pas être née-Moldue...
Enfin, vu la faible quantité de neurones qui peuplaient la tête de Winter, je n'aurais pas été étonnée qu'elle n'ai pas poussé son raisonnement jusque là. D'ailleurs, il n'était pas impossible qu'elle n'est pas fait attention à mon blason avant la présence du mur, et qu'elle ignore donc que j'étais également une verte et argent.
Enfin peu m'importait de connaître le pourquoi du comment sur toutes les débilités que pouvait sortir mon aînée, tout ce que je voulais c'était lui répondre et qu'après elle se taise, me laissant enfin avec la tranquillité que je recherchais.


-Dis, Winter je peux te poser une question? Je n'attendis même pas sa réponse avant de continuer. Comment tu fais pour te supporter? C'est bien là la seule raison pour laquelle je t'admire...

Et qu'elle ne croit pas qu'il y en ait d'autres! En même temps, que pourrait-on lui envier...? Son habilité à être insupportable, ses coups dans le dos tous plus originaux les uns que les autres? Ou alors ses pathétiques tactiques de drague?

Bon, mis à part lancer des vannes à une 3ème année maquillée comme une voiture volée -bonté divine, je n'avais plus son visage agaçant sous les yeux mais je l'imaginais sans peine-, j'envisageais de faire autre chose de ma soirée. Par exemple, chercher un coin ou je serais enfin SEULE. Sans une cinglée comme Winter qui tenterait de me virer, ce serait pas mal! Mais existait-il un tel coin à Poudlard? Je commençais à en douter sérieusement.
Je sentais que la lassitude et l'exaspération montaient en moi. Je n'allais donc jamais pouvoir être tranquille? J'allais devoir m'habituer à la présence lourde des gens autour de moi, aux conversations futiles "entre filles", aux pitoyables dragueur que l'on doit envoyer balader "en douceur"? C'est simple: je n'y arriverais pas.
Afin de refouler ces sentiments, ou plutôt de remettre à plus tard cette discussion avec moi-même -car je ne doutais pas qu'elle reviendrait à un moment ou un autre- je me concentrais de nouveau sur Winter.
Si je voulais éviter à l'avenir que ce genre de situation se reproduise, je devrais trouver des endroits qu'elle ne fréquente absolument pas. Voilà la question: quels lieux la Serpentarde détestait?
J'hésitais à lui poser la question, mais me rétracta. Même si il était évident qu'elle n'en comprendrait pas le but, elle me prendrait de nouveau pour une idiote et ne me ferait certainement pas "l'honneur" de me répondre. Demander ce genre de chose à cette fille, c'est un peu comme demander à un Gryffondor de laisser son ami mourir -exemple cynique, mais c'est le premier qui m'est venu à l'esprit.
Il fallait que les choses changent, que l'une de nous deux parte, car je commençais à manquer d'air. Pas question que je lui dise bien sûr, elle se ferait un plaisir de rester.
Une autre idée me vint à l'esprit... après tout, pourquoi pas. Je pensais de toute mes forces "que Winter s'en aille!" et m'apprêtais à l'appeler pour constater mon échec ou ma réussite. Mais rien qu'à l'entendre gesticuler et grincer des dents, je devinais qu'elle était toujours là, et toujours aussi agaçante. Tant pis, je m'y attendais.
Pourtant, il était hors de question que cette situation dure encore. Alors si il le fallait, je partirais, mais pas avant d'avoir fait une dernière tentative...!


-Franchement, ça te dirais pas de partir? lâchais-je d'un ton las.

Ok, c'était naïf et ça la ferais sûrement bien rire, d'ailleurs même sans la voir je devinais déjà quel serait son visage. Mais peut être que pour une fois elle aurait une réaction qui me surprendrait, un brin de compassion -pas plus qu'un brin, faut pas exagérer- et accepterait de s'en aller.
Ça devait être l'atmosphère étouffante de la pièce qui me changeait, car d'habitude je n'étais ni aussi naïve, ni aussi directe. Et il était hors de question que cela dure.

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: En quête de solitude (PV M.W)   Dim 25 Mar - 19:50

J'avais tout autant d'orgueil que j'avais aussi très peu de patience. Je n'aimais pas perdre, c'était pour cela que je faisais toujours en sorte de gagner. Mais cette situation, n'était pas des plus agréables, et si c'était moi qui devait y mettre un terme pour mon petit plaisir personnel là encore – parce que ça n'allait sûrement pas être pour les beaux yeux de l'autre relou de service – j'étais capable de prendre un peu sur moi, même si je connaissais par avance les conséquences que cela allait me coûter. Je poussai un profond soupir, pour ne pas cacher mon ennui de devoir me coltiner un escargot pareil, et ce qu'il y avait de très agaçant, c'était de constater qu'elle avait l'air de penser exactement la même chose que moi. Quelle idiote. Elle aurait plutôt du être heureuse que je lui fasse l'honneur de ma présence oui ! Ces gamins ne savaient pas la chance qu'ils avaient de bien pouvoir profiter de ma présence, mais après tout, c'était tant mieux pour moi ; il valait mieux éliminer les mauvaises herbes, pendant que cela était encore possible !

Et puis on tournait rapidement en rond dans le petit coin dans lequel je m'étais retrouvée piégée sans le vouloir (et je n'allais certainement pas le lui avouer, non merci!) : une table, une chaise, mouais on avait quand même vu mieux quand on avait envie de faire la fête, et moi qui était une habituée du beau manoir familial, autant dire qu'ici on se retrouvait très rapidement à l'étroit et même si je n'avait aucune tendance claustrophobe, me dire que je respirais le même air pollué par ma « camarade », ne me plaisait guère.

Finalement tout me dérangeait chez elle ; le fait qu'elle puisse un instant croire (un instant de folie, on est bien d'accord) qu'elle puisse m'être supérieure me donnait envie de rire franchement, et d'un ton beaucoup plus moqueur que précédemment ! Le respect pour les élèves plus âgés, elle ne savait pas ce que ça voulait dire, et j'avais très envie d'être là, le jour où elle arriverait à faire cette constatation toute seule et qu'elle n'aurait plus que ses yeux pour pleurer. Bon, c'était vrai que pour elle, je ne savais pas, si c'était une habitude ou non, mais elle était seule, et pour moi ça voulait signifier beaucoup de choses pour résumer, elle ne devait pas être si intéressante que cela, si personne ne voulait rester et traîner une peu en sa compagnie, dommage pour elle. Moi, c'était définitivement différent puisque si je n'étais pas accompagnée de ma flopée de larbins, ce n'était pas pour rien ; et au contraire, ça avait été pour mieux leur échapper. Donc c'était aussi clair et limpide que de l'eau de roche : dans tout les cas, j'avais un avantage flagrant sur elle, et il n'était même pas utile de chipoter.

Mais bon, c'était bien ce que je disais, pour ça, il aurait fallu qu'elle est un peu plus de matière grise à disposition pour pouvoir s'en servir convenablement, parce qu'elle ne tarda pas à me répondre un truc du genre :

-Dis, Winter je peux te poser une question? Comment tu fais pour te supporter? C'est bien là la seule raison pour laquelle je t'admire...

Bien évidemment, il faudrait un peu plus si elle voulait décemment me faire tomber de mon piédestal. Et ce jour là était loin d'être encore arrivé ! J'étais d'ailleurs bien décidée à ne pas lâcher quoi qu'il arrive, même si cela lui donnait de minute en minute la sombre envie de défoncer le mur ou pour ensuite m'exploser la tête avec. Je n'étais pas dupe et je savais que mon comportement était capable d'engendrer des folies meurtrières, et me dire qu'elle ne pouvait absolument rien faire, m'emplissait d'une telle satisfaction, que je fus un instant tentée de ne rien lui répondre et de la laisser mijoter dans son jus. Mais des occasions comme celles ci était trop belles, alors entre nous, pourquoi est-ce que j'allais m'en priver ?

- Venant de la part de quelqu'un qui tombe si bas parce qu'elle ne peut pas s'empêcher d'envier les autres, je prends ça comme un compliment...

Dommage qu'elle ne puisse pas voir l'air vainqueur que j'affichai, parce que ça n'aurait été que remuer le couteau dans la plaie, et je me sentais si puissante en cet instant, que je voulais bien faire un petit effort d'imagination, pour dessiner mentalement ses traits déformés par l'exaspération. Enfin, c'était ce que j'en avais déduis au vue de sa précédente remarque.

- Tu vas devoir t'y faire, on ne peut pas tout avoir... je m'accordais quelques secondes avant de reprendre, enfin moi oui. Mais ça ne compte pas.

Ça ne compte pas parce que jamais elle ne pourrait la prendre, et donc jamais elle ne serait à ma place. Et puis au vu du manque cruel de classe dont elle faisait preuve, c'était vraiment dans l'intérêt de tous, il ne fallait pas avoir de doutes là dessus.

-Franchement, ça te dirais pas de partir?

Même si je l'avais envisagé sans le lui dire, je ne m'étais pas attendue à ce qu'elle m'en fasse la proposition d'elle même, et dès lors, je savais que quelque que soit ma décision, dans tout les cas, c'était moi qui avait gagné. Gagné, parce que je pouvais la pousser à bout encore un petit peu pour qu'elle finisse par céder la première, ou alors, prendre mon envol suite à cette demande, tout en ayant la satisfaction d'avoir pu la faire ballotter dans tout les sens durant ces quelques minutes. Et c'était vraiment un sentiment dont je ne me lassai jamais.

- Oui, dis-je contre toute attente, mais qu'elle n'aille pas penser que c'était pour lui faire plaisir ! Je ne vois pas pourquoi je te devrais te faire l'honneur de ma présence encore plus longtemps !

Sans attendre la moindre réaction venant de sa part, parce que j'en avais assez vu pour aujourd'hui, je m'avançai vers la porte qui était réapparue au même moment, suite à mes pensées, et m'emparai de la poignée et la claquai derrière moi dans un grand mouvement sec. Supporter un cas aussi désespérant que celui ci, je crois que j'en avais suffisamment eu ma dose pour les prochaines années à venir !

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MessageSujet: Re: En quête de solitude (PV M.W)   Dim 1 Avr - 22:47

Je commençais vraiment à ne plus en pouvoir, à suffoquer. Finalement, la réputation de Winter n'était pas volée; elle était littéralement épuisante. Et elle avait gagné. Je ne pourrais pas rester une minute de plus dans cette pièce à parler à un mur mesquin. Se lancer des vannes avait été possible un moment, maintenant je ne m'en sentais plus l'énergie. Donc, si suite à ma proposition désespérée, elle ne s'en aller pas, j'allais renoncer à mon paradis qui n'en était plus un et partir.
En fait, j'étais à peu près sûre que les choses allaient se passer comme ça, qu'elle allait me répondre quelque chose du genre "Tu peux toujours rêver!" et que c'est moi qui allais finir par m'en aller.
Si j'avais un égo démesuré, beaucoup d'estime pour moi-même et très peu pour les autres, j'acceptais la défaite, j'y étais habituée, ma malchance m'y obligeait. Alors si c'était moi qui devait quitter la pièce, je le ferais, et je m'en remettrais, ce dont je doutais de Winter. Elle m'aurais probablement menacé à mort de ne rien dire sous peine d'entamer sa réputation -même si elle n'était pas très flatteuse, elle semblait y tenir.
D'ailleurs, me vanter d'avoir gagné contre elle m'importait peu. Comme je l'ai dit, j'ai beaucoup d'estime pour moi-même et très peu pour les autres, de ce fait, être la seule à être au courant de ma victoire me satisfaisait largement. Mais j'imagine que pour la 3ème année, c'était un concept qu'elle ne comprenait pas. Personne ne le comprenait d'ailleurs, même les nombreuses personnes qui ont plus de neurones qu'elle.
Pour la plupart des gens, j'étais comme un mystère ambulant, un mystère froid et hautain, un très beau mystère. Sûrement me voyaient-il comme le type même "beauté froide" de Serpentard, le genre de fille qui se prenait pour une princesse et accessoirement le centre du monde. Moi, comme ça? Certainement pas. Observer et critiquer mentalement ce genre de spécimen dont Winter était un parfait exemple faisait parti de mes rares hobbies. Alors me mettre dans le même sac qu'elles...
Mais je ne pouvais pas les blâmer, tout ce que je laisser transparaître de moi étant une fille splendide lançant des regards noirs à longueur de journée et s'isolant en permanence. Difficile de déterminer comment j'étais...


- Venant de la part de quelqu'un qui tombe si bas parce qu'elle ne peut pas s'empêcher d'envier les autres, je prends ça comme un compliment...

Eh bien, voilà qui m'apprendra à utiliser l'humour avec une fille qui a autant de matière grise qu'une citrouille. Elle croit que je l'envie. Rien que cette idée me donnait envie de vomir, tant cette fille était tout ce que je déteste.
J'espérais vraiment qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait, car sinon, elle était encore plus bête qu'elle n'en avait l'air. Mais qui, je dis bien QUI pourrait bien l'envier?! Qui pourrait se dire "Ah, qu'est ce que j'aimerais ressembler à Millicent Winter, elle qui est si... si..." si quoi? Agaçante? Prévisible? Ridicule? Non, même objectivement, en laissant de côté ma rancœur, je ne pouvais pas trouver de qualité à cette fille. Bon, je pouvais lui accorder que physiquement, elle était mignonne: des traits fins, un joli sourire, des cheveux soyeux. Mais elle se maquillait trop et ne portait pas le genre de vêtement que les gens de son âge mettent, ce qui lui rajoutait quelques années.


- Tu vas devoir t'y faire, on ne peut pas tout avoir. Enfin moi oui. Mais ça ne compte pas, ajouta-t-elle, un horrible air de satisfaction dans la voix.

Cette voix, j'avais l'impression de me trouver dans une de ces horribles comédies américaines que me faisaient parfois voir mes frères et sœurs. Tout ce qu'elle a, cette fille, c'est des défauts! Qu'on s'aime soi-même, je comprend, mais à condition qu'il y ait quelque chose à aimer!... ce qui n'étais absolument pas le cas de Winter. Comment peut-elle se sentir aussi supérieure, alors qu'elle faisait certainement parti des gens les plus détestables du château -et Dieu sait qu'il y en a ici!
Un frisson me parcourût, mais je choisis encore une fois de ne rien ajouter, au risque d'entendre encore un de ces phrases qui sonnait horriblement faux mais qu'elle prononçait avec tant de conviction.

Et puis, je préférais me taire plutôt que de prolonger la "conversation", j'étais au bord de l'étouffement, et je sentais les larmes monter. Des larmes de... je ne savais pas très bien de quoi en fait. Pas de tristesse, ou de peur, bien sûr que non. Plutôt de lassitude, de désespoir. Plus le temps passait, plus j'avais l'impression que j'allais rester toute ma vie dans cette salle ayant prit la taille d'un cagibi, à parler avec Winter à travers un mur. Il me semblait que ça faisait des heures que l'on était là, et que la température avec augmenté de 10° depuis que j'y étais entrée. Cela ne m'étais jamais arrivé, sans doute parce que jamais personne ne m'avait embêté comme ça. Pourtant, j'en avais l'habitude, des enquiquineurs! Pour moi, tous les élèves en étaient ici. Mais alors elle, elle battait des records. Me pousser à bout comme ça, jusqu'à me faire quitter un de mes rares asiles de paix, ce n'était pas donné à tout le monde. D'habitude, c'était moi qui arrivais à faire partir les gens qui venaient s'incruster, mais là, force m'était de reconnaître qu'elle était plus forte que moi à ce jeu là.
Et à sa voix et ses paroles, je savais qu'elle le ressentait, et que cela lui procurait un plaisir incroyable. Eh bien, grand bien lui fasse, je me ferais un point d'honneur à éviter cette fille à l'avenir.
Sur ce, je commençais à me relever péniblement de ce canapé que je trouvais de moins en moins confortable, et qui semblait me tenir chaud également. L'air était tellement étouffant que je me demandais un bref instant si j'allais réussir à atteindre la porte. Mais pourquoi il faisait si chaud ici?!?!
C'était la présence de cette fille pourtant froide comme un glaçon qui me faisait cette effet là? Après tout, peu importait, j'aurais largement l'occasion d'éluder la question, pour le moment, il fallait que je sorte. Mais la voix désagréable provenant du mur m'interrompis, contre toute attente.


- Oui, fit-elle tout simplement, mais ce simple mot me valut tout de même un sursaut. Je ne vois pas pourquoi je te devrais te faire l'honneur de ma présence encore plus longtemps !

Je ne relevais même pas mentalement le ridicule de sa phrase tant elle m'avait ouvert un nouvel horizon inattendu. A peine quelques secondes après, j'entendis la porte se refermer dans un grand bruit théâtral, ce qui ne m'étonnait absolument pas d'elle. Mais encore une fois, je m'en fichais. Au moment même où elle était partie, j'avais senti l'atmosphère se détendre. Maintenant que je n'en voyais plus l'utilité, le mur se volatilisa, et la pièce redevint grande et spacieuse. Je retrouvais la table et les chaises. La température redevenait normale, je ne suffoquais plus. Elle était partie. J'étais enfin seule, et quelque part, même si son horripilant caractère avait eu raison de moi, j'avais gagné. J'avais gagné ma tranquillité pour la soirée, une tranquillité plus que méritée après avoir affronté pendant ce qui m'a semblé si longtemps Winter, dont je me rappellerai longtemps.


Fin!


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