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"White shirt." |PV|

 
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 "White shirt." |PV|

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Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



Féminin
Nombre de messages : 2176
Localisation : Cachée.
Date d'inscription : 03/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: "White shirt." |PV|   Lun 6 Fév - 17:21

"Blue jeans, White shirt
Walked into the room you know you made my eyes burn."

Blue Jeans - Lana del Rey





-Tu as de la chance que je sois de bonne humeur.

Ruby la dévisagea, un air surpris sur ses traits fins. De bonne humeur ? Ce n’était pas tout à fin ainsi qu’elle définissait la bonne humeur, mais soit. Elle eut un petit sourire, et baissa les yeux vers le sol en murmurant un second désolé. Son cœur avait ralenti, reprenant un rythme normal, voir plus lent que d’habitude. Peu à peu, la Serdaigle avait débranché son cerveau, pour étouffer sa colère et sa mauvaise humeur. Il fallait qu’elle se comporte comme toujours, qu’elle oublie sa rancœur et prétende que tout allait bien. Effacer la cassette de cette mésaventure, et celle de la dispute avec ses amies, et de la discussion sur les garçons. Simplement ne penser à rien d’autre qu’à se sauver de cet endroit. C’était lâche, certes. Mais depuis qu’elle était arrivée ici, Ruby avait peu à peu appris à ne pas chercher trop d’ennuis avec son attitude hautaine qu’elle avait acquis au fil des années précédente. D’où venait-elle ? C’était simplement une armure contre le reste du monde, contre les gens qui l’entouraient et qui cherchaient obstinément à l’aider. Et cette aide-là, la jeune n’en voulait pas. Elle ne voulait pas être un cobaye, que l’on essaye de la « soigner » et de la rendre heureuse. Elle avait vécu ce qu’elle avait vécu, voilà tout. Pensaient-ils vraiment qu’ils pourraient la soigner, la faire redevenir normale, comme toutes les petites filles du monde ? Ils voyaient en elle une mission. Ils l’utilisaient comme un prétexte pour accomplir leurs bonnes actions. Pourquoi les Arendt l’avaient-ils accueillit ? Probablement était-ce très chic d’aider une enfant dans son cas, très charitable et bien vu par leurs amis de la bourgeoisie anglaise. Ce n’était que du faux, qu’une question d’image. Qui aurait, par pur bonté, voulu héberger une orpheline avec une histoire et un comportement comme le sien ? C’était écrit dans son dossier médical. Elle l’avait vu par-dessus l’épaule du médecin. « Lunatique : passe d’une attitude violente à une attitude calme renfermée. » Honnêtement, vous auriez pris une fille comme ça chez vous ?

Mais rester ainsi à Poudlard n’était pas la meilleure des idées, elle l’avait vite compris. Elle était désormais en territoire connue, entourée de personne qui était dotée du même « pouvoir » qu’elle. Ruby avait compris qui elle était, et le monde sorcier avait éclairé une partie des mystères qui entouraient son enfance. Elle n’avait plus besoin de prétendre qu’elle était saine d’esprit vu que tous ici avaient des particularités, une histoire. Même si elle continuait de gâcher une partie d’elle-même mais surtout de son passé, elle s’était peu à peu laisser aller avec les autres. Son rictus si célèbre, celui entre le sourire et la moue exaspérée, avait peu à peu disparu de son répertoire. Parfois, il lui échappait et réapparaissait sur son visage, lorsqu’on lui faisait une remarque désagréable ou qu’elle entendait quelqu’un racontait une bêtise. Mais bien vite, la jolie blonde transformait cela en un demi-sourire, pour montrer que tout ça « l’amusait ». Oui, comme si au final, elle s’amusait comme une petite folle. Autant dire que la plupart du temps, ce n’était qu’un vulgaire masque pour ne pas attirer l’attention ou les questions. Ce n’était jamais vraiment facile pour elle de se comporter normalement et de faire comme si tout allait bien. Techniquement, tout allait mieux. Mais ce sentiment au creux de sa poitrine n’était pas encore parti. Elle y pensait moins, simplement moins. Elle riait un peu plus fort et croyait un peu plus à sa comédie de la jolie fille sans histoire. Et pas question d’en avoir plus. Alors encore une fois, pour ne pas s’attirer les foudres de la soi-disant sirène, Ruby allait s’écraser et se réfugier très loin de cet endroit. Elle n’était pas d’humeur à se battre, à s’expliquer. Et pourtant, un millier de répliques naissaient dans son cerveau, mais une à une, la jeune fille les écartait calmement. Il fallait être réaliste, Lilian et son armée de groupie auraient pu la réduire en bouillie en un seul coup de baguette magique. La seule chose qui n’aurait pas pu atteindre Ruby, c’était les mots.

Pourquoi ? C’était simple. Toute sa vie, elle s’était habituée à entendre des choses sur elle, et bien souvent déplaisantes. Parfois vraies, parfois fausses. Mais ici à Poudlard, personne ne savait réellement ce qu’elle pensait, qui elle était. Et ça, c’était la meilleure protection qui soit. Car personne ne pouvait critiquer qui elle était. Oh bien sûr, on pouvait faire des remarques sur comment elle se comportait. Mais une fois sur deux, cela concernait l’attitude qu’elle se construisait pour ne pas se faire remarquer. Au final, pas vraiment elle-même. Car oui, il fût un temps où la Serdaigle aimait plaire et se faire remarquer. Elle était extravertie, joyeuse. Bien sûr, après l’incident, cette partie d’elle-même qui avait confiance en elle s’était brisée. Pourtant, c’était comme si elle était encore là, palpitant sous sa poitrine, comme une bestiole en cage. Une petite bête suppliant Ruby de lâcher prise et de se laisser aller. Mais chaque fois, la jeune fille reprenait le dessus, et son cerveau se remettait en marche, l’interdisant de rire trop ou de raconter un de ses secrets. Et comme à chaque fois, elle se remettait à tout trier, frustrée au fond d’elle-même de jouer ce rôle de la demoiselle calme et autoritaire. Mais c’était plus fort qu’elle, il fallait qu’elle contrôle tout. Toujours tout savoir, classer, ordonner, comprendre. Et n’en faire qu’à sa tête, c’était prendre le risque de ne pas savoir ce qu’elle faisait ou ressentait. Le risque de ne pas comprendre. Et ça, il était hors de question qu’elle le prenne. C’était la seule chose qui pouvait blesser la jolie blonde. Lui faire remarquer qu’elle ne se laissait pas aller. Lui dire la vérité. Car comme chacun sait, il n’y a que la vérité qui blesse. Et celle-ci était plus que piquante et désagréable.

Lilian finit par faire demi-tour et sortit de la grande salle, sous le regard médusé de la plupart des élèves. Ils n’avaient rien manqué de la scène qui venait de se dérouler, grappillant chaque détail possible. Ruby resta debout quelques secondes de plus, et puis sans même se retourner vers ses amies, elle quitta la salle. Une fois dans le grand hall, elle soupira en s’appuyant contre un mur, levant les yeux aux ciels. Cette matinée avait déjà été désagréable, elle avait intérêt à mieux continuer. Premièrement, un arrêt aux toilettes s’imposait, ne serait-ce que pour se rafraichir un peu le visage et se remettre les idées en place. De plus, là-bas, personne ne viendrait lui parler de son aventure dans la grande salle. Car elle les voyait très bien, tous les élèves qui, ayant fini leurs petits déjeuner, commençaient à sortir de la grande salle et à regarder Ruby en murmurant des commérages. L’histoire allait sûrement faire le tour du château à la vitesse de la lumière, et la Serdaigle en était fatiguée d’avance. Elle n’aimait pas répondre aux questions, être fixée par les autres qui faisaient une foule de commentaires sur elle dans son dos. Avec un peu de malchance, qui sait si elle n’aurait pas droit à un petit bout d’article dans le Daily Poudlard… ! La jolie blonde secoua la tête et se frotta les yeux. Elle avait besoin de ne pas trop voir de monde pour la journée. Elle monta les marches quatre à quatre et traversa les couloirs jusqu’aux toilettes des filles. Elle espérait simplement ne pas tomber sur un groupe de fille qui avait assisté à la scène et était avide de détails sur le ressenti de Ruby face à LA sirène. Et encore moins sur une fille en train de pleurer qu’il aurait fallu consoler. Parce qu’honnêtement, la jeune fille voulait simplement être seule pour le reste de la journée. Elle pourrait même aller jouer au Quidditch pour se détendre un peu et s’entraîner ! Bonne idée. Heureuse d’avoir trouvé un programme agréable, Ruby poussa la porte des toilettes un grand sourire aux lèvres. Qui s’effaça lorsqu’une fois dedans, elle réalisa que ce n’était pas fini.


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Even Closer | Forever Young | So Cold | If Stars



« 'I feel things,' I said. 'I'm not a robot!' I stamped my foot and screamed. Then I burst into tears.
I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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Lilian Easter
Assistante à Sainte Mangouste



Féminin
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Localisation : Dans le lit avec Iron Man. Et tu es prié(e) de dégager, on n'aime pas les plans à 3. (A part si tu t'appelles Jack Sparrow, que tu as du rhum et de la pâte à crêpes...) Quoi? C'est quoi cet air choqué, vous êtes toujours puceau ou quoi? Question suivante !
Date d'inscription : 31/10/2007

Feuille de personnage
Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: Re: "White shirt." |PV|   Ven 10 Fév - 22:06

A peine avait-elle parlé, plantant là presque la jeune fille qui lui avait renversé sa boisson chaude dessus, Lilian tourna les talons, levant les yeux au ciel car dégoûtée de ne pas pouvoir déguster la montagne de pancakes qui l'attendait. Dégoûtée et pas moins énervée. Elle ne pouvait pas remonter dans sa chambre et donc passerait aux toilettes des filles du deuxième étage pour laver son débardeur comme les servantes du Moyen-Age. Mon Dieu ! Néanmoins, toujours classe et tellement sûre d'elle, la Sirène de Poudlard s'en alla de sa démarche souveraine, le menton presque haut, sans jamais cacher la tâche marron avec sa veste et sortit de la Grande Salle. Ceux qui auraient pu se moquer d'un autre élève à qui cette mésaventure aurait très bien pu arriver ravalaient leurs rires et leurs moqueries en s'étouffant presque avec quand Lilian passa devant eux et baissèrent la tête, honteux d'avoir imaginé qu'ils auraient pu railler LA Sirène de Poudlard.

Parce que c'était ainsi : on ne se moque pas de la princesse. On baisse la tête quand on a pu avoir des pensées impures qu'elle pourrait deviner aisément rien qu'en vous vrillant de ses magnifiques grands yeux bleus. Car même avec cette vilaine tache sur son T-Shirt blanc, Lilian restait la Sirène, celle qui faisait succomber tous les garçons de l'école et ce n'était pas cela qui allait l'arrêter. Les garçons seraient capables de s'ouvrir les veines pour lui créer un tapis rouge, se pressaient à ses pieds et acceptaient aisément de lui servir de repose-pieds une fois qu'elle s'asseyait sur son trône majestueux. Et quand certains ou plutôt certaines essayaient vers elle un regard dans lequel régnait une étincelle un peu trop satisfaite, la lionne les foudroyait sur place et elles baissaient à leur tour les yeux, désireuses de disparaître six pieds sous terre pour ne pas subir les foudres de la lionne rouge et or qui les y enverraient afin qu'elles broutent les pissenlits par la racine. On ne se moque pas de la princesse.

Ladite princesse qui marchait toujours fièrement vers les toilettes sans jamais perdre son assurance. Arrivée à destination elle ne trouva personne ce qui l'arrangea nettement. D'abord, elle fit face aux lavabos, un air renfrogné sur son visage angélique. Oui oui, elle allait devoir s'y coller et en mode à l'ancienne ! Certes elle aurait pu remonter dans son dortoir, enlever cette tâche d'un coup de baguette magique mais cela signifiait donc gravir les escaliers jusqu'à sa tour, subir les plaisanteries nullement drôles des escaliers, donner le mot de passer à la Grosse Dame, traverser la salle commune, encore monter les escaliers jusqu'à son dortoir, trouver sa baguette pour ensuite prononcer la formule qui ferait disparaître cette tâche et redescendre. Tout ça pour deux secondes passées dans son dortoir. Non merci ! Ok cela lui laisserait le temps de retourner dans la Grande Salle pour enfin manger ses pancakes mais Lilian était soudain victime d'une flemme aiguë donc préférait largement laver son débardeur blanc comme une Moldue de l'âge de pierre. Et puis ce n'est pas comme si c'était la première fois qu'elle le faisait. Sauf que là elle n'avait pas de lessive, juste un... Ah non finalement il n'y avait même pas de savon ! Dommage ! Pff, son marcel ne serait jamais propre sans savon ! Tant pis elle essaierait d'enlever le gros.

Bon, c'est parti ! D'abord elle ôta son énorme montre de son poignet puis enleva sa veste noire qu'elle posa sur un lavabo sec à côté d'elle. Elle fit couler de l'eau chaude, ferma le bouchon et retira son débardeur à moitié blanc à moitié marron. Elle enroula ses cheveux sur sa nuque afin que ses mèches ne la gêne pas et plongea sans hésitation son débardeur. Qui l'eut cru ? Lilian Easter en soutien-gorge, en satin blanc brodé de dentelle noire pour ceux que cela intéresserait, en train de nettoyer à la main son débardeur blanc. Chaussée sur des talons hauts elle ne donnait pas du tout l’air d’une bonne à tout faire, ni d’une servante ou d’une soubrette. La soubrette, elle avait déjà donné lors d’un bal masqué à Halloween et durant lequel elle avait fait l’incroyable rencontre du non moins célèbre Terrence von Demian. Et croyez-moi, elle avait eu du succès. Tout cela pour dire que cette vision devait être une de celles qui peuplaient les rêves secrets et passionnés des garçons. Ces rêves qu’ils ne racontaient à personne ou alors, au contraire, qu’ils racontaient à tous leurs amis dans le seul but de les faire enrager. Parce qu’au fond, tous étaient fiers quand ils rêvaient de Lilian car même si ce n’était que pendant une nuit et qu’il ne s’agissait que d’un songe, ils avaient le loisir durant tout ce rêve d’avoir la belle rien que pour eux. Si seulement ils pouvaient voir ce que leurs amis rêvaient également ; ils se rendraient alors compte qu’ils n’étaient pas seuls à rêver de la Sirène et que tous le faisaient.

Mais tous la voyaient d’une façon différente : certains dans sa baignoire, seulement habillée de mousse. Comme Dray Collins. Certains vêtue d’un mini short et d’une brassière en latex rouge et dorée pour une soirée. Comme Daniel Kelsey. Certains en marin sexy, en maillot de bain avec une coulée de chocolat sur tout son ventre plat, dans sa robe détrempée qui moulait son corps de manière ostentatoire. Comme Chuck Carlton fut un temps. En robe de princesse brillant de mille feux. Comme Scott Mc Beth. Certains dans leur lit, simplement recouverte d’un drap fin. Comme ses jolis cœurs américains. Certains dans une robe rouge passion en satin, sortant d’une limousine. Comme Ulrich Liechtenstein. Tous rêvaient qu’elle ne soit qu’à eux, rien qu’à eux. Ils voulaient qu’elle les manipule, les séduise, les rende fous, leur fasse perdre la tête et emporte avec elle le peu de raison qu’il leur restait. Ils voulaient tous rêver d’elle mais plus aussi, ils la voulaient. Mais ils aimaient également se prêter à son jeu incessant ; ils aimaient se laisser séduire par cette fille qui les séduisait d’un simple battement de cils avant qu’ils ne tombent fous de passion pour ses yeux magnifiques. Ses yeux étaient incroyables et personne n’en avait et n’en aurait jamais d’aussi beaux. Etonnamment grands, ils brillaient sans cesse d’une lueur malicieuse et tellement irrésistible, signe que la belle continuait de vivre et de jouer. Ces diamants bleus, ces turquoises, ces azurs, ces lapis-lazulis étaient les plus beaux de tous les temps et tous se précipitaient pour les admirer et tenter de les faire briller au creux de leurs mains. Sauf que c’était peine perdue puisqu’ils n’appartenaient qu’à la belle et qu’il était très difficile de les saisir. Mais une fois qu’ils brillaient pour une seule personne, ils resplendissaient, illuminaient son visage angélique.

Et voilà que la belle Lilian s’amusait à séduire son reflet dans le miroir des lavabos, s’amusant à se regarder et à esquisser diverses moues toutes plus charmeuses et adorables les unes que les autres. Aucun garçon qui viendrait à pénétrer dans les toilettes des filles ne pourrait y résister, si tant est qu’il ait pu résister à la vision de LA Sirène de Poudlard en soutien-gorge. Pour certains, c’en était trop pour leur pauvre cœur qui cessait de battre immédiatement. Cependant, cela ne dérangeait aucunement Lilian qui y prenait même un certain amusement même si les chances qu’un garçon entre dans ces toilettes soient presque neutres. Au pire, cela ferait rager les filles qui y viendraient en leur prouvant que la sublime n’avait pas froid aux yeux et qu’elle était décidemment vraiment parfaite ; physiquement parlant. Parce que pour certaines, il y avait toujours un fond de caractère à critiquer. Mais ok, Lilian admettait qu’elle avait tendance à s’énerver un peu trop un peu trop vite. Cependant, elle n’y pouvait rien : c’était son caractère bien trempé de Gryffondor qui s’exprimait et brûlait en elle et il lui était impossible de résister à ces effluves quand elles bouillaient dans ses veines. Tant pis car c’était cela qui faisait également parfaite.

Frottant le tissu en pliant son débardeur, Lilian continuait de nettoyer tout en s’amusant à se regarder dans le miroir - parce qu’elle avait bien du mal à détourner ses yeux de son reflet, habitude de danseuse qu’elle avait parfois un peu de mal à maîtriser et rebaissa la tête afin de voir comment avançait son retour dans le passé. Tenant le marcel blanc et détrempé devant son visage elle le brandit à la lumière qui filtrait au travers d’une fenêtre et jugea bon de continuer encore à frotter. C’était incroyable, elle avait presque l’impression de se transformer en Blanche-Neige de ses contes de fées que lui lisaient sa mère ou son père le soir avant de se coucher quand elle était encore enfant. Mais il lui manquait les sept nains et les animaux pour l’aider à faire le ménage. Et puis surtout, elle était beaucoup moins niaise et cruche que cette Blanche-Neige. Alors qu’elle replongeait son T-Shirt dans l’eau chaude, ses grands yeux croisèrent de nouveau leur reflet et c’est là qu’ils aperçurent une figure dorénavant connue. L’air séducteur disparut du visage parfait pour laisser place à une moue beaucoup plus mécontente, presque cassante. Son sourcil en circonflexe se haussa, traduisant l’incompréhension et à la fois la surprise qui habitèrent la Sirène.


- Encore toi ? Dit-elle en s’adressant au reflet sans prendre la peine de se retourner.

Décidemment elle n’allait pas la lâcher celle-là et sa journée continuerait à être gâchée. Evidemment quand Blanche-Neige est là, il faut que la Belle au Bois Dormant se la ramène ! Quelle idiote celle-là !

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "White shirt." |PV|   Ven 2 Mar - 23:12

Peut-être existait-il une potion provoquant la malchance durant une journée entière pour quiconque la buvait ? Si c’était le cas, il n’y avait qu’une seule option : on n’en avait glissé dans le thé matinal de Ruby sans qu’elle le réalise ! C’était une hypothèse plus crédible, et la Serdaigle songea qu’elle devrait surement filer à la bibliothèque pour y chercher un remède, voir aller voir le professeur Nakamura pour lui demander conseil. Peu importe si celle-ci l’accueillait mal, la jolie blonde se devait de trouver une solution. Surement les livres lui en fournissaient une, car après tout, ils lui donnaient toujours une. Elle n’était pas une Serdaigle pour rien, il fallait se l’avouer. Elle passait nombreuses heures de ses journées dans un coin au fond de la bibliothèque poussiéreuse de Poudlard, à entendre Madame Pince râler contre des élèves qui avaient fait tomber un ouvrage ou oser rire dans l’enceinte de sa « précieuse bibliothèque ». A l’entendre, c’était presque comme s’il s’était agi du paradis. D’une certaine matière, cela l’était, du moins pour Ruby. Et pourtant cette dernière n’avait jamais beaucoup aimé lire petite, ou du moins ce n’était son activité favorite. Après l’incident, elle avait encore moins approché ce qu’elle qualifiait de « vulgaire bout de papier » qui, et elle le comprit quelques années plus tard, l’apeurait. Elle ne voulait rien lire sur la réalité, sur les gens heureux ou pire, ceux malheureux. En fait, elle ne voulait rien entendre ou lire. Elle ne voulait pas comparer sa vie avec celle des autres, car elle savait ce qu’il en résultait à chaque fois : un sentiment amer de dégoût et de haine. C’était ce qui arrivait à chaque fois qu’elle se penchait sur son passé.

Lorsqu’elle avait grandi, mais surtout depuis son entrée à Poudlard, elle avait renouée le contact avec la littérature. Et son admission à Serdaigle confirmait qu’elle y était destinée. Les livres ici n’étaient pas des simples romans, ils pouvaient raconter ce qu’avant Ruby qualifiait de « conte » ou encore expliquer toute les nouvelles choses qui entouraient la jeune fille. Elle rassasiait sa nouvelle curiosité maladive grâce à tous les volumes qu’elle avait pu trouver coincés au fin fond de la bibliothèque. Elle en avait d’ailleurs une pile immense au pied de son lit et avait probablement remplie à elle seule un bon dixième du registre de location depuis son arrivée à l’école. Elle finissait même par savoir plus de chose que la plupart des élèves provenant de famille de sorciers, à sa grande fierté. Elle avait d’ailleurs irrité du surnom de dictionnaire voir parfois d’histoire de la magie ambulante. Elle était capable de ressortir un tas d’anecdotes sur le château que des septièmes années ne savaient même pas. Et cela rendait heureuse la Serdaigle d’être qualifiée par autre chose que son passé. Car avant son arrivée à Poudlard, on ne l’avait que traiter d’une manière différente, insupportable. La plupart des adultes lui parlaient comme si elle était sur son lit de mort, ce qui confortait la jeune fille dans son impression d’être une espèce d’enfant malade et différente du reste de la société. C’était comme si tout le monde cherchait à l’aider, à la sauver, comme si c’était une mission imposée par le seigneur lui-même. Cette pauvre jeune fille, rongée par une expérience si douloureuse, qu’il fallait aidée pour qu’elle remonte la pente et se batte ! Foutaise. Comme si la traiter comme un cobaye allait lui permette de se sentir normal à nouveau.

Habituée à être un cobaye, elle en était finalement devenue une elle-même. Elle ne connaissait plus ses limites, et ses parents n’étant plus là, personne ne pouvait lui en imposer. Des familles d’accueils, des docteurs, d’accord. Mais ils ne représentaient rien pour l’enfant, rien. Ce n’était que des têtes dans des blouses blanches, avec des sourires faux et une voix bien trop posée pour être naturel. Soit alors, elle était à soigner. Mais personne n’avait les antidotes. A elle de les trouver alors. Ruby était passée par différents stades plus ou moins violents. Elle avait enchainée les conneries, sans jamais penser aux conséquences, parce qu’elle avait vu pire de toute manière. L’anorexie, les crises de violences, de panique, d’angoisse. Lorsqu’elle avait huit ans, elle avait même commencé à se mordre l’avant des bras, pour s’amuser, pour voir si ça faisait « vraiment mal, aussi mal que m’avait fait Papa». Parfois, elle restait simplement dans un coin, blasée, à regarder le plafond sans un mot. La petite fille se convainquait que rien ne pouvait plus l’atteindre. Avec du recul, Ruby avait réalisé à quel point son attitude était ridicule. Elle ne s’en voulait pas réellement, mais il fallait être réaliste : elle ne s’aidait pas vraiment aidé dans la voie de la « guérison ». Mais comment est-on censé comprendre cela lorsqu’on a six ans et que l’on vient de perdre ses deux parents ? Et qui plus est, que c’est en partie de notre faute ? A chaque fois qu’elle y songeait, le ventre de la jolie blonde se nouait, et elle sentait un des vertiges la prendre. Alors elle changeait de chaine dans son cerveau, et retournait à ses livres, ou au présent. Mais actuellement, retourner à la réalité n’était pas de tout repos, et Ruby s’en souvint lorsqu’elle sentit les deux azurs de Lilian Easter se poser sur elle.

Il fallut quelques secondes pour que la troisième année réalise qu’elle était face à LA sirène en soutien-gorge, en train de laver ce qui semblait être son tee-shirt blanc. Elle était de dos à Ruby, mais son visage et buste se reflétait dans le miroir face à elle. La Gryffondor n’abordait pas le rictus le plus joyeux qui soit, bien au contraire, mais la blonde y fit à peine attention. Au fin fond d’elle, quelque chose avait explosé. Qu’est-ce qui avait mis le feu aux poudres ? N’osant à peine formuler son prénom, la Serdaigle sentit un étrange sentiment l’envahir. Lilian Easter. Lilian Easter lui faisait de l’effet. Ruby n’avait jamais remarqué à quel point celle-ci était… Hum, magnifique ? Non, le mot semblait trop faible. Aveuglée par la réputation qu’elle avait, la jeune fille avait toujours songé que la septième année était certes jolie, mais qu’il ne fallait pas pousser le délire trop loin, ce n’était qu’une fille après tout, pas une déesse. Mais après réflexion, Ruby n’avait jamais fait attention. Et si elle l’avait fait, elle n’aurait probablement pas pensé la même chose. Car en cet instant, la réalité la frappait de plein fouet : la brune était attirante. Bizarrement attirante. Perchée sur ses talons, son pantalon noir moulait ses jambes et ses fesses d’une manière que l’on pourrait qualifié de divine. Il semblait que ses jambes ne se finissaient jamais, et qu’elle était l’attente interminable vers le reste, un reste meilleur, plus beau, plus magnifique. Le paradis, probablement. Sans son tee-shirt, on voyait sa chute de rein, accentuée par le fait qu’elle était cambrée délicatement vers le lavabo, où barbotaient ses mains blanches afférées à laver son haut. Sa peau était claire et semblait douce, comme une pellicule de glace recouvrant un pétale de rose un matin d’hiver. Ses cheveux tombaient le long de sa colonne vertébrale, souples et brillants, comme des fils d’ors cuivrés. Ruby finit par fixer le miroir où son visage sans défaut affichait une expression hautaine et exaspérée.


-Encore toi ?

Sa voix qui avait tranchée dans le silence ambiant des toilettes provoqua une sorte de décharge en Ruby qui reprit ses esprits et éloigna vivement ses yeux de la Gryffondor. Elle était encore sous le choc de l’émotion qui l’avait prise lorsqu’elle avait posé son regard sur la sirène dans une situation où la plupart des garçons auraient déjà perdu conscience. Elle ne savait que répondre, sentant un malaise poindre en elle. Mais elle refusa de le montrer, et prenant son courage à deux mains, elle affronta le regard perçant de Lilian. Autant qu’elle se concentre sur son visage. Car Ruby n’avait jamais pensé réellement à étudier le corps d’une femme, d’une vraie, une sexy avec des formes qui faisaient rêver les hommes. Elle n’avait jamais vu cela comme ça. Juste comme un corps, identique au sien à quelques points près. Jamais comme une œuvre d’art comme l’était celui de Lilian. Et maintenant qu’elle le réalisait, elle avait presque honte. Mais lorsqu’elle parla, sa voix ne trembla pas. Elle afficha le plus conviction dont elle était capable dans la situation présente, et, agitant sa baguette dans la main, lança :
-Je peux te nettoyer ça si tu veux.

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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: "White shirt." |PV|   Jeu 8 Mar - 21:53

*


Non mais de quoi avait-elle l’air ? D’une vulgaire soubrette sans tenue de soubrette ! Parce que vous avez souvent vu des servantes nettoyer le linge en soutien-gorge ? Heureusement que cette potiche ne lui avait pas non renversé son chocolat sur son pantalon. Enfin, dans cette hypothèse, elle serait immédiatement remontée dans son dortoir pour se changer et n’aurait certainement pas ôté son pantalon quand bien même elle se trouvait dans les toilettes des filles. Imaginez la scène : Lilian Easter, à demi-nue, vêtue de soie et de dentelle, perchée sur des talons aiguilles. C’était un coup à créer une vague de suicide féminine et une véritable émeute du côté de la gent masculine. Les filles, trop dégoûtées d’une telle perfection, sauteraient du haut de la tour d’astronomie – tant mieux pour elle, ce serait cela de moins à faire et par conséquent, elle ne se salissait pas les mains. Ok : JOKE. Et les garçons, qui seraient arrivés au début par le plus grand des hasards devant les toilettes se masseraient devant l’entrée afin d’apercevoir une parcelle dénudée du corps de la plus belle fille de l’école. Heureusement qu’elle ne portait pas d’ensemble porte-jarretelles et bas ; c’était l’infarctus général assuré.

C’est là que la belle se félicita de ne pas être une soubrette parce qu’elle serait vraiment nulle : elle ne savait pas coudre donc le raccommodage de vêtement était à oublier, faire le ménage encore elle pourrait apprendre, mais le pire de tout : se faire draguer par le mari de la femme qui l’employait, au secours ! Enfin, tout est relatif : au secours dans le sens qu’elle devrait le faire dans le dos de ladite femme et au secours si le mari était moche. Non, pas au secours s’il était beau et sexy à outrance. Mais au secours encore si elle tombait enceinte du mari. Parce que là, c’était quasiment obligé qu’elle serait virée sauf si elle parvenait à faire croire que le père était l’un des autres employés, genre le cocher. Hypothèse qui ne marchait pas si elle était la seule et unique employée de la maison. Sauf si le mari divorçait d’avec sa femme pour elle, là elle y trouverait un sérieux avantage. Encore mieux s’il récupérait la maison. Enfin, tout cela aurait pu être possible dans une vie antérieure de la jeune fille qui aurait vécu dans les années 1850 et ne serait pas née dans une riche famille. Tout le contraire de sa vie actuelle. Non aujourd’hui elle était l’héritière d’une ancienne et des plus riches familles américaines, elle était belle et était sûrement la seule fille capable d’enlever son débardeur et de se retrouver en soutien-gorge dans les toilettes des filles sans jamais se séparer de son assurance naturelle et de sa classe innée.

Alors là je vous rassure tout de suite : Lilian n’était pas du tout en train de se lancer des fleurs, il n’était nullement question de tâche sur le pantalon et encore d’ensemble porte-jarretelles. Donc les garçons, vous ravalez votre salive et l’idée de faire un détour par les toilettes des filles ne vous effleure même pas l’esprit. Bon, en tout cas, voilà dans quelle tenue elle se trouvait : en soutien-gorge et en pantalon dans les toilettes des filles en train de nettoyer un tache sur son débardeur blanc. Si on lui avait dit que cela lui arriverait un jour la jeune fille aurait éclaté de son rire cristallin. Non mais attendez : Lilian Easter faire la lessive à la main ! C’était comme imaginer Lilian Easter faire la cuisine sans baguette magique. Sa pauvre mère se désespérait quand elle voyait que sa fille manquait de faire exploser les plaques électriques en faisant simplement bouillir des pâtes dans une casserole. La seule chose pour laquelle elle s’en sortait était la pâtisserie ; les gâteaux de l’héritière Schoonmaker étaient généralement délicieux et ravissaient les papilles de quiconque y goûtait. Cependant, ici, il n’était nullement question de cuisine et de pâtisserie mais d’eau chaude et de T-Shirt blanc.

Et de cette foutue tâche qui refusait de partir. A cause de cette fichue blonde qui lui avait renversé son chocolat dessus ! Pfff, comme quoi les blagues peu flatteuses sur les blondes étaient parfois vraiment fondées ! D’ailleurs, quand on parle du loup : voici la jeune blonde plantée dans l’entrée des toilettes. Elle fixait Lilian d’un regard perdu, comme hypnotisé par elle ne savait quoi. Elle aurait été un garçon, la Sirène aurait parfaitement compris ce regard mais là, elle avouait être totalement perdue. Allons bon c’était la première fois qu’elle voyait une fille en soutien-gorge ? D’ailleurs, tant qu’on en parle, dès qu’elle était seule, la belle rouge et or se plaisait à parader dans sa chambre, dans sa maison et surtout dans sa villa américaine en simples sous-vêtements, elle trouvait cela tellement confortable. Et puis ce ne sont pas ses jolis cœurs qui allaient s’en plaindre ; plus ils pouvaient en voir plus ils étaient contents. Enfin ici c’était complètement différent !

Lilian ne savait pas comment interpréter cette fixation ni comment y réagir. Alors quoi ? Elle faisait une fixation sur son soutien-gorge ? Ou elle… Oh ! Est-ce que la jeune fille était de ce genre de personnes indifférentes aux hommes et à leur testostérone, qui n’essayaient pas de compter les abdominaux des plus beaux spécimens, qui ne tentaient pas de les séduire en battant des cils ou en marchant devant eux en chaloupant les hanches, qui rigolaient niaisement à leur blague pas drôle et qui criaient leur nom tellement fort que le seul qui pourrait les entendre s’appelait en réalité Batman tellement cela relevait des ultrasons. Ce genre de filles qui ne s’intéressaient pas aux garçons mais à leurs semblables. Ce genre de filles qui ne jalousaient pas la Sirène de Poudlard mais qui, au même titre que les garçons, étaient séduites et charmées par elle. Ce genre de filles qui appréciaient tout autant que les jeunes hommes les mini jupes de la jeune fille qui révélaient ses longues jambes fuselées et fines, qui caressaient du regard la belle quand elle remettait une mèche de soie derrière son oreille d’une main négligente mais néanmoins experte, qui s’extasiaient quand elles pouvaient entendre le rire cristallin résonner de sa gorge, le tintement des clochettes d’argent à leur oreille étant une véritable mélodie divine. Ce genre de filles qui étaient considérées comme différentes à cause de cette inclination et qui bien souvent avaient la vie dure face aux préjugés et au comportement des autres. Et la jeune fille paraissait donc en faire partie. Ou alors elle faisait une fixation sur le soutien-gorge de la Sirène et voulait en connaître la marque.

Cependant, sans le savoir et bien contre son gré, elle tendait à alimenter l’égo déjà bien trop surdimensionné de Lilian qui constatait avec plaisir qu’elle plaisait à la fois aux garçons et aux filles. En même temps, sublime comme elle était, le contraire eut été étonnant. Enfin toujours est-il que les deux diamants bleus, surpris dans leur tranquillité, ne cessaient de fixer la jeune fille blonde perdue en admiration devant la peau de lys et la cambrure du dos de la rouge et or. Bien que cela lui plaise quelque peu, la belle ne tenait pas à le montrer – pas tout de suite – et masquait son plaisir derrière la surprise et le mécontentement.


- Je peux te nettoyer ça si tu veux.

Enfin elle osait prononcer un mot et s’adressait à la reine de ce château ! Il était temps, Lilian était lasse d’attendre et il ne fallait pas compter sur elle pour s’excuser en premier, elle était encore bien trop remontée contre la blonde, sans parler du lavage à la main forcé de son débardeur. Encore étonnée par la venue de la responsable de sa venue ici, elle pencha légèrement la tête sur le côté afin d’appuyer sa surprise puis elle détourna le regard du miroir et feint de reprendre son activité de nettoyage. Feinte qui dura à peine quelques secondes car sa voix cristalline rompit rapidement le silence qui s’était installé.

- Tu serais capable de faire une chose correctement aujourd’hui ? Demanda-t-elle sans relever les yeux et toujours légèrement penchée vers le lavabo blanc.

Finalement, elle se retourna vers la blonde, lâchant d’une main son débardeur blanc et en s’appuyant légèrement sur le lavabo, d’une façon un peu trop suggestive et séductrice peut-être. Attendez, la jeune fille était en présence de LA Sirène de Poudlard et même si elles étaient du même sexe, elle ne devait pas s’attendre à un traitement de faveur ! Elle semblait fascinée par elle, elle la traiterait comme tous les autres représentants de la gent masculine. Il n’y avait pas de raison. La séduction guidait et animait chacun de ses faits et gestes, ce n’était pas vraiment elle qui décidait, c’était son essence qui décidait pour elle. Néanmoins, elle se garda bien de dévoiler son légendaire sourire séducteur, bien qu’il lui démange ses lèvres tendres.


- Mais si tu y tiens tant, je ne vais pas t’en empêcher.

Lilian avait parlé calmement, peut-être une pointe d’ironie dans sa voix de velours. Sur ces dires, elle se redressa et majestueusement elle s’approcha de la jeune fille de sa démarche chaloupée et gracieuse. A quelques pas d’elle, elle s’arrêta, relevant légèrement le menton en toute Sirène de Poudlard qu’elle était et de sa main qui le tenait, tendit le débardeur blanc vers la jeune blonde.

- Tiens. Lança-t-elle sans masquer son air satisfait sur ses traits angéliques.

Lilian savait qu’elle malmenait peut-être un peu trop la jeune blonde et son cœur d’adolescente, mais le jeu faisait partie d’elle de même que la séduction. Et peu importe qu’il s’agisse d’un garçon ou d’une fille, la seule chose qui comptait était qu’elle ressorte ravie de s’être amusée.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "White shirt." |PV|   Sam 10 Mar - 17:17

Ruby se mordait l’intérieur de la joue sans même le réaliser. Elle pria pour que son trouble intérieur ne s’affiche pas trop sur son visage de poupée. Elle refusait que LA sirène, qui n’avait pas besoin de ça pour booster son estime personnelle, réalise à quel point elle… Elle quoi, au juste ? Impossible de mettre des mots dessus. Simplement, la Serdaigle le savait, elle n’avait jamais vu telle perfection. Elle avait envie de toucher sa peau délicate, ses cheveux souples et brillants. Simplement pour savoir ce que cela faisait, d’effleurer du bout des doigts une telle créature. Est-ce que c’était différent que de toucher, d’enlacer une de ses amies ? Aucune des autres filles ne lui avaient provoqué une telle boule dans l’estomac. Pourquoi elle, elle avec son regard perçant et hautain ? Qu’avait-elle de plus que n’importe qui ? Ce n’était qu’une élève, certes magnifique, mais son égo semblait surdimensionné. Elle devait être ce genre de pimpêche capricieuse, probablement gosse de riche qui avait toujours eut tout ce qu’elle voulait. Prétentieuse, hautaine et froide. Qui s’amuse avec chaque garçon qui se trouve sur son passage, simplement car elle sait qu’elle plait. Une fille qui pique les mecs de ses copines le temps d’une soirée et, d’une pierre deux coups, brise le cœur de la fille et les rêves du garçon. Etait-elle-même capable de douter d’elle-même, de se remettre en cause ? D’avoir peur de l’échec, d’être mal dans sa peau ? La Serdaigle en doutait.

Ruby s’était toujours persuadée qu’un physique ne faisait pas tout. Et pourtant, Lilian Easter était actuellement le contre-exemple parfait. Bien qu’elle ne la connaissait pas, la jeune fille devinait que la septième année n’était pas la personne la plus agréable du château, du moins au premier abord. Pourtant, elle bouleversait la troisième année. Mais jusqu’où avait-elle touché la jeune fille ? Peut-être pas si loin que celle-ci le pensait. La jolie blonde n’avait pas envie d’embrasser LA sirène, de parcourir passionnément les moindres parcelles de son corps… Mais la sensation qu’elle ressentait actuellement dans son cœur était trop nouvelle, et tellement étonnante que Ruby en restait presque paralysée. Il y avait simplement quelque chose de splendide chez la Gryffondor. Peut-être était-ce cette espèce de classe innommable, ses yeux de la couleur de l’azur, sa bouche rose et parfaitement dessinée ? Ou son corps de gazelle dont chaque trait semblait avoir été sculpté par la perfection elle-même ? Ruby n’en savait rien, et c’était ce qui la dérangeait le plus. Elle détestait par-dessus tout ne pas comprendre, ni ne pouvoir analyser scientifiquement chaque détail. Elle haïssait ressentir plutôt que réfléchir. Ces moments où son cœur et son corps parlaient à sa place effrayait la bleu et bronze. Elle avait peur de ne pas pouvoir contrôler ce qui se passait autour d’elle. Et c’était exactement ce qui était en train d’arriver. Lilian Easter était maitresse du jeu, et semblait quant à elle, s’amuser comme une petite folle de la situation bien qu’elle garde une expression calme sur son visage angélique. Avait-elle vu le trouble de son interlocutrice ? La Serdaigle tenta de l’enfouir, affichant une expression légèrement perdue sur son visage.


- Tu serais capable de faire une chose correctement aujourd’hui ?

Sa voix avait transpercée le silence des toilettes. Lilian n’avait pas relevé la tête, comme pour montrer que oui, elle n’en avait rien à faire de Ruby. Et que oui, pas question qu’elle soit agréable ou compréhensive. Oh, on parle de LA sirène là quand même. Faire quelque chose correctement ? Voyons voir… Cela n’allait pas être très facile vu l’état de la jeune fille. Mais heureusement, celle-ci avait toujours été douée en sortilège, peu importe son état mentale ou physique. C’était une Serdaigle, après tout. Mais cette expression même, faire quelque chose bien, n’avait jamais vraiment plus à Ruby. Pourquoi ? Tout simplement car cela ne lui correspondait pas vraiment. Avant Poudlard, partout où allait, elle brisait tout ce qu’elle touchait. Intentionnellement en général. Mais combien de fois avait-elle décidée de s’améliorer, ou de faire quelque chose de « bien », et que cela c’était soldé par un échec ? Elle blessait les autres, parfois au sens premier du terme. Le juge l’avait même envoyé chez un psychiatre, de peur que la jeune fille soit atteinte d’un syndrome d’Asperger voir de l’autisme. Mais c’était un résultat négatif. Ruby se souvenait avoir pleuré en cachette après la nouvelle. Elle voulait simplement avoir une raison, médicalement parlant, de sa différence. Tout comme aujourd’hui, elle cherchait son arrêt à vouloir comprendre. Mais sa propre personne était la plus grande énigme, impossible à résoudre. Et cela la rongeait. Et la petite fille se repliait encore plus derrière son agressivité. Un cas perdu pour certain, pour d’autre une enfant qu’il fallait sauver. Ah, comme ses familles d’accueils se sentaient fières au début ! Elles allaient aider une personne qui en avait besoin, une pauvre fillette que la vie avait tourmentée et déchirée ! Mais les parents désenchantaient très vite. Au point de demander que Ruby change de famille, car elle n’était plus « gérable ». C’était le mot qu’avait employé Madame Kensington dans un sanglot étouffé, alors qu’elle téléphonait au juge.

-Laisse tomber.

Ruby avait grommelé, prête à tourner les talons. Mais à ce moment-là, Lilian décida enfin à se retourner et à faire face à la troisième année. Elle la dominait d’ailleurs de toute sa hauteur, et la bleu et bronze se sentait toute petite sous le regard perçant de la Gryffondor. Celle-ci lâcha le débardeur qu’elle était en train de laver et s’appuya sur le lavabo dans une position assez suggestive. Pourquoi faisait-elle ça ?! Peut-être se comportait-elle ainsi avec tout le monde, ou avait-elle remarquée l’expression légèrement troublée de la blonde ? Surement les deux. Sans le réaliser, la jeune fille s’enfonça les ongles dans l’avant-bras. La rouge et or fixa la jeune fille avec une expression mutine, ses lèvres partagées entre sourire et exaspération. Elle s’amusait. Elle s’amusait ! Ruby manqua de lever les yeux au ciel, mais se contenta de rester plantée là, à regarder LA sirène en plein jeu de séduction. Pas question de céder, pas question de montrer une once d’émotion. Tant bien que mal, la Serdaigle réussit à installer sur son visage une expression blasée et désintéressée. Elle avait toujours été douée pour cacher ce qu’elle ressentait et aujourd’hui ne serait pas une exception.

- Mais si tu y tiens tant, je ne vais pas t’en empêcher.

Et maintenant c’était à Lilian de jouer la désintéressée. Soyons réalistes, le fait que Ruby lui propose son aide devait surement l’arranger. Plus que cela, ne pas l’étonner. Tout le monde devait être à son service dans son entourage, cherchant à satisfaire ses milles désirs. Lentement, LA sirène s’avança vers Ruby, de sa démarche majestueuse et gracieuse. Elle se planta face à la jeune fille, et la dévisagea d’un air satisfait. Elle tendit le tee-shirt mouillé, un rictus angélique sur son doux visage. Elle devait être aux anges. Ou peut-être en était-elle un ? Cela n’aurait pas étonné la Serdaigle qui saisit vaillamment le tee-shirt, se remémorant les sorts nécessaires. La réussite de ces derniers aurait probablement une influence sur sa santé physique, car elle n’osait imaginer rendre à Lilian un bout de tissu brûlé. Donc sauf si elle tenait à mourir, Ruby avait intérêt à se concentrer. Elle tenta de ne pas penser au regard flamboyant de la Gryffondor sur elle, et d’une voix affirmée, elle prononça trois incantations rapidement en agitant sa baguette. Elle respira un grand coup et regarda le tee-shirt dans sa main : intacte. Propre. Et sec. Prêt à être mis. Elle eut un soupir de soulagement non caché et le tendit à Lilian.

-Voilà.

Elle plongea ses pupilles azurs dans celle de LA sirène, lui prouvant que, malgré tout, cette dernière ne l’impressionnait pas. Ce n’était qu’un masque, certes. Mais les artifices de Ruby marchaient bien, en général.

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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: "White shirt." |PV|   Mer 11 Avr - 19:22


Lilian savait ce que la jeune fille pensait d’elle. Selon elle, la Sirène n’était qu’une croqueuse et manipulatrice d’hommes, qui n’en avait strictement rien à faire d’eux et se contrefichait de leurs sentiments. Tout ce qui comptait pour elle au final, c’était qu’ils se traînent à ses pieds, qu’ils se jettent à genoux devant elle avec cet air implorant sur le visage pour qu’elle daigne leur adresser un regard voire un sourire, qu’elle daigne les aimer pendant ne serait-ce qu’une heure. La jeune fille pensait que Lilian était une de ces filles hautaine, prétentieuse et peste à outrance, qui envoyait balader la première fille au physique moins parfait que le sien. Celle qui vous regarde de haut quand vous passiez sous ses yeux, un air presque dégoûté mais surtout dédaigneux sur son doux visage. Ce genre de filles qui se servait trop de leur beauté pour arriver à leurs fins et qui se foutaient des moyens qu’elles devraient employer. Ce genre de filles, héritières d’une très riche famille qui connaissaient pertinemment le statut que procurait l’argent et qui, à la suite d’un énième caprice, obtenait tout ce qu’elles voulaient. Ce genre de filles qui roulaient sur l’or, portaient des vêtements aux prix exorbitants, insolents et indécents. Ce genre de filles qui avaient tout pour plaire. Ce genre de filles qui avaient ce qu’elles voulaient en un claquement de doigts et qui elles voulaient en un battement de cils. Ce genre de filles qui vous détestaient sans aucune raison, simplement parce que vous n’étiez pas aussi belles qu’elles, parce que vous étiez trop coincée, trop intelligente, trop naïve, trop innocente, trop petite, trop grande, trop grosse, trop maigre, trop normale, trop mystérieuse, trop différente d’elles qui se faisaient un malin et malsain plaisir à vous le faire remarquer. Ce genre de filles qui évoluaient en bande. Ce genre de filles qui régnaient sans conteste sur leur royaume et qui mettait hors d’état de nuire quiconque commettait un seul travers, comme par exemple en sortant avec un des garçons tombés sous son charme.

Ce genre de filles que n’était pas Lilian. Ce genre de filles avec qui elle était bien souvent confondue. Quelle horrible choses ces préjugés. Parce qu’elle était belle, riche, parfaite pour certains, elle était forcément hautaine, méprisante et infernale. Alors qu’elle était tout le contraire. Certes, tous se fondaient sur son comportement mais à vrai dire, elle s’en fichait royalement. Que les filles l’envient, que les filles détestent peu lui importaient car, par cette jalousie ou cette admiration, elles continuaient néanmoins à parler d’elle et contribuaient à entretenir le mythe qui entourait Lilian. Mais il est vrai que la jeune fille se plaisait à les regarder, surtout celles qui se disaient la détester soit parce qu’elle était trop belle, soit parce qu’elle était toujours accompagnée d’un nouveau spécimen de la gent masculine qu’elles convoitaient, soit parce qu’elle portait chaque jour une nouvelle tenue que seule elle pouvait porter et aussi parce qu’au final, elles la trouvaient trop parfaite, trop belle, trop sûre d’elle, trop gentille, trop tout. Ces filles avaient presque peur lorsqu’elles entendaient les talons de LA Sirène de Poudlard claquer sur le sol de pierres car elles craignaient qu’elle ne s’attaque au garçon qui depuis plusieurs mois les intéressaient alors que la belle, n’en ferait qu’une bouchée en quelques minutes seulement. Quand bien même cela lui prendrait une minute tout au plus car ce garçon la connaîtrait pour en avoir entendu parler de par les plus anciens et ses amis et parce qu’il serait immédiatement tombé sous son charme, à la seconde même où il l’aurait vu marcher dans les couloirs.

Evidemment, la jeune fille ne lutta pas contre les préjugés qui lui collaient parfois à la peau en répondant sèchement à la jeune fille. Bien qu’elle ne soit aucunement ce genre filles qui pestaient, elle endossait ce rôle à cause de l’agacement qui l’habitait depuis son réveil. D’ailleurs, la jeune fille faillit s’en aller devant cette arrogance mais c’était bien sûr sans compter sur le fait qu’elle avait affaire à LA Sirène de Poudlard et il n’y avait qu’elle pour décider qui partait et quand. De toute façon, la jeune blonde ne fit aucun geste quand elle vit la sublime sirène s’avancer vers elle, de sa démarche séductrice et tellement provocante. D’ailleurs, les grands yeux bleus parvenaient à déceler le combat intérieur auquel semblait se livre la jeune fille : elle essayait de ne pas céder, il était hors question pour elle de satisfaire l’égo surdimensionné de la sublime sirène Lilian mais c’était bien plus facile à dire qu’à faire. Et Lilian, consciente qu’elle malmenait certainement bien trop la jeune fille, semblait ravie et continuait son petit jeu, comme s’il eut s’agit d’un garçon.

Parce qu’il était évident que la jeune fille en face d’elle croirait qu’une fois le T-Shirt lavé et séché, Lilian s’en ficherait royalement d’elle, s’en irait majestueuse en la laissant seule dans les toilettes, comme si rien ne s’était passé. Ce qui était totalement faux. Lilian n’était pas comme cela : certes elle jouait avec le cœur des hommes mais jamais dans un mauvais but, toujours parce qu’elle aimait voir les garçons baisser les yeux devant les siens, se mordre la lèvre quand elle replaçait une mèche filamenteuse derrière son oreille. Elle aimait les voir tout faire pour qu’elle tombe amoureuse d’eux ou daigne leur accorder un simple et ravissant sourire. Elle adorait les voir bredouiller, perdre et chercher leurs mots quand sa voix cristalline les interpellait, elle adorait rire en renversant sa tête à leurs histoires et par la suite leur décocher un radieux sourire qui rigolait encore. Elle se plaisait à les voir se châtier intérieurement pour avoir eu des pensées impures à son égard. Parce qu’elle était ainsi : elle les hypnotisait, les envoûtait, les fascinaient et peuplait leurs rêves et pensées, les plus secrets et plus fous.

Mais jamais elle ne les oubliait : chaque jour elle revoyait des jolis cœurs qu’elle avait charmés et dont la photo ornait son légendaire tableau de chasse. Chaque jour elle partageait un repas, un cours ou une soirée avec l’un d’entre eux ou un groupe. Et il était clair que la fille en face d’elle ne ferait pas exception : non jamais elle ne l’oublierait car, malgré elle, elle boostait l’égo de sirène de la jeune fille et rien que pour cela, elle méritait de rester gravée dans sa mémoire. Une chose était sûre : elle tiendrait une place toute particulière.


-Voilà.

La jeune fille tendit à la belle son débardeur blanc, de nouveau immaculé et complètement sec. Par politesse, Lilian le récupéra vite, contente du travail effectué et parce que les océans paradisiaques voyaient bien à quel point cela coûtait à la jeune fille de rendre un service à cet ange tombé sur terre : la moindre erreur pourrait être comprise comme un affront auquel elle aurait à répondre personnellement devant la souveraine absolue.

- Merci. Evidemment, en toute séductrice née qu’elle était, elle lui adressa un sincère sourire qui fut très certainement charmeur.

Sur cette politesse, la belle tourna les talons et retourna près des lavabos, sans pour autant enfiler son débardeur. Non, la Sirène en elle voulait prolonger un peu le supplice de la jeune fille qui ne pourrait résister une nouvelle fois à admirer son corps de rêve. Une fois postée devant le lavabo encore rempli d’eau chaude, Lilian enfila son haut blanc tout en se regardant dans la glace, feignant l’ignorance quant à la jeune fille. D’une main experte, elle remit sa chevelure d’ange en place en les serrant sur sa nuque puis en les secouant avant de les relâcher afin qu’ils tombent délicatement sur ses épaules.

- Tu sais, je suis désolée de t’avoir crié dessus tout à l’heure mais pour ma défense, j’ai eu un réveil difficile.

Là, un sourire en coin malicieux étira le coin de ses lèvres tandis qu’elle relevait ses magnifiques yeux vers le miroir. Devant le visage ébahi de la jeune fille, elle se retourna et lui décocha un clin d’œil, aussi irrésistible que malicieuse. Parce que s’il s’agissait certes d’un jeu dont elle seule détenait les rennes et durant lequel elle allait certainement malmener quelque peu la jeune fille, jamais elle n’agirait sur un mauvais fond et exaucerait très certainement les prières de cette dernière. Parce qu’au fond, elle avait beau être Sirène, les anges qui l’avaient créée l’avaient épargnée de ce caractère de veuve noire.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "White shirt." |PV|   Dim 29 Avr - 16:30

Au moins, ça allait être une anecdote intéressante à raconter ça ! Comment la pauvre petite Ruby avait sauvé le débardeur de Lilian Easter après lui avoir saccagé à coup de chocolat chaud. Sur le papier, ça n’avait pas l’air aussi horrible que ça l’avait été. Parce qu’avec ses yeux de chat, la Gryffondor aurait pu réduire en bouillie la quatrième année sans aucun scrupule. Mais bon, cette supériorité affichée était surement une part du mythe de LA sirène qu’il ne fallait surtout pas brisé ! Comment était-elle arrivée à cette réputation ? C’était une bonne question que la curiosité maladive de Ruby rêvait de connaitre la réponse. Son physique devait arriver en première position bien évidemment. Son corps de rêve, sa démarche, son sourire… Chaque élément était un morceau d’un Tout. D’un package. Celui de Lilian Easter et sa magnificence qui donnait des envies de meurtres à la moitié de la planète, et à l’autre une vague d’hormone. Ruby se situait sûrement dans les deux : la beauté de la septième année crevait les yeux. Sur dix personnes, 9 la trouve magnifique et la dixième ment. En deuxième position, son attitude de séductrice affichée et ses conquêtes dont plus de la moitié des ragots de ce château étaient à propos. C’est vrai qu’avec une dégaine pareille, autant en profiter non ? Elle plaisait et le rendait bien. Et malgré tout ce qu’on pouvait dire, les filles à scandales étaient celle qui plaisait le plus. Et la rumeur sur sa coucherie dans la tour d’astronomie avec Chuck Carlton était peut-être bien justifiée. Mais ça, Ruby n’allait sûrement pas lui demandé. En troisième position… Bonne question. Sûrement son caractère. Derrière son attitude de princesse, il y avait peut-être du bon ? Les qualités des Gryffondors étaient généralement appréciés : courageux, loyal… Bref, ce n’était pas des élèves désagréables. Et Lilian Easter avait des amies, des vrais. Pas simplement des groupies derrière elle. Bien qu’elle en avait deux ou trois de temps en temps. Mais vouloir plaire à la demoiselle devait être un sport extrême !

Mais il faut croire qu’il y avait des avantages à être dans son cercle social. La popularité probablement ? Une chose échappait à Ruby cependant. Trainer un truc comme ça, une… Merveille, enfin ce que vous vous voulez, c’était devenir une minuscule poussière à ses côtés. Parce qu’on n’allait pas se mentir, à côté d’elle, beaucoup faisait pâle figure. Si on grattait un peu, il y avait sûrement des filles de son âge plus agréable et donc avec plus de charme qui finissait par plaire aux garçons autant que Lilian. Mais en surface, sans chercher plus loin, LA Sirène les éclatait toute. Par son sourire, son corps et son attitude envers les mecs. Et eux, comme de vieux ados en manque de fille, ils bavaient littéralement sur son passage. Et les filles derrière elle, c’était fini pour elles. Personne n’y prêtait vraiment attention. Ou, bien évidemment, il y avait un effet « Bande ». Genre LE groupe des jolies filles de septième année. Mais là encore, il y avait la Queen de la bande. Et je vous le mets dans le mille, c’était toujours la demoiselle Easter aux yeux des autres. Peut-être qu’à l’intérieur ce n’était pas le cas. Peut-être qu’elle était plus douce, moins autoritaire. Mais Ruby en doutais. Elle me semblait impitoyable, et joueuse. D’ailleurs, c’était sûrement ça qui faisait toute la différence. Avec ses amies, elle ne devait pas toujours être à l’affut d’un regard admirateur. Sauf que la Serdaigle savait qu’elle, c’était une cible de plus pour LA Sirène. Garçon ou fille, peu lui importait. Et elle avait déjà dû voir le regard surpris et émerveillé de la jolie blonde face à l’impressionnante perfection de Lilian. Et elle était prête à jouer, toute griffe dehors.


-Merci.


Et voilà, un nouveau sourire charmeur. Et quelques pas vers le lavabo, toujours en soutien-gorge. La première idée de Ruby fût la tête que ferait les garçons de son niveau, enfin TOUT les garçons de Poudlard, si elle racontait à quelle vision elle avait eu droit. Celle de Jay peut-être, si elle avait l’occasion de le croiser et de lui raconter –mais depuis leur dernière aventure à la fête foraine, tous deux ne se voyaient que rarement- pour voir la tête qu’il tirerait. Du reste, elle n’avait pas vraiment d’amis du sexe masculin. Mais l’annonce de son expérience quelque peu déshabillé avec Lilian Easter allait peut-être la rapprocher de certains, pensa-t-elle avec un rire jaune. C’était vrai d’une certaine manière, quel garçon n’aurait pas souhaité voir la jeune femme ainsi ? Ruby avait donc comme devoir de profiter de cette chance inouïe pour pouvoir fournir les meilleurs détails possibles à sa future audience de garçon prêt à mourir pour entendre l’histoire. C’était une excuse, elle le savait très bien. Mais elle se devait d’avoir une raison de regarder Lilian ainsi, elle le devait ! L’idée même d’être attirée par cette dernière était extrêmement… Bizarre. C’était de la curiosité bien entendu, mais elle était toute nouvelle pour Ruby. D’un côté, c’était bien la première fois qu’elle avait à faire à une fille aussi jolie en soutien-gorge –sans rancune Prudence. Elle regarda LA Sirène remettre son débardeur avec une certaine déception. C’était la fin du spectacle, un spectacle bien particulier auquel elle n’était pas prête de reassister. Elle la vit également remettre une mèche derrière son oreille et se recoiffer, agitant ses cheveux châtains délicatement pour qu’ils retombent parfaitement dans son dos. Chaque mouvement semblait calculé pour être parfait, tout en paraissant très naturel. C’était quoi son secret, à Lilian ? Ruby aurait bien voulu elle aussi pouvoir avoir l’air si séduisante dans n’importe quelle situation. Bien qu’elle était consciente de ne pas être des plus laides du château, heureusement.

- Tu sais, je suis désolée de t’avoir crié dessus tout à l’heure mais pour ma défense, j’ai eu un réveil difficile.

Sa voix me sortit quelque peu brusquement de mes pensées et je lâchai des yeux sa nuque. Je vis les yeux de Lilian se poser sur moi à travers le reflet du miroir. Bien, avec un sourire, elle se retourna et m’envoya un clin d’œil malicieux qui me mit légèrement mal à l’aise. Parce que ce n’était pas un signe sympathique ou amusée, ce n’était que de la séduction à l’état brut. Il n’y avait que ça avec Lilian, et je ne pouvais de toute évidence pas rivaliser avec un tel truc. Moi, du haut de ma quatrième année, de mon sourire un peu timide et de mes cheveux qui ne voulaient jamais se coiffer, je n’avais aucune chance. De lui faire de l’effet, de rivaliser avec elle, de l’intimider. Bref je ne pouvais vraiment pas faire grand-chose, à part rester là debout comme un piquet et tenter d’avoir l’air… Forte. Plus forte que je ne l’étais actuellement, prise au piège dans le jeu de LA Sirène.

-Désolé pour le chocolat chaud aussi. Tes cris étaient totalement justifiés. Répondis-je avec un petit sourire. Je ne savais pas trop quoi dire, quoi faire. Mais je devais reprendre les devants et montrer que je savais jouer aussi. J’avais toujours su retourner les situations à mon avantage. Jouer, mentir. Comme une seconde nature chez moi. Si j’avais peur des conséquences ? Pas le temps d’y penser. D’une voix amusée, je commentais la fin de sa phrase. Réveil difficile ? Le garçon de hier soir s’est révélé être déplaisant ? J’eus un petit sourire, pour lui montrer que je ne lui adressais en rien une critique. Si j’avais cette tête tous les matins dans le miroir, le réveil ne serait jamais difficile. Concluais-je avec un petit sourire sincère.


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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: "White shirt." |PV|   Jeu 2 Aoû - 12:23


Le fait de voir la jeune fille comme abasourdie devant elle, Lilian Easter, était une très mauvaise chose pour son égo. En effet, quiconque connaît un minimum Lilian sait que la modestie ne fait certainement pas partie de son vocabulaire mais ce n’était pas faute d’essayer pourtant. Mais non, Lilian n’y arrivait pas et elle n’était pas la seule : Hadrian non plus n’était pas en reste. La modestie n’était réellement par leur point de caractère le plus célèbre, leur égo un peu surdimensionné si par contre. Mais parce qu’au final, ils restaient tous deux si agréables quand on prenait le temps de les connaître avec Hadrian capable de vous faire rire pour un rien et Lilian qui vous charmait de ses sourires et vous faisait rire également, on oubliait cela et on leur pardonnait. On acceptait ce « défaut » qui pour certains n’en était pas un vu qu’à leurs yeux, les enfants Easter-Schoonmaker étaient de parfaites œuvres d’art et qu’aucun défaut ne venait ternir ces visages d’ange. Cependant, il est clair que pour les personnes jalouses d’elles, et surtout de Lilian, cet égo qui prenait un peu trop de place était pour eux un moyen de prouver que cette jeune fille était au final comme les autres : qu’elle ne pouvait pas être au-dessus de tout le monde et qu’elle était humaine. Mais ces personnes étaient trop peu nombreuses comparé aux fervents admirateurs de la sublime Sirène qu’il leur était impossible de faire entendre raison à beaucoup de personnes et terminaient donc incomprises.

Lilian savait qu’elle était capable de plaire aussi bien aux filles qu’aux garçons mais de le vivre ne lui était jamais arrivé, c’est pour cela qu’elle jouait doucement avec la jeune fille blonde avec elle. Parce que d’une part, cela relevait pour elle de la même chose qu’avec les garçons : elle existait dans leur regard, mais d’autre part, elle ne connaissait pas les éventuelles réactions des filles face à ses manœuvres. Elle ne savait pas si elles réagissaient pareillement ou différemment des hommes. En même temps, étant donné que les expériences entre filles n’étaient pas son truc, autant vous dire qu’elle n’avait jamais testé et que ses questions restaient donc plus ou moins sans réponse. Plus ou moins je dis bien puisque grâce à la jeune bleue et bronze, Lilian possédait dorénavant quelques éléments de réponse. Cela lui prouvait également que décidément, les filles c’est pas son truc et qu’elle préférait de loin les avoir en tant qu’amies plutôt que petites amies. Non parce qu’aux yeux de presque tous les hommes – essayons de croire que tous disent la vérité – les filles sont chiantes, capricieuses, compliquées… Et donc imaginez deux filles ensemble ? Aux beaux yeux de la belle, c’était le mauvais plan par excellence.

Enfin bref, même si elle aimait découvrir de nouvelles choses, celle-ci serait une exception et même si elle aimait à charmer la jeune fille, elle n’irait pas aussi loin qu’avec les garçons, par pur respect entre filles. Grande reine, Lilian savait parfois s’arrêter quand il le fallait et là, c’était le cas. Avec les garçons, il le fallait moins souvent.


-Désolé pour le chocolat chaud aussi. Tes cris étaient totalement justifiés.

Lilian, que les excuses de la jeune fille touchèrent, se retourna furtivement et adressa un sourire attendri, ravie de voir que cet épisode fâcheux était sur le point d’être enterré maintenant que son débardeur était redevenu blanc comme neige. Néanmoins, la magnifique jeune fille savait qu’elle était allée trop loin, et c’était cela d’avoir un caractère entier, d’être sanguine et impulsive comme elle. Enfin, la bleue et bronze pouvait s’estimer heureuse qu’elle ne soit pas une élève de Serpentard, il y aurait fort à parier qu’elle en prendrait actuellement pour son grade si tel avait été le cas.

- J’y suis allée un peu fort tout de même, je le reconnais.

Elle pencha sa tête angélique sur le côté en haussant les sourcils, pour agrandir son regard plein d’excuses mais non moins ravissant, toujours en regardant la jeune blonde dans les yeux. Certes Lilian était rancunière mais pas pour ce genre de broutilles. Faire la gueule à quelqu’un pendant des années simplement parce qu’il y avait eu confrontation entre un débardeur blanc et un chocolat chaud relevait du ridicule et ne rimait à rien. De plus, si cette jeune fille pouvait faire partie des gens qui « l’appréciait », cela ne pouvait être que mieux.


- Réveil difficile ? Le garçon de hier soir s’est révélé être déplaisant ?

Le rire cristallin de Lilian résonna dans sa gorge puis dans les toilettes suite aux paroles de la jeune fille. Peu de personnes lui parlaient de la sorte, à part ses très proches amis qui savaient comment elle était – sauf qu’elle ne dormait pas tous les soirs de la semaine avec un garçon, loin de là et le franc parler de la Serdaigle lui plut car personne qui ne la connaissait pas réellement n’aurait osé formuler de tels propos devant LA Sirène de Poudlard, princesse de l’école.

Elle reposa son regard malicieux sur l’autre jeune fille, un ravissant sourire sur ses lèvres roses.


- J’étais seule hier soir, c’est peut-être pour cela que mon réveil a été difficile, dit-elle, rentrant dans le jeu des paroles de la bleue et bronze.

Lilian savait pertinemment que depuis sa nuit avec Chuck dans la tour d’astronomie, sa réputation avait acquis une autre facette et si au départ cela lui avait déplut car elle l’avait pris personnellement, comme une insulte à son nom, maintenant elle le prenait à la rigolade car elle seule savait ce qui se passait vraiment et que les rumeurs continuaient d’agrémenter le mythe autour d’elle. C’était cela qui comptait. Que les élèves parlent d’elle en bien ou en mal, tant qu’ils continuent à parler d’elle était l’important. Et la jeune fille savait qu’ils continueraient encore un bon moment, peut-être même après son départ.


- Si j’avais cette tête tous les matins dans le miroir, le réveil ne serait jamais difficile.

Le sourire de la jeune fille blonde acheva d’attendrir la Sirène qui repencha la tête sur le côté, contente de voir que cet épisode n’était dorénavant plus qu’un mauvais souvenir. C’était la première fois qu’elle voyait la jeune fille sourire et sincèrement, son visage s’illumina. Ses yeux paraissaient plus bleus, ses cheveux plus blonds, son teint plus clair, elle était réellement jolie et n’avait pas de quoi se plaindre ou se rabaisser devant Lilian. Les yeux azurs de la Sirène se mirent à lui sourire, les dizaines d’étoiles scintillant sur les lagunes cristallines la remerciaient du compliment.

- Sincèrement, la tienne aussi est très bien, crois-moi.

La jeune fille faisait dorénavant partie de ces rares filles à qui Lilian Easter, LA Sirène de Poudlard avait fait un compliment sincère alors qu’elle ne la connaissait pas. Toutes se battaient pour en avoir un alors que la jeune fille se contentait de leur sourire ou parfois de les ignorer, trop occupée avec les garçons qui lui tournaient autour. Sa cote de popularité allait augmenter en flèche.

Bon, les deux jeunes filles n’allaient sûrement pas restées planter là toute la journée et c’est pourquoi Lilian s’avança vers la jeune blonde, un tendre sourire sincère étirant ses lèvres.


- Tu sais, j’ai un frère qui doit avoir le même âge que toi, fais-moi penser à te le présenter un de ces jours. Elle la regarda d’un regard en biais amusé, fronçant légèrement les yeux et pinçant sa bouche malicieusement.

La Sirène lui décerna un dernier sourire magnifique avant de se diriger vers la sortie et une fois dans l’embrasure de la porte, elle se retourna et offrit un dernier regard à la bleue et bronze.


- Au plaisir !

Et la belle agrémenta son salut en touchant sa tête de son index et de son majeur, le visage angélique rayonnant d’un sourire immaculé et de ses yeux magnifiques. Puis elle s’en alla, laissant la jeune blonde seule avec le souvenir de son sourire et de son corps parfait.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "White shirt." |PV|   Mer 22 Aoû - 2:37

Si quelques instants auparavant Lilian était dans une colère qui faisait peur à voir, son naturel avait désormais repris le dessus pour orner son visage de poupée d’un sourire séducteur et incroyable. Cela lui allait d’ailleurs bien mieux que les froncements de sourcils mais dans toutes les situations il n’y avait aucun doute : cette fille était divine. Et clairement, elle le savait. C’était incroyable d’avoir une telle assurance et le plus étonnant était que c’était loin de la rendre désagréable. Au contraire, ce trop-plein d’orgueil lui donnait une confiance époustouflante dont la Gryffondor usait et abusait pour charmer et arriver à ses fins. C’était un spectacle assez incroyable que de voir Lilian vous parler, parce qu’aucun détail n’était laissé au hasard. Le moindre le sourire, le moindre pétillement dans ses pupilles, tout était fait pour vous appâter et vous faire mordre à l’hameçon. Je devais bien avouer que, comme toutes les filles de ce château d’ailleurs à mon avis, la jeune femme m’impressionnait et mettait presque mal à l’aise. Evidemment je ne laissais rien transparaitre mais son assurance me clouait sur place et, bien loin d’être de la jalouse, je crois que j’avais une réelle admiration pour elle. Je ne voulais pas échanger ma place avec elle ou quoi que ce soit, ni atteindre une telle perfection qui me paraissait juste hors de portée mais… J’aurais rêvé avoir une telle confiance en moi. Avec ça, on pouvait conquérir la terre entière.

- J’y suis allée un peu fort tout de même, je le reconnais.

Waouh, est-ce qu’Easter faisait là des excuses ? Finalement, les apparences pouvaient être trompeuses. J’aurais cru que toute ma scolarité, cette épisode serait fiché dans ma vie et que j’allais limite en baver sous les regards noirs de LA Sirène qui se ferait une joie de m’achever petit à petit. Je n’irais pas jusqu’à dire torture mais à mon avis, quand vous avez la Reine Mère à dos, le reste de la colonie suivait vite et j’aurais voulu éviter d’être la victime des « amies » de la Gryffondor qui se pressaient derrière elle, les yeux brillants d’admirations. Un seul mot de Lilian, et ses filles sans personnalité auraient pu me réduire en bouillie. Parce que j’avais osé tâcher son débardeur. Et au final, la Gryffondor se révélait être moins superficielle que beaucoup des cruches qui parcouraient ce château et qui pourtant, étaient bien moins jolies ou populaires que Lilian. Finalement, il semblait que malgré tout elle réussissait à garder la tête froide ou du moins à ne pas trop jouer les princesses. Je ne pus m’empêcher de sourire de nouveau, étonnée de cette nouvelle facette que je découvrais. Je n’avais jamais trop été attentive au cliché mais c’était dans la nature humaine que de tirer des conclusions hâtives. Une fois encore, j’assimilais la leçon et me jurait, au nom de Lilian, de ne plus jamais croire que beauté rimait avec futilité.

- Les Gryffondors ne sont pas connus pour leur calme… Répondis-je avec un petit rire, signe que tout ça était désormais passé.

Parce que je n’étais pas partie pour m’excuser de long en large pendant des heures et à jouer au jeu de celle qui était la plus désolé. Lilian avait trop fierté pour ça et moi… Moi, j’essayais de faire un minimum bonne figure. Je n’avais jamais été le genre de fille à m’écraser bien qu’en revanche, je me mettais en retrait très facilement. Parfois, je voulais simplement que l’on m’oublie et la solution qui s’offrait à moi était de jouer les filles normales pour me fondre dans la masse. Cette masse qui trop longtemps, m’avait été étrangère et me repoussait. Comment Lilian faisait-elle pour supporter d’être la première regardée quand elle rentrait dans une pièce ? Ou même, entendre toujours que l’on murmurait sur son passage ? Se demandait-elle ce qu’on disait ? Bien sûr, ça devait être agréable de savoir que l’on vous admirait de loin –si l’on se considérait comme admirable bien entendu- mais fallait pas croire, beaucoup n’appréciait pas LA Sirène. Oh, c’était généralement par pure jalousie. Mais ça l’embêtait pas à elle, de voir que capter toute l’attention en entrainer une mauvaise également ? Non, visiblement elle était bien au-dessus de tout ça. Elle ne prenait que le meilleur pour jeter au loin ce qui lui déplaisait : pire, elle avait l’air indifférente à tout ça. Oui, c’était ainsi qu’elle m’apparaissait lorsqu’elle surgissait dans la grande salle pour manger et que d’un mouvement de foule, tous les regards se tournaient vers elle. Ceux qui brillaient, elle y répondait avec un sourire. Ceux qui se faisaient noirs ? Elle n’y accordait même un rictus méprisant.


- J’étais seule hier soir, c’est peut-être pour cela que mon réveil a été difficile.

Lilian avait répliqué à ma remarque avec un rire qui s’envola vers le plafond. C’était presque si tous les deux, nous jouions à nous envoyer des petites plaisanteries, comme deux bonnes copines. C’était assez étrange comme situation : après quelques péripéties, je me retrouvais à plaisanter avec LA sirène de Poudlard. Le monde était décidemment bien étrange mais ce matin, je décidais de le prendre comme il venait. J’adressais un petit compliment sincère à la jeune femme qui le reçut comme si c’était l’un des premiers qu’on lui faisait. Ses yeux s’allumèrent et elle eut un sourire brillant, bien plus beau et véritable que tous les précédents. Etonnant, oui. Malgré son égo, elle restait pétillante dès qu’on lui adressait un mot gentil, comme si c’était inattendu pour elle. Visiblement, elle ne se lassait pas d’être divine.

- Sincèrement, la tienne aussi est très bien, crois-moi.

Alors là non décidemment, c’était vraiment… Bizarre. Lilian Easter venait de me faire un compliment. Depuis quand est-ce qu’elle faisait des compliments elle ? Je murmurais un merci poli, un peu trop sur le cul pour trouver autre chose à répliquer. Non, ma tête n’était pas « pas mal » ou « acceptable » elle était… Très bien. Wow. LA Sirène de Poudlard trouvait ma tête très bien. Etonnement, rien ne m’avait jamais autant flatté que cet unique compliment qui, en plus, me paraissait réellement sincère. Lilian ne semblait pas être le genre de fille à faire des mots doux pour faire plaisir de toute manière.

- Tu sais, j’ai un frère qui doit avoir le même âge que toi, fais-moi penser à te le présenter un de ces jours.

J’éclatais de rire malgré moi. Ouais c’est vrai que j’en avais entendu parler, de son frère. D’un an plus jeune que moi, c’était le genre de mec que je n’avais jamais vraiment pu voir distinctement ; vu qu’il était toujours entouré de ses potes et d’une ordre de fille qui bavait, plus ou moins près de lui. Oui maintenant que j’y pensais, je n’avais jamais fait attention à ce mec, dont j’ignorais même le prénom. Et pourtant j’étais du genre à écouter les bruits de couloirs, par curiosité… Non sérieux, maintenant fallait vraiment que je vois ça de plus près. Parce que si Lilian Easter avait un double masculin, ça devait vraiment être… Ah non, je trouvais pas de mot. Fallait que je vois ça.

- J’oublierais pas de te le rappeler. Répliquai-je dans un rire, en lui lançant même un clin d’œil.

Lilian m’adressa un dernier sourire, toujours aussi incroyable avant de se diriger vers la porte de sa démarche gracieuse et incroyable. Puis, me saluant d’un petit signe de la main, elle me lança une dernière réplique.


- Au plaisir !

Je lui fis un dernier sourire avant de faire la référence dans un dernier petit éclat de rire. La seconde suivante, je me retrouvais de nouveau seule dans la pièce, méditant ce qui venait de m’arriver. Non sérieusement, c’était dingue d’être aussi splendide. Je clignais des yeux une dernière fois, me dirigeant vers le miroir pour regarder mon visage. « Très bien » Voilà ce qu’en disait LA Sirène de Poudlard. Malgré moi, j’eus un sourire. Puis repensant à notre conversation, je me décidais de partir fouiner un peu plus sur ce fameux frère, par pure curiosité. Non mais parce que j’étais pas le genre de greluche à courir derrière les mecs mignons. De toute manière, le frère Easter qui s’intéresserait à moi ? Ah mais laissez-moi rire.

Même pas en rêve j’y croirais.



THE END

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"White shirt." |PV|
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