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Mermaid can bite. |PV|

 

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 Mermaid can bite. |PV|

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Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



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Date d'inscription : 03/09/2011

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Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: Mermaid can bite. |PV|   Lun 16 Jan - 20:53

La lumière du soleil effleura le visage de Ruby, et tandis qu’elle s’étirait tel un félin, la jeune fille se frotta les paupières. D’un coup d’œil, elle constata qu’il était déjà 10heures et que si elle tenait à goûter aux délicieux croissants matinaux des elfes de maisons de Poudlard, il valait mieux pour elle qu’elle se dépêche. Sa tête était lourde et lorsqu’elle posa ses pieds nus sur le sol froid du dortoir, un frisson la parcourue et elle hésita un instant à retourner au lit : un étrange sentiment l’animait, comme si aujourd’hui n’était pas un bon jour pour sortir. Secouant la tête pour se reprendre, elle fila à la douche. Le contact de l’eau brulante sur sa peau lisse réveilla brutalement la Serdaigle qui se décida donc à s’activer pour ne pas rater le petit-déjeuner. C’était d’ailleurs l’un de ses repas préférés pour la simple et bonne raison que personne n’essayait jamais de lui faire la conversation le matin. Non pas que Ruby ne soit pas de tout matin, au contraire, n’importe quel moment de la journée lui convenait. Elle avait simplement parfois fatiguée des conversations futiles qu’elle pouvait avoir avec certaines filles de son niveau, dont les sujets de conversations se révélaient très décevants, surtout en début de journée Peut-être était-ce dû à l’arrivée de la Gazette du Sorcier ou du Daily Poudlard, mais ces échanges matinaux tournaient très régulièrement autour de potin, et d’histoire d’adolescents assez exaspérante. La jolie blonde adorait en apprendre sur les autres, mais dans son coin : les propres remarques qu’elle se faisait sur les élèves qui l’entouraient ne regardaient qu’elle. Et entendre la voix aigüe de Pénélope lui demander « Et toi, tu ne trouves pas ça hallucinant qu’il ait larguée une fille comme ça ? » ou encore « C’est vraiment un couple mal assorti, non mais regarde-moi ça ! » ne faisait que décupler l’ennui de la troisième année. Elle hochait simplement la tête, et puis les autres filles finissaient par la laisser tranquille : après tout, beaucoup de personne n’aime pas être dérangée le matin.

Elle retourna dans son dortoir pour sortir ses habits pour ce samedi matin. Par la fenêtre, le parc était ensoleillé bien que l’air semble encore frais. Fouillant dans son armoire, elle en sortit une paire de collant opaque et sa jupe en dentelle grise qu’elle assortit avec un pull noir assez épais. La Serdaigle démêla rapidement ses longs cheveux blonds, et après s’être assurée qu’elle était présentable, elle saisit sa besace en cuir dans laquelle elle fourra ses livres de cours et ses parchemins : elle comptait aller réviser son interrogation de sortilèges dans le parc ou une salle vide. Elle dévala les escaliers, ses bottes résonnant sur les marches. Ce manque de discrétion lui attira une vague de regard interrogateur des élèves déjà installés dans la salle commune, et Ruby fit un sourire désolé avant de détaler à toute vitesse. Marchant d’un pas vif dans les couloirs, elle laissa ses jolis yeux bleus verts se promener sur les tableaux accrochés au mur, et la blonde laissait échapper un petit rire de temps en temps en découvrant des scènes inattendues. Les peintures étaient surement l’une des choses les plus fascinantes à Poudlard, c’était réellement comme observer et converser avec des hommes, qui semblaient si réels ! La jeune fille remarqua aussi à quel point le château semblait étrangement calme: au fond d’elle, la Serdaigle espéra qu’il en serait de même pour l’ambiance de la grande salle. Elle se voyait déjà s’asseoir un milieu du groupe de fille avec lequel elle s’entendait plutôt bien, croquer dans une viennoiserie et tremper ses lèvres dans un chocolat chaud. Surement pourrait-elle lire son journal tout en écoutant d’une oreille distraite les bêtises que raconteraient Pénélope et Raphaëlle. Et Ruby aurait un petit sourire en écoutant tous ces ragots, rirait un peu puis proposerait à l’une d’elle de venir réviser le sortilège du patronus. Bref, ce matin n’annonçait des plus banale, et cette journée serait probablement dans le même genre : un samedi, comme tous les samedis. Sauf que ça n’allait pas l’être. Mais ça, Ruby ne s’en doutait pas le moins du monde lorsqu’elle pénétra dans la grande salle.

Elle lança un vague bonjour, et s’assit à côté d’Anaïs, une fille de Poustouffle. Cette dernière était comme prévue, lancée dans une discussion follement intéressante avec trois autres jeunes filles. Le thème ? Les garçons, bien entendu. Clairement, cela provenait du faite que Emma, une de leur camarade de Serpentard, sorte enfin avec ce beau quatrième année de Gryffondor. Les 4 filles semblaient déchainées, et ne cessait de ricaner, et de chuchoter. Et comme Ruby l’avait prévu, elle ne rentra pas dans la conversation, se contentant de manger une délicieuse tranche de bacon avec des toasts, faute de croissant que Pénélope avait fini. Certes, elle en écoutait quelques passages, mais se gardait bien de commenter, bien trop amusée par leur propos si… Non, pas immature. On ne pouvait pas parler de puérilité, mais peut être plutôt de naïveté. Et là encore, ce mot semblait trop péjoratif. Non, elles parlaient comme des filles de 13, 14ans, comme des adolescentes normales qui rêvaient d’aller se promener main dans la main au bord du lac avec un grand brun musclé aux yeux verts de préférence. A cette pensée, Ruby eut de nouveau un petit sourire mesquin, cela semblait si… Cliché ! Au fond, la blonde savait très bien que c’était elle qui ne tournait pas rond, elle qui était trop mature, trop terre à terre. Elle qui refusait d’y croire. En fait, la Serdaigle refusait de croire en quoi que ce soit d’idyllique : rien, rien n’était parfait, et surtout pas l’amour. Et encore moins à 14ans. Entendre Raphaëlle pousser un soupir rêveur et gémir un petit « Oh c’est mignon ! » mettait Ruby dans un état proche de la lassitude et de l’exaspération. Pourtant, la jeune fille savait aussi qu’elle jalousait cette innocence qu’elle n’avait jamais plus eut depuis l’incident, cette légèreté et cette capacité de croire en des choses fantasques et surement impossible. Mais pour elle, à un moment donné, cela semblait faisable. Est-ce que ses quatre amies se rendaient compte qu’elles rêvaient à des fantasmes ?


-Et toi Ruby, tu te trouves quand ton Don Juan ? Tu plais à tant de garçons !

La concernée releva son visage de son assiette, et fixa Pénélope d’un petit regard presque méchant qui voulait sous entendait un véritable « T’as pas autre chose à faire plutôt que me faire chier ? » La petite rousse savait très bien les réactions de la Serdaigle sur les garçons : moins on en parlait, mieux cela allait. Pourtant, ce matin, c’était comme si elle, et toute les autres, avaient oubliés ce petit détail. Des « Oh ouuui ! » fusaient dans tous les sens, et les 4 jeunes filles étaient pendues aux lèvres de la jolie blonde qui leva les yeux aux ciels. Et là, on répondait quoi ? Elle n’était pas stupide, elle savait pertinemment qu’elle plaisait à ses camarades de la gente masculine. Rien que lorsqu’elle marchait dans les couloirs, elle pouvait sentir les regards sur elle, les sourcils se froncer et les sourires se dessiner au fur et à mesure qu’on l’examinait. Pourtant, la voilà en troisième année, et Ruby n’avait toujours pas eut de petit ami, au grand désespoir de ses amies qui ne rêvaient que d’une chose : la voir en couple. Mais elles ne savaient pas, elles ne savaient rien ! Elles ne se doutaient pas une seule seconde de ce qu’avait vécu la Serdaigle, et celle-ci s’en réjouissait d’ailleurs. Sincèrement, elle avait enfin l’impression d’être traitée comme une personne normale, et non une victime, une pauvre âme en peine. Certes, cela impliquait donc qu’il y ait des zones d’ombres à sa personnalité. Mais honnêtement, elle préférait ça comme ça. Elle fixa donc de ses grands iris bleutés ceux de sa camarade, et grommela d’un ton assez sec une réponse, espérant qu’elle serait suffisante pour ne pas relancer le débat.

-Pas aujourd’hui et cela me va très bien. On ne va pas relancer cette discussion encore une fois.

Ce n’était évidemment pas la réponse que ses amies voulaient entendre. Elles firent une moue peu convaincue, et soupirèrent, comme si elles étaient fatiguées. Pourtant, c’était elles qui avaient commencé, songea Ruby. Pourtant, les 4 filles semblaient déterminées à avoir une réponse ce matin ci. Et ce fut Anaïs qui repartit à la charge. « Mais vas-y quoi, tu ne nous raconte jamais rien sur les mecs ! Tes goûts, ce qui te plaisent ici, tes anciens petits amis… Pourquoi tu fais dans ta cachotière ! » Et c’était reparti pour une vague d’approbation et d’encouragements. La Serdaigle soupira. Elle n’avait pas envie de mentir, de dévier la conversation, en fait, elle voulait simplement ne pas se battre. Voilà une journée qui ne commençait pas des plus excellentes. Les filles continuaient de jacasser, sans cesser de la relancer sur le sujet, cherchant une réponse désespérément. Pourquoi fallait-il qu’elles soient si curieuses à ce sujet ?! Pourquoi ne pouvaient-elles pas lui parler de politique, de musique, de sport… Existait-il un gène chez les adolescents, un gène « J’aime parler des personnes de sexe opposé » ? Si oui, il était déchainé ce matin, au point que les personnes qui entouraient le groupe de fille commençaient à écouter la conversation, attiré par les petits gloussements des élèves. C’était insupportable se sentir une telle attention sur elle, alors que la conversation prenait une tournure de moins en moins plaisante. La jolie blonde agitait ses mains pour essayer de calmer le flot de parole qui se déversait, mais il semblait que rien ne pouvait les arrêter : les amours de Ruby était un sujet bien plus passionnant que la mort d’un ancien Auror annoncée dans la Gazette. Elle pensait que cela ne pourrait être pire, jusqu’à qu’après un de ses énièmes arguments pour se défendre face aux attaques de Pénélope, cette dernière lance, un rictus moqueur sur son visage angélique.


-Mais quoi, t’es une putain de nonne qui refuse de se faire toucher ?

S’en était trop. La blonde était fatiguée de devoir rendre des comptes sur ce sujet. Elle se leva du banc, sa tasse de chocolat chaud à la main, rassemblant ses affaires.

- Oh ne te vexe pas ! Répliqua Anaïs. On veut juste savoir c’est quoi ton problème avec les mecs, en plus tu es amie avec certains, pourquoi dès qu’il faut que l’on parle d’amour, tu réagisses comme si tous les garçons du monde étaient d’affreux pervers psychopathe ou simplement que tu ignores totalement notre conversation.

-Vous me faites chier, merde c’est mon problème. Répondit sèchement Ruby.

Et comme si sa journée ne pouvait pas commencer pire, alors qu’elle lançait sa dernière réplique d’au revoir à ses camarades, elle se retourna violemment vers la grande porte pour sortir. Sortir ? Non, ce matin, le sort s’était acharné. Ce matin, il fallait que la Serdaigle rentre dans une septième année et déverse le contenu de sa tasse sur son haut. Et encore, elle n’avait aucune idée de qui elle avait à faire…

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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: Mermaid can bite. |PV|   Lun 23 Jan - 21:42


Seule dans la Forêt Interdite, Lilian errait les bras serrés sur sa poitrine pour se consoler. Enfin, c'était vite dit puisque se trouver toute seule dans cette forêt en pleine nuit était une très mauvaise idée. Alors qu'elle continuait à s'enfoncer dans les ténèbres car elle n'avait pas vraiment le choix étant donné que les arbres derrière elle semblaient former une épaisse barrière végétale impénétrable. Ok, donc elle n'avait d'autres choix que d'avancer. Les bruits étranges autour d'elle la faisaient frissonner et son sang se glaçait à chaque fois qu'une branche sur laquelle elle marchait craquait trop fort. C'est alors qu'elle arriva dans une clairière qui faisait peur à voir sous les rayons de la lune qui arboraient une couleur presque mortuaire. Glauque. Lilian avala difficilement sa salive et continua. Mais à peine avait-elle fait deux pas, qu'une énorme araignée, gigantesque lui faisait face. Les araignées étaient sa phobie depuis son plus jeune âge et inutile de dire que lorsqu'elle se trouvait en face d'une araignée, qui plus est géante, elle n'avait d'autre envie que de s'enfuir à toutes jambes en hurlant de toute la puissance de ses cordes vocales. Cris qui en général frôlaient les ultrasons tellement ils montaient dans les aigus. Et c'est ce qu'elle fit : d'abord paralysée par la peur, quand elle vit le monstre s'avancer vers elle, ses crochets prêts à se refermer sur elle et ses immondes pattes velues, sans parler de ses huit horribles yeux qui lui glaçaient le sang, la rouge et or hurla, elle tourna ensuite sec les talons avant de prendre ses jambes à son cou. Alors qu'elle continuait sa course effrénée, complètement inconsciente de savoir où elle se dirigeait – tout ce qu'elle voulait c'était échapper à ce monstre pour éviter de terminer en sandwich pour araignée – elle manqua de tomber dans un gouffre noir. Heureusement elle se rattrapa suffisamment tôt à une branche à laquelle elle se cramponna de toutes ses forces.

Cela aurait été beaucoup plus drôle si l'énorme monstre et toute son armée ne la poursuivaient plus ; mais ils la trouvèrent et la belle se trouvait bloquée. Entre la peste et le choléra il faut choisir : entre être réduite en bouillie ou en pâtée pour arachnides, il fallait choisir. C'est alors qu'il se produisit quelque chose d'assez, non de très étrange : elle eut la sensation de tomber mais sous le poids des araignées qui lui grimpaient dessus. Il y en avait partout, elle sentait leurs pattes velues sur chacun de ses membres et toute sa peau, elle se sentait tomber... En un cri presque sourd Lilian se redressa sur son lit, presque tremblante de peur et sa poitrine se soulevant à un rythme endiablé. Elle regarda partout autour d’elle, craignant de voir apparaître par la porte de son dortoir l’énorme monstre de son cauchemar et même sous ses draps pour vérifier qu’aucune grosse araignée miniature n’y était cachée en attendant le bon moment pour la transformer en cocon. Rien de tout cela. Evidemment, même dans ses cauchemars, Spider Man n’était jamais là quand elle avait besoin de lui ; il aurait su quoi faire lui.

Là-dessus elle se rallongea, fixant le plafond de son baldaquin pour y trouver le sommeil. Ses paupières se refermèrent très vite sur ses grands yeux bleus et la belle replongea de nouveau dans le monde des rêves. Dans ce monde, elle retrouva un jeune homme plus que charmant, plus que beau : il était à tomber par terre. Brun, les cheveux tenus en arrière par du gel, costume trois pièces impeccable, yeux sombres à craquer… Lilian fondait pour lui. Tous deux sortaient d’un restaurant chic de Londres et attendaient un taxi qui les ramènerait à l’appartement de Lilian. Vêtue d’une longue robe de cocktail bleu électrique, parée de bijoux qui brillaient sur son cou et ses poignets, la belle n’avait prévue qu’une courte veste en vison qui ne la protégeait pour ainsi dire pas du tout du froid que la nuit amenait avec elle. C’est alors que le jeune homme eut la délicatesse et la galanterie de poser sur ses épaules son long manteau, se retrouvant en veste de costume et serrant sa promise contre lui. Et elle n’émit aucune réticence et se blottit sous son bras protecteur. C’est alors qu’un taxi arriva à leur hauteur et quand la porte s’ouvrit, cependant qu’elle s’apprêtait à y entrer, un énorme oreiller sortit de nulle part, enfin du taxi et termina sa course en plein dans son visage. A peine remise de ses émotions, Lilian se retourna vers le jeune homme qui commençait doucement à lui lécher la joue. Surprise, encore une fois, la sirène rouvrit les yeux.

Effectivement, elle s’était bien pris un oreiller dans la figure suite à quoi le chat d’une de ses amies était gentiment venu lui lécher la joue. Ce n’était pas la première fois qu’elle se faisait réveiller par le chat de Lily et cela ne serait sûrement pas la dernière. Cependant, bien que cela soit amusant, la jeune fille avait horreur de se faire réveiller de la sorte dans un rêve pareil. Renvoyant amusée l’oreiller sur Lily et Lyra, elle s’étira comme à son habitude avant de se diriger dans la douche. Et comme si cette journée semblait terriblement bien s’annoncer, elle se prit – là encore une nouvelle fois car il ne s’agissait sûrement pas de la première – les pieds dans ses draps et couvertures qui jonchaient le parquet près de son lit. Evidemment elle tomba, presque le visage contre le sol ; à force elle avait appris à relever le visage suffisamment pour ne pas manger le parquet. Elle se releva tant bien que mal, marchant comme si elle avait trop bu, la main passant négligemment dans ses longs cheveux. Cependant, se faire réveiller dans un sublime rêve plus tomber comme une abrutie au levé du lit était quelque chose qui l’agaçait profondément ; sans parler du fait de faire un cauchemar. Lentement elle entra dans la salle de bain, se doucha, se lava les dents et le visage, ressortit comme à son habitude enroulée dans une serviette pour choisir ses habits du jour. Jour qui était un samedi alors pas d’uniforme et le choix s’avérerait donc davantage cornélien. Soupirant de fatigue, elle ouvrit en grand les portes de son armoire et resta de longues minutes devant, les bras croisés sur sa poitrine.

Avant de choisir et donner son dernier mot, elle regarda la fenêtre : il faisait beau, chaud elle ne savait pas mais à son avis, il faisait chaud comme un jour ordinaire de janvier donc pas de quoi sortir en short en jean sans collant. Pff le problème était que toutes les tenues, enfin la tenue qu’elle souhaitait porter s’adaptait surtout à une journée de mai ou de juin, pas de janvier. Fuck. Alors celle-là ? Non. Celle-ci ? Non trop chaude. Et elle ? Non pas envie. Alors elle ? Naaaan. Un jour elle descendrait en sous-vêtements comme cela, tout le monde serait content : elle parce qu’elle n’aurait pas à choisir longuement et les garçons parce qu’il pourrait se rincer l’œil ouvertement. Tant pis, son choix était fait : pantalon noir, un banal débardeur blanc inspiré des célèbres marcels et veste de costard noir. Cela aussi l’énervait : quand elle ne savait pas quoi choisir comme vêtement, que tout lui plaisait mais que rien ne se prêtait à la journée, cela était frustrant à un point ! Ok, vous lui direz qu’elle n’avait qu’à à avoir moins de vêtements comme cela le problème serait réglé, mais sinon elle ne serait pas réellement Lilian Easter. Une énorme montre bracelet vint prendre place à son poignet droit, un seul coup fin d’eye-liner sur ses paupières, du mascara et la belle était prête à sortir. Quand elle eut enfilé ses chaussures ! Nouvel accessoire, nouveau choix. Bon, qu’est-ce qui allait avec son pantalon et sa tenue ? Des richelieus noirs en daim et cuir, décorées d’une rangée de clous argent sur le haut de la chaussure et une autre sur le bas qui permettaient de casser cette image de femme d’affaire qu’elle n’était pas. Enfin prête, Lilian sortit de son dortoir pour rassasier son estomac qui ne cessait de crier famine depuis le début de sa douche, néanmoins, son irritabilité ne s’arrangeait en rien. Rappelons là qu’elle avait fait un cauchemar, qu’on l’avait tiré d’un rêve qui aurait pu être grandiose, qu’elle était tombée en se levant, qu’elle n’avait pas eu de coup de cœur immédiat pour sa tenue de la journée et qu’en plus, elle avait très faim, tout cela présageait une journée banale, en espérant que cela ne virerait pas à la mauvaise journée.

On la regardait, on l’admirait, comme d’habitude. On s’écartait, on la laissait passer, comme d’habitude. Elle souriait malicieusement, elle remettait une mèche en place derrière son oreille irrésistiblement, elle était belle comme d’habitude. Et elle le savait. Mais son estomac lui, savait qu’il avait faim et qu’il était grand temps pour eux d’aller s’asseoir sur un des bancs de la table de Gryffondor, piquer des pancakes au sirop d’érable et au chocolat et de les avaler tous un par un. Hey, c’est pas comme si Lilian avait déjà mangé trente-trois pancakes en vingt minutes. Bon ok c’était un pari complètement stupide entre elle et sa cousine, mais toujours est-il qu’elle l’avait fait. Tout comme les deux heures de footing, de surf et de beach-volley qui avait suivies pendant les trois jours suivants.

D’ailleurs, à peine arriva-t-elle dans la Grande Salle que toutes les effluves sucrées lui attaquèrent les narines et son estomac se mit à grogner de plus belle mais cela suffit à apaiser son irritabilité car elle savait que dans très peu de temps, elle aurait enfin tout ce qu’elle voulait, à savoir du sucre, du sucre et encore du sucre. Là, la belle compris qu’elle n’avait pas le temps de perdre son temps à saluer tous ces jolis cœurs qui la regardaient et qu’elle devait très vite manger. Sans quoi, toute l’école pourrait entendre le mécontentement de son ami l’estomac. Scène qui même quand on est LA Sirène de Poudlard, ne s’avère pas toujours glamour même si elle prouve qu’elle n’en restait pas moins humaine. Oui la belle pouvait être affamée ! Et pas que de jolis cœurs aux corps d’Apollon. Toujours souriante, surtout à l’idée de son festin qui s’annonçait, elle marchait gracieusement entre les tables, aguichaient certains garçons qui cherchaient son regard azur mais ses pensées repartaient immédiatement sur son assiette remplie d’une pile de pancakes couverts de sirop d’érable. Alors qu’elle venait d’apercevoir une place libre, elle s’apprêtait à passer derrière un groupe de Serdaigle que quittait une jeune fille blonde. Cependant, elle n’y prêta pas attention, trop obnubilée par son petit-déjeuner et ses pancakes. Mais elle aurait dû. La blonde en se retournant, lui rentrant littéralement dedans et renversa le contenu de sa tasse de chocolat chaud sur le débardeur de Lilian. La sirène ne prit même pas la peine d’étouffer un cri de surprise et son agacement revint à la charge, faisant passer très loin au second plan ses pancakes. Son marcel était couvert d’une énorme tache marron et la sensation de chaleur sur sa peau était très désagréable ; la blonde l’avait presque ébouillantée.


- Putain ! Tu peux pas faire attention ?! Oh fuck… T’as vu ce que tu as fait ?

Etre mécontente n’était rien à côté de ce que Lilian était et, désignant des mains son débardeur sali, elle fusillait du regard la jeune fille qu’elle aurait pu tuer sur place si elle avait pu, tout simplement parce qu’aujourd’hui serait visiblement une mauvaise journée. La jeune blonde devrait trouver une bonne excuse car on ne tache pas les vêtements de LA Sirène sans en assumer les conséquences ; et elle avait intérêt à faire vite si elle tenait pas à voir sous ses yeux l’incarnation parfaite de Lilian Tomb Raider.

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: Mermaid can bite. |PV|   Mer 25 Jan - 17:43



Il y a des jours ainsi, où l’on préfèrerait rester dans son lit, au chaud, une plaquette de chocolat sur la table de chevet. C’est comme si Dieu avait choisi d’abattre tous les problèmes durant seulement 24 heures, juste pour en faire baver la personne. Ces jours-là, on ne devrait même pas avoir le droit de se lever. On pourrait passer son temps à lire, regarder une série débile. Prendre un bain moussant d’une heure, boire jusqu’à avoir les yeux qui pétillent. Danser sur des chansons trop commerciales pour être « bonnes » et chanter en playback en ruinant la moitié des paroles. On pourrait tout faire, sauf sortir et affronter la réalité et ses contraintes. Mais surtout, on pourrait contourner la malchance. Si seulement celle-ci pouvait être évitée ! Mieux, il aurait fallu que l’on nous prévienne à l’avance. C’était presque si le mieux n’aurait pas été une pancarte clouée sur la porte du dortoir, avec écrit en énorme dessus « Ne sors pas, tu vas passer une journée de merde. » Mais la vie en avait décidé différemment, et il semblait parfois qu’elle prenait plaisir à voir chaque petit être se morfondre durant une journée, suite à une suite d’évènements tous plus déplaisants les uns que les autres. Le pire pendant ce genre de moment ? C’est que l’on croit toujours qui rien ne pourrait être encore plus catastrophique, qu’au point où on en est, le meilleur est à venir. Et bien sûr, on se fourvoie toujours. Parce qu’une fois que ça commence mal, que empire, et bien il existe une loi très simple. Celle de « l’emmerdement maximum ». Vous êtes dans la merde ? Vous pensez que ça va s’arranger ? Et bien très cher, ce n’est qu’un début. Et ce matin-là, cela n’allait pas être une exception.

Avec la collision, le chocolat s’était renversé sur tout le débardeur de la Gryffondor, mais aussi sur Ruby. Cette dernière s’était à moitié ébouillantée la main, et elle se félicita intérieurement d’avoir choisie un pull noir ce matin. Cela permettait de dissimuler plus ou moins les tâches qu’avait faites le breuvage. Malheureusement, on ne pouvait pas en dire autant de la septième année en face de la Serdaigle. Bien que cette dernière ne fût pas petite, elle était littéralement la tête dans le creux du cou de la victime du choc. Lorsque la jolie blonde recula, et releva la tête, elle sentit ses entrailles se serrer. Comme si cela n’avait pas été assez, comme si le monde ne semblait pas déjà assez se foutre de sa gueule comme ça, elle réalisa qu’elle venait de rentrer de plein fouet dans Lilian Easter. La troisième année la dévisagea de la tête au pied, une expression hébétée sur le visage. C’était une caméra cachée ou quoi ? De toutes les filles de Poudlard, elle avait dû renverser son chocolat chaud sur le marcel de Lilian Easter. Oh c’est bon, pas la peine de faire vos innocents les garçons, vous savez tous de qui on parle. LA sirène de Poudlard. Ce terme avait toujours exaspéré au plus haut point Ruby, qui trouvait ridicule l’idée de s’autoproclamer Sirène. C’était limite si on ne l’appelait pas déesse. Lilian avait-elle lancée ce surnom stupide ? Peut-être pas. Mais visiblement, elle faisait tout pour le garder, qu’elle le veuille ou non. Bon, d’accord, on ne choisit pas son physique. Mais on choisit de se balader sur des escarpins de 10 centimètres, minimum bien sûr, avec le reste de la tenue assortie, sexy au possible bien sûr. Etait-ce mal de reprocher à une fille d’aimer plaire ? Peut-être bien que oui. Y avait-il de la jalousie ? Pour le coup, sûrement pas.

C’était simple, Ruby n’avait jamais voulu être populaire, bien au contraire. Se fondre dans la masse était son rêve, sa quête ultime ! Il faut dire qu’elle avait plutôt ratée son coup en arrivant à Poudlard. En effet, durant sa première année, elle avait été plutôt… Froide, voire totalement frigide avec ses camarades, écopant du surnom de « Reine des Glaces. » Elle faisait fuir également la moitié des garçons, après avoir incendié la robe de l’un deux qui lui avait proposé un déjeuner. Mais suite à cela, elle s’était peu à peu calmée, s’ouvrant peu à peu aux autres. Désormais, on lui faisait souvent remarqué qu’elle avait l’air de pétiller. Certes, c’était parfois un masque sous lequel elle cachait son désarroi et ses souvenirs douloureux. Mais elle devait l’admettre, sa relation aux autres c’était nettement, nettement améliorée. Mais cela ne signifiait pas qu’elle voulait être en avant de la scène de Poudlard, bien au contraire. Elle n’avait de toute évidence pas les moyens pour l’être de toute manière ! Pas assez sociable, pas assez jolie (ce point-là pouvait tout de même se discuter) mais surtout pas assez séductrice avec les garçons. Et ça, c’était quelque chose que l’on ne pouvait combattre face à Mademoiselle Easter ! Elle avait connu une bonne série de petit ami, et faisait tourné la tête de plus d’un. Cependant, le dernier en date l’avait tout de même plaqué pour une autre visiblement, Taylord. Visiblement, cela avait mis un coup dans l’estime de la belle, enfin c’était ce que titrait le Daily Poudlard dans la section « Potins ». Pourtant, lorsqu’on la voyait ainsi, elle n’avait l’air… Blessée. Au contraire, c’était comme si elle était encore plus remontée, décidée à prouver sa force face au monde entier et à sa rupture. Mais bon, actuellement, elle avait plus l’air remontée contre Ruby qu’autre chose.


- Putain ! Tu peux pas faire attention ?! Oh fuck… T’as vu ce que tu as fait ?

La Serdaigle fronça les sourcils, légèrement agacée. Bon, ok, elle était en tort, définitivement. Etait-ce une raison pour faire la prendre de haut de cette manière ? Ruby avait toujours détesté les gens qui se croyait supérieure, bien qu’elle sache qu’elle en faisait parfois partie inconsciemment. Mais sentir les yeux bleus perçants de la Gryffondor lui lancer de tel éclair était, non pas désagréable, mais exécrable. Pendant un instant, la jeune fille songea à lever les yeux aux ciels puis partir, puis réalisa qu’il fallait simplement qu’elle assume son acte. Et puis, Lilian était-elle si… Superficielle/Exaspérante/Hautaine ? Techniquement, c’était surtout une image que renvoyait beaucoup de fille de l’école, par pure jalousie. En fait, sur la question Easter, il existait trois types de personne. Celle qui l’adulait, la trouvait magnifique, intelligente, drôle, bref, LA sirène quoi. Puis, venait celle qui la détestait, la trouvait prétentieuse et mesquine. Dans les deux cas, c’était de l’adoration tantôt exacerbée, tantôt refoulée, qui guidait les sentiments. Le dernier type de personne, et Ruby se plaçait plutôt dans celui-ci, c’était celle qui n’en n’avait rien à faire. Au final, la septième année n’était qu’une femme normale. Certes, plus belle que la moyenne, largement plus même. Mais cela ne lui attribuait pas de supers pouvoirs pour autant. Elle aussi avait une sale tête le lendemain de soirée, devait travailler comme tout le monde, et était aussi malade parfois. Bref, au final, c’était un être humain normalement constitué. Pourtant, cela semblait échapper à certains élèves qui la voyaient comme une déesse vivante, incapable du moindre faux pas. Une question subsistait toujours dans l’esprit de Ruby : et Lilian, dans cette histoire, elle en pensait quoi ? Avait-elle fini par s’imaginer surpuissante comme le décrivait les autres ? Aucune idée. Pour le moment, la seule chose que l’aiglonne voyait, c’était une demoiselle énervée, très énervée.

Durant toute sa vie, et au cours des nombreux conflits qu’elle avait dû affrontée, la troisième année avait toujours appris qu’il fallait se mettre à la place de l’autre pour comprendre ses réactions. Mettons que la jeune fille se soit elle, prit une tasse de chocolat chaude bouillante sur le pull, qu’aurait-elle fait ? Son esprit essayait de mettre des idées, un scénario en place, mais elle n’y arrivait tout simplement pas. Son cerveau et son cœur tournait à 100 à l’heure, incapable de se calmer. Pourquoi ? Elle sentait simplement encore la sensation de fureur qui l’avait pris quelques minutes plus tôt, en parlant de garçon avec les filles. C’était comme si elle ne pouvait plus réfléchir normalement. Sa tête lui commandait de se calmer, de s’écraser, et de s’excuser platement face à la demoiselle aux yeux azurs. Mais son cœur lui, lui dictait une autre tonne de sentiment contradictoire. Elle était si énervée qu’elle aurait voulu crier sur tout ce qui passait, y compris Lilian. C’était une très mauvaise idée, certes. Mais c’était comme si tout à coup, elle se fichait de tout. C’était simple, Ruby avait l’impression d’être trop compliquée. Et de ce fait, presque incomprise par la plupart de ses amies. Et c’était peut-être pour cela qu’elle était si furieuse ce matin. Elle ne voulait pas qu’on lui parle ainsi. Elle n’avait pas fait exprès putain ! Lilian aurait pu être plus douce, plus compréhensive non ? Ce n’était que du chocolat chaud. Il suffisait qu’elle aille se changer. Bon, d’un côté, Ruby se serait énervée aussi. Mais la septième année aurait pu voir qu’elle n’avait pas l’air dans son assiette ! La Serdaigle secoua la tête, cligna plusieurs fois des yeux et les rouvrir, fixant la Gryffondor qui lui faisait face. Ce qui était fait été fait, maintenant, plus question d’en faire tout un plat. Elle allait s’excuser, Lilian allait lever les yeux aux ciels et tourner les talons, et cet épisode plutôt désagréable de sa vie serait bien vite oublié. D’une voix légèrement plus sèche qu’elle ne l’aurait voulu, Ruby parla, osant regarder les pupilles incroyables de la jeune fille.


-Putain de merde... Je suis vraiment désolé. J’ai pas fait gaffe, mes excuses.

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I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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Lilian Easter
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Localisation : Dans le lit avec Iron Man. Et tu es prié(e) de dégager, on n'aime pas les plans à 3. (A part si tu t'appelles Jack Sparrow, que tu as du rhum et de la pâte à crêpes...) Quoi? C'est quoi cet air choqué, vous êtes toujours puceau ou quoi? Question suivante !
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Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: Re: Mermaid can bite. |PV|   Ven 3 Fév - 14:41

Le monde lui en voulait aujourd’hui ! Il n’y avait pas d’autre explication. De toute façon, Lilian savait pertinemment que cette journée n’aurait pas pu être banale vu comment elle avait commencé. Car, dès qu’un réveil ne se passe pas correctement, même prier ne suffisait pas et la journée serait une de celles que vous regretteriez. Et pourtant, on se levait quand même parce que c’était une obligation en somme, même si on ne souhaitait qu’une chose : se rendormir pour passer à la journée suivante. Mais non, rien de tout cela ne fonctionnait et on se persuadait que cela n’était que le début de la journée, que cela ne voulait rien dire et que peut-être que la journée serait merveilleuse, même si l’on avait fait un cauchemar, qu’on s’était fait réveillé par un chat et qu’on était tombé du lit. Mais Lilian savait que rien de tout cela n’aurait pu être possible. Parce qu’elle était bien trop irritée et irritable ce matin que la moindre étincelle suffirait à allumer un brasier, un véritable incendie qui raserait tout sur son passage. Et cette jeune fille en ferait les frais c’était inévitable.

Il fallait être bien maladroit et surtout bien aveugle pour ne pas voir que LA Sirène de Poudlard faisait son entrée dans la Grande Salle, quand bien même elle pouvait être un peu de mauvaise humeur. En temps normal, elle se serait certainement manifestée en prévenant la jeune fille qu’elle passait derrière mais aujourd’hui, elle était bien obnubilée par les pancakes qui semblaient l’appeler qu’elle n’en avait pas pris la peine. En temps normal, elle aurait certes été surprise et quelque peu mécontente – parce qu’il s’agissait tout de même de ses vêtements et tout le monde sait que Lilian Easter prêtait une attention plus que particulière à ses vêtements – mais par la suite, elle aurait certainement souri devant les excuses de la jeune fille. Mais là, c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase : son marcel était couvert d’une tâche marron qui lui avait presque brûlé la peau au moment de la collision. La lionne était de mauvaise humeur, la Sirène n’était pas contente car rien ne se passait comme elle le voulait. Elle avait été réveillée par un cauchemar monstrueux, le chat de Lily et un oreiller l’avaient tirés d’un rêve délicieux et elle avait mis du temps à trouver sa tenue du jour. Autant de petits détails qui pouvaient l’irriter. Et la tasse de chocolat chaud sur son marcel blanc, c’était le comble ! Cependant, cela semblait prouver qu’elle appartenait quelque peu au commun des mortels en subissant des sautes d’humeurs néanmoins, à un degré nettement plus élevé qui montrait bien qu’elle n’était pas complètement mortelle et que ses qualités ou défauts, parfois exagérés, rappelait son rang de Sirène.

Car Lilian était ainsi : quand elle était en colère, elle se transformait en véritable furie, un peu trop hystérique. Demandez à Chuck. Mais elle ne parvenait guère à faire autrement. Depuis toute petite elle était comme cela, à démarrer au quart de tour et tout faire exploser dès qu’un malheureux détail insignifiant – ou pas – venait la contrarier encore plus qu’elle ne l’était déjà. C’était son caractère et même si elle faisait des efforts pour se contenir, la bombe finissait toujours, à un moment ou un autre par exploser et pouvait aisément tout détruire sur son passage. Son caractère impulsif, imprévisible et surtout explosif était certes l’une de ses plus grandes forces peut-être car il lui s’assortissait avec son assurance légendaire qui crevait les yeux de quiconque. Mais quand quelque chose contrariait la belle, il devenait son plus gros point faible car elle était capable de dire et faire des choses qu’elle regretterait mais qu’elle ne parvenait pas à retenir tellement la colère battait son sang et que les mots, parfois venimeux et méchants se bousculaient hors de sa bouche. Elle était comme cela ; aussi imprévisible que les océans dans lesquels elle régnait et c’est peut-être cela qui la rendait si belle, si irrésistible aux yeux de tous. Mais là, tout être humain normalement constitué savait pertinemment qu’il ne valait mieux pas énerver davantage la bête et qu’il était préférable de passer son chemin. Mais la jeune maladroite allait passer un sale quart d’heure, c’était clair et net.

La jeune fille blonde s’écarta et quand elle posa ses yeux sur Lilian et son marcel désormais taché de la même façon que l’étaient certaines vaches françaises, la sirène crut qu’elle allait s’évanouir. « Oui ma chérie c’est bien moi que tu viens de percuter avec ton fucking chocolat chaud » pensa-t-elle. Toutefois, la surprise semblait lui avoir fait perdre le langage car elle ne prononça aucun mot, se contentant de la dévisager de haut en bas, les yeux ronds comme des balles de ping-pong. Hé quoi ? C’est tout ?! Lilian appuyait son regard sur elle, arborant une moue à la fois énervée et impatiente avec un soupçon d’étonnement. Non elle n’en revenait pas que la jeune fille ne s’excuse pas. Ok la rouge et or n’avait peut-être pas fait suffisamment attention mais des excuses s’imposaient et pas dans trois mille ans. La sirène la regardait, les mains toujours écartées et désignant encore plus ou moins son marcel couvert de chocolat et s’impatientait. Alors quoi ? Elle était devenue muette ?!


-Putain de merde... Je suis vraiment désolé. J’ai pas fait gaffe, mes excuses.

L’inconsciente osa lever ses yeux vers les magnifiques turquoises de la Sirène et parla un peu trop sèchement au goût de celle-ci. Quand on salit un vêtement de Lilian Easter LA Sirène de Poudlard, la moindre des choses est de s’excuser platement. Mais la politesse semblait avoir quitté certains habitants de ce château comme cette jeune fille qui avait déchiré sa robe de bal et avait permis à tous ceux qui regardaient la scène et notamment à Scott de voir ce qu’elle portait en-dessous. Autant vous dire que s’il avait été gêné, il avait sûrement du également apprécier ce qu’il avait vu. « Mes excuses ». C’était tout ? Bon, Lilian sentait qu’elle allait devoir s’en contenter même si elle n’aimait guère trop le ton que la jeune fille blonde venait d’employer. Cependant, elle n’allait sûrement pas la laisser s’en tirer ainsi.

- « Tes excuses » ? C’est bien la moindre des choses. Elle lui adressa un regard plutôt froid afin que la jeune fille comprenne qu’il ne valait mieux pas qu’elle ne réplique sur le même ton qu’elle venait d’employer au risque de subir les foudres de la Sirène. Toutefois, elle se retint de lancer « En plus tu sais combien il m’a coûté ce débardeur ? » parce qu’au final cela n’arrangerait rien et surtout parce qu’elle ne l’avait pas payé très cher. Et puis, elle n’était pas superficielle comme ces blondasses peinturlurées de fond de teint orange qui connaissaient par cœur le code du coffre familial à Gringotts plutôt que le mot de passe du dortoir des Gryffondor. Celles-là, Lilian les détruisaient en un coup de talon aiguille et les envoyaient chialer toutes les larmes de leur corps dans leur dortoir et le pire de tout : leur mascara n’était pas waterproof.

Bon la jeune blonde avait de la chance, elle était mignonne. Elle n’aurait aucun mal à s’en relever mais tout ceci était une question de politesse. Devant la reine on s’incline et on s’excuse platement quand on vient de faire une énorme bêtise, comme renverser son chocolat chaud sur son débardeur. Heureusement que la boisson n’avait pas atteint sa veste, Lilian aurait été bien plus méchante. En tout cas elle espérait que la jeune fille retiendrait la leçon auquel cas elle ne se priverait pas pour lui montrer de quoi elle était capable lorsqu’elle était vraiment énervée.

Cependant, la belle ne se calmait pas réellement car elle savait qu’au lieu de s’empiffrer de ses pancakes tant attendus elle devrait monter se changer ou passer aux toilettes des filles pour nettoyer son débardeur comme les moldues du temps où il n’y avait pas de machine à laver. Grand Dieu ! Son ventre émis un nouveau gargouillis mécontent et rien que pour faire comprendre à la jeune fille qu’elle venait de lui gâcher son petit-déjeuner et encore plus son début de journée, elle lui adressa un nouveau regard froid avant de relever le menton, prête à tourner les talons et s’en aller comme une reine, comme si rien ne s’était passé et que la tâche marron sur son débardeur blanc n’existait pas.


- T’as de la chance que je sois de bonne humeur.

Lilian n’ajouta rien d’autre, son ton presque cassant mais surtout sec en disait largement sur ce qui aurait pu se passer si elle avait été vraiment de mauvaise humeur. La jeune fille aurait passé un très sale quart d’heure. Au moins, elle aurait fait attention à deux fois avant de sortir de la Grande Salle, sa tasse de chocolat chaud à la main. Sinon, la rouge et or se chargerait de lui rappeler et lui faire comprendre que si elle ne voulait pas bouffer sa tasse en plus de sa boisson, elle avait tout intérêt à faire très attention désormais. Cependant, si la jeune fille blonde avait quelques envies suicidaires, cela ne posait aucun problème et Lilian serait ravie de l’aider pour qu’elle parvienne à ses fins.

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