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Le pacte des anges [PV]

 

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 Le pacte des anges [PV]

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Lilian Easter
Assistante à Sainte Mangouste



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Localisation : Dans le lit avec Iron Man. Et tu es prié(e) de dégager, on n'aime pas les plans à 3. (A part si tu t'appelles Jack Sparrow, que tu as du rhum et de la pâte à crêpes...) Quoi? C'est quoi cet air choqué, vous êtes toujours puceau ou quoi? Question suivante !
Date d'inscription : 31/10/2007

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Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: Le pacte des anges [PV]   Mer 11 Jan - 15:39







Le bonheur à l'état pur. Un vrai moment de détente. Et tranquille, sans que personne ne vienne la déranger. Que demander de plus ? Une coupe de champagne. Haha Lilian avait tout d'une vraie sirène. Mais reprenons du début voulez-vous ?

Aujourd'hui avait été une banale journée de cours, Lilian s'était levée, avait pris sa douche comme d'habitude, avait manqué d'arriver en retard à son cours de sortilèges mais rien qu'imaginer le regard froid, autoritaire et sévère de Woodley sur elle la faisait marcher plus vite dans les couloirs, à la limite de courir. On pouvait entendre ses talons claquer sur les pierres et les élèves s'écartaient pour laisser passer LA Sirène de Poudlard. Car quand Lilian passe, les autres s'écartent. Comme d'habitude aussi elle manqua de s'endormir pendant le cours d'étude des moldus, même si mademoiselle Jones faisait du mieux qu'elle pouvait mais il n'y avait rien à faire : savoir comment se servent les moldus d'un grille-pain et d'un micro-onde ne l'intéressait pas, surtout qu'elle avait beau tout savoir et participer à ce cours, l'ennui s'avérait plus fort que tout. Mais son ennui disparu très vite durant le cours de Doherty et c'est parfois durant son cours qu'elle regrettait de ne pas avoir poursuivi le cours d'étude des runes car Fleming était lui aussi sexy au possible et saurait certainement lui faire passer l'ennui des runes antiques. C'est également durant son cours de défense contre les forces du mal que la belle jeune fille s'aperçut que c'était injuste qu'il y ait plus de professeurs féminins que masculins, parce qu'au final, bon outre peut-être Hazel Woodley qui ne pouvait pas plaire à tout le monde, les garçons avaient de quoi se distraire et se rincer l’œil en cours. Entre Jones, Nakamura dont la beauté glaciale pouvait faire des heureux, Lance qui même si elle avait la cinquantaine était bien conservée, voire même très bien, Greyson qui derrière ses airs timides avaient de véritables atouts et Kelsey qui malgré son caractère explosif, avait de quoi convaincre. Voilà, cela faisait donc cinq professeurs féminins sexys (oui autant appeler un chat un chat et dire ce qu'il en est vraiment) contre trois au masculin. Parce que Ram-Jam et Mac Farlan ne comptaient pas vu que l’un était gay et l’autre grand-père.

Et voilà comment on comprenait pourquoi les garçons à Poudlard avaient de moins bonnes notes que les filles : parce qu’il y avait trop de profs féminins ! Et aussi peut-être parce que dans leurs cours aussi, certains avaient aussi la chance d’avoir LA Sirène de Poudlard et peut-être aussi que ses longues jambes fines et fuselées, recouvertes ou non de bas en laine, pouvaient être une des nombreuses sources de distraction pour la gent masculine. Sans parler des passages de main dans les cheveux soyeux, de la jupe d’étudiante, du décolleté qu’elle pouvait parfois avoir… Mais aujourd’hui, Lilian était habillée presque sagement : jupe à la bonne hauteur, bas en laine, pas de boutons de chemise ouvert au bon endroit avec le col en v qui arrive à ce même endroit… Non Lilian aujourd’hui, se sachant belle dans n’importe quelle tenue savait qu’elle n’avait pas à abuser et faisait dans la simplicité. Ce qui, de toute façon, ne changea rien à la règle et tout le monde se tournait sur son passage. Les garçons manquaient de se prendre un mur tellement ils l’admiraient et les filles de leur adresser leur poing dans la figure. Bien évidemment elle se rendit au cours entourée de trois ou quatre garçons, tous béats devant elle et son corps divinement parfait.

Depuis sa rupture avec Chuck et même si elle avait toujours été convoitée comme le plus beau des trésors, le phénomène était pire depuis qu’elle était de nouveau libre. Et qu’elle avait plus ou moins dépassé sa phase de dépression post-rupture et sa pseudo anorexie. Peu de gens avaient été au courant et c’était tant mieux. Aujourd’hui et comme depuis toujours, on la regardait, on lui souriait, on l’admirait, on l’idolâtrait, on la vénérait et on l’aimait. Comme ce charmant jeune homme qui venait de l’inviter à prendre un verre aux Trois Balais après les cours. Invitation qu’elle ne put refuser et à laquelle elle s’y rendit à son bras comme une véritable lady qu’elle était, peu importe ce qu’on pouvait dire. Perfection incarnée jusqu’au bout des ongles, si Chuck ou Taylord venait à la croiser dans les couloirs, elle voulait qu’ils sachent que oui, elle allait beaucoup mieux mais que pour eux, c’était loin d’être fini. Il lui serait facile, du fait de sa position sur le Mont Olympe de l’école de faire croire ce qu’elle voulait à qui voulait bien l’entendre (elle l’avait fait pour sa maigreur) et tout le monde l’écouterait car la parole de LA Sirène de Poudlard avait bien plus d’impact que celle d’une Miss Gryffondor. Et Chuck pourrait s’emporter dans tous ses états s’il le souhaitait, Lilian aurait toujours plus de gros bras autour d’elle ; ce n’est pas comme si elle laissait indifférents les mecs des autres équipes de Quidditch. Et il lui serait également facile de faire déplacer ses jolis cœurs à Londres pendant des vacances pour qu’ils aillent donner de leurs nouvelles à Chuck. Croyez-moi, elle en était capable.

Même ce ravissant jeune homme ne rechignerait pas devant une telle demande. Jeune homme qui ne dérogeait pas à la règle en se noyant dans ses yeux envoûtants, quand il ne tentait pas de plonger dans son décolleté qu’il pouvait apercevoir entre les boutons de sa chemise et grâce à la façon (provocante certes) qu’elle avait de placer ses bras juste en dessous de sa poitrine. Bien sûr il ne savait plus où donner de la tête quand elle le vrillait d’un léger sourire en coin avant de replacer une de ses mèches filamenteuses derrière son oreille et essayait de la fixer du regard, de regarder ses lèvres tendres mais à chaque fois, là aussi la sirène le faisait exprès, elle se pinçait la lèvre inférieure de ses dents blanches comme l’ivoire et quand il regardait ses mains aux doigts de fée, à chaque fois celles-ci s’égaraient sur la table ou sur le verre de Bièraubeurre. Elle le malmenait, lui et le peu de raison qu’il lui restait mais la belle rouge et or s’amusait et riait, attendrie, par sa perte d’assurance. Toutefois, il fit quelque chose à laquelle elle ne s’attendait pas : il lui apprit qu’il était le seul à détenir le double des clés de la salle des préfets, celle qui renfermaient la légendaire salle de bain, la plus impressionnante qu’il était donné de voir. Bien entendu, quand elle lui demanda de la lui prêter, il lui fit clairement comprendre qu’il le ferait seulement s’il pouvait se joindre à elle dans la baignoire gigantesque, chose  à laquelle elle éclata de rire, de son merveilleux et doux rire cristallin avant de lui rétorquer que cela serait volontiers et qu’elle posait le rendez-vous pour dans trois jours, à vingt-deux heures, après le couvre-feu. Le rouge monta aux joues du garçon qui profita de la venue d’un de ses amis pour se lever et aller lui parler un peu plus loin.

Lilian ne se fit pas prier et fouilla dans les poches de sa cape. Elle y trouva facilement les clés qu’elle rangea au fond de son sac et adressa un sourire au jeune homme quand il se rassit en face d’elle. Néanmoins, en toute sirène et riche héritière, elle se leva et le remercia de son invitation avant de s’en aller, de sa démarche souple, gracieuse digne des plus grands mannequins. Quand elle fut sortie, elle saisit le trousseau de clés piqué et un air satisfait accompagné du sourire alluma ses traits angéliques. Espiègle, elle l’avait toujours été.

Cependant, elle se garda bien de tout répéter à ses amies histoire de ne pas se retrouver au beau milieu d’une pool party alors qu’elle désirait prendre un bain seule et tranquillement. D’ailleurs, elle était tellement impatiente de s’y rendre qu’elle se demanda comment ses amies firent pour ne rien remarquer et était en réalité davantage intéressées par son rendez-vous avec Warren (voilà c’était cela son prénom) ! Mais Lilian resta très vague, comme à son habitude, car elle savait que ce Warren ne tarderait pas à revenir lui courir après.

Ce soir, elle quitta assez vite la Grande Salle lors du dîner car elle tenait se rendre à la salle des préfets le plus tôt possible et si possible, éviter les élèves. Elle avait juste à préparer ses affaires de rechange, histoire de ne pas déambuler à moitié trempée et roulée dans une serviette qui lui arrivait en haut des cuisses dans tout le château. Malgré ses talons qu’elle garda, elle fut très discrète jusqu’au cinquième étage. De toute façon, les élèves étaient tous encore en train de dîner, elle n’avait donc pas à s’en faire. Sortant le trousseau de son sac, elle ne mit pas longtemps à trouver la bonne clé et la rentra dans la serrure. Il faisait encore noir quand elle pénétra dans la pièce et la belle ne prit pas le temps de reverouiller la porte derrière elle. Elle savait très bien que personne à part elle et Warren n’était au courant que les clés de cette pièce étaient en circulation et ne s’attendait donc pas à recevoir de la visite, surtout que son rendez-vous avec Warren, auquel elle n’ira pas, préférant qu’il lui coure après comme tous les autres (pas de favoritisme) n’était pas prévu pour ce soir.

A peine fit-elle un pas de plus que la lumière s’alluma et éclaira devant elle une baignoire gigantesque, qui relevait presque d’un bassin de piscine, avec un immense système de robinets au centre. Les vitraux laissaient passer les rayons laiteux de la pleine lune qui dessinaient des formes colorées sur le sol de pierre. Lilian était subjuguée : même si elle en avait entendu parler, jamais elle n’aurait imaginé une telle pièce avec une telle baignoire. C’était mieux que dans ses rêves ! Même dans ses diverses maisons et villas de famille, leur plus grande baignoire était celle des jacuzzis ! Mon Dieu c’était merveilleux.  Tellement merveilleux qu’elle ne perdit pas une seconde avant d’enlever sa jupe qui glissa sur ses longues jambes ainsi que sa chemise. A la place, elle enfila une robe trop épaisse pour lui servir de déshabillé mais trop fine pour lui servir de chemise de nuit.

Laissant ses vêtements errer sur le sol, les dizaines de robinets se mirent en marche à peine avait-elle posé un pied au bord de la grande baignoire circulaire. Par précaution, elle éteint les lumières, afin que personne ne se doute de quelque chose et aussi pour profiter de ce bain à la lumière de la pleine lune. La sirène entra comme une reine dans son bain remplit de mousse, tout doucement, se délectant de l’eau chaude sur sa peau. Ses longs cheveux châtain étaient restés détachés sur ses épaules et collèrent à sa peau de lys, comme sa robe trempée, quand elle émergea la tête de l’eau. Son maquillage ne coulait même pas sur son visage angélique : et non, la belle avait tout prévu. Waterproof. La Sirène passa de longues minutes à se prélasser dans l’eau chaude, s’amuser avec la mousse, évoluer gracieusement sous l’eau, éclater les bulles avec ses doigts fins et perdre son regard dans les vitraux et observer le clair de lune qui lui donnait l’air d’une déesse en pleine baignade.

Déesse qui entendit soudain un bruit provenant de l’entrée de la salle et disparut sous l’eau, par pur réflexe. Chose qui au final était quelque peu idiote car si un élève ou pire un professeur venait à entrer, il s’apercevrait très vite que quelqu’un était entré avant lui, à cause de toutes ces bulles et de toute cette mousse et qu’il s’agissait d’une jeune fille à voir la jupe et les chaussures à talons qui traînaient sur le côté. Sous l’eau, Lilian pria pour que cela soit un élève car elle n’aurait pas à se justifier – la Reine ne se justifie jamais devant ses sujets – mais si c’était un professeur, là elle était mal et celui-ci serait capable de l’emmener vêtue de sa robe trempée qui lui collait à la peau et à ses formes harmonieusement divines devant la directrice. Pas brillante comme façon d’échapper à une retenue. Mais elle n’entendu aucun bruit alors que si un professeur était là, il aurait vite émit un sortilège pour faire apparaître l’élève désobéissant. Et si c’était un élève, il y avait fort à parier pour que cela soit un garçon car il devait s’interroger sur la propriétaire de la jupe et des talons. Parfait, il serait à elle ce soir.

C’est alors qu’elle se redressa de toute sa stature et apparut droite au milieu du bassin, juste devant la structure imposante des robinets, plaquant ses cheveux en arrière qui épousaient déjà bien la forme ses épaules. La belle sirène fixa de son regard hypnotique, de son regard irrésistible celui qui venait troubler son havre de paix. Et ce garçon, elle le connaissait bien pour avoir passé des vacances en sa compagnie.


- Tiens tiens. Tu sais que ce n’est pas très conseillé de déranger une femme pendant son bain ? Elle parlait tout en s’avançant vers le bord où il se trouvait, sa jupe à la main. Et elle, elle était toujours aussi séductrice, ne baissant à aucun instant le regard et offrant consciemment, son corps détrempé à sa vue qui ne dirait sûrement pas non.

La Sirène Lilian enfermait un nouveau joli cœur pour l’emporter au plus profond de son royaume et lui non plus ne s’y refuserait pas.

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Dernière édition par Lilian Easter le Mar 17 Déc - 20:35, édité 1 fois
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Dray Collins
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MessageSujet: Re: Le pacte des anges [PV]   Dim 15 Jan - 23:42





L'ennui est une chose mortelle. Le véritable ennui, pas celui où on s'enfonce dans un gros fauteuil avec un énorme livre juste pour passer le temps parce qu'on a rien d'autre à faire; ni celui où on se pose devant un parchemin vierge en vu de gribouiller pour combler les trous blancs. Le véritable ennui, le seul. Et à force de s'ennuyer, on finit par en crever. Le mot est fort, mais ce n'est que pure vérité. Voilà pourquoi l'être humain passe son temps à essayer de combler ces vides qui le rapprochent incessamment d'une mort lente et affreuse. Moi en l'occurrence, j'étais bel et bien en ennui, à temps-plein, et ces derniers jours se faisaient plus durs et plus lourds les uns que les autres.

J'errais donc dans les couloirs, à la recherche d'une chose quelconque à faire, ou bien simplement à observer, dans le simple but... de ne rien faire. Après tout, si je n'avais rien à faire, autant ne rien faire d'autre. Absurde, hein ? C'est comme ça que Dray Collins réfléchit. Démonstration par l'absurde, c'était ce que je réussissais le mieux. Et comme je réussissais tout, c'était vous dire à quel point j'excellais dans le domaine. Ouh, vantardise, quand tu me tiens par la main, toumtoum toumtoum... J'avais déjà parcouru les trois quarts des couloirs de Poudlard, coins par recoins, en moins d'une semaine ! Châpeau l'ami, je n'avais vraiment que ça à faire. Et là, il était quoi, 22h15 ? Depuis que les mangemorts avaient été sois-disant chassés de Poudlard, et que par conséquent, les règles en vigueur avant leur arrivée au pouvoir, étaient de nouveau en fonction, les petits chats gambadaient de nouveau dans le parc, fesses à l'air et sans collier.
Donc, le couvre feu, levé. Je prenais un malin plaisir à flâner dans les couloirs une fois les 20h passées. C'est pas qu'avant, je ne transgressais jamais les règles, ce n'étaient pas de malheureuses paroles prononcées après une lecture d'un pauvre parchemin stipulant que je ne pouvais pas faire ceci ou cela qui allaient m'arrêter. C'est juste que là, plus rien ne me retenait.. C'est sûr que faire des choses autorisées, c'était bien moins excitant que de faire des choses interdites, mais allez les cocos, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, après tout. J'arrivai enfin au 5e étage, fatigué et las de ne rien faire. Je commençai alors à déambuler comme une momie vivante dans ces grands couloirs froids et larges, lorsque j'attéris dans le couloir des préfets. Celui-là, je ne l'avais encore jamais visité tiens ! Mon moral remontait un peu du fond de mes bottes cirées. Quelque chose de plus intéressant et excitant à faire ? Dray Collins, toujours okay pour explorer. Et puis, c'était réservé au prefets, pas vrai ? Donc je n'y avais pas droit. Plus c'est interdit, mieux c'est. Droite, gauche, personne dans les parages. Je filai tel une rapide souris à travers ce couloir vide! Ouh, excitation quand tu me tiens, toumtoum toutoum tatam... Je sifflotais et marchant, mains dans les poches, jetant un coup d'œil avide à toutes les portes que je dépassai. Je pouvais m'arrêter devant celle qui me plaisait, l'ouvrir, écarquiller des yeux ébahis et une bouche bée devant le spectacle qui allait sûrement s'ouvrir devant moi. J'étais un sorcier, et les choses extraordinaire, c'était mon quotidien, mais il faut avouer qu'à Poudlard, c'est encore mieux, ou pire, selon les goûts de tout un chacun. Une immense statue de bronze attira mon attention. Boris le Hagard. Je ne savais pas qui il était, ni ce qu'il avait fait d'assez important pour être exposé là, mais je me rappelais vaguement de ce que m'avait dit la directrice lorsqu'il avait été question de prendre mes fonctions de Capitaine d'une équipe de Quidditch: c'était d'ailleurs l'une des choses que j'avais mentalement classées dans mes droits et devoirs les plus importants. La Salle de bain des préfets. J'y avais accès! Eh oui, quand on est un Capitaine, on jouit de quelques avantages dont on peut facilement se vanter. Et comme je n'étais Capitaine que depuis peu, je n'avais pas encore eu l'occasion d'explorer la bassine légendaire de Poudlard. Je me postai fièrement devant la porte à droite de Boris le Hagard et prononçai vaniteusement le mot de passe qu'on m'avait donné. La porte se déverrouilla et pivota vers l'intérieur. J'entrai alors dans l'un des endroits de Poudlard où durant les générations précédantes et dans celles à venir, où seule une poignée d'élèves pénétreraient jamais.

La salle était aussi grande, si pas plus, que notre salle commune aux couleurs vert et argent. De grands vitraux décoraient le fonds de la salle, lui donnant un air de rêve brumeux. J'imagine que j'aurais pu y voir beaucoup plus clair, si la mousse et les bulles ne cachaient pas la quasi entièreté de la salle. Je voyais à peine les nombreux magnifiques robinets dont on m'avait longtemps fait les éloges, même si les senteurs plus que fruitées et parfumées me parvenaient fort facilement. Mais s'il y a des bulles et de la mousse, c'est que quelqu'un avait ouvert les robinets, et par conséquent, je n'étais pas seul dans cette salle, non ? Un rapide coup d'oeil autour de moi me l'affirma, et mieux même: j'étais en bonne compagnie. En tout cas, c'était ce qu'affirmaient la jupe et la chemise au sol, à à peine quelques pas de moi. Remarquant des remous au milieu de la baignoire géante, je m'avançai, regard fixé sur l'endroit où ça bougeait. Se passa alors quelque chose que j'étais sûr de ne pas pouvoir, ni même vouloir, oublier de si tôt. Devant moi, mesdames et messieurs, ce vendredi soir de fin d'année, dans les entrailles de Poudlard, une jeune fille surgit des eaux, sensuellement, cheveux plaqués en arrière, yeux bleus envoutants et formes attirantes, pas le moins du monde cachées par la fine membrane de tissu qui apparemment lui avait servi de robe quelques instants plus tôt. Mais l'effet n'aurait sûrement pas été tel si cette personne, que je connaissais sans tout autant aussi bien connaître, était la sirène de Poudlard, la fille la plus désirée et enviée de tout le château... Lilian Easter. Je ne sais pas quelle tête je devais faire à ce moment-là, mais je n'avais pas envie de regarder ce qui se passait plus bas.

- Tiens tiens. Tu sais que ce n’est pas très conseillé de déranger une femme pendant son bain ?

Finalement revenu à moi, ou presque, je bredouillai des paroles que je ne compris pas moi-même et enlevai ma chemise en vitesse pour la mettre en boule devant moi. Plus bas que mon torse. Me rendant vite compte que j'étais torse-nu devant une belle fille, ma pudeur m'empêchant d'utiliser d'autre mot que celui-là, je bandai tous mes muscles et bombai le torse. Je n'étais pas désavantagé dans ma vie, loin de là et bien au contraire, mais je n'avais toujours que 13ans, et Lilian en avait 4 de plus, j'imagine qu'elle en avait vu bien plus déjà. Réfléchissant à toute vitesse et me disant que finalement, même si j'avais passé plus d'un mois en sa compagnie, je n'avais pas encore eu l'occasion de prendre un bain avec elle... Et cette occasion n'était pas prête de se présenter à nouveau. Quand on est chanceux dans la vie, mieux vaut en profiter, avant que cette chance ne tourne. Je me déshabillai alors sans rien dire, sourire aux lèvres, et entrai à mon tour dans l'eau, restant tout d'abord au bord.

- Allons, Lilian, je suis sûr que je ne te dérange pas le moins du monde.


Je m'avançai alors, plongeant mes yeux dans le bleu envoutant des siens. Bon, Lilian était plus âgée que moi, 4 voire 5ans nous séparaient, mais j'étais plutôt grand, et bien bâti pour mon âge. On m'avait même souvent dit que je passais facilement pour un garçon de 15ans, et puis, ce n'était pas quelques chiffres qui allaient arrêter Dray Collins.

- Dis moi, il me semble me rappeler que tu n'as pas accès à cette salle, pas vrai ?

Je m'approchai plus encore, jusqu'à ne laisser qu'une dizaine de centimètres entre nous. Je passai un geste dans mes cheveux pour les envoyer en arrière. La nuit ne faisait que commencer, et on avait tout le temps devant nous pour discuter, nager, .. ou faire autre chose. Tout en restant raisonnable, évidemment. Après tout, Collins et Easter ensemble, ça ne peut que faire des étincelles.

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@Ambre Serana a écrit:
Je commençais à me dire que tu n'allais pas revenir et que j'allais pleurer toutes les larmes de mon pauvre corps.


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Lilian Easter
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Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: Re: Le pacte des anges [PV]   Mar 17 Jan - 23:10


Peu de personnes avaient le cran ou l’imprudence de déranger une femme dans son bain, et cela s’aggravait quand il s’agissait de Lilian Easter. Pour certains, il fallait être totalement inconscient pour oser une telle chose car Lilian était pour eux bien plus qu’une simple jeune fille. Elle était belle à mourir, irrésistible qu’il était presque impossible de croire qu’elle était humaine. Au temps de la Grèce antique, elle aurait été la fille d’Aphrodite et de Poséidon tellement sa beauté était incomparable et son humeur à la fois, totalement impétueuse et imprévisible comme les océans. Elle aurait été la source de nombreuses offrandes, des temples lui auraient été construits, des statues érigées à son effigie, tous les hommes se seraient consumés d’amour et de fascination pour elle, qui avait pris l’habitude, que ses parents qualifiaient presque de fâcheuse, de prendre forme humaine pour prêcher de nouveaux convertis. Car ils étaient ce qui lui permettait de rester en vie éternellement en lui offrant des présents, narrant qu’elle avait été taillée dans la nacre la plus délicate, que ses cheveux avaient été filés par les anges dans la soie la plus pure, sa bouche faite en pétales de rose et son visage était l’œuvre des mains délicates de sa mère. Ses yeux, en revanche, avaient été créés par son père, lui qui avait été cueillir dans les profondeurs de son royaume les deux plus beaux diamants bleus qu’il puisse exister. Ces diamants resplendissaient sur ce visage parfait, illuminant ses traits angéliques et faisaient à la fois l’objet de toutes les convoitises et la fierté des parents et de la sublime créature. Au Moyen-Age, elle aurait été considérée comme une fée, une créature insaisissable qui apparaissait aux preux chevaliers égarés près d’un cours d’eau. Aujourd’hui, elle restait la sirène, reine de la beauté et de la séduction, impétueuse et imprévisible, tout comme son père et sa mère lui avaient donné naissance.

Et à chaque fois qu’elle se montrait, c’était pour assouvir ce que lui dictait son essence de séductrice et de créature divine ; elle séduisait chacun des hommes qui peuplait ce château, parce qu’elle aimait vivre dans leur regard, savoir que jamais ils ne l’oublieraient et qu’elle aurait de nouveau des adeptes qui viendront lui faire des offrandes dans son temple. Parce que tous souhaitaient qu’elle exauce leur souhait. Souhait qui s’il prenait des tournures et formulations différentes, tenait toujours de la même rengaine : qu’elle ne soit qu’à eux. Or cela était trop lui demander : elle ne pouvait se résigner à en un aimer un seul parmi tant d’autres. Elle l’avait fait une fois et elle s’y était brûlé les ailes. La légende raconte qu’elle remontait aujourd’hui doucement la pente et rentrait tranquillement chez elle, sur le Mont Olympe qui serait fier et heureux de l’accueillir de nouveau.

C’était ce qu’elle faisait en prenant son bain, tout en sachant qu’il était possible qu’on la surprenne mais n’en tenait pas rigueur ; personne ne savait que la salle était ouverte. Personne ne parlait jamais de cette salle, personne ne savait que les clés pouvaient circuler d’un moment à un autre, personne ne savait si elle existait réellement ou si elle n’était qu’une fiction. Certains la disaient même condamnée, pour quelques raisons plus ou moins plausibles. Alors quelle ne fut pas sa surprise quand on passa la porte. C’est parce qu’elle avait d’abord pensé qu’il pouvait s’agir d’un professeur que Lilian avait plongé sous l’eau, imaginant peut-être que le dieu grec viendrait la protéger en cas de besoin. Mais non, il ne s’agissait que d’un simple élève, qui était arrivé ici d’une manière tout à fait inconsciente car ses yeux s’écarquillèrent quand la Sirène apparut. Celle-ci ne put d’ailleurs réprimer un sourire en le reconnaissant.

Dray Collins. Comment l’oublier ? Lui qui avait passé un mois en sa compagnie et surtout celle d’Hadrian. Car oui, cette fois, cela avait été au tour du benjamin de la famille Easter-Schoonmaker d’inviter un copain dans la maison de vacances ; Lilian ayant eu son tour avec Chuck. Dray Collins qui, s’il était le meilleur ami de son frère, ne lui ressemblait pas tant que cela : d’abord il était à Serpentard, ensuite il adorait courir après les filles et enfin, il était davantage porté sur le soin physique que sur le soin vestimentaire comme Hadrian. Mais il n’en restait pas moins semblable sur le fait que lui aussi aimait s’amuser, et pas qu’un peu comme le jeune Schoonmaker, et qu’il était partant tout ce qui relevait des bêtises malicieuses. Lilian appelait cela des bêtises malicieuses car il n’avait que treize ans et elle savait qu’à cet âge, l’on ne fait jamais pour nuire à quelqu’un. On le fait simplement parce que l’envie de rire nous démange et qu’une situation ne se prête que trop à cette envie. Pourtant, il faisait plus âgé : la première fois qu’elle l’avait vu, s’il n’avait pas été avec son frère, Lilian lui aurait donné quinze ans, presque seize. Cet âge qui le rendait donc intouchable à ses yeux, qui le protégeait presque de la sirène qui rôdait dans ce bain, au milieu de toute cette mousse. Néanmoins, la belle lionne mourrait d’envie de tout envoyer valser car ce soir, il n’y avait qu’eux dans cette pièce et il était à sa merci.

Et cette envie de tout envoyer valser fut accentuée quand il se découvrit le torse – là non plus elle ne fut pas déçue du voyage même si elle l’avait vu à de nombreuses reprises lors des vacances – pour plaquer sa chemise plus bas. Elle retint un rire voire même un sourire en se pinçant la lèvre inférieure et en détournant le regard sur le côté, faisant comme si elle n’avait rien vu.


- Allons, Lilian, je suis sûr que je ne te dérange pas le moins du monde.

Jamais il ne se défaisait de son assurance et cela plaisait à Lilian. Il n’était pas comme les autres qui se seraient mis à bafouiller et à détourner leurs yeux Ô combien pécheurs de regarder un corps comme le sien alors qu’elle prenait son bain. Sa chemise toujours plaquée contre le bas de son torse, cela ne l’empêcha pas de plonger son regard dans celui de Lilian qui le soutint comme une reine, un air séducteur et tellement assuré sur son visage mouillé. La belle rouge et or faut d’autant plus surprise quand elle le vit entrer dans l’eau sans aucune hésitation. Toutefois prudent, Dray resta au bord de la baignoire comme s’il craignait qu’un gouffre sans fond le happerait dès qu’il fera un pas de plus envers la Sirène.

- C’est vrai que ta compagnie est loin d’être déplaisante.

Aucun sourire, aucun air séducteur sur le visage, rien que des dizaines d’étincelles dans ses magnifiques grands yeux bleus. Ainsi qu’une ombre de sourire sur ses lèvres roses peut-être. Non, la princesse ne le punirait pas pour cet acte parce qu’elle jugeait qu’il valait beaucoup mieux que cela et parce que d’un côté, il la fascinait presque. Elle restait droite debout devant lui, toujours devant les robinets qui continuaient de faire jaillir de temps à autre des bulles et délivraient des parfums tous plus exquis les uns que les autres.


- Dis moi, il me semble me rappeler que tu n'as pas accès à cette salle, pas vrai ?

Cette fois-ci, le sourire fut bien réel et il dévoila une partie des perles d’ivoires qui constituaient la dentition de la jeune fille. Lui s’était rapproché et désormais, seuls quelques pauvres centimètres séparaient leurs corps trempés.

- Pourtant je suis bien là. Commença-t-elle de sa voix de velours, sans cesser de détailler chaque détail du corps de Dray qui s’offrait à sa vue. Ce n’est pas comme si tu allais le regretter, n’est-ce pas ?

Alors, elle tendit le bras et posa ses longs doigts effilés sur le torse nu de Dray. Comme une souveraine elle se mit à le pousser vers le bord, toujours sa mine séductrice sur son visage et il n’avait d’autre choix que de s’exécuter. Il reculait et elle avançait. Quand ils arrivèrent au bord, juste en dessous des vitraux elle le fit s’asseoir dans l’eau avant de laisser tomber doucement sa main contre son corps. Un instant elle resta debout à le regarder, à le voir la regarder juste assez pour qu’il commence à perdre lentement perdre patience et se demander ce qu’il allait advenir de lui. Parce qu’elle était ainsi : Lilian avait toujours l’avantage dans de telles situations, tout simplement parce c’est ainsi qu’elle vivait. A son tour elle se laissa couler dans l’eau chaude et elle s’avança doucement vers Dray qui supportait toujours son regard. Il ne savait pas ce qu’elle allait faire, elle si. Elle aurait pu disparaître sous l’eau avant de repartir et le laisser seul, avec un espoir qui s’évanouissait au fur et à mesure que Lilian s’en allait. Elle aurait pu le faire disparaître sous l’eau avec elle, afin qu’il ne la course au travers des bulle et de la mousse, parce que cela relevait également du jeu. Mais c’était encore une autre alternative qu’elle allait prendre, parce qu’elle tenait à le surprendre au plus haut point.

C’est ainsi que sans crier gare, sans rien laisser transparaître, elle s’avança vers lui, entoura son cou de ses bras et s’assit sur ses genoux. Un sourire ravi étirait ses lèvres et ses yeux brillaient de mille feux, toujours plongés dans ceux de Dray qui ne pouvait que l’admirer, elle qui venait de se poser sur ses genoux, irrésistible et magnifique à outrance.


- Jamais je n’aurais pensé te recroiser ici. Il est vrai que depuis cet été, ils ne s'étaient que vaguement recroisés dans les couloirs, s'adressant un regard pour montrer qu'ils se connaissaient et n'oubliaient pas les vacances en commun qu'ils avaient vécues mais pas une seule fois ils ne s'étaient réellement reparlés, seulement quand Hadrian était là.

Cette fois, elle avait levé les yeux et fixait la lune et les étoiles qui filtraient au travers des vitraux et éclairaient la salle de bain d’une agréable lueur blanche. Par cette posture, elle laissait à Dray tout le loisir de détailler et profiter de son corps qu’il avait à porter de main et auquel il ne résisterait pas longtemps, si tant est qu’il y ait résisté à un seul instant depuis son entrée.

- Mais je dois dire que cela me plaît que tu sois ici. Là elle venait de retourner la tête, son sempiternel sourire en coin non moins charmeur et les yeux rivés droit sur lui. Mais en plus, elle venait de soulever le menton du jeune homme de son index fin afin qu’il l’admire encore plus qu’il ne le faisait déjà. Car telle était son essence qui lui permettait de vivre : l’admiration des hommes. Celle-ci n'allait cesser de grandir pour atteindre son apothéose quand elle ne laisserait que quelques pauvres centimètres entre leurs deux visages qui se touchaient presque. Et Dray ne lui échapperait pas.

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Dray Collins
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MessageSujet: Re: Le pacte des anges [PV]   Dim 6 Mai - 1:04

-Jamais je n’aurais pensé te recroiser ici

Bien évidemment. Moi non plus. Retrouver Lilian au détour d'un couloir, à Poudlard, ç'aurait été tout naturel. Mais retrouver la sirène de Poudlard dans une salle de bain, qui plus est celle des préfets, personne n'avait cette chance. Personne, pas même Dray Collins mes aïeux. Dans mon cas, je n'appelais pas ça de la chance, plutôt du charisme, Le charisme. Lilian, c'est un peu le fantasme de tout homme qui se respecte et qui ne peut pas faire autrement, et de tous les autres aussi, naturellement. Et moi, puissant mâle viril que j'étais, j'avais eu le charisme de partir en vacances avec elle, durant un mois entier. Bon,en théorie c'était avec Hadrian que j'étais parti, mais on peut détourner la réalité, pas vrai ? Je m'étais rarement autant éclaté dans ma petite vie jusque là, autant avec Hadrian, qu'avec Lilian que j'épiais parfois du coin de l'oeil. Elle passait son temps à faire la fête avec des garçons un peu trop âgés pour elle, à boire et se dandiner comme un canard. Et un jour... Un jour leurs bêtises étaient allées tellement loin que... Et j'avais tout vu.

Lilian s'avança plus proche, très proche, pas trop proche. Passant ses bras autour de mon cou, elle ramena ses jambes pour s'asseoir sur mes genoux. Hum, pourquoi pas ? J'magine bien que certains auraient tué pour être à ma place, et je ne pouvais que me réjouir et profiter de cette situation que m'offrait mon charisme. On attire pas une sirène avec de la mayonnaise, seules les thons viendront. Des étoiles dansaient dans les yeux de Lilian Easter, ce qui trahissait une certaine excitation chez elle. Elle était assez près pour que je sente son souffle sur moi, ce qui n'était pour me déplaire. J'avais entendu qu'elle avait rompu avec Chuck. Pauvre gamin, même s'il gambadait dans d'autres prairies, il devait tout de même le regretter.

- Mais je dois dire que cela me plaît que tu sois ici.

Bien sûr que ça lui plaisait. Quoi ? Ca lui plaisait réellement ? Évidemment. Comment ne pas apprécier d'être en la compagnie de Dray Collins à moitié nus dans une baignoire grande comme le monde ? Même je devais avouer que c'était plutôt flatteur. On ne s'était pas vraiment reparlé depuis le retour des vacances, manque d'occasions, et cela voulait alors dire que Lilian Easter avait des vues sur moi... Depuis ces vacances aux USA ? Oh meine Gotte, si j'avais su... Mais en même temps, je n'aurais rien pu faire, pas avec Hadrian, leurs parents, les miens... Nop, impossible. Mais maintenant... Là, nous étions seuls, tous les deux. Rien qu'elle, et moi. Son visage se rapprocha du mien, tandis qu'elle soulevait mon menton de son index, plongenant son regard brulant dans le mien. Je savais bien que certaiens auraient tué pour être à ma place. Grand bien leur place, mais je ne leur aurai jamais cédé.

- Tout comme ça me plait aussi, murmurai-je avec un sourire en coin.

Je voyais bien que Lilian prenait un plaisir fou à me rendre fou. Et je voyais aussi qu'elle semblait avoir l'habitude. Ah, j'eus un instant une pensée pour tous ceux qui étaient passés par là, avant de revenir bien vite sur terre. Mieux valait profiter autant qu'elle de l'occasion. Je fis glisser mes mains sur sa robe mouillée, faisant courir mes doigts presque sur sa peau tellement le tissu mouillé était fin, avant de les poser sur les hanches de la sirène. Ca m'amusait beaucoup de jouer ainsi. C'était un peu malsain, vu notre écart d'âge, mais elle n'avait pas l'air d'en faire fi, et moi non plus. Et puis, ce n'était pas vraiment sérieux, c'était plus un jeu, entre deux séducteurs aguérris. Easter, Collins. Duo de choc, autant avec Hadrian qu'avec Lilian, il fallait l'avouer. Quoique je ne me livrais pas aux mêmes jeux avec Hadrian. Avec lui, c'était plus des mauvaises blagues, des jeux de force et des paris absurdes. Le genre de jeux que faisaient les garçons de notre âge. Le genre de jeux idiots qu'on ne regrettait pas, et auxquels on risquait de penser avec nostalgie lors de notre 40e anniversaire. Mais avec Lilian, c'était totalement différent. Déjà en vacances on se lançait des petits regards lourds de sens, sourire en coin et gestes de braise. Un jeu dangeureux, et interdit. Mais je ne savais pas que réellement, on allait en arriver là. Là était le mot, car j'avais vraiment aucune idée de la tournure que les évènements allaient prendre.

Moi qui m'ennuyais. Je compte sur toi pour m'amuser un peu, Lilian.

Je détournai le visage pour m'approcher un peu plus encore. Et murmurant à son oreille, j'y glissai quelques mots d'une voix suave et provocatrice. De cette manière dont j'aimais tant le faire.

- Je suis d'humeur joueuse ce soir.

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@Ambre Serana a écrit:
Je commençais à me dire que tu n'allais pas revenir et que j'allais pleurer toutes les larmes de mon pauvre corps.


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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: Le pacte des anges [PV]   Mar 22 Mai - 15:20

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Bien sûr qu’elle avait charmé Dray pendant leurs vacances communes, c’était évident. Quand bien même il était le meilleur ami de son frère et donc plus jeune par conséquent, il n’en restait pas moins un garçon et aux yeux magnifiques de Lilian, tout garçon normalement constitué se devait de succomber à ses charmes. Mais il est clair que Dray n’arborait pas la même place dans son cœur que les cinq autres garçons de son âge avec qui elle traînait depuis plus de dix ans maintenant. Il était évident qu’à côté de Simon, Gabriel, Graham, Nathan ou Lorenzo, Dray ne faisait pas le poids. Mais quand les cinq jeunes hommes n’étaient pas là, il pouvait rivaliser avec eux. Ce qui, autant le dire franchement, n’arrivait jamais car du matin, surtout à partir du midi, jusqu’au soir, Lilian la superbe était entourée par ces bêtes de compétition qui semblaient la protéger comme la première reine du monde. Evidemment qu’il y avait eu des regards de braise qu’elle lui avait lancé furtivement sur la plage avant de retourner à ses occupations et étaler du monoï sur le corps de Graham. Bien sûr qu’elle lui avait décerné un sourire charmeur à outrance lors d’une soirée sur la plage avant de continuer à boire et danser avec Simon. C’était clair qu’elle lui avait fait un signe de la main alors qu’il se baladait sur la jetée avec Hadrian alors qu’elle était en train de déjeuner avec toute sa bande. Et même si elle était Sirène, elle n’en restait pas moins une sœur et au nom de l’amour fraternel qui la liait à Hadrian, elle ne franchirait pas la ligne rouge. Simplement, elle la toucherait du doigt.

Tout ce qui comptait pour elle était le jeu et Dray s’avérait un excellent compagnon dans ce domaine. Elle avait furtivement observé son attitude lors de leurs vacances et croyez-la, elle s’était amusée à le regarder. Ce garçon respirait la séduction, tout comme elle, et ne vivait que pour le jeu. C’est pourquoi elle ne comprenait pas vraiment comment son frère et lui faisaient pour s’entendre si bien alors qu’ils avaient des caractères vraiment opposés sur certains points. Même si Hadrian n’était pas non plus en reste lorsqu’il s’agissait de faire parler les gènes Easter. C’était dans ce genre de moment qu’elle s’apercevait que la séduction n’était pas une simple ligne de vie chez eux, il s’agissait surtout d’un trait de famille car aucun des membres n’y échappait, y compris leur mère. Pour les Easter-Schoonmaker, il y avait toujours quelque chose à conquérir, quelqu’un à séduire et le charme toujours à mettre en œuvre. Et quand on les voyait, désormais tous réunis sur les photos, tout cela apparaissait comme l’évidence même. Les sourires bright et charmeurs, les yeux bleus séducteurs, tous respiraient et transpiraient cette assurance et ce charme. La famille Easter cachait encore cependant des cicatrices derrière ces sourires et presque tout le monde s’y trompait.

Dray ne savait rien du passé noir de la famille et c’était tant mieux. Lilian ne savait pas si Hadrian lui avait parlé de Felton qui était revenu mais elle ne tenait pas à le lui demander, ils étaient là pour autre chose que de parler et éclater les bulles de savon au-dessus de leurs têtes.


- Tout comme ça me plait aussi,

Il avait des manières de Don Juan, mais totalement différentes de celles des Easter, même s’il aurait pu en être un héritier. Cependant, cela plaisait à Lilian qui répondit à son sourire charmeur et qui apprécia le contact de ses mains sur sa peau et ses hanches. Peu d’hommes avaient eu ce privilège et Dray faisait désormais partie des chanceux, des exceptions. Bien sûr il y avait eu Chuck et les jolis cœurs également et alors, cela se comptait sur les doigts d’une main.

Lilian voyait également que le jeune homme, même s’il paraissait assuré et sûr de lui, perdait néanmoins ses moyens devant la Sirène. Quoi de plus normal ? Même Chuck au départ avait été perturbé et les cinq américains l’étaient encore, même si cela faisait plus de dix ans qu’ils se côtoyaient. Jamais Lilian n’avait changée pour un homme et cela n’était pas prêt d’arriver. Ils l’aimaient telle qu’elle était, pourquoi les bouleverser ? La belle voyait bien leurs yeux emplis d’admiration et de fascination qui les trahissaient alors qu’ils tentaient de garder le contrôle, elle décelait bien la maladresse qui parfois faisait trembler leur voix quand ils parlaient et elle savait pertinemment qu’ils avaient beau la séduire à leur tour, tenir entre ses doigts la plus belle fille de l’école était comme tenir un oiseau fragile que l’on tentait de ne pas trop serrer pour ne pas lui briser les ailes ou l’étouffer. Toutefois, elle était bien humaine comme toutes les autres filles de l’école mais par son statut et sa réputation si particulière, elle s’élevait au-dessus du commun des mortels pour devenir l’idéal de tous les garçons de Poudlard. Même quand elle était en vacances, Lilian comprenait pourquoi ses amis la surveillaient de si près, comme des gardes du corps ; parce qu’ils savaient que son charme et sa réputation s’étendait bien au-delà de son école.


- Je suis d'humeur joueuse ce soir.

Les paroles de Dray susurrées à ses oreilles lui arrachèrent un sourire. Enfin elle allait pouvoir s’amuser et lui ne serait pas déçu. Il bénéficiait d’un incroyable privilège ce soir, autant pousser le vice jusqu’au bout.

Les doigts fins de la belle rattrapèrent le jeune homme par la nuque et vers qui elle se tendit pour à nouveau lui parler au creux de l’oreille.


- Vraiment ? Et bien prouve-le. Sa voix de velours finit de ravir ses oreilles alors qu’elle s’écartait de nouveau de lui. Les diamants bleus brillaient de mille feux, ces étincelles de malice séductrices aussi légendaires que ce regard et le visage angélique se para d’un air furieusement séducteur en haussant un des sourcils de la belle et en adressant à Dray un sourire séducteur qui lui laissait à peine le temps d’apercevoir les perles d’ivoire de sa bouche.

C’est alors que, comme une anguille, la belle glissa des genoux de Dray pour disparaître sous l’eau. Ce soir, c’était elle qui menait les règles du jeu ; comme d’habitude. Seule elle décidait quand commençait et quand s’arrêtait la partie. Seule Lilian décidait comment elle abattait ses cartes et comment elle tournait la situation à son avantage.

La superbe ondulait gracieusement sous l’eau, son domaine de prédilection. L’eau avait beau être recouverte de mousse blanche et légère, peu lui importait et elle continuait d’évoluer comme une sirène qu’elle était. Elle se souvenait de la soirée chez Simon Haye avec Chuck, où elle et lui avaient jugé amusant de piquer une tête dans la piscine alors que l’alcool faisait déjà ses effets et sans se soucier de l’impact de l’eau sur leurs vêtements. Lilian se souvint également de la tête de Chuck lorsqu’il l’avait vu surgir hors de l’eau, sa robe dorée qui lui collait et moulait scandaleusement son corps de rêve, de ses longs cheveux plaqués sur son dos nu, de son maquillage bleu nuit autour de ses yeux qui ajoutait à cet air monstrueusement irrésistible, à sa bouche rose humide qu’elle pinçait de ses dents blanches et qui l’appelait. Cela lui faisait également pensé aux regards que lui et tous les autres garçons lui lançaient lorsqu’elle sortait de l’eau en bikini, telle une sirène devenant humaine. Le prénom et le visage de Chuck dans sa tête lui pincèrent le cœur et la jeune fille s’aperçut qu’elle commençait à manquer d’air et qu’elle devrait reparaître aux yeux de Dray.

C’est non loin de la structure immense des robinets qu’elle émergea, au centre du bassin et quand bien même elle s’appliquait à chasser Chuck de son esprit, la rouge et or adressa un regard charmeur à Dray, surmonté d’un haussement de sourcil.


- Alors ? Je croyais que tu étais d’humeur joueuse ce soir ?

Son but était de le taquiner jusqu’à ce qu’il se prenne enfin au jeu et ne puisse plus en sortir jusqu’à un ordre la sirène. Il finirait bien par capituler, par céder à ses charmes mythiques et là, il ne tiendrait qu’à elle d’abréger son calvaire. Debout dans l’eau mousseuse, la sublime continuait de défier Dray à leur jeu favori même si elle savait parfaitement qui serait le gagnant de la partie de ce soir et ses grands yeux bleus semblaient lui dire : « Attrape-moi si tu peux. »

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