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Echec et mat ! [C.C] [Ended]

 

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 Echec et mat ! [C.C] [Ended]

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Taylord Reegan
Élève de 7ème année



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Localisation : Ben regarde, sur ma licorne magique... Ah, tu la vois ? Okay, arrête le jus de citrouille alors, visiblement ça te fait pas que du bien.
Date d'inscription : 26/02/2010

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Particularités: J'ai dix doigts. C'est fou hein.
Ami(e)s: C'est comme la poussière d'étoiles. Si t'y prends pas gaffe, elle s'effrite entre tes doigts...
Âme soeur: Il a un petit faible pour les cow-girls.

MessageSujet: Echec et mat ! [C.C] [Ended]   Dim 25 Déc - 19:03

Spoiler:
 


Il y avait pleins de couleurs différentes qui défilaient tout en se succédant, elles flottaient dans les airs et j'avais peine à identifier de quoi il s'agissait ou alors si elles avaient formes humaines; il y en avait une plus vive que les autres qui se détachait soudain du fond pour me foncer dessus... et j'ouvris les yeux tout en serrant un poignet, tandis que le feu craquait dans l'âtre. Il me fallut quelques secondes de plus pour comprendre que j'avais fait un rêve pour le moins étrange parce que j'étais incapable de dire de quoi il s'agissait, tout comme pour réaliser que je me trouvais dans la salle commune, silencieuse, qui avait pourtant été bien vivante quelques heures plus tôt, comme le prouvait les divers papiers, verres, et bouteilles vides, abandonnés un peu partout sur les tables et sur le sol.

Je sentis un souffle chaud dans mon cou et détournai légèrement la tête pour reconnaître Chuck, contre lequel je m'étais assoupie sur le canapé un peu plus tôt, et qui apparemment dormait encore. Je poussai un soupir pour me donner du courage et me redressai à l'aide de ma main gauche, tout en prenant garde à relever le haut de la robe que je portai toujours, mais qui prenait un malin plasir à se barrer à moitié. Je préférai ne même pas savoir comment j'en étais arrivée là, jetai un coup d'œil d'ensemble sur la pièce où nous étions vraiment les deux derniers occupants. Je ne savais pas depuis combien de temps nous étions ici, si c'était tard dans la nuit, ou tôt le matin, si tout le monde était dans les dortoirs ou si au contraire, ils étaient redescendus faire la fête, mais ces questions m'embrouillaient l'esprit, et comme je n'arrivais pas à y répondre, je les laissais en attente en me disant que de toute façon, je le saurais bien assez vite. Peu motivée pour entreprendre quoi que ce soit, je me rallongeai tout en me retournant pour me retrouver le visage contre le torse de Chuck, me blottis un peu plus entre ses bras et fermai les yeux pour essayer de me souvenirs des heures précédentes...

Si la salle commune était animée lors des soirées, là, c'était encore pire, car tout s'était accumulé depuis ces dernières semaines : la fuite des mangemorts et une fois n'est pas coutume, c'était l'occasion de célébrer ça comme il se devait, les vacances, où c'était chaque jour l'occasion de décompresser un peu, donc encore plus maintenant, et le bal qui se terminait tranquillement -ou presque- chez les rouges et or. Si certaines choses me paraissaient plus ou moins claires, d'autres étaient beaucoup plus floues : par exemple, je ne savais pas exactement comment nous avions réussi à faire le chemin inverse de la grande salle jusque ici; je me voyais accrochée au bras de Chuck, sans m'arrêter de rire, mais la route avait semblé être beaucoup plus courte qu'à l'aller. La première chose que j'avais faite aussi, en arrivant dans la salle commune, c'était d'avoir enlevé ses satanées chaussures qui me faisaient un mal de chien; c'était l'invention du diable oui ! Là encore j'avais un peu bu, mais cela avait suffit pour me faire tourner la tête, et puis, pour une raison que j'ignorais je m'étais retrouvée dans les bras d'un mec de septième année que j'avais déjà vu mais dont le nom m'échappait sur le coup, et sans me souvenir du stade intermédiaire, j'avais changé de bras, pour être dans ceux de Chuck à nouveau qui me jaugeait avec un air un peu mauvais. Et puis là, je m'étais assise quelques secondes pour récupérer, j'avais fermé les yeux pour reposer mes paupières durant un instant...

Ah ben plutôt des heures, finalement.
Je revenais plus loin dans mes souvenirs, au bal à présent, avec cette ouverture catastrophique -on pouvait dire que je m'étais tapée la honte et avait entraîné Alex dans ce tourbillon infernal- … et le reste qui me laissait croire que c'était la soirée la plus étrange que j'avais vécu depuis que j'étais à Poudlard. Petit à petit, au fur et à mesure que je repassai le fil des événements dans ma tête je sentis mon visage se décomposer, et je me cachai encore plus contre Chuck, même si de toute façon, personne ne pouvait me voir. Okay, donc, pour résumer la situation, j'avais vraiment fait n'importe quoi; ma raison avait -enfin !- repris l'avantage sur le reste, et si je n'avais pas pensé aux conséquences en embrassant Chuck, elles étaient maintenant en train de m'apparaître comme des évidences, mais au lieu de me faire du bien, comme je l'avais d'abord pensé, elles me tordaient l'estomac. J'ignorai combien de personnes avaient profité de la scène et nous avait vu; un beau paquet de monde, ça ne faisait aucun doute, sans compter que les dérapages du bal allaient se raconter dès le lever du soleil.

Mais surtout, je pensais aux autres, à Lilian, car même s'ils n'étaient plus ensemble, j'étais son amie, et on ne fait pas ce genre de coup à ses amis – c'est ce que les filles disaient du moins, même si je n'avais jamais trop compris pourquoi. En même temps, je ne savais pas trop où on en était au niveau relationnel, car elle me lançait des regards haineux à chaque fois que je la croisai et cela depuis sa rupture, donc, ça devait forcément avoir un rapport, même si je trouvais ça complètement injustifié, car elle ne m'avait pas adressé la parole plus que ça. Si elle ne me parlait plus donc, elle ne m'en avait pas expliqué la raison, donc à partir de là, je ne pouvais pas savoir ce que j'avais fait de mal et au quel cas je n'allais pas m'excuser dans le vide et pour rien, puisqu'elle semblait bien décidée à ne pas m'approcher, bien que je n'ai pas fait l'effort non plus pour savoir de quoi il retournait. La seule chose que je pouvais tirer de ce comportement c'était qu'elle pouvait éventuellement me tenir pour responsable, même si j'avais beau réfléchir, je ne savais pas trop ce que j'avais pu dire ou faire de mal qui puisse avoir un lien avec leur séparation, ou alors je ne m'en étais pas rendue compte... Nan mais même, je pensais qu'elle me connaissait assez pour savoir que si il y avait des possibilités pour qu'elle ait compris que mes sentiments aient évolué vis à vis de Chuck -elle avait l'instinct féminin dont moi j'étais dépourvue- que jamais je n'aurais été égoïste au point de œuvrer pour mettre un terme à leur histoire ! Rien que ça, ça me donnait froid dans le dos, alors si jusqu'à présent, je n'avais rien à me rapprocher, maintenant, c'était trop tard. Mais en même temps, si ça n'avait pas été moi, ç'aurait été une autre, alors même si c'était un peu triste à dire, mais elle allait malheureusement devoir s'y faire...

De toute façon, le problème restait le même, et j'allais devoir y mettre un terme. Pas d'autres solutions que celle-ci, même si le simple fait d'y penser me pinçait le cœur. Je ne regrettai rien et n'aurais pas laissé ma place à une autre ce soir, mais nous allions devoir nous arrêter là. C'était devenu trop ambigu, mais on pouvait encore stopper la machine avant qu'il n'y ait plus de doutes sur le sujet. On s'était embrassé, oui, mais sous du gui, dès lors, ça prenait un tout autre sens puisqu'il n'y avait là rien de sérieux; je me serais retrouvée là avec une fille que j'aurai fait pareil, seulement pour m'amuser. Et puis, sous l'emprise de l'alcool comme je l'étais, c'était également un élément non négligeable et je pouvais toujours prétendre que c'était juste une grosse blague entre potes, et puis voilà. Oui, c'était très bien comme ça, demain, tout redeviendrait comme avant dans le meilleur des mondes, même si ce n'était pas de ça dont je voulais,. Mais c'était ce que nous avions à faire parce que poursuivre dans cette voie ne nous serait que néfaste.

Résignée par cette dernière parenthèse, je me dégageai doucement pour m'asseoir, et avant toute chose, d'enlever, avec des gestes d'automates parce que je me sentais encore toute pâteuse, les barrettes toujours logées dans mes cheveux, qui me tiraient le crâne, et laissait tomber mes cheveux sur les épaules. J'allais me relever pour rejoindre à mon tour les dortoirs comme une voleuse et Chuck pourrait toujours croire lui aussi que c'était un rêve -et je pouvais le lui faire gober dans le pire des cas- mais lui jetai un dernier regard avant; je ne pouvais m'empêcher de sourire en me disant qu'il était nettement plus supportable lorsqu'il dormait, et c'était tout juste si je me rendais compte que je m'étais de nouveau rapprochée, que je laissai glisser mes doigts le long de son visage... Il y avait un truc qui clochait, quelque chose qui manquait pour conclure cette soirée, pour conclure cet épisode qui serait le premier et le dernier. J'allais l'embrasser sur la joue et hop, fini, on en parle plus ! J'eus vite fait de déraper vers ses lèvres, mais de toute façon, il m'en devait toujours un pour qu'on soit quittes, celui sous le gui, ça ne comptait pas, c'était un défi, et puis, c'était du gui, ce n'était pas pareil ! Un smack, la belle affaire, là aussi je pouvais lui dire demain qu'il avait trop fantasmé cette nuit tout en lui collant une tasse de café dans les mains en prétendant qu'il avait bien besoin de ça pour se réveiller.

Rien ne se passa comme je l'avais prévu. Je sentais tout mes muscles se tendre comme si quelqu'un me contrôlait avec des fils invisibles, comme un pantin; pourtant c'était moi qui décidai de tout mes gestes, rien, personne ne bloquait mes mouvements. Je pinçai ses lèvres entre les miennes, à chaque fois j'avais envie de recommencer, et je recommençai; c'était le même effet que les addictions, une fois qu'on y touchait, on ne pouvait plus s'en passer et on ne se sentait bien que lorsque qu'elles étaient comblées, mais elles ne l'étaient que le temps de quelques secondes, alors il fallait continuer, encore et encore pour ne pas être en manque. Je sentis qu'il réagissait presque toute suite; tant pis pour tout, tant pis pour le reste, tant pis pour les autres, de toute façon, ici, il n'y avait que Chuck et moi.
On verrait bien ce qu'il se passerait.

_________________
"Elle lui a appris à vivre.


Mend Your Heart ♪♫♪ The American Girl ♪♫♪ Two Hungry Black Birds

Il lui a appris à aimer."

Spoiler:
 


Dernière édition par Taylord Reegan le Lun 16 Jan - 19:51, édité 1 fois
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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Echec et mat ! [C.C] [Ended]   Mar 27 Déc - 18:59

« She is like a cigarette inside an ashtray
Nothing but a fire sets her free
Filling up my lungs until my body needs her
Holding on so I can never breathe...
»



Oh le joli cadeau de Noël
http://collegepoudlard.virtuaboard.com/t15086-god-bless-america-taylord-termine --> Un an et 9 mois après ça, on revient à la case départ en salle commune, moi je dis chapeau! :chapeau:


Il n'y avait absolument rien qui pouvait atténuer ma bonne humeur. J'avais suffisamment d'alcool dans le sang pour rire de tout, j'étais avec mes potes, et j'avais en plus Taylord à moitié bourrée à ma merci. What else?! Bon, ok, j'en menais pas trop large depuis toute à l'heure avec cette conne histoire de gui, mais d'un côté, Taylord restait cramponnée à moi comme à une bouée de sauvetage, ce qui voulait bien dire un truc, au fond, non? Ou bien elle avait peur de tomber dans les escaliers. D'ailleurs, je crois qu'on avait déjà eu cette conversation il y a longtemps. Bon. Il fallait juste faire un test. Alors qu'on retournait vers notre salle commune en gueulant dans les couloirs et que deux de mes potes avait piqué un casque de chevalier à une armure qui nous suivait en faisant un bordel du tonnerre, je glissai ma main de la nuque vers le bas du dos de Taylord avant de la saisir par la taille et de l'obliger à rester contre moi. Pas de réaction. Ok, elle avait bu, mais quand même. Taylord avait des capacités à se transformer en T-Rex à une vitesse grand V et même avec un coup dans le nez je n'aurais pas été étonné qu'elle me dégage... mais là, non. Intéressant.

Bon évidemment il ne faut pas non plus s'attendre à ce que je me souvienne de tous dans les détails, hein. Le bal, c'était soft. Un after chez les Gryffondor, c'était déjà une autre paire de manches. Finies les petites coupes de champagne et les danses de salon à la con, ici on attaquait plutôt au Pur-Feu et moi le premier j'avais tombé la veste et la cravate parce que je commençais à en avoir assez de ressembler à un pingouin moyen (... le pingouin, encore lui!). J'avais déboutonné le haut de ma chemise, remonté un peu les manches, bref, je pouvais respirer tranquillement. Surtout qu'il faisait chaud, très chaud. Encore plus chaud quand s'approchaient la mini robe de Taylord avec elle dedans. Et alors là, il fallait surtout pas que je l'imagine hors de sa robe, sinon c'était les Caraïbes au plein mois d'Août. Je me rappelai que des mecs s'étaient installés pour faire un poker mais qu'ils étaient tellement arrachés que ça avait fini en bataille de cartes. Je me rappelai aussi avoir fait un concours de shot contre je ne sais pas qui et l'avoir gagné haut la main. Que quelqu'un avait mis de la musique et qu'on avait dansé comme des demeurés, et que j'avais toujours un verre à la main et Taylord dans l'autre. A un moment, j'étais allé fumer une petite clope près de la cheminée - oui parce qu'on l'avait ensorcelée pour qu'elle aspire la fumée de cigarette et que ça ne sente pas dans la salle, hé oui, pas folle la guêpe - et tout tournait un peu dans ma tête. J'adorais cette sensation, je n'étais pas entièrement pété comme un coing mais tout était différent, tout était bien, j'avais l'impression que le monde entier était fait de mousse et le sang pulsait dans mes veines et je ne me sentais jamais aussi bien que dans ces moments-là. J'étais d'autant plus le plus heureux des hommes que je matais Taylord qui dansait et qui riait et je me disais que je pouvais tout aussi bien me fracasser la tête sur le mur : pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour lui faire le coup du gui? Bon ok, rien n'était fait, mais depuis qu'on était remonté dans la salle co et que je m'étais enfilé quelques Pur-Feu, j'avais arrêté de me poser des questions existentielles de Serdaigle à la con. Je savais que la soirée était loin d'être finie.

Et puis il y avait eu cet idiot de 7ème année que je ne pouvais pas blairer - d'ailleurs je m'étais battu avec lui il y avait deux ou trois ans, pour une histoire de meuf si mes souvenirs sont bons - qui avait cru que c'était la fête - techniquement oui mais bon - et qui s'était ramené pour danser collé serré avec... Taylord. Ha ha ha. J'avais lâché mon mégot dans la cheminée, bondi, je lui avais arraché des bras et je lui avais lancé un regard dissuasif comme je savais si bien les faire avant de lui ordonner de dégager. Il me faisait rire, lui. Non mais, danser avec Taylord. Et cent balles et un mars aussi?

Taylord d'ailleurs qui roucoulait dans mes bras - je crois que quand elle buvait elle se prenait pour un pigeon. Mine de rien je surveillais un peu ce qu'elle buvait, parce qu'elle m'avait l'air bien partie et que pour elle comme pour moi ce ne serait pas très glamour de finir cette jolie soirée de Noël la tête dans la cuvette pendant que je lui tenais les cheveux. Mais bon, je surveillais comme peut surveiller un mec qui voit déjà double. Je n'avais pas arrêté de la faire rire, ça je m'en souvenais très bien, et à chaque fois que je la faisais rire je me sentais le mec le plus drôle de la terre et je recommençais de plus belle.

A partir d'un moment je ne me rappelais plus de rien, c'était tout flou, on avait plus trop à boire, on s'était fait engueuler à cause de la musique, des gens étaient partis se coucher et d'autres vomir, et je crois qu'on s'était retrouvés à peu dans la salle et...

... Et puis j'étais couché de tout mon long sur l'un des gros et confortables canapés, il n'y avait plus aucun bruit, à part celui de la respiration de Taylord qui dormait couchée sur moi.

HEIN?!?!?!

Je ne retins pas un
"C'est quoi ce bordel" endormi mais teinté de surprise. Ah oui, donc Taylord dormait sur moi, et quand je dis sur moi, je ne rigole pas. Pas du tout. Elle dormait sur moi comme... Pas besoin de vous faire un dessin, quoi. Elle avait sa tête posée sur mon torse, elle roupillait sévère de son sommeil d'ivrogne, et il y avait sa main posée à plat et ses doigts qui touchaient ma peau là où la chemise s'ouvrait un peu... J'avais des frissons dans tout le corps.

Bon. Bon. Bon. Pour commencer, ne pas penser à ce qu'elle pouvait faire avec ses doigts. Premier point.

Ensuite : concentration. De toute façon, elle dormait comme un ours en hibernation. Je ne pouvais pas bouger puisque je lui servais de matelas. Autant dormir aussi, non?

Je partis dans une espèce de demi sommeil peuplé de bouteilles de Pur-Feu, de branches de gui et de Taylord en petite tenue. Il y avait une part de moi qui se disait "mais pourquoi tu ne profiterais pas qu'elle soit sur toi et complètement endormie, hein?" mais l'autre part qui faisait des siennes depuis le début de la soirée m'empêchait tout mouvement. Je n'avais plus qu'à fantasmer bien tranquillement en sentant son corps contre le mien - surtout ne pas penser à ses seins - et advienne que pourra quand elle se réveillera. Au bout de quelques minutes ou quelques heures, j'étais incapable de savoir si j'avais dormi ou non, je la sentis bouger mais je ne fis aucun geste. Je sentis sa petite main s'appuyer sur moi et elle se redressa - j'étais prêt à bondir si jamais elle se levait, non mais pardon, elle croyait qu'elle allait me dormir dessus et se barrer telle Cendrillon avant le lever du soleil (les douze coups de minuit sont déjà passés, alors merde)?! Quelle bonne blague! J'essayai d'ouvrir un oeil à moitié mais je ne la voyais pas trop dans la pénombre, qu'est-ce qu'elle trafiquait? Quelques secondes passèrent et je me rendis compte que j'oubliais des respirer, mais tant pis. Et puis elle se pencha à nouveau et... Ses cheveux balayèrent mon visage, ils sentaient bons... Elle m'embrassa. Comme sous le gui.
Et puis elle me ré-embrassa. Je bougeai un peu. Ses lèvres attaquaient les miennes. Ok. Ok! Je crois que le message était clair, cette fois, non?

J'inspirai profondément - oui parce que je n'avais toujours pas respiré - alors que ses lèvres se collaient aux miennes de nouveau. Il y avait eu comme un déclic en moi et je me dis que j'avais été con, que j'étais raide dingue d'elle et qu'elle était raide dingue de moi - ça faisait bizarre, ça - et qu'on avait attendu toute la soirée comme des pingouins handicapés alors qu'on ne voulait qu'une chose : ce qui était en train de se passer. Ma main se perdit dans ses cheveux - depuis le temps que j'en rêvais - et je l'embrassai de plus belle, tandis que mon autre bras enroulait sa taille et la serrait contre moi. Il n'y avait personne avec nous mais je me demandais comment tout le château faisait pour dormir alors que mon coeur était devenu aussi bruyant qu'une batterie dans un concert de hard-rock. Je ne lâchais plus ses lèvres et je les explorais, je sentais son souffle aussi court que le mien, mais je n'arrivais pas à mettre fin à ce baiser. Tous mes muscles étaient tendus comme si c'était la seule et unique fois où j'allais pouvoir l'embrasser, et cette fois je n'étais plus saoul mais c'était son goût et son odeur qui m'enivraient. Ils étaient comme je les avais imaginés. Elle embrassait comme dans mes rêves, avec de la retenue et une passion inavouée, et j'avais envie de lui dire que je voulais qu'on reste là sur ce canapé pour toute la vie.

Il n'empêche que moi, j'étais en train d'embrasser Taylord Reegan, et que vu nos relations en dents de scie depuis qu'on se connaissait, ça n'avait rien de gagné pour d'un jour ça finisse en roullage de pelles devant une cheminée - sexy - et cette idée me paru soudain tellement drôle que j'écartai un peu mon visage de sien et ricanai tout en lui lançant un petit regard satisfait du genre "je te l'avais bien dit!". Même dans le noir ses yeux brillaient avec une force étonnante pour un si petit corps et j'avais envie de la serrer tout contre moi. Je savais qu'elle se doutait pourquoi je riais, mais avant que j'eus le temps d'ouvrir le bouche je réalisai qu'elle était à cheval sur moi, en fait, et cette pensée me fit un tel effet que je me jetai sur ses lèvres à nouveau.

Il y avait comme un marteau qui me donnait des coups sourds dans les tempes, en réponse aux battements de mon coeur, jusque dans le creux de mon entre, et si tout à l'heure j'avais parlé de feu d'artifice ben... Là je ne savais plus comment le qualifier. Une explosion nucléaire, peut-être? Ouais. Taylord était une bombe H et elle venait de m'irradier tout entier.

J'étais à bout de souffle quand j'arrêtai de l'embrasser à nouveau. Cette fois je collai mon front contre le sien et laissai ma main lui caresser la temps, la joue, le menton. Je n'arrivais plus à la regarder sans la toucher.


- Y'a pas de gui cette fois, murmurai-je avec un petit sourire en coin. Je dois le prendre comment? Je dois m'attendre à une baffe?

Peut-être qu'elle était encore trop bourrée pour prendre conscience de ses gestes, qui sait. Son regard m'envoûtait. Pas de doute, elle était bien plus enivrante qu'un tonneau entier de Pur-Feu.

_________________

CHUCK CARLTON
I should have known better, nothing can be changed - the past is still the past, the bridge to nowhere - I should have wrote a letter, explaining what I feel, that empty feeling - Be my rest, be my fantasy

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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: Echec et mat ! [C.C] [Ended]   Mer 28 Déc - 21:26

Les sales gamins quand même

C'était comme si la frustration de ces dernières semaines s'envolait peu à peu, au fur et à mesure que ce baiser se prolongeait. Je n'avais plus envie de m'en passer et tant pis si j'oubliais de respirer, en fait, c'était plutôt l'effet inverse qui était en train de se produire, c'était comme si je respirais à nouveau, comme si j'avais besoin qu'on m'injecte de l'oxygène pour que je puisse survivre. Si c'était de ça dont j'avais besoin pour recevoir de l'air en continu, je voulais bien que cela ne se termine jamais, que nous restions ainsi scotchés à ce canapé qui en plus était loin d'être le plus inconfortable, de la salle commune. J'étais incapable de mettre fin à cette étreinte par moi même, parce que c'était ce que j'avais voulu tout le long de la soirée, et à présent qu'on me l'offrait sur un plateau d'argent il aurait été bête de le refuser sans en profiter, tout comme c'était au dessus de mes forces. Je m'appuyai sur mes deux bras et je ne m'étais pas aperçue qu'ils s'étaient pliés progressivement, que j'étais tout contre Chuck et que je n'avais absolument pas envie de m'en détacher !

Docile néanmoins, je le laissai s'écarter même si je songeais déjà à l'embrasser à nouveau. C'était une sensation étrange, soudain, de ne plus pouvoir s'en passer, cette impression de chaleur qui envahissait tout mon corps jusqu'au bout des ongles. J'avais relevé la tête et devinais dans ses yeux ce petit air supérieur que je le lui connaissais si bien et qui signifiait tu-vois-que-j'ai-toujours-raison-même-quand-j'ai-tord. Je plaçai mes mains des deux côtés de son visage pour le forcer à me regarder, mais ce n'était pas évident, parce que moi aussi, j'avais envie de rire, puis je m'étais rapprochée encore une fois.

- Je veux pas savoir
, dis-je, parce que maintenant que je replongeai dans mes souvenirs, je voulais bien concéder qu'il n'en avait pas toujours été ainsi et qu'il y avait beaucoup de fois où j'avais préféré me tenir le plus loin possible, plutôt que de sentir tout près sa chaleur corporel.

Je préparai mentalement ma défense mais ne pouvait aller plus loin dans mes pensées parce ses lèvres capturèrent les miennes, et puis, de toute façon, l'action avait toujours été plus mon domaine de prédilection que la parlotte. C'était pareil à une machine constituée de nombreux engrenages qui à présent qu'elle était lancée ne voulait plus s'arrêter, elle s'était trop emballée, il n'y avait donc plus de retour en arrière possible. Je n'entendais pas ma respiration entrecoupée et plus forte qu'à l'accoutumée, c'était comme si tout était en sourdine et qu'il n'y avait plus rien d'autre qui comptait. Nan mais, plus rien d'autre ne comptait si ce n'est ses lèvres que je voulais garder pour moi toute seule; c'était de la folie de vouloir s'en détacher alors qu'elles étaient toutes douces et qu'elles étaient toutes tendres comme un soufflé qui avait bien gonflé et qu'on voulait croquer à pleines dents. Je me demandais comment est-ce que j'avais fait pour ne pas le remarquer plus tôt, parce que maintenant ça semblait si lointain l'époque où on se tapait dessus que c'était comme si elle n'avait jamais existé. Comme si une grosse page était en train de se tourner, mais qu'il restait encore un livre entier que nous allions pouvoir écrire.

Nos lèvres se séparèrent et je gardai quelques instants les yeux fermés, inspirant plusieurs fois de suite parce que j'avais oublié ce que ce terme voulait dire pendant ces dernières minutes; ce n'était qu'accessoire après tout, ça ne servait qu'alimenter son corps. Je pouvais mourir tout de suite, parce que j'étais comblée, mais en même temps, j'en voulais encore donc il allait falloir remettre cette éventualité à plus tard.


- Y'a pas de gui cette fois. Je dois le prendre comment? Je dois m'attendre à une baffe?

J'avais presque passé cet infime détail.

Mais aussi, il fallait dire que le contexte était différent, et ce qu'on oubliait souvent de préciser c'était que cela c'était fait contre mon gré, alors forcément, à partir de là, j'étais dans mon droit, et puis c'était ce qu'on appelait de la légitime défense. D'abord. Une chose était sûre, c'était que celui-ci n'avait pas eu le même goût que ceux de maintenant; sinon, je m'en serais souvenu. On me les avait ancré à l'esprit, et il n'y avait aucun moyen de m'en défaire - je n'allais laisser personne essayer de me les prendre.

Je lui adressai d'abord un sourire mystérieux et glissai mes mains dans son dos pour le forcer à se redresser en même temps que moi. Je n'arrivais plus à réfléchir convenablement et n'étais pas certaine non plus de pouvoir encore le faire en sa présence. J'étais à califourchon sur ses genoux, nos visages pouvaient donc se faire parfaitement face et ça non plus, ça ne me lassait pas de pouvoir le dévisager pendant des heures, car j'avais toujours l'impression de découvrir un détail nouveau que je n'avais pas encore remarqué. Cela me troubla plus qu'autre chose car au fond s'il y avait bien une personne avec qui j'avais le sentiment d'être passée au rayon X lorsqu'elle m'observait, c'était bien Chuck.

En guise de réponse, je déboutonnai sa chemise; je désirais juste de pouvoir toucher sa peau et laissai parcourir mes doigts le long de son torse pour enrouler sa taille et me serrer fort contre lui. Je savais que dans ses bras, rien ne pourrait m'arriver et je voulais rester dans cette bulle protectrice pour toujours, même plus, ce cocon qu'on ne pourrait pas détruire. Est-ce que tout cela était vraiment en train de se produire ? Ou alors est-ce que j'étais seulement en train de rêver et j'allais brusquement m'éveiller dans ce même canapé, mais toute seule ? J'avais à présent trop de choses à faire partager pour vouloir rester dans la solitude, mais non, tout était trop réel pour que cela ne soit qu'un songe. Et si c'était vraiment le cas, au réveil, je pouvais très bien aller le chercher dans le dortoir et réclamer ma récompense.

- C'est vraiment ce que tu veux ?
murmurai-je dans un souffle.

Parce que moi, là maintenant, tout de suite, j'étais bien à des années lumières de vouloir le gifler et je pensais à tout autre chose, comme l'embrasser dans le cou avant de revenir vers ses lèvres pour poser les miennes dessus. Je passai mes mains derrière sa nuque et laissai l'une d'entre elle remonter pour caresser ses cheveux tandis que cette fois, je mettais plus de conviction dans ce baiser; nous avions du temps devant nous, certes, mais nous en avions aussi tellement à rattraper que toute une nuit ne suffirait pas. Il fut plus long que les autres, du moins, m'avait-il semblé. J'étais aussi plus essoufflée et je sentais son cœur contre le mien battre tout aussi rapidement comme si nous avions tout deux fait un marathon pendant de longues heures. Si c'était ça courir, je voulais bien recommencer encore et encore, parce que c'était loin d'être un effort désagréable qu'on décrivait souvent.


C'était la tempête tout à l'intérieur de moi et je ne savais plus trop où est-ce que j'en étais. Ce n'était plus ma raison qui était en train de me guider -elle était repartie aussi vite qu'elle était arrivée, celle là- mais mon instinct à qui je faisais plus confiance que la première n'avait pas pour habitude de me trahir. Profitant de ce temps mort, je m'écartai un peu pour pouvoir plonger mes yeux dans les siens où ils se passaient tellement de choses qu'il aurait fallut que je reste des nuits et des jours comme ça, à juste l'observer pour réussir à deviner et à connaître tout ce à quoi il était en train de penser. C'était hypnotisant, et je ne me rendais même pas compte que j'étais là, à attendre bêtement, juste à le regarder dans le blanc des yeux comme des chiens de faïence.


- Je ne comprends pas...
de nouveau je laissai mes mains parcourir son corps; elles faisaient absolument tout ce qu'elles voulaient, ce qui te rend aussi attractif.

Car à y bien réfléchir, c'était vrai ça, il y avait toujours eu toutes ces filles qui lui tournaient toujours autour comme des vautours affamés sans que j'en saisisse vraiment le fond, mais également sans être touchée par cet étrange phénomène. C'était comme si j'étais étanche, donc, j'étais hors d'atteinte. Je les avais même toujours trouvées stupides, j'avais toujours ricané bêtement parce que je croyais dur comme fer que j'étais au dessus de tout ça. Alors, c'était quoi qu'il avait fait pour que cela change ? Pas du jour au lendemain d'accord, mais quand même, il avait bien dû faire une truc pour remédier à ce problème, un philtre d'amour, je ne sais quoi.


Comment est-ce que j'avais été contaminée moi aussi ? Ce dont j'étais certaine, c'était que je ne voulais pas qu'on me guérisse. Et si c'était véritablement un philtre d'amour, j'étais prête à accepter d'en ingurgiter jusqu'à en être rassasiée.

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"Elle lui a appris à vivre.


Mend Your Heart ♪♫♪ The American Girl ♪♫♪ Two Hungry Black Birds

Il lui a appris à aimer."

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Chuck Carlton
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Âme soeur: come to me my sweetest friend can you feel my heart again i'll take you back where you belong and this will be our favorite song

MessageSujet: Re: Echec et mat ! [C.C] [Ended]   Lun 2 Jan - 15:15

Ah ça oui

http://www.youtube.com/watch?v=J6ZWlDks0nQ

« And so lying underneath those stormy skies
She'd say, "oh, ohohohoh I know the sun must set to rise"
This could be paradise...
»


Vous savez quand pendant une soirée, tout le monde est déchiré, rien ne ressemble plus à rien, vous êtes arraché et que vous avez ce bizarre truc qui se passe, cette prise de conscience on ne sait pas pourquoi, et que pendant quelques secondes vous vous demandez qu'est ce qui se passe au fond, avec un grand sourire, que vous avez conscience de ce grand n'importe quoi mais que pour rien au monde vous ne voudriez être ailleurs? Là, c'était pareil. C'était l'extase la plus totale, je serrais Taylord contre moi et je l'embrassais comme j'en avais toujours rêvé - il fallait bien le dire. Et il y avait une petite voix dans ma tête qui m'avait dit tout d'un coup : tu te rends compte de ce que tu fais?! Et, oui, je m'en étais rendu compte. Oui, mais tant pis. Je n'avais envie de rien faire d'autre que de continuer à sentir ses lèvres sur les miennes.

Elle avait quelque chose de différent. Quoi, par contre, j'étais bien incapable de le dire. Je ne sais pas pourquoi mais je pensais à Coop à ce moment-là, parce qu'il détestait quand je n'arrivais pas à dire ce que je pensais, et il s'acharnait à ce que j'y arrive, alors que merde, il n'y avait pas de mots pour le dire, juste, c'est tout. Elle avait quelque chose de différent mais au fond je l'avais toujours su, parce que rien avec elle ne se passait comme avec les autres. Et maintenant que j'étais arrivé à mes fins, ça n'enlevait rien au problème. Jamais on ne m'avait embrassé comme ça et pourtant j'avais l'impression que mes lèvres étaient pile faites pour les siennes, que mes mains étaient pile faites pour se poser sur son corps. C'était aussi déconcertant qu'intensément satisfaisant.

Je frissonnai encore plus quand elle glissa ses mains dans mon dos et nous redressa. En fait, je me demandais même comment je faisais pour ne pas exploser. Littéralement. Il y avait mon coeur qui cognait dans tout mon corps et me rendait sourd, et je ne sentais plus rien, à part chaque parcelle de mon corps en contact avec Taylord. On s'embrassait comme si on ne pouvait pas respirer autrement. Son parfum me rendait dingue - je n'avais jamais remarqué à quel point il était captivant. Ses cheveux étaient doux comme de la soie et j'avais l'impression que je n'allais jamais pouvoir m'arrêter de les caresser. A chaque fois que je croisais son regard, je souriais un peu et je voyais qu'elle aussi; il y avait cette entente tacite entre nous et je savais pertinemment ce qu'elle pensait et qu'elle savait ce que je pensais, et même si ça m'en donnait un peu le tournis, je ne pouvais pas de toute façon avoir plus le tournis que quand nos bouches étaient l'une contre l'autre .

C'est là que je me rendis compte que Taylord avait beau sortir avec des Serdaigle, elle n'était pas forcément si coincée que ça. Sans me prévenir - je pensais que sur ce plan-là elle était plus... Serdaigle que Gryffondor - elle s'attaqua aux boutons de ma chemise. Woooww... Ce n'était plus un coeur que j'avais mais un canon qui me lançait des boulets de canon dans les tempes. Cette fois respirer devenait une mission impossible et je sentais tout mon corps se contracter, jusque dans le fond de mon ventre. Quand ses mains se posèrent sur ma peau... Cette fois, c'était fini. Je la bloquai contre le dossier et me lis à l'embrasser partout, ses joues, son cou, sa nuque, ses épaules... Je luttai en même temps contre une force invisible au fond de moi et je fermai les yeux pour profiter au maximum de l'instant présent. On aurait pu me dire que j'allais crever dans la minute qui suit, j'aurais dit oui, d'accord. J'avais l'impression d'avoir atteint des nouveaux sommets. Quel pouvoir avait donc Taylord?!


- C'est vraiment ce que tu veux ?

Euuuuuh... Pardon? Je ne me rappelais même plus ce qu'on avait dit avant. Quoi? Parce que euh, oui, je le voulais ça oui, et pas qu'une fois. Mais est-ce qu'on parlait de la même chose? Ma main s'était crispée sur sa jambe, nue évidemment avec cette robe qui n'en était pas une tellement elle était courte - et d'ailleurs merci au canapé et à sa position, à cheval sur moi, qui la remontait d'avantage. Je la montai le long de sa jambe alors qu'elle continuait à glisser ses bras sous ma chemise et que je continuai à perdre pied. Dans le noir, malgré la lumière bizarre qui montait de la cheminée et qui allumait parfois des étincelles dans les yeux de Taylord, je ne distinguai plus sa peau de la mienne, comme si on allait peu à peu muter en un seul et même corps.

- Je ne comprends pas... ce qui te rend aussi attractif.

Quand elle me regardait comme ça... Quand elle me regardait comme ça j'avais l'impression que je pouvais voler, que tout était possible. Son regard était tellement magnétique qu'il me coupait le souffle et avait un effet dévastateur sur moi. Et, surtout, il me donnait des envies, beaucoup d'envies, des envies de toutes sortes, il me donnait envie de tout faire et de ne plus jamais faire autre chose que d'être avec elle.

Je mordis ses lèvres et repris mon souffle avant de l'embrasser à nouveau. Elle était tellement fine dans mes bras et pourtant sa force était incroyable. Je la... sentais. C'était sans doute pour ça que j'avais besoin de la toucher sans arrêt. Mais ma main s'arrêta en haut de sa cuisse et je m'écartai de ses lèvres un instant, collant mon front au sien, m'accordant une seconde de réflexion.

Attractif? Ce qu'elle venait de me dire me rappela brusquement ce qu'elle avait dit quelques heures plus tôt, au bal. Un truc comme quoi... j'avais un secret... "Je veux savoir ton secret", oui, voilà. Mon secret. Quel secret?! Je n'avais pas eu le temps de m'y appesantir parce que l'autre excité de Fray avait débarqué. Heureusement, finalement. Je n'aurais pas voulu y répondre. Ou pas pu. Là encore, Taylord me regardait avec ce même air curieusement... admiratif. Pas comme les autres filles qui m'admiraient parce qu'elles me trouvaient sexy, ça, j'avais l'habitude. Non, ce regard là, c'était Taylord, et uniquement Taylord. J'avais l'impression qu'elle m'admirait bien au delà de ça. Comme là, comme elle parlait d'attractivité - je savais qu'elle ne parlait pas uniquement de ma gueule et de mon corps. (bon bien sûr il y avait de ça hein, moi le premier, je ne pouvais pas dire que Taylord avec un QI de 0 me ferait quand même pas son petit effet). Et au fond, ça me gênait. Ça me gênait parce que je savais, moi, que sous mes beaux airs, il n'y avait rien à admirer. Que justement ces beaux airs je me les donnais parce que je n'avais que ça. Et que ça marchait parfaitement.


- Doucement, murmurai-je en enlevant ma main de sa jambe et en saisissant ses mains, les enlevant de mon torse. Je mélangeais mes doigts aux siens, l'emprisonnant. Je ne savais pas comment j'avais fait pour qu'elle croit de telles choses, mais voir cette image faussée de moi dans ses yeux m'avait mis tout d'un coup mal à l'aise. Merde. On aurait pas pu tranquillement continuer ce qu'on était en train de faire?!

Mon cerveau se mit - ou plutôt se REmit à marcher, parce que je l'avais un peu laissé de côté et que je m'étais laissé guider par les sensations - à marcher à vitesse grand V : il fallait que je trouve un truc pour me sortir de là, et vite, sinon elle allait penser que c'était de sa faute, ou pire, que je ne voulais plus l'embrasser. Bon, action. Je l'embrassai, histoire d'éviter qu'elle se doute de quelque chose, toujours en gardant ses mains dans les miennes.

Et puis - miracle - je sus quoi faire. Je m'écartai d'elle en lui piquant un dernier petit baiser sur les lèvres et en lui glissant un petit sourire au passage avant d'expliquer :

- J'ai entendu un bruit. Je fis un signe de la tête en direction de l'escalier qui menait au dortoir. C'était faux, ou vaguement faux, je ne savais pas si j'avais rêvé ou pas. Mais qu'importe.

Je savais que pour elle comme pour moi, la perspective que quelqu'un nous découvre comme ça ne plaisait pas trop, non pas que j'avais honte bien évidemment mais... J'avais un peu envie de garder ça pour nous, d'autant plus que si une seule personne savait, entre ma popularité et la sienne doublée de son nouveau titre de Miss Gryffondor, tout le château allait être au courant en moins de deux. Pour le coup, c'était notre secret, et je voulais le garder bien au chaud entre nous.

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CHUCK CARLTON
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Taylord Reegan
Élève de 7ème année



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MessageSujet: Re: Echec et mat ! [C.C] [Ended]   Mer 4 Jan - 22:31

♪ Evanescence- Anything for you ♫

Spoiler:
 
Malgré moi, je sentais que j'étais en train de perdre le contrôle. Mes pulsions me guidaient, au dépit du reste, et j'en arrivais presque à oublier que nous étions dans la salle commune, que le matin était tout proche, peut être même qu'il serait là plus tôt que prévu, et que dans peu de temps, les élèves allaient à nouveau descendre des dortoirs. Quoi que, la nuit avait été courte pour tout le monde, alors chacun allait grappiller quelques minutes de sommeil en plus, et puis de toute façon, les autres et ce qu'ils pouvaient penser, je m'en foutais et à vrai dire, moi aussi, je ne pensais plus.

Dès que nos lèvres se séparaient, même si ça ne durait quelques secondes, je sentais que les miennes allaient me brûler si elles n'entraient pas de nouveau en contact avec les siennes. Je ne comprenais pas ce qu'il était en train de se passer, c'était comme si nous étions en train de ressentir exactement la même chose au détail près, mais ce dont j'étais certaine, c'était que je ne voulais pas que ça s'arrête. C'était bien l'une des rares fois où nous étions -enfin- sur la même longueur d'ondes et je ne voulais pas que tout foute le camp en une seconde sous prétexte de s'arrêter, ne serait-ce que quelques instants.

De toute façon, la marche arrière n'existait pas, ou plus; j'étais coincée entre le canapé et Chuck, et pourtant, je m'agrippai encore plus à lui et à son corps sans réussir à m'en passer. Est-ce j'allais réussir à m'en défaire un jour ? Non, non, certainement pas, du moins pas lorsque je sentais sa main sur ma jambe. J'avais encore plus chaud, je... je n'étais pas sûre d'avoir déjà ressenti quelque chose de pareil avant et ça avait presque un petit côté effrayant de plonger dans le vide, mais en même temps, c'était une sensation si agréable que je voulais bien tomber pendant encore au moins des heures et des heures dans ce gouffre sans fin.

- Ce n'est pas une bonne idée, glissai-je entre deux, à bout de souffle, mais plus à guise d'information -par ce que c'était bien le cadet de mes soucis- que de reproche. Parce que dans le fond, oui, si on y réfléchissait bien...

Finalement, elle ne me paraissait plus si mauvaise que ça, car lorsque je sentais ses dents sur mes lèvres, et bien j'avais envie de m'attaquer aux siennes encore plus et recommençais de plus belle. Rien ne pouvait être pire, tout ne pouvait être que mieux, de toute façon, ces derniers mois j'avais fait plus de mauvais que de bons choix, donc au point actuel où nous en étions, une erreur de plus, et puis qui n'en était pas vraiment une, ça n'avait plus une quelconque importance. Je laissai mes mains faire se qu'elles voulaient, en fait, c'était plutôt elles qui faisaient se qu'elles voulaient tout court parce qu'elle semblaient bien décidées à ne plus passer par la case neurones. Elles descendaient jusque dans le bas de son dos, avant de remonter vers son ventre, jusqu'à ses épaules, puis de nouveau, j'entourai mes bras autour de son cou, avant qu'elles ne terminent leur course, à plat sur son torse. Le temps se suspendit ensuite un moment pendant lequel je n'osais plus respirer -même si nous ne nous embrassions plus- parce que si je le faisais, tout risquait de disparaître.


- Doucement.

Ah si, je m'entendais respirer à présent, beaucoup plus fort qu'en temps normal, et je clignai plusieurs fois les yeux, comme si ça allait m'aider à y voir plus clair dans l'obscurité. Je l'observai d'abord sans comprendre, à chercher où était le problème parce que moi je ne le voyais pas, j'étais très bien ici, et, et, et...

- Tu... ma voix se perdait au fond de ma gorge, parce que je n'étais plus très certaine de vouloir entendre le son de ma voix poser cette question. Parce que je la redoutai. Heureusement, un éclair de lucidité, suivit de plusieurs autres me ramenèrent presque tout de suite à la raison.

Il fallut encore plusieurs secondes pour que tout se remette correctement en place dans mon esprit.
Je pris conscience de cette position plus que suggestive, et que ce n'était ni le moment, ni le lieu, même si une autre partie de moi s'en foutait complètement. Mais non, je n'étais pas d'accord, l'idée qu'on puisse s'immiscer dans ma vie privée me rebutait tout à coup. Ça aussi, d'ailleurs ça avait un peu tendance à arriver depuis ces dernières semaines, alors, non.


- J'ai entendu un bruit.


… et ? C'était moi qui le rajoutait mentalement, mais c'était tout comme si c'était Chuck qui l'avait dit également; je ne levai même pas la tête vers les dortoirs, mais continuai de le dévisager comme si j'allais miraculeusement découvrir un truc que je n'avais pas encore vu, et qui m'aiderait à trouver les éléments qui me manquaient.

J'enlevai mes mains des siennes et baissai les yeux parce que j'avais beau faire tout les efforts pour ignorer ce qui me contrariait à présent, je n'y pouvais rien, cela s'imposait à moi et ça ne risquait pas de bouger tant que le problème ne serait pas résolu. C'était évident, que lui comme moi avions envie qu'on nous foute la paix. Je voyais déjà la scène se présenter et ça me fatiguait d'avance de devoir justifier ce qui n'avait pas lieu d'être, alors si on pouvait éviter... Pourtant je ne pouvais m'empêcher de craindre de me faire rejeter, comme si le fait que nous nous soyons embrassés ce soir, c'était du bonus, rien de plus et qu'à partir de demain, tout serait comme avant, parce que de toute façon, personne ne savait rien, puisque personne ne nous avait vu. Le gui, ça ne comptait pas. Tout le monde s'embrassait sous du hui, donc cette excuse pouvait passer comme une lettre à la poste.
Mais à l'inverse si on nous découvrait maintenant, ce ne serait plus de l'ordre de l'officieux mais de l'officiel et je n'arrivais pas à déterminer ce que Chuck voulait vraiment et n'osai pas le demander de façon directe de peur qu'il ne m'abandonne là, sur ce canapé en disant que tout ça, ce n'était qu'une grosse blague, que je prenais trop mes rêves pour des réalités, et partir, comme ça, sur ce deal même pas conclu, sans un mot de plus. Donc si je lui demandai clairement qu'on se mette ensemble et que tout aille pour le mieux dans le meilleur des monde, ça risquait de ne pas marcher.

Ça avait toujours été un peu étrange entre nous, et un mot au dessus de l'autre, pouvait tout changer en une fraction de seconde. Donc si on ne voulait pas tout les deux la même chose, tout pouvait changer en une fraction de seconde. Cette fois, il y avait trop de risques, mais des deux solutions, il était difficile de choisir et de savoir qu'elle était la meilleure. Et si elles étaient toutes les deux mauvaises ? Au lieu d'avoir les idées plus claires, elles étaient encore plus embrouillées qu'avant.

- Peut être que... cette fois encore, je ne terminai pas ma phrase, mais elle n'était pas assez préparée à mon goût. Pour une fois que je réfléchissais avant d'agir et de faire n'importe quoi, je ne voulais pas que tout s'évapore et cela à cause d'une seule erreur de ma part.

Peut être donc, que si on ne disait rien et bien mais qu'on continuait, ça n'avait pas besoin d'être officiel donc il n'y avait aucune raison d'avoir d'avoir du souci pour quoi que ce soit, et ça pouvait rester ainsi pour toujours, pour toute la vie s'il le voulait. Voilà. Pas besoin de laisser aussi cette soirée dans l'oubli du coup et de faire comme si de rien était, comme je le craignais au départ. Je n'allais pas le lui dire, mais j'étais prête à lui céder n'importe quoi si cela pouvait me permettre de la garder un peu plus longtemps près de moi. Depuis la fuite des mangemorts, je savais, sans l'admettre totalement, que je dépendais totalement de Chuck, et que je n'arrivais plus à lui dire non. Je plaçai mes mains de chaque côté de son visage pour le forcer à me regarder et l'empêcher de fuir, et au pire si vraiment il tentait quoi que ce soit, je pouvais toujours m'accrocher, j'avais de la ressource.

- On est bien comme ça, non ?
On avait pas besoin des autres. Toi, et moi, murmurai-je pour insister, guettant déjà sa réaction et prête à la parer si jamais ce n'était pas celle que j'espérais.

Depuis toujours, notre relation avait été complexe et j'avais l'impression qu'elle n'avait toujours été que ça, alors à force, je m'y étais habituée. Mais pourtant, cette fois, j'avais envie que tout soit simple et pour cela, personne ne devait interférer.
Qui vivra verra, et je n'avais pas envie d'en perdre la moindre miette.

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Echec et mat ! [C.C] [Ended]   Dim 8 Jan - 0:32

http://www.youtube.com/watch?v=MV_3Dpw-BRY

L'avenir? Je ne voulais pas y penser. Jamais. Ça servait à quoi de toute façon? On ne pouvait rien savoir, on pouvait se casser la gueule dans un escalier d'une minute à l'autre, les Mangemorts pouvaient débarquer à Poudlard et changer tout le déroulement de notre petite vie. Alors franchement, pourquoi perdre du temps à se demander ce qu'on ferait ensuite? Tout changeait, à chaque instant. Le futur je m'en contre-foutais, le passé aussi, c'est le présent juste lui qui comptait. Une fois qu'on avait capté ça, on était les rois du pétrole. Et c'était d'ailleurs ce qui m'avait permis de m'en tirer aussi bien. Je n'envisageais pas que ça change.

L'important c'était ce qui se passait là. C'était comme si tous mes sens étaient décuplés, comme si mon toucher était tout d'un coup hors-du-commun, comme si le parfum de Taylord que je respirais était de l'oxygène pur et m'envoyait complètement ailleurs. Dans ces moments-là il n'y avait pas besoin d'alcool ou de drogue, c'était bien mieux, c'était fois mille. Si je fermais les yeux je me sentais flotter, et en même temps tout explosait en moi. J'étais à la fois calme comme jamais mais sourd de cette explosion; en fait j'étais comme un mec qui venait de survivre d'une explosion de bombe et qui avait le souffle coupé et les oreilles qui sifflaient mais qui jamais ne s'était senti aussi bien parce la seule chose qu'il pouvait voir dans tout ce chaos, c'était qu'il était vivant. J'étais vivant, à fond, Taylord me faisait me sentir vivant au plus profond de chaque parcelle de mon coeur et me lavait de tout ce qui pouvait m'en empêcher. Du coup, l'embrasser était vital, la sentir contre moi pareil, mes mains se posaient avidement partout sur elle comme si c'était la dernière fois que je pouvais la toucher, et mes lèvres essayaient d'embrasser chaque parcelle de sa peau. Connasse de robe qui était bien trop recouvrante. Ma main cherchait la fermeture, dans son dos, mais...

... Mais quoi, putain, j'étais Chuck Carlton oui ou merde?! Depuis quand j'avais des scrupules à désaper une nana dans le but de lui faire tout ce que j'avais en tête?!

Depuis que cette nana, c'était Taylord Reegan. Je fermai les yeux en soupirant. Je ne pouvais pas lui réserver le même sort que les autres et surtout... Je ne voulais pas. On avait pris des chemins trop détournée pour que ça se passe si vite - justement, on avait entendu 6 ans, on pouvait bien attendre encore un peu non? Bordel, si j'avais su qu'un jour je dirais ce genre de trucs à la con... Surtout que mon coeur battait à vitesse grand V et que je ne voulais qu'une chose, accélérer les choses, tout mon corps ne voulait que ça à vrai dire, mais non, ma raison que je ne voyais pourtant pas souvent avait décidé de débarquer pour me faire la morale. Je lui donnai instantanément le visage de Coop, avec ses lunettes de geek. Pfff, fais chier.


- Ce n'est pas une bonne idée.

Et donc, on est bien d'accord, Taylord avait un potentiel furieusement aguicheur, qu'elle cachait bien. Parce que dire ce genre de trucs quand elle était à cheval sur moi et qu'elle me tripotait de partout, que je ne pensais qu'à une chose, la désaper, mais que je me disais non non non non ne le fais surtout pas, dire "ce n'est pas une bonne idée" chuchoté le souffle court alors que tous nos gestes disaient le contraire, eh bien moi je dis, NON! C'était déjà assez dur comme ça, merde! Je ne pus retenir un soupir proche du gémissement alors qu'elle continuait à balader ses mains partout sur moi. Bon, ok, ça avait un côté excitant en plus de tout, mais croyez-moi, ça devenait TRÈS difficile à gérer.

- Justement, répondis-je avec un sourire crispé mais en lui lançant un petit regard malicieux. Tout en moi était crispé, de toute façon. Quelle vie, non mais quelle vie!


- Tu...

Elle fit glisser ses mains hors des miennes et je vis ses cils se baisser - son visage était à deux doigt du mien et j'avais envie de le bouffer de baisers. Je sus que je n'y avais pas été très subtilement. J'avais envie de me foutre une grosse baffe - enfin je pouvais tout aussi bien lui demander, ha ha, elle avait l'habitude - mais en même temps... En même temps elle ne pouvait pas me reprocher d'essayer de me conduire décemment avec elle, pour une fois! Ce serait le comble!

Je cherchai mes mots, enfin, euh, comment me tirer de là. J'avais tourné la tête en direction des dortoirs et profitai de prétendre tendre l'oreille pour réfléchir comme je le pouvais - en sachant qu'il y avait le facteur Taylord-est-à-cheval-sur-moi qui ne me facilitait franchement pas la tâche. Merde, qu'est ce que je pouvais faire? Lui dire écoute j'ai très envie de toi mais pas dans ses conditions, pas comme une vulgaire gonzesse que j'aurais chopé dans une soirée? Ouais, elle allait sûrement apprécier la comparaison. Telle que je la connaissais, j'allais me retrouver tout seul comme un con sur mon canapé. Mais le problème c'est que c'était tout nouveau pour moi ça, dans ce genre de situation, on ne parlait pas, on agissait! Alors qu'est-ce que je pouvais bien lui raconter?!


- Peut être que...

Bon bah l'avantage c'était qu'elle avait l'air aussi perdue que moi. Je la regardai à nouveau, ses yeux toujours baissés, ses lèvres qu'elle mordillait, ce qui était typique de quand elle était contrariée. Je me rendis compte que je la connaissais presque par coeur, bien plus que ce que j'aurais pensé, et surtout bien plus en détails. Ses cheveux tombaient autour de son visage et je souris. Je souris parce qu'elle me rendait heureux et que j'étais con de me poser toutes ces questions, nous deux ça n'avait jamais été facile, mais ça avait toujours été, alors il suffisait de nous faire confiance, non? Je replaçai doucement une mèche de ses cheveux derrière son oreille, en sentant mon coeur chauffer comme si je m'étais transformé en radiateur, pour l'inciter à me regarder. J'avais envie de lui dire tout ça. Et c'était bien la première fois que ça m'arrivait... Hmm, pas bon tout ça, pas bon. J'aurais l'air bien malin si je lui disais que là maintenant tout de suite elle pouvait me demander tout ce qu'elle voulait et je le ferais au doigt et à l'oeil.

Tout ça à cause d'une robe un peut trop courte, je vous jure!...

Mais avant que j'ai eu le temps de quoi que ce soit, je sentis ses mains encadrer mon visage et son regard m'attira comme un aimant. Je sentais son souffle sur mes lèvres entrouvertes et j'avais envie de mourir là maintenant tout de suite. Ses yeux sombres dans la pénombre avait cette même force, ce même éclat, qui me rendait dingue. Elle se voulait solide comme le roc et pourtant je voyais nettement qu'au fond, tout au fond, elle était fissurée de partout. Et j'avais envie de poser mes lèvres sur chacune de ses fissures pour les réparer.


- On est bien comme ça, non ? Toi, et moi.

Ok, donc la question qui tue, quoi. Dès que je retrouvais mon souffle, elle me le coupait de nouveau. C'était un complot ou quoi?!

- Encore mieux que ce que j'avais imaginé, murmurai-je avec un petit sourire. Si c'était pas un cadeau, ça... Elle n'aurait jamais reconnu ouvertement qu'elle fantasmait sur moi, évidemment, tsss!

Je fis glisser ma main de la sienne sur ma joue à son bras. Il était tout mince et j'en faisais le tour et cette constatation me fit son petit effet : je pouvais la saisir entièrement. Ce soir, elle était à moi. Et pour la première fois elle ne s'y refusait pas. J'avais enfin gagner ce maudit combat que je menais de front depuis six ans, c'était pas trop tôt! Et on était bien d'accord, si je n'avais pas trop su ce qui suivrait après l'épisode du gui, là j'avais la preuve qu'elle voulait un truc. Ca posait un petit problème. Je l'embrassai avec toute la tendresse dont j'étais capable tout en me laissant un peu de temps pour réfléchir...

... Pour le coup j'avais été bien con. "Tu veux te taper Taylord" m'avait balancé Lilian quand je lui avais dit que je voulais être libre, et finalement, elle avait raison. Taylord avait toujours été dans mon esprit et depuis le début, d'ailleurs. J'avais l'air de quoi avec mes envies de liberté, maintenant?! J'en avais rien à foutre de tout ça, ce que je voulais c'était Taylord, point barre. Donc le problème était là : si demain on se baladait main dans la main de couloir, non seulement la nouvelle allait se répandre comme une traînée de poudre, mais en plus les langues de pute allaient s'en donner à coeur joie. Et si moi j'en avais rien à foutre d'être le centre des ragots ou que les gens de la team Lilian me cassent du sucre sur le dos, au sujet de Taylord, c'était un autre problème. Je ne voulais pas qu'elle passe pour une salope ou une traîtresse, surtout que pour le coup, elle avait mené sa barque en solo.


- Taylord - son nom avait une saveur toute nouvelle - je n'ai pas envie que tout le monde soit au courant... Ah génial, maintenant elle allait croire que j'avais honte d'elle, bravo Chuck! Je veux dire : j'en ai rien à foutre de ce que les gens pensent mais j'ai envie que pour l'instant on garde ça pour nous, tu comprends?

C'était notre secret et je voulais le protéger comme je voulais la protéger elle - le premier qui toucherait à un seul de ses cheveux allait me foutre dans une colère noire. Me redressant, j'enlevai complètement ma chemise - au point où j'en étais - et sortis ma baguette pour attirer une couverture depuis le dortoir - ah ah, la fameuse couverture du canapé, qui on est bien d'accord n'est jamais pliée en quatre sur l'accoudoir en temps normal! - et je soulevai Taylord comme si de rien n'était avant de me coucher confortablement sur le dos et de tout mon long sur les coussins tout moelleux, Taylord tout contre moi. L'avantage d'un canapé, c'est que c'est étroit. Fort bien, fort bien. La couverture nous recouvrait et il faisait bien chaud - mais que les choses soient bien claires ça faisait des heures que je n'avais pas connu la sensation de froid - et honnêtement, si Taylord avait trop chaud, je ne voyais aucun inconvénient à ce qu'elle enlève sa robe, non, vraiment. J'attrapai sa main et collai ma paume contre la sienne - mes doigts avaient une phalange de plus que les siens.

- En tout cas cette nuit tu vas la finir avec moi et cette fois je ne te laisse pas le choix, lançai-je avec un petit ton provocateur. Fini le temps où elle me filait entre les doigts, cette fois, elle pouvait toujours courir, et d'ailleurs techniquement elle ne pouvait pas puisque j'avais enroulé mon bras autour d'elle et quelle devrait se battre avec moi pour se lever. On en était où, déjà? Ah oui : à s'embrasser...

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CHUCK CARLTON
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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: Echec et mat ! [C.C] [Ended]   Lun 9 Jan - 23:11

S'il y avait bien quelque chose que la vie m'avait apprise, c'était qu'elle n'était jamais pleine de certitudes. C'était des conneries tout ça et le plus souvent, on vous le rappelle au moment où on s'y attend le moins. L'ironie, c'était que le seul truc dont on pouvait être certain, si on nous avait donné la possibilité, de parler, marcher, respirer, on pouvait nous retirer ces droits tout aussi vite et la plupart du temps, ça prévenait pas. Même quand on s'y attendait, ça prévenait pas. Pas étonnant à partir de là que gens marchent sur des œufs à chaque battement de cœur ou au contraire qu'ils prennent la décision de devancer le temps en faisant en sorte que tout aille plus vite, beaucoup plus vite. Et dans les deux cas, ça ne servait à rien, c'était le même constat, le même résultat.

Je n'étais sûre de rien; moi aussi en quelque sorte je prenais toujours garde à où est-ce que je mettais les pieds parce qu'il pouvait très bien y avoir des mines en dessous. Ce n'était pas possible de se lever chaque matin en déterminant à l'avance si oui on non cette journée serait bonne. C'était ça l'avantage d'être gosse et peut être qu'au fond, c'était à ce stade que j'aurais voulu rester : pour les gamins, le chemin ça se résumait à maison – école – maison avec les trucs habituels dans chacune des cases, mais le jour où on rentre et que la maison elle n'y est plus, comment on fait ? Comment on fait quand les repères qui font de vos jours un programme routinier disparaissent d'une seconde à l'autre ? Un repère en moins, ça change tout et encore maintenant je n'arrivais pas à me dire que j'avais véritablement une maison. Le ranch de mes parents, ils l'avaient justement vendu pour qu'on puisse partir en Angleterre, la maison qu'on avait là bas, elle n'existait même plus et on avait beau dire ce qu'on voulait, je ne m'étais jamais sentie l'âme d'une Gryffondor lorsque j'y pensais parce que j'avais jamais eu le courage d'y remettre une seule fois les pieds. Et puis, sûrement qu'ils avaient reconstruit j'sais pas trop quoi dessus, alors ça ne servait à rien. Poudlard, on avait beau y être dix mois sur douze, ça restait une école et même s'y on y était bien, ça ne pouvait pas être pareil qu'un endroit dans lequel on pouvait se réfugier. C'était chez ma tante que je vivais, pourtant, je ne pouvais pas dire que je me sentais chez moi. C'était ma famille, j'avais ma propre chambre. Mais tout semblait être différent.

Alors des certitudes, je n'en avais plus jamais voulu.
C'était simple non ?
Non, i lfallait croire que non. Ce soir je savais que je ne voulais qu'une chose et j'en étais absolument certaine, c'était Chuck ou rien, et pour une fois j'avais décroché le jackpot. Je me considérais pas comme un martyr; ce que j'avais vécu, c'était ce que c'était, c'était comme ça et ça faisait longtemps que j'avais compris que je n'étais pas en mesure de changer le passé, pourtant, le futur était toujours négociable. Il devait bien en avoir des plus malheureux que moi, peut être même des plus heureux, mais la chance enfin de compte elle finit toujours par tourner, même quand on pense que tout va mal. Il suffit juste de voir au bon moment qu'elle est bien là, mais que ce n'est qu'éphémère et qu'il vaut mieux pas louper son coup.

C'était normal de plus en vouloir de toute cette merde.
Je voulais même lui dire qu'au lieu de me faire tomber, ça m'avait rendu plus forte, au détriment de pleins d'autres choses, parce que je n'arrivais pas – ou plus – à m'attendrir sur tout et n'importe quoi. J'avais fermé beaucoup de portes pour en ouvrir d'autres, mais c'était terminé tout ça, je voulais vivre comme je l'entendais moi, un point c'est tout. Enfin, comme je l'entendais moi... c'était bien vite dit, parce que là, je n'étais plus du tout en train de mener la danse; et en plus, ça ne me dérangeait pas de me laisser faire.

La preuve, j'attendais des réponses, et je ne voulais pas que Chuck se dérobe; je savais qu'il en était capable et pour cause, je faisais pareil quand j'estimais que ça pouvait venir briser la protection que j'avais bâti tout autour de moi.


- Encore mieux que ce que j'avais imaginé.

Et voilà. C'était le même piège, pourtant, je tombais dedans depuis tout à l'heure, et j'en redemandais presque. Parce que c'était bien aussi de remettre les éventualités à plus tard, et ça ne me semblait plus aussi important qu'il y avait tout juste quelques secondes. On pouvait simplement continuer à s'embrasser, comme maintenant, et voir ensuite ce qu'il se passerait. Ce qui m'obstruait la vue s'estompait peu à peu pour ne devenir que de l'ordre du souvenir... Encore une fois j'étais partie loin, mais cette fois, quand je revenais, c'était en douceur, sur la terre ferme.


- Taylord, je n'ai pas envie que tout le monde soit au courant... Je veux dire : j'en ai rien à foutre de ce que les gens pensent mais j'ai envie que pour l'instant on garde ça pour nous, tu comprends?


Je continuai de caresser sa joue, sans le quitter des yeux, d'une part parce que je n'y arrivais plus. Ensuite, parce que j'avais compris que c'était dans ses pupilles que de toute façon, je trouverais tout ce que je cherchais. Je savais qu'on était aussi fort l'un que l'autre à ce petit jeu, que c'était tellement facile de parler sans expliquer directement le fond de sa pensée. Parfois le regard suivait. Parfois pas. C'était fou, et je ne trouvais pas comment il faisait ça, mais j'avais le sentiment de le regarder pour la première fois et à chaque coup j'y trouvais une lueur toute nouvelle, comme les pièces manquantes d'un puzzle qu'il manquait dans mon rêve. Ce n'était pas les autres qui me faisaient peur, parce que c'était des entités bien réelles, qu'on pouvait voir, sentir et toucher. Non, ce qui m'effrayait et qui m'avait toujours effrayé, c'était l'immatériel : on ne pouvait pas le voir, donc peut être que ça n'existait pas. J'avais voulu qu'il parle pour me rassurer, mais en vérité, je n'en avais pas besoin, car c'était nos regards qui le faisaient à notre place, et on pensait à la même chose. Que le problème, ce n'était pas nous pour une fois, mais tout le reste, et je refusais qu'on vienne détruire ce qu'on avait mis tant de mal à créer.

- Deal.

Je faisais le moins de mouvements possibles et n'en disais pas plus, parce que ces dernières conclusions venaient de me prendre par surprise : c'était comme si mes os avaient gelés et étaient devenus glacés, mais pas dans le mauvais sens du terme; je sentais qu'ils étaient tout froids, mais la chaleur de ma peau les réchauffait doucement dans le but de les dégeler juste suffisamment pour que ce ne soit pas désagréable. Au niveau de mon cœur, c'était le même genre sauf que c'était à coup de chalumeau qu'on y allait.

En vérité, non, c'était un leurre, je n'étais pas aussi forte que je le prétendais et j'étais prête à craquer. Je ne m'étais jamais sentie aussi bien et fébrile à la fois, je fermai les yeux et collai mon visage contre le sien. Nos lèvres étaient toutes proches et s'effleuraient presque, mais non, il ne fallait surtout pas qu'on s'embrasse, ni quoi que ce soit d'autre et je n'avais jamais eu autant de volonté qu'en cet instant pour faire le vide. Toutes mes faiblesses venaient de ressortir d'un coup, comme si elles en avaient assez d'être à l'intérieur, elles étaient bien visibles, je n'arrivais plus à les cacher, j'étais complètement prise au dépourvu et n'avais aucune idée de comment est-ce que j'allais faire pour m'en sortir. Je ne voyais plus qu'une chose à faire, m'en remettre à Chuck, parce que finalement, c'était lui le gagnant, il n'avait plus qu'à se dépêtrer avec sa victoire et m'empêcher de franchir la dernière limite. J'ordonnai mentalement à tout mes muscles d'arrêter de se contracter car mes mains voulaient de nouveau glisser sur sa peau comme c'est pas permis. je ne pouvais même pas parler pour faire passer le temps, parce que la seule chose que j'avais envie de lui dire, c'était qu'on le fasse, là tout de suite, et tant pis pour les risques qu'engendraient l'élément salle commune. Je ne comprenais pas ce qu'il était en train de nous arriver, et si ça arrivait vraiment, mais j'étais au bord de l'extase.

- Je l'sais pourtant, qu't'a mauvaise influence sur moi.
Incroyable, j'arrivais encore un minimum à contrôler mon esprit, mais dans une demie mesure, parce que je n'étais pas sûre de pouvoir encore dire des mots sans les chuchoter un jour et que parler avec un timbre de voix habituel était une faille; je n'allais même pas prendre le risque de l'exploiter. J'avais bien trop joué avec le feu ce soir et pour le coup, le bout de mes doigts commençaient à noircir. Donc, non, effectivement, ça ne m'aidait pas que Chuck approche le briquet tout près en retirant sa chemise; après tout j'étais comme n'importe qui, et c'était de la folie de me demander gentiment de rester indifférente !

Heureusement, je n'eus pas à en faire plus, et le laissai nous allonger dans le canapé. En fait, c'était exactement comme si toutes mes forces m'avaient abandonné d'un coup, épuisées par tout ce qui s'était passé depuis ces dernières heures et je poussai un profond soupir, d'abord pour forcer mon cœur à battre normalement, mais aussi de soulagement, car mon cerveau semblait de nouveau être disposé à vouloir m'écouter. Non, plutôt à écouter Chuck là encore, ce qui, une fois, ne semblait pas être un plan trop foireux. J'étais toute fourbue, à cause de la danse sans doute, lourde comme lorsqu'on s'étale dans les châteaux gonflables géants dans lesquels les gosses adorent aller. C'était traitre parce qu'une fois qu'on tombait dedans on avait toujours du mal à se relever parce qu'on perdait la maîtrise des gestes et pourtant, comme c'était tout mou, on savait qu'on ne se ferait pas mal en chutant. Je n'avais jamais autant lâché de lest et ouvert ma bulle et le comble, c'était que je me sentais tout à fait en sécurité dans ses bras, et blottie sous la couverture, comme s'il ne pourrait jamais rien m'arriver.

Tout n'était donc pas vain, et une chose en engendrait une autre. Je savais ce que ça voulait dire, qu'envers et contre tout, je n'étais pas totalement perdante, mais que j'avais aussi tout à y gagner, et le plus beau truc que Chuck pouvait m'offrir ce soir, c'était son respect. En échange, j'avais seulement envie de lui donner plus, parce qu'il y avait tellement de choses que je ne demandais qu'à partager et à donner.


- En tout cas cette nuit tu vas la finir avec moi et cette fois je ne te laisse pas le choix.

Dans l'obscurité, je regardai nos doigts que j'entremêlai les uns aux autres et levai la tête dans sa direction pour l'observer à son tour, en souriant.

- Comme si d'habitude tu m'le laisses, j'avais déjà posé doucement ma bouche sur la sienne, pour conclure cet accord; j'avais pleins d'intentions, mais sûrement pas celle de partir !

A chaque fois qu'on s'embrassait, le temps se suspendait, ça ne faisait aucun doute, ou alors c'était juste moi qui en perdait toute notion. Je pouvais et voulais rester comme ça pour toujours. Cependant, je m'écartai quand même, parce qu'il y avait quelque chose qui clochait.

- C'est toi qui te réveilles en premier, tu te débrouilles
, parce que oui, de secret, il n'allait pas en avoir pendant bien longtemps sinon, moi, je dors.

Même s'il me semblait que je n'allais pas y arriver ce soir. Je lui serrai toujours la main, sentais l'autre dans mon dos, et avait posé ma tête sur son torse, en guise d'oreiller. Rien ne semblait être aussi simple.

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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Echec et mat ! [C.C] [Ended]   Sam 14 Jan - 16:37

Citation :
ça ne m'aidait pas que Chuck approche le briquet tout près en retirant sa chemise
Geeeeenre c'est de ma faute!

http://www.youtube.com/watch?v=XmSdTa9kaiQ&feature=relmfu
"My hands are tied, my body bruised
She got me with nothing to win
And nothing else to lose
And you give yourself away
With or without you
With or without you..."


Je conduisais une voiture lancée à balle sur une route plus ou moins droite. Pied au plancher, vitesse à fond, décapotable : c'était le gros kiff. Pour rien au monde je ne l'aurais arrêtée, parce que toute cette vitesse, toute ces sensations c'était le pied le plus total. C'était dangereux, je le savais, je risquais à tout moment, mais qu'est-ce que ce ça pouvait bien me foutre? L'instant présent était absolument génial, alors tant pis pour la suite, tant pis pour la chute ou l'arrêt, tant pis quand un jour tout redescendrait. Je connaissais trop bien Taylord pour savoir que, elle comme moi, on n'allait rien lâcher et profiter au maximum de l'instant présent.

Finalement elle avait raison, on ne devrait pas et c'était une belle connerie, parce que ce n'était pas parce qu'on se roulait des pelles sur ce pauvre canapé qui n'avait pas son mot à dire que tout allait changer. Elle allait continuer à me courir sur les nerfs et j'allais continuer à la faire chier, c'était sûr. C'était marrant, au fond, ce revirement. En tout cas, j'avais toujours pensé que les meufs qui me couraient sur les nerfs étaient forcément des bon coups; l'angry sex, c'est bien connu, ça fait kiffer tout le monde. On verrait bien avec Taylord, mais vu comment ça se passait maintenant, c'était quasiment sûr que oui. Yeah...

Plus je la regardais et plus je la serrais contre moi plus je la trouvais pleine de surprises. Comment ça se faisait que je n'avais pas remarqué ça? Ses yeux quand elle me regardait. Ses gestes tournés vers moi. Ses lèvres qui m'embrassaient. Est-ce qu'on avait été cons à ce point? Apparemment...


- Deal.

Bon, déjà, ça me rassurait. Elle avait compris, elle était d'accord. Je lui lançai un petit regard de remerciement, parce qu'au fond ça m'enlevait un poids. Pourtant, je n'étais pas du genre à m'inquiéter de ça. Ca faisait six ans que je vivais ma vie comme je le voulais, que tout le monde savait avec qui je sortais ou qui je me tapais, parce que j'avais été Mister Gryffondor et que j'avais une bien trop grande gueule pour qu'on ignore qui j'étais. Je m'en foutais qu'on sache que j'avais eu une soirée trop arrosée, je m'en foutais qu'on sache que je m'étais pris une retenue ou une sale note, je m'en foutais qu'on sache que je m'étais cogné avec quelqu'un qui m'avait trop cherché. Je m'en foutais parce que je vivais comme bon me semblait et que si j'avais du m’inquiéter de tout ça, je n'aurais profité de rien. C'était ça que les gens ne comprenaient pas : à faire gaffe à leur image, ils rataient tout. Et c'était con, parce que malgré tous mes actes dévoilés au grand jour, ce n'était que des actes, ce n'était pas moi. Qui me connaissait vraiment? Être et paraître, elle était là la différence, mais tout le monde était aveugle. Ça me rappelait une dispute avec Taylord - on en avait eu tellement - pendant un cours de botanique. C'était là que j'avais cru qu'elle n'était que comme les autres. Quand elle m'avait accusé d'être égoïste, quand elle m'avait dit tous ces trucs que pensait tout le monde. J'avais cru que finalement elle ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, et évidemment j'avais été déçu, parce que je m'étais dit que peut-être, elle... Mais bon, c'était l'époque où elle sortait avec l'autre bon à rien de McBeth, alors elle ne devait pas trop avoir les yeux en face des trous. Après on avait du se reparler et arrêter de faire la gueule, et ça avait repris comme avant. Aujourd'hui, plus qu'une fois, j'avais eu la confirmation qu'elle voyait au-delà des apparences. Et puis bah contre toutes attentes, ça me foutait la trouille. Situation de merde, franchement!... J'étais bien mieux caché derrière mes apparences, tiens. Maintenant, il allait se passer quoi? Elle allait voir qui j'étais vraiment et puis bah elle allait voir que je n'étais pas grand chose, quoi. Un mec sans histoire. Un mec qui si il ne s'était pas construit cette image-là se serait flingué depuis bien longtemps, parce vu là où j'étais né et de qui j'étais né, avec la probabilité des gènes, y'avait peu de chance pour que je m'en tire bien.

De toute façon, il était trop tard pour faire marche arrière. Même moi je ne voulais pas : j'avais tous mes sens en émoi et jamais ne j'aurais pu survivre si j'arrêtais de l'embrasser... Et puis ses mains sur moi... Ca me rendait dingue. J'avais envie de dire encore encore encore et que ça dure tout la nuit. Ou toute la vie.

On était essoufflés tous les deux et je ne sais pas pourquoi mais Taylord restait à quelques centimètres de moi, et moi je ne pouvais pas bouger, parce qu'elle était sur moi. Eh oh!! Elle voulait que je meure ou quoi?! Ses cheveux me tombaient sur le torse, dans le cou, et me chatouillaient et mon coeur allait exploser - je n'en pouvais plus moi, elle ne pouvait pas me faire ça!!


- Je l'sais pourtant, qu't'a mauvaise influence sur moi.

Elle chuchota et j'avais l'impression d'exploser littéralement. J'avais la respiration coupée à cause de ses mains qui couraient partout sur moi et ses lèvres à deux centimètres des miennes qui ne bougeaient pas. Je finis par me redresser tant bien que mal et l'embrasser enfin, la forçant à se plier à mon désir, et je l'embrassai jusqu'à ne plus pouvoir, jusqu'à ne plus respirer. Quand je me laissai retomber, je voyais quasiment trouble tellement l'oxygène m'était tombé à la tête, mais je me raccrochai à son regard :

- Parce que tu crois que tu en as besoin? me moquai-je avec un petit sourire, parvenant à parler alors que je reprenais mon souffle tant bien que mal.

Il fallait un peu que je me calme sinon je n'allais jamais respecter les limites que je m'étais imposées. Je nous installai bien tranquillement allongés et je la sentis se pelotonner sur moi - oh mon dieu, tout elle contre moi et je n'avais pas de chemise, j'étais au bord de la crise cardiaque - mais malgré tout il y avait une chaleur douce qui émanait d'elle et se glisser dans tous les pores de ma peau. Je me sentais bien, je me sentais au calme, je me sentais... chez moi. Comme ces après-midi tranquilles où Coop et moi on était que tous les deux et qu'il commençait à faire beau, que le printemps revenait, et qu'on avait rien à foutre d'autre que de profiter du beau temps. Tranquilles. Sans penser à rien. J'avais brusquement envie qu'on soit au début de l'été et d'emmener Taylor près de chez moi, dans notre terrain vague à Coop et moi, sur la terrasse de l'immeuble jamais terminé, d'où on voyait la mer. Quand il faisait chaud, il y avait juste un peu de vent qui soufflait en haut, et c'était parfait. Mais cette envie passa vite : j'aurais eu trop honte de lui montrer tout ça, ce quartier pourri, mort.


- Comme si d'habitude tu m'le laisses, fit-elle avant d m'embrasser encore.

Je souris : ce qui était sûr cette fois, c'est que je n'allais pas la laisser tout court. Je la sentais peser de tout son poids - enfin, de tout son très léger poids, on est d'accord - et pour rien au monde je ne me serais levé. Ma main se baladait dans son dos et je gardais l'une des siennes serrées entre mes doigts. Je fermai les yeux un instant : le début du bal me paraissait tellement loin...


- C'est toi qui te réveilles en premier, tu te débrouilles, moi, je dors.

Eh oh, ça va bien, elle n'allait pas non plus commencer à me donner des ordres non plus! Mais à peine je croisai son regard que je me sentis bizarre à nouveau, et j'eus un petit sourire entendu. Ok. Si c'était ça, on allait jamais se réveiller alors, parce que je comptais bien rester comme ça pour toujours.

Il fallait se rappeler, quand même, qu'on avait bu comme des trous et que les effets de l'alcool, si ils étaient partis, se faisaient encore sentir : je me sentais crevé comme si j'avais couru un marathon; ça plus toutes ces émotions, je me sentais doucement partir vers un sommeil absolument merveilleux peuplé de Taylord de partout; mais aucune ne valait celle que je serrais contre moi. Je sentais son souffle sur moi et il devenait de plus en plus régulier - elle aussi tombait dans une espèce de léthargie, comme moi, je le sentais. Je perdais peu à peu mes esprits mais j'avais encore envie de lui dire et de lui faire plein de choses, je ne voulais pas dormir, mais en même temps j'étais tellement bien immobile avec elle, que je ne voulais pas bouger non plus... Pratique!


- T'es belle... Je m'entendis murmurer ça comme si ce n'était pas moi qui avais parlé. Euh, merde! J'étais en train de dire tout haut ce que je pensais! Je me forçai à me taire en me disant que la suite n'était pas racontable, et puis, ça va, ce que j'avais dit ne pouvait que lui faire plaisir. Oui elle était belle, et je le savais depuis longtemps, mais ce soir, en plus d'être la plus canon et la plus sexy etc, je l'avais trouvé réellement belle, belle dans tous les sens, belle parce qu'elle était elle et que je ne voulais personne d'autre. Belle avec ses petites moues, son sourire en coin, ses regards en dessous. Bonne nuit, Taylord, dis-je pour toute conclusion. Quelque chose me disait que le réveil demain matin allait être bien drôle, quand on allait reprendre nos esprits. Mais pour l'instant, j'e m'en foutais: j'étais bien, tout simplement.

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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: Echec et mat ! [C.C] [Ended]   Lun 16 Jan - 18:56

Ben tu vois, même toi tu l'dis


C'était une sensation étrange.
Je savais que nous avions le temps.
Le temps de toute une nuit, de toute les journées suivantes, de toute une vie même pourquoi pas. La preuve, jusqu'à présent, ça ne m'avait jamais dérangé car si cela m'avait inquiété un tant soit peu, bon nombre de disputes auraient pu être évitées, j'en étais sûre. Ça ne m'avait jamais vraiment inquiété, je ne m'étais jamais vraiment posée la question, ça devait se faire quand ça devait se faire et puis voilà. Mais là tout allait si vite et je réalisais que c'était plus ou moins ce que je voulais également et pour cause. J'essayais de faire comme si de rien était, mais même si les mangemorts étaient partis, j'avais parfois cette impression que leur ombre planait dans les couloir du château et qu'ils pouvaient survenir à tout moments. Ils n'étaient plus là, mais ils avaient pourtant laissé leur empreinte. Si c'était plus simple de cacher les blessures qu'on ne pouvait pas voir, enfouies à l'intérieur, il y avait les autres qui étaient bien visibles et qui tardaient à s'effacer à supposer qu'elles disparaissent un jour. Elles non plus, je ne voulais pas les voir, mais c'était comme si mon regard se posait indirectement dessus parce que tout dans mes gestes indiquaient que je ne voulais pas perdre une seule seconde. Ils avaient marqués nos esprits en nous faisant croire à tort ou a raison que tout pouvait s'arrêter aussi vite que de claquer des doigts et que c'était une erreur de penser qu'il y avait toujours demain pour régler ce qui n'avait pas été fait la veille. Alors peut être que oui, leur présence n'était plus, mais les filets invisibles qu'ils avaient tendus au dessus de nos têtes étaient bien présents pour nous rappeler que ce combat était terminé, mais qu'ils avaient encore de la ressource. Certains s'étaient fait capturés, mais d'autres avaient pu fuir, signe que la défaite n'était pas tout à fait cuisante.

Mais je ne voulais pas penser à eux ce soir, et en réalité, je n'avais pas envie de réfléchir à quoi que ce soit.
A l'après.
Qu'est-ce qu'il allait se passer demain ? Et puis tout les autres jours ? Je ne voulais pas laisser ces broutilles m'embrouiller plus que je ne pouvais déjà l'être, le futur, je l'avais imaginé avec de grandes horizons lorsque j'avais reçu la lettre de Poudlard six ans plus tôt et le champ s'était retrouvé réduit du jour au lendemain sans rien laisser présager. Je ne voulais pas me faire avoir une nouvelle fois. Pas encore. Je voulais rester le maître du jeu, en disant « on verra bien demain », ce sera peut être mieux, mais ça ne pourrait pas être pire qu'aujourd'hui. Aujourd'hui ? En tout cas, ce soir ne pouvait être que le meilleur de tous depuis longtemps et c'était bien naïf de croire que j'avais encore toutes les cartes en main pour décider de comment j'avais envie qu'elle se termine, parce que je ne m'étais jamais sentie aussi vulnérable.
Est-ce que j'étais prête à laisser ma carapace se briser ?

Et puis après tout, là ce n'était pas la question, je m'en foutais bien de devoir me protéger, parce que ce que je voulais c'était avoir les lèvres de Chuck sur les miennes. Si je pensais avoir retrouvé mon souffle, je m'étais trompée et n'opposai aucune résistance tandis que nos visages se mêlaient l'un à l'autre encore une fois. C'était comme si on venait de rayer le terme « non » de mon vocabulaire et donc que je ne pouvais rien faire d'autre que de dire oui encore et toujours puisque je ne savais pas ce que c'était son opposé. Mais si c'était pour me priver de ça, je voulais bien ne plus jamais l'apprendre. Je cambrai le dos, m'accrochai à ses cheveux, avec la ferme conviction que maintenant, on ne se séparerait plus...


- Parce que tu crois que tu en as besoin?

C'était pour ça aussi que je le regardai quelques instants sans comprendre, comme si à chaque fois que nous nous embrassions, cela effaçait peu à peu ma mémoire, ce que j'avais appris ainsi que mes certitudes. Et cela ne me laissait pas d'autre choix que de me reposer sur ses épaules. Okay, donc si c'était comme ça maintenant, qu'est-ce que ça allait être ensuite ?

- Je sais pas, soufflai-je, mais ma voix n'arrivait plus à sortir du fond de ma gorge, comme si elle non plus elle ne savait pas ce qu'il était bon de faire ou non.

J'inspirai plusieurs fois profondément alors que nous nous étions allongés sur le canapé -ou plutôt que j'étais à moitié sur le canapé et sur Chuck- et fermai les yeux pour reposer mes paupières. Juste les reposer. Je revoyais les images du bal tout en essayant de deviner ce qu'étaient devenus tout les autres, alors que nous deux, nous étions ici. Je voyais Alex Turner, filer sans demander son reste, hors de la piste de danse. Qu'est-ce qu'il avait fait ensuite ? Etait-il parti directement de peur qu'on ne lui propose une autre danse, ou bien avait-il trouvé une chaise confortable près de la buvette ? A l'inverse, je ne pouvais que me souvenir de la robe miroitante de Lilian qui n'avait de cesse de s'emparer de la scène parce qu'elle était belle grosse et bouffante. Si je n'en avais peut être plus la possibilité, j'estimais être dans mon droit de penser qu'elle n'avait pas eu trop intérêt à mener Scott en bateau, parce que s'il n'était pas parti pour la dernière fois qu'on s'était adressé la parole, c'était mon ami qu'il le veuille ou non, je ne voulais pas lui laisser le choix, bien que je ne puisse plus prendre une telle décision. En parlant de danser, Stephen s'était lui aussi volatilisé juste après la notre et j'avais le vague souvenir d'avoir vu quelqu'un le ressemblant avoir chanté, même si avec tout l'alcool que j'avais ingurgité en une seule soirée, je n'étais plus très sûre que ce moment ait vraiment eu lieu. Et je n'avais pas oublié qu'un peu avant Chuck avait dansé avec Haley, et cette pensée me pinça le cœur tout comme au moment où je m'en étais rendue compte, mais qu'au lieu d'agir comme n'importe quelle personne un tant soit peu jalouse et de reprendre les choses en main, je m'étais à mon tour un peu plus serrée contre Stephen, si c'était possible, parce qu'il fallait prendre en compte qu'il gesticulait comme un effet Doppler en folie quand il dansait.

Du même fait je me blottis contre Chuck pour lui faire comprendre par télépathie que ça se jouait seulement entre lui et moi et c'est tout, et que j'espérais qu'il pensait également la même chose. Il y avait tellement d'interrogations qui me venaient à l'esprit soudainement, mais ça aussi, ce n'était que des détails en fin de compte, car de penser à toutes les prétendantes qui allaient malgré tout lui courir après ne me réjouissais pas et me fatiguait d'avance. Après tout, tout ça, je pouvais m'en préoccuper au lever du jour, tout comme du reste.
Mais si tout pouvait être simple, ça se saurait.

J'avais l'impression d'être toujours sous l'influence de l'alcool mais dans le bon sens du terme parce que ça tournait quand même un peu, malgré mes yeux fermés, et c'était une sensation que je ne connaissais pas ou plutôt que j'avais connu il y avait tellement longtemps que j'avais oublié ce que ça faisait de s'endormir et d'en avoir envie. Le feu s'éteignait tout doucement et je ne l'entendais que dans un bruissement lointain.


- T'es belle...

Ça aussi, je n'étais pas sûre de l'avoir compris, mais je resserrai un peu plus ma main dans la sienne. Ce n'était pas son coup d'essai en la matière, mais par contre c'était la première fois que ça me touchait autant. Peut être même qu'il l'avait aussi dit à Haley tout à l'heure et pourtant, ça me rassurait de penser que tout ça était bien vrai, et que j'avais ce droit plus qu'une autre..? Il me sembla entendre encore Chuck dire quelque chose, mais j'étais incapable de dire si je l'avais vraiment entendu ou si je l'avais juste imaginé.
Alors, c'était que j'étais déjà en train de rêver.


{Terminé}

_________________
"Elle lui a appris à vivre.


Mend Your Heart ♪♫♪ The American Girl ♪♫♪ Two Hungry Black Birds

Il lui a appris à aimer."

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