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"Down by the riverside." [PV L.]

 

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 "Down by the riverside." [PV L.]

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Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



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Nombre de messages : 2172
Localisation : Cachée.
Date d'inscription : 03/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: "Down by the riverside." [PV L.]   Ven 9 Déc - 22:30

Spoiler:
 


Le cœur de Ruby battait la chamade, à l’unisson avec la musique de son Ipod et ses foulées rythmées. Chaque pas qu’elle faisait l’amenée encore plus loin, au bord du lac, si loin qu’elle ne voyait même plus le château. A vrai dire, elle ne voyait pas grand-chose de son environnement, car elle était concentrée sur chacun de ses gestes. Elle avait chaud, mais ses longues jambes ressentaient ce besoin de continuer, de courir encore plus loin. Ses joues étaient en feu, et elle sentait ses cheveux se balancer sur sa nuque. Elle n’avait pas été aussi vite depuis bien longtemps.

Il était environ 11 heures du matin, et le professeur de potions, n’ayant pas pu assurer son cours, elle et le groupe de Serpentard avec qui elle partageait le cours avait pu finir leur matinée plus tôt. La jeune avait donc profité de ce temps libre avant le repas pour aller courir, chose qu’elle adorait. Depuis qu’elle avait commencé, il y a environ 3 ans, elle ne pouvait plus s’en passer, elle en était devenue accro. Avant, elle peinait à tenir 10 minutes sans point de côté, mais au fur et à mesure, son corps s’était habituée, et elle courait telle une gazelle, parfois une heure entière sans ressentir le besoin de s’arrêter.

Mais depuis son arrivée à Poudlard, elle avait eu de moins en moins de temps pour faire du sport. Avant, elle courait tous les soirs. Ici, garder le rythme d’une fois tous les deux ou trois jours était difficile. Mais la Serdaigle s’obligeait, ou plutôt devait absolument le respecter. Car son corps et son esprit ne pouvaient supporter de ne pas courir. C’était comme une échappatoire, un exutoire. Tout lui sortait de la tête, et il n’y avait plus que la musique et ses pieds. Et ce doux matin de mars n’échappait pas à la règle, bien qu’elle ait du mal à maintenir une bonne respiration ; la jolie blonde n’avait pas couru depuis une semaine et demi.

Elle finit par s’arrêter, et s’appuyer contre un arbre. Elle avait chaud, extrêmement chaud. A vrai dire, c’était une journée où le soleil tapait fort, et sous son énorme sweat gris, elle se sentait cuire. La jeune fille s’assit au bord du lac, éteignit son Ipod et retira son pull. Etant en short, elle sentait la terre froide sous ses cuisses, et elle regardait au loin. Elle n’avait jamais été aussi loin au bord du lac. Mais elle se félicita d’avoir trouvé une si jolie place. En effet, le lac formait en ce lieu une sorte de minuscule renfoncement, comme une baie, cachée par un saule pleureur dont les branches tombaient dans l’eau. Les rayons du soleil perçaient entre les feuilles, éclairant l’eau miroitante du lac. L’onde semblait pure et fraiche, et Ruby se décida à enlever ses baskets pour s’y tremper les pieds.

L’eau n’était pas si froide, songea la jeune fille. Adorant nager, elle n’était pas des plus frileuses. Elle battit des pieds, agitant la surface lisse et parfaite. Elle inspira, balançant sa tête de droite à gauche, au rythme des clapotements. La fillette réalisa qu’elle mourait d’envie de se baigner. De ressentir cette fraicheur sur sa peau chaude et fatiguée. L’endroit était parfait. Il n’y avait personne, et personne ne pouvait la voir de la rive opposé. Le renfoncement formait un endroit parfait où elle aurait surement pied et pourrait nager en toute tranquillité. Bon, majeur problème. Elle n’avait pas de serviette, ni de maillot. Ruby soupira, pesant le pour et le contre. Puis elle se leva, et retira ses habits. Sans se donner plus le temps de réfléchir, elle s’enfonça dans la l’eau froide. Elle inspira, et plongea la tête dans le lac. La sensation était divine, elle se sentait soudainement vivante. Elle n’avait même pas froid non, tout semblait parfait. Elle sortit sa tête, sentant quelques gouttes perler sur son visage délicat.

Elle se rapprocha du bord, pour ordonner ses affaires en un petit tas. Elle avait décidé qu’elle se sécherait avec son teeshirt, et ne remettrait que son sweat. Cependant, un problème persistait. Elle avait décidé de se baigner en gardant ses sous-vêtements, une culotte de coton noir et une brassière de sport, rien de bien égaillant si quelqu’un montrait le bout de son nez, mais c’était justement ce qui rassurait la deuxième année. Et puis, songea-t-elle, qui pourrait bien venir ici, à cette heure ? Personne, personne. A cette idée, elle sourit, et replongea dans l’eau.

Elle nagea quelques mètres, restant dans cette baie naturelle. Ses pieds pouvaient toucher le sol vaseux, mais elle préférait flotter, laissant son corps fin et athlétique se faire porter par l’onde. Son esprit était vide, tranquille. La jeune fille était détendue, son cerveau était comme déconnectée. Elle n’avait plus à réfléchir, aux cours, à ses amies, aux garçons, aux devoirs. Non, elle était sereine, et cueillait l’instant présent, chose qu’elle faisait très rarement. Elle revint vers le bord en quelques mouvements, prête à sortir, sentant qu’elle commençait à avoir un peu froid.

Elle se hissa facilement sur le bord et s’assit, dos à la forêt qui bordait les lieux. Elle frictionna ses bras, et s’appliqua à essorer ses longs cheveux blonds, lorsqu’elle entendit un bruit. Elle se retourna brusquement, son cœur accélérant. La Serdaigle scruta les arbres. Rien, lui semblait-il. Elle soupira et eut un petit rire. Elle devenait paranoïaque. Elle continua de démêler sa tignasse, la secouant pour qu’elle ne soit pas plaquée sur son crâne. Elle se releva, étirant son corps fin et gracieux. La jeune avait à peine froid. Elle s’apprêtait à enlever sa brassière, elle avait même déjà commencé, quand elle crut remarquer de nouveau un bruit. Elle jeta un coup d’œil derrière son épaule, et constata horrifiée qu’il y avait visiblement quelqu’un dans la forêt.

Baissant les bras et remettant sa brassière, elle se rassit sur le bord, et replongea dans l’eau, espérant que sa couleur foncée suffirait à cacher le fait qu’elle était à moitié nue. Son rythme cardiaque avait déjà accéléré, et il fit un bond à dans sa poitrine lorsque, sortant des buissons, elle vit un garçon. Et pire encore, elle le reconnut. Le Serpentard. Lui.

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I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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Logan Jefferson
Élève de 4ème année



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Localisation : Si tu lis ça pour espérer me retrouver quelque part, C'EST LE MOMENT OÙ JAMAIS DE M'ENVOYER UN MP!!!
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Particularités: Je suis intimement convaincu que s'il nous était possible de rassembler toutes nos particularités dans une si petite case, on ne se rencontrerait plus que par le biais de sites de rencontre, ce qui, je vous prie de le croire, me fendrait le coeur!!!
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MessageSujet: Re: "Down by the riverside." [PV L.]   Ven 13 Jan - 21:02

[HJ: Hum... C'est particulièrement long parce que j'étais très inspiré!!! On dira que ça compense mon retard! ]


-Jenny... murmurai-je lentement.

Je plongeai mon regard sombre dans celui, plus clair, de mon interlocutrice. Sa peau était pâle. Ses longs cheveux blonds tombaient en cascade dans son dos et encadraient son visage angélique, largement fendu par son sourire parfait. Espiègle, les yeux pétillants de malice, elle me fit "non" de la tête et m'encouragea, d'un signe, à recommencer.


-Deborah...? tentai-je vainement. Nouvelle dénégation. Alors, j'enchaînai les réponses hasardeuses! Alice, Sophia, Clémentine, Cherry, Cassandra, Mary...?

Je l'interrogeai du regard. Je sentais bien qu'elle s'apprêtait à dire quelque chose et je plissai même les yeux pour ne rien manquer des paroles qu'elle allait prononcer... Aussi, je faillis tomber à la renverse quand ma jolie inconnue déclara d'une voix grave et masculine digne d'un camionneur:

-Non, moi c'est Paul.

Je papillonnai des cils, incrédule.

-Qu... Quoi?! bégaillai-je bêtement.

Peut-être avais-je mal compris, peut-être avait-elle dit Paulette, la fin de son nom ayant été masqué par un bruit quelconque!!! Quant à son ton rauque, je mettais ça sur le compte d'un enrouement passager! Malgré tout, son regard se fit plus dur lorsqu'elle me répondit froidement, avec cette même voix d'ours:


-Ouais, Paul! Allez Logan! Tu dragues déjà assez pendant la journée, tu peux bien t'accorder une petite pause la nuit!

Et, soudain, la frêle jeune fille à qui j'étais en train de parler m'agrippa l'épaule et me secoua vigoureusement. Alors, je me réveillai en sursaut pour me retrouver nez-à-nez avec Paul, mon camarade de dortoir. Nous nous regardâmes dans le blanc des yeux un instant durant lequel je me recroquevillai sur moi-même en serrant un peu plus l'oreiller que j'avais dans les bras. Enfin, ma brute d'ami déclara:

-Allez, lève-toi, on a cours!

Sans plus de cérémonie, il m'arracha ma couverture et je poussais un grognement de protestation. Je tentai un vague "detoutefaçonjiraipas!" dans un gémissement mais Paul tira les rideaux sans préavis et je dus enfouir ma tête dans mon précieux oreiller pour ne pas être totalement ébloui.

-T'as déjà dit ça hier, et avant-hier, et avant-avant-hier! s'exclama t-il, comme si cela était un problème.

Avec un acharnement peu commun, ce type, que quelques minutes plus tôt j'avais considéré comme un pote, tenta de m'arracher mon cher cousin que je continuai à serrer contre moi avec amour.
Je ne voulais pas aller en cours! Ne pouvait-il pas comprendre ça? J'étais tout simplement trop fatigué!
Toutes les nuits je faisais le même rêve. J'étais hanté par cette Serdaigle que j'avais rencontré quelques jours plus tôt et qui avait eu l'audace de me filer entre les doigts sans même m'avoir donné son nom. Aucune fille ne m'avait jamais traité comme ça auparavant! Je voulais dire... J'étais Logan Jefferson! Un cri d'effroi et un départ précipité ne faisaient pas du tout, mais alors pas du tout, partie des réactions que je provoquais habituellement chez la gente féminine!
Depuis, je devais bien admettre que j'étais complètement obsédé par cette fille. Toutes les nuits, je rêvais d'elle, de son prénom que je ne connaissais pas, et je me réveillais au petit matin totalement épuisé. De ce fait, je n'allais pas en cours parce que j'étais trop crevé, ce qui n'optimisait pas du tout mes chances de la recroiser dans couloir!
C'était un cercle vicieux; le Serpentard qui se mordait la queue!

De mauvaise grâce, pourtant, je suivis Paul toute la matinée, comme un zombie et nous enchainâmes les cours de la matinée! Et je dus bien admettre que ce ne fut pas si désagréable que ça...
Premier rendez-vous avec Sexy n°1, j'avais nommé Meryl Kelsey, la prof qui vous métamorphosait en limaces gluantes déversant des litres de baves sur son corps de déesse. Deuxième cours avec Sexy n°2, à savoir Katie Jones, dont la seule pensée qu'elle puisse vouloir vous étudier de plus près vous donnait envie de devenir un moldu sur le champ. La troisième partie de la matinée se déroula avec Sexy n°3, autrement appelée Hazel Woodley que je soupçonnais fort de m'avoir déjà jeté le sortilège de l'impérium car je me sentais tout à fait disposé à obéir à ses moindre désirs... Ce qui n'était pas le cas pour la sexy n°4, Naoko Nakamura, puisqu'aussi attirante soit-elle, elle nous avait posé un lapin. Dommage, parce qu'elle aussi je la suspectait de m'avoir fait boire un filtre d'amour... (Et Paul qui osait me trouver paranoïaque!!! )

Et c'est là que je l'avais vu, ou plutôt, revue! Ma Serdaigle, la fille sublime que j'avais eu la chance de croiser et que j'avais lamentablement laissé filer! Depuis l'endroit où je me trouvais, je ne pus voir que sa chevelure blonde qui se faufilait et disparaissait parmi la foule. Cependant, j'étais sûr qu'il s'agissait bien d'elle! Je rêvais d'elle toutes les nuits après tout, alors j'étais certain de réussir à la reconnaitre même avec une cagoule et un costume de citrouille!
Immédiatement, je m'élançai à sa poursuite, bousculant d'une manière peu subtile tous les gens qui entravaient ma route. Je l'avais déjà perdu une fois; hors de question de recommencer!

Plus facile à dire qu'à faire, cela dit. Le temps que je la rattrape, nous avions déjà atteint le parc. À peine ses pieds s'étaient-ils retrouvés en contact avec l'herbe humide qu'elle s'était mise à gambader comme une gazelle. J'avais eu beau la héler, hurler, m'agiter comme un type qui aurait eu une guêpe coincée dans son pull, rien n'y fit. Le son de son baladeur devait être à fond... Qu'à cela ne tienne, je m'élançai à sa poursuite!!! Ou plutôt, je tentai, car non seulement je ne réussis pas à la rattraper, mais ce fut elle qui me sema en quelques minutes! Argh, c'était très frustrant de la voir s'éloigner de plus en plus tandis que je haletais comme un boeuf. On se serait cru dans un de ces rêves horribles où plus on courrait vite, plus la cible devenait difficile à atteindre!!!

Alors, dans un dernier soupir, je m'arrêtai de courir. Mon coeur tambourinait dans ma poitrine, comme s'il m'accusait de lui avoir fait fournir un effort si intense à l'improviste! Cependant, j'avoue que j'étais bien plus doué sur un balais que pour la course à pieds! Mais bon, passons.
Je fis le reste du chemin en marchant. Dans tous les cas, ma merveilleuse muse ne pouvait pas se volatiliser, non? Soit nous nous croiserions sur le chemin du retour, soit j'allais la retrouver en train de se baigner dans une baie tout à fait charmante... Et c'est la deuxième option qui se produisit!

J'étais fier de moi, très fier, même! Je brûlais d'impatience d'aller la rejoindre et de la héler pour attirer son attention! Pourtant, quelque chose m'en empêcha. Une force surnaturelle que je remerciai infiniment, car je venais de remarquer quelque chose; un petit tas de vêtements soigneusement plié au bord du lac.
Alors, je perdis le contrôle de moi-même. C'était vrai que la politesse et la bienséance auraient exigé que je signale ma présence et que je tourne le dos pendant que cette jeune fille se rhabillait. Mais vous savez ce que ma mère m'avait toujours répété??? "Quand la vie te tend un citron, il faut dire "merci, j'adore les citrons"! Traduisez: si tu marches au hasard dans le parc de ton école et que tu tombes sur une fille à poil, va te cacher dans un buisson pour la mater.
Et c'est précisément ce que je fis. (Et oui, il faut toujours écouter sa maman après tout...)

Pendant que la Serdaigle avait la tête sous l'eau, je courus rejoindre la lisière de la forêt interdite et me cachai derrière un tronc. J'avais bien choisi mon moment, d'ailleurs, car ce fut à cet instant précis qu'elle émergea de l'eau... Et que j'atteignis le Nirvana.
Ses cheveux mouillés tombaient sur ses épaules, gouttaient sur son corps déjà ruisselant... Je sentais ma bouche s'assécher à force de rester ouverte, mais ça m'était bien égal! J'étais obnubilé par ces mains, qui se dirigeaient vers l'attache de sa brassière... Encore quelques centimètres, quelques millimètres et...

Aaaargh! Mais ce n'était pas possible une chose pareille!!!
Je saignais du nez. Cette fille me faisait un tel effet qu'elle m'avait provoqué une hémorragie et j'allais manquer le meilleur du spectacle!!!
Précipitamment, je sortis ma baguette pour me jeter tous les sortilèges de guérison possibles et inimaginables afin de faire disparaitre tout ce sang. Une fois que ce fut chose faite, je me précipitai derrière l'arbre le plus proche de la lisière pour découvrir avec déception que ma douce inconnue était retournée dans l'eau. Sûrement m'avait-elle entendu alors que je me battais pour préserver un peu d'hémoglobine dans mon corps; il ne servait plus à rien que je me cache, désormais.

Avec assurance, j'émergerai d'entre les troncs et m'avançai jusqu'à elle. En chemin, j'abandonnai chaussures, chaussettes, sweet et tee-shirt. Sans marquer le moindre temps d'hésitation, je m'enfonçai dans l'eau avec mon jean jusqu'à être à sa hauteur. L'eau lui arrivait au cou tandis qu'elle n'atteignait que mon sternum. Le lac était froid, le sol vaseux et je ne pus m'empêcher de me dire que décidément, cette fille aimait beaucoup me torturer...


-Cette fois, tu ne m'échapperas pas.

Et entre mes rêves angoissants, ce footing qui m'avait presque valu un infarctus, cette hémorragie fulgurante qui avait failli me couter la vie et cette baignade improvisée dans de l'eau glacée, j'estimais que connaître son prénom était une maigre compensation qui m'était largement due!

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "Down by the riverside." [PV L.]   Sam 14 Jan - 12:21

Toujours enfoncée de l’onde du lac, Ruby regarda impuissante le garçon arriver vers elle. Un sentiment mystérieux s’était répandu dans son cœur, à la limite du dégout, de la peur et de l’envie. Elle savait très bien qui il était. Logan Jefferson. Ce dernier était presque devenu une légende à Poudlard, et sa réputation était simple : c’était le garçon le plus séducteur de ce château. On murmurait qu’il avait détrôné Chuck Carlton, un beau brun de Gryffondor connu pour ses frasques amoureuses. Mais celui-ci était désormais avec Lilian, ou une certaine Taylord, Ruby ne suivait plus vraiment les ragots. Certes, le Serpentard était lui plutôt connu dans le niveau des premières années, surtout la deuxième dont il faisait partie mais cela n’empêchait pas que son prénom soit plutôt familier chez la gente féminine de tout âge dans le château. Après sa mésaventure dans le parc avec ce fameux Logan, la Serdaigle avait tendu l’oreille à table, dans les couloirs, cherchant à entendre une description qui pourrait correspondre à cet inconnu si charmant. Mais la réponse fut sans appel : le don juan dont elle entendait si souvent parlé, ce Jefferson qui lui inspirait une telle révulsion, et bien c’était Lui. L’idée lui tordit à nouveau le cœur, et un sentiment de profonde amertume se répandit dans ses veines : elle haïssait les séducteurs.

Elle vit donc ce vert et argent s’avancer vers la petite baie. En chemin, il avait abandonné la moitié de ses vêtements, et Ruby pouvait à présent observer son torse nu. Elle ne détourna pas les yeux, décidé à prouver qu’elle n’avait pas peur de lui. Cependant, la blonde se demandait depuis combien de temps l’observait-il ? L’avait-il même suivi jusqu’ici ? Un sourire mesquin naquit sur ses lèvres lorsque Logan s’enfonça dans l’eau en jean, sans même ciller. C’était comme si il était attiré vers le Serdaigle. Mais les hommes ne sont pas des aimants. Qu’est ce qui le poussait à réagir ainsi ? En y réfléchissant, cela faisait depuis leurs rencontres, quelques jours plus tôt, qu’elle ne l’avait pas vu, bien qu’elle ait des cours en commun avec les Serpentards. D’ailleurs, Ruby s’étonnait même de n’avoir jamais remarqué ce garçon avant, mais surtout que lui n’est pas vu la jeune fille précédemment. Car vu l’état dans lequel elle semblait le mettre, il devait vraiment la trouver jolie. C’était si incroyable d’avoir une emprise telle sur quelqu’un ! Ce soudain pouvoir donnait à Ruby une confiance face à ce garçon : elle sentait qu’elle aurait pu le briser entre ses doigts si elle le voulait.


-Cette fois, tu ne m'échapperas pas

A ces mots, Ruby éclata de rire, ses yeux pétillants déviant un instant, pour se reposer sur ceux du garçon. Elle avait son rictus entre l’amusement et l’exaspération planté sur son visage. Logan était là, face à elle, et seulement un mètre devait séparer les deux élèves. Ce fût à ce moment-là que la jeune fille hésita à simplement faire demi-tour, récupérer ses affaires, et courir vers le château. Elle n’aurait eu aucun mal à le semer. Pourtant, une force obscure la clouait là, face à lui. Ce pouvoir, cette emprise qu’elle avait sur lui, c’était un sentiment délicieux. Elle sentait qu’elle pouvait lui faire perdre la tête à tout instant, d’un moindre geste. Ruby voulait presque jouer avec lui. Comme si tous ses sentiments désordonnés et violents envers la gente masculine auraient pu être expulsés. Un mot jaillit dans son cerveau : Vengeance. Elle eut un nouveau sourire, et ses pieds se posant sur le sol vaseux du lac, elle s’approcha plus près du Serpentard. Elle aurait pu le toucher, l’embrasser, la distance séparant leurs deux corps étant si faible. Elle sentait même l’eau tressaillir à chaque mouvement du garçon. Lentement, elle murmura d’une voix fluette.

-Ah oui ? Je pourrais simplement nager jusqu’à l’autre rive et repartir. Je n’aurais aucun mal à te semer, Logan.

Elle eut un petit rire, et recula de plusieurs pas, jusqu’à laisser un écart d’au moins 2 mètres avec le garçon. Elle avait accentué son prénom, et l’avait prononcé légèrement sèchement malgré elle. Un nouveau sourire amusé naquit sur son visage lorsqu’elle vit le trouble du garçon. On aurait pu tuer ses frères, ses sœurs, ses parents, qu’il n’aurait pas eu l’air aussi choqué, voir bouleversé. Elle ne trouva cependant hypocrite de réagir ainsi, lui qui courait après toute les filles. Même son amie Kenza, une gryffondor de première année, avait raconté à la jeune fille sa rencontre à la volière avec le Serpentard. La palme revenait tout de même à Elinor, une camarade de Ruby. Cette dernière n’avait jamais adressé la parole à la brune, mais une rumeur courait sur elle. Selon Margaux, une de ses connaissances de Poustouffle, les deux s’étaient embrassés dès leur première rencontre, dans le parc. C’était Octave qui les avait vus, et l’avait dit à Sabine, qui l’avait répété à Margaux. Les ragots faisaient le tour de l’école plus vite que la musique ! Techniquement, il n’était pas digne d’un gentleman d’embrasser une fille (voir plusieurs probablement pour le cas de Logan) et de partir à la conquête d’une autre, ou de plusieurs là encore pour ce cher vert et argent.

-Ne sois pas surpris, Logan. Les gens parlent beaucoup, et de toi. Les filles surtout. Comme… Hum, je ne sais, Elinor ? Tu la connais n’est-ce pas ?

Ça, c’était bas. Bien qu’elle feigne l’innocence, l’ironie était certaine. Elle battait des cils, un petit air mesquin sur le visage. Bien fait pour lui va, songea-t-elle. Il voulait jouer avec les filles ? Tant mieux pour lui. Mais peut-être n’avait-il jamais vu une qui lui tienne un minimum tête. Eh bien, c’était avant qu’il rencontre Ruby alors. Cependant, une petite voix au fond de son cerveau lui rappela de sa mère d’accueil, celle qui habitait au cœur de Londres. Celle-ci lui avait dit un jour, alors que la petite fille faisait de nouveau enrager son maitre à l’école « Tu sais, à trop vouloir jouer avec le feu, on finit par se brûler. » Et bien vous savez quoi, la jeune fille était dans un lac, aucun risque d’incendie n’est-ce pas ?


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Logan Jefferson
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MessageSujet: Re: "Down by the riverside." [PV L.]   Dim 4 Mar - 18:56

Malgré l'eau glaciale dans laquelle je me trouvais, j'avais étrangement chaud. J'avais des palpitations, mon sang battait à mes tempes et mon estomac me donnait l'impression d'être tout noué. En réalité, j'avais tellement attendu ce moment et j'étais si impatient à l'idée de reparler à cette belle inconnue, que lac semblait agir sur moi comme un calmant: comme si mon corps était en train de bouillir de l'intérieur et qu'un grand jet de vapeur s'était échappé de moi lorsque je m'étais décidé, en mon âme et conscience, à me plonger dans cette eau.

Une prudente distance d'un mètre nous séparait. Je n'étais pas fou et je ne tenais pas non plus à faire fuir la jeune fille comme la dernière fois. Néanmoins, dès que j'eus terminé de prononcer ma phrase, la serdaigle éclata de rire. D'un rire cristallin, certes, mais où l'on décelait également tous les accents de la moquerie. Je fronçai les sourcils, un peu surpris. La jeune fille dont je me souvenais était pure, timide et fragile... En un mot, pas du tout le genre à pousser de grands rires goguenards.
Calculant chacun de ses gestes, la bleue et bronze s'avança vers moi, le regard provoquant.


-Ah oui ? Je pourrais simplement nager jusqu’à l’autre rive et repartir. Je n’aurais aucun mal à te semer, Logan.

Elle émit un nouveau rire avant de s'éloigner de moi et je ne pus retenir un sourire en coin. Qu'importe les airs supérieurs qu'elle se donnait et l'impression qu'elle avait de pouvoir jouer avec moi! Elle connaissait mon nom, elle avait insisté dessus et cela constituait bel et bien la preuve qu'elle s'était renseignée sur moi, qu'elle avait cherché à en savoir plus et donc, d'une manière générale, que je l'intéressais.

-Ne sois pas surpris, Logan. Les gens parlent beaucoup, et de toi. Les filles surtout. Comme… Hum, je ne sais, Elinor ? Tu la connais n’est-ce pas ?

Cette fois, je croisais les bras sur ma poitrine en signe de protestation. J'avais de plus en plus de mal à excuser les airs hautains de la Serdaigle et à me raccrocher au souvenir que j'avais d'elle. Et puis, c'était donc ça, le fond du problème? Elinor? Pour le coup, je trouvais que la jeune fille avait bon dos et j'avais une furieuse envie de répliquer à mon interlocutrice que mes affaires ne la regardaient en rien.
Qui plus est, que me reprochait-elle, au juste? Ma réputation m'avait précédée et j'aurais été le premier à l'admettre: oui, effectivement, j'avais connu d'autres filles avant elle. Et après quoi? Je voulais bien être pendu si elle m'affirmait qu'elle n'avait pas ressenti la même chose que moi lorsque nous nous étions touchés, qu'elle n'avait pas été traversée par le même courant électrique. Je la mettais au défi de me regarder dans les yeux et de me dire qu'elle n'était pas attirée par moi.


-Et puis-je au moins connaître ton nom? Ou bien est-ce que je suis trop... concupiscent pour ça?

Je la défiai du regard, sans ciller. Je n'avais pas ramené le sujet d'Elinor sur le tapis, exprès; je préférais la laisser en dehors de ça. Qui plus est, moi aussi je pouvais me montrer hautain quand l'envie m'en prenait! Et en l'occurrence, plus déçu encore que par l'idée de de ne pas connaître le prénom de mon interlocutrice, c'était son attitude qui me déplaisait. Moi qui avait imaginé ce moment tellement de fois, il fallait bien avouer que je tombais de haut.
Lentement, je décroisai les bras de ma poitrine et m'avançai vers elle.


-N'aie pas peur, déclarai-je, je ne vais pas te mordre!

Car on pouvait bien raconter ce qu'on voulait à mon sujet, s'il y avait bien une chose que toutes les filles que j'avais fréquenté pourraient largement admettre, c'était que je n'avais jamais forcé la main à personne!
Je marchai jusqu'à ce que seulement quelques centimètres nous séparent, surplombant la jeune fille de toute ma hauteur. Très doucement, je laissai ma main trouver la sienne dans l'eau trouble, caresser le dos de ses doigts, remonter de long de son avant bras.


-Et bien, qu'est-ce que tu attends pour te détourner de moi, puisque tu me détestes tant... chuchotai-je, les yeux plongés dans les siens.

Je ne croyais pas un instant à son numéro de petite mijaurée. J'avais eu la chance de voir son côté sensible et fragile. Je voulais bien qu'elle se blinde face à moi après avoir entendu deux ou trois ragots à mon sujet, mais elle ne pourrait pas se voiler la face éternellement! Elle était attiré par moi comme j'étais attiré par elle et elle ne pouvait pas le nier... Et j'allais le le lui prouver.
Mes doigts continuèrent leur trajet le long de son bras, caressèrent son épaule dénudée et glissèrent jusqu'à sa nuque avant de se nicher à l'arrière de son cou, effleurant ses cheveux mouillés au passage.


-Je peux? demandai-je en l'interrogeant du regard.

Sans attendre de réponse, je plongeai le visage en direction de sa gorge et déposai mes lèvres sur sa clavicule que je frôlai plus que je n'embrassai. Je remontai imperceptiblement, baisant son cou, puis suivant le trajet de sa carotide. Enfin, je concentrai mon attention sur sa mâchoire; partant de son oreille, je me rapprochai de ses lèvres, luttant contre l'envie de l'attirer à moi brutalement. Cette eau froide avait un effet très bénéfique sur moi, me permettant de rester calme malgré l'intensité du moment.
Je quittai sa peau des yeux un instant, replongeai mon regard sombre dans le sien.


-Et là, je peux?

Avec une infinie douceur, je laissai mes lèvres atteindre son front et se refermer sur sa peau. Puis j'embrassai son nez et ses pommettes... J'étais méticuleux et très attentif. Je voulais la faire craquer je voulais qu'elle reconnaisse enfin qu'elle ne me détestait pas autant qu'elle voulait bien l'admettre.
Ma main quitta son cou, mon index trouvant naturellement place sous son menton pour relever son visage d'ange vers moi. Je plaçai ma tête à la hauteur de la sienne, ma bouche si proche de la sienne que j'étais certain qu'elle sentirait mon souffle sur ses lèvres lorsque je lui demanderai:


-Et là, je peux?

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "Down by the riverside." [PV L.]   Dim 4 Mar - 22:55

Logan ne cilla pas, fixant Ruby intensément. Ses yeux étaient d’un noir profond, et semblaient analyser la Serdaigle, une expression légèrement étonné et déçu sur le visage. L’attitude de la jeune fille la dérangeait-il ? A cette idée, elle eut un nouveau sourire triomphant. Contrôle de la situation, domination, n’était-ce pas parfait tout ceci ? La blonde ne baissa pas les yeux, montrant à son interlocuteur qu’elle ne se laisserait pas faire par ses techniques de drague minable. Il finit d’ailleurs par parler, d’une voix sèche et autoritaire.

-Et puis-je au moins connaître ton nom? Ou bien est-ce que je suis trop... concupiscent pour ça?

-Ruby.

Cette dernière avait lâché son prénom comme un claquement de fouet. Pas question de baisser la garde, elle restait à bonne distance du garçon. Comme un périmètre de sécurité. Pourquoi faire, s’il ne te fait aucun effet ? Lança une petite voix dans sa tête. Ruby manqua de faire une grimace. Depuis quand son inconscient se liguait-il contre elle ? Elle se sentit parcourir d’un frisson et regretta de ne pas avoir sa baguette. Lorsque Logan décroisa les bras de sa poitrine et s’avança vers la jeune fille, celle-ci le regretta de plus en plus. Tout à coup, elle voulait fuir, mais une force inconnue l’en empêcher, elle était littéralement scotcher au sol. Mais elle tenta de reprendre conscience et force, et ne cilla pas. Pas question de montrer qu’elle était faible, alors là pas question ! Elle ne devait pas se laisser aller. Un coup de poing dans la tempe pourrait facilement neutraliser le Serpentard s’il le fallait.


-N'aie pas peur, je ne vais pas te mordre!

Elle faillit crier lorsque le garçon saisit, dans l’eau, sa main, et la caressa. Mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle continuait simplement de fixer le garçon. Pendant un instant, elle réalisa même qu’elle avait oublié de respirer tant elle était concentrée. Qu’est-ce qui était en train de se passer ? Pourquoi est-ce que son cœur battait à mille à l’heure dans sa poitrine, pourquoi voulait-elle soudainement frapper Logan partout où elle le pouvait sans jamais le faire ? Lui avait-il lancé un sortilège de Confusion ? Cela semblait être la seule des options pour Ruby qui tentait cependant de garder son calme. Mais son armure commençait à s’effriter, et elle sentait que Logan pouvait la briser à chaque instant. Sentir la main du garçon sur sa peau provoquait de dangereuse secousse dans le creux de sa poitrine. Son cœur rata un battement lorsque le Serpentard brisa le silence, de sa voix suave et assurée.

-Et bien, qu'est-ce que tu attends pour te détourner de moi, puisque tu me détestes tant...

Il fallait fuir de toute urgence ! Pourquoi ne fuyait-elle pas ?! Pourquoi avait-il raison ? Il fallait qu’elle se reprenne immédiatement. Mais le trouble de Ruby ne fit que redoubler tandis que Logan remontait sa main le long du bras de la jeune fille, jusqu’à son épaule. Il finit par passer sa main dans la nuque. Ce touché brûlait la peau de la Serdaigle tout en l’apaisant, elle n’arrivait pas à définir ce qu’elle ressentait, et cela ne l’aidait pas à garder son calme. Elle ne contrôlait plus ce qu’elle sentait, et cela l’effrayait. Elle n’osait toujours pas ouvrir la bouche, bouillonnant intérieurement de la victoire du garçon.

-Je peux ?

Qu’est-ce que ?... Le cœur de Ruby s’arrêta au moins pendant dix bonnes secondes. Logan n’avait pas attendu de réponse de sa part pour se pencher dans le creux de son cou et l’embrasser très délicatement. Il remontait doucement vers son visage, s’égarant sur sa joue. La sensation était… Indescriptible. D’un côté, la jolie blonde se sentait prise de malaise et d’un certain dégoût, et de l’autre, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une sorte de plaisir à ces baisers. Quelle était la sensation qui prenait le dessus sur l’autre. Ruby n’osait se l’avouer mais elle le savait très bien. Tant qu’elle ne rejetait pas Logan, elle l’incitait à continuer. Qu’est-ce qui lui prenait ?! Soudainement, la sensation prit fin tandis que le garçon se détachait de la jeune fille. La regardant de ses yeux déroutant, il redemanda avec une extrême douceur :

-Et là, je peux ?

Comme précédemment, il n’attendit pas le moins du monde une réponse. Il posa ses lèvres sur le front de Ruby avec une douceur sans pareil, comme le faisait les pères à leurs petites filles. Père ? Ruby frissonna, et prise de vertige, elle voulut s’écarter. Mais à ce même moment, Logan se mit à explorer son visage en l’effleurant du bout de ses lèvres. La sensation était telle que toutes les craintes de la Serdaigle s’envolèrent. Rien ne semblait pouvoir stopper ce moment. Tout était silencieux, il n’y avait pas un mot, juste ces émotions qui traversaient violemment la jeune fille. Elle eut un frisson lorsque le garçon saisit délicatement son menton, relevant son visage vers le sien et que d’une voix douce, il prononça pour la troisième fois.

-Et là, je peux ?

Le message était plus que clair. Il était si près, si près ! Ruby sentait son souffle sur ses lèvres, ses lèvres qui étaient trop proches des siennes, prêtent à s’unir… Elle voulait partir, elle ne pouvait pas. Elle voulait crier, elle ne pouvait pas. Elle voulait contrôler la situation, elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas, ou elle ne voulait pas ? Elle n’arrivait pas à savoir, à comprendre. Son cerveau ne marchait plus correctement, il ne pouvait pas empêcher l’imminent baiser qui allait se produire dans trois… Deux… Un… BOUM.

Elle n’avait pas fait demi-tour. Lui non plus. Très doucement, il posa ses lèvres sur celle de Ruby. Elle ressentit une décharge violente dans tout le corps, et sa tête se mit à tourner, tandis que leur baiser se prolongeait sans vouloir prendre fin. Son cerveau se déconnecta brusquement, et elle ne contrôla plus rien. Ses mains, laissées pendantes le long de son corps, furent animées de sorte de spasmes, et se collèrent dans le dos musclés du jeune homme, resserrant leur étreinte. L’esprit de la Serdaigle s’était officiellement détaché du reste de son corps, qui ne répondait plus alors qu’à ses propres désirs incompréhensible aux yeux de Ruby. Et puis soudainement, tout se remit en marche. Violemment, elle se détacha de garçon, le repoussant au loin. Elle haletait, et le fixant, elle articula d’une voix hachée :


-Pu..Putain ! Qu’est ce… Qu’est-ce que tu as foutu ?!

Elle n’arrivait presque plus à reprendre sa respiration, animée d’une sorte de crise d’angoisse. C’était ridicule d’accuser Logan, car elle l’avait totalement laissé faire et encouragé, mais elle refusait de l’admettre. L’effet qu’il avait produit sur elle l’effrayait.

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Logan Jefferson
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MessageSujet: Re: "Down by the riverside." [PV L.]   Mer 21 Mar - 17:56

Mes yeux allaient successivement de ses yeux à ses lèvres. Bien que Ruby ne m'ait pas expressément répondu, pouvais-je considérer que j'avais suffisamment attendu, que je lui avais laissé assez de temps pour qu'elle s'habitue à l'idée de m'embrasser...?
Car je n'étais pas stupide! J'avais beaucoup de défauts et j'en étais conscient! Mais en ce qui concernait les femmes, j'avais tout de même une grande maîtrise du sujet! Et, s'il y avait bien une chose que mon expérience auprès de la gente féminine m'avait apprise, c'était que le langage verbal n'était rien comparé au langage du corps!

Je m'étais considérablement rapproché de la jeune fille et elle n'avait rien fait pour s'éloigner de moi. Je l'avais d'abord effleuré avant de rendre mes caresses plus appuyées. Je l'avais senti tressaillir lorsque mes lèvres s'étaient posées sur sa peau, elle avait frissonné au creux de mes bras, avait eu le souffle coupé lorsque ma bouche avait tracé un trajet brulant du côté de sa nuque jusqu'à sa mâchoire... Et encore maintenant, sa respiration heurtée faisait battre mon coeur plus vite.

Oh non, j'étais loin d'être stupide. Le corps de Ruby parlait pour elle. Aussi, je ne lui laissai pas plus longtemps la possibilité de me repousser et, inclinant légèrement la tête, je posais mes lèvres sur les siennes.
Au début, elle ne réagit pas et je crus un instant qu'elle était trop choquée pour réaliser ce qui se passait. Mais, tandis que mouvais imperceptiblement ma bouche contre la sienne, la jeune fille sembla se réveiller brusquement et, confirmant toutes les hypothèses que j'avais émis jusqu'à présent à son sujet, elle me rendit mon baiser.

J'aurais aimé dire qu'il s'agit d'une étreinte tendre et délicate, mais ce ne fut pas le cas. J'étais trop frustré par notre précédente rencontre à la lisière de la forêt, frustré par ses longues nuits à me retourner dans mon lit en pensant à elle et enfin, frustré par son petit manège de tout à l'heure qui m'avait un instant refroidi. Et toute cette frustration était en train de transparaître dans ce baiser que j'approfondis sans ménagement tandis que la jeune fille m'enlaçai dans un mouvement désordonné qui trahissait à merveille la passion qui nous animait et la confusion qu'elle provoquait en nous.
Je poussai un grognement rauque quand la poitrine de Ruby, fraiche et humide, se colla à mon torse qui, après avoir pris le soleil, paraissait brulant en comparaison de sa peau. Mes doigts fourrageaient dans ses cheveux tandis qu'elle me labourait le dos de ses ongles... Je n'aurais sans doute pas tardé à la soulever de terre mais soudain, elle écrasa le plat de ses mains contre mon buste et me repoussa brutalement.

Je fus tellement pris au dépourvu que je faillis perdre l'équilibre alors qu'elle s'écartait de moi avec vigueur. Je n'avais aucune idée de ce qui venait de se passer! J'étais à bout de souffle, j'avais la tête qui tournait et tout ce à quoi j'étais capable de penser était cette merveilleuse étreinte que nous venions de partager. D'ailleurs, j'en voulais encore! Je n'étais pas du tout rassasié! Je me sentais comme un gosse à qui on aurait arraché des mains un jouet qu'il aurait si longtemps attendu. Sans le corps de Ruby pressé contre le mien, je me sentais vide et j'avais froid. En cette seconde, il n'y avait rien que je n'aurais échangé contre encore un peu de sa chaleur humaine... .


-Pu..Putain ! Qu’est ce… Qu’est-ce que tu as foutu ?!

La jeune fille était aussi essoufflée que moi. La façon qu'elle avait de s'agiter dans l'eau provoquait de multiples vaguelettes qui venaient s'écraser contre nos corps respectifs dans de petits clapotis.
Avais-je bien entendu...? Qu'est-ce que J'avais foutu? Ça alors c'était un comble... C'était de ma faute maintenant?
Je dissimulai mal, très mal le sourire qui était en train d'étirer mes lèvres.


-Oh mais ne t'inquiète pas, tu t'es très bien débrouillée aussi! répondis-je avec amusement.

Ma langue me brulait tant j'avais envie de lui demander si elle n'était jamais fatiguée de se mentir à elle-même. Là, tout de suite, c'était moi qui avait merdé. Tout à l'heure, c'était Elinor qui se dressait entre nous, sans parler de ma réputation de débauché qui justifiait entièrement le fait de ne m'accorder aucune crédibilité!
Le fond du problème, en réalité, c'était que Ruby avait sans doute encore une très longue liste de bonnes raisons qui l'empêchaient de s'abandonner à moi! Mais en parallèle, son corps tout entier s'embrasait quand je la touchais et lorsque nous étions trop proches l'un de l'autre, il était impossible d'ignorer ce magnétisme, cette passion dévorante qui nous animait! Oui, Ruby était quelqu'un de passionné. J'aurais aimé dire que j'étais un gentleman, que je préférais les filles timides et rougissantes qui vous embrassaient du bout des lèvres, mais ce n'était pas le cas. Et tôt ou tard, la Serdaigle devrait bien se résoudre à céder à ses désirs! On ne pouvait pas toujours tout refouler au fond de soi, fermer les yeux et croire que la frustration, telle de l'acide, ne nous rongerait pas de l'intérieur!


-Ruby, s'il-te-plait, repris-je, plus doucement. Pourrais-tu juste un instant arrêter de réfléchir avec ta tête et écouter ce que te dit ton coeur?

Car j'étais sûr que dans ses pensées, Logan Jefferson était un être abject qu'il fallait à tout prix éviter, pour tous les arguments précédemment cités. Cependant, même si ma réputation n'était pas immaculée, j'avais du mal à comprendre pourquoi une relation avec moi l'effrayait tant que ça. Peut-être les regards des autres et les "qu'en dira t-on?" l'emportaient-ils sur ses envies les plus secrètes? Si tel était le cas, elle aurait dû savoir que pour elle, j'aurais été capable de vivre une liaison secrète pour nous protéger des autres, simplement si elle me le demandais.

Je fis un nouveau pas vers elle pour mettre fin à cette distance qui nous séparait. J'avais le coeur serré; je voyais bien à quel point elle était bouleversée et ô combien elle semblait tiraillée de l'intérieur. Et de là où j'étais, je n'avais qu'un seul moyen de l'aider; faire taire tous ses doutes en lui faisant prendre conscience de la vraie nature de ses désirs.


-Viens-là, ordonnai-je gentiment.

Je lui saisis le poignet mais, au lieu de me montrer aussi délicat que la dernière fois, je l'attirai brutalement à moi. Sans lui laisser le temps de réfléchir davantage, je capturai ses lèvres dans un nouveau baiser passionné.
Comme quelques instants plus tôt, je sentis un feu ardent s'embraser dans tous mon corps. Je guidais le bras de la jeune fille dans mon cou tandis que j'enserrai sa taille de mon bras valide pour l'attirer plus fortement à moi.
Oh oui, j'aurais tant aimé que Ruby puisse faire abstraction de toutes les pensées qui l'assaillaient. Moi en tout cas, en cette seconde, je ne pensais plus à rien d'autre qu'à elle.

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Dernière édition par Logan Jefferson le Jeu 26 Avr - 14:10, édité 1 fois
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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "Down by the riverside." [PV L.]   Lun 26 Mar - 18:19

Logan fronça les sourcils, et un sourire s’étira sur son visage insolent et magnifique. Je détestai son air, parce qu’il avait gagné ce qu’il désirait. Désir. Quel étrange mot. Car ce qu’il voulait au final, c’était moi, du moins il me semblait. Semblait ? Voyons, autant être réaliste avec moi-même. J’en étais sûr, et c’était cette constatation qui me mettait si mal. Je sentais mon cœur battre la chamade, explosant littéralement les parois de ma poitrine qui étaient presque douloureuses tant ma respiration était saccadée. Je n’étais pas prête pour subir une nouvelle fois le fait d’être l’objet de désir d’un homme, et pourtant, je ne pouvais plus faire demi-tour. Moi qui me sentais si supérieure et en contrôle de la situation, je me retrouvais tel l’arroseur arrosé. Toute ma confiance s’était évaporée comme une flaque d’eau au soleil. Ma tête vacillait et mon corps ne cessait de s’agiter de manière désordonné, comme s’il cherchait un appuie, un lieu sûr, au beau milieu de cette étendue d’eau. J’avais froid, j’avais chaud. Je tremblais malgré moi et je n’avais qu’une envie, disparaitre pour ne plus voir son regard mesquin.

-Oh mais ne t'inquiète pas, tu t'es très bien débrouillée aussi! Lança-t-il dans un petit rire.

Soit, la situation l’amusait. D’une certaine manière, monsieur devait être habitué. Ce n’était pas mon cas, et j’avais mes raisons. Depuis l’incident, je n’avais jamais plus effleuré un garçon, et encore moins l’embrassé de la sorte ! Qu’est ce qui me prenait ? Étions-nous deux aimants voués à devoir se coller ? Les opposés s’attirent ? Nous étions des humains, pas des magnets putain ! Pourtant, si je tremblais, je le savais, c’est qu’il y avait une raison sous-jacente. Là, au fond de moi, un sentiment des plus curieux m’animait. J’avais l’impression d’être une plante qui se desséchait au soleil, dont la terre était sèche. Tout ce que je voulais, c’était de l’eau, et j’avais l’impression que la seule chose qui pour le moment pouvait me redonner vie, c’était… Lui. Parce que dès qu’il me touchait, ce n’était pas l’habituel frisson de dégoût, mais celui de plaisir. Il provoquait en moi des sensations que je n’avais jamais senti, digne de roman à l’eau de rose ou de film. Toutes ces émotions que j’avais jusque-là trouvées ridicule et irréelle. Et aujourd’hui, il me semblait que je comprenais enfin ce que signifiait le mot envie. Et j’avais peur.


-Ruby, s'il-te-plait.

Sa voix était douce, comme si il tentait d’amadouer un chat sauvage. Mon prénom dans sa bouche… Je frissonnai. J’essayai de détourner le regard, mais j’étais constamment attirée parce ses yeux profonds, son torse musclés, ses mains qui effleuraient la surface du lac… J’avais envie qu’elles m’enserrent contre lui, mais mon cerveau ne cessait d’analyser la situation et de me dire de courir le plus loin possible. Pourtant, je n’avais envie que d’une chose, courir vers lui.

-Pourrais-tu juste un instant arrêter de réfléchir avec ta tête et écouter ce que te dit ton coeur?

-Ne me dis pas ce que je dois faire !


Je n’avais pas crié, et ma voix ne tremblait pas. Juste un sifflement sec et autoritaire. Tout à coup, mon cerveau reprenait le dessus. J’étais piquée à vif par sa remarque, et j’étais désormais énervée. J’avais envie de le frapper, de lui hurler dessus, mais je restai plantée là, ma mine boudeuse et colérique que j’affichais clairement, comme pour lui dire « Ne m’approche pas, créature du mal. » Mais il faut croire qu’il en avait vu de plus coriaces, car la situation semblait l’amuser. Quoi que, il avait pris suite à ma réplique un air plus sérieux, comme si il essayait de comprendre ce qu’il m’arrivait. Bonne chance pour me déchiffrer, il te faudra plus d’une rencontre pour ça ! Pourtant, malgré l’oiseau rare que j’étais, cela ne semblait pas le gêner, au contraire. Il s’approcha de moi, tandis que je restai immobile, frémissant alors qu’il attrapait mon poignet.

-Viens-là.

Je n’avais pas le temps de protester. Il avait parlé d’une voix calme et douce, mais ses actes eux, reflétaient quelque chose de bien plus autoritaire. Je me serai volontiers écartée de lui s’il ne m’avait pas attiré brusquement vers lui. Et, comme quelques minutes auparavant, il m’embrassa. Et toute la rancœur que j’avais contre lui, contre tout le reste du monde et surtout de la gente masculine, traversa de nouveau mon corps pour prendre forme dans ce baiser violent. Je sentis sa main attirer les miennes jusqu’à sa nuque, et il me saisit à la taille, resserrant notre étreinte. Mon cœur tapait si vite dans ma poitrine que j’en avais mal, et ma tête tournait si bien que je m’accrochais littéralement à lui, de peur de tomber dans l’eau et d’être trop paralysée pour nager. Je n’arrivai même plus à penser clairement, je n’avais qu’une envie, stopper le temps et rester plantée là jusqu’à la fin de ma vie. Peu importe mon passé, mon présent, ou mon futur. Il n’y en avait plus, je n’étais que dans le moment présent. Je me sentais si faible et si forte à la fois dans ses bras ! J’en étais malade. Je finis par détacher les lèvres des siennes, nous laissant tous deux haletants et troublés.

Cette fois si, je ne le repoussai pas, ni ne m’énervai. Je détachai mes mains de sa nuque, et les poser très délicatement sur son torse. Je ne sais pas si c’était ce contact, ou celui de sa main dans mon propre dos, mais je me sentais frissonner. Je plantai mon regard dans le sien, sans un mot. Mon dieu ce que ma tête tournait ! Je devais tenter de trouver un juste milieu entre ma colère hystérique et mon désir désordonné, mais c’était comme si je me devais d’être tout à coup dans l’extrême, ce qui n’était pas du tout mon genre. Je glissai mes doigts le long de son torse, et plaçai ma main droite sur son épaule. De la gauche, je saisis sa nuque et approchai lentement mon visage du sien. Juste pour voir ce que ça donnerait, en version… Calme ? Je posai mes lèvres sur les siennes et l’embrassai délicatement. Pourtant, je sentais cet élan de passion en moi, comme une bête terré prête à sortir toute griffe dehors. Une nouvelle fois, j’enserrai de mes deux bras sa nuque pour me coller vers lui, mon baiser devenant de nouveau désordonné et violent. Mon sang battait dans mes tempes et j’avais la tête qui allait explosée. Je devais partir, m’éloigner. Et pourtant j’en étais incapable. Mon dieu, pourquoi j’avais le cerveau qui me faisait si mal !

Je poussai un gémissement, me dégageai violement de Logan et haletante, je tentai de respirer de nouveau. L’air me manquait, je n’arrivai plus à réfléchir. Je levai une nouvelle fois mon regard vers le garçon. J’allais exploser. Je tentai de parler, mais tout était si confus que j’arrivai à peine à articuler.


-Je.. Je…

Et je perdis connaissance.


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Logan Jefferson
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MessageSujet: Re: "Down by the riverside." [PV L.]   Jeu 26 Avr - 16:20

Chaque moment que je passais avec Ruby était pour moi une aubaine car je n'avais jamais rencontré une personnalité aussi complexe que la sienne. Après tout, que pouvait-il bien se passer dans sa tête pour qu'à un moment elle m'insulte et qu'elle m'embrasse passionnément l'instant suivant? Quels mécanismes bizarres l'empêchaient de s'abandonner complètement à moi... Était-ce de la culpabilité? De la peur? Je ne savais rien du passé de Ruby avec les garçons et pour être honnête, je ne savais rien de Ruby, tout court. Mais cela ne m'empêchait pas d'être attiré par elle, au contraire! Le feeling était quelque chose d'inné et de très instinctif. Je savais reconnaître quand une personne faisait battre mon coeur plus vite, quand une chance se présentait à moi de vivre des instants parfaits comme ceux-là... Et je ne leur tournais pas le dos, jamais! J'avais toujours vécu ma vie pleinement et je ne comprenais pas pourquoi la Serdaigle dans mes bras avait si peur de la prise de risque...

Mais en attendant, l'esprit torturé de Ruby semblait lui laisser un instant de répit et à mon grand bonheur, nous nous embrassions à nouveau. J'avais guidé ses mains jusqu'à ma nuque mais ses doigts se crochetaient si fort à ma peau que j'hésitai un instant à relâcher ma pression sur son avant-bras. Cette étreinte avait le goût et l'énergie du désespoir, comme si la jeune fille se raccrochait à moi pour ne pas tomber, comme si nous étions prêts à nous désagréger si nous nous décollions l'un de l'autre.

Et je ne voyais vraiment pas pourquoi nous aurions faits cette folie, d'ailleurs! Ses lèvres qui se pressaient contre les miennes me rendaient fou! C'était toujours la même ardeur, la même chaleur qui nous donnait l'impression de suffoquer! Ses baisers étaient brûlants, tout comme son souffle sur ma peau et son corps pressé contre le mien qui semblait être fait pour se mouler contre moi.
C'était si évident, à mes yeux, que nous étions faits l'un pour l'autre... Et Ruby avait beau être bornée, elle ne pouvait pas lutter contre une réalité pareille, car j'étais certain, j'aurais mis ma main au feu que jamais personne ne lui avait fait ressentir ce qu'elle vivait en ce moment avec moi.

Au bout d'un moment qui me sembla bien trop court, elle laissa ses mains glisser sur mon torse et y exerça une légère pression pour se détacher de moi. Aussitôt, je redescendis sur Terre, me préparant mentalement à ce que j'allais devoir subir pour avoir osé l'embrasser de la sorte... Mais il ne se passa rien et au contraire, j'eus même droit à un regard fiévreux que je lui rendis. Je chérissais chaque seconde passée près de Ruby et qu'elle voulait bien m'accorder car je ne savais pas quand et comment le rêve finirait, à quel instant elle reprendrait pleinement possession de ses moyens et me repousserait encore.
Cela rendait chacune de nos étreintes plus précieuses et plus délectables encore.

Contre toute attente, ce fut elle qui prit l'initiative du baiser suivant. Ses mains glissaient sur mon torse en y laissant des trainées brûlantes, ses lèvres se rapprochaient des miennes si lentement que je sentais ma frustration remonter en flèche. Lorsqu'enfin elle m'embrassa, délicatement et beaucoup plus calmement qu'auparavant, je compris qu'il s'agissait de sa manière de me demander un peu de tendresse et de douceur... Un autre jour, j'aurais été tout à fait prêt à lui donner toutes ces choses, mais maintenant...? Alors que nos caresses s'étaient déjà faites si ardentes que je me sentais prêt à la porter jusqu'à la rive, à la coucher dans l'herbe humide et à lui faire tout ce qui me passait par la tête???

Hum hum... Non, tout allait bien, j'étais parfaitement capable de me contrôler!
Il fallait dire que Ruby savait exactement comment me pousser au supplice et ce n'était pas la première fois qu'elle me contraignait à brimer mes envies les plus primitives! Cette fois-ci était particulièrement difficile mais je pouvais y arriver en me faisant violence. Je le lui devais bien, de quoi aurais-je eu l'air, sinon?
Avec calme et self-control, donc, j'enlevai mes mains de ses hanches pour venir les glisser dans sa nuque. J'inclinai la tête de la jeune fille en arrière et, ignorant nos bustes qui, maintenant qu'ils étaient trempés tous les deux, se modelaient l'un contre l'autre d'une manière absolument grisante, je l'embrassai, avec toute la tendresse dont j'étais capable.

Mais décidément, c'était trop me demander que de me contenir, surtout quand Ruby elle-même approfondit notre baiser, enlaçant mon cou avec force pour se presser davantage contre moi, exerçant d'imperceptibles frottements sur des zones particulièrement réceptrices à ce genre de contact. Alors, n'y tenant plus moi non plus, je lui renversai la tête en arrière pour m'emparer de ses lèvres avec la même violence et les mêmes gestes saccadés que précédemment. Ce baiser, tumultueux et irrégulier, avec ce rythme effréné, me faisait perdre la notion du temps. Et à ce propos, je ne pensais plus être capable de me retenir très longtemps avant d'agresser Ruby! Heureusement qu'il n'y avait aucun arbre, mur ou quelconque surface contre laquelle j'aurais pu la plaquer car sinon, je n'aurais plus répondu de rien.

Et soudain, brutalement, alors que j'atteignais un paroxysme du trouble, assaillis par toutes ces émotions instables et ce désir brûlant, la jeune fille que j'étais en train d'étreindre poussa un gémissement au creux de mes bras. Pas un gémissement de plaisir échappé entre deux contacts fiévreux, non! Une vraie plainte, douloureuse, de celles qui vous déchiraient le coeur lorsqu'elles résonnaient à vos oreilles.
La serdaigle s'écarta de moi comme si je l'avais électrocuté et tenta de me repousser avec la force d'un moineau. Je découvris alors son visage livide et ses gestes faibles. La panique commençait à peine à me gagner lorsqu'elle articula doucement:


-Je... je...

Et elle s'évanouit.
Tout s'était passé si vite, et j'étais tellement pris au dépourvu, que je faillis perdre tous mes moyens et la laisser boire la tasse. Heureusement, dans un réflexe de dernière minute, j'attrapai le poignet de la jeune fille et le tirai vers le haut pour qu'elle garde la tête hors de l'eau.

Okay, okay, d'accord, surtout pas de panique mais... Qu'est-ce qui se passait encore??? Bon sang, est-ce que j'embrassais tellement bien que je l'avais juste... faite tomber dans les pommes? Ou est-ce qu'il y avait un problème sous-jacent???
Le visage blême de Ruby me fit frissonner tandis que je passais un bras sous ses cuisses et l'autre derrière ses épaules. Je la soulevai du sol et sa tête bascula en arrière. Son corps contre le mien me paraissait gelé... J'avais le coeur qui battait à cent à l'heure mais plus pour les mêmes raisons que précédemment. Cette fois, j'étais aussi inquiet qu'on pouvait l'être pour la Serdaigle.

Je regagnai la rive rapidement et allongeai la jeune fille dans l'herbe humide. Je n'avais qu'une idée en tête, la conduire à l'infirmerie mais pas à moitié nue, c'était clair et net!
Sans prendre le temps de chercher dans ses propres affaires soigneusement pliées, (je n'étais pas sûr de réussir à lui enfiler un jean), j'attrapai mon propre tee-shirt et le lui passai tant bien que mal. Il lui arrivait à mi-cuisse et ferait très bien l'affaire.
Mais, alors que je m'apprêtais à reprendre la jeune fille dans mes bras, ses paupières se soulevèrent lourdement.

Pfiouuuu! Mais c'était qu'elle m'avait fait une belle frayeur!
Dans un soupir de soulagement, je me laissai tomber à côté d'elle dans l'herbe fraîche. Ruby. Tout un poème cette fille, et imprévisible en plus de ça! Mais petit à petit, je crois que je commençais à comprendre la jeune fille. Tandis que j'étais toujours en quête d'overdose d'émotion -comme celle que nous venions de vivre- pour me sentir vivant, Ruby avait besoin de temps pour tout assimiler. Il ne fallait pas brûler les étapes avec elle, ce que j'avais fait car, emporté par ma propre passion, j'avais cru qu'elle se laisserait embarquer avec moi! Or, elle avait simplement suffoqué lorsque la situation lui avait échappé... Et je commençais déjà à m'en vouloir de ne pas m'être montré assez attentif pour que nous n'en arrivions pas à cette extrémité.

Dans un nouveau soupir, je roulais sur le côté pour m'appuyer sur mon coude et contempler la jeune fille. Bien qu'un peu pâle, elle était toujours aussi belle. Une mèche humide lui tombait devant les yeux et dans un geste lent et doux, je lui remis derrière l'oreille tout en profitant de la situation pour lui glisser doucement:


-Tu sais que tu vas me rendre fou?

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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "Down by the riverside." [PV L.]   Mar 29 Mai - 23:02

Pendant un court instant, ce fût le noir complet. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait, je ne sentais même plus l’eau sur mon corps ou le contact de Logan contre moi. Il n’y avait plus que le vide, la paix sublime auquel l’air sur ma peau finit par m’arracher de cet état. J’aurais bien voulu y rester, parce que c’était plus facile. Comme dormir. Plus rien ne comptait, le monde défilait dans sa course folle sans vous. Sauf que moi, je n’arrivais que rarement à dormir, et encore plus sans me réveiller à cause de mes divers cauchemars. En perdant connaissance, je perdais le reste pendant quelques minutes. Plus rien, le trou noir. Et puis je sentis l’herbe sur mes jambes, un souffle à mes côtés et le bruit de l’eau qui se brisait sur le bord de la crique. Je n’ouvrais pas tout de suite les yeux, non. J’écoutais ma respiration lentement pour être sûre d’être en vie. Puis j’écoutais celle de Logan car oui je n’avais pas rêvé. Il était là. Et ce qui c’était passé c’était vraiment passé.

Ma perte de conscience avait été comme un réveil brusque, réactivant mon cerveau. Celui-ci remit en place les derniers évènements dans l’ordre, et réaliser ce qu’il venait de se passer m’arracha un frisson. Je l’avais embrassé, je l’avais serré contre moi. L’idée me dégoûtait autant qu’elle m’attirait. Je n’arrivais pas à mettre des mots sur cette sensation, sur ce que je venais d’expérimenter. Etait-ce une expérience au final ? Avais-je simplement voulu me débarrasser de mon passé désastreux pour voir ce que cela faisait de toucher un garçon, de l’embrasser ? Je n’en savais rien, je n’y avais pas réfléchis. Logan m’avait piqué au jeu que l’on appelait séduction, et j’avais mordu à son hameçon sans faire attention aux conséquences. Il savait visiblement très bien joué et moi, je ne savais pas tant que ça me défendre. Mes efforts pour être froide, violente et lui mettre le râteau de sa vie étaient partis en fumée dès qu’il avait posé sa main sur moi, dès qu’il s’était approché de l’oiseau rare que j’étais. Ma réponse à ce touché ? Une vague d’émotion aléatoire, d’envie et de désir. Essayer, voir, comprendre mais surtout me laisser aller. Je n’arrivais pas encore à savoir si j’avais aimé cela. Mais je devais bien m’y résoudre. Je devais ouvrir mes yeux.

Le visage de Logan était là, tout près du mien, tout sourire. Il eut un soupir soulagé et cela tomber à côté de moi qui étais allongée dans l’herbe. Visiblement, il m’avait porté là sans difficulté et avait eu l’obligeance de me faire enfiler un tee-shirt pour que je ne sois pas complétement… En sous-vêtements. J’eus tout de même un remerciement au fond de moi, parce que me retrouver face à lui à moitié nue après ce qui venait de se produire, alors que je reprenais à peine connaissance… Et surtout conscience, conscience de ce que j’avais fait. Je ne me comprenais pas, je ne me reconnaissais plus. Etais-je devenue complétement folle ? Oui, sûrement, oui, probablement ! Il me rendait complétement folle, il me faisait sortir de toutes mes petites habitudes si bien organisées mais d’une manière qui m’apeurait plus qu’elle ne me séduisait. J’avais été curieuse, j’avais joué. Mais l’idée de retenter la chose m’effrayait, car je ne savais pas à quoi m’attendre avec le garçon. Sa réputation parlait pour lui et l’idée même n’être qu’une de ses vulgaires conquêtes me mettaient dans tous mes états. Parce que je ne voulais pas revivre ça. Ça, c’était un vulgaire jouet, un divertissement. Parce que j’étais jolie. Parce que je plaisais.

Le garçon écarta une mèche de cheveux trempée de mon visage et le contempla. Pendant un instant, j’admirais également le sien, sans savoir quoi faire. Je devais sortir de cette situation parce qu’elle était malsaine et m’effrayait. Mais d’une certaine manière, je voulais en profiter jusqu’au bout. Une dernière fois. Je devais ça à Logan car venait de, sans le vouloir, faire quelque chose de spécial. Il m’avait donné une réelle expérience dans ce domaine, il m’avait insufflé un nouveau sentiment de pouvoir. De confiance. Je l’avais fait sans mourir, j’avais apprécié ça. Même si oui d’un côté, j’étais terrifiée, je savais que j’avais besoin de cette étincelle, de cette bombe qui déclencherait le reste. Je n’étais pas née pour être une Don Juan, j’en étais persuadée. Mais peut-être que j’allais arrêtée de repousser tous les garçons qui venaient vers moi comme si c’était la peste ou des démons. Il n’allait pas me manger, non. Je pouvais survivre à leurs compagnies et même pire, ou mieux, leurs touchés. J’eus un sourire malgré moi. Au final, je devais quelque chose à ce Logan. Malgré lui certes, mais il m’avait aidé. Quelque chose avait changé désormais.


-Tu sais que tu vas me rendre fou?

J’eus un petit sourire et manquai presque de rire. Toi aussi, répliquai-je instantanément mentalement. Je le regardais une dernière fois puis m’approchai de son visage une dernière fois.

-Merci. Murmurai-je.

Et puis je posais une dernière fois mes lèvres sur les siennes. Nous étions tous les deux allongés dans l’herbe et tandis qu’il m’enserrait dans ses bras et m’attirait plus près de lui, je me retrouvais bientôt sur lui. Notre baiser dura quelques minutes et fût beaucoup plus calme que prévu. Je laissais aller, sans réagir à ses mains sur moi ni à nos corps ni proches. Je finis par m’appuyer sur mes mains pour me relever, le regardant. Et puis je me relevais brusquement, enlevant son tee-shirt qu’il m’avait donné pour lui rendre. Tant pis si il me voyait encore en soutien-gorge. J’enfilais mon tee-shirt et mon short avec rapidité et fourrai mes affaires dans les poches. Logan s’était relevé, étonné. Je finis par m’approcher de lui et lui flanquai un bisous sur la joue, un grand sourire aux lèvres.


- Amuse-toi bien avec les autres filles. Ce fût un plaisir de te rencontrer.

J’eus un petit rire et déguerpis en courant avec un petit sourire désolé, signe que oui c’était la première fois et la dernière fois que cela allait se produire. Je me sentis légère comme le vent au gré de mes foulées qui me conduiraient au château en instant. Arrivée devant la porte, je reprenais mon souffle. Par reflexe, je plaquais ma main sur ma bouche. Etait-elle différente maintenant ? J’y passais mes doigts légèrement. Non. Oui. Je ne savais pas encore. J’eus un rire. Un baiser dans l’eau, en voilà une idée.

Avec qui serait le prochain ? Et où ? Après tout, si j’avais fait l’eau, la terre, alors pourquoi pas l’air !

THE END


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« 'I feel things,' I said. 'I'm not a robot!' I stamped my foot and screamed. Then I burst into tears.
I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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