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"But you won't fool the children of the Revolution" [PV K.]

 
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 "But you won't fool the children of the Revolution" [PV K.]

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Ruby Standiford-Wayland
Apprentie à Sainte Mangouste



Féminin
Nombre de messages : 2176
Localisation : Cachée.
Date d'inscription : 03/09/2011

Feuille de personnage
Particularités: « and from the rain comes a river running wild that will create an empire for you. »
Ami(e)s: Lizlor; « Maybe home is nothing but two arms holding you tight when you’re at your worst. »
Âme soeur: « Lover, when you don't lay with me I'm a huntress for a husband lost at sea. »

MessageSujet: "But you won't fool the children of the Revolution" [PV K.]   Mar 29 Nov - 20:07

Spoiler:
 


Ruby posa sa tête dans sa masse de parchemin et soupira. Exténuée, elle finissait ses devoirs pour le lendemain, en particulier un devoir de sortilège particulièrement fastidieux. Le bruit des plumes qui grattaient autour d’elle, celui des pages qui se tournaient, des murmures et rires qui fusaient dans la salle commune semblaient être réglés au volume maximum dans le cerveau de la jeune fille. Elle grimaça lorsque retentit pour la troisième fois le rire cristallin d’une sixième année. Celle-ci rigolait depuis une bonne demi-heure avec un septième année que Ruby trouvait particulièrement crâneur, et de toute évidence, la rousse au nez aquilin ne riait que pour attirer l’attention du garçon et lui prouver que oui, ses hormones réagissaient aux siennes. A l’idée, elle eut un rire étouffée. Elle se releva, noua ses cheveux en une queue de cheval désordonnée et reprit sa plume pour écrire.

Pourtant, elle fut de nouveau emporter par son flot de pensées. Elle jeta un regard dans la salle, cherchant une occupation des yeux. Observer les élèves en était une bonne à vraie dire. Ruby avait toujours adoré ça, analyser, regarder, étudier. Voilà une chose qu’elle aurait passée des heures à faire sans s’en lasser. Les mouvements, les paroles, les rires, les actions… La Serdaigle déchiffrait pendant des journées des personnes totalement inconnu, s’imaginant des scénarios délirants dans son cerveau à l’imagination débordante. Ensuite, sa maturité reprenait le dessus et mettait de côté les idées ridicules (suicides, dépression, ménage à trois) et ne gardait que les détails intéressants. Ceux que personne ne remarque. Elle, elle les voyait toujours.

Ruby remarqua donc des premières années qui jouaient avec des Bonbons volants de chez Honeydukes, tâchant de les attraper en vol discrètement, sous le regard accusateur d’une troisième année. Celle-ci semblait vouloir travailler mais elle ne cessait de jeter des regards à un garçon en face d’elle. Il était plutôt mignon, jugea rapidement la jeune observatrice, qui remarqua tout de même que celui-ci prêtait plutôt attention à la deuxième année brune à gauche de l’autre fille.

En remarquant ce détail, la blonde eut un petit rire. Elle entendit d’ailleurs de l’autre côté de la porte le heurtoir en forme d’aigle délivrer une énigme que la jeune fille n’écouta même pas. Elle finit par tremper sa plume dans l’encrier, et commença à tracer des jolies lettres pour le titre de son devoir, lorsque la porte de la salle commune s’ouvrit à la volée. Sous le coup de la surprise, sa plume dévia, barrant la feuille d’un grand trait noir. Ruby grimaça, s’apprêtant à se plaindre quand elle se rendit compte que cette entrée fulgurante n’était pas sans raison. Le groupe de septième année qui venait de rentrer, les joues rouges, le souffle court, semblait mi- effrayé, mi- impatient. Le plus grand d’entre eux, un brun aux yeux d’un noir profond s’adressa à toute la salle, la voix forte.


-Les Aurors arrivent. Les professeurs ont décidés de combattre. Les premières années ne devraient pas rester. Mais si les élèves des niveaux supérieurs décident de prendre part à la fête, c’est en bas !

Le silence retomba dans la salle. Pendant un instant, personne ne pipa mot. Puis on entendit un grondement venant des couloirs, signe que les autres maisons aussi avaient été alertées. Et puis soudain, les Serdaigles réalisèrent. Et le vacarme dans la salle commune fut incroyable. Il y eut des cris, de peur comme de triomphes, des élèves qui criaient aux autres de monter dans les dortoirs. Cependant, beaucoup descendirent, avide de pouvoir enfin libérer l’école des Mangemorts. Ruby elle, n’avait pas bougé. Pas parlé. Elle plongea la main dans sa poche et sentit le bois de sa baguette au contact de ses doigts. Elle inspira.
Un étrange sentiment l’envahissait. D’un côté, son cerveau lui criait de retourner dans son lit, de s’y terrer et de prier pour que tout ce passe bien. D’un autre, son cœur, mais aussi tous les nerfs de son corps lui criait d’y aller, d’y courir. Etait-ce donc ça, l’adrénaline ? Elle ferma ses yeux, secouant son visage de gauche à droite. Prudemment, au milieu du désordre qui régnait, elle referma son encre, replia son parchemin, rangea tranquillement ses affaires, comme pour se donner le temps de réfléchir. Une fois le tout dans son sac, elle se tourna vers les escaliers. Elle commença à les monter, mais la moitié des gens en redescendaient, tout le monde se poussaient, criaient. Elle parvint difficilement dans sa chambre. Elle posa son sac sur le sol. Et soudain, sans elle-même comprendre pourquoi, elle fit demi-tour, courant, sautant les marches.

Elle se rua hors de la tour, descendant les marches au milieu d’élèves paniqués et excités, prêt à se battre. Certains faisaient demi-tour, puis revenaient sur leurs pas encore une fois. Ca criaient, s’engueulaient, se lançaient des déclarations. Mais tous vivaient. C’était une atmosphère des plus étranges. Ce sentiment de liberté, de spontanéité presque inconnue pour la deuxième année parcourait ses veines. Le danger ? Son cerveau ne cessait d’envoyer des ondes pour rappeler la fillette à l’ordre, mais son corps n’obéissait plus. Elle voulait faire quelque chose, elle voulait participer. Mourir ? Un frisson parcourue son corps et elle manqua de rater la dernière marche de la tour. Elle songea à ce qu’elle avait vécu. Elle était encore là, debout. Elle vivait, respirait, pensait encore, après tout ça. Sa vie n’était pas des plus dorées, elle n’était pas la fille la plus chanceuse, mais elle était encore là. Et elle pouvait agir.

Combien de fois avait-elle rouspétée à propos des Mangemorts, elle qui était née-moldue ? Combien de fois cela lui avait pourri l’existence, les pensées ? Trop de fois songea-t-elle. Elle longea les couloirs, se faufilant au milieu de la foule. Des visages familiers apparaissaient à ses yeux, mais aussi ceux de premières années inconnues. Des gens si jeunes… Ruby fit la moue, puis réalisant qu’elle n’avait elle aussi que 13 ans, elle se figea soudainement, paralysée par la vérité. Que connaissait-elle en sort ? Assez pour se défendre ! Assez pour attaquer ! Son cerveau était en plein match de ping-pong, se contredisant toute les minutes. Mais ses jambes elles, avaient pris le relai pendant ce temps, et elle continua de marcher, pour arriver dans la grande salle. Elle eut presque un haut de cœur en voyant sous ses yeux s’étendre un tel spectacle.

Les éclairs volaient dans tous les sens. Le bruit était insupportable, les cris retentissaient en écho entre les murs de la gigantesque pièce. Des élèves étaient sur le sol, d’autres portés par leurs camarades. Ca criait, ça pleurait partout. Les sorts fusaient. Ruby fut prise d’un sentiment de panique qui pourtant la poussa en plein milieu de la foule. Elle se faufilait entre les gens, se sachant que faire. Elle aperçut un mangemort, et à tout hasard, lança un sortilège de désarmement qui fonctionna. Passant son chemin, elle entendit une seconde détonation qui lui indiqua que le cinquième année l’avait achevé à coup de Petrificus Totalus, ou d’un sortilège bien plus désagréable auquel Ruby tenta de ne pas songer.

Puis tout se passa très vite. Une fillette aux cheveux rouge sur le sol. Un Mangemort devant. La baguette levée. S’interposer, c’était risquer sa vie. Pourtant, un élan poussa Ruby, et elle se jeta devant la fille, lançant un charme du bouclier qui repoussa l’éclair coloré de l’adversaire. D’une rapidité que la deuxième année s’ignorait capable d’avoir, elle interrompit le sortilège, jetant cette fois si le sortilège du saucisson. L’homme encapuchonné s’écroula sur le sol. La blonde se tourna vers la première année, qui pétrifiait sur le sol, ne bougeait pas.


-On doit se barrer de là ! cria Ruby à son attention.

Lui tendant le bras, elle releva la Gryffondor (le blason étincelé à sa poitrine) et l’attira hors du flot de la foule, dans un endroit plus calme que le reste. Elle resta tout de même alerte, la baguette tendue, les yeux parcourant les alentours, le souffle vif, les cheveux en bataille. Elle remarqua tout de même que la fillette n’était autre que Kenza, une élève qu’elle avait rencontré un jour sur le pont. Criant pour se faire attendre, elle s’adressa à elle.

-TU VAS BIEN ?! TU N’ES PAS BLESSEE ?

Avant même que la première année ne réponde, Ruby l’attrapa par le bras et l’obligea à se baisser, évitant un éclair rouge qui passa au-dessus de leurs têtes. Habilement, la Serdaigle lança un nouveau sort qui projeta le Mangemort loin dans la salle.

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MessageSujet: Re: "But you won't fool the children of the Revolution" [PV K.]   Ven 2 Déc - 16:14


Je ne savais pas trop où j’allais, ni même ce que je faisais. J’étais là, c’était aussi simple que ça. Alors que nous étions censés être respectivement dans nos dortoirs communs, je n’avais pas réussi à quitter le parc. Seul endroit ces derniers temps où le silence était bienvenue et réconfortant. Les étoiles commençaient petit à petit à apparaitre dans le ciel qui virait sur un ton bleu marine. Un peu aux couleurs de la maison des aigles. Il ne faisait pas chaud, mais pas vraiment froid non plus. Entouré dans ma cape, j’attendais. Quoi ? Peu importe, j’attendais.

Assise sur un arbre déraciné, je poussais un las soupire de découragement. Mon père m’avait tellement vanté les mérites de Poudlard, de l’entende entre les élèves, de la motivation des professeurs à donner et expliquer leurs cours. Et pourtant, je ne me sentais pas vraiment à ma place. Ou en tout cas, ce n’était pas comme ça que j’avais imaginé le château de sorcellerie de plus renommé de toute l’Angleterre. Certes, nous étions dans une sombre menace, la peur rodait autour de nous. Mais dans des moments comme ceci, l’entraide ne devrait-elle pas être au plus haut de son degré ? Normalement. Mais on était loin du compte. Parfois il arrivait que des amitiés se forment, mais rarement entre deux personnes totalement inconnues, pas de la même maison, et qui ne connaissait pas les opinions de son camarade. Oui, c’est ça, camarade de classe, sans plus. Nous étions loin du terme « ami ».

On voyait de moins en moins. Et de là où j’étais, j’apercevais à peine les hauteurs des arbres de la forêt interdite. Endroit tellement rassurant. Ah, ironie quand tu nous tiens. Mais bon, je décidais quand même de rentrer. Tout en marchant vers les grandes portes toujours ouvertes, si on levait son visage et que l’on regardait par les fenêtres du haut château, on pouvait apercevoir des bribes de vie des élèves. Ce que je fis, bien entendu. De la tour des Gryffondors tout comme celle des Serdaigles, on pouvait apercevoir des gens appuyés contre la vitre, discutant, criant, tout ce qui faisait la vie d’un jeune poudlarien. Et puis si on avait de la chance, on voyait passer une ombre furtif qui montait ou descendait un des innombrables escaliers qui reliaient entre eux les différents étages de Poudlard.

J’abaissais mon regard, le portant cette fois-ci face à moi. Il y avait peut-être une voir deux fenêtre au rez-de-chaussée. Et à cette heure-ci, disons que peu de personne passait devant. Enfin, c’est ce que je croyais. De là où j’étais, j’eus l’impression de voir courir des gens dont je distinguais seulement les contours dans le hall d’entré. Bizarre. Curieuse, j’accélérais un peu plus le pas. Les portes étaient à demi ouvertes. Montant presqu’en courant moi aussi les marches, je déboulais dans le hall. Personne. Encore une fois, mon imagination m’avait joué des tours. En même temps, dans un monde de sorciers et de magie, fallait pas nous blâmer si parfois nous avions cru voir quelque chose qu’il n’y avait pas, hein, franchement.

Et puis tout s’enchaina, d’un coup, sans crier garde. Encore tout près de l’entrée, je vis certains de mes professeurs accompagnés d’adultes que je n’avais jamais vu débouler des escaliers, tout en se ruant dans la Grande Salle. Grande Salle. Tilt ! Serait-ce de nouveau un nouveau massacre ? Mon cœur se serra. Car si s’en était un, les hommes encapuchonnés ou Mangemort, au choix, étaient là aussi. J’avais visé juste. Quelques secondes plus tard, par groupe régulier, seuls, par deux, des élèves arrivaient de tout côté. Je reconnaissais certains pour les avoir déjà croisés. D’autres faisaient partie de la Résistance, mais la plupart était beaucoup plus âgé que moi, une simple première année.

Sur le coup, je ne sais pas trop ce qui me prit, mais je m’avançai, comme un automate vers la foule d’élèves et de professeur. A croire que je n’étais plus maître de mes actes. J’avais juste envie d’avancer vers eux, d’aller avec eux. De me battre. Etrange résolution, je le conçois. Alors que j’arrivais en contact avec la masse de gens, je me laissai portée. Et tout me revint en pleine face. Alors que j’avais l’impression que tout allait au ralenti, comme dans les films, là, vous voyez ? Le bruit, les cris, les courses atteignirent mes oreilles. Je n’étais plus portée, mais balancée de tous les côtés, poussée, bousculée. Dans un coup plus violent je perdis ma cape. Ouais, je pouvais lui dire au revoir. En un rien de temps, je fus à mon tour dans la Grande Salle. Les combats avaient déjà commencé. Les adultes que je ne connaissais pas n’étaient qu’autres que des Aurors venus délivrer Poudlard de l’emprise des Mangemorts. Pas trop tôt.

Des jets de lumières vives éclataient en tout sens, des gens tombaient, d’autres pleuraient. Pendant quelques instants je me demandais par quelle folie j’avais mis les pieds ici. Je ne connaissais pas encore assez de sorts, de magie, de « trucs » pour aider. Mais j’étais là. Tournant la tête, je vis un groupe de la Résistance se protégeant le mieux possible. Je n’avais jamais vraiment cru dans cette résistance. C’était bien beau, mais pas vraiment réel. Et même si ils avaient gagnés des combats, je ne pouvais y croire. Pas après.

Plus jeune, ma grand-mère avait fait partie d’un groupe de Résistance, avant que les Mangemorts tombent dans l’ombre. Elle se battait. Et ils avaient gagné. Les Mangemorts étaient tombés dans l’oubli, ou dans l’ombre, on se croyait en sureté. C’était sans compter leur soif de vengeance. Alors que tout était terminé, des survivants étaient venu chez elle, et l’avait descendu. Sans aucuns scrupules. J’étais proche d’elle. Je fus détruire, avec elle.

Mais ce n’était pas le moment pour les larmes. Prise d’un accès de rage, je sortis ma baguette de ma poche, et tout en la pointant sur un homme, ou une femme, encapuchonné, j’hurlai un sort. Bien sur, il ricocha sur le sol et ne toucha personne. Je repris aussi vite qu’il était parti, mon sang froid. Oups. Je n’avais pas envie d’être mêlée à tout ça, je ne voulais plus voir quelqu’un de proche, un ami, mourir devant mes yeux. Je voulus faire demi-tour, mais tout en reculant je me pris les pieds sur un morceau de bois et me retrouvai les quatre fesses à l’air.

Tout s’accéléra aussi vite qu’un coup de tonnerre. Je vis une ombre surgir devant moi, le bras tendu près à frapper. Alors que je m’apprêtais à fermer les yeux, quelqu’un, une jeune fille d’après l’éclat doré de ses cheveux s’interposa entre nous, et en une demi-seconde étendit le charme du bouclier, déviant ainsi le sort. Sort dont je ne préférais pas deviner le but. J’étais pétrifiée.


- On doit se barrer de là ! Me cria la jeune fille. Et tout en me tendant le bras, elle m’aida à me relever. Une fois debout, je tremblais de toute part. C’est à peine si mes jambes pouvaient me supporter. Haussant encore le ton afin de se faire entendre dans le boucan qui régnait, elle continua. Tu vas bien ?! Tu n’es pas blessée ?!

Encore sous le choc, je ne répondis pas tout de suite. Levant les yeux sur ma sauveuse, je reconnu en elle la jeune Ruby, une jeune Serdaigle que j’avais un jour rencontrée par une journée de pluie sur le pont du parc. Je lui répondis.

- Merci. Oui, oui je vais bien… Enfin je crois. Et non je n’ai rien. Un peu mal à poignet, mais ça va. La voix qui sorti d’entre mes lèvres, j’eus du mal à la reconnaître, elle tremblait. Apeurée. Kenza, reprends-toi ! Avec un peu plus d’assurance, je repris. Je sais que ça peut paraître fou, mais je n’ai pas envie de sortir d’ici. J’ai peur, mais je veux rester. On ne peut pas laisser tomber l’école. Il faut se battre.

Sur la fin, ma voix avait repris de l’assurance, et j’étais prête. J’avais envie de foncer, quitte à me blesser. Quitte à rater. Tout compte fait, même avec la mort qui nous poursuivait, c’était notre place. Avec les autres. A combattre pour la liberté de Poudlard. Tous ensembles, soudés.
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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "But you won't fool the children of the Revolution" [PV K.]   Lun 5 Déc - 21:02

Vous pensez que se battre est simple ? Vous pensez qu’armez d’une baguette, vous avez soudainement un pouvoir invincible, que rien ne peut vous atteindre ? Eh bien, vous avez tort. Voilà les pensées confuses qui résonnaient en Ruby, là, au milieu de cette foule immense, de cette pagaille sordide. Elle entendait des cris. De douleur parfois, de douleur intense. Des bruits de fracas, de chute, d’éclat. Qu’est-ce que l’on brisait là, à quelques mètres d’elle ? Une vitre, une table, ou une vie ? Peut-on réellement briser une vie ? La jeune fille frémit à l’idée. Pourtant, elle s’était engagée d’elle-même là-dedans, elle le voulait. Elle ne pouvait plus reculer.

Mais devoir blesser quelqu’un… En serait-elle capable ? Ils le méritent, ils le méritent, se répéta-t-elle intérieurement. Ils m’ont pourri la vie, et si personne ne fait rien, ça ne cessera jamais. Elle le savait. Elle n’avait peut-être que 12 ans, mais elle était douée. Elle était une sorcière, bordel de merde, une sorcière ! Parfois, il fallait accepter de combattre, de s’opposer. De prendre des risques. Elle n’était peut-être pas douer pour cela, elle et son petit monde imaginaire, ses petites manières, son petit cœur froid et fragile. Mais elle se faisait violence.

Elle n’aurait jamais imaginé qu’elle ressentirait cela. Elle avait bien sur songé à ce qu’elle ferait si le château venait à combattre contre les Mangemorts. Tout d’abord, elle pensait qu’elle prendrait part à la bataille. Une série de scénarios héroïques s’était enchaînée dans son cerveau. Puis finalement elle était redescendue sur terre, et avait pensé à rester cloitrer au fond de son lit, tremblante, à attendre que l’orage passe. Scénario bien plus réaliste, de toute évidence. Mais dans tous ses scénarios, toutes ses inventions, ses intentions, elle n’avait pas prévu de ressentir ça. « Even if you know what's coming, you're never prepared for how it feels. » Cette citation ressortit dans son esprit, elle en ressentit soudain toute la véracité.

Son corps d’abord. Il tremblait comme une feuille. De peur, mais aussi d’adrénaline. Elle se sentait excitée, apeurée, et chacun de ses membres, de ses nerfs le sentaient. Elle ne s’était jamais sentie ainsi. Ce creux au ventre, cette boule en ventre, son cerveau qui tournait à trois mille kilomètres heures. Elle n’arrivait plus à contrôler ses idées, chaque pensée était désordonnée, et cela l’affolait. Elle aurait pu faire n’importe quoi, là, maintenant. Courir, vomir, crier, pleurer. Mais ce mot revenait sans cesse, de stupide verbe qui tournait en boucle en elle : se battre. Elle allait rester. Elle l’avait décidé. Mais d’abord, elle devait s’assurer de la sécurité de Kenza. Voire la ramener dans sa salle commune s’il le fallait. Ruby se sentait soudainement comme une héroïne, remplie de super pouvoir. Et c’était le cas, pensa-t-elle en regardant sa baguette dans ses mains.

Elle reporta son attention sur la Gryffondor. Elle semblait sous le choc, elle tremblait nettement et regardait autour d’elle, légèrement perdue. Ruby sentit une vague de compassion, comme ci soudainement elle avait été sa sœur, ou sa meilleure amie, ou une connerie du genre. Décidemment, cette bataille la rendait bien plus ouverte et amicale qu’elle ne l’avait jamais été. Quand le danger se présente, on réalise tout ce que l’on a manqué. Pourtant, quand Kenza parla, malgré une voix apeurée, elle semblait convaincue d’une chose : elle allait rester.


- Merci. Oui, oui je vais bien… Enfin je crois. Et non je n’ai rien. Un peu mal à poignet, mais ça va.

La Serdaigle souffla, soulagée. Elles allaient tous les deux biens, et pourvu que cela dure. Elle refusait d’imaginer voir quelqu’un qu’elle connaissait souffrir. Connaissait… Bon, certes, elle n’avait rencontré Kenza qu’une fois. Rencontre assez particulière que la jeune fille avait conservé au creux de son cerveau. Elle se rappelait des moindres détails. Et soudainement là, au milieu de cette centaine d’élèves, de professeurs, d’aurors et Mangemorts, elle sentait naitre en elle une affection irrépressible pour la première année. Elles étaient dans le même bateau. Pour des raisons différentes peut-être. Mais elles y étaient.

-Parfait ! Tu veux sortir d’ici ? Je peux te raccompagner dans ta salle commune. Tu connais le sortilège du bouclier ? Ça t’évitera des ennuis, crois-moi !

Kenza la fixa un instant, mais Ruby ne soutint pas ses yeux bleutés, trop occupé à vérifier ce qu’il se passait autour d’elle. Un moment d’inattention, et tout pouvait basculer. Un sort pouvait les toucher, ou atteindre quelqu’un d’autre. Et la Serdaigle pouvait l’empêcher. Chaque geste, chaque seconde comptait. La première année finit par se reprendre, et répondit fermement.


-Je sais que ça peut paraître fou, mais je n’ai pas envie de sortir d’ici. J’ai peur, mais je veux rester. On ne peut pas laisser tomber l’école. Il faut se battre.

La deuxième année sentit un sourire fendre ses lèvres malgré tout. Ces quelques phrases avaient tout à coup illustrées tous les sentiments en elle, tous ce qu’elle pensait, sentait. Les deux jeunes filles étaient surement folles, songea Ruby. Totalement barge. Mais barge ici, dans ce combat. Et elles ne pouvaient pas abandonner. Pas là. C’était trop tard. Kenza avait choisi. Ruby aussi. Elles avaient choisi. Ensemble, ce n’était désormais plus que le mot d’ordre.

-Moi aussi. Ce que je ressens là, répondit Ruby en pointant sa poitrine, c’est complètement dingue. Je ne pensais pas pouvoir si peur et si envie à la fois. C’est impressionnant.

Elle jeta de nouveau un regard autour d’elle. Le tumulte qui régnait était des plus incroyables. Tout semblait être incroyable ce soir. Elle saisit le bras de la Gryffondor, et lui lança un regard appuyé, espérant qu’elle comprendra que Ruby ne voulait pas que le deux se quitte d’une semelle. Quitte à être dans la merde, autant être accompagné. Elles s’enfoncèrent dans l’épaisse masse humaine, leurs baguettes à la main. La Serdaigle entendait son cœur battre la chamade là, sous l’insigne de sa maison fièrement brodé sur sa poitrine. L’adrénaline envahissait son corps comme un doux poison, la rendant fiévreuse et incontrôlable.

Elle lança divers sortilèges à des Mangemorts, les ratant, les touchant, elle le savait à peine. Tout allait si vite, Ruby ne demandait même ce que faisait Kenza bien qu’elle soit à seulement quelques mètres d’elle. Il y avait trop de bruits pour entendre, trop de gens pour voir. Elle entendit soudain un cri derrière elle qui l’alarma, et elle se retourna brusquement. Elle fût à demi soulagée de constater que la Gryffondor n’avait aucun dommage. Mais ce fût une seconde d’inattention de trop. Elle sentit soudain une douleur vive à l’épaule, une douleur intense. C’était comme si sa peau fondait. Jetant un regard affolé à son bras droit, elle réalisa avec horreur qu’il fondait vraiment. Elle pleurait, se mordant la lèvre pour ne pas crier. Elle devait d’abord localiser le responsable avant de s’occuper de sa blessure. Et la seconde année ne tarda pas à voir le Mangemort, la baguette à la main, prêt à répliquer d’un autre sort peut-être plus destructeur. Elle cria, sa voix tremblant sous le choc de la douleur que provoqua le mouvement qu’elle dut faire pour accomplir le sortilège :


-Petrificus Totalus !

Elle hurla sur la fin de sa phrase, la bouche tordue un rictus de douleur. Gémissant, elle lança un aguamenti sur son épaule, pour stopper la blessure. L’eau sur sa peau provoqua un soulagement et une douleur intense à la fois, et elle s’essuya les yeux. Un trou béant s’était désormais formé dans sa robe et son épaule ressemblait à du plastique fondu. Mais elle était toujours vivante. Ruby se tourna vers Kenza, et lui cria une nouvelle fois.

-CA VA ?! TU N’AS RIEN ?

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MessageSujet: Re: "But you won't fool the children of the Revolution" [PV K.]   Lun 19 Déc - 18:09

L’union fait la force. Oui, mais à quel prix ? Combien de gens allaient perdre la vie ce soir ? Et tout ça pour quoi ? Certes pour une noble cause, mais une fois encore, tout ça tournait autour de ces encapuchonnés noirs. J’avais perdu l’être qui m’était le plus cher. Celui qui m’avait tout apprit. Et je ne contais pas perdre quelqu’un d’autre ce soir. Et puis si c’était moi qui venais à y perdre la vie, qu’importe. C’était que le moment était venu, et surtout j’allais en finir de ces souffrances qui n’en finissaient plus mais qui restaient cachés. Oh oui, bien trop enfouies. Je n’avais jamais perdu la face. C’était le moment ou jamais.

Malgré mon semblant d’assurance, j’avais peur. Oh oui, plus que ça même. Mais je doute qu’il y ait quelqu’un d’humain, ce soir, qui n’éprouve pas de la peur. De la vraie, celle qui vous prend aux entrailles mais qui en même temps, vous donne une foutue adrénaline. Les mangemorts n’avaient pas peur ? Ils ne leur restaient même plus une once d’humanité dans leurs veines. Et tout ça pour une soit disant lignée pure. Je vous en foutrai moi de lignées pures. Retournez en cours de biologie très chers. Ah c’est vrai, j’oubliais, c’est chez les moldus…


-Moi aussi. Ce que je ressens là, c’est complètement dingue. Je ne pensais pas pouvoir si peur et si envie à la fois. C’est impressionnant.

Complètement dingue. C’était bien les mots qui pouvaient qualifier ce que nous ressentons en ce moment. C’était le mélange d’adrénaline et de peur. Je sentis mes zygomatiques se délier et un petit sourire se fit peu à peu sur mes lèvres. Il fallait être fort. Je pris une grande inspiration afin de chasser l’angoisse montante. Let’s go les amis ! Et les ennemis par la même occasion.

Je sentis plutôt que je ne vis, étant donné que j’essayais de capter dans la salle un visage connu, Ruby m’agripper le bras afin qu’on avance. Reprenant ma baguette, je suivis ma sauveteuse dans la foule d’être humain. Des jets de lumières vertes, rouges, jaunes, partaient dans tous les sens, voletant au-dessus de nos têtes, atteignant parfois leur cible. Et nous, nous courions, marchions. Et je l’avoue je ne savais pas bien où. Je voyais devant moi la jeune Serdaigle lancer des sorts de tous les côtés. Prenant mon courage et ma baguette magique à deux mains, je me mis moi aussi à en lancer. De simple Expelliarmus. La plupart ratait ceux que je visais, mais j’avais une ou deux fois réussi. Même si ce sort d’expulsion ne valait pas grand-chose, étant donné que vous pouviez récupérer votre arme magique quelques secondes plus tard. La seule chose qui me réconfortait c’était qu’il y avait tellement de monde, qu’il faudrait plus de quelques secondes pour retrouver ce minuscule bout de bois. A chaque touche - même si elles n’étaient pas nombreuses - l’euphorie montait dans ma poitrine, submergeait mes os.

Et puis d’un seul coup, un cri de douleur, d’angoisse, de mort ? Se répercuta à quelques mètres de nous. Ayant la tête tournée du bon côté, je vis une jeune fille s’écrouler sur le sol. C’était à peine si elle pouvait bouger… Non, enfaite elle ne bougeait plus du tout. Elle était dans l’école, elle faisait partie d’une année supérieure. Elle avait de la famille, des amis qui l’attendaient… Mais c’était trop tard. La mort était si proche. C’est à peine si je m’étais rendue compte que nous nous étions arrêtées. Malgré moi, les larmes se mirent à couler en masse le long de mes joues. Sans pouvoir les arrêter. Un autre cri, de douleur cette fois retenti à mes côtés.


- RUBY !

J’ouvris les yeux larges comme une soucoupe. Son épaule avait été touchée. Ça saignait. Sa chair fondait comme glace au soleil. Etant qu’en première année je n’avais absolument aucuns moyens qui savoir afin de faire stopper cette blessure affreuse. Folle de rage, la jeune Ruby envoya valdinguer un sort sur son agresseur. Et rafistola à peu près le haut de son bras. Waouw.

- CA VA ?! TU N’AS RIEN ?

Je secouais la tête. C’était elle qui venait de se faire toucher et pourtant c’était à moi qu’elle demandait si je n’avais rien.

- Je suis désolée. Je n’avais rien trouvé d’autres à dire. Et puis c’était vrai. Cette fois-ci, c’est moi qui pris les devant, les traces de larmes toujours présentes sur mes joues, je pris la main de Ruby entre les miennes. Il faut se bouger d’ici, un autre de ses collègues peut se ramener. Viens !

J’enjambais le corps de la fille étalée par terre et couru dans la direction opposée. Enfin, c’était ce que je comptais faire. Un homme - une femme ? - le capuchon rabattu sur son crâne se tenait dos à nous. Murmurant que celui là il était pour moi, je lui envoyai un bon vieux « Crashlimace », il ne tarda pas à se plier en deux. Un de moins, et puis c’était toujours une petite revanche personnelle. Dans sa face ! Et ce n’était pas peu dire. Regardant dans mon dos je fis signe à Ruby qu’on y allait encore une fois.

Mais étant donné que j’avais toujours eu une chance pas croyable, à peine avais-je fais deux pas que je tombais sur un autre corps par terre. Décidemment, bientôt nous ne pourrions plus mettre un pied sur la terre ferme. Certes, ce n’était pas drôle, et encore moins quand mon visage vint frapper le sol. Prenant appui sur mes deux mains, je sentis du sang dégouliné le long de ma gorge. Mon nez était en sang, avec la chance que j’avais, cassé, et ma gencive c’était ouverte. Parfait.


- C’est bas brai. Essuyant tant bien que mal le sang avec ma manche je me relevais. C’est bou le nombe de gens pa terre.

Ouais. On va donc éviter de parler. Et sur le coup j’avais perdu ma baguette dans la mêlé. Ce n’était vraiment pas le moment. Avec deux trois signes j’essayais de faire comprendre à Ruby que j’avais perdu la seule arme que j’avais. Les ennuis ne faisaient que commencer.
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Ruby Standiford-Wayland
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MessageSujet: Re: "But you won't fool the children of the Revolution" [PV K.]   Mer 21 Déc - 21:58

Dire qu’elle n’avait pas mal aurait fait de Ruby une menteuse. Et dire qu’elle n’avait pas peur, la plus grosse des menteuses de tout le château. Son épaule lui arrachait un cri de douleur à chaque mouvement, elle n’avait qu’une envie, c’était partir s’enfermer dans son dortoir et se fourrer sous sa couverture. Lire, dessiner, jouer de la guitare… Rire, discuter… Tous ces plaisirs semblaient alors si loin ! En avait-elle vraiment profité, de tous ces petits moments de bonheur ? Tellement peu ! La jeune fille avait vécu des choses affreuses, et ça l’avait affecté, bien sûr, c’était normal. Mais pourquoi les avait-elle laissées influencer sa vie ? Après l’incident, la disparition de sa mère, et tout le reste, elle était devenue une fillette mauvaise, froide, mesquine, méchante. Avait-elle aimé être ainsi ? Elle-même ne le savait plus. Après son arrivée à Poudlard, cela c’était légèrement amélioré. Mais son innocence, sa douceur, avaient semblé disparaitre à tout jamais. Et pourtant ce soir plus que jamais, elle sentait crépité cette jeunesse ardente comme un vive feu, dans le creux de sa poitrine. Le réaliser retournait le cœur de la jeune fille, qui était bouleversée, assommée par tant de sentiments qui l’étouffaient.

Elle n’arrivait pas à desserrer sa baguette, s’enfonçant littéralement les ongles dans sa paume. C’était la seule chose qui arrivait à la rassurer. Avec sa dans les mains, elle se sentait plus ou moins protégée. Certes, elle n’était qu’en deuxième année et ne savait pas vraiment maitriser une tonne de sort, mais elle les avait travaillé, ses leçons, elle en connaissait des tas ! Assez pour pouvoir se sortir de pas mal de situations ! Cependant, c’était ce soir comme si son cerveau avait fait le vide, les formules lui échappaient, surement à cause de la panique qui régnait autour et en elle. Elle essayait de s’en souvenir, formant les mots silencieusement sur ses lèvres. Mais chaque hésitation l’alarmait encore plus, et son cœur manquait plusieurs battements, puis repartait de plus belle. Cette sensation d’adrénaline qui l’avait précédemment poussé à se battre, soudainement elle s’en allait, laissant Ruby dans un désarroi immense, apeurée, brisée et engourdie. Sa vision était floue, les larmes roulaient sur ses joues. Elle n’arrivait plus à sortir de sa torpeur, la réalité de la situation semblait soudainement la rattraper, elle voulait partir, loin, s’enfuir. Pourquoi était-elle venue ? Pouvait-elle seulement repartir ? Elle sentait ses jambes trembler. Elle allait éclater en sanglot, lorsque la réalité la rattrapa à travers les cris de Kenza, et lorsque celle-ci prit la main de Ruby.


- Je suis désolée. Il faut se bouger d’ici, un autre de ses collègues peut se ramener. Viens !

Et soudain, c’était reparti. Ce sentiment de vie, ce besoin de se battre, de continuer. Il était alimenté par ce soutien qu’apportait la Gryffondor. En y réfléchissant, Ruby réalisa qu’ils étaient tous là, tous ces élèves, pour la même cause. Ils voulaient se battre. Elles n’étaient pas seules ! Réveille-toi ma vieille, pensa la Serdaigle, elle ne pouvait pas rester apeurée ! Comme disait le dicton, lorsqu’on est dans la merde jusqu’au coup, mieux vaut ne pas baisser les bras ! Et dans la merde, elle y était, sacrément. La réalité la frappa de nouveau lorsque, suivant Kenza, elle enjamba un corps d’élève sur le sol. Un corps inerte. Peut-être mort. A cette pensée, elle ne put retenir un haut-le-cœur, manquant presque de vomir. Putain c’était quoi ce bordel ?! Pourquoi, pourquoi est-ce que… Qu’on faisait ça ?! Pourquoi cet élève était là, par terre, pourquoi lui ?! Qui avait fait ça ?! Une rage emplit les veines de la blonde, qui ressentit son envie de se battre redoublé. Elle se sentait devenir presque folle. Tout ça, là, à quoi ça rimait ?! Elle était ébranlée de saisir la mort ainsi, de pleine face, bien qu’elle l’eut déjà expérimentée plus tôt dans sa vie. Mais là, ils étaient si jeunes, si innocents… Ils avaient osés ce que de nombreux adultes avaient refusés de faire : se battre, se soulever. Pour recréer un monde sorcier. Ces corps n’étaient pas là pour rien. Ruby aurait seulement tellement voulu qu’ils ne soient pas piétinés ainsi… On leur devait un tel respect. Malheureusement, les éviter était presque impossible, il y en avait tant… Et Kenza d’ailleurs se prit les pieds dans l’un deux, tombant à la renverse. Alarmée, Ruby balança un sort au Mangemort face à elle, incapable de vérifier si la Gryffondor allait bien : baisser sa garde, s’était mettre en danger les deux filles. Lorsque la rouge et or se releva, elle avait le nez et la lèvre en sang.

- C’est bas brai. C’est bou le nombe de gens pa terre.

Merde, son nez était visiblement cassé. Et ça, ce n’était pas une bonne nouvelle. Vérifiant qu’elle était hors de danger, Ruby lança un « Episkey » sur le nez de la jeune fille, espérant qu’elle ne se raterait pas ! Dieu merci, elle réussit. Elle ne put cependant pas enlever le sang qui désormais, tachait le doux visage de la rouge et or. D’ailleurs celle-ci était dans tous états, agitant ses bras dans de grands moulinets. La Serdaigle réalisa alors ce que Kenza tentait de lui faire comprendre. Cette dernière avait perdu sa baguette ! Le sang de Ruby ne fit qu’un tour et elle se sentit frissonnée. Putain quel bordel ! Elle tenta de chercher des yeux l’objet, mais elle n’arrivait pas à la voir. De plus, les sortilèges ennemis fusaient dans tous les sens, l’empêchant de se concentrer. Elle ne pouvait pas détourner son regard, car elle devait maintenant assurer la sécurité d’elle et de sa camarade. Les deux étaient d’ailleurs paniquées comme jamais. Qu’allaient-elles pouvoir faire ? La voix de Ruby se cassait au fur et à mesure des sorts qu’elle lançait. Combien de temps tiendrait-elle ?! Dans un éclair, elle se souvint : Accio. Elle avait entendu parler de ce sortilège, mais lorsqu’elle l’avait tenté, l’objet désiré n’avait pas moufté d’un centimètre. C'était un sort très complexe, pour les sorciers bien plus âgé. Aller, cette fois, elle devait le faire !

-Accio baguette de Kenza ! Gémit Ruby, la vue brouillée par ses larmes. Rien ne se produisit. Elle sentait que son cœur allait lâcher. Il le fallait. Accio baguette de Kenza ! ACCIO BAGUETTE DE KENZA ! ACCIOOOO BAGUEEETTEEE DEEE KEEENNZAAA ! hurla-t-elle, sa voix se brisant.

Et soudain, elle la sentit dans sa main. Elle sentit le bois de la baguette dans sa paume. Elle avait réussi. Elle éclata de rire, les yeux brillant de larme de soulagement. Sentant un éclair filer près de son oreille, elle tendit la baguette à sa propriétaire, prête à y retourner.

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I touched the wet little drops and held them toward her. 'See, I'm not a robot. This is proof.' »



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MessageSujet: Re: "But you won't fool the children of the Revolution" [PV K.]   Dim 8 Jan - 17:43


Encore une fois Ruby me sorti d’un pétrin, grâce à son sort qui ramena mon nez à son état normal, toute fois, je ne pus m’empêcher de lancer un petit cri de douleur lorsque son jet de lumière atteignit mon visage. Moldu ou sorcier, ça ne faisait jamais du bien de remettre un os en place. J’essayais tant bien que mal d’essuyer le sang de ma figure avec les manches de mon pull. Ouais, ce haut pouvait directement être mis à la poubelle. Enfin, si je sortais vivante d’ici… Non ! Pas de mauvaises pensées. Evidemment que je sortirais indemne, et la Serdaigle aussi. En parlant d’elle, on aurait pu presque dire que la jeune fille était un ange gardien… ben oui, après tout elle m’avait bien sauvé la vie, une dizaine de minutes plus tôt.

Dix minutes. Et dire que tout avait commencé il y avait à peine dix petites minutes. J’avais pourtant l’impression que ça durait depuis des siècles et des siècles. Mais comme disait un écrivain, ou quelque chose dans ce goût là, moldu il pouvait y avoir des jours voir des années sans que rien d’important ne se passe. Et à l’opposé, il y avait des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde. Et c’était une citation parfaitement adapté à la situation. En effet, ce massacre sans nom reprenait un monde entier, une divergence d’opinion d’une plus hautes importantes et se mêlaient dans un conflit à faire frémir deux bandes de… Non, il n’y avait décidément rien à la hauteur de ceci.

Heureusement pour moi, Ruby avait compris mes gestes des plus saugrenues. Et comme moi, elle cherchait ma baguette des yeux. Même si c’était certainement et irrévocablement peine perdue. Je me rongeais les ongles à sang, mauvaise habitude que j’avais toujours eu. Et puis un peu plus ou un peu moins de sang ne changerait pas grand-chose à l’état dans lequel j’étais. A mes côtés, la jeune Serdaigle mit sa baguette face à elle et hurla le sort d’attraction. Tiens, je n’y avais pas pensé. Il ne se passait rien, et la voix de Ruby montait de plus en plus haut dans les aiguë. En temps normal, j’aurais bouché mes oreilles tout en rigolant. Seulement, ce n’était ni le moment ni l’envie qui me prenait.

Et puis j’entendis la jeune fille blonde éclater de rire. Ah ? Je me retournais dans sa direction pour voir le pourquoi du comment elle riait dans un endroit pareil. A mon tour j’eus alors un énorme sourire. Ma baguette ! Dieu que je l’aime cette fille-là ! J’exagère moi ? Un peu seulement. Je ne pus m’empêcher de lui sauter dans les bras. C’était un énorme soulagement. On ne se rend pas compte comment on devient indépendant de ce bête petit morceau de bois. Il fallait que ça cesse. Ça ne pouvait plus durer, ce n’était juste pas possible. Sous moi, je sentais mes jambes trembler, prêtes à se dérober à la moindre occasion. Il fallait tenir encore un peu. Juste un peu.

Et tandis que j’étais prête à courir à nouveau vers un but pas vraiment distinct et à reprendre le bras de Ruby, je sentis un cri déchirant, et une secousse sur mon bras. Je me retournais aussi vite que possible. Et après ce que je vis, je ne pus à nouveau pas empêcher mes larmes de dévaler mes joues, se mêlant au sang déjà accumulé. Ça devait faire un beau spectacle. Enfin, ce n’était pas la question. Ruby s’affaissait petit à petit par terre. Bon dieu, mais qu’est-ce qui lui était arrivé ? J’eus ma réponse quelques secondes plus tard tandis que je fis en sorte que sa tête ne heurte pas brusquement le sol. Ma main était mouillée de sang frais. Et ça, ce n’était pas le mien.

La jeune Serdaigle s’était ouvert le crâne. Comment ? Telle était la question. Alors que j’enlevais mon pull afin de lui faire en bandage - et puis j’avais un débardeur en dessous, faut pas croire - je vis une pierre aux côtés de la blonde. Levant la tête, je vis qu’une partie du plafond avait été démoli sous un sort puissant, surement jeté par un de ces infâmes encapuchonnés noirs. Il fallait coude que coude que je sorte Ruby d’ici. Sinon quoi, elle y laisserait sa peau, et sa vie par la même occasion. Un seul endroit avait été protégé par l’attaque des Mangemorts. L’infirmerie.

Je ne savais pas si Ruby était encore consciente ou non, néanmoins je la relevais et essayais tant bien que mal de la faire tenir debout. Et petit à petit je réussis à l’amener dehors…


F I N
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