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"Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook

 
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 "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook

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Prudence C. Hodgkin
Élève de 5ème année



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Particularités: Précisément celles que je ne dirais pas.
Ami(e)s: Tout ce qui brille et qui coûte cher ! Il faut savoir se montrer sensible aux belles choses... ! Mais Elleira et Brook aussi ! :)
Âme soeur: Je suis une Princesse Charmante qui attend désespérément son Prince Charmant... (avec un bon porte-monnaie si possible !)

MessageSujet: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Dim 27 Nov - 21:15


    Depuis combien de temps étais-je en train de peigner ma lourde chevelure brune ? D'après les autres filles du dortoir, cela faisait un bon quart d'heures que je contemplais mon reflet dans la glace de la salle demain mise à notre disposition dans la salle commune des Serdaigle. Moi, j'avais tout juste l'impression que cela faisait quelques secondes et ma brosse une ou deux fois de plus dans mes cheveux n'allait pas leur faire du mal, bien au contraire. Ce matin là, je n'arrivais pas à aimer l'image triste que mon visage n'avait de cesse de me renvoyer et pour cause : d'après ma mère, j'étais trop jeune pour me maquiller et à la place je devais me contenter de mon teint blafard qui me faisait ressembler à un cachet d'aspirine, sans parler des poches sous mes yeux qui avaient tout juste l'air d'être immenses valises, et ce n'était pas faute de passer de l'eau pure sur mes pores matin et soir.

    Oh, bien entendu, elle n'était pas là -ma maman- pour vérifier mes moindres faits et gestes et j'avais toujours la possibilité de fouiller dans les affaires des autres pour récupérer un tube de mascara, mes mais bonnes manières m'empêchaient de franchir la ligne invisible qu'elle m'avait fixé. Ce qui n'avait comme unique résultat d'être encore plus en colère contre elle, avec l'intime conviction qu'en ce moment même elle devait sûrement prendre un malin plaisir à ce dire qu'elle remplissait bien son rôle qui était celui de me gâcher la vie.
    Elle était tout ce que je n'étais pas. Elle se moquait bien de son apparence et pouvait bien sortir dans l'allée qui bordait notre maison en pyjama. En ce qui me concernait, ce n'était même pas envisageable un seul instant. Elle passait son temps à marchander sur tout et à éplucher les magasin discount à la recherche d'un peau de yaourt qui bénéficiait d'un paquet de yaourts. Moi, ce que j'aimais, c'était toucher la texture douce des papiers toilettes que les parents de mes amies achetaient, alors que le notre était tellement fin qu'il fallait en prendre des tonnes avant d'entreprendre quoi que ce soit.

    Et ce n'était que le début d'une longue liste que j'aurai pris plaisir à mettre en propre en exposant tout et son contraire si cela ne m'avait pas agacé encore plus parce que même lorsque je ne l'avais plus sur le dos, elle réussissait malgré tout, grâce à je ne sais quel enchantement, à me contrarier. Oui, comment faisait-elle d'ailleurs parce que de mon avis, c'était à peine si elle savait se servir de sa baguette magique tellement elle l'utilisait peu ? J'étais intiment convaincue que cela lui aurait fait bien plaisir d'apprendre que je n'étais pas une sorcière pour m'empêcher d'aller à Poudlard et cette pensée me rendit triste. Triste de constater qu'elle, elle avait eu une enfance parfaite, et que moi je devais me débattre comme un beau diable pour ne pas porter des pulls achetés en soldes ! Parce qu'elle l'avait eu, elle, sa vie de princesse ! Mes grands parents étaient riches et l'avait toujours comblé; elle avait eu une enfance et une adolescente digne d'un conte de fée, tout comme ses premiers pas dans la vie d'une adulte. Comment je savais tout ça ? Elle m'en avait un peu parlé, et j'avais aussi mis la main au grenier sur un ancien journal qu'elle avait tenu durant sa jeunesse. Je m'étais bien gardée de lui faire part de ma découverte et le conservait bien précieusement dans ma chambre.

    Et puis elle avait rencontré mon père et tout avait changé; elle avait refusé l'argent de ses parents, et voulait réussir seule, sans leur aide. Autant dire que ça avait plus ou moins marché, parce qu'elle s'était brouillée pour de bon avec eux alors que je n'étais encore que petite et nous ne les avions plus revu par la suite. Et depuis, elle enchaînait les bons plans les uns après les autres en m'affirmant qu'elle était heureuse de profiter de ces choses simples et que le plus important c'était que nous formions tous une famille unie et que nous nous aimions. Elle ne voyait même pas sa bêtise, c'était ça le plus grave parce que pour elle le mot famille se résumait à mon père ma sœur et moi sans jamais faire de référence à mes grands parents. Je la trouvais tellement égoïste car elle ne voulait pas nous faire profiter de ce qu'elle avait eu le droit. Ce n'était pas moi l'enfant gâtée comme elle se plaisait bien à me répéter le plus souvent possible, mais plutôt elle, oui !

    A l'inverse, je ne pouvais pas en vouloir à papa qui cherchait toujours à me rendre le sourire. Lui, il n'avait pas eu le droit à un appartement clinquant lorsqu'il était plus petit et n'avait jamais roulé sur l'or. Pourtant, je trouvais qu'il s'en était bien sorti parce que nous avions un toit sous lequel vivre et nous pouvions manger à notre faim tout les jours. Lui il s'était battu pour avoir tout ça et maman aurait pu l'aider, justement en acceptant celle de papi et mamie. Mais non, pour elle il n'y avait que son petit bonheur personnel qui comptait, et puis voilà. Alors si en plus elle pouvait avoir le pouvoir de me dire que je n'avais pas le droit de mettre du rouge à lèvres, c'était le jackpot. Ce qui me manquait le plus en ce moment, c'était mon père qui me remontait toujours le moral discrètement, en m'emmenant en sortie pour aller manger une glace ou pour m'acheter le magazine de mode que sa femme m'avait refusé un peu plus tôt. J'avais plus que tout envie de revoir son sourire bienveillant qui était toujours là pour me dire que la tempête serait bientôt passée.

    Alors autant dire que la perspective d'aller rédiger une lettre pour relater mes premières semaines à l'école ne m'enchantait guère, mais puisque c'était elle qui avait pris l'initiative en premier en m'envoyant du courrier pour savoir comment ça se passait... cela faisait plusieurs jours à présent que le hibou s'était posé devant mon assiette un beau matin dans la grande salle, alors que je ne m'y attendais pas; j'étais même un brin étonnée de constater qu'elle n'ait pas oublié que c'était ce moyen qu'on utilisait pour communiquer dans le monde des sorciers, c'est pour dire !! Posant finalement ma brosse sur le rebord du lavabo, je détournai mes yeux et quittai la tour des Serdaigle pour rejoindre celle de la volière. Je marchai lentement pour retarder le moment le plus longtemps possible et pourtant, le trajet me sembla si court que je pensais un instant m'être trompée de chemin. Mais c'était impossible car les volatiles « chantaient » dans tout les sens.

    Leur jetant un regard inquiet, je longeai le mur -si c'était possible étant donné que la pièce était circulaire- ça puait là dedans, à croire que ce n'était pas nettoyé tout les jours, et je ne voulais en aucun cas être la victime d'une ou même plusieurs fientes perdues. Méfiante, je m'installai le plus loin possible et eux aussi étaient décidés à rester dans le coin : tant mieux. Avec mille précautions possibles car je ne ne voulais pas tâcher mon parchemin en renversant l'encre, je disposai donc tout ce dont j'avais besoin pour écrire avec minutie et sortais en dernier la belle plume que m'avait offert papa pour mon entrée à l'école et que je n'utilisais que pour des moments comme celui ci où pour écrire mes devoirs. Je ne voulais pas prendre le risque de l'abîmer durant les cours ! Poussant un soupir résigné, je penchai ma tête vers l'avant et commençai à placer les mots les uns après les autres pour former les premières phrases. Ma motivation flanchai toutefois rapidement car quelques secondes après avoir débuté, la porte s'ouvrait de nouveau et je me tordis la tête avec curiosité pour essayer de voir qui était le nouvel arrivant. Était-ce quelqu'un que je connaissais ? Il y avait fort à parier que non. Mais c'était amusant d'imaginer à quoi allait ressembler la personne qui allait apparaître sur le seuil de l'entrée !

    Peut être que ce n'était ni plus ni moins que mon prince charmant que j'attendais depuis onze ans ?

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Être capable de se transformer en quelque chose de mieux, même si personne ne croit en vous.




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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Sam 22 Sep - 15:20

    Jugez de la complexité de la situation quand, pour la première fois, on quittait l'endroit dans lequel où on avait toujours habité pour débarquer non seulement dans un pays qui faisait des milliers de fois la taille d'une pauvre petite île perdue entre la France et l'Angleterre, mais en plus, au fin fond de l’Écosse dans une vaste plaine entourée de montagnes alors qu'on a toujours aperçu la mer chaque jour de son existence, printemps, hiver, comme été. Mon oncle et ma tante m'avait prévenu et je n'avais fait que leur répéter que je n'étais pas un bébé et que je n'avais peur de rien, une fois à Poudlard je m'étais senti... seul. Trop loin de chez moi, de ma terre natale. Et tous ces élèves m'étaient étrangers, ils parlaient d'endroits que je ne connaissais pas, de pratiques que je ne connaissais pas, se livraient apparemment à des activités qui ne m'étaient pas familières. Et j'avais regretté La Falaise, mon île, et tout ce qui allait avec. Le premier soir, je m'étais endormi sous mes couvertures en rêvant des plages de Jersey, du vent du nord et de notre maison le long de la côte, mais j'avais eu beau y penser de toutes mes forces, le vent de la mer ne battait pas mes volets et au-dessous de ma chambre ma famille ne discutaient pas tranquillement au coin du feu en jouant aux cartes avec les voisins.

    Les jours suivants, j'avais pris mon mal en patience. J'avais surtout découvert que les gens ne connaissaient pas Jersey, et cela me permettait d'en parler, ce qui me faisait évidemment plaisir. Alors j'avais expliqué en long en large et en travers d'où je venais, où était Jersey, de la paroisse de Saint-Jean, que oui je parlais français et anglais, que j'avais le nom d'un village de là-bas parce que mon père en était natif mais que ma mère elle était de Saint-Hélier, comme ma tante, qu'ils étaient sorciers tous les deux et qu'il existait une micro-communauté sorcière dans un village qui s'appelait La Falaise, où j'habitais, et qu'il y avait notamment profusion de créatures magiques dans les eaux de la mer et dans la forêt de Saint-Pierre, ce qui fait qu'il y avait même un observatoire sorcier, où travaillaient mon oncle et ma tante.

    Mes deux parents qui, ô surprise!, étaient allés à Serdaigle, et vu comment la moitié des gens que je connaissais me disait que je ressemblais comme deux gouttes d'eau à ma mère, et l'autre moitié à mon père, je n'avais eu à peu près aucun doute de ma future maison. A peine le Choixpeau avait touché mes cheveux qu'il avait crié « Serdaigle! » et j'avais rejoint tout content la table des Bleu et Bronze.

    Enfin, mes parents... Là aussi c'était compliqué. Je ne pouvais pas vérifier le fait que je leur ressemblais. Ils étaient morts tous les deux quand j'étais petit. Mes parents d'adoption, depuis toujours, étaient mon oncle et ma tante - ma mère avait une sœur, et cette sœur était ma tante, marié à mon oncle, et c'était donc, mon oncle et ma tante qui m'élevaient. Jane et Mark Le Page, et leur fille Ellen, ma petite cousine, qui me tenait lieu de sœur du haut de ses 4 ans. On s'entendait tous très bien, même si Ellen et ses 4 ans pouvaient se révéler prodigieusement agaçants.

    J'avais grandi dans un microcosme sorcier à l'intérieur d'un monde moldu - fait étrange mais qui me permettait de savoir quelques petites choses sur la vie de moldu. Mais je préférais la nôtre. Je préférais les fêtes que nous organisions avec les voisins, les feux d'artifices magiques, les grands baquets où la nourriture se baladait toute seule dans les airs, notre voisin qui adorait ensorceler les instruments de musique et notre jeu favori qui consistait à courir après les violons au rythme de leur musique effrénée. J'étais bien, là-bas, et si j'avais toujours su qu'un jour j'aurais à partir à Poudlard, il y avait ce noyau qui me maintenait chez moi, à Jersey, et dont je savais que je ne pourrais jamais me passer.

    Évidemment, nous savions parfaitement que notre qualité de vie avait un prix : l'éloignement et l'isolement. Je ne savais rien du monde extérieur, et si les adultes en savaient plus, ils n'y étaient jamais restés très longtemps. Aussi, il existait à La Falaise beaucoup de petits associations sorcière en contact avec des associations de France et de Grande-Bretagne. L'une d'entre elle, notamment, s'appelait Amis & Hiboux, et servait à mettre en relation des sorciers selon leur âge. Mon oncle et ma tante, trois ans avant Poudlard, m'y avait inscrit sans me demander mon avis et avait exigé que je corresponde avec des gens de mon âge et de Grande-Bretagne pour que je ne me retrouve pas complètement perdu et seul en arrivant à Poudlard. J'avais correspondu avec plusieurs enfants, des garçons et des filles, mais je n'étais pas spécialement intéressé par écrire des lettres à longueur de temps et ça n'avait pas été très productif. A part pour une seule personne, qui s'appelait Prudence Hodgkin - quel curieux patronyme! - avec qui je n'avais pourtant pas grand-chose en commun, mais elle me parlait de choses tellement étrangères à mon mode de vie que ça m'avait amusé. Les magasins, le shopping, tout ça... Une vraie fille dans toute sa splendeur, et je m'étais pris au jeu. Pourtant, je me demandais quand même ce que nous pourrions trouver à nous dire une fois à Poudlard. Et puis, Poudlard était arrivé. Et j'avais été réparti dans la même maison qu'elle - étrange, je ne l'avais pas imaginée à Serdaigle - mais je n'avais pas osé aller au devant d'elle tout de suite. C'était bien la peine de faire des efforts en amont...

    Toujours était-il que, comme disait ma tante, "le destin pousse toujours le sorcier vers le bon chemin", et qu'effectivement, je m'étais trouvé seul à seule avec Prudence sans en avoir à forcer la situation. Comme tous les autres élèves, j'étais monté à la Volière pour écrire enfin la sempiternelle lettre des premières semaines à Poudlard, ce qui va, ce qui ne va pas, et patata. Je m'étais surtout rendu compte qu'Ellen me manquait plus que j'aurais pu l'imaginer, et que ces montagnes omniprésentes me donnaient la formidable sensation d'étouffer et que je crevais d'envie de retrouver la mer, les chemins et l'odeur si particulière de chez moi. Mais sinon, les cours étaient intéressants, et le château vraiment agréable. Voilà en gros ce qui constituait ma lettre pour les Le Page.

    Elle était en tous points comme je me l'étais imaginée : apprêtée jusqu'au bout des ongles, comme dans les magazines et les films. Ma tante travaillait avec les animaux et portait constamment des bottes et des robes de sorcières "pour être à l'aise", comme elle disait. Autour de nous, tous les gens travaillaient dehors ou avec les animaux, et des filles pomponnées il n'y en avait pas, à part dans les images qu'on pouvait découvrir du continent. ... Prudence était jolie, me dis-je pour la première fois à propos d'une fille. D'ailleurs, c'est la première fois que je pris conscience du fait qu'elle était une fille. Je veux dire. Par opposition avec un garçon. Enfin... Bon.

    Elle avait des cheveux peignés à la perfection, et brillants, elle était tirée à quatre épingles, ses mains semblaient faites de la même manière que la soie, et même sa plume et la surface sur laquelle elle écrivait semblait rutiler. Pourtant, je n'arrivais pas à me dire exactement si ça me plaisait à 100% ou pas.

    Je traversai la salle circulaire sans prêter attention aux oiseaux qui roucoulaient et battaient des ailes un peu partout, et allai me planter devant elle. Belle ironie du sort de nous faire nous rencontrer vraiment à la volière, nous qui n'avions échangé justement que des lettres jusqu'à lors!

    - Salut Prudence! C'est moi. Brook. Je lui souris et avançai ma main pour qu'elle me la serre, comme ça se faisait, sauf que je me rendis comte en cet instant que j'avais les mains un peu sale du cours de botanique, les doigts un peu terreux, moi ça ne me dérangeait pas mais une fille comme ça... Je frottai vite la main contre mon pantalon avec l'impression d'être un parfait crétin et la lui tendis à nouveau. Tu... euh... Tu es contente de Poudlard?

    C'est alors que je me rendis compte que tout était en fait à refaire, car une relation uniquement écrite ne m'avait pas donné assez d'indices sur elle et soudain je me sentis étranger à elle, alors que nous ne l'étions techniquement pas. Je voulus me rattraper en lui parlant de sujets qui, je savais, lui plairais :

    - Tu es très chic en tout cas. Ce... Ce bleu te va très bien, dis-je en montrant son haut, avec l'exacte impression du jouer de Poker qui bluffe avec toute l'expérience qu'il a emmagasinée tout en sachant très bien qu'il peut se planter totalement : j'étais daltonien, et la couleur de ses habits m'échappait parfaitement.

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Prudence C. Hodgkin
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MessageSujet: Re: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Mer 26 Sep - 18:48


    A travers mon esprit, mon imagination dessinait déjà la figure humaine qui allait se tenir à moi dans quatre, trois, deux, un… l’homme de mes rêves pouvaient prendre l’apparence qu’il voulait, c’était ça qu’il y avait de pratique lorsqu’on en était le seul créateur parce qu’on ne l’avait pas encore rencontré. Souvent cependant, il avait la même figure, avec un profil parfait et un visage bien symétrique comme les idoles de cinémas qui faisaient la promotion de vêtements, de parfums ou autre, sur les banderoles publicitaires. Toujours grand, toujours plus âgé que moi donc avec des formes que les garçons de notre âge n’avaient pas ; puisque je rêvais, c’était permis de penser à ce que je voulais ! Brun. Cependant j’excluais les tenues vestimentaires que les princes charmants portaient habituellement pour venir sauver leur dulcinée, parce c’était totalement d’un autre genre, un peu trop vieillot à l’époque dans laquelle nous évoluions.

    L’image qui se composa n’avait rien de tout cela. Au moins, c’était un garçon. Au moins, il était brun. Mais la partie mannequin d’un mètre quatre-vingt -dix n’était pas au rendez-vous, quoi de plus normal puisque Brook Lawrence était de même année que moi. Je sus immédiatement à qui j’avais affaire parce que j’avais soigneusement écoutée l’appel des noms lors de la cérémonie de répartition, parce pour avoir échangé de nombreuses lettres nous étions au courant que nous allions nous retrouver ensemble à Poudlard, d’autant plus que c’était le principe de notre échange de missive. C’était maman qui m’avait proposé cette alternative, car malgré ses dons indéniables pour la sorcellerie, on ne le répétera jamais assez, j’allais sans problèmes devenir rapidement plus douée qu’elle, alors grâce à ce système, je n’étais pas totalement coupée du monde de la sorcellerie, ce qui la rassurait d’autant plus, j’en étais certaine, que ce monde de la sorcellerie là ne s’appelait pas grand père et grand-mère.

    Je l’avais donc vu pour la première fois lorsque Katie Jones avait appelé son nom pour qu’il passe la tête sous le choixpeau, impatiente de voir si là encore j’avais vu juste en modelant intérieurement à quoi il pouvait bien ressembler. C’était une expérience assez… difficile à décrire, parce que dans ces cas-là, on ne sait jamais vraiment si on est déçu de remarquer que certaines caractéristiques physiques n’étaient pas celles que l’on l’avait inconsciemment souhaité ou alors si on était ravie, parce qu’on avait pas songé à cela peut être, mais ce n’était pas si mal pour autant. C’était cette petite sensation de rester sur ma faim que j’avais avec Brook car j’avais du mal à lier cette personne en chair et en os, avec celle avec qui j’avais correspondu durant de nombreux mois par le biais de hiboux, comme si ces deux individus ne pouvaient coller l’un avec l’autre. J’avais néanmoins et bien sûr, été enchantée d’apprendre que nous allions faire partie de la même maison, car enfin nous allions pouvoir nous parler de vive voix et non plus en accolant des mots sur les feuilles premier prix parce que maman n’avait pas l’air de connaître le parchemin…

    Et puis les premiers jours s’étaient enchaînés rapidement, il y avait plein de personnes avec qui discuter, plein de jolis garçons à repérer entre deux cours, lorsqu’on passait d’un couloir à l’autre, d’une salle à l’autre. J’avais été tant occupée que je n’y avais plus pensé, sans compter qu’aujourd’hui, j’étais d’humeur assez morose, même si, je me devais de l’admettre, c’était un peu grâce à ma mère si cette rencontre était presque écrite. Même si ce n’était pas avec le happy end « et ils vécurent beaucoup heureux » que j’attendais.

    - Salut Prudence! C'est moi. Brook.

    J’avais délicatement posé ma plume sur le côté et en profitai pour passer un doigt dans les cheveux pour remettre une mèche de cheveux qui s’était voulue rebelle durant ma rédaction.

    - Je suis au courant, lui appris-je, le tout de façon très renseignée. Tout n’était qu’une question de logique, aussi ne lui demandais-je pas comment il avait su qu’il s’adressait à la bonne personne. Il avait tiré les mêmes conclusions que moi, sans préciser que les professeurs avaient fait l’appel lors des premiers cours. Il aurait été idiot de notre part à tout les deux à partir de là de faire semblant de ne pas être au courant et je fus légèrement contrariée de me dire qu’il n’en avait lui-même pas conclus que j’avais adopté un raisonnement similaire, alors que pourtant, je trouvais toujours les réponses aux énigmes lorsqu’il s’agissait d’entrer dans la salle commune !

    J’offris en réponse le même sourire poli, parce que c’était la moindre des choses, et il y avait ce quelque chose qu’on appelait l’excitation du premier tête à tête qui frétillait dans mon estomac. Là aussi, je l’avais dressé de bien des manières, mais en beaucoup plus théâtrale, et là encore, il manquait ce détail invisible qui aurait fait que tout soit parfait. Ce fut avant qu’il ne se contracte quelque peu à la vue de ses doigts tout crasseux, et ce ne fut qu’un mince soulagement de voir qu’il s’était lui aussi rendu compte de ceci avant de la nettoyer sur… Blasphème ! Mes vêtements m’étaient bien trop précieux, pour que l’idée ne me traverse, ne serait-ce que l’esprit tant elle était inconcevable, et je ne pouvais laisser passer ça, rien que pour son propre bien, car à ce stade, ça frôlait l’inconscience ! Et puis c’était son pantalon d’uniforme, celui qu’il mettait le plus souvent ! De l’inconscience, ou de la folie.

    - Tu ne peux pas faire ça ! Les tâches ne vont jamais partir ! Détrompez-vous, la magie ne pouvait pas tout résoudre parce que ce n’était pas simplement une boisson pleine de colorants qui se serait déversée sur une table et où un Récurvite aurait résolu le problème avant même de ne prononcer la formule ! Utiliser un sortilège sur du tissu risquait au contraire d’en abimer la matière, la détendre ou faire des peluches, et c’était un véritable gâchis !

    Du coup, j’en avais profité pour éviter sa main tendue, et qu’il n’en tiendrait pas rigueur compte tenu de mon affolement passager, puisqu’en effet il poursuivit :

    - Tu... euh... Tu es contente de Poudlard?

    Je me concentrai désormais sur son visage, même si inévitablement à présent, mes yeux étaient attirés comme deux aimants sur l’endroit où son pantalon avait souffert. Pourquoi en faire toute une histoire. Après tout, ce n’était pas mes habits. … Mais quand même !

    -On peut enfin faire de la magie n’importe quand ! J’avais tellement hâte d’utiliser ma baguette magique ! Maman ne m’a jamais laissé essayer la sienne, mais je me demande si elle-même sait s’en servir… ajoutai-je plus amèrement. Il n’y avait aucun sentiment de première fois dans ce que j’évoquais. Je lui avais déjà parlé de ma mère dans mes lettres et de tout les malheurs qu’elle me faisait subir, comme une sorte de délivrance. Et à chaque fois que je lâchais ce que j’avais sur le cœur, ensuite, je me sentais mieux…

    - Tu es très chic en tout cas. Ce... Ce bleu te va très bien.

    Je haussai les sourcils, sans réussir à déterminer si le ton de sa voix cherchait à me faire un compliment, ou si c’était à unique but de me vexer, et si c’était le cas, c’était réussi ! Je portais une robe à motifs, assez légère parce que le temps de début d’année le permettait encore.
    Bleu.

    - C’est du vert canard, précisai-je parce que c’était plus fort que moi, je ne pouvais pas laisser une telle erreur se répéter, vaguement agacée de la tournure que cela prenait. Je ne fis pas attention à prendre des pincettes comme je l’aurais fait avec un parfait inconnu, et étrangement, ce n’était pas cela que je ressentais vis-à-vis de Brook, mais plutôt comme s’il avait le statut de cousin très éloigné, qui même si je ne l’avais pas vu auparavant, faisait partie de ma famille en quelques sortes, annulant toute distance. Je suppose que je dois te dire merci quand même… supposai-je en veillant à rester courtoise parce que je ne voulais pas passer pour une rustre, mais méfiant, car je ne savais toujours pas comment le prendre.

    Un malaise désagréable s’installa, que je cherchais immédiatement à rompre en rebondissant sur autre chose.
    Bleu. Il y avait aussi peu de différence entre le bleu, et le vert canard ?

    - Toi aussi ça doit te changer d’être à Poudlard alors que tu étais sur ton île ! m’exclamai-je en omettant au dernier moment de dire « perdu sur ton île ». Mais on va bien s’amuser ici ! Car déjà que là où je vivais, Elgin, c’était le genre de patelin où il n’y avait tellement rien à faire qu’on aurait dit dimanche tout les jours, alors lorsqu’il n’y a que de l’eau autour de vous… Qu'est-ce que tu sais jeter comme sort ? interrogeai-je parce que c'était évident qu'il avait dû essayer de jeter quelques sortilèges, et je vais hâte de l'impressionner avec les miens !


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MessageSujet: Re: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Mar 2 Oct - 17:18

    Je ne m'étais jamais senti honteux de mes origines. A vrai dire, je n'avais jamais eu la réflexion de me dire que j'aurais pu l'être. Un jour, quand j'étais encore petit, on écoutait la radio sorcière avec Jane et Mark, je m'en rappelais très bien, c'était juste après une finale de Coupe du Monde de Quidditch. Du coup, les voisins étaient là, et les discussions allaient bon train - qui aurait dû réellement l'emporter, oui cet Attrapeur était vraiment bon, dommage que le score ait été aussi serré, etc. J'aimais bien ces ambiances, il y avait toujours du monde à la maison, qui parlait, qui riait. Notre monde était petit, mais il était aussi chaleureux et accueillant que le bon gros feu qui ronflait dans notre immense cheminée. Et les voix couvraient la radio, que plus personne n'écoutait, mais comme moi j'étais assis à côté et que j'étais très ocupé à essayer de réparer un des mes joueurs de Quidditch en jouet (son balai était un peu abîmé, du coup il ne volait plus qu'en rond, ce qui n'était pas très pratique), j'étais concentré, et j'avais nettement entendu l'un des présentateurs, qui discutaient du match à la radio avec des spécialistes dire d'un joueur : « ... et pourtant il s'en est bien sorti. Quand on est né dans les îles d'Aran, on a quand même pas de grandes chances dans la vie, soit on se sort de son trou, soit on tombe dans le Pur-Feu! ». Et ils avaient tous ri, mais j'avais entendu que c'était un rire moqueur. Je me souviens que ma tante avait entendu ça aussi, et qu'elle m'avait regardé, qu'elle avait baissé le son, et qu'elle m'avait souri. C'était une remarque stupide et méchante, encore des gens qui croient que les gens des îles vivent à l'âge de pierre! J'étais bien d'accord. D'ailleurs, je n'avais même pas bien compris le sens de cette plaisanterie. Mais pourtant, j'avais ressenti quelque chose : je m'étais demandé Pourquoi on n'aurait pas les mêmes chances dans la vie quand on naît dans une petite île? Et je n'avais jamais trouvé la véritable réponse.

    D'accord, j'étais peut-être un peu gêné de cette première rencontre. Mais déjà, Prudence était une fille. Et à Jersey, j'avais presque que des copains garçons. Ensuite, ça s'était fait de manière étrange puisqu'on se connaissait sans s'être vus, et qu'au lieu d'aller au devant de l'autre dès le premier jour à Poudlard, on avait attendu de tomber nez à nez! Et puis en vrai... En vrai la différence était frappante. Elle était rigolote dans ses lettres, j'avais l'impression qu'elle était une petite princesse qui vivait dans un monde merveilleux - malgré sa méchante Maman - loin, très loin du mien. Face à face, cette différence me gênait, pour la première fois. Je ne savais pas trop comment être, quoi dire, quoi faire.


    - Je suis au courant, dit-elle d'une voix qui lui allait à la perfection - je l'avais imaginée ainsi. En revanche, je trouvai sa réponse un peu déplacée. Bien sûr qu'elle savait que c'était moi, j'avais juste dit ça pour engager la conversation, comme cela se fait. Elle ne pouvait pas être cool, deux minutes?...

    Moi qui voulais juste essayer de lui plaire et que notre rencontre se passe bien, je sentis que les choses étaient mal engagées; encore plus quand, maladroit, j'essuyai ma main sur mon pantalon qui était déjà un peu sali à cause du cours de Botanique d'hier.


    - Tu ne peux pas faire ça ! Les tâches ne vont jamais partir !

    Oh, là là. Je fus partagé entre deux réactions : celle un peu coupable de l'enfant qui se fait gronder parce qu'il a fait une bêtise, celle un peu énervée de cette fille qui ne faisait vraiment pas d'efforts alors qu'elle était sensée être mon amie. Je laissai retomber ma main, comprenant qu'elle ne me la serrerait pas, tant pis, après tout. C'était sans doute trop cavalier pour elle. J'eus un petit haussement d'épaules et répondis tout de même, parce que je n'avais pas envie de perdre la face non plus, mais je prononçai ces mots d'une manière un peu triste :

    - Tu sais, les uniformes, c'est aussi fait pour être sali...

    Je me demandais un instant comment elle serait si elle avait grandi chez moi, à La Falaise : comment elle aurait manqué la crise cardiaque à chaque instant qui passait parce que mon oncle et ma tante ramenaient toujours de la boue chez nous vu qu'il travaillait dans les champs ou les forêts, que notre maison était plus une ferme qu'autre chose et que moi, dès que l'école se finissait, je passais mon temps dans les rochers, à la plage ou dans les champs à courir partout avec les autres, à pister des animaux, et à grimper dans les arbres! Brusquement, je me posai la question : est-ce que Prudence n'était pas en réalité... ennuyeuse? Ses lettres étaient drôles, parce qu'exotiques, mais finalement... Finalement, les princesses, c'est bien que dans les comtes de fée, non? La vraie vie, c'est pas ça.


    - On peut enfin faire de la magie n’importe quand ! J’avais tellement hâte d’utiliser ma baguette magique ! Maman ne m’a jamais laissé essayer la sienne, mais je me demande si elle-même sait s’en servir…

    Heureusement, elle m'aida un peu, et je saisis la balle au bond. Tout aussi enjoué qu'elle à l'idée de faire de la Magie, et oui, je connaissais les grandes lignes des aventures avec sa mère qui n'avaient pas l'air de tout repos, j'enchaînai :

    - Moi aussi! Mon oncle et ma tante m'ont donné plein de livres pendant les vacances, j'ai essayé d'apprendre des sorts, c'est génial qu'on puisse enfin s'entraîner! J'ai hâte de faire comme les grands. J'hésitai une seconde mais continuai sur le même ton : Ta mère ne te laisse pas un peu tranquille maintenant que tu es ici?

    C'était sans doute la première fois que je la regardai droit dans les yeux. Cela me rassura : on avait quand même des choses à se dire, dès qu'elle faisait un peu d'efforts. Quand elle remit sa mèche de cheveux derrière son oreille, le tout formait une telle image d’Épinal que je faillis la planter là en lui disant qu'elle n'était qu'une fille, mais cela avait quelque chose d'intriguant aussi, parce que je n'en avais jamais connue des comme elle. Il fallait juste que je sois au courant, voilà tout.

    Malgré tout... Chassez le naturel et il revient au galop, car elle me répondit, d'un air pincé :


    - C’est du vert canard. Je suppose que je dois te dire merci quand même…

    - Ah, pardon. Cette fois cela ne me gênait plus, tant pis. C'est très joli quand même. Je suis daltonien, dis-je en guise d'excuse et en haussant les épaules. C'était gênant pour s'habiller - parfois ma tante reprenait ce que je mettais parce que ça n'allait pas ensemble, mais pour le reste, pour vivre je veux dire, ça n'avait vraiment rien de dérangeant. Prudence n'allait quand même pas décemment me le reprocher!

    En vérité, je ne savais plus trop sur quel pied danser. D'un instant à l'autre elle m'était sympathique, ou bien insupportable, et me faisait me sentir ridicule.


    - Toi aussi ça doit te changer d’être à Poudlard alors que tu étais sur ton île ! Mais on va bien s’amuser ici ! Qu'est-ce que tu sais jeter comme sort ?

    - C'est vrai, et Jersey me manque déjà, dis-je, un peu pensif. Même si Poudlard me plaisait, parce que Poudlard c'était l'aventure, le savoir, la connaissance, les rencontres, bref, le début de notre vie. Tout content qu'elle m’amène sur un terrain que je gérais plutôt, je sortis ma baguette de ma poche - 28 centimètres, noisetier, plume de phénix - et la levai, pointant la lettre de Prudence sur la table. J'en connais plusieurs, et je viens d'apprendre celui-là. Regarde! Et, tout concentré, tout fier, je prononçai lentement, en faisant le bon mouvement de poignet : Wingardium Leviosa...

    D'accord, je le réussissais une fois sur deux. Mais ce matin-même, je l'avais raté. Alors, c'était mathématique. La lettre de Prudence s'envola doucement... trembla un peu dans les airs et... BOUM! explosa en une multitude de grains de poussières, comme du sable, mêlés à des petits gouttes d'eau, qui m'aspergèrent, mais aussi Prudence, ses cheveux, et sa robe vert canard.

    Ma première réaction fut de m'esclaffer, parce que oui j'avais raté, mais ça ne m'avait encore jamais fait ça, et c'était rigolo. Ma deuxième réaction, quand je me souviens à qui j'avais affaire, fut de ravaler mon sourire. Et de prononcer, sincèrement embêté :

    - Oh, euh... Je suis désolé, je n'ai pas fait exprès, je n'y arrive pas encore très bien... Pardon pour ta lettre... Et tes cheveux, et, euh... ta robe...

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Prudence C. Hodgkin
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MessageSujet: Re: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Dim 7 Oct - 17:12


    - Tu sais, les uniformes, c'est aussi fait pour être sali...

    J’aurais aimé dire que je n’avais jamais entendu pareille absurdité. Pour pouvoir m’en défendre, prendre un air offensé et répliquer avec véhémence que ce n’était pas parce que nous portions tous les mêmes vêtements en semaine que nous étions obligés de nous comporter comme des animaux. Mais c’était ce genre de remarque que je n’entendais que trop bien, le genre de situation dont j’avais été la spectatrice trop de fois, et même si ça me faisait toujours le même effet, à force, il y avait cette habitude qu’on appelait plus communément la lassitude qui m’avait fait comprendre que ça ne servait à rien d’exposer de solides arguments devant ces personnes là. Ma mère passait pas mal de temps dans le petit coin de jardin qu’elle avait aménagée à la maison et lorsqu’elle rentrait à l’intérieur lorsqu’elle avait terminé elle avait toujours ses ongles plein de crasse comme si elle avait été l’un des trois petits cochons qui avait fui à tire larigot le grand méchant loup. Elle savait que je détestais ça ses tee shirts plein de tâches vertes à cause des plantes, alors elle me lançait le plus souvent un petit sourire ravie ainsi que des paroles anodines pour me provoquer « gentiment » qu’elle disait à chaque fois. Je ne voyais rien d’amusant là dedans. Le jardinage n’était peut-être pas l’activité la plus délicate qu’il existait, mais si j’arrivais à m’en sortir sans aucune marque de terre sur ma chemise d’uniforme en cours de Botanique, c’était bien que c’était possible ! La Botanique de toute façon, n’avait jamais été ma vocation. Le plus souvent, je déléguais à mon binôme la partie pratique pendant que je m’occupais de la théorie, et c’était une méthode gagnante, alors pourquoi s’en priver ? Il fallait dire que les tissus de maman s’apparentaient souvent à des torchons, parce que bien trop grands, bien trop ternes… Pas étonnant, qu’elle fasse preuve d’autant de négligence !

    - Pas les miens, rétorquai-je d’un ton qui se voulait sans appel. Si ça lui chantait d’avoir l’apparence de quelqu’un qui avait passé la nuit dans la Forêt Interdite…

    Enfin… ce n’était pas tout à fait vrai. Hormis ce détail, Brook n’avait rien à voir avec un homme des cavernes qui serait enfermé pendant onze ans dans sa grotte. Je me souvenais des lettres où il me décrivait les paysages dans lesquels il évoluait et m’y voyais déjà, sur le dos d’un très beau pur-sang très bien dressé qui m’obéirait au doigt et à l’œil pour me conduire jusqu’à mon prince charmant… Brook serait le guide, puisqu’il connaissait Jersey comme sa poche ! Mis à part ça, vivre sur un petit îlot ne m’emballait pas plus que ça. Etre coupée du monde alors que je préférais être en son sens, qu’est-ce que la vie devait être pâlotte ! Je préférais les lieux vivants, comme Poudlard où il y avait toujours quelque chose à faire, au contraire de dans ma chambre d’Elgin où on tournait en rond une fois qu’on a regardé dix fois les pages du même magazine de mode…

    C’était tout drôle de voir Brook, fait de chair et d’os. Nous avions correspondu pendant tellement longtemps, que je m’étais dit que ce serait toujours comme ça, et que ça ne changerait jamais et j’aimais bien les longues discussions interminables de nos lettres auxquelles j’agrémentais à chaque fois de mes avis personnels sur ce qu’il m’était arrivé de récent dans mon petit monde qui était l’Ecosse. J’attendais toujours avec impatience ses réponses car il commentait ce que j’avais dit sans me contredire, ce qui ne me donnait qu’une envie le plus souvent, celle de renchaîner de plus belle, car c’était tant poétique ce genre d’échange épistolaire qu’on ne lisait que dans les livres ! Et puis Poudlard était arrivé. Il n’y aurait plus de lettres. C’était excitant de pouvoir se parler de vive voix, mais j’avais été si habituée à notre relation à distance, que me le demandais si ça n’aurait pas été mieux que cela reste comme ça pour toujours…

    En tout cas, là aussi, j’avais une foule de choses à lui raconter ; pas question que ça change ! Dans les faits, c’était facile, non ?

    - Moi aussi! Mon oncle et ma tante m'ont donné plein de livres pendant les vacances, j'ai essayé d'apprendre des sorts, c'est génial qu'on puisse enfin s'entraîner! J'ai hâte de faire comme les grands. Ta mère ne te laisse pas un peu tranquille maintenant que tu es ici?

    Je poussai un profond soupir, voulant le faire s’apparenter au désespoir qui m’habitait.

    - Elle est tout le temps sur mon dos, me plaignis-je.

    D’accord. J’enjolivais un petit peu la vérité, mais quelle importance ? Pour raconter de belles histoires il faut toujours partir d’une base réelle, voilà quel était mon avis, aussi était-ce pour ça que j’étais persuadée malgré ce que les autres pensaient, que les contes de fées existaient ! Poudlard en était la preuve ! J’étais dans mon beau château, mais apparemment mon amoureux c’était perdu dans les couloirs parce qu’il ne m’avait toujours pas retrouvé…

    - Elle voudrait que je sois comme elle, martelai-je agacée alors que pour rien au monde je n’aurais porté l’un de ces hideux pulls bariolés qu’elle mettait le matin de Noël ! Plutôt mourir… Tu y crois toi, qu’on puisse se balader dans la rue avec des collants violets avec des chaussures bleues électrique ? Demandai-je en attendant son hochement de tête pour m’acquiescer qui n’allait sans doute plus tarder.

    J’en étais certaine de toute façon. C’était pour unique but de me foutre la honte devant mes autres copines aux mamans avec de belles coupes de cheveux, elles. Donc forcément, je le voyais un peu comme un affront personnel que Brook ne soit pas capable (peut-être qu’il l’avait fait exprès ?) de ne pas reconnaître tout de suite du vert canard de ce qui ne l’était pas. C’était évident, tout de même !

    - Ah, pardon. C'est très joli quand même. Je suis daltonien.

    J’avalai ma salive, consciente que je venais de faire une bourde. Comment aurais-je pu le savoir, puisqu’il ne me l’avait jamais dit, ce n’était pas de ma faute ! Dans ses écrits, il n’y avait jamais rien eu mentionnant ce détail. Sans le lui dire, j’étais un peu vexée quand même qu’il ne m’ait pas mise au courant plus tôt, parce qu’à présent, je passais pour une idiote.

    - Je vois, ce n’était pas un commentaire très diplomate, mais je voulais me donner une contenance.

    Vite ! Qu’on change de sujet, je ne voulais pas être mal à l’aise plus longtemps ! Sans lui poser plus de question sur ce trait dont il était pourvu parce que je trouvais ça très impoli. Je préférais rebondir sur autre chose pour lequel j’avais plus de ressources, même si parler chiffon était bien sûr mon activité favorite. Mais quand on ne mélangeait pas le bleu avec le vert canard, cela allait de soi.

    - C'est vrai, et Jersey me manque déjà.


    J’eus un petit sourire compréhensif. J’avais beau être toute contente d’être ici l’ambiance chaleureuse de ma chambre à Elgin n’avait rien à voir avec les dortoirs, même si mes camarades de chambres s’avéraient pour le moment très sympathique. Je rigolais déjà beaucoup avec Ruby !

    - J'en connais plusieurs, et je viens d'apprendre celui-là. Regarde ! Wingardium Leviosa...

    Mon regard se porta sur la cible qu’il avait choisie pour faire son exercice : ma lettre. J’avais déjà essayé l’enchantement dont il allait me faire la démonstration, et je ne m’étais pas trop mal débrouillée pour l’instant, il n’y avait qu’une fois où mon objet, sans doute un peu trop lourd n’avait pas daigné se soulever, mais j’estimais que ça ne comptait pas alors lorsqu’on me posait la question, je passais toujours outre. Mes pupilles s’agrandirent lorsque le parchemin se souleva, ça avait beau être quelque chose de très simple, j’étais toujours émerveillée lorsqu’il y avait pratique de la magie et que j’étais dans les parages… je rappelle que j’avais été élevée comme une parfaite petite moldue !

    J’ouvris la bouche pour le féliciter. Je n’eus pas le temps d’en faire plus. Il y eu une détonation qui me fit sursauter et je lorsque je voulus ouvrir les yeux, je les refermai bien vite et toussai en même temps parce qu’il y avait eu un énorme nuage de poussière qui envahissait à présent les mètres carrés dans lesquels nous nous trouvions. J’éternuai, tandis que Brook se mettait à rire, ce qui fit raidir mes membres d’agacement. Je ne voyais pas ce qu’il y avait d’amusant dans le fait de s’étouffer avec de la poussière ! Il tenta de s’expliquer :

    - Oh, euh... Je suis désolé, je n'ai pas fait exprès, je n'y arrive pas encore très bien... Pardon pour ta lettre... Et tes cheveux, et, euh... ta robe...

    Je fronçai les sourcils en ayant enfin pu rouvrir les paupières, ne comprenant pas immédiatement ce qu’il avait voulu dire par là. Il ne me fallut guère plus de quelques secondes pour saisir toutefois. Les dégâts étaient retombés sur tous les objets environnants, et sur… ma robe.

    - Quand on ne sait pas jeter un sort, on s’abstient ! m’emportai-je sans faire attention à mesurer mes paroles et y aller tout en délicatesse. J’avais l’impression qu’on m’avait plongé dans le sable, c’était dégoutant ! J’attrapai une mèche de cheveux dans un geste désespéré, je vais mettre des heures à les laver ce soir ! Que disais-je ! Comme si j’allais attendre la nuit tombée !

    Quant à la lettre… Ce n’était pas le plus important, j’allais toujours pouvoir la réécrire. Je lâchai un nouvel éternuement, avant de lâcher très dignement, mais d’une voix plus douce :

    - Et bien tu as encore des efforts à faire ! Je m’efforçai de sourire, même si je n’en avais pas très envie. J’hésitai un instant parce que je ne savais pas si c’était une très bonne idée et si ce n’était pas dépit plus que par souhait que je le demandais, mais le fit quand même, et de manière plus conciliante, on aura qu’à s’exercer ensemble, et je pourrais t’aider. Après tout, c’était peut être la première fois que nous nous rencontrions, mais nous étions amis bien avant cela. Je crois… ? Je m'époussetai le plus possible pour réparer un peu la misère, et comme il ne me posait pas la question, je ne me fis pas prier : tu veux que je te montre également ce que je sais faire déjà ? Rien à voir avec des explosions par contre… précisai-je. C’était vraiment que pour les brutes, ça !

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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Mar 23 Oct - 15:55

    Ce qui était tout nouveau, réellement nouveau, à Poudlard, c'était d'évoluer dans un monde qui ne m'était pas étranger en soi parce que je connaissais la magie, le fonctionnement de l'école qu'on m'avait expliqué, l'histoire de Poudlard, tout ça, mais au milieu de gens que je ne connaissais pas. A ça je n'étais pas habitué : Jersey depuis toujours était mon unique univers, et La Falaise son noyau, les gens avec qui je vivais avaient toujours été les mêmes, plus ou moins : Mon oncle et ma tante, nos voisins, les sorciers de La Falaise, ceux des villages autour, et parfois, tous les mois ou moins, nous nous retrouvions avec toutes les familles sorcières (il y en avait quelques unes exilées à Saint-Clément, à droite de l'île) et même deux fois par an, avec celles de Guernesey. J'avais toujours cru que cela suffirait... Que déjà, rencontrer nos voisins de Guernesey, c'était énorme, c'était une autre île, c'était déjà un pas de plus vers une communauté plus grand encore! Mais ensuite, quand j'avais pris conscience du reste, quand Jane et Mark m'avait parlé en me disant que « je n'étais plus un enfant et que je devais comprendre », j'avais eu une prise de conscience, contraint et forcé. Jersey, ma vie ici, était une bulle, une bulle minuscule dans le vaste monde qui nous entourait. Je l'avais su suffisament tôt pour ne pas avoir un choc en arrivant ici, heureusement. Mais j'avais tout de même du mal : j'étais habitué de vivre en connaissant tout et tout le monde, les habitudes des gens, les habitudes de nos vies, et Poudlard était rempli d'étrangers qui, j'en avais l'impression, se souciaient bien moins des autres que là où j'avais grandi. Je me sentais un peu démuni. Et Prudence était la seule qui me rattachait, d'une certaine manière, à ma vie d'avant : elle était à la fois un lien avec Jersey, mais aussi un lien parce que je la connaissais d'avant.

    Pourtant, plus ça allait, plus j'étais un peu déçu, et partagé. Elle était comme je l'avais imaginée, et je la trouvais jolie et gentille. Quand elle le voulait. Elle était aussi tout comme je ne me l'étais pas figuré : un peu hautaine, un peu distante, et visiblement peu encline à faire des efforts comme moi j'étais prêt à le faire.


    - Elle est tout le temps sur mon dos. La pauvre, sa mère avait l'air d'être un tyran, ennuyeuse et qui ne comprenait rien aux intérêts de Prudence. J'étais au moins content que Prudence me range de son côté dans cette histoire, alors je saisis la balle au bond et pris un air affligé. Elle voudrait que je sois comme elle. Plutôt mourir… Tu y crois toi, qu’on puisse se balader dans la rue avec des collants violets avec des chaussures bleues électrique ?

    ... A vrai dire je ne visualisais pas vraiment le violet ou le bleu électrique... Vite, une expression compréhensive... Et puis franchement, les gens s'habillaient comme ils le voulaient, non? Que Prudence aime les beaux habits, soit, mais le reste de l'humanité n'avait pas de comptes à lui rendre. J'avais l'envie furieuse de lui dire, mais je pinçai les lèvres.

    - Je vois,
    dit-elle après mon aveu, et ces deux mots étaient si peu appropriés que je trouvai cela drôle et me mis à rire, pas le moins vexé du monde au contraire. Il fallait savoir de rire de soi-même avant tout, Jane le répétait toujours quand ils parlaient avec Tonton de quelqu'un qu'ils n'aimaient pas. Et apparemment, les gens qu'ils n'aimaient pas manquaient tous cruellement d'auto-dérision, et c'est vrai, cela rendait les gens détestables.

    Et puis, franchement, être daltonien n'était pas une véritable tare dans la vie. C'est vrai, parfois, quand on faisait des jeux de pistes avec les autres enfants du quartier, les week-end, il m'était arrivé d'être gêné parce que je confondais les couleurs des plantes et des fleurs, mais j'arrivais toujours à me débrouiller : il suffisait d'accorder plus d'importance à la forme des feuilles, au détail des pétales. Ce n'était qu'une différence de perception, après tout! Un handicap se compense toujours par l'amélioration d'une autre capacité, la nature est bien faite. Et inversement. Je me demandais bien en quoi Prudence, si parfaite pour tout ce qui touchait à l'esthétique, avait une autre qualité un peu plus défaillante...

    Parler de Jersey me rendit plus enjoué que je ne l'étais et en plus, je vis qu'elle m'écoutait, ce qui me rendit encore plus sûr de moi, et j'effectuai mon sort non sans une certaine fierté.

    Bien sûr, tout ne se passa pas vraiment comme prévu. Mais et alors! C'était encore plus drôle! D'ailleurs les premiers cours de Métamorphose avaient été vraiment amusants, Meryl Kelsey nous avait montré des tas de trucs super, elle avait changé un livre en lapin!! Et puis quand les travaux pratiques avaient commencé, on devait juste essayer de changer la couleur d'une plume. Celle de mon voisin de droite s'était mise à siffler comme une bouilloire avant de s'envoler et d'exploser, celle de mon voisin de gauche, il lui était poussé des pattes de mille-pattes et elle était partie se cacher sous une table et des filles avaient crié, et la mienne, elle avait crié « COIN COIN » alors que j'essayai de la faire devenir jaune, avant de cracher de l'encre sur nous tous. Qu'est-ce qu'on avait pu rire! J'avais hâte du prochain cours.

    Mais on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde...


    - Quand on ne sait pas jeter un sort, on s’abstient !

    J'avais ravalé mon rire et bredouillé des excuses. Zut. Sa robe, ses cheveux. C'était bien ma veine. Pourtant, on aurait pu s'amuser si elle n'avait pas été si... Fille?

    - Je vais mettre des heures à les laver ce soir !

    J'eus une grimace désolée tout en tapotant mes vêtements et en secouant la tête pour débarrasser mes cheveux de cette poussière. J'éternuai plusieurs fois, comme elle, en me disant, la mort dans l'âme, que s'arrêterait sans doute là notre première et dernière véritable rencontre. Mais, contre toute attente, elle me sourit et sa voix se fit plus douce :

    - Et bien tu as encore des efforts à faire ! On aura qu’à s’exercer ensemble, et je pourrais t’aider. Tu veux que je te montre également ce que je sais faire déjà ? Rien à voir avec des explosions par contre…

    Ça alors! Bien trop content de ce retournement de situation, je décidai de ne pas relever son petit ton de supériorité et acquiesçai, tout sourire. Ça pouvait être cool de faire nos devoirs ensemble!

    - Vas-y, montre! l'encourageai-je, bien curieux de voir ce qu'elle savait faire. J'aurais bien aimé pouvoir rattraper mes bêtises en nettoyant ses jolis cheveux d'un Tergeo, que Jane utilisait très souvent quand elle s'occupait du jardin, mais je ne savais pas suffisament le maîtriser pour ne pas... aggraver mon cas. Je fis le tour de la petite table qui nous séparai, tirai une chaise et m'installai tout à côté de Prudence après lui avoir souri une nouvelle fois, en me disant que même si ses cheveux étaient sales, ils sentaient toujours bon.

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MessageSujet: Re: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Sam 27 Oct - 16:31


    Je n’avais pas relevé plus que ça pour ne pas le mettre mal à l’aise, mais évidemment plein de questions s’étaient immédiatement posé à moi dès lorsqu’il avait évoqué son daltonisme. Je ne connaissais pas trop ce que c’était, juste que ça altérait la vision des couleurs pour la personne qui en était victime, et en fait je n’en avais jamais rencontré jusqu’à maintenant. Il s’était mis à rire, alors ça voulait dire que ça ne devait pas l’affecter plus que ça, mais j’en restais néanmoins pensive tout en étant bien contente de ne pas être victime d’un tel phénomène, parce que ça aurait voulu dire que ce que voyais les autres, on ne pouvait pas les voir, enfin si, mais d’une manière différente, et il y avait toujours cette petite impression de différence qu’on ne pourrait pas modifier ; elle n’était pas de ces différences qui vous rendent plus intéressant sous bien des égards, qui vous place sous les feux de la rampe, vous met en quelque sorte à une place bien confortable dont tout le monde voudrait mais qui n’appartenait qu’à nous seul. Je ne pensais pas que ce soit une tare ; ça aurait été bien malpoli de ma part de ranger Brook dans cette catégorie, surtout que je ne le considérais pas comme ça. Mais… Comment est-ce que je le considérais pour être plus exact, parce que plus les minute passaient, plus je me disais que la personne des lettres n’avaient rien à voir, à part quelques détails flagrants de son histoire que c’était bien elle et elle seule, avec celle qui se trouvait devant moi. Brook n’avait vraiment pas de chance, car il n’y avait pas pire drame dans la vie que cela pour quelqu’un qui accordait une importance toute particulière à chaque petit élément qui faisait toute la différence sur une apparence. Et… ça signifiait que jamais il ne pourrait voir mes beaux habits comme j’aimais à les montrer et… je ne sais pas pourquoi, mais ça me gênait.

    Encore pire quand ils étaient recouverts de poussière ! Quand on savait que la dite poussière provenait de la lettre que j’avais commencé à écrire mais comme j’avais été interrompue par l’arrivée du Serdaigle… c’était un peu de sa faute, mais comme c’était une missive au départ réservé à mes parents, finalement, c’était aussi un peu de la faute de ma mère. Quoi qu’il advienne, elle revenait toujours sur le tapis, comme une sale tâche dont on arrive pas à détacher parce qu’elle est bien trop ancrée dans le tissu. C’était les plus désagréables et je les détestais, c’était pour cela que je faisais toujours en sorte que cela ne m’arrive jamais !

    J’essayais toutefois de me contenir : je ne voulais pas polémiquer, mais il semblait qu’il soit trop tard quand même et je vis à son expression que ma réaction n’était pas celle qu’il attendait et qu’il ne savait pas trop quoi faire face à cela. Soit. Je relevai fièrement le menton pour ne pas me laisser démonter, tout en me répétant que ce n’était pas grave, que ce n’était pas si difficile à nettoyer et que ça pouvait arriver à tout le monde de ne pas réussir tout à fait ses sortilèges. Même si pour le moment, je me débrouillais assez bien je trouvais, je m’étais d’abord exercée sur quelques sortilèges faciles que j’étais à peu près certaine de réussir car j’avais du mal à supporter l’échec, mais heureusement, je n’avais pas eu à en essuyer beaucoup. Mais il y avait eu quelques fois tout de même où cela n’avait pas eu l’effet escompté et où il ne se passait qu’à moitié ce qu’il était prévu, ou alors quand le sort se retournait tout simplement contre moi, mais ça c’était arrivé une fois et c’était parce que j’avais tenté quelque chose qui était normalement réservé pour les élèves de troisième année !

    - Vas-y, montre!

    Je jetai une vue d’ensemble à la pièce pour réfléchir à quelle démonstration j’allais bien pouvoir m’atteler, même si je savais que c’était déjà tout vu : c’était dans l’art du Récurvite que j’excellais, je l’avais déjà testé plusieurs fois et à chaque nouvelle tentative je me débrouillais avec de plus en plus de précision. Bien sûr, tout n’était pas parfait ; j’aurais bien aimé le lui montrer sur les vitres crasseuses de la volière, mais je n’étais pas sûre d’y arriver parce que je l’avais fait l’autre jour sur les vitre de la tour de notre salle commune et il était resté de la saleté dans les coins, bref, je me débrouillais pas mal sur les petites surfaces, alors j’allais m’y tenir, parce que j’avais très envie d’impressionner Brook, et de lui montrer, moi aussi, de quoi j’étais capable !

    Toute ragaillardie par sa bonne humeur, un grand sourire avait naquis sur mes lèvres et ne me quittait plus, mais je me forçais à prendre un air un peu plus concentré et je m’avançais vers la table où l’encrier s’était renversé tout à l’heure, durant la petite expérience de Brook. Il y avait de l’encre sur la table et la flaque avait légèrement séché à cause du bois qui l’avait bu. Je me raclais la gorge avant de dire le plus clairement possible la formule magique tout en faisant le geste qu’il fallait que je m’étais résumée mentalement juste avant. La tâche se rétracta d’abord légèrement, puis petit à petit devint de plus en plus légère jusqu’à disparaitre totalement ; ou presque. On voyait dans les rainures de la table qu’il en restait quelques petites traces en se penchant bien et le coin de mes lèvres se contracta légèrement à cette vision, déçue de ne pas avoir totalement réussi mon coup.

    - Alors, qu’est-ce que tu en penses ? Demandai-je de la façon la plus enjouée possible parce que même si ce n’était pas totalement comme je l’espérais, j’étais contente parce que je ne m’étais pas trop mal débrouillée. Mon regard s’éclaira, heureuse de pouvoir partager ce moment avec… mon ami ? Bien sûr, oui, nous étions amis, même si on ne se voyait en vrai qu’aujourd’hui, on avait correspondu pendant tellement de temps que c’était du pareil au même ! C’est celui-là sur lequel je m’entraîne le plus, tu l’as déjà appris ? Il est si pratique, je l’adore !

    Je refermai soigneusement le pot pour qu’il ne lui arrive pas malheur à nouveau. Finalement, j’avais hâte qu’on puisse faire nos devoirs ensemble ! C’était mieux lorsqu’il y avait un point sur lequel un avait du mal comme ça on pouvait s’entre-aider selon nos différentes connaissances et c’était un très bon moyen pour progresser !
    - Je te l’avais dit, que ma sœur s’appelait Brooke elle aussi ? J’avais brutalement changé de sujet, parce que je venais de faire le rapprochement et en fait je lui parlais de tellement de choses dans mes lettres que j’avais déjà oublié si j’avais évoqué ce point avec lui ou pas et j’avais toujours trouvé ça rigolo, cette coïncidence, c’était un garçon, elle une fille et l’écriture ne différait que de seulement une lettre. Sauf que ça ne s’écrit pas pareil, précisai-je. Je te la présenterai un jour, elle est très sympa et elle m’offre toujours de beaux vêtements. Elle fait des études pour devenir Médicomage, lui expliquai-je non sans une certaine fierté, parce que oui, je n’avais pas peur de le dire : j’étais fière de Brooke et encore plus qu’elle soit ma grande sœur !

    Evidemment. Comment le passer sous silence ? Je m’entendais tellement bien avec ma sœur que je me sentais obligée d’en parler ; je me rendis compte que ma proposition incluait donc que nous nous retrouvions ailleurs qu’à Poudlard puisqu’elle travaillait à présent. Je m’étais laissé emporter par mon enthousiasme, mais ce n’était peut-être pas une si mauvaise idée que ça, parce qu’au moins, j’allais pouvoir l’emmener dans tous mes endroits préférés que j’avais évoqué dans mes lettres, et j’étais dore et déjà impatiente, alors que nous n’étions que le début de l’année et que les nombreuses semaines qui allaient suivre allaient se passer à Poudlard, d’enfin pouvoir les lui montrer !

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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Mar 30 Oct - 13:15

    Les filles, c'est simple, je les connaissais par deux biais : Jane, ma tante, et Ellen, ma petite sœur ou plutôt ma cousine, mais là-dessus ce n'était pas très clair. Comme nous avions grandi ensemble, elle était comme ma sœur, bien que jamais je n'ai considéré mon oncle et ma tante comme mes vrais parents. Mais Ellen avait une place toute particulière, et le schéma était très simple : quand tout allait bien, elle était ma sœur, quand elle m’insupportait (et Merlin sait que c'était souvent le cas, je détestais ses crises de petite fille parfois trop gâtée), elle était ma cousine. Je voyais ses traits se durcir quand je lui disais « Tais-toi, ma cousine! » et rien ne me faisait plus plaisir que de la voir chouiner encore plus quand je disais ces mots, parce que je savais qu'elle détestait que je lui rappelle que biologiquement nous n'étions que cousins. Soit dit en passant, pour moi ça ne changeait rien, évidemment, ils étaient ma famille, tous les trois, et je me fichais de ce que les gênes indiquaient. Maman était la sœur de Jane et elle n'avait pas été obligée de s'occuper de moi mais elle l'avait fait, et pour cela je lui en étais éternellement reconnaissant. Je m'étais toujours parfaitement bien entendu avec mon oncle et ma tante, contrairement à tous mes copains qui avaient tous eu une période de rébellion contre leurs parents, je ne sais pas trop pourquoi, mais jamais il n'y avait eu de tensions entre Jane et Mark et moi. Sans doute que j'étais accommodant et que, c'était de famille, eux aussi. Mais je pense qu'il y avait autre chose, un lien particulier dû à l'histoire de mes parents, qui nous faisaient toujours relativiser. Un soir, Jane m'avait dit en m'embrassant dans mon lit qu'elle était fier de moi et que je pouvais l'être aussi parce que j'étais un petit garçon très mûr pour son âge. Ce n'était pas tellement mon genre d'être fier de moi outre-mesure, mais j'avais compris à quoi elle faisait référence. Sans doute que notre histoire à tous les trois nous avait fait mûrir un peu plus, ceci explique cela. Et donc, Jane était une femme très énergique, qui savait se montrer douce et à l'écoute mais qui avait ces petits phases de folie que Mark et moi appelions « son côté dragon » et dans ces moments-là on la laissait s'épuiser dans son jardin à pourchasser les gnomes et à déplacer toutes les plantations avec sa baguette, des trucs comme ça. Elle en revenait toujours les joues rouges mais le sourire aux lèvres, comme si elle avait besoin d'évacuer le trop plein d'énergie en elle. Et puis Ellen, qui pour l'instant restait un petit bébé de 5 ans un peu trop douillet à mon goût, avait cette douceur des petites filles qui sont en admiration devant leur grand frère, et elle était mignonne malgré tout. Donc voilà, ensuite, mes copains étaient tous des garçons, les voisins n'avaient que des garçons, et la seule fille que je côtoyais assez souvent était la voisine d'en face, parce qu'elle venait squatter nos jeux, et elle était rousse, grosse, moche et bête. J'avais toujours comparé dans mon esprit Prudence à elle, depuis qu'on s'écrivait des lettres, et Prudence était la princesse et la voisine la grosse sorcière, et en voyant Prudence la première fois, je m'étais dit que je ne m'étais pas trompé.

    Tout ça pour dire que les filles, je n'en connaissais pas vraiment un rayon. Du coup, à part ce que je savais de Prudence grâce à ses lettres, je n'étais pas vraiment très à l'aise, et encore moins après lui avoir ravagé sa lettre, sa robe et ses cheveux. Mais heureusement, je n'étais pas assez idiot pour me laisser abattre. Si elle me pardonnait, c'était bien la preuve qu'elle était vraiment mon amie, voilà ce que je m'étais dit en m'installant à côté d'elle. Parce qu'elle m'avait souri elle aussi et cela m'avait rassuré.

    Elle se concentra et moi aussi, religieusement mais un petit sourire aux lèvres, sur ses gestes et ses actions, et elle effectua un bien joli Récurvite - je me fis la réflexion que le mien aurait probablement explosé une nouvelle fois, ou bien qu'il aurait démultiplié la tache d'encre, ce qui m'était arrivé une fois, et mon parchemin était devenu tout noir. La prof m'avait juste dit « C'est problématique! » avec un grand sourire avant de me donner une nouvelle feuille. Comme je regardais à la fois la visage de Prudence et la tache, je remarquai qu'elle fit une petite grimace, et compris que les trois micros traces d'encre laissées sur la table en étaient la cause. Quelle perfectionniste! Elle n'aurait pas tiqué que je ne l'aurais pas remarqué.


    - Alors, qu’est-ce que tu en penses ? C’est celui-là sur lequel je m’entraîne le plus, tu l’as déjà appris ? Il est si pratique, je l’adore !

    - Parfait ! Je me rattrapai en croisant son regard - déjà que j'étais daltonien, si en plus j'étais aveugle, elle allait vraiment me prendre pour un arriéré. Donc, je ne cachais pas que j'avais remarqué le reste des taches et me repris : Presque parfait. Mais je n'aurais pas fait mieux! Oui je le connais, mais euh... Tu as vu qu'avec les sortilèges, je ne suis pas le meilleur. Je suis meilleur en Potions, ou bien avec ça - et je fis un geste de la main, pointant ma tête de mon index tendu. Je savais que ce n'était pas banal, mais avec ma mémoire d'éléphant, là où j'excellais et où je m'en sortais le mieux c'était tout ce qui était théorique, puisque je retenais tout, par exemple en botanique je savais tour sur n'importe quelle plante, ou bien, en Histoire de la Magie, j'étais incollable. J'adorais ces cours. J'avais toujours eu une passion pour les histoires en tous genres, les récits, les contes, et pour moi ce cours était vaste fresque historique et je ne me lassais pas d'entendre chaque jour une nouvelle histoire. J'aimais bien me les imaginer dans ma tête. Bon, pour l'instant j'évitais de le dire à tout le monde parce que j'allais passer pour un intello, mais après tout, chacun ses goûts. Je décidai de le confier à Prudence, sur le ton de la conversation : J'adore l'Histoire de la Magie.

    Je souris d'un air détendu, me disant que j'avais sûrement dû lui parler de mon goût pour les livres en tous genre dans mes lettres, de toute façon.


    - Je te l’avais dit, que ma sœur s’appelait Brooke elle aussi ? Sauf que ça ne s’écrit pas pareil. Je te la présenterai un jour, elle est très sympa et elle m’offre toujours de beaux vêtements. Elle fait des études pour devenir Médicomage.

    Ça alors! Dans ses lettres elle avait toujours mentionné « ma sœur », mais pas son prénom. Cette coïncidence me fit sourire et me convint d'avantage quant à notre relation avec Prudence. Sa sœur s'appelait Brooke, c'était la providence qui nous avait fait être correspondants avant Poudlard! Le « Elle m'offre toujours de beaux vêtements » m'agaça un peu, mais je ne dis rien là-dessus. J'avais bien compris que Prudence était encore plus attachée à l'apparence qu'elle ne le paraissait dans ses lettres... Et ce n'était pas peu dire. J'oscillais entre deux états : trouver cela mignon, parce que Prudence était comme Ellen, elle était ravissante malgré ses défauts, ou bien trouver ça vraiment trop nul et trop fille.
    Pour l'instant, j'étais plus vers le deuxième état, donc autant ne pas envenimer les choses.

    - Médicomage, c'est génial ça! Elle est à Sainte-Mangouste alors? Tu la vois souvent?

    Sa relation avec sa sœur n'était pas très claire et je n'avais pas tout saisi dans ses lettres, mais bon, on ne parlait pas que de nos familles non plus.

    Je ne pouvais pas m'empêcher de me dire : Et après? Prudence n'était pas de ce genre de fille avec qui on va se promener dans la forêt après le couvre-feu, ou bien avec qui on fait des batailles de boule de neige boueuse les samedi après-midi près du lac. Or, moi, mes activités se résumaient quand même beaucoup à des jeux dehors, quand je n'étudiais pas, à des bêtises avec mes copains, parce qu'on aimait bien s'amuser. Du coup, ça me rendait perplexe. Prudence était mon amie... sur le papier. On s'entendait bien en vrai, d'accord. Mais qu'est-ce que Poudlard avait bien à nous offrir à tous les deux? Alors, après avoir réfléchi quelques secondes, j'eus une idée et, tout ragaillardi, lui proposai :

    - Ça te dit que le mercredi - on avait pas cours l'après-midi - on fasse nos devoirs ensemble à la bibliothèque, ou bien dans la salle commune si tu préfères? Comme ça, tu pourras m'aider en Sortilèges, et moi je t'aiderais pour ce que tu ne sais pas!

    Je ne voyais pas comment faire autrement pour maintenir ce lien qui déjà n'avait rien d'ordinaire, mais je jugeais bon d'avoir proposé cela. J'avais encore trop de choses à découvrir sur Prudence pour arrêter mon jugement, et à vrai dire, je n'avais pas envie de l'arrêter si tôt. Elle avait ses défauts, mais je l'aimais bien quand même.

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Prudence C. Hodgkin
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MessageSujet: Re: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Sam 3 Nov - 16:22



    J’étais à peu près douée dans toutes les matières, mais c’était en Sortilèges que j’y trouvais le plus mon compte, parce qu’on apprenait tout un tas de sorts utiles qui permettait de rendre le quotidien plus facile, et ça, c’était une chose dont je ne pouvais pas me passer ! Ma mère, non, cela lui était complètement égal de se comporter comme une moldue ; ce n’était pas que j’avais une dent contre eux, mais c’était vraiment cette façon qu’elle avait de renier totalement ses origines sorcières qui me déplaisait. Peu avant Poudlard, j’avais eu peur de ne jamais recevoir ma lettre indiquant que j’étais une sorcière, mais pour découvrir au contraire que j’étais dépourvue de pouvoirs magiques, donc par conséquent, que tous mes rêves, depuis l’âge de raison, s’envolaient en fumée ! Bien heureusement, il n’en fut rien et c’était également pour cela que je me projetais dans un avenir bien plus prometteur que celui qu’elle-même s’était dessiné…

    - Parfait ! Presque parfait. Mais je n'aurais pas fait mieux! Oui je le connais, mais euh... Tu as vu qu'avec les sortilèges, je ne suis pas le meilleur.


    J’eus un petit rictus pour affirmer ses propos. Ce n’était pas le genre de personne à qui j’aurais confié ma vie, si vous voyiez ce que je veux dire !

    - Mais je vais encore m’améliorer ! Affirmai-je. Brook n’avait pas l’air d’être trop regardant, mais j’avais malgré tout la sensation d’une mise à l’épreuve et j’avais vraiment envie qu’il soit impressionné. C’était en tout cas ce que son expression indiquait : mission accomplie.

    Je ne m’épanchais pas sur le reste toutefois ; j’avais encore en tête sa bévue de toute à l’heure et la très désagréable impression de me sentir toute sale, que dis-je, je l’étais. Ce n’est pas grave, ce n’est pas grave Prudence, dis toi qu’au moins l’homme de tes rêves n’est pas en train de d’observer en ce moment même dans cet accoutrement aussi repoussant et que c'est un mal pour un bien.

    - Je suis meilleur en Potions, ou bien avec ça. J'adore l'Histoire de la Magie.

    Je hochai la tête avec véhémence ; après tout parler de magie était mon sujet favori, après les vêtements et le maquillage que je n’avais pas le droit de mettre encore, mais quel comble ! Alors même si tous les sujets dans ce cours ne me passionnais pas, je m’efforçais toujours de m’y intéresser, parce que je faisais partie de ce monde et en outre, je me devais de connaître toutes les évolutions sur le bout des doigts, parce que mes connaissances étaient encore bien trop maigres en la matière ! Comment allais-je faire de plus, plus tard dans la vie, si je n’étais qu’une inculte juste bonne à sortir quelques dates les unes après les autres en le confondant ? Inadmissible !

    - Dommage qu’on ne nous apprenne pas comment réaliser un philtre d’amour en première année… soupirai-je, plus pour moi-même que pour Brook.

    Car évidemment, j’avais déjà parcouru le livre de Potions pour savoir un peu ce qu’il en était, mais il ne faisait pas partie de notre programme pour l’instant, à ma plus grande déception. Je trouvais cela très idiot : comme s’il fallait un âge pour aimer ! Bien sûr, par la suite j’étais allée me renseigner à la bibliothèque pour en connaître plus précisément les effets, et cela modifiait la pensée de la personne touchée et en modifiait ses perceptions ; il y avait de bien meilleures façon pour tomber amoureux certes, mais en même temps, il fallait un début à tout, et puis, ce n’était qu’une sorte de petit coup de pouce pour la suite, j’en étais sûre et certaine, absolument, oui oui ! Nul doute qu’il allait se révéler être très utile par la suite ; je refusais de croire le contraire.

    Naturellement donc j’en venais à parler de Brooke (ma sœur !). J’aimais bien toujours la caser quelque part dans une conversation dès que le ton s’y prêtait parce que comme ce qu’elle faisait était important, moi aussi je me sentais importante, et c’était là le commencement de toute chose !

    - Médicomage, c'est génial ça! Elle est à Sainte-Mangouste alors? Tu la vois souvent?

    Je gardai un petit air humble pour ne pas avoir l’air trop prétentieuse, mais en vérité je sentais mon cœur se gonfler de beaucoup de fierté ; mais ça ne se faisait pas, alors je fis comme si ce n’était pas grand-chose. Mais oui. Ma sœur, était Médicomage. Du moins, elle allait le devenir !

    - Elle apprend là bas oui. Je devrais aller la voir pendant les vacances d’été, normalement ! M’empressai-je d’ajouter, toute excitée que j’étais à la fois de lui raconter toutes les histoires, mais aussi parce que ça allait être la première fois que j’allais visiter Londres, cette ville qui me faisait rêver depuis toujours et que je n’en pouvais plus d’attendre ! Je vais enfin découvrir Londres autrement que dans toutes ses lettres et elle m’a promis qu’elle m’emmènerait faire le les magasins ! Qu’est-ce que vous croyiez ? Je mourrais d’envie de la revoir, mais si on pouvait passer du temps ensemble tout en faisant les boutiques, c’était un luxe dont je n’allais sûrement pas me passer ! Elle ne revient plus beaucoup à la maison du coup non… En même temps, je la comprends…

    Mais je me sentais un peu seule et abandonnée aux griffes de maman et ses chemises à carreaux dont les couleurs n’allaient même pas ensemble. Un vrai
    cal-vaire.

    - Ça te dit que le mercredi on fasse nos devoirs ensemble à la bibliothèque, ou bien dans la salle commune si tu préfères? Comme ça, tu pourras m'aider en Sortilèges, et moi je t'aiderais pour ce que tu ne sais pas!

    Mais au moins pendant que j’étais à Poudlard, c’était terminé et je pouvais faire comme bon me semblait dans la mesure du possible ; même si je rechignais toujours aux règles que maman imposait, c’était comme ça, ce n’était pas dans ma nature, même si elle était à des kilomètres, d’outre passer ce qu’elle avait clairement interdit, même si je ne perdais jamais une occasion de marchander afin de la faire changer d’avis. Et ça marchait. Mais c’était bien mieux de ne pas l’avoir sur le dos et de pouvoir profiter de nouvelles têtes comme Brook par exemple. Sa proposition me ravie ; je m’étais déjà fait quelques amies et je m’entendais très bien avec Ruby ma camarade de dortoir avec qui je m’amusais beaucoup, mais là c’était un peu comme la promesse d’un rendez vous hebdomadaire qui permettait de tisser des liens, et même si j’émettais encore quelques réserves, je me sentais plus proche de Brook que d’autres personnes présentes à Poudlard et savoir qu’on avait quelqu’un sur qui compter avait ce quelque chose de rassurant, auquel je n’allais pas manquer de m’accrocher.

    - C’est une très bonne idée ! Je… j’hésitai un petit instant parce que je n’étais pas certaine de vouloir me confier là-dessus aussi vite, et je ne voulais pas montrer la moindre faille au niveau de mon travail ; si Brook le racontait à ses autres amis ? Mais tant pis, je me jetai à l’eau quand même : je suis moins à l’aise en Soins aux Créatures Magiques…

    La partie théorique n’était pas la mer à boire, mais toutefois j’avais du mal à m’y intéresser totalement, comme dans les autres matières, parce que les cours pratiques ne m’emballaient pas ; toucher un Veracrasse ? Dégoûtant ! Donc même si j’y mettais du mien, j’estimais que c’était moins important que les Sortilèges pour en revenir à eux et était donc moins attentive…

    Je rassemblai à présent avec organisation mes affaires pour les ranger dans mon sac ; c’était encore repousser la rédaction de ma lettre à mes parents, mais maintenant, je n’en avais plus trop envie, et préférais passer un peu plus de temps avec Brook, mon compagnon de lettres.

    - Partons d’ici, proposai-je avec bonne humeur. Les hiboux commencent à être un peu agaçants… fis-je remarquer, parce qu’ils n’arrêtaient pas de piailler au dessus de nos têtes et que j’avais l’angoisse que l’un entre eux ne se fasse « plaisir » juste au dessus de ma tête. Trop dangereux.


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Brook Lawrence
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MessageSujet: Re: "Papa, maman, je suis toujours à la recherche du prince charmant..." ~Brook   Jeu 8 Nov - 14:18

    - Dommage qu’on ne nous apprenne pas comment réaliser un philtre d’amour en première année…

    ... Quoi? Pfff, les filles, c'était vraiment trop nul! Un philtre d'amour? Mais on s'enfichait des philtres d'amour, à quoi ça pouvait bien servir, c'était bon pour les grands ça, moi je n'avais pas envie de me marier si jeune, Jane m'avait bien expliqué que c'était important de prendre son temps, en plus. Parce que, selon ses mots, passer sa vie avec quelqu'un 'était une grande expérience qu'il ne fallait pas entreprendre à la légère. Bon, je n'avais pas tout compris. Pour moi vivre avec quelqu'un eh bien c'était comme mon oncle et ma tante, il me semblait qu'ils avaient toujours vécu ensemble, qu'ils m'avaient adopté puis qu'ils avaient eu Ellen et que c'était absolument normal. Je n'imaginais pas qu'il y ait pu avoir des... efforts, des concessions, autour de ça. En tout cas, une chose était certaine : ce n'était pas pour moi et je ne m'imaginais absolument pas à leur place - j'avais l'impression qu'un monde se passerait entre maintenant et le jour où je serais comme eux. Ce qui me fit réagir d'une façon plutôt inexistante aux paroles de Prudence : vague haussement de sourcil et moue absolument désintéressée parce que, en toute honnêteté, je ne voyais pas l'intérêt à la chose. On avait des choses bien plus intéressantes à faire! Explorer la château! Inventer tout plein de potions qui explosent! Se balader dehors et découvrir la forêt interdite! Voler plein de trucs dans les cuisines!... Mais plus j'y réfléchissais, plus je me disais que c'était des passe-temps qui lui étaient étrangers.

    Tant pis, les gens ne sont pas forcément comme on voudrait qu'ils soient. Ellen, par exemple. Elle aurait été un peu moins chochotte et un peu plus aventurière, ça aurait été parfait! Mais bon - on ne choisit pas sa famille, et même si la mienne avait ses petits défauts, elle m'allait bien quand même. J'avais cette éternelle reconnaissance envers Jane et Mark de m'avoir recueilli, que rien ne pourrait effacer. Je sais qu'ils ne voulaient pas que je leur sois redevable, mais je l'étais. Ils auraient pu me placer en orphelinat, me faire adopter par quelqu'un d'autre : je n'étais pas leur enfant mais leur neveu, mais ils avaient choisi de m'élever comme leur propre enfant, alors qu'ils n'en voulaient pas. Ils me l'avaient dit : qu'au départ, ils pensaient ne jamais avoir d'enfant, parce qu'ils étaient bien tous les deux. Et puis mes parents étaient morts et ils avaient choisi de s'occuper de moi, et puis, apparemment, ça leur avait plu d'être parents, et ils avaient eu Ellen. Comme quoi!...

    Je chassai mes pensées pour écouter Prudence parler de sa sœur. Bien qu'elle m'ait beaucoup parlé dans ses lettres, je n'arrivais pas bien à faire le tri en ce qui concernait sa famille : est-ce que sa mère était si terrible? Comment était réellement la vie de Prudence? En la rencontrant pour de vrai, j'avais l'impression qu'il me fallait faire quelques ajustements avec ce qu'elle m'avait dit.


    - Elle apprend là bas oui. Je devrais aller la voir pendant les vacances d’été, normalement ! Je vais enfin découvrir Londres autrement que dans toutes ses lettres et elle m’a promis qu’elle m’emmènerait faire les magasins ! Elle ne revient plus beaucoup à la maison du coup non… En même temps, je la comprends…


    ... Les magasins. Moi aussi, j'aurais bien aimé découvrir Londres, bien que cela me paraisse lointain et presque... d'une autre civilisation. Je ne connaissais que Jersey, et un peu Guernesey. Et puis, Poudlard. De Londres, je ne connaissais que la gare, et elle était si immense que je m'étais senti minuscule et que je n'avais pas trop aimé. C'était trop plein de monde, trop bruyant, trop... artificiel. Comment pouvait-on avoir envie d'aller à Londres pour les magasins? On ne trouvait peut-être pas tout partout, mais de là à aller dans la capitale pour ça... Je décidais de faire comme si je n'avais pas relevé, et répondis au reste :

    - Ça alors, ça serait génial! Je me demande si Londres, c'est aussi bien qu'on le dit. Tu me raconteras, promis?!

    Je crois que j'aimais mieux le côté petite princesse de Prudence dans ses lettres, parce que son écriture était agréable et que, je ne sais pas si elle le savait, mais elle avait une manière d'écrire assez particulière qui rendait vivant son récit. Moi qui adorais les histoires, je m'y laissais toujours prendre, quel que soit le sujet. Mais à l'oral... Ce n'était pas pareil.

    C'était pour cela que travailler avec elle me paraissait une bonne idée : d'ailleurs, Jane m'avait encouragé à travailler avec d'autres gens, parce que c'était ce qu'elle avait fait et qu'apparemment c'était très enrichissant. Je lui faisais confiance : Jane était étrange, un peu originale, mais elle savait tout sur tout - elle m'impressionnait. Pour ma part je n'avais pas beaucoup de mal avec les études pour l'instant, je travaillais vite et bien et pour l'instant je n'avais pas de difficultés, mais je n'avais rien contre le fait de travailler en groupe, surtout si c'était avec Prudence. Après tout nous nous connaissions le mieux par lettre, peut-être que de travailler et d'écrire ensemble contribuerait à nous rapprocher de la même manière! Du coup, je fus soulagé quand elle accepta, visiblement emballée :


    - C’est une très bonne idée ! Je… Je suis moins à l’aise en Soins aux Créatures Magiques…

    En Soins aux Créatures Magiques?! Mais c'était parfait ça! Elle était forte là où je ne l'étais pas, et inversement! Moi qui avais grandi avec mon oncle et ma tante branchés sur les Créatures Magiques et la Botanique, voilà bien deux matières où j'étais incollable sans avoir besoin d'étudier. Comme je suivais Mark partout dès qu'il devait s'occuper de créatures magiques, j'en avais appris un rayon sans avoir à me forcer. Je voyais bien ce qui devait la bloquer : les animaux c'était sale, et il fallait se salir les mains, mais si il n'y avait que ça, ça ne me dérangeait pas de me salir pour deux! J'eus un grand sourire, tout content.

    - Trop cool! Je m'y connais bien, grâce à mon oncle et ma tante, tu sais, dis-je avec un sourire entendu parce qu'elle connaissait leur métier. Je te donnerais un coup de main! Au sens propre comme au figuré, pour le coup!...


    - Partons d’ici, dit-elle d'une voix légère alors qu'elle rangeait méthodiquement ses affaires. Tout en elle était méthodique, organisé. Les hiboux commencent à être un peu agaçants…

    J'eus un petit rire, attendis qu'elle soit prête, puis lui ouvris la porte, comme mon oncle m'avait toujours appris : avec les filles, il faut être galant. C'était l'heure du repas et je lui proposai sans hésiter :

    - Tu viens, on va manger ensemble?

    Cette première rencontre était aussi chaotique qu'inattendue, mais il n'y avait pas du tout que du mauvais, et j'étais finalement ravi qu'elle soit ce qu'elle était, avec ses défauts et ses charmantes petites mimiques.


    FIN

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