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Cours, le plus loin possible. [Gabriel]

 

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 Cours, le plus loin possible. [Gabriel]

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Ambre Serana
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MessageSujet: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Sam 12 Nov - 15:21

La grande salle est, habituellement, un endroit tranquille dénué d'intérêt si vous voulez faire autre chose que manger ou apprendre de nouveaux ragots les uns plus croustillants que les autres. C'est un lieu d'échange d'absurdités, de banalités affligeantes et de discours sans brillance. Pourtant, à moins de faire la grève de la faim ou de vouloir passer pour la personne la plus associable du château il fallait y passer trois fois par jours et faire semblants d'écouter avec attention ce que clamait vos camarades. L'un parlait de ses qualités, l'autre de ses exploits au Quidditch et le troisième, tout sourire, vous racontait une histoire invraisemblable dont il était le héro. Le fait d'être obligé d'entendre le tout en dix minutes top chrono faisait que, en sortant de la pièce, l'impression que vous alliez exploser n'était pas une impression. Généralement la première personne à croiser votre chemin en pâtissait. Légèrement, quelques regards noirs, une réplique bien aiguisée ou, lorsqu'il n'avait pas de chance, un ou deux sortilèges suffisaient. Ceci dit personne n'en était jamais mort et le mauvais endroit au mauvais moment était une fatalité universelle. C'était comme ça, c'était un fait et pas autrement c'est pourquoi, assise à la table de Serpentards Ambre s'entrainait déjà à fusiller du regard tous ceux qui avaient eu la merveilleuse idée de s'assoir à côté d'elle. C'était, certes, leur droit, mais ils allaient devoir en payer les conséquences. Il faut dire que la verte et argent n'était pas, lorsqu'elle était de bonne humeur, de la meilleure compagnie alors quand elle était d'humeur à massacrer tout le monde le mieux c'était encore mieux de s'écarter.

- Hé Ambre !
- Quoi ?
- Tu pourrais donner ça au professeur Sawyer pour moi ? Merci !
- Non mais je...


Énervée Ambre faillit balancer le morceau de parchemin crayonné sur le septième année qui repartait déjà vers la porte de la sortie. Autour d'eux un silence mortel s'était établi. Il était de notoriété publique qu'Ambre Serana ne rendait jamais de service à personne ou du moins sans contrepartie. C'est pourquoi tout le monde s'attendait à ce qu'elle roule le papier en une boule et qu'elle le balance à l'autre bout de la salle. Elle l'aurait volontiers fait si, tout sourire, quelques professeurs n'étaient pas entrain de la regarder. Rageusement elle prit le bout de parchemin (le froussant au passage) avant de sortir de la pièce d'un pas déterminé. Elle n'avait même pas prêté attention au professeur auquel elle était censée remettre le papier mais, vu le regard pénétrant de ses collègues la verte et argent était sûre qu'ils iraient le voir pour vérifier qu'elle avait bien rendu ce service à son camarade. Rendre service à quelqu'un, une première pour la sixième année qui partait du principe que chacun se débrouillait tout seul. Une chose était sûre, si Ambre croisait à nouveau ce septième année il risquait de le regretter. Enfin, encore aurait-il fallu qu'elle se souvienne de son visage ce qui n'était pas certain du tout. Elle n'avait pas vraiment prêté attention aux imperfections de son visage, à la couleur de ses yeux ou de ses cheveux. A quoi bon, il finirait pas par se vanter d'avoir forcé Ambre Serana a l'aider et ce jour là...Ambre soupira. Ce jour là elle envisagerait de lui faire regretter sans se venger puisque cela donnerait l'impression qu'il avait de l'importance. Ce qui était complètement faux.

Bon. A qui donc devait-elle l'amener ce truc ? Ambre jeta un coup d'œil au nom écrit dessus avant de se stopper en plein milieu du couloir. C'était une blague ?! Le nom, écrit en majuscule à l'encre noir n'était autre que celui de son professeur de Botanique, soit Gabriel Sawyer, soit une des personnes qu'elle ne voulait pas voir. Depuis le début de l'année elle ne voyait presque plus étant donné qu'elle ne suivait pas les cours de Botanique à cause de l'examinateur qui avait cru bon de lui discerner un Piètre. Avoir une telle note à ses BUSES était, pour Ambre, une catastrophe mais d'un autre côté cela l'arrangeait bien. Plus que bien même on pouvait le dire. Statique, au milieu du couloir Ambre se demanda s'il n'était pas plus prudent de dépêcher un autre élève pour faire la commission à sa place. Sauf qu'il y avait des risques pour que cela ne passe pas. Oh, et puis tant pis !, pensa la verte et argent avant de descendre les marches des escaliers. La belle blonde n'avait pas cours cette après-midi là, elle pouvait donc se permettre d'aller jusqu'à la salle de cours de son professeur et de lui donner en main propre le papier. Lui donner et repartir, il ne fallait pas être malin pour en être capable non ?

C'est donc remplie de bonnes attentions, souriante -mais pas vraiment, qu'elle se rendit vers la salle de cours de Botanique. Une détermination sans faille luisait dans les yeux de la verte et argent qui n'envisageait même pas la possibilité, qu'une fois en face de son professeur, elle buterait bêtement comme une gamine de douze ans. Lors de leur dernière rencontre elle l'avait traité de lâche et après elle avait parfaitement illustrer ce mot en se comportant elle-même comme telle. Cependant cela ne la dérangeait pas plus qu'autre chose puisqu'elle n'avait jamais prétendu être courageuse. Bien au contraire, fuir devant le danger c'était ça son truc. Crier "Je suis là et je vais vous battre" face à une dizaine de personnes plus intelligentes et plus fortes n'était pas vraiment son plan. Trop de risques, elle préférait s'en sortir vivante et de préférence entière ce qui n'était pas donné à tout le monde.

Après quelques minutes de marche Ambre finit par arriver devant l'endroit tant redouté. Dire que l'envie de poser le papier devant la porte et de repartir aussi sec ne l'effleura pas serait mentir. Elle en mourrait d'envie mais, une fois n'est pas coutume, elle s'en tint à son plan et, après avoir regardé des élèves riant sortir du cours elle rentra à l'intérieur de la salle de classe. Son pas qui juste avant était déterminé s'était fait moins sûr de lui. La verte et argent avançait moins vite, regardait autour d'elle en espérant ne pas voir son professeur qui, pourtant était à bureau un tas de copie posées. Après avoir repris sa respiration, en essayant de prendre l'air le plus naturel possible la verte et argent accéléra pour venir posé le papier sur le bureau de son professeur. Naturellement, il était en moins bonne forme que lorsqu'on le lui avait donné mais cela n'avait pas vraiment d'importance. Parler la ferait rester plus longtemps ici. Mieux valait-il être concis et rapide que s'étaler pendant de longues minutes pour dire quelque chose de tout simple.


- Un élève, de septième année, m'a demandé de vous rendre ce bout de parchemin froissé.

Ambre n'avait pas pu faire autrement que de glisser une légère ironie dans sa phrase. C'était trop tentant. Puis, alors qu'elle aurait déjà du être à la porte de sortie, elle ne pu s'empêcher de regarder sur quoi portaient les copies sur le bureau de son professeur. Un nom compliqué qu'elle avait déjà pu voir (puisque c'était des quatrièmes années) amis dont elle ne se rappelait pas.

- Tiens je connais cette plante !, encore une fois, les mots étaient sortis trop vite, écrasant toutes les bonnes résolutions de la verte et argent au passage. Ce ne serait pas celle-là ?; demanda Ambre en désignant d'un geste du menton une plante au fond de la salle. A moins que cela soit celle-là, ou celle-ci ! Dit la verte et argent en fixant deux autres plantes. Inutile de préciser qu'aucune des trois n'étaient la bonne, la belle blonde avait toujours été nulle en Botanique. Je crois qu'il faut mieux que je m'en aille, conclut Ambre après avoir grimacé. Bon sang, qu'est-ce qu'elle faisait !

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Gabriel Sawyer
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Mer 16 Nov - 22:27

Les grandes vacances étaient passées, emportant avec elle les longs jours chauds et pleins de joies. Les baignades, les voyages, les nouvelles rencontres, les plages, les fêtes… Tout cela était terminé, au plus grand daim des élèves, mais aussi des enseignants qui auraient préféré restés plus longtemps la tête libre de tous les soucis que les élèves leurs causaient. Il ne fallait pas croire que les professeurs étaient heureux de retourner à Poudlard. Gabriel aurait largement préféré resté au Canada pour le reste de ses jours plutôt que de retourner sous le temps pluvieux d’Ecosse, à enseigner à des élèves fatigués et déprimés. Lui-même n’était pas très frais lorsqu’il reprit ses cours, et les premières heures furent très difficiles. Il affronta cependant les premières journées de travaille avec un sourire, un sourire fatigué, certes, mais un sourire tout de même. Les vacances, à son avis, étaient passées bien trop vite. Il avait cependant eu le temps de profiter pleinement de sa sœur, et de sa bande d’amis. Ils étaient allés dans tous les coins touristiques des Etats-Unis, profitant du transplanage pour raccourcir considérablement leurs voyages et leur épargner les interminables heures de vol et d’attente. Ils étaient également allés à plusieurs soirées dont l’une d’elle avait failli mal tourner à cause de l’un de ses amis qui avait fanfaronné devant une fille qui, malheureusement pour lui, avait déjà un copain. Et comble de malchance, celui-ci était un véritable colosse, une montagne de muscle. Et il avait fallu au moins une dizaine de personne pour le retenir quand il avait voulu faire la peau de l’opportun. Sur le moment, ça n’avait pas été une partie de plaisir, mais par la suite, Gabriel ne s’en était pas remis et lorsqu’il rejouait la scène dans sa tête, il ne pouvait s’empêcher de rire en regardant du coin de l’œil son ami. Ce comportement fut source de beaucoup de chamaillerie entre eux.

Tout avait été parfait. Ou presque. Quand il n’était pas occupé par quelque chose, et que le rythme de la journée s’essoufflait, le jeune homme ne pouvait s’empêcher de penser à son élève, qui ne le serait plus l’année suivante. Il avait vu la note misérable qu’elle avait obtenue pour ses Buses, et il doutait sincèrement qu’elle ne reprenne Botanique cette année. Dans un sens, cela le soulageait car il n’aurait plus à éviter de la regarder durant le cours, ou de prendre un peu trop à cœur ses regards perçants. Mais dans un autre sens, il ne pouvait s’empêcher d’être déçu, peut-être parce qu’il ne pourrait plus la regarder à la dérobée et ressentir cette sorte de frisson qui le prenait lorsqu’elle entrait en classe, jetant sur la pièce un regard glacial qui semblait figer toutes les personnes présentes. Oui, décidemment, sa présence lui manquerait. Pas énormément, mais juste assez pour qu’il la cherche des yeux ou se tourne instinctivement vers son ancienne place, juste assez pour que cela lui fasse quelque chose. Sa dernière rencontre avec elle n’avait pas été des plus joyeuses, et il la ressassait souvent, essayant de trouver dans son comportement quelconque indice qui pourrait lui faire deviner ses intentions. Que voulait-elle exactement ? Probablement pas la même chose que lui. Mais à vrai dire, il essayait de ne pas faire de supposition, car il n’en savait strictement rien. Il commençait à peine à la comprendre, et encore, c’était subjectif, alors savoir ce qu’elle pensait et ressentait réellement n’était pas quelque chose qu’il pouvait prétendre comprendre. Avec elle, il ne pouvait rien prétendre. Tout était différent, étrange. Il réagissait trop vivement avec la jeune fille, et jamais il n’aurait pensé pouvoir, ne serais-ce qu’un jour, montrer de tels signes d’énervement ou de colère en présence de quelqu’un. Il avait même, plusieurs fois, été totalement abattu, tellement faible face à elle, qui gardait le contrôle quoi qu’il lui en coûte. Cependant, il ne regrettait pas grand-chose de sa conduite, car elle l’avait amenée à la connaître mieux, à la cerner un petit peu plus à chaque fois.

Gabriel sortit lentement de sa torpeur, réintégrant le monde réel, et s’aperçut qu’il était devant sa glace, la cravate dénouée, les cheveux en bataille. D’un geste las, il remit ses mèches blondes en place, enleva sa cravate et dénoua les premiers boutons de sa chemise. Depuis quelques temps, il préférait ce style débraillé à l’autre, car il y était plus à l’aise. Ce n’était pas au plus grand bonheur des autres professeurs qui devaient trouver cette tenue trop proche de celle des élèves. Mais après tout, le jeune homme n’en avait cure, tant qu’il était bien dans sa peau et que les élèves le respectaient quand même, tout allait pour le mieux. Il attrapa son sac en bandoulière et marcha jusqu’à dans la grande salle où il prit un copieux petit déjeuner, laissant parfois son regard trainer vers la table des verts et argents. Toutefois, il se retenait le plus possible, et changeait bien vite de centre d’attention quand il sentait qu’il se perdait dans la contemplation de la jeune fille, ou que quelqu’un le regardait. Il luttait vainement, ses prunelles bleues se reposant sans cesse sur l’objet de ses pensées. C’était comme un bout de métal attiré par un aimant. Sans cesse, il y revenait. Intérieurement, il se maudissait. Il finit ainsi rapidement son petit déjeuner et se dirigea vers sa salle de classe. Les cours de la matinée passèrent relativement vite, au plus grand bonheur de Gabriel qui désespérait de voir les élèves, parfois, persécuter les plantes. Il les reprenait sans arrêt, les grondant parfois pour leur conduite irrespectueuse, mais ça ne suffisait probablement pas car à chaque fin de cours, il remarquait souvent qu’une plante avait été trouée ou que des feuilles manquaient à l’appel. Cet irrespect total mettait la plupart du temps le jeune homme dans une colère froide. Heureusement, peu d’élève ce matin avaient eu la bonne idée de maltraiter l’un des végétaux, ils étaient encore trop engourdis par la rentrée pour penser à faire des choses pareilles. Il se pencha quelques instants sur les premières copies de la pile qu’il avait ramassée. Mais alors qu’il allait commencer à prendre un stylo pour raturer quelques mauvaises réponses, un bruit de pas se fit entendre dans la pièce. Le jeune homme releva les yeux et resta totalement interloqué quand il croisa, ceux, décidés, de la jeune Miss Serpentard. Il se redressa et l’observa poser un bout de papier chiffonné sur le bureau de bois. Réticent à le prendre, le jeune homme attendit une explication qui ne tarda pas à venir
.

-Un élève, de septième année, m'a demandé de vous rendre ce bout de parchemin froissé. Ironisa-t-elle.

Un sourire étira les lèvres de Gabriel. Combien de temps cela faisait-il qu’il n’avait pas entendu le son de sa voix ? Toutes les vacances d’été, et les quelques semaines qui venaient de passer également. Inconsciemment, cela lui avait manqué, et maintenant qu’il s’en rendait compte, il était stupéfait de voir combien de simples choses pouvaient lui manquer ainsi. D’ailleurs, il en était peu fier. Il avait cru pouvoir l’oublier durant toutes ces journées sans la voir, et bien il se trompait lourdement. Sa présence, en cet instant, en face de lui, ravivait plus que jamais les pulsions qu’il croyait enfouies au fond de lui. Il fronça les sourcils, légèrement désappointé par ce regain de passion impromptu. Cela n’allait pas. Il fallait qu’il se ressaisisse, que cela disparaisse. Pourtant, il savait bien que ce n’était pas possible, si tout ce qu’il avait ressenti auparavant était resté intacte durant ces trois mois de séparation, il n’y avait plus rien à faire, à espérer.

-Je vous remercie. Dit-il sans aucune once de sentiment dans la voix.

Il préférait qu’elle croie que tout avait disparu durant les vacances, et qu’il ne ressentait à présent plus rien pour elle. Mais, avait-elle déjà pensé à cela ? Peut-être avait-elle tout simplement cru qu’il l’embêtait ou autre théorie loufoque. Tant pis, cette nouvelle rentrée était comme un nouveau départ, et il espérait sincèrement ne plus craquer pendant cette nouvelle année. Heureusement, il y avait moins de risque que cela se produise puisqu’il n’avait plus cours avec elle, et qu’il n’y avait aucune raison pour qu’elle vienne lui parler. Enfin, c’est ce qu’il croyait jusqu’à ce qu’elle vienne lui apporter un mot. Oui, mais, elle avait été contrainte, et ce n’était probablement pas de gaité de cœur qu’elle le faisait. D’elle-même, elle ne serait jamais venue, et ça il le savait parfaitement. Il s’était aussi promis, plus ou moins, que s’il la croisait, il ne lui parlerait plus. C’était trop de tentation. De plus, maintenant qu’il se rendait compte que son obsession pour elle ne s’était tarie, il redoutait plus encore les moments passés seuls à seuls, comme celui-ci. Au fond de lui, il y avait deux opinions que se battait. L’une souhaitait qu’elle reste encore et encore, et qu’ils parlent, et l’autre, la raison, voulait qu’elle s’en aille le plus vite possible afin qu’elle ne soit plus la jeune fille tentatrice et que Gabriel puisse relâcher son attention. Le jeune homme ne savait encore laquelle écouter, et ne préféra pas décider pour l’instant, laissant les évènements décider à sa place. La demoiselle sembla sur le point de repartir, puis, elle jeta à son tour un coup d’œil aux copies qui trônaient sur le bureau, et dit soudainement :

- Tiens je connais cette plante ! S’exclama-t-elle, probablement sincère dans les émotions qui traversaient sa voix. Ce ne serait pas celle-là ? Dit-elle en montrant une plante dans la serre. Gabriel regarda à son tour et haussa un sourcil. A moins que cela soit celle-là, ou celle-ci ! Ajouta-t-elle en fixant d’autres plantes. Je crois qu'il faut mieux que je m'en aille.

Ce fut trop pour Gabriel, et il éclata de rire devant la scène qui se jouait sous ses yeux. Il secoua la tête, continuant de rire tout en regardant la jeune fille. Non, visiblement elle n’était pas faite pour étudier la botanique ! Toutes les plantes qu’elle avait montrées n’étaient celle qu’avait étudiée les quatrièmes années. Cela avait grandement amusé Gabriel. La dernière phrase de la jeune fille, ponctuée d’une grimace montrait combien elle-même se trouvait incapable dans cette matière, et le fait qu’elle préfère partir plutôt que d’avoir la réponse fit sourire plus encore le jeune homme. Elle s’enfonçait toute seule, et cela étonna Gabriel, car d’habitude, la miss Serpentard était plutôt du genre à enfoncer les autres ou lui-même. Ces nouvelles facettes qu’il découvrait d’elle, le charmait un peu plus. Il enleva d’un coup de tête mental les idées qui se mettaient en place dans sa tête et sourit malicieusement à la jeune fille tout en secouant doucement la tête de gauche à droite.

-Non, la botanique n’est décidemment pas votre matière de prédilection ! Sourit-il.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Sam 26 Nov - 20:11

Toute personne réfléchissant plus de cinq minutes n'aurait pas fait ce qu'Ambre venait de faire. Par simple intelligence, logique ou même pas peur. Le résultat était toujours le même. Cependant Ambre n'avait pas la prétention d'agir comme tout le monde, de dire les mêmes phrases stupides ou d'avoir les mêmes goûts qu'eux. D'ailleurs, elle n'aurait pas aimé. Cela dit, la belle blonde était contrainte d'avouer que, en ce moment présent, dans cette salle précise, elle regrettait de ne pas s'être comportée comme les autres ne l'auraient fait. C'est-à-dire; ne pas y aller. Après tout, la pièce n'avait rien d'enviable remplie de plantes les unes les plus laides que les autres. Attrait scientifique ? Peut-être, mais pas pour la verte et argent que ne voyait que des mauvais souvenirs se rattachant à ses choses vertes. Des notes catastrophiques, des activités pratiques sans considération pour le bon sens ainsi que des discussion orageuses. Bref, rien de très positifs, rien qui aurait pu donner envie à la sixième année de revenir. Rien. Ce qui ne l'empêchait pas d'être là, évidement.

Personne aurait pu empêcher Ambre de faire ce qu'elle voulait. Sa détermination ne comportait aucune faille et son air décidé avait de quoi séduire les plus récalcitrant. Elle avançait, chaque jour un peu plus loin sans se soucier du paysage qui l'entourait et surtout des personnes qui l'accompagnaient. Car la verte et argent n'attendait pas. Pas plus qu'elle ne s'arrêtait. Pour Ambre chaque seconde avait de l'importance. Rien n'était laissé au hasard, tout n'était qu'une histoire de calculs, de prévisions. Ses sourires, maîtrisés en tout point, étaient lancés à des moments clés, les regards noirs, eux, servaient souvent de réponses à des questions auxquelles elle ne voulait répondre. Une méthode qui avait porté ses fruits, elle était capable de manipuler n'importe qui sans le moindre scrupule. Rares étaient les choses qui lui avaient échappé et jamais deux de la même façon. Au fond, Ambre avait toujours tenu son monde dans le creux de sa main que cela soit ses parents ou les élèves de Poudlard. Qui, aujourd'hui pouvait se vanter de connaitre un temps soit peu la verte et argent ? Personne ! La jolie blonde n'était qu'une image, une figure qu'on manie, qu'on met en avant et qui finit jeté, parce qu'elle a été usée. Une triste vie d'après certains. Sur ce point Ambre n'était pas d'accord, tout cela lui procurait une protection qui lui permettait de réfléchir tranquillement sans que personne ne remarque rien. Certes, les autres élèves ne pensaient pas que la sixième année était une idiote incapable de manigancer dans son coin mais, comme ils ne s'étaient jamais trouvé dans ses plans (ou qu'ils ne l'avaient jamais su) ils n'y pensaient pas plus que ça. Ce qui n'était pas négligeable.

Dans toutes ces belles-choses que comportait la vie d'Ambre Serana une chose commençait à lui échapper. Elle avait cru pouvoir la maîtriser au début mais les évènements s'étaient enchaînés plus vite que prévu ne lui laissant que l'occasion de reculer pour se mettre en sureté. Car c'était le plus important. Cette chose était la raison de sa venue ici et cette chose portait un nom : Gabriel Sawyer. Ambre ne voulait pas le voir, pire elle le fuyait mais, en contrepartie, elle avait saisit la moindre occasion pour aller dans sa salle de cours. Ce que cela voulait dire ? Que la verte et argent était perdue et qu'elle ne maîtrisait plus la situation. L'équivalent d'une catastrophe naturelle dans la liste des priorité de l'héritière des Serana. C'était dire. (Bien que l'idée qu'une catastrophe naturelle surgisse réellement au milieu de nul part n'effleurait même pas son esprit.) En fait, c'était pire. Puis, au milieu de ce fouillis de pensées qui n'apprenaient rien de nouveau à Ambre la voix du professeur de Botanique se fit entendre. Une fois n'était pas coutume il essaya d'enlever toutes parcelles de sentiments mais cela ne trompa personne et surtout pas la verte et argent. La belle blonde ne dit rien cependant, sachant très bien que cela ne les avantagerait pas. Ni elle ni lui. Ambre savait très bien qu'il avait du prendre dix milles résolutions dont celle de ne plus lui parler, ou alors rester le plus distant possible mais la verte et argent savait aussi qu'il ne tiendrait pas. A moins que cela soit elle qui ne tienne plus. Dans les deux cas, ça ne durerait pas, c'était impossible et ils le savaient tous les deux.

Enfin, arriva l'éclat de rire. Choquée, étonnée et vexée la verte et argent fronça les sourcils. Il avait toujours la sale manie de rire, tout le temps ce qui ne faisait que l'énerver encore plus. Certes certes elle venait d'échouer lamentablement à essayer de montrer qu'elle avait un minimum de connaissance en Botanique mais ce n'était pas comme si elle lui avait tout à trac qu'elle ne savait quelle était cette plante. Parce que la verte et argent aurait du le savoir, logiquement sauf qu'elle n'avait jamais vraiment écoute dans cette matière et qu'elle n'avait jamais ouvert un livre de cours ou appris quoi que ce soit. En même temps, c'était de la Botanique...


- Non, la Botanique n'est décidemment pas votre matière de prédilection !

Une phrase qu'Ambre aurait vraiment pris mal si il n'avait pas eu la bonne idée de sourire. Curieusement, elle passait mieux. Pas de quoi faire sourire la verte et argent pour autant qui gardait son air buté et énervé. Ce qu'il venait de dire, ce n'était tout de même pas un compliment ! Qui plus est, elle le savait. La Botanique était l'une des seules matière ou l'héritière des Serana n'avait pas sa Buse. Il venait de le lui rappeler et ce n'était pas un souvenir agréable. La grimace qu'elle avait fait en voyant ses résultats n'était toujours pas totalement partie.

- Oui bon, grommela la verte et argent avec un regard en direction de son professeur.

Puis, reprenant tout d'un coup l'image qu'elle donnait à tout Poudlard elle gomma tous les sentiments de son visage et fit un sorte d'avoir un petit sourire arrogant.


- On ne peut pas être douée en tout après tout !

Ce qui n'était pas faux. Ceci dit il n'y avait pas que la Botanique qui n'était pas en très bonne relation avec Ambre. Enfin, il n'y avait aucune raison pour que son professeur l'apprenne. Qu'il croit qu'elle était douée en tout ce n'était pas plus mal. Cela lui donnait une image encore plus flatteuse.

- Et puis, on ne se moque pas des élèves, c'est impoli !, conclut Ambre en faisant référence à son éclat de rire qu'elle n'avait pas du tout apprécié. Rien de plus normal c'était tout simplement de la moquerie. Or la verte et argent détestait en être la cible et, si elle avait dès sa première année fait taire celles de ses camarades elle savait qu'avec son professeur la tâche serait plus dure.

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Gabriel Sawyer
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Ven 9 Déc - 23:51

Dire que durant toutes les vacances, il s’était forcé à ne pas penser à elle. Il y était arrivé. Visiblement, l’absence de la personne aidait à effacer toute l’attirance qu’il pouvait y avoir entre elles. Mais, le problème qui survenait ensuite, était la puissance de la passion qui surgissait lorsqu’ils se voyaient de nouveau. Les vacances avaient été un court répit, et la rentrée une puissante baffe de désir qui le déstabilisait plus qu’il ne le laissait paraître. Il aurait dû s’y attendre. Après tout, comment le corps et l’esprit pouvait oublier aussi facilement une personne comme celle qu’il avait en face de lui. Elle lui plaisait trop pour qu’il puisse supprimer toutes les pensées qui dérivaient dans sa tête. Malgré son caractère froid et les regards polaires qu’elle lui lançait, ravivant les flammes qui brûlaient en lui, il ne pouvait s’empêcher de faire dévier son regard vers elle. Oh, comme il luttait contre toutes ces envies indignes qui s’emparaient de lui, et comme il se méprisait lui-même pour ressentir de telle chose envers son élève. Une élève. Et pourtant, comment résister à l’appel de la passion quand il vous narguait tous les jours dans les couloirs, et aussi dans les rêves. Jamais Gabriel n’avait enduré pareille épreuve dans sa vie. C’était dur, beaucoup trop dur. Mais pour lui, et surtout pour Elle, il ne devait pas flancher. Il ne savait absolument pas ce qu’elle pensait, et peut-être qu’il la gênait trop, et qu’elle se sentait obligée et cela il ne pouvait le supporter. En réalité, il n’arrivait à supporter le fait qu’il ne sache absolument pas ce que la jeune fille voulait. Peut-être était-ce seulement le caractère interdit de cette relation qui l’attirait, mais d’après ce qu’il savait de ses désirs, ce ne devait pas être le cas. Si elle avait été adulte, aurais-ce changé quelque chose ? Probablement. Il aurait surement été plus entreprenant. Toutefois, dans cette situation, il ne pouvait se le permettre, c’était une telle entorse au règlement qu’il se demandait sérieusement si on ne l’emprisonnerait pas pour détournement de mineur, si on venait à découvrir ce qui s’était passé entre les murs si protégés du château sorcier. Un instant, le jeune professeur de botanique essaya de s’imaginer la tête des professeurs s’ils l’apprenaient. Non, c’était une vision trop pénible. Jamais il ne pourrait supporter ça. L’une des choses positives, c’est que la jeune Serpentard ne semblait vouloir le dénoncer, peut-être avait-elle peur de lui. Il jeta un coup d’œil sur son visage. Non, elle n’avait pas peur de lui. Aucun de ses gestes et de ses expressions le démontrait. La peur était facilement repérable sur les visages familiers, et jamais il n’avait vu pareille expression sur le siens. La plupart du temps, lorsqu’elle le voyait, elle fermait son visage. Etait-ce par peur ? Non, vu les étincelles d’émotions qui palpitaient parfois au fond de ces yeux, ce ne devait pas être le cas. Tout du moins, le jeune professeur l’espérait. Relevant les yeux vers son élève, il s’aperçut avec surprise que son visage exprimait, pour une fois, autre chose que de l’indifférence pure : un peu de colère accompagnée d’une petite grimace.

-Oui bon. Grommela-t-elle, et une fois de plus, il fut étonné par le ton qu’elle prenait. Visiblement, elle n’avait pas apprécié son éclat de rire et sa plaisanterie. Un sourire amusé se forma sur les lèvres du jeune professeur. Ainsi, elle était susceptible. Vu le peu qu’elle lui avait fait apercevoir sur sa véritable nature, cela aurait dû être prévisible. Cependant, la jeune fille sembla s’apercevoir que le masque qui composait son visage était tombée car elle prit sur elle et le replaça soigneusement, empêchant ainsi Gabriel d’apprécier les émotions qu’il avait pu voir sur elle. Son sourire se fana et son regard devint un peu plus grave quand elle changea son expression et que ses lèvres rosée s’étirèrent pour former un sourire arrogant. Le jeune homme retint de peu un soupire d’agacement.

-On ne peut pas être doué en tout après tout !
-Non, évidemment. Répondit-il.

En effet, personne n’était doué en absolument tout. Gabriel avait également ses faiblesses, comme tout être humain. Combien de temps avait-il dû travailler sa métamorphose avant d’y arriver ? Trop. Il n’avait jamais réellement aimé cette matière, mais par principe, il n’avait pas abandonné et s’entrainait très régulièrement car il savait que cela pouvait lui être très utile en cas de problème. Bien sûr, il avait à présent un niveau tout à fait acceptable, mais pour y parvenir il avait passé des soirées entière, lorsqu’il était plus jeune, un élève tout comme elle, à travailler sa métamorphose. Les bonnes notes n’étaient pas venues d’un seul coup, mais avec le temps, la progression avait été visible, et il avait pu décrocher un Effort exceptionnel aux Aspics, ce qui l’avait rendu plutôt fier. Pour une matière où il avait sué, avoir une telle note l’avait gonflé d’une détermination nouvelle qui ne l’avait quitté durant toutes ses études de Botanique, même quand son maître était particulièrement dur ou exigent. Revenant sur terre, il croisa le regard de son élève. Les prunelles bleutées de la jeune fille l’envoûtèrent à nouveau, et il lui fallut toute la volonté du monde pour s’en décrocher, et avalant sa salive avec difficulté, et fixa la copie de l’un des élèves, essayant de se concentrer sur ce qu’il avait écrit. Cependant, cela était impossible. Comment regarder une pierre difforme alors qu’un soleil scintillant se tenait juste à côté ? Vos yeux, par nature, étaient attirés par le corps brillant, quoi qu’il vous en coûte. Toutefois, Gabriel se força à garder la tête basse, par peur qu’elle ne voie luire dans ses yeux la passion qui l’animait.


-Et puis, on ne se moque pas des élèves, c'est impoli !

Les lèvres du jeune homme s’étirèrent légèrement sans pour autant montrer ses dents blanches. Il secoua lentement sa tête, et s’assit, reprenant son stylo entre ses mains. Après quelques secondes à jouer avec, il finit par relever les yeux, évitant tout de même de rencontrer à nouveau ceux de son élève. Il les fit alors dériver sur ses cheveux, de la même couleur que les siens. Dorés, longs, légèrement ondulés par endroit. Il se souvint brusquement qu’il avait déjà plongé ses mains dans la masse soyeuse de la jeune fille et préféra détourner le regard. La passion qui bouillait en lui remontait vite, trop vite pour qu’il puisse la contenir en cas de débordement. Et, cette nouvelle année, il s’était promis qu’il n’y en aurait plus. Promesse qu’il savait futile et surtout, inutile. Comment résister ? Il avait essayé, il avait même demandé quelques conseils à ses amis. Il avait d’ailleurs eu très peur que ceux-ci découvrent ce qu’il essayait de cacher, car c’étaient les seules personnes qui arrivaient à le comprendre avec sa sœur. Sa question avait éveillé quelques soupçons, mais il avait rapidement réussis à détourner la conversation à son avantage, et lorsque les questions étaient devenues trop dérangeantes, il avait habilement esquivé. Il ne pouvait simplement pas avouer cela. C’était beaucoup lui demander. Toutefois, les conseils qu’il avait reçus ne l’avaient pas satisfait, d’ailleurs, la plupart de ses amis lui avaient simplement dit: « ne résiste pas ». Comment pouvaient-ils dire ça avec une telle insouciance ? Dans leur bouche, cela sonnait tellement juste, tellement normal, mais vu la situation, ce n’était simplement pas possible. Pourtant, il avait déjà cédé plusieurs fois. A son grand daim… Non, au final, il ne regrettait pas tant que cela, car les frissons qui avaient alors parcourus son corps avaient été les plus agréables de toute sa vie. Se remémorant certaines situation, il ne put empêcher ses yeux de dériver vers la jeune fille… ou plutôt, la jeune femme qui lui faisait face. De nouveau, Gabriel plongea ses prunelles dans les abysses bleutées de la Serpentard. Le désir qu’il bridait jusqu’à maintenant explosa en lui. Non, non… Il se leva brusquement et s’appuyant avec ses mains sur le bureau qui les séparait, il approcha son visage de celui de la demoiselle. Lorsqu’il fut à quelques millimètres, il détailla avec plus d’attention ses traits, profitant de leur proximité pour se gorger de son parfum. Ses yeux dans les siens, il dévia doucement vers la droite, et embrassa doucement le creux de son cou. Puis, frôlant à peine sa peau douce de ses lèvres, il remonta jusqu’à sa mâchoire. Ses mains tremblèrent sur le bureau, mais il maintint ferme sa position, et les laissa sagement posée à plat sur le bois. De ses lèvres, il continua son chemin sur sa joue, et lorsqu’il arriva à la commissure de ses lèvres, il s’arrêta et recula de quelques demi-millimètres, son souffle rebondissant sur la peau veloutée de la jeune femme.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Sam 10 Déc - 13:12

C'était tout de même on ne peut plus énervant. 1) d'être devant son professeur de Botanique ; 2) de ne pas savoir quoi faire, quoi dire et 3) de ressentir des choses qu'elle ne devrait pas ressentir. Ambre aurait d'ailleurs pu rajouter un petit quatre et un petit cinq mais son esprit était trop occupée pour qu'elle songe à tous les autres petits détails désagréables. A croire que la présence de son professeur l'empêchait de réfléchir normalement car, habituellement, elle aurait eu un plaisir fou à citer tout ce qui la dérangeait. Ca l'aidait à faire le tri dans ses pensées, justement. Enfin, soupirant un bon coup histoire de montrer qu'elle n'avait pas envie de s'attarder et dans un même temps pour essayer de se défaire de son léger malaise. Le regard d'Ambre se posa sur le bureau de son professeur, rempli de feuilles -surement de copies de ses élèves. Elle pouvait aisément imaginer le nombre d'heures qu'ils avaient passé dessus et le nombre d'heures que Gabriel passerait dessus. Les notes qu'ils écriraient à l'encre rouge sur ses bouts de parchemin iraient sans doute de Piètre à Optimal. Ou pire si il y avait des élèves qui étaient aussi doués que la verte et argent en Botanique. Peut-être même que cela n'avait rien rendu, conscients que cela ne servait à rien excepté d'empirer les choses. Il y avait des fois où s'acharner ne servait à rien. Il fallait accepter son incompétence et essayer de se rattraper autre part. Rien de dramatique en somme. C'était juste déroutant et frustrant au début, ensuite ça passait bon gré mal gré. Qui plus est, si Ambre se devait de reconnaître une seule qualité à son professeur c'était justement qu'il enseignait plutôt bien pour les élèves qui n'avaient pas perdu tout espoir dans sa matière. La sixième année avait vu les notes d'une de ses amies augmenter en deux temps trois mouvements. Un coup de maître.

Pour en revenir au cas présent elle doutait que ce qui n'allait pas tarder à se passer soit quelque chose de positif. Elle ne savait pas quoi, ni comment, ni pourquoi mais elle le savait. L'ambiance de la salle, les yeux de son professeur, ses propres réactions lui soufflaient que la meilleure solution était de partir en courant. Ambre l'aurait bien fait mais son amour-propre et sa fierté l'en empêchait. Elle voulait se prouver quelque chose, qu'elle ne craquerait et, par la même occasion, prouver à son professeur qu'elle était plus forte que lui. Ce qui, d'ailleurs, était absolument faux mais la jeune femme avait été élevée dans le respect du sang et des coutumes et avouer qu'elle était plus faible faisait parti des choses qui lui étaient interdites. L'honneur de la famille en aurait pris un coup et, si la verte et argent aurait très bien pu supporter les regards accusateurs de ses parents, elle n'aurait pas réussi à mettre son propre honneur personnel de côté. Bref. Ce qu'Ambre détestait, chez Sawyer c'était cette fâcheuse manie qu'il avait de tout prendre à la plaisanterie. Ses sourires ironiques, ses éclats de rire avaient le don de faire sortir Ambre de ses gongs. A chaque fois elle se braquait et avait envie de repartir sans dire un mot. Oui, la sixième année était susceptible mais surtout lorsqu'il s'agissait de Gabriel. C'était quelque chose qu'elle ne supportait pas, vraiment pas.


- Non, évidemment.

Deuxième chose qui mettait à l'épreuve les nerfs de la Serpentarde : cette façon qu'il avait de répondre avec son air..son air idiot en quelque sorte ! Ce n'était pas ça mais Ambre ne trouvait pas de mot pour décrire la façon avec laquelle il répondait. C'était comme si rien avait de l'intérêt, comme si tout pouvait s'effondrer et comme si il se fichait de ce qu'elle disait. Or (et surtout pour le dernier point) il n'avait pas le droit. Ce n'était pas comme si Ambre était débile et qu'elle lui racontait les ragots de Poudlard ainsi que des choses stupides, idiotes, sans attrait ou autre. Après tout, elle ne faisait que lui répondre ! Levant les yeux sur son professeur qui était maintenant assis et qui jouait avec son stylo comme un enfant de dix ans avec son nouveau jouet Ambre remarqua qu'il gardait les yeux plongés sur tout et n'importe quoi tant que ce n'était pas elle. Un sourire satisfait naquit sur ses lèvres et elle attendit, simplement qu'il se décide de lever les yeux. Il le ferait, elle en était sûre. Pas besoin d'être devin pour voir qu'il luttait contre cette envie qui n'allait pas tarder à prendre le dessus. Détournant le regard vers un coin sombre de la pièce la verte et argent se mit à repenser à leur première rencontre, dans la chambre même de Gabriel, à sa première erreur (de s'être trompée de chambre) et à la deuxième (de l'avoir embrassé). Jamais elle n'avait pensé que cela prendrait de telles proportions. D'ailleurs, si elle l'avait su elle ne l'aurait pas fait.

Avec un soupir Ambre replaça son regard sur son professeur. Comme prévu il avait levé les yeux et leurs regards étaient plongés l'un dans l'autre. Un silence s'abattit sur la pièce pendant quelques millièmes de seconde brisé par le professeur de Botanique qui se leva sans crier gare et, s'appuyant contre son bureau, il rapprocha son visage de celui de la verte et argent. Ambre était devenue une statue. Son visage ne reflétait aucune émotions, son corps était tendu mais elle ne bougeait pas. Lorsque Gabriel posa ses lèvres sur son cou elle dût retenir un frisson menaçant. Mais elle y arriva, restant maîtresse de son corps, de ses émotions. En fait, elle essayait de ne pas penser aux lèvres de son professeur qui se dirigeait jusqu'à la commissure de ses lèvres sachant que cela lui serait fatal. Arrivé à l'endroit clé Ambre sentit que la visage de son professeur s'éloignait légèrement et elle en profita pour faire deux pas en arrière, clignant des yeux et respirant un bon coup. Il allait lui falloir par mal de temps pour reprendre ses pensées. Plongeant la main dans ses cheveux comme pour se soutenir elle ne dit rien pendant les premières secondes. Laissant son esprit se remettre en marche. Puis, elle lâcha tout, tout ce qu'elle pensait.


- Vous ! Vous.., commençai Ambre en plongeant son regard glaciale dans les yeux bleus de son professeur. Vous êtes malade ! Fou, ou je ne sais pas, mais quelque chose ! Il vous arrive de réfléchir ? Non, bien sûr que non ! Évidemment que non. Mais vous..! Enfin je ne sais pas !

Tout en débitant des paroles répétitives qui faisaient très bien ressortir son état d'esprit Ambre s'était assise sur l'une des multiples chaises de la salle de Botanique ce qui l'éloignait encore plus de son professeur. Elle souffla une fois, deux fois, poussa un soupir agacé, fusilla du regard son professeur, grimaça avant de reprendre conclure.

- J'en ai marre de vous !

Et il n'y avait rien de plus vrai. D'un coup, il s'en allait comme un lâche, la fois d'après il faisait..ce qu'il venait de faire ! Non mais non ! Ambre se leva brusquement, envoya valser la chaise d'un coup de pied rageur. Elle se dirigea vers son professeur, s'arrêta devant son bureau avant de reprendre la parole.

- Si vous étiez un minimum intelligent, vous ne seriez déjà plus à Poudlard, conclut Ambre avec hargne. Puis, prise d'une pulsion incontrôlable Ambre plongea son regard dans celui de son professeur et se laissa entraîner. Sans avoir réellement conscience de ce qu'il se passait la verte et argent avança son visage vers celui de son professeur et posa ses lèvres sur celles de son professeur pile au moment où elle reprenait conscience. D'un geste brusque elle recula, brisant la magie du moment.

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Gabriel Sawyer
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Sam 10 Déc - 19:41

[Ton avatar ]

Cet océan de passion, qui défèrle dans mes veines,
Qui cause ma déraison, ma déroute ma déveine,
Doucement j'y plongerais, sans qu'une main me retienne,
Lentement je m'y noierais, sans qu'un remord ne me vienne.
Tu vas me détruire, tu vas me détruire,
et je vais te maudire jusqu'à la fin de ma vie.
Tu vas me détruire, tu vas me détruire,
J'aurais du le prédire depuis le premier jour, depuis la première nuit.
Moi qui me croyais d'hiver, me voici un arbre vert,
Moi qui me croyais de fer contre le feu de la chair,
Je m'enflamme et me consume, pour les yeux d'une étrangère,
Qui ont bien plus de mystère que la lumière de la Lune.

Notre Dame de Paris - Tu vas me détruire.



Volupté. De nouveau, le jeune professeur avait agis sans réfléchir, et cela lui apportait, en réalité, bien plus que s'’il n’avait rien fait. Comment résister à ce fruit divin qui se tenait devant lui ? Comment ne pas goûter à elle alors que cela lui procurait autant de plaisir ? Il savait que ces sensations étaient néfastes et parfaitement égoïstes, mais il ne pouvait s’en empêcher. Et puis, ce n’était pas que physique. Tout du moins, il ne pouvait ignorer les sentiments qui se pressaient à la porte de son âme, et les frissons que cela déclenchait en lui. Dire qu’il s’était attaché à elle était plus ou moins la réalité. Cependant il ne la connaissait pas assez bien pour mettre un mot sur ce qu’il ressentait. Quelques secondes s’égrenèrent avant que la jeune demoiselle ne réagisse. Elle recula brusquement de quelques pas, laissant Gabriel, peu surpris et haletant, les mains posées sur le bureau, dans un vain effort de contenance. Il sentit son corps se tendre quand elle respira brusquement de grande goulée d’air, comme si elle avait retenu son souffle jusqu’à présent. D’un geste presque nerveux, elle passa ses mains dans ses longs cheveux d’or, et quelques temps plus tard, elle réagit, les mots se bousculant sur sa bouche.

- Vous ! Vous…. Vous êtes malade ! Fou, ou je ne sais pas, mais quelque chose ! Il vous arrive de réfléchir ? Non, bien sûr que non ! Évidemment que non. Mais vous…! Enfin je ne sais pas !

Les reproches évidents qu’elle lui faisait laissaient des traces sanglantes dans l’esprit de Gabriel. Il garda cependant la tête haute. Toutefois, sous le ton véhément et le regard polaire qu’elle lui lança, il ne put que baisser légèrement les yeux, conscient qu’à nouveau, il avait fauté. Comme toujours. Il sentit la culpabilité poindre le bout de son nez et faillit partir, afin de fuir les deux perles bleues qui le regardaient avec une expression de froideur totale. Il l’entendit reculer et s’assoir sur l’une des chaises qui meublaient la salle de classe. Il soupira. Il flanchait trop, et par la même occasion, brisait toutes ses promesses. Mais pourquoi avait-il fait cela ? Elle-même ne semblait pas comprendre et perdait ses moyens devant le manque de contrôle de son professeur. Comme toujours, il se maudit intensément. Pourquoi, pourquoi s’était-il approché d’elle ? Tout cela, c’était de sa faute, n’aurait-elle pas dû envoyer paitre l’élève qui lui avait demandé d’apporter ce mot ? Non, elle était venue ! Et Gabriel, comme tout homme, avait cédé à ses pulsions ! Comment faire autrement lorsqu’Elle était là ? Comment faire autrement alors que son corps, son cœur et son âme lui criait de le faire ? Il se mordit la lèvre, se punissant d’avoir écouté les voix qui trottaient dangereusement dans sa tête depuis qu’elle était apparue dans sa chambre. Mais, dans toute cette tirade, ce qui le faisait le plus regretter son emportement étaient les paroles décousues qu’elle prononçait. Elle ne savait exactement quoi dire et tout sortait dans le désordre, elle se répétait. Elle avait été choquée, et surtout, elle était chamboulée. Le cœur du jeune professeur se serra devant la vision de la jeune fille. Jusqu’à présent elle n’avait jamais réellement émis d’objections ou fait signe, elle se contentait de partir, quand ce n’était pas lui qui le faisait. Mais cette fois-ci, c’était différent, elle se défendait. Dans un sens, Gabriel avait toujours voulu que cela arrive, qu’elle le détruise afin qu’il ne l’approche plus. Plus jamais. Il aurait dû y penser avant, à ce qu’elle ressentait. Dans sa tête, il se traitait de profiteur, de violeur même. Comment avait-il pu se laisser aveugler à ce point par l’image qu’elle renvoyait ou par son parfum envoûtant ? Il n’avait jamais pensé aux choses qui pouvaient se dérouler dans sa tête à elle. Il faillit frapper son bureau, de colère. Peu à peu il développait un véritable dégoût pour lui-même, et se sentait devenir véhément. Il entendit distinctement la jeune Serpentard souffler deux fois, comme si elle souhaitait expulser d’elle tous ces évènements, puis, il sentit son regard emplis de sentiments négatifs se poser sur lui. Il ne frémit même pas, sachant qu’il le méritait amplement: il n’était qu’un con.

- J'en ai marre de vous ! Dit-elle alors.

Jamais elle n’avait été aussi directe, et cela fit enfler plus encore la culpabilité qui rongeait le cœur de Gabriel. Elle était visiblement furieuse, et il se sentait tant coupable. Autrefois, il avait confiance en son corps, en ses réactions, mais depuis quelques temps, tout cela le trahissait, plantant des couteaux bien aiguisés dans son dos. Il ne faisait même plus confiance à son corps qui agissait sans qu’il ne s’en rende compte, qui ne prenait même plus en compte ce que hurlait sa raison. D’ailleurs, où était-elle passée ? Avait-elle rejoint l’avis des pensées qui sillonnaient son cerveau, ou alors s’était-elle simplement éteinte devant la tâche trop ardue que constituait l’esprit de Gabriel ? Il n’en savait rien, mais tout ce qu’il sentait, c’est que toutes les voies qui repoussaient autrefois ces désirs s’étaient tuent, le laissant seul pour affronter. Non, ce ne devait pas être cela. La raison avait simplement dû prendre un autre visage, beaucoup moins agréable : la culpabilité. Un coup sourd lui fit relever la tête, qu’il avait baissée sous les regards de la jeune fille, et il observa la chaise renversée qui trônait un peu plus loin. Il n’osa porter son regard sur son élève. Tout ce qu’elle ressentait, faisait, tout était de sa faute, et il comprenait parfaitement son emportement. Même si elle aurait commença à le frapper ou à lui envoyer un sortilège, il n’aurait réagi. Il le méritait, simplement. Depuis l’année dernière, il l’embrassait et lui parlait à tout va, pour elle ce devait être insupportable. Qu’elle le méprise, qu’elle le déteste, qu’elle le tue, tout rentrerait alors dans l’ordre. Elle s’approcha du bureau, prononçant d’autres paroles tranchantes et hargneuses :

- Si vous étiez un minimum intelligent, vous ne seriez déjà plus à Poudlard. Finit-elle.

Gabriel se mordit la lèvre inférieure, encaissant cette nouvelle critique. C’était normal. Et elle avait parfaitement raison. Dès qu’il l’avait vue, dès la première nuit, quand il avait vu qu’elle lui plaisait un peu trop, il aurait dû fuir. Fuir à tout jamais, dans un autre pays, une autre école. Pour ne plus jamais la croiser, et pour lui éviter toutes ces choses. Cela aurait été mieux pour tout le monde. Toutefois, il avait joué à l’imbécile le plus parfait, et était resté. Alors, tout s’était précipité, et il n’en était pas fier du tout. Si seulement il était partit à temps. Il l’aurait certainement oublié plus vite, et elle n’aurait pas eu à l’éviter à chaque fois qu’ils se croisaient. Ils auraient été libres, l’un comme l’autre, de regarder où bon leur semblait, de ne pas garder ces expressions froides qu’ils collaient à leur visage pour ne pas trop en montrer à l’autre. Il n’aurait ainsi jamais eu toutes ces envies dévastatrices, et il n’aurait simplement jamais céder. Avec des si, on pourrait refaire le monde, comme on disait si bien, couramment. Mais c’était trop tard, bien trop tard. Quoi que ? Peut-être était-il encore temps de sauver, à la fois lui, et elle, et de partir. Devait-il partir ? Il glissa un regard sur ses copies et sur une feuille vierge qui traînait par hasard sur son bureau. Le stylo était à côté d’elle. Là, tout de suite, il eut brusquement envie de rédiger une lettre à la directrice afin d’annoncer son départ. Mais… il s’était attaché à ce château, aux élèves, à tout, et au final, il n’avait plus envie de partir. De plus, maintenant qu’il avait goûté à l’objet de ses désirs, il savait que ce n’était plus possible d’oublier. Il frémit, et sentant qu’elle le regardait, releva les yeux vers les siens. A nouveau, il s’y plongea; avec néanmoins un peu plus de retenue que tout à l’heure. Mais alors qu’il pensait réellement qu’elle allait le frapper, elle s’approcha, et le jeune professeur ne pus bouger, tétanisé. Il vit avec une surprise totale les yeux de son élève, qui ne reflétaient rien, devenir de plus en plus proches des siens. Doucement, ses lèvres rosées frôlèrent les siennes, et il crut rêver tant cela lui semblait improbable, impossible. Toutefois, une lueur étrange traversa les prunelles de la jeune fille qui recula brusquement sous les yeux éberlués de Gabriel.

Fronçant les sourcils d’incompréhension, il se releva lentement, laissant cependant ses doigts posés sur le bureau. Il observa quelques instants la demoiselle. Que… que venait-elle de faire ? Non, c’était tout bonnement impossible. Il devait halluciner. Il chercha du regard la plante ou le filtre de confusion qui devait être caché dans la pièce. Quelqu’un lui avait jeté un sort ? Rien de ce qu’il put apercevoir dans la pièce ne le conforta dans l’une des hypothèses qu’il avait formulées. Il cligna des yeux et fixa de nouveau ses prunelles sur la jeune femme qui était debout dans sa salle, magnifique et pourtant si intouchable. Il ne parvenait pas à la cerner. Toutes les fois précédentes, elle avait fuis, et il avait compris, elle ne voulait pas de lui. D’ailleurs, maintenant qu’il y réfléchissait, il avait été totalement idiot de continuer à la regarder. Mais, ce qu’elle venait de faire changeait tout, et surtout, dépassait tous ce que Gabriel s’était imaginé. Elle l’avait embrassé, ou plutôt effleuré les lèvres. Le jeune professeur ne comprenait pas encore toute la signification de ce court baiser. Il se déplaça lentement autour de son bureau et dû s’appuyer un moment contre, déboussolé par les pensées qui fusaient dans son esprit. Il prit une inspiration, essayant de remettre lentement de l’ordre dans sa tête. La jeune femme n’avait pas bougé, et était restée planté, quelques pas plus loin. L’atmosphère était étrange, comme emplis de questions, et cela mettait le jeune homme mal à l’aise. Il s’approcha de la jeune Serpentard sans pour autant la toucher. Proche, il passa son regard sur son visage dont il connaissait presque les traits par cœur, et leva l’une de ses mains en direction de ses mèches soyeuses. Il en remit une en place avec douceur, et rit doucement
.

-Je ne m’y attendais pas, je l’avoue. Dit-il doucement, détaillant ses yeux.

Il savait parfaitement qu’elle n’était pas du genre à se laisser aller comme cela, et qu’elle devait le regretter profondément. Il savait aussi qu’elle réagissait plutôt mal lorsqu’il commençait à la toucher ou à être trop proche d’elle, et déjà, il sentait la réplique cinglante monter dans l’air. Cependant, plus rien ne semblait pouvoir l’atteindre, car par le baiser qu'elle lui avait donné, elle avait éloigné toutes les craintes, toute la culpabilité et tous les questionnements qui le taraudaient jusqu’alors.

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Dernière édition par Gabriel Sawyer le Dim 11 Déc - 15:05, édité 2 fois
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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Dim 11 Déc - 13:28

Céder, elle avait cédé. Au fond d'elle Ambre n'y croyait pas et niait ce qu'elle venait de faire. Ce n'était rien, juste un léger contacte. Juste; elle eut un rire nerveux. C'était beaucoup plus que cela. D'un côté elle venait de prouver au monde entier et en particulier à son professeur qu'elle était elle-aussi soumise à des pulsions et qu'il lui arrivait aussi de succomber. Soit, mais en plus elle avait faibli, intérieurement laissant son corps prendre le contrôle chose inadmissible, impensable. Elle n'était pas n'importe qui bon sang ! Elle était Ambre digne héritière de la famille Serana ! Ce n'était pas que des noms, c'était plus. Un comportement, un caractère adéquat. Qui était-il donc pour lui faire oublier tout ça ? Son éducation s'était envolée, tout ce qu'elle avait apprit, ce que ses parents lui avaient sans cesse répété. Tout était contradictoire. L'acte qu'elle venait de faire était le contraire parfait de tout cela. En seize ans de vie Ambre ne s'était jamais autant détestée. Elle se faisait honte.

Comme à chaque fois que les pensées de la verte et argent partait sur sa famille elle ne put s'empêcher de penser à son frère. Léandre. Qu'aurait-il pensé ? Aurait-elle eu droit à un sermon ? Un regard noir et puis, lui promettant qu'elle ne recommencerait jamais, il l'aurait pardonné. Lui disant que ce n'était pas grave, qu'elle était forte et qu'elle avait le droit de faire des erreurs. Ils auraient ri et, après un sourire complice, l'évènement aurait été oublié. Si seulement il était là. Ambre avait besoin des conseils d'un grand frère plus que n'importe quand. De son regard, de sa présence, être rassurée. Mais il n'était pas là. Il ne serait jamais là à lui tendre la main, à l'aider à se remettre debout lorsqu'elle tombait. Non, comme toutes les années qui s'étaient déroulées elle devrait le faire; seule. De toute façon, la verte et argent savait qu'elle se mentait. Son frère n'aurait pas eu cette réaction, il n'avait pas été conditionné par leurs parents, lui. Il l'aurait poussé, ou il se serait abstenu de dire quelque chose. Dans tous les cas son discours aurait été différent de celui de leurs géniteurs.

Ambre ne bougeait pas, figée elle se perdait dans les abîmes de ses pensées et n'en serait pas sorti de sitôt si son professeur n'avait pas tout d'un coup apparut devant elle, dans son champ de vision. Son regard se fit plus dur mais c'était trop tard. Elle l'avait fait. C'est pourquoi elle ne broncha pas lorsqu'il entreprit de mettre en place une mèches de ses cheveux blonds. Après tout, il avait bien le droit. Après tout, ce n'était pas si dérangeant que ça. Pas de quoi en faire un plat. Ce n'était rien après ce qu'elle, elle venait de faire. Cette horreur. Cette chose ignoble. Et puis, que devait penser son professeur maintenant ? Qu'elle était incapable de se contrôler ? Elle devait paraître paradoxale. D'ailleurs, elle l'était. La sixième elle-même le savait, elle en avait conscience, c'était peut-être le pire. Savoir qu'elle idiote, qu'elle faible personne elle faisait. Rien de tout cela ne lui ressemblait vraiment. Ambre avait toujours su choisir, et faire les bons choix. Aujourd'hui elle doutait. De tout et même d'elle-même, c'était dramatique, catastrophique. Pire, pire.


- Je ne m'y attendais pas, je l'avoue.

Un rire nerveux menaçait de prendre Ambre. Évidemment qu'il ne s'y attendait pas elle-même était surprise par son propre comportement. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Une impulsion, une pulsion, quelque chose au fond d'elle l'avait poussé. Mais pas elle ! Pas elle-même ! C'était idiot, débile, crétin. Un peu des trois ou un mélange des trois. Enfin, quelque chose du même genre ! Bref, tout ça pour dire qu'elle aussi elle était complétement perdue. Ne sachant pas quoi faire ni quoi répondre Ambre commença à hocher négativement la tête avant de se stopper, de soupirer et de recommencer. Une fois, deux fois, trois fois. Puis, elle s'arrêta. Bon sang mais qu'est-ce qui lui était passé par la tête ? C'était comme si elle était incapable de réfléchir ! Franchement, elle ! D'un autre côté Ambre était sûre que son action avait été poussée par son professeur. Que c'était aussi de sa faute. Après tout, il avait commencé et, Ambre avait beau avoir son visage inexpressif, ce n'était pas pour cela qu'elle était de marbre. Pas réellement. Donc elle n'était pas si coupable que ça.

- Moi non plus, répliqua Ambre.

C'est à ce moment que toute l'éducation que la verte et argent avait reçu reprit ses droits. Le dos bien droit, une fierté non feinte sur le visage Ambre poussa un soupir de mécontentement. Sa main se posa sur le bureau de son professeur pendant que ses doigts claquait sur le bois dans un bruit sonore. Doucement tout d'abord puis elle accéléra et le claquement se fit de plus en plus fort, de plus en plus présent. Son regard s'était posé sur cette manœuvre et il s'était fait longtemps. Puis, il se leva, passa sur les diverses plantes vertes ou de couleurs différentes. Certaines avaient l'air douce d'autres avaient des piques bien visibles. Leurs tiges, qu'elle soit fine ou au contraire plutôt grosse, donnaient toutes la même impression : qu'elles étaient vivantes et que les approcher n'était pas une bonne idée. Elles étaient posées par terre ou sur des tables d'un âge différent dont certaines menaçaient de s'effondrer. Entre les pots marqués par la terre Ambre aperçut des légères traces de poussière. Un sourire s'étira sur ses lèvres alors qu'elle laissait retomber tous ses doigts sur le bureau, cessant le bruit.


- Vous devriez nettoyer votre salle de cours, déclara alors Ambre en tournant son regard vers son professeur. Toutes traces de son geste avaient disparu. La poussière pourrait empêcher certains de vos élèves de travailler correctement.

C'était une excuse banale Ambre le savait. Elle ne supportait pas la saleté, c'était tout. D'ailleurs la salle était presque propre mais comme partout quelque chose avait échappé au nettoyage et Ambre en avait profité. Elle reprenait contenance en balançant des petites piques dès qu'elle le pouvait. C'était sa technique et, jusqu'à présent, cela avait toujours payé. Et puis, qui plus est, il était possible qu'un élève soit vraiment allergique à la poussière ou quelque chose comme ça. Personne ne voulait voir un élève avec de grosses plaques rouges et le visage gonflé. Non ? Bon, si c'était un Gryffondor ou un Poufsouffle les conséquences n'en seraient pas dramatiques mais c'était tout de même un petit peu embêtant. Pour le professeur, pas pour Ambre, cela allait sans dire.

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Gabriel Sawyer
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Dim 11 Déc - 16:53

Il rêvait. Il devait tout simplement rêver. Durant tout ce temps, il avait cru dépérir de désespoir et de culpabilité. S’écrasant sans cesse de reproches horribles qui faisaient de lui un véritable monstre. Combien de fois avait-il voulut arrêter cette folie ? Combien de fois avait-il frappé des murs d’énervement lorsqu’il rejouait les scènes dans sa tête ? Il avait complètement divagué, et surtout, dérapé. Il s’était sentit si mal, pendant toute cette période. Quand elle l’avait embrassé, la première fois, un véritable trouble s’était répandu en lui. Tout d’abord ça avait été une totale surprise, puis, lorsqu’il l’avait vue à nouveau, un désir qu’il n’avait jamais connu avait enflé, peu à peu, en lui. Ceci l’avait étonné plus que tout, mais surtout dégoûté. Comment éprouver pareilles sentiments envers une élève ? Mais, les pulsions ne se contrôlent que très rarement, et il leur avaient cédées plus d’une fois. Comme il avait cru qu’elle se sentait obligé, ou alors qu’elle ne disait rien parce qu’elle avait simplement peur d’avouer ce qui s’était passé. Lorsque ces pensées effleuraient son esprit, il croyait devenir fou. Cependant, jamais elle n’avait eu de mouvement de défense. De fuite, peut-être. Cela aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Quand il s’approchait d’elle, souvent, elle ne reculait tout de suite, et semblait même –maintenant qu’il y pensait- vouloir rester à ces cotés. Peut-être divaguait-il encore. Toutefois, ce qui venait de se passer démentait tout ce qu’il avait pu imaginer. Elle s’était avancée, comme lui l’avait fait tant de fois, et avait posé ses lèvres sur les siennes. Ce geste, que visiblement elle n’avait contrôlé, avait remplis Gabriel d’une folle espérance. Ainsi, il n’était pas le seul à éprouver le désir de l’embrasser ! Il avait tellement cru que cela n’était qu’en sens unique, et visiblement ce n’était pas le cas. Sans qu’il ne l’avoue, cela lui enlevait un poids immense. A présent, il comprenait également pourquoi elle ne l’avait dénoncé. Cependant, il commençait doucement à voir ce qu’elle cachait, et il savait que si elle s’était sentie ne serais-ce qu’un peu menacée par lui, elle serait allée voir quelqu’un et aurait joué de son statut d’élève modèle, pour qu’il se fasse renvoyer. Elle était forte, et peu impressionnable. Il se rendait peu à peu compte qu’elle n’avait rien fait de tout cela, mais pourquoi ? La pitié, elle ne connaissait probablement pas. Par sadisme ? Vu les émotions et l’énervement non feint qu’elle lui montrait parfois, ce ne devait pas être le cas. Elle devait probablement avoir été travaillée par le désir qu’elle aspirait à Gabriel, ou alors ressentait-elle aussi quelque chose. Cette dernière hypothèse, bien qu’elle semble la plus potable laissait le jeune professeur sceptique. Telle qu’il commençait à la connaître, cela l’étonnait. Elle avait un contrôle hors du commun. Cependant, le masque s’était fissuré, juste assez pour qu’elle soit attirée par lui, quelques secondes de trop. Il avait compris. Compris qu’il n’y avait que lui, dans cette histoire, qui éprouvait quelconque désir. Etrangement, elle ne broncha pas lorsqu’il attrapa l’une de ses mèches, mais elle souffla plusieurs fois, ne sachant visiblement pas que répondre, puis, elle secoua la tête de droite à gauche.

- Moi non plus. Répliqua-t-elle finalement à sa précédente remarque.

Il sourit doucement. Visiblement, aucun des deux ne s’étaient attendu à cette perte de contrôle impromptue. Seulement, elle devait le regretter profondément. Lui, au contraire, pas le moins du monde. Comme il se sentait mieux, à présent. Il savait parfaitement qu’elle n’était pas le genre de fille à tomber dans les bras du premier garçon venu, et qu’elle était difficile. La preuve, il ne parvenait à la connaître. Il voyait, parfois, quelques facettes de sa personnalité, mais elle était encore trop mystérieuse, trop froide pour qu’il ne la cerne correctement. Il savait que jamais elle n’avouerait rien, de ses torts, de ses sentiments. Non, ne jamais dire jamais, toutefois il n’espérait pas. Elle lui avait suffisamment fait comprendre que sa présence l’énervait, et que tout ceci était de sa faute. Mais, le jeune professeur sentait une nouvelle force gonfler en lui. L’écart qu’elle avait réalisé confirmait certaines choses, et il se sentait prêt à subir absolument tout ce qu’elle lui ferait. De toute façon, que pouvait-il faire d’autre ? C’était elle qui le menait du bout du nez, et il n’éprouvait pas le désir de se défaire de cette emprise.

-En tout cas, ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre. Rigola-t-il tout en reculant de quelques pas, prévoyant.

Il remarqua que son visage avait repris l’expression indifférente qu’elle portait habituellement, avec cependant une petite pointe de fierté que le jeune homme ne comprit point. Elle semblait s’être redressée, et son regard parcourait à présent nonchalamment la pièce. Il resta sans expression précise lorsqu’elle fit claquer ses doigts contre le bois de son bureau. Visiblement, elle était troublée, ou bien en colère, ce qui ne fit qu’amuser plus encore le jeune professeur. Plus les secondes s’égrenaient, et plus les battements qu’elle produisait devenait rapide, fort. Gabriel attendit patiemment que sa crise de percussion passe, l’observant, sans trop en avoir l’air, afin de ne pas la froisser si elle le remarquait. Durant ce laps de temps, la jeune demoiselle regardait autour d’elle, passant ses prunelles bleutées sur les plantes qui peuplaient la pièce. Le jeune professeur suivit son regard, détaillant à son tour quelques plantes qui lui seraient prochainement utile, ou bien qu’il pourrait présenter à ses élèves durant ses cours. Puis, soudainement, un claquement plus fort se répercuta sur la pièce, et Gabriel laissa ses yeux revenir sur la jeune femme qui se tenait devant lui. Il remarqua avec surprise qu’un sourire s’étirait sur ses lèvres, la rendant plus belle encore. Mais, ce sourire l’inquiéta légèrement, était-il sincère ? Moqueur ? Il préféra ne pas trop se poser de question, sachant qu’elle allait probablement répondre d’elle-même à ce qui trottait dans son esprit. Il se prépara tout de même à être déstabilisé, ou alors blessé. C’était sa spécialité.

- Vous devriez nettoyer votre salle de cours. Dit-elle alors en se tournant vers Gabriel qui haussa un sourcil. La poussière pourrait empêcher certains de vos élèves de travailler correctement. Termina-t-elle.

Le jeune professeur resta un moment interdit, puis, il se mit à rire, rejetant la tête en arrière. Cette réplique était d’un tel hors contexte qu’il ne comprenait pas comment cela lui était venu en tête. Se moquait-elle de lui ? Il n’en savait rien, mais cette phrase l’avait bien fait rire. Il n’y avait qu’elle pour sortir de telles choses dans un moment pareil. Elle cherchait visiblement à meubler le silence, ou alors elle était sérieuse, mais cela ne lui ressemblait pas. Elle n’était pas une fille qui badinait sans cesse et parlait de chiffon et autre futilité. Non, elle réfléchissait à ce qu’elle disait, et ne sortait jamais de mots au hasard. Tout était pensé, calculé. Tout du moins, c’était l’impression qu’elle donnait lorsqu’elle parlait aux gens. Gabriel avait cependant remarqué que ses paroles étaient peut-être… un peu moins sensées lorsqu’il était présent à ses côtés. D’ailleurs, ce qu’elle disait aujourd’hui était un parfait exemple. Sa colère de tout à l’heure lui avait fait prononcer des mots sans suite, et maintenant, sa réplique étrange laissait penser qu’elle perdait quelques-uns de ses moyens. Le jeune professeur la fixa. Peut-être que c’était simplement un moyen de lui montrer quelque chose, ou bien de lui poser une condition, de manière sous-entendue. A vrai dire, il ne savait comment interpréter cette phrase qui le laissait perplexe. Il sortit tout de même sa baguette, un d’un sortilège informulé, fit disparaître les grains de poussières qui s’étaient posés entre les pots de terre. Après quoi, il la rangea dans sa poche arrière, et plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme, une lueur amusée dans les pupilles. Au moins, elle ne plus lui reprocher la saleté de la pièce. Mais, cette phrase sonnait trop creux, trop faux pour qu’elle puisse réellement s’y intéresser.

-Est-ce une façon détournée de me faire comprendre quelque chose ? Ou c’est réellement ce que tu pensais ? Demanda-t-il, toujours autant amusé par le visage et les propos de la jeune femme.

Il ne s’approcha cependant pas d’elle, par peur de provoquer chez elle une quelconque réaction négative. Il savait que ses paroles, mais aussi son rire l’énervait légèrement, si ce n’est pas complètement. Mais, il ne pouvait réagir autrement, ce petit bout de femme l’amusait et lui en faisait voir de toutes les couleurs, et le pire, c’est que cela lui plaisait. Elle lui plaisait quoi qu’il en soit. Même lorsqu’elle lui envoyait des regards méprisants, des insultes, ou toutes autres paroles abaissantes. Il l’observa doucement. Son physique contrastait tellement avec le caractère qu’elle avait. Ses courbes douces, son visage, fin et blanc, ses yeux, clairs comme l’eau ne semblaient pouvoir contenir une véritable vipère. On dit souvent que les apparences sont trompeuses, et bien ce dicton collait parfaitement à ce que la jeune fille était. Il secoua doucement la tête de droite à gauche, un petit sourire sur les lèvres. Elle était vraiment incroyable. Il ne savait absolument rien de sa vie, et de ce qu’elle pensait, pourtant il ne pouvait s’empêcher de la trouver magnifique, autant intérieurement qu’extérieurement. Peut-être était-il totalement aveuglé par ses désirs, mais il n’en avait cure. Il savait que le moment venu, il pourrait être déçu, mais il faisait –probablement à tort- confiance à la jeune femme. Il savait que le désir et la passion pouvaient être plus fort que toutes autres choses, et, pour lui, c’était déjà le cas, il en était remplis. Evidemment, il n’était pas encore prêt à sacrifier tout ce qu’il posséder pour elle, comme dit précédemment, il ne la connaissait pas assez, mais il était déjà envoûté, peut-être trop. Pensant soudainement à sa sœur, ses pensées s’envolèrent. Durant les vacances d’été, il ne lui avait rien dit. Bien sûr, elle avait compris qu’il lui cachait quelque chose, mais elle n’avait pas protesté, comprenant surement que son frère n’était pas prêt à en parler. Mais, maintenant qu’il savait que son élève n’était pas aussi indifférente qu’il le paraissait, il avait envie de se confier. Rien qu’à Cyrielle, et à personne d’autre. Peut-être serait-elle choquée par son comportement, mais elle était sa sœur, et elle comprendrait. Revenant à la réalité il fixa la jeune femme devant lui.

-Est-ce que tu as des frères et sœurs ? Demanda-t-il alors, essayant de comprendre qui elle était vraiment, et d’en apprendre un peu plus sur elle.

Durant un instant, une vision étrange s’imposa devant ses yeux, et il imagina Ambre entourée de plusieurs petites filles lui ressemblant comme deux gouttes d’eau. Il secoua doucement la tête. Ah, non, ce serait probablement trop insupportable à vivre.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Dim 11 Déc - 18:53

Dix ans pouvaient passer. Ou peut-être vingt, trente ou quarante. Elle serait plus veille les premières rides apparaitraient. Ses muscles commenceraient à lui faire mal, sa vue baisserait ainsi que son ouïe. Ses parents seraient morts, Ambre aurait assisté avec tristesse à leur enterrement, tous les amis de la famille seraient venus lui faire leurs condoléances et puis la vie aurait continué. Peut-être serait-elle mariée avec des enfants. Mère au foyer ou travaillant elle ne savait où. Elle ne se voyait pas criant sur ses enfants toute la journée et râlant auprès de son mari qui rentrerait tard après une dure journée au ministère. Mais ni elle, ni personne d'autre ne pouvait prédire son destin. Ambre n'avait jamais eu peur de l'avenir, elle avançait, confiante, sur le chemin que lui avait tracé ses parents. Pour la premier fois de sa vie elle avait pris une autre route dont elle ne voyait pas la fin. Faire demi-tour lui était impossible et, à chaque pas, elle était confrontée à un choix, toujours plus dur. Jusqu'à maintenant elle les avait passablement bien évité mais elle savait que ça ne durerait pas. Preuve en était, elle était toujours là dans la pièce et ce n'était pas pour autant qu'elle avait agit. Non, justement, la verte et argent se bornait à rester là et à attendre que quelque chose se passe qui puisse l'éclairer. Sauf qu'il n'y avait rien, rien du tout pas le moindre signe du destin. A croire qu'elle allait vraiment être obligée de se débrouiller toute seule face à face avec son professeur.

C'était justement ça qui l'embêtait. Elle savait très bien ce qu'il pensait. Ambre était entrain de faire naître des espoirs dans son esprit. Or ils ne se réaliseraient jamais. D'un autre côté la verte et argent ne prenait pas Gabriel pour un idiot et le savait assez grand pour faire la part des choses. En fait, elle l'espérait surtout sinon les conséquences risquaient d'être dramatiques. Mais enfin, ce n'était pas de sa faute. Vraiment cette fois-ci. Elle n'était pas dans les pensées de son professeur comme il n'était pas dans les siennes. Heureusement sinon ils auraient eu vite fait de s'entretuer. Lire des les pensées des autres devait être un ennui mortel. Ambre ne préférait pas imaginer le nombre de personnes qu'elle aurait envie de réduire au silence. Déjà que rien qu'en les entendant parler ce n'était pas fameux alors leurs pensées c'était l'horreur la plus totale. Autant passer son temps avec des nouveaux-nés qui criaient tout le temps sans raison, le résultat était le même.


- En tout cas ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre.

C'était bien ce qu'elle craignait. Cependant, et malgré la colère qui menaçait d'éclater Ambre choisit de ne pas s'énerver. C'était ce à quoi il s'attendait puisqu'il venait de reculer. Visiblement il commençait à bien la connaître. Trop, c'est pourquoi Ambre ne voulait réagir comme il s'y attendait. Être imprévisible était une qualité d'après elle et surtout un très bon moyen de défense. C'est sûre cette pensée qu'elle réussit à faire passer la colère grandissante que cette phrase avait provoqué. Sous son air angélique son sourire se fit moqueur et son regard se teinta de malice. Ambre ne comptait abandonner la partie et encore moins le laisser gagner. Les Serpentards étaient connus pour leur ruse et elle n'était pas tombée dans cette maison pour rien. Semer le doute dans l'esprit de son professeur, faire comme si tout était prévu, tout était calculé, comme toujours.

- Votre première erreur.

Si seulement cela avait été la première pensa Ambre en prononçant cette phrase car il en avait fait tellement qu'elle ne les comptait même plus. Bien. Deuxième étape, lui montrer qu'elle aussi pouvait lire ses réactions et, par la même occasion, qu'elle ne comptait pas réagir comme lui l'avait prévu. Lui prouver qu'elle était toujours aussi instable, aussi surprenante même si la verte et argent espérait qu'il l'avait déjà compris.

- Ça ne sert à rien de reculer. Je ne vais pas piquer une crise de colère. Vous n'en valez pas la peine.

Bim ! C'était faux mais ça n'allait surement pas être agréable à attendre donc le but de la verte et argent serait atteint. Le ton négligeant qu'elle avait pris renforcé sa dernière phrase. Il ne pouvait pas deviné qu'Ambre s'énervait plus qu'habituellement avec lui et avait envie de réagir à chaque phrase qu'il lui adressait ou à chacun de ses gestes. Il ne le savait pas et il ne fallait absolument pas qu'il le sache. C'était fondamentale car sinon il se servirait de cette information. Ambre n'était pas de taille à lutter.

Un sourire poli se forma sur ses lèvres alors qu'elle prenait pour là xième fois un air agacé. On aurait très bien pu croire qu'elle n'avait pas envie d'être là. Pourtant elle ne bougeait pas et ne faisait pas mine de vouloir s'en aller. Paradoxale Ambre ? Tout à fait. Mais c'était comme si, comme si elle se sentait bien là. Dans cette salle poussiéreuse avec son professeur. Et puis, tant qu'ils ne faisaient que discuter il n'y avait pas mort d'homme. Une fois n'était pas coutume Gabriel se mit à rire. Certes, sa remarque sur la poussière n'avait pas grand sens mais en rire non plus. Cependant elle commençait à connaître son professeur et elle ne dit rien, se contentant de sourire avec un air compatissant. Lorsqu'il sortit sa baguette Ambre se demanda si il se préoccupait vraiment de son avis ou si il allait nettoyer la pièce (car il le fit) simplement pour faire quelque chose. Intérieurement elle espérait que la première solution soit la bonne.


- Est-ce une façon détournée de me faire comprendre quelque chose ? Ou c'est réellement ce que tu pensais ?

Sans se départir de son sourire Ambre plongea son regard dans celui de son professeur qui avait l'air amusé. Elle savait très bien qu'il trouvait la situation drôle alors qu'elle était, à son avis, d'une banalité affligeante. Enfin, personne n'était pas parfait. Il pouvait bien avoir des défauts ce professeur de Botanique. Il devait, il en avait. Aussi logique que ça.

- Si j'avais voulu vous dire quelque chose de façon détournée professeur, vous le sauriez.

Sur ce point au moins elle ne mentait pas. Elle ne passait pas son temps à faire des sous-entendus inutiles et, sur le coup, c'était effectivement ce qu'elle avait pensé. Après il était vrai qu'elle aurait pu trouver quelque chose de plus intelligent mais enfin Ambre n'avait eu l'occasion de réfléchir avant de parler. Elle avait compris qu'il fallait qu'elle parle et les mots lui étaient sortis de la bouche tout naturellement. Et puis de toute façon, il n'avait pas besoin de savoir. Sa question n'était pas vraiment intelligente à la réflexion. Pas du tout même.

- Est-ce que tu as des frères et des sœurs ?

Le temps aurait pu s'arrêter Gabriel aurait pu être un monstre elle n'aurait pas eu l'air aussi surprise. Qui que QUOI ? Pourquoi donc lui posait-il cette question ? Pour mettre les pieds dans le plat il le faisait bien. Il était tombé sur la question qu'Ambre détestait le plus. La famille était, pour la verte et argent, un sujet sensible mais son frère, c'était le sujet tabou. Reprenant constance Ambre offrit son plus beau regard noir à Gabriel. Son frère bon sang ! Son frère ! La honte des Serana, un cracmol sans destinée. Qu'allait-elle lui répondre ? Nié ce qui représenterait un geste de déni pour sa propre famille ou répondre par le positif et prendre le risque d'avoir une autre question. Pourtant au fond d'elle Ambre savait qu'elle ne mentirait pas, elle était encore trop proche de Léandre pour nier son existence. Après tout, elle n'avait qu'à lui retourner la question, avec un peu de chance il se contenterait de répondre et elle pourrait filer ni vue ni connue sans avoir dit quelque chose de compromettant.

- Oui. Et vous ?, répondit Ambre un peu trop vite pour cela soit crédible.

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Gabriel Sawyer
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Dim 11 Déc - 20:50

- Votre première erreur. Attaqua-t-elle.

Il resta inébranlable devant ce qu’elle venait de dire. Visiblement elle avait choisi l’attaque. Mais, il était de trop bonne humeur pour qu’il soit déstabilisé par ses piques. Elle avait eu un temps d’égarement, mais à présent elle revenait, plus forte dans ses convictions, et donc, plus forte dans ses répliques méprisante. Elle n’avait probablement pas aimé ce qu’il avait dit précédemment. Cependant, cela ne le surpris pas outre mesure. Il s’était attendu à une quelconque réaction, mais il n’avait su laquelle. Colère ? Apparemment ce n’était pas ce qu’elle ressentait à ce moment-là, ou alors, elle le cachait prodigieusement bien. A vrai dire, Gabriel ne savait ce qui se passait dans l’esprit de la jeune fille, et elle n’avait visiblement pas envie qu’il puisse y lire. Le jeune homme savait, ou plutôt, pensait qu’elle avait été élevée comme cela, et que donc, c’était son moyen de vivre, et de survivre à tout ce qui se passait autour d’elle. Attaquer, avoir une longueur d’avance. Apparemment, ça marchait bien. La preuve, il se sentait tout de même légèrement blessé par son ton, et son expression. Sa première erreur ? Oh, non, il en avait fait bien d’autre avant, et il était sûr qu’il en ferait d’autre. Peut-être même sans s’en rendre compte, sauf que la jeune femme, semblait pouvoir repérer avec une facilité déconcertante toutes les erreurs qui se baladaient çà et là.

-La première ? Je ne pense pas non, ni la dernière, d’ailleurs. S’amusa-t-il à répondre. Elle était certes très douée pour faire naître le désespoir et la haine en une personne, mais il choisit avec difficulté de ne pas lui montrer, et de lui répondre bravement, même si cela constituait une erreur de plus pour la jeune fille.
-Ça ne sert à rien de reculer. Je ne vais pas piquer une crise de colère. Vous n'en valez pas la peine.

Vlan, nouvelle attaque. Non, décidemment, il n’arrivait pas à la cerner. D’ailleurs, la nouvelle plaie qu’elle venait, sans doute consciemment, d’ouvrir dans son esprit le titillait. Durant un instant, il se demanda réellement pourquoi il s’accrochait à elle. Elle ne semblait pas le moins du monde se préoccuper de lui, alors pourquoi, lui le faisait-il ? Montrait-elle son vrai visage lorsqu’elle était aussi perfide ? Il espérait que non. Vexé et blessé, il se referma intérieurement. Petit à petit, il essaya de se convaincre que seul son physique était désirable, mais que son être intérieur, lui, ne l’était d’aucune façon. Comment pouvait-il réussir à rester près d’elle lorsqu’elle avait la bouche ouverte et que des milliers d’éclats de méchanceté, de moquerie et d’horreurs se répandaient autour d’elle. Comment ? Sa froideur polaire, ses regards qui rabaissaient. Avait-il déjà vu quelconque bonté ou même une once de gentillesse dans son regard ? A y réfléchir, jamais. Sous son regard qu’il essayait de rendre inexpressif, il la vit prendre un air agacé qui lui donna envie de frapper contre un mur. Qu’est-ce qu’elle-même pouvait être agaçante ! Se rendait-elle compte à quel point les sentiments qui l’étreignaient étaient contradictoire ? Il la désirait à mourir, et aveuglé par ce désir, il n’arrivait à bien discerner sa véritable nature. Cependant, les piques qu’elle lui envoyait avaient pour effet de faire monter en lui une rage qu’il arrivait à peine à contrôle. Haine mélangée au désir donnait un cocktail des plus dangereux. Il décida toutefois de laisser partir la rage pour ne garder que la passion. Mais, les deux sentiments étaient au final assez semblable, et le rongeait tous les deux de la même façon. Il se concentra donc pour garder son sourire et sa bonne humeur tandis qu’elle répondait, plus ou moins perfidement, à ses précédentes questions :

- Si j'avais voulu vous dire quelque chose de façon détournée professeur, vous le sauriez.

Ou pas, eut-il très envie de répondre. Non, jamais elle ne le lui dirait. De toute façon, il pariait tout ce qu’il avait que jamais elle ne lui dirait quoi que ce soit, ou même de lui montrerait. Ils étaient dans une belle impasse. Gabriel aurait voulu qu’elle lui dévoile certaines choses, mais, elle ne voulait pas. Cependant, et, maintenant il le savait, ils éprouvaient l’un envers l’autre une certaine passion. Le jeune homme était en pleine confusion. Ses pensées étaient brouillées, et il ne savait quoi faire. La laisser ici et partir pour réfléchir ? Comme elle l’avait déjà souvent fait avec lui, il avait envie de se mettre en colère, mais sachant que ça ne résoudrais aucun problème, il se contint. Et puis franchement, il n’était plus un enfant qui piquait une crise quand un problème survenait, il fallait qu’il le résolve. Oui, mais, certains problèmes étaient impossible à résoudre, et celui-ci semblait faire partir de ceux-ci. Comment faire ? Quand il la regardait, il avait à la fois envie de la prendre par les épaules et de la secouer comme un prunier, pour qu’elle arrête de dire de telles infamies et qu’elle enlève ce masque de froideur, mais une autre envie beaucoup plus agréable s’offrait également à lui : l’embrasser passionnément et oublier tout ça, simplement. Toutefois, il savait pertinemment qu’aucun de ces deux actes ne résoudraient rien et qu’ils rajouteraient probablement une couche de problèmes en plus. Repensant à toutes les horreurs qu’elle lui avait dit jusqu’à présent, il sentit tout de même la colère et la tristesse l’étouffer.

Abruptement, ses émotions à son égard changèrent, et il eut presque envie de la frapper. C’était une élève, certes, mais ce n’était plus la sienne. Il eut un soudain élan de surprise envers son propre comportement. Pourquoi avait-il de pareilles pensées ? Mais, il fut vite étouffé par la rancœur brusque qui étreignait son cœur tout autant que le désir. Il la regarda, des milliers de sentiments valsant dans ses yeux. Elle était divinement belle, mais ses yeux portaient toute la méchanceté du mal. Elle était comme une démone incarnée dans un corps parfait. Au fond de lui, il sentit qu’en posant la question sur ses frères et sœurs, il avait touché un point sensible, et lorsqu’elle lui envoya un regard noir, une joie très malsaine s’empara de son être. Un part de lui essaya de faire partir ce terrible sentiment, mais la rage dévastatrice qui montait en lui, l’empêchait de comprendre clairement ce qui se passait en lui. Et puis, il n’en avait pas envie. Pourquoi, elle, pourrait-elle être méchante avec lui sans jamais rien se prendre en retour que sa gentillesse ? Non, il ne le supportait pas. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait en lui, mais le jeune homme prévenant et bienveillant semblait s’être éteint sous les piques glaciales de la jeune fille. Il n’entendit même pas la réponse qu’elle lui donna, sa rancœur étouffant même les sons qui volaient jusqu’à ces oreilles. Il la regarda de nouveau, essayant de contenir la rage qui montait encore en lui. Sans cesse, dans sa tête, les répliques méprisantes qu’elle lui avait envoyées dès leurs premières discussions, dansaient, repassaient, amplifiant sa colère bien plus efficacement qu’autre chose. Dans les yeux de son élève, il crut voir encore toute la moquerie qu’il lui inspirait, et un grondement se propagea dans sa poitrine, dévastateur.

Brusquement, il s’avança vers elle, et l’empoigna par les poignets. Il la fit reculer et la plaqua sans douceur contre le mur. Il vérifia d’un coup d’œil que la porte de la classe était bien fermée. Après quoi, il plongea ses yeux noircis par la colère dans ceux de son élève. Il ne chercha même pas à savoir ce qu’elle ressentait ou ce qu’il pouvait y voir. A tous les coups, il n’y aurait absolument rien. Pourtant qu’est-ce que Gabriel aurait donné pour voir rien qu’une once de colère, ou peut-être même de peur ! La combattant quelques instants du regard, il sentit, sous son regard froid, la colère monter bien plus. Il n’était plus maître de ses actions, et bien que sa conscience lui crie d’arrêter, qu’il devenait totalement fou, il ne l’écoutait pas. C’était l’effet Ambre, dévastateur. Il ne pensait pas aux conséquences, à vrai dire, il ne pensait plus à rien. Mais, dans son cœur, sa battaient à armes égales, la rage et le désir. Le corps de la jeune femme, pressé contre le sien dégageait une douce chaleur qui lui donnait follement envie de l’embrasser. Cependant, ses pensées, conduites par la rage, refusaient avec véhémence cette éventualité. La lutte faisait rage dans son esprit. Désir/Colère/Passion/Rage. Si bien qu’il ne savait exactement que faire. La jeune fille, toujours bloquée entre lui et le mur était à sa merci, et cela lui donnait un sentiment étrange, à la fois fais de culpabilité et de puissance. Mais soudain, alors qu’il pensa exploser sous la violence des émotions qui étreignaient sans relâche son cœur, son esprit et son âme, les deux adversaires fusionnèrent, et la rage et le désir se mélangèrent. Le jeune homme attrapa brutalement les lèvres de sa jeune élève, sous l’impulsion de la colère mêlée à la passion. Il l’embrassa violemment, transmettant dans ce baiser toutes les émotions qu’il ressentait avec plus ou moins de forces. La rage reprenant le dessus, il lui mordilla la lèvre inferieur, il enserra avec plus de force ses poignets et la plaqua plus étroitement contre le mur, voulant transmettre sa douleur et ses blessures. Il ne sut combien de temps ce baiser brutal dura, mais au bout d’un moment, il s’arrêta brutalement tandis que la lumière se faisait dans son esprit. Il haletait, vidé de toute énergie. Il ne risqua un regard vers les yeux de la jeune fille, brusquement honteux de son comportement. Toutes les émotions qui l’avaient habité refluèrent doucement, et le laissèrent, chancelant. Il lâcha doucement les poignets de la jeune femme, soudainement effrayé de lui avoir fait le moindre mal, et, accablé, enfouie son visage dans le creux de son cou. D’elles-mêmes, ses mains se logèrent sur les hanches de la demoiselle, et il resta ainsi, attendant la réaction de la jeune fille, qu’il devinait violente, surtout après l’abus qu’il venait de faire. Jamais plus il ne pourrait se regarder dans une glace.

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Ambre Serana
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Âme soeur: C'est un débat qu'il faudrait avoir dessus, pas une simple affirmation.

MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Lun 12 Déc - 20:19

Rien n'aurait pu mettre en garde Ambre sur ce qui allait se passer. Aucune parole, aucun geste qui aurait pu laisser penser que. Il se comportait normalement, avec son sourire ironique, son rire. A chacune de leur rencontre il était resté (plus ou moins) maître de lui, contrôlant ses émotions. Ambre avait ressenti les divers émotions qui l'habitait et elle l'avait vu y faire face. En quelque sorte, il avait bien agit et ils avaient souvent évité la catastrophe même si on ne pouvait pas non plus dire qu'ils avaient été parfaits. Mais dans tous les cas Ambre ne s'était pas attendue à ça. Son air sûre d'elle et toute sa prétention prit un coup lorsqu'un éclat de colère passa dans les yeux de son professeur. Et pas une petite colère de rien du tout qui passait en deux secondes ; non. Quelque chose venait de se produire, quelque chose avait changé. La verte et argent se demanda un instant si elle était allée trop loin et si fuir en vitesse s'imposait. Malheureusement pour la jolie blonde la réponse n'eut pas le temps de s'imposer dans son esprit.

Ambre eut à peine le temps de cligner des yeux que les mains de son professeur empoignèrent ses poignets et qu'elle se retrouva plaquée contre le mur. Trop surprise pour que des mots censés lui sortent de la bouche elle ne dit rien. La verte et argent avait conscience que, de toute façon, ses paroles n'auraient aucun impact. Gabriel avait l'air décidé et personne n'était en mesure de se mettre sur son chemin. Même pas Ambre. S'en suivit un duel de regards dans le silence assourdissant de la pièce. La colère brillait dans les yeux de Gabriel Sawyer alors que la Serpentarde se contentait d'afficher un regard froid. Jamais elle n'avait eu autant de difficultés à paraître inexpressive alors qu'elle avait été face à bien des épreuves. Intérieurement le duel était tout aussi important. Ambre pouvait aisément imaginer ce qui se passait dans la tête de son professeur, qu'il luttait contre lui-même sans avoir une chance de réussir. Elle-même était en conflit. Il était si proche, c'était si tentant. Il ne fallait pas. Non, il ne fallait pas. Essayant de se focaliser sur cette petite phrase qui contenait, à cette instant, tout son salut Ambre lutta contre les pulsions qui l'envahissaient. Pourquoi faisait-il ça ? Avait-il perdu la tête ? Vraiment ? Ou y avait-il un sens caché qu'elle ignorait ? Sachant qu'elle allait céder Ambre ferma les yeux mais, avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit il avait pris les devant. Il l'avait embrassé. Si, officiellement, Ambre avait quelque chose contre cela officieusement elle devait avouer que ce n'était pas si dérangeant que ça même si il avait un arrière goût de colère.

Une élève normalement constituée se serait sans doute débattue, essayant de s'échapper par tous les moyens même si elle devait user de sa voix stridente pour cela. Une solution à laquelle Ambre n'avait même pas songé. Bon, il faut dire qu'elle n'était peut-être pas dans la meilleure position du monde pour réfléchir convenablement et qu'elle était loin d'être insensible à son professeur. Mais, surtout, Ambre n'était pas censée, pas là et pas avec son professeur. C'est pourquoi elle continua à se laisser faire même lorsqu'il mordilla sa lèvre -ce qui n'était pas très agréable soit dit en passant. Ses poignets commençaient à souffrir lorsqu'il eut la merveille idée de les serrer un peu plus et de plaquer un peu plus Ambre contre le mur par la même occasion. Comme si elle avait besoin de ça. Puis, tout s'arrêta. Ambre vit Gabriel prendre conscience de son acte, son regard se fit honteux alors qu'il détachait ses mains des poignets de la verte et argent qui braquait son regard intense (et pour une fois profond) dans celui de son professeur. Voyant que cela n'avait aucun résultat Ambre releva la tête, fixa le plafond dans l'espoir de trouver une solution.

Sachant que la situation ne risquait pas de s'arrêter si elle ne n'agissait pas Ambre entreprit de faire glisser sa main sous le menton de son professeur. D'un geste autoritaire et doux elle l'obligea à relever le menton et de placer son visage en face du sien. Elle voulait voir ses yeux, son regard, ce qu'il pensait, ressentait. N'avait-il donc aucune fierté aucune capacité à assumer ses actes et à réagir face aux conséquences de ceux-ci ? Son regard s'embrasa à son tour de colère mais Ambre, elle, réussit à la calmer. Elle avait l'habitude après tout, s'énerver était l'une des choses qu'elle faisait le plus souvent. Dès son plus jeune âge la verte et argent avait appris à la canaliser, à la mettre de côté et, mieux, à la surmonter. Une telle maîtrise de soi ne venait pas toute seule et encore moins en un claquement de doigts. Preuve en était; certains élèves âgés de Poudlard pouvait se rappeler des crises qu'elle avait piqué lors de ses deux premières années. C'était mémorable et aujourd'hui, il n'y avait pas l'ombre d'une chance pour que cela se reproduise. Heureusement.

Ambre ne lâchait pas le menton de son professeur et, sachant que plus elle attendait plus elle avait de chances pour qu'il s'enlève elle l'embrassa. Aussi simplement que ça. Mais, alors que Gabriel avait essayé de lui transmettre toutes les émotions qu'elle ressentait Ambre se contenta d'agir sur l'instinct, sans réfléchir à son acte. C'était une réaction qu'il avait provoqué après tout. Et puis elle n'avait pas envie d'y réfléchir, d'y penser, simplement de le faire ce qui était amplement suffisant. Tranquillement Ambre se détacha de son professeur, sa main lâcha son menton et se recula. Inutile de préciser qu'elle y était allée beaucoup plus doucement, sans brusquer son professeur. Mais elle ne comptais pas s'arrêter là. D'un geste net et précis Ambre envoya sa main claquer contre la joue de son professeur alors qu'un sourire satisfait naissait sur ses lèvres. Il l'avait bien cherché ! Au fond, elle ne lui en voulait pas vraiment mais la verte et argent n'aurait pas été Ambre sinon. Il fallait qu'elle le fasse c'était obligatoire. Qui plus est elle avait conscience de son peu de force qui l'empêchait de lui faire mal et, au moins, elle ne ressentait plus aucune colère envers lui. C'était magique, tout s'était effacé d'un coup. Ce qui n'empêcha pas Ambre de continuer son action qui était toujours aussi spontanée. De ce qu'elle venait de faire rien était réfléchi, rien était calculé. C'était comme ça qu'Ambre voyait les choses, comme ça qu'elle le voyait. Un, deux, trois Ambre entreprit d'embrasser une deuxième fois son professeur laissant cette fois-ci l'occasion à Gabriel de comprendre ce qu'elle ressentait si il était en état. Vu comme ça, ça avait l'air tellement simple ! La colère et le désir se mêlèrent pour laisser place à un doux sentiment de vengeance qui n'avait pas lieu d'être. Puis, dans un geste désespéré qu'elle aurait du faire depuis quelques minutes déjà arrêta la pulsion qui l'habitait (ou tout du moins elle essaya la mettant en retrait dans son esprit), cessa tout et commença à partir. Ne pas penser se disait-elle en atteignant la porte. Juste ne pas penser et sortir de cette endroit. Une fois encore, la porte claqua.

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@Dray Collins a écrit:
non, je ne tripe pas alone dans mes toilettes en déroulant du papier-cul ..








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Gabriel Sawyer
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MessageSujet: Re: Cours, le plus loin possible. [Gabriel]   Lun 12 Déc - 23:01

Il avait été totalement submergé par ses émotions. Plus encore que d’habitude, il s’était laissé prendre par la rage et la colère qui tourbillonnaient sans cesse en lui. Oh, comme il s’en voulait. A mort. C’était comme s’il avait abusé d’elle, il avait profité d’elle. Comment avait-il pu faire cela ? Il avait l’impression de s’être fait avoir. Voilà pourquoi il détestait se mettre en colère : car les conséquences étaient souvent catastrophiques. Et là, il avait l’impression que la situation, déjà critique, était pire encore. Le visage enfoui dans le cou de son élève, il n’osait plus relever la tête. Déjà, il imaginait sa réaction proche. Elle avait dû être choquée, ou sacrement surprise, car elle ne réagissait pas. Le jeune homme se crispa. Allait-elle faire un arrêt cardiaque ? Non, ce n’était pas son genre du tout. Elle était forte, et il savait que si elle avait la moindre réaction, elle serait violente. Violence verbale ? Probable. Mais, dans l’état où se trouvait Gabriel, il s’attendait surtout à de la violence physique, en réponse à ce qu’il lui avait fait. Quelques mois plus tard, jamais au grand jamais il n’aurait cru pouvoir faire une telle chose, c’était une telle horreur, une infamie. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Lui le garçon si sage et bienveillant ! Céder à un accès de colère ! Certes, elle l’avait cherché de par ses phrases et ses injures, mais il n’y avait pas que quoi craquer ! Elle l’avait déjà cherché, les dernières fois, et jamais il ne s’était laissé aller, il avait toujours gardé un contrôle relatif ! Mais cette fois-ci, cela n’avait pas marché. Toutes les barrières qu’il s’était fixées s’étaient faites emportées, et ce raz-de-marée de colère avait tout détruit derrière lui. Jamais le jeune professeur ne s’était sentit si faible, et si honteux de sa vie. Il respira une petite bouffée de son parfum, et en réponse à cette odeur qu’il adorait, son cœur se mit à battre plus vite. Avec lassitude, il s’ordonna d’arrêter. Comment pouvait-il continuer à ressentir de telles choses alors qu’il venait de détruire la moitié de son esprit, et probablement celui de son élève également. Il sentit qu’elle bougeait doucement et se laissa aller, sachant qu’il méritait amplement ce qui pouvait se produire. Les doigts de la jeune femme lui attrapèrent le menton, et quelques secondes plus tard, il se retrouvait face à son visage et ses yeux, joyaux bleutés.

S’il s’était préparé mentalement à recevoir toutes les injures du monde, ou tous les coups et sortilèges qui existaient, il n’aurait jamais pensé à ce qui se passa par la suite. Il fut véritablement choqué quand il sentit les lèvres de la jeune fille se poser une deuxième fois sur les siennes. Il n’y avait pas de passion, juste une sorte de douceur venant d’elle, qu’il ne comprenait absolument pas. Après quoi, elle se recula, et tenant toujours son menton entre ses mains, le claqua. Gabriel ne broncha pas. Ça, il s’y était attendu. Mais après le premier baiser qu’il avait reçu, il ne savait plus bien quoi penser. Elle l’embrassait, puis le claquait. Que devait-il comprendre ? Qu’elle ne lui en voulait pas, mais qu’elle n’avait tout de même pas apprécié la façon dont il l’avait traitée ? Peut-être… il ne savait pas. Il ne savait rien, de toute façon. Cela commençait à être monnaie courante avec elle. Il n’arrivait pas le moins du monde à la cerner, et pire que tout, il perdait le contrôle en sa présence. A cause du désir, puis de la rage. Il n’arrivait à garder son calme et sa joie naturelle. Le caractère de la belle semblait en fait déteindre sur lui, sauf qu’il n’en gardait que le négatif, puisqu’il ne savait pas se contrôler aussi bien qu’elle. Il la fixa dans les yeux, essayant de capter ne serais-ce qu’un sentiment, une lueur qui pourrait l’éclairer. Etrangement, les prunelles de la serpentard semblaient plus en vie que d’habitude, mais dans l’état où le jeune homme se trouvait, incapable de démêler ses propres émotions, il ne parvenait à comprendre ce qui se passait dans les yeux de la demoiselle. Alors, une fois encore, elle approcha son visage du siens. Cette fois-ci, le jeune homme ne se laissa déstabiliser et profita même de la douceur des lèvres de la jeune fille. L’ambiance était étrange ; La calme après la tempête… et quel calme ! Ce baiser, dénué de tout sens, et de toute violence ou désir, était le plus étrange de ceux qu’ils avaient échangé, mais aussi le plus beau. Aucunes arrière-pensées, aucune voix qui dictait leurs actes. Non, juste leurs lèvres se touchant, se frôlant. Mais, la jeune femme mit fin au baiser, et se dégagea pour partir. Le jeune homme resta ainsi, face au mur, n’essayant de la retenir. Il savait parfaitement que cela était inutile. Ils avaient déjà vu et fait assez pour aujourd’hui. Il entendit la porte claquer, et il ne put retenir un petit sourire.

Ambre, dans toute sa splendeur. Malgré la douceur de son baiser, elle restait toujours aussi piquante et provoquante. Et, il allait devoir s’y faire, car il savait bien qu’elle ne changerait pas, et que son désir pour elle non plus. Cependant, alors qu’auparavant il se laissait aller au désespoir, il avait à présent un nouvel élément à ressasser, elle l’avait embrassée, de son plein gré, et en pleine connaissance de cause, trois fois. Ceci était un évènement de poids, tout comme la rage qu’il avait laissé venir en lui. Il souffla brusquement tout l’air qu’il y avait dans ses poumons et alla s’assoir sur la chaise, en face de son bureau, vidé. Ce qu’il avait fait était inexcusable, et pourtant elle semblait l’avoir bien pris, ou du moins pas aussi mal qu’il l’avait cru. Ce petit bout de femme était totalement incroyable. Il savait qu’il aurait du mal à s’entendre avec elle, leurs caractères n’étaient fait pour s’emboiter, mais la passion qui montait peu à peu en lui, le laissait sans autre solution que de s’approcher d’elle, encore, toujours, d’essayer. Malgré toutes les mauvaises choses qu’elle lui faisait subir et faire, il ne pouvait se détacher d’elle, c’était trop tard. Elle n’avait probablement pas voulu tout cela, mais, à cause de l’insistance du jeune homme, elle avait visiblement cédé. C’était étonnement, il lui sembla les voir plus vivant, peut-être légèrement plus émotif que d’habitude. Peut-être rêvait-il, mais cette constatation le rendait plus heureux que tout autre chose. Evidemment, il s’en voulait plus que tout pour son excès de colère, et c’était surement l’une des choses qu’il ne se pardonnerait jamais. Il rejeta la tête en arrière et, fixa le plafond, essayant de remettre de l’ordre dans ses pensées. Un sourire étira alors ses lèvres, et malgré lui, il se mit à rire.


Terminé!

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