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A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE

 
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 A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE

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Meryl Kelsey
Professeur de Métamorphose & directrice de Gryffondor



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MessageSujet: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Mar 11 Oct - 23:09

La directrice qui portait fièrement les couleurs de Gryffondor même en temps de crise avait fait de nombreuses fois fait le tour de son bureau en espérant qu'ainsi, le temps passe plus vite. Mais impossible, elle avait beau y mettre toute la volonté du monde et fusiller de son regard de braise la pendule magique, cette dernière continuait de se prélasser paresseusement, comme si elle était imperméable aux prochaines heures qui allaient arriver. C'était peut être tant mieux pour elle finalement -l'horloge- car même avec tout le courage et la détermination qu'elle possédait, Meryl n'était pas certaine de l'issue de cet ultime combat. Aujourd'hui, un seul camp allait ressortir vainqueur et même si elle espérait que ce soit le sien, il y avait toujours ce petit doute qui planait au dessus de sa tête comme pour lui rappeler que les Mangemorts avaient de la ressource; preuve en était ils avaient réussi a investir le château et avaient torturé des élèves en bonus. A cette pensée, sa mâchoire ce serra; oui aujourd'hui un seul camp serait vainqueur et il ne pouvait pas en être autrement : ce serait le sien.

Elle et les autres professeurs avaient été impuissants ce soir là et sa mémoire s'en souvenait aussi. Il en avait été de même pour les semaines qui avaient suivi, mais ca, c'était ce qu'ils avaient fait croire à l'ensemble du château, même aux élèves, ce qui leur avait valu de nombreux regards déçus et mécontents. Là encore elle allait devoir leur montrer qu'elle était bien digne de la maison de son enfance mais encore et surtout de Poudlard. Les enseignants avaient donc établi dans le plus grand des secrets un moyen de communication avec les Aurors. La tâche s'était révélée être très délicate car personne ne devait découvrir le stratagème, et au final ca avait bien fonctionné; ils n'avaient toutefois pas encore pu agir jusqu'à maintenant car foncer dans la précipitation ca aurait été tout comme de se déclarer perdant par avance. Ca n'avait pas été facile pour la rouge et or qu'elle était de devoir supporter les êtres infâmes qu'étaient les Mangemorts et si elle avait tenté tant de bien que de mal de s'y faire, il lui était toujours douloureux de se dire que les pauvres gamins, eux, n'étaient pas armés de la même manière. Ce n'était que des gosses après tout et vivre un pareil choc traumatique à onze ans, c'était loin d'être aisé. Avoir en connaissance de cause tout ce qu'ils avaient ressenti durant ces dernières semaines, cela allait hanter ses nuits pendant longtemps.

Ce que personne ne savait, c'était que les Aurors étaient déjà venu à Poudlard durant ce laps de temps, même si le nombre de fois pouvait être compté sur les doigts d'une seule main. Effectivement, Meryl pouvait affirmer sans trop se tromper que leurs antagonistes n'étaient en aucun cas au courant d'une toile soigneusement cachée dans la salle sur demande qui permettait de les relier au monde extérieur, ce qui allait assurément jouer en leur faveur. Ils avaient donc pu discuter de vive voix ensemble pour aborder la marche à suivre lors de la reprise de contrôle. Nouveau regard vers la pendule – ce n'était pas encore le bon moment pour sortir du bureau. Nouveaux mouvements de pas dans la pièce. Avec tout les renseignements qu'avaient récolté les futurs héros de l'école, cette fois, c'était certain, ils allaient avoir le dessus ! Sans compter que depuis quelques temps également, ils se passaient des événements étranges que personne ne pouvait expliquer même si tout le monde s'en doutait : des mauvaises surprises attendaient parfois les Mangemorts mais personne ne pouvait connaître l'identité des fauteurs de troubles. Mais chacun savait qu'il s'agissait des élèves et la directrice habituellement sévère lorsqu'elle prenait un élève la main dans le sac en train de préparer un sale coup faisait à chaque fois comme si elle n'avait rien vu; en tant de guerre ce n'était pas la peine d'en rajouter surtout lorsque c'était pour combattre le même ennemi. Non au contraire, elle était même fière de ses rejetons de ce qu'ils étaient devenus ou de ce qu'ils allaient devenir.

Ca y était, cette fois, les dés étaient jetés. Elle n'eu même pas besoin d'utiliser sa baguette magique pour faire avancer les aiguilles qui lui indiquait l'heure, car il était effectivement temps d'y aller. Du regard, elle demanda à Ilaure, sa renarde de rester où elle se trouvait et sans attendre, elle glissa jusqu'au hall avec le plus de naturel possible, comme si elle n'avait aucune idée de ce qu'il se préparait alors que les Aurors devaient être en train de débarquer dans la salle sur demande au même instant. C'est le pas sûr et déterminé qu'elle descendait les dernières marches de marbre du hall. Pas sûr qu'elle les retrouve intactes ceci dit.

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Gabriel Sawyer
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Sam 22 Oct - 13:50

Gabriel souffla, se concentrant sur les mouvements que sa cage thoracique effectuait. Il essayait vainement de calmer les battements irréguliers de son cœur, mais c’était peine perdu. Il se sentait trop fébrile pour arriver à être détendu. Il fit quelques pas dans sa chambre et assouplit son poignet de quelques mouvements circulaire. Dans quelques minutes, il aurait besoin que son corps soit parfaitement prêt pour ce qui allait arriver. Essayant de ne pas y penser, il prit un livre et s’installa confortablement pour lire. Mais, les mots dansaient devant ses yeux sans arriver à se mettre dans un ordre qui lui aurait fait comprendre les phrases alignées sur la page blanche. Excédé par cette impression étrange, il ferma les paupières et passa ses doigts dessus. Il soupira et attrapa ses lunettes. Cela n’eut cependant aucun effet et il ferma le livre d’un geste brusque. Il était trop excité par ce qui allait suivre. Comment cela allait-il se finir ? Allaient-ils tous mourir ? Être battus à plat de couture par les mages noirs ? Le jeune professeur frissonna. Non, ils étaient des professeurs et avaient dû beaucoup étudier la magie pour le devenir, la magie sous toutes ses formes, et eux aussi pouvaient être de très bon attaquants… ou défenseur. Ce n’était pas parce que les sbires du Lord aimaient particulièrement la magie noire qu’ils gagneraient forcément contre des sortilèges plus simples mais tout aussi efficace. Ce n’était pas la magie qui comptait, c’était l’intelligence de celui qui l’utilisait. Mais, malgré cette dernière pensée, Gabriel ne pouvait empêcher son cœur de palpiter et ses mains de tressauter contre les accoudoirs de son fauteuil.

Il était arrivé peu après la prise de Poudlard. Heureusement, il avait tout de même pu intégrer l’équipe de professeur. Mais sa vision idyllique de l’école avait vite changée lorsqu’il avait vu les Mangemort patrouiller dans les couloirs, et lorsqu’il avait vu les dégâts que ceux-ci avaient causés à certains élèves. Plusieurs avaient été très gravement blessés, et d’autre moralement détruit. Pour un professeur c’était une vraie souffrance de voir ses protégés, ses élèves, qu’il voyait tous les jours de l’année scolaire, se retrouver terrorisé par ces affreux hommes et femmes qui se croyaient tout permis. Plusieurs fois, Gabriel avait ressenti une incroyable montée de haine brûlante contre ces personnes si indignes et vicieuses. Comment pouvait-on vouloir faire souffrir des enfants ? C’était tellement haïssable. Il tourna lentement se baguette entre ses doigts. Souplement, il lança un sortilège minime en direction de la cheminé qui décorait sa chambre, et observa quelques instants les flammes rougeoyantes qui léchaient l’âtre. La chaleur dégagée par le feu atteignit le visage du jeune homme qui ferma à nouveau les yeux, essayant de contrôler sa respiration. C’était un tel supplice de devoir attendre ainsi, tranquillement assis dans son fauteuil alors qu’il savait parfaitement que dans quelques minutes, il se pouvait qu’il affronte les envahisseurs du château. Il rejeta la tête en arrière, essayant vainement de faire le vide dans son esprit.

Subitement, il eut une petite idée et se leva, attrapa quelques plantes séchées qu’il gardait dans sa sacoche, et entreprit de se faire une tisane calmante. Quelques minutes plus tard, il le sirotait tranquillement, les yeux plongés dans la danse hypnotique que lui offrait le feu. Les tremblements de ses mains se calmèrent peu à peu et il put ensuite entreprendre la lecture de son fameux livre sans être dérangé par sa fébrilité, à présent calmée. Cependant, il n’arrivait à contrôler le flux de pensée qui se matérialisait dans son esprit. Les mangemorts n’avaient pas vu grand-chose, ou alors ils avaient choisis de ne rien faire, mais depuis plusieurs mois, ou semaines, Gabriel ne savait plus, les professeurs avaient réussis à prendre contact avec les Aurors. Les Aurors, synonyme d’espoir et de délivrance pour l’équipe. Ils arrivaient ce soir. Cette information réjouissait tous les enseignants bien plus qu’ils ne le laissaient paraître. Quoi de plus normal. Ils ne devaient le faire voir aux habitants du château, sinon tout serait découvert et tous leurs efforts vains.

Et puis, il n’y avait pas que les professeurs qui avaient redoublés d’effort pour embêter les mangemorts. Les élèves s’y étaient également très bien prit, et c’était maintenant monnaie courante d’entendre l’un des mages hurler dans les couloirs parce qu’il avait retrouvé quelques petites choses gluantes dans son lit ou alors que ses cheveux étaient devenus bleu électriques. Quelques fois, Gabriel avait attrapé quelques élèves dans les serres, et avait pris plaisir à les renseigner sur le type de plante qui gratterait le plus ou ferait le plus de dégâts. Ce n’était certes pas très loyal, et plutôt dangereux en tant que professeur, mais il n’en avait jamais éprouvé le moindre remord. Et puis, voir la tête des mages noirs par la suite était trop hilarant pour ne pas s’adonner à ce genre de plaisanterie. Grâce aux idées diverses des élèves pour agacer les partisans, ils avaient eu droit, ces derniers mois, à bien des crises de nerfs de la part des envahisseurs. Ils devaient être à bout. A bout de patience envers ces gamins et leurs blagues dérangeants. Cela se voyait à leur mine crispées, fatiguées et par toute autre sorte d’indice qui laissait entrevoir leur énervement.

Autant dire que c’était le bon moment pour les attaquer. Ils étaient plus faible, plus énervés et peut-être plus vulnérable. Le jeune professeur regarda l’heure et souffla. Il était temps. Il se leva, revêtit un pull souple qui ne le gênerait pas en cas de bataille et posa ses lunettes sur son bureau. Il attrapa sa baguette et fit quelques mouvements avec. Il ne put se résoudre à la mettre dans sa poche et la garda précieusement dans le creux de sa main. Il sortit alors de ses appartements. Il descendit les escaliers qui menaient dans le hall avec décontraction. Décidemment sa tisane avait fait des merveilles sur ses nerfs ! Il atteignit les dernières marches, et aperçut à quelques mètres de lui la silhouette de l’une de ses collègues.


-Bonsoir. Dit-il doucement, un petit sourire éclairant son visage.

[Si quelque chose ne vas pas, dites-le moi!]

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Arthur Doherty
Professeur de Défense contre les forces du mal



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Âme soeur: Parler de mon ex-femme est une chose qui m’énerve profondément.

MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Jeu 27 Oct - 18:25

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Encore une heure d'attente. Qu'était-ce une heure ? Ni plus ni moins que soixante minutes. C'était seulement trois mille six cents petites secondes, mais voilà aujourd'hui avec tous les enjeux que comportaient notre future action, cette petite heure semblait être pour moi une journée entière. J'étais impatient de les affronter face à face. J'avais tellement envie d'effacer leurs sourires carnassiers. Je voulais venger cette école et je voulais retrouver ma fierté. Les Mangemorts nous avaient tous humilié en nous maîtrisant d'un claquement de doigts et devoir assister à la torture de mes élèves sans pouvoir faire le moindre geste m'avait profondément frustré. Bien sûr nous avons dû faire semblant pendant longtemps, bien trop longtemps. Nous ne devions pas laisser paraître notre inquiétude et je me forçais à sourire à chaque heure de cours en essayant d'adapter mes cours à cette occupation. Je ne pouvais pas apprendre aux gamins, les sorts qui leur permettraient de se défendre de ses monstres. J'en avais très envie, là n'était pas la question, mais j'étais très surveillé par les mages noirs. Mon statut de professeur de défense contre les forces du mal n'était pas simple. Enfin aujourd'hui tout aller changer. Aujourd'hui notre camp allait vaincre même s'il devait y avoir de la casse. Je me battrais même à terre, ils devront me tuer pour m'arrêter. De plus nous avions d'autres atouts.

Tout d’abord il y avait les Aurors avec qui nous étions en relation depuis quelques temps. A cette heure ils devaient déjà être en route pour nous prêter main forte. Avant mon affectation à Poudlard je ne savais que le strict minimum sur cette lutte. Moi ce qui m’intéressait c’était chasser les dragons, rien de plus. Je n’avais pas grand-chose à faire de cette lutte entre le bien et le mal. Je savais seulement quel camp choisir en cas de grande crise dans le monde sorcier et cela me suffisait amplement. Aujourd’hui je me sentais plus que concerner par ce combat et le camp auquel auquel j’appartenais devait gagner, il ne pouvait pas exister d’autres issues. Un autre atout auquel je faisais mention était le groupe de résistance. J’étais relativement proche de ce groupe. Je me souviens encore de la visite de la jeune Lyra Parry, une des fondatrices de ce mouvement. Je m’étais comporté comme un abruti fini ce jour-là. J’avais refusé de lui apporter mon aide, avant de changer d’avis suite aux paroles de la jeune fille. J’essayais de les aider au mieux depuis ce jour-là et j’ai commencé par leur donner mon carnet de sortilèges que je tenais quand j’étais plus jeune. J’essayais de rester proche de ce petit groupe. J’étais fier d’eux et de la manière dont ils exaspéraient les Mangemorts. C’est en partie grâce à eux que les partisans du Seigneur de Ténèbres étaient sur les nerfs et nous profitions de ce moment de faiblesse pour porter le coup de grâce. Tout était parfaitement orchestré et nous allons leur faire regretter d’être venu. L’occupation avait duré depuis bien trop longtemps et je ne doutais absolument pas de l’issue de ce combat.

Étendu sur mon lit je lançais une balle rouge en l’air afin de passer le temps. J’étais plutôt calme. Je me préparais mentalement comme je le faisais quand j’étais chasseur de dragons. J’inspirais longuement, bloquais ma respiration une dizaine de secondes avant d’expirer jusqu’à ne plus avoir de souffle. Cela me détendait et me permettais de me vider la tête, de me concentrer uniquement sur ma respiration. Plus que trente minutes d’attente et l’impatience commençait à me gagner. Je ne pouvais plus rester sur mon lit à jouer à la balle. J’avais besoin d’action maintenant ! J’étais mentalement prêt, physiquement prêt. J’étais plus prêt que jamais à leur montrer que je savais me défendre et que s’ils ont gagné la première fois, c’était uniquement grâce à leur effet de surprise. Rien que de repenser à cet horrible soir, cela me faisait bouillir le sang. Je me suis rendu dans ma salle de bain afin de me passer un coup d’eau glaciale sur le visage. Il fallait que je me calme, que je calme cette impulsivité qui grandissait en moi. Le contact de l’eau froide sur ma peau me faisait du bien.

De retour dans ma chambre j'ouvris mon placard avant de m'emparer du premier pull que je trouvais et le balança sur mon lit. Plus que vingt minutes avant de descendre et je ne savais pas quoi faire pour passer le temps. Je pourrais peut-être demander à Gabriel de me préparer quelque chose, histoire de me canaliser. Je n'étais pas tendu, seulement impatient de faire ce que nous devions faire depuis longtemps. Les mains sur ma nuque, je soufflais, je commençais à être exaspéré par cette attente. Je me suis donc rendu une seconde fois dans ma salle de bain. Cette fois je ne me contentais plus d'humidifier ma tête. Je la noyais complètement par grandes vagues d'eau glacée à l'aide de mes mains. L'eau ruisselait sur mon visage et mon torse. J'attrapais une serviette à la volée en retournant dans ma chambre et m'étendit une nouvelle fois sur mon lit. Retour à la case départ, il ne me restait plus que dix minutes à attendre. Je m'emparais de nouveau de ma balle rouge et recommençais à la lancer vers le plafond. Je respirais le plus calmement possible et me concentrais sur la balle.

J'étais tellement concentré que lorsque j'entendis une porte claquée dans le couloir que je me suis levé d'un bond. J'enfilais rapidement mon pull, mis ma baguette dans la poche de mon jean et revêtit ma cape de sorcier avant de sortir de ma chambre la laissant comme d'habitude dans un désordre sans nom. Je me retenais presque de ne pas courir dans les couloirs et dans les escaliers. J'arrivais enfin sur le dernier palier et je voyais au loin les silhouettes de mes collègues. Plus j'avançais plus je reconnaissais Gabriel, cela devait être lui qui était sorti tout à l'heure. Une fois à leur hauteur je le saluais lui et Kelsey d'un signe de tête.

- Bonsoir. C'est enfin l'heure.

Cette phrase sonnait en moi comme un grand soulagement, il ne restait plus qu'à attendre les autres.

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Mar 1 Nov - 15:38

Les cours venaient de prendre fin, et je voyais mes élèves de quatrièmes années repartirent vers leurs occupations. Ne se doutant de rien. J’espérais qu’il se mettrait à l’abris quand tout commencerai ce soir. La première fois il y avait déjà bien assez eut de victimes. Pas besoin de faire vivre un second traumatisme à ces enfants. Qui pouvais savoir comment les Mangemorts réagiraient en voyant débarquer les Aurors ? Je ne tenais pas à ce qu’ils s’en prennent aux élèves… L’image de ma petite fille traversa mon esprit. Alice. J’étais peut-être encore plus préoccupé par leurs sorts que mes autres confrères, ayant un membre de ma famille dans cette école.

- Monsieur MacFarlan ?

Je relevais la tête, le jeune Hills, un élève de quatrième année à Serdaigle se tenait en face de moi.



- Oui Jeremy ? Lui demandais-je de ma voix grave

- Je n’ai pas très bien compris lors ce que vous avez parlez des connections entre…

- A la page 360 du livre Arithmancie et caractère, que vous pourrez trouver à la bibliothèque on trouve une explication très complète. Mais je reprendrais tout ça au prochain cours, ne vous inquiétez pas. allez plutôt rejoindre vos camarades Jeremy. Lui dis-je avec un sourire.

- D’accord monsieur MacFarlan. Répondit-il.

Alors qu’il s’éloignait je ne pus m’empêcher tout de même de rajouter :

- Jeremy, ne trainez pas trop dans les couloirs ce soir, resté dans votre salle commune vous et vos amis.

Il sembla surpris, dût surement se dire que j’étais un vieux fou mais hocha la tête et retourna vers ses camarades. J’espérais qu’il tiendrait compte de mon conseil. Quatorze ans c’était encore trop jeune pour se prendre pour un héro. J’en avais soixante sept et je n’étais même pas sure de m’en sortir, avec toute l’expérience que je pouvais avoir accumulé. J’eus un petit rire lors ce que je songeais que toute ma vie d’adulte s’était déroulé dans une auberge où les sorts que j’avais utilisé ne me seraient sans doute d’aucune aide contre les mangemorts. A moins que je ne décide de les laver en plein combat ce dont je doutais fort. J’essayais donc de me rappeler depuis quelques semaines les sorts que j’avais appris en défense contre les forces du mal. Mais cela faisait cinquante deux ans que je n’avais plus mis les pieds dans une salle de cours de cette matière. D’ailleurs je n’avais jamais été très doué dans ce domaine : la preuve en est que je n’avais pas eut ma BUSE de DFCM. Mais ca ne m’empêcherais pas de me battre avec mes collègues et les Aurors. Rien, ni les mangemorts ni mes rhumatismes ne m’empêcherais de défendre ce bon vieux Poudlard. J’y avais fait mes études, connus la femme de ma vie, ma fille y avait fait ses études et connus son mari, et maintenant ma petite fille étudiait ici. C’était comme la deuxième maison de ma famille. Je ne pouvais pas la voir redevenir libre sans aider à cette libération. Certes j’avais été recruté sous le régime de Winch, mais je ne savais pas alors que les mangemorts dirigeaient l’école. Peu de gens en avaient connaissance à l’époque.

Je rassemblais mes affaires dans mon vieux cartable de cuir élimé et descendais les quatre étages qui me séparaient de la grande salle où le repas serait bientôt servit.

Alors que je commençais à descendre les escaliers du grand hall je vis un petit groupe en bas de ceux-ci, les membres étaient des professeurs. Je les rejoignais :

- Bonsoir Mademoiselle, dis-je à l’adresse de Meryl Kelsey, Messieurs, à l’adresse de Doherty et Sawyer.

(désolé petit post, je corrigerais les fautes plus tard)
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Joseph Adams
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Âme soeur: Ceci est un champ qui, je pense, n'entre aucunement en corrélation avec ce pourquoi je suis là.

MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Lun 7 Nov - 13:57

Il y avait quelque chose de formidablement dérangeant dans le fait que le lien entre Poudlard et Pré-au-Lard soit cette espèce de vieille taverne miteuse. Je n'aimais déjà pas les pubs à l'origine, mais quand en plus c'était la bassesse du genre, une vieille échoppe sombre et crasseuse, j'avais encore plus de mal. Ce n'était pas par puritanisme - j'adorais le Scotch - mais toute cette crasse, toutes ces haleines fétides, tous ces poivrots et ces verres mal lavés me donnaient la nausée. Il n'aurait tenu qu'à moi, j'aurais jeté toute une panoplie de sorts pour que l'endroit retrouve un semblant de dignité. Mais son patron, aussi miteux que sa bicoque, ne voyait pas plus loin que ses lunettes pleines de traces de doigt et j'abandonnai avant même de l'avoir essayée l'idée de lui émettre la suggestion qu'il pouvait entretenir un peu mieux sa taverne.

De toute façon, ce soir-là c'était Poudlard qu'il nous fallait épurer, alors au Diable ce vieux sale et sa tanière moisie. J'acceptai de mauvaise grâce le verre de Pur-Feu qu'il nous tendit et le posai discrètement sans y avoir touché. Je lançai un regard à Wordsworth, Schoonmaker et les autres - eux non plus n'en avaient rien à faire du boniment du vieux; nous attendions juste le signal, et nous l'attendions depuis trop longtemps pour pouvoir sagement discuter du temps qu'il faisait.

Il y eut un clic et le tableau s'anima puis se dégagea du mur.

En un bond j'y fus, m'engageai dans le souterrain, tous comme mes collègues. Le boyau était sombre et poussiéreux et s'engageait dans ce qui semblait être le centre de la Terre, mais je savais par expérience très exactement où il menait. C'était une idée de génie, d'autant plus que les Mangemorts avaient condamné toutes les issues, dommage pour eux, ils ignoraient celles-ci.

J'éternuai silencieusement à deux reprises en maudissant mentalement cette saleté qui m'empêchait de respirer mais ne ralentis pas le pas pour autant. J'avais hâte de passer à l'action - j'étais un homme de réflexion jusqu'à un certain moment, jusqu'à ce que la pression manque et qu'il me faille agir. C'était une sorte d'équilibre stable qui m'allait totalement. Ce soir-là, cependant, la balance penchait légèrement et j'avais hâte de dégager cette bande d'affreux qui n'avaient pas plus de courage que des brebis pour s'en prendre à une école, à savoir à juste quelques adultes de leur niveau et une ribambelle de gamins qui ne pouvaient pas leur résister.

Enfin le passage s'agrandit et nous débouchâmes dans cette salle connue de tous les élèves un tant soit peu désobéissant de Poudlard, la Salle sur Demande. Quand tout le monde fut près, chacun se rendit invisible grâce à des Charmes ou à des Capes d'invisibilités pour certains, et nous descendîmes dans le Hall, là où le rendez-vous avait été donné. Il fallait ménager l'effet de surprise.

Les professeurs étaient tous là et nous apparûmes sous leurs yeux. Kelsey avait fait le lien entre leur groupe et le nôtre, et je devais avouer qu'elle avait un sacré caractère et une sacrée jolie mine, mais j'étais bien trop professionnel pour m'aventurer dans ce genre de considérations qui m'auraient bien vite distrait de ma mission. J'étais satisfait de voir qu'ils étaient tous là, et de voir que Doherty était là, parce que je savais qu'il était un bon soldat, aussi impulsif soit-il. De toute façon, aucun ne serait de trop, car même si nous avions le léger avantage du nombre, les Mangemorts étaient dans la place, ce qui faisait de nous les envahisseurs et donc les plus désavantagés.


- Ils sont dedans? interrogeai-je à vois basse la bande de profs, désignant la Grande Salle du doigt.

- Allons-y, dis-je alors brusquement. Je jetai un coup d'oeil à ma montre : 20h04. C'était une belle heure pour lancer l'attaque. D'autant plus que nous n'avions plus que quelques minutes avant que les élèves débarquent; le peu qui venaient de jeter un oeil en passant dans le Hall nous avaient vu et iraient très probablement prévenir les autres. Tant mieux, nous allions avoir besoin de renfort, et les majeurs pourraient se battre à nos côtés. Mais il fallait attaquer avant que le brouhaha n'inquiète les Mangemorts.

J'envoyai un sort dans la lourde porte qui s'ouvrit en grand dans un claquement sec.

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Felton E. Schoonmaker
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Lun 7 Nov - 22:00

Je revenais. Était-ce moi ? Était-ce vrai ? Je n'en était pas bien sûr. Réalisais-je ce qui était en train de se dérouler ? A peine. J'avais énormément de mal à me dire que c'était moi qui foulais le sol de pierre du passage secret qui reliait Poudlard à Pré-au-Lard pourtant Dieu sait que je l'avais déjà emprunté. J'avais énormément de mal à me dire que j'avais pu commettre tant d'horribles choses et ce, même quand je croyais que tout était fini. Oui, si les Mangemorts s'étaient emparés du château, c'était en partie de ma faute et même si j'avais honte de lui, mon passé me rattrapait sans cesse ; surtout en ces temps troublés.

C'était comme se réveiller après une énorme gueule de bois. La plus grosse de toute une vie. On ne se souvient de rien, ou de simples fragments de soirée, des flashs d'images. Oui, j'avais l'impression de décuver d'une cuite que je me serais prise il y a six ans auparavant. La sensation était tout aussi désagréable. Ce black out que je ne parvenais pas à éclaircir et que peut-être je n'éluciderais jamais. En avais-je vraiment envie en fait ? D'un côté oui, car je tenais à découvrir les raisons qui m'avait fait rejoindre les Mangemorts – le passage de mon changement de camp étant nettement ancré dans ma mémoire par contre – pour ensuite rejoindre celui que je servais et défendais actuellement. Mais d'un autre côté, je ne savais pas si j'avais réellement envie de découvrir les recoins les plus sombres de ma vie, qui n'en étaient même plus désormais. C'était davantage des parties entières de mon existence ! Et c'est cela peut-être qui me faisait le plus flipper. A côté, le fait d'être passé ennemi public numéro 1 des Mangemorts me faisait presque rire.

Et ce que je redoutais également, au fur et à mesure que j'avançais dans ce couloir qui ne m'avais jamais paru aussi long, c'était les retrouvailles avec Lilian et Hadrian. Je ne savais ni comment cela se déroulerait ni dans quel contexte. Seraient-ils vivants ? Seraient-ils morts ou mourants ? J'espérais qu'ils exploseraient de joie en me revoyant mais je n'écartais pas l'hypothèse de la colère, de la frustration et de tant d'autres sentiments. Après tout, ils auraient parfaitement le droit de m'en vouloir car j'avais été tout sauf un grand frère parfait. Ou un grand frère tout court. Et limite je préférerais presque qu'ils me frappent si nous parvenions à nous voir. J'aurais dû être présent pour la première année de Lilian, pour la répartition d'Hadrian, leur lancer des regards dans les couloirs ou la salle commune ou encore pendant un match de Quidditch, les aider dans leurs devoirs... Non je n'avais rien fait de tout cela ; j'avais juste participé à l'invasion de l'école dans laquelle ils se trouvaient en paix. Quand j'entendis que des élèves avaient été pris en otage, dont ma sœur qui fut torturée, je ne put m'empêcher de me dire que c'est moi qui aurait dû être à sa place. Je serais peut-être mort et il en serait mieux ainsi. Elle aurait eu une bonne raison de me pleurer avec Hadrian et nos parents. Oui, j'étais sûrement l'être humain le plus détestable du monde.

Je sortis enfin du tunnel et je vis tous les professeurs ainsi que mon collègue, Joseph Adams je crois, sur le pied de guerre qui n'attendaient plus que nous soyons tous au complet pour sortir les armes et partir au front. Je les saluais tous d'un hochement de tête bref mais néanmoins poli ; je savais que tout comme moi, ils ne tenaient pas à s'étendre sur des politesses inutiles. Et puis, pourquoi saluer quelqu'un que vous n'étiez peut-être pas sûr de revoir un jour ? Pourquoi sourire à un inconnu qui s'en va en guerre le matin avec cette échéance envisageable qu'il n'en reviendra pas le soir ? Hein, je vous le demande.


- Allons-y

Je ne posais pas plus de questions et lui emboîtait le pas. Je tentais de me vider la tête et l'esprit en renflouant mes questions précédentes et angoissées bien bien loin, bien bien profondément pour me concentrer sur le combat imminent. La seule chose que je souhaitais c'était que je pourrais revoir Lilian et Hadrian, leur dire que j'étais désolé, que je les aimais de tout mon cœur et que je pourrais voir dans leurs yeux un semblant de compréhension et de réconfort avant qu'il ne puisse être trop tard. Je dégainais ma baguette et remontais le menton, regardant désormais droit devant moi. Ces Mangemorts allaient payer ce qu'ils avaient fait à tous ces élèves innocents et s'ils voulaient me tuer, j'étais leur homme.

- Ce Winch, j'en fais mon affaire, dis-je la tête haute et d'une assurance que je ne connaissais pas, que je ne me connaissais plus. Cela me faisait presque bizarre de l'entendre dans ma propre voix moi qui croyais l'avoir définitivement perdue. Ce soir, j'avais un rendez-vous plus qu'important qu'il ne fallait absolument pas que je rate.

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Ven 11 Nov - 16:40

Comme à l'habitude, j'avais été à la bourre. Pourtant, je ne pouvais pas prétendre de ne pas avoir été prévenu : ce qui se préparait était un grand, grand, grand événement ; peut-être le plus important depuis ces dernières années. Le fait que les Mangemorts aient pris possession de Poudlard n'était pas passé inaperçu, et, paradoxalement, nous avions dû nous faire discret pour préparer la vengeance qui allait suivre. Il avait été évidemment hors de question de rester sans bouger un orteil et laisser ces gamins à la merci des Mangemorts. C'était plus qu'à des êtres humains à qui ces ordures s'en étaient pris : c'était à l'innocence même, au monde insouciant de l'enfance et de l'adolescence qui ont leurs propres problèmes, autres que celui de subir les humiliations et les tortures d'une bande de beaux déchets. Inutile de dire combien ma haine avait été grande à l'annonce des terribles nouvelles qui étaient tombées les premiers jours. Des élèves avaient subit des Doloris, leur laissant à jamais des séquelles physiques et morales ; la vie à Poudlard n'avait plus rien à voir avec celle que j'avais passé durant ma propre enfance, dans l'honorable maison d'Helga Poufsouffle, selon les dires des professeurs. Grâce au contact constant que nous avions maintenu avec eux, nous avions désormais en main les armes nécessaires pour passer de l'abstrait au concret, des mots aux gestes.

Assis à la table en compagnie des mes collègues, je maugréais. J'avais oublié ma ceinture dans mon appartement londonien, et le pantalon noir que je portais était légèrement trop large. Même si je ne risquais pas de le perdre en cours de route, ce qui aurait été sacrément ridicule et m'aurait totalement discrédité auprès de tous, ce sentiment de sécurité que m'offrait le confort d'une ceinture qui entourait ma taille n'était pas là, alors que c'était justement le moment où j'en avais le plus besoin. Évidemment, c'était de ma faute, même si je peux m'en défendre : le retard me poursuivait depuis toujours, ce qui agaçait fortement mon entourage. Alors, si je l'avais caché à mes collègues pour ne pas me faire enguirlander – qui plus est, l'ambiance était assez tendue comme ça pour que j'en rajoute avec de futiles badinages -, il fallait bien que je me l'avoue : j'avais été en retard, ce matin, le matin le plus important de nos vies. Nous risquions tous notre peau dans cette affaire. Chacun avait du exécuter ses petites habitudes matinales en se réveillant à l'aube, comme si cette journée n'était qu'une de plus, semblable à toute autre. Et moi... j'avais couru dans tous les sens, mangeant à peine, m'habillant avec précipitation. Pas le temps de bien me recoiffer, de vérifier que tout était prêt : par chance, j'avais préparé mes affaires la veille... sauf, la ceinture, que Jemma (et non Gemma, c'était là toute sa subtilité), ma compagne, avait dû m'emprunter hier soir. D'ailleurs, il ne me fallait plus penser à ça, à elle, à mon autre vie. Mon métier d'auror et mon existence d'homme lambda étaient deux choses tout à fait différentes que j'avais du, depuis toujours, séparer : et plus que jamais, je me devais de le faire dès maintenant.

Enfin, nous avions le signal pour sortir du pub miteux qui nous avait servi de point de rendez-vous. Adams nous regarde rapidement : l'heure est arrivée. Les coups de mon coeur se firent plus pressants dans ma poitrine ; nous touchions au but que nous établissions depuis des mois. Une seule chance allait se présenter à nous. Je tentais de mesurer ma respiration tandis que nous cheminions à travers le passage, débouchant sur la salle sur demande, dans laquelle nous restons un court instant. Notre équipe de choc a ceci de magique que seuls nos regards suffisent pour nous comprendre. Peu de mots : ils sont bruyants et futiles. Les gestes suffisent, dans ce genre de situation. Je l'avais appris avec les années de métier qui s'accumulaient progressivement ; les nouveaux étaient d'ailleurs généralement reconnaissables à cette envie d'ouvrir la bouche à la moindre occasion. Nombreux, soudés, expérimentés : voilà pourquoi la victoire ne pouvait qu'appartenir à notre camp. Je ne doutais pas, je ne m'y autorisais pas, surtout. Arrivé devant nos alliés, l'équipe professorale du château, je tente rassembler toute ma concentration, oubliant presque les visages de nos alliés. Je ne sais plus qu'une chose : nous sommes un groupe uni, animé par le désir de mettre un terme au règne infernal des Mangemorts.


- Allons-y, dit Adams.

Cette injonction me remplit d'une douce chaleur, celle qui survient toujours avant qu'un combat se déclare. J'entends Schoonmaker se réserver Winch. Ambitieux, le jeune homme : nous aimerions tous nous emparer de lui, par fierté, par vengeance.
L'impuissance : c'était le sentiment qui nous avait tous agités ces derniers temps, là-bas au Ministère, mais maintenant, c'était fini. J'embrasse une ultime fois la chevalière que m'a offert Jem' il y a des années de cela, pour me porter chance dans toutes mes missions, puis je resserre le poing sur ma baguette avant d'entrer dans la danse.

- Let's goooo ! lancé-je d'une voix tonitruante en entrant dans la Grande Salle à la suite de mes collègues, le visage crispé par l'énergie que me confère l'envie de rendre la monnaie de leur pièce à tous ces pauvres phoquoins abrutis.

Fini, fini, tout allait finir. Enfin.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Ven 11 Nov - 18:49

Winch était ce genre de personnage qui savait très bien contenir sa colère et quand elle explosait, elle était si froide qu'elle semblait éphémère et aussi subtile que la brise d'un beau matin d'hiver. D'ailleurs, je n'étais même pas certaine de l'avoir déjà vu sortir de ses gonds et même en essayant de faire revenir mes souvenirs le plus loin possible, j'en arrivais à la conclusion que ce n'était tout du moins jamais arrivé en ma présence. Son ton doucereux n'était pour autant pas aussi chaleureux que le ronronnement d'un chat près du feu mais était au contraire le signe, la prévision d'un bien mauvais présage dont tout le monde ferait mieux de se méfier, que ce soit les professeurs, les élèves, les elfes de maison des cuisines, les armures, les fantômes ou encore les tableaux. Et nous aussi par la même occasion, ses camarades de jeux, nous savions que nous n'avions pas trop à la ramener si l'on ne voulait pas subir les remontrances de notre chef de groupe.

Car pour être de mauvais poil, il l'était, et pas qu'un peu. Nous avions pris place dans la Grande Salle pour une réunion au sommet à la table habituellement réservée aux professeurs. C'était la même rengaine qui revenait toujours depuis ces derniers jours : nous n'avions toujours pas trouvé l'objet si précieux que convoitait le Seigneur des Ténèbres et ce dernier, tout comme Winch, commençait à s'impatienter. Je comprenais ce sentiment de frustration pour le vivre également; mais était-ce pour autant nécessaire de nous renvoyer la balle comme s'il s'agissait d'une boule en flammes ? Nous n'avions pas avancé, certes; ce que personne ne précisait en revanche c'était que la mission s'était révélée être plus complexe que prévu.

Tout d'abord parce qu'il ne fallait pas que qui que se soit se doute de quelque chose, ce qui n'était pas dort aisé lorsque vous aviez le regard inquisiteur des professeurs qui ne s'étaient toujours pas remis de leur cuisante défaite, à subir. Ils étaient pire que la peste et faisait mine de donner leur cours tranquillement à leurs imbéciles de gamins, comme si de rien n'était, mais j'étais certaine qu'au fond d'eux, ils rêvaient de découvrir avant nous ce que nous cherchions, même s'ils ignoraient de quoi il pouvait bien s'agir. Si encore il n'y avait eu que ça. Car je n'avais également aucune confiance aux tapisseries qui les premiers temps ne s'étaient pas gêné pour déverser un flot d'insultes à notre égard, lorsque nous passions, pourtant comme des ombres, dans les couloirs. Ceux là avait eu vite fait de calmer leurs ardeurs cependant lorsque je leur avais jeté un sort dont ils s'étaient souvenu apparemment puisqu'ils se contentaient à présent de nous lancer des regards noirs et méprisants. Soit. Mais le pire, ça devait bien être ces sales rats, ces mioches qui grouillaient de partout dans les couloirs et qui empêchaient plus notre progression qu'autre chose. Ceux là, je n'avais qu'une envie qu'était celle de les encastrer dans le mur pour leur faire comprendre qu'ils ne savaient pas à qui ils s'adressaient; non, au lieu de cela nous étions contraints de subir des événements pour le moins étranges et qui ne touchait toujours que notre bande. Et ces ingrats d'enseignants qui s'employait à faire comme si de rien était, je voulais les attaquer une fois de plus pour leur faire comprendre que ceux qui menaient la danse, ici, c'était nous.

Nous étions en train de passer en revue tout les coins du château pour essayer de déterminer si oui ou non, nous avions omis de visiter des endroits. En ce qui me concernait, j'étais certaine d'avoir passé au peigne fin tout les passages secrets qui existaient, et il en allait de même pour les autres. Nous n'étions pas fou et et si personne ne voulait l'avouer tout le monde pensait la même chose à savoir que la colère du Seigneur des Ténèbres serait terrible si jamais nous venions à revenir les mains vide de la précieuse requête qu'il nous avait confié il y avait de cela de nombreux moins. Nous n'avions pas le droit de repartir d'ici avant d'avoir mené à bien notre mission, alors nous restions là, dans la Grande Salle par exemple à retourner le problème dans chaque sens possible sans parvenir à trouver le fil qui démêlerait l'amas de laine.

Un grand fracas se fit soudain entendre, suivit de plusieurs éclats lumineux qui n'étaient autre que des sortilège qui venaient rebondir contre les murs de la pièce. Tout se passa en quelques secondes seulement, le temps de reconnaître des visages des Aurors que nous connaissions bien; et de constater que tout ceci n'était absolument pas prévu ! Nous n'avions plus le temps de réfléchir ni même celui de leur demander pourquoi et comment ils étaient parvenus à se retrouver ici. Je me levai brusquement en jetant un sort vers l'un d'eux, ma chaise tombant dans un gros bruit. Mais inévitablement la même pensée nous traversa tous : ce que nous redoutions plus ou moins depuis quelques jours sans le formuler clairement était en train de se produire. Tout était sous contrôle, mais pour combien de temps encore ? Quelques-uns d'entre nous commençaient à battre en retraite; pour ma part, je me refusai de m'avouer vaincue et je prenais les devants alors que tout les professeurs de Poudlard faisait à leur tour irruption dans la salle. Bientôt, plus personne ne s'entendait car bien évidemment les élèves avaient ramené leur fraise même si pour la plupart ils ne se contentaient que de jeter des cris apeurés. Je jetai mon dévolu sur Sawyer et sa tignasse blonde qui m'énervait depuis un certain temps déjà. Alors que nous engagions vraiment le combat, j'avais cette amère sensation au fond de la gorge d'avoir plus de difficultés à parer ses attaques que lors la prise d'otages, il y avait de cela plusieurs semaines.

Et les autres mangemorts n'avaient pas l'air d'être dans de meilleures dispositions que la mienne.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Sam 12 Nov - 13:34

Poudlard. C'était là où tout avait commencé et Mandy espérait fortement que ce n'était pas là où tout finirait. Cependant si cela devait tout de même se produire elle ne resterait pas derrière à claquer des dents. Courageuse ? Pas de le moins du monde mais pas faible pour autant. De toute façon l'école était à eux et elle resterait à eux, cela se devait. C'était leur devoir d'assurer que les élèves aient une vision réelle de l'avenir, qu'ils sachent quelle était la seule et la meilleure solution. Penser que certains de ces élèves allaient se lancer à corps perdu dans ce qu'ils croyaient être la justice, gâcher leurs talent et leur intelligence était une atrocité. Pourtant c'était le cas. D'un côté Mandy les comprenait; ils allaient là où ils pensaient être le mieux plus tard, elle-même n'aurait pas hésité à retourner sa veste si elle pensait que sa soif d'apprentissage et de savoir aurait été calmée. Après tout, chaque personne avait un seul et unique but dans sa vie et aurait tout sacrifié pour cela. A moindre d'être dépendant d'autre chose, de quelqu'un mais là c'était qu'on avait ruiné toute notre existence. Ceci dit que les autres gâchent la leur ou non faisait peu d'effet à l'ex-Serdaigle qui avait pour principe de ne jamais s'attacher (au sens propre comme au figuré). L'espérance de vie avait une forte tendance à augmenter.

De là où elle était Mandy avait un champs de vision élargi sur les autres mangemorts qui tâchaient tant bien que mal de contenir leur colère. L'heure était grave : l'objet tant recherché n'avait pas été trouvé. Pourtant ils ne pouvaient pas se blâmer de n'avoir pas essayer, combien de fois avaient-ils errer dans les couloirs de Poudlard, dans les pièces dites secrètes ? Une bonne dizaine ou même une centaine ! Le résultat restait le même : rien. D'un point de vue purement théorique Mandy s'en fichait totalement. Trouver cet objet n'allait pas stimuler ses capacités intellectuelles même si cela la mettait devant un défi : trouver l'introuvable. Beau paradoxe. En pratique c'était différent, ce n'était pas comme si ils pouvaient revenir en disant "Oh, on ne l'a pas trouvé.". Ce n'était pas envisageable. Personne, dans cette équipe, n'avait de tendance suicidaire, personne ne tenait à mourir et Mandy encore moins. Deuxième point qui avait tendance à énerver ses collègues : la petite rébellion qui, malheureusement, prenait forme dans le château. Rien d'alarmant au début cela devenait tout de même embêtant et, il ne fallait pas en douter, les plus pessimistes d'entre eux (sachant qu'être optimiste ce n'était pas leur point fort) avaient déjà envisagé le pire. Mandy, elle, ne l'avait pas fait sachant très bien qu'envisager ne servait à rien. Résoudre un problème ou trouver une solution était beaucoup plus intelligent. Mais le leur faire comprendre c'était encore autre chose. Ce n'était pas comme si ils étaient prompts à écouter les conseils des autres. Douter de leur amour-propre était une folie.

Assise tranquillement à écouter avec attention le discours pertinemment, intelligent mais ô combien inutile des autres mangemorts qui daignaient prendre la parole devant un auditoire fasciné par l'inutilité Mandy ne voyait ce qu'elle aurait pu dire. Une fois n'était pas coutume elle n'avait aucune idée pour sauver la situation. Donc, elle se taisait. Jusqu'à que..BOUM.

De la porte, des sortilèges éclatèrent pour laisser passer des professeurs accompagnés d'Aurors visiblement prêts à tout pour récupérer le château. Un sourire naquit sur les lèvres de Mandy, alors c'était arrivé. Elle ne s'y attendait pas il fallait l'avouer, l'ex-Serdaigle ne s'attendait pas à une réplique avant quelques semaines. Ils n'étaient pas fous, plus ils tardaient plus ils étaient faibles. Alors que, non loin de là, Cléophée montrait son impulsivité en réagissant au quart de tour Mandy prit quelques minutes de réflexion. Ils auraient pu, encore une fois, remporter une victoire si la troupe d'aurors n'avait pas décidé de se joindre aux professeurs. Qui plus est, la grande majorité des élèves risquaient d'en profiter pour montrer aux mangemorts ce qu'ils avaient dans le ventre. Pas grand chose ceci dit mais, pas grand chose plus pas grand chose était égal à quelque chose d'assez conséquent.

Faisant glisser sa baguette entre ses doigts Mandy se résolut à s'activer pour laisser à ses opposants le moins de chances possibles. Ce qui était déjà beaucoup, pensa l'ex-Serdaigle en envoyant un sortilège sur un professeur âgé qui, d'après ses souvenirs, enseigné l'Arithmancie. Elle n'avait rien de personnel contre lui ni contre chacune des autres personnes ici présentes mais ils avaient commis la bêtise de se mettre en travers de leur chemin. C'était dangereux pour eux mais peut-être avaient-ils besoin d'une bonne leçon pour le comprendre. Peut-être, si tant est que les mangemorts remportent ce dernier duel. D'un autre côté, en plus d'être sans doute et pour la plupart mieux entrainés, ils avaient aussi plus de force moral. Si ils perdaient ils perdaient doublement donc ils allaient se battre avec deux fois plus de volonté. Conscients qu'ils n'avaient pas l'avantage mais qu'ils devaient se le procurer.
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Sacha Winch
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Mar 15 Nov - 14:53

Les préoccupations assombrissaient le visage du chef des Mangemorts. Là, entre ses sourcils froncés, sa peau se plissait d'une ride qui exprimait l'inquiétude complexe qui étouffait ses pensées. Pourtant Sacha Winch n'était pas homme à laisser ses émotions prendre le pas sur le reste - sauf peut-être dans des cas particuliers comme celui de la ballade avec la jeune Austen; mais pour l'heure, là n'était pas le problème. Sacha les regardait tous un à un, en silence. Les membres de son équipe étaient rassemblés dans la Grande Salle pour une énième discussion autour de l'éternelle question : l'objet? Où était-il? Et Powell citait des lieux, Brook évoquait des légendes parlant de cachettes inexplorées.

Et puis? avait envie de rugir Sacha. Ils n'étaient tous qu'une bande d'incapables. Chacun ne pensait qu'à ses petits intérêts, à son futur glorieux quand le Maitre les récompenserait. La mâchoire de Winch se crispa. A nouveau, ses yeux de jais balayèrent les visages des Mangemorts, lançant des éclairs peu encourageants. Il se redresse, remit machinalement en place la lourde cape de velours sombre qu'il portait et tapa d'un coup sec, ferme, violent sur la table. Sa main resta à plat sur le bois patiné par le temps. Sur sa peau mate brillait la lourde chevalière des Winch.

- Assez, coupa-t-il sèchement.

Il n'avait pas envie de les entendre bavasser plus longtemps sans rien trouver. Encore une fois, il allait chercher de son coté et trouver la solution à cette mission qui tournait en une gigantesque débâcle. Qu'allait dire le Maitre? Sacha s'en voulait, il s'en voulait d'avoir choisi une équipe si hétérogène, sans cohésion; il s'en voulait de décevoir le Seigneur des Ténèbres alors qu'il n'aspirait qu'à contribuer à sa gloire. Il voyait déjà le visage de son maitre, ses pupilles froides, sa moue de déception. Maitre, songea Winch, si seulement j'avais été le seul maitre à bord, si seulement je n'avais pas du gérer les incartades des autres!...

Peut-être aussi qu'il n'avait pas été corps et âme à sa mission depuis quelques temps, mais cela il préférait éviter de se l'avouer. Depuis toujours il était un homme au sang chaud; la chair et les les femmes étaient sans nul doute son point faible bien qu'il ait appris à ne rien laisser paraître. Aussi chère que lui était sa mission et ses engagements aux cotés du Lord, il ne pouvait réfréner en lui le feu soudain qu'avait déclenché Claire Austen. La fraiche et jeune fille, avec ses jolies manières, sa retenue, ses envies bouillonnantes et ses désirs de gloire - comme Sacha à son âge - attisait en lui un brasier de désir qu'il ne pouvait totalement occulter. Son professionnalisme prenait le dessus, heureusement, mais il y avait toutefois des moments où il aimait à se souvenir de leur étreinte secrète sous la voûte des arbres de la forêt interdite, du goût de ses lèvres, de son souffle court.

Le fait est qu'il n'eut pas l'occasion de s'exprimer d'avantage. Les grandes portes de la salle s'étaient ouvertes avec fracas et Sacha sauta sur ses pieds comme tous ses collègues. Un groupe d'Auror leur faisait face, accompagné des professeurs, ces espèces de serpillères amorphes que les Mangemorts avaient réussi à piétiner sans grande difficulté.

La bataille aura donc lieu aujourd'hui, songea-t-il. Il s'était attendu dès les premiers jours à un retournement de situation de la sorte. Ils avaient usé de la magie noire et de sortilèges complexes pour fermer Poudlard après en avoir pris le contrôle, mais Sacha savait que le château était vivant par lui-même et ne serait jamais à eux tout entier. Sara Wayland avait raison. Sauf que Sacha s'en fichait. Il ne voulait pas gagner Poudlard ad vitam aeternam, il voulait profiter de ce temps imparti pour trouver le fameux d'objet qui permettrait au Maître d'asseoir d'avantage son pouvoir. D'une certaine manière, Poudlard redeviendrait, un jour, tout à eux.

Avant cela, il fallait se battre. Winch empoigna sa baguette et se rua dans la bataille, comme une tornade s'attaque à un petit village pour tout dévaster sur son passage. Il bouillait d'une énergie solaire, électrique, et surtout inépuisable; il avait hâte de la dépenser dans un corps à corps sans merci, d'autant plus que la situation avait été calme au château, ces derniers temps. Ils étaient pathétiques : une poignée d'Aurors et les professeurs transformés en machine de guerre. Qu'espéraient-ils? Leur magie était bien trop pauvre pour vaincre celle du Lord. Sacha se mit à virevolter entre les assaillants et les Mangemorts, lançant des sortilèges, criant des ordres, calculant ce qu'il leur faudrait faire pour anéantir ces idiots. Les professeurs ne la jouaient pas finement : les Mangemorts avaient décidé de leur laisser un minimum de liberté jusque là. Ils pouvaient à partir de ce soir faire une croix dessus.

Winch para un sortilège de désarmement - logique, les Aurors voulaient le bras droit de Lord Voldemort vivant - et fit vivement volte-face, ses lèvres s'étirèrent en un mince et effrayant sourire alors qu'il reconnut un visage familier. Dorian Wordsworth. Une épine dans sa botte, encore une fois. L'Auror avait la fâcheuse habitude de se trouver en travers du chemin de Winch, qui avait manqué de l'affronter de nombreuses fois lors de missions que les Aurors surveillaient.


- Dorian, le salua-t-il d'un ton doucereux, faussement poli. Il le railla, soulignant le manque de rapidité à la détente des Aurors : Je vois que la Cavalerie ne sait toujours pas ce que signifie arriver à l'heure...

Il leva ensuite prestement sa baguette et lança un Avada Kedavra en direction de l'Auror. La Grande Salle résonnait à nouveau de bruits de lutte - une lutte beaucoup plus équilibrée cette fois, et dont l'issue n'avait rien de certaine.

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Esteban Nottingham
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Jeu 17 Nov - 14:02

Et nous voilà, tous réunis autour de la table des professeurs de la Grande Salle. Nos airs graves sur nos visages ne présageaient aucune fête en perspective. En réalité, ce qui me perturbais peut-être au même titre que mes collègues, c'était le fait que malgré tous nos efforts, cela n'avait abouti à rien. Nous n'avions rien trouvé et ce ne fut pas faute d'essayer. De fond en comble, de la cave au grenier, des cachots à la tour d'astronomie, le château avait été mis sans dessus-dessous par nos propres soins. et ce, dans le dos des élèves et des professeurs. Passé au peigne fin, même le moindre passage secret, tout, nous avions tout fouillé. Mais rien. Aucune trace de ce foutu objet. Et sans aucun doute, Winch était le plus énervé de nous parce qu'au final, c'était sûrement lui qui avait le plus à perdre si cela tournait mal. Cependant, ce que je ne supportais c'était le fait qu'à ses yeux, nous apparaissions tous comme de parfaits imbéciles, comme des bons à rien qui ne lui étaient d'aucune utilité et qui l'encombraient plus qu'autre chose. Sauf que je n'étais pas d'accord avec lui.

Si je n'avais pas été là, si je n'avais pas poireauté pendant des mois entiers avec ces gamins stupides et idiots, la chose aurait été encore plus difficile. Car c'était grâce à moi que tous les recoins du château avaient été fouillés parce que j'avais pris le soin, pendant leur absence, de tout détailler et croyez-moi, pour une fois le poste de surveillant fut une bonne chose car avec toutes les idées de farces débiles des élèves, je peux vous dire que j'en avais découvert des passages secrets ou que j'en avais même redécouvert certains qui m'avaient servi du temps où moi aussi j'avais été élève ici. Mais il avait également fallut que je m'attire la confiance des professeurs ce qui toutefois, ne fut pas très compliqué. Et puis surtout, j'avais appris une chose non négligeable pour mes collègues et moi : le rejeton Schoonmaker, Easter-Schoonmaker plutôt, il était vivant et dorénavant ornait les rangs des Aurors. Une bonne blague servie par celle qui n'était autre que sa sœur qui était tombée dans mes bras suite à une trop grosse cuite. Lilian. Lilian qui avait testé et approuvé la violence dont faisait preuve Sacha et croyez-moi, je n'aurais pas aimé être à sa place.

Cependant, si Winch avait à perdre ce soir si tout se passait mal, il en valait de même pour moi. Pourquoi ? Parce que tout le monde déteste les traîtres et si je venais à me faire choper, j'en prendrais pour mon grade. Mais je tenais toutefois à faire payer à Felton également car moi non plus je détestais les gens qui retournent leur veste dès que quelque chose ne va pas comme ils le souhaitent. Toujours autour de la table, nous essayions de fournir des solutions ou du moins de donner des hypothèses mais cela n'aboutissait à rien. Winch fulminait de l'intérieur, je pouvais le voir du coin de l’œil tandis que je tirais machinalement sur ma cigarette.


- Assez

Cette sécheresse dans sa voix à laquelle je ne m'attendais pas me fit presque sursauter et là je sentis qu'il était temps pour moi d'éteindre ma cigarette et de sortir ma baguette. Une dernière bouffée, je l'écrasais sur la table et me levais en même temps que mes collègues. La cape sur les épaules, la main qui passa une dernière fois dans mes cheveux bruns comme les ténèbres, j'enfilais mes gants en cuir noir. Bah oui, j'aime pas quand ça gicle sur les mains. C'est bon je suis prêt, on peut y aller !

Cela me rappela tellement le soir de notre arrivée, bien entendu je crois voir au loin le visage des deux idiotes avec qui j'avais joué et que j'aurais bien aimé voir disparaître car elles n'étaient d'aucune utilité dans ce bas monde. Mais j'avais pour l'instant d'autres chats à fouetter. De la baguette ou du point quand j'en avais l'occasion j'envoyais valser ceux qui se trouvaient en travers de mon chemin, évitant ou renvoyant les sorts qui m'étaient lancés et même si j'aurais bien aimé en découdre avec la charmante et impétueuse Meryl Kelsey, une chevelure blonde attira mon œil vif et bleu comme la glace. Felton. Quelle merveilleuse surprise ! Quelques gamins nous séparaient mais ce problème très vite ne fut plus car je les envoyais rouler sur terre ou dans les airs. Je m'approchais de l'ex Mangemort, un sourire malsain sur les lèvres comme si rien tout autour de nous se passait, comme si nous étions simplement dans la rue en train de se croiser après de longues années sans nouvelle.


- Tiens tiens Felton ! Je suis ravi de te revoir. Dis-moi, comment vont les affaires ?

Un petit sort par là l'envoya cogner le mur le plus proche de nous.

- Tu pourras dire merci à ta sœur de t'avoir balancé ; c'est grâce à elle que je vais prendre un malin plaisir à t'éliminer. Ne t'en fais pas, tu auras toute l'éternité pour lui en parler parce que je me chargerai d'elle ensuite. Je lui lançais un clin d'oeil qui n'avait rien d'amical et même si Lilian était clairement la plus belle demoiselle de l'école, elle n'en demeurait pas moins sa soeur et cela me fendait le coeur de savoir que j'allais devoir l'éliminer elle aussi.

Un Imperium d'abord, je voulais l'entendre me supplier de l'achever. Et croyez-moi, cette fois-ci, je m'arrangerais personnellement pour qu'aucun nuisible ne vienne contrecarrer mes plans.

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Meryl Kelsey
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Ven 18 Nov - 16:32

Tout au fond d'elle même, cette fois, Mery le savait, tout serait différent. A l'inverse de la fois dernière, ils étaient mieux organisés, mais surtout mieux préparés à affronter ce qui les attendait derrière les grosses portes en chêne de la Grande Salle. Les deux camps ne pouvaient pas gagner, il ne pouvait pas y avoir non plus de match nul. C'était tout ou rien et il n'y avait pas d'autres issues possibles; les Mangemorts allaient quitter Poudlard une bonne fois pour toute et quoi qu'il en coûte. Elle s'en était fait le serment avant de sortir de son bureau, et dommage pour les encapuchonnés, mais elle tenait toujours ses promesses. Là encore, il n'y aurait pas d'exception.

Elle salua les autres profs qui arrivaient tous au compte goutte, sans qu'aucun n'ait l'audace d'arriver en retard toutefois. Eux aussi connaissaient l'enjeu, eux aussi voulaient en finir, eux aussi voulaient sortir victorieux de cette bataille qui n'avait au fond aucun sens. Aucun sens parce que la jeune femme ne comprenait toujours pas pourquoi il était si jouissif de torturer des élèves, pourquoi un née moldu valait moins qu'un sang pur. Elle se doutait que sur ce point, ils avaient un peu profité de la situation car bien évidemment -ils en avaient tous conscience, elle, comme ses collègues- qu'ils n'étaient pas venus dans cet unique but. La seule satisfaction qu'elle avait pour le moment, c'était de savoir qu'apparemment ils n'avaient toujours pas trouvé ce qu'ils cherchaient. Les Aurors ne tardèrent pas eu non plus et elle reconnu le visage déterminé de Adams en chef de fil. Après un dernier accord silencieux, car tout le monde était sur la même longueur d'ondes, la porte s'ouvrit à la volée et sans attendre, tous engouffrèrent à l'intérieur avec la seule idée en tête de ne laisser aucun répit à leurs ennemis.

Ennemis qui ripostèrent presque immédiatement, comme s'y eux même s'étaient plus ou moins attendu à une réplique dans ce goût là, mais la directrice de Gryffondor aimait bien à croire que même s'ils avaient eu des doutes, ils leur avaient été impossible de déterminer lorsque cela arriverait. C'était presque normal; ils ne pouvaient pas être sur tout les fronts, et avec les différentes pressions qui régnaient tout autour d'eux depuis quelques jours avec les élèves qui s'y étaient mis plus ou moins subtilement, il était logique que les bourreaux soient à cran. Rien que ça, c'était un premier triomphe.

Elle prenait garde de ne pas jeter des sortilèges n'importe où, parce qu'il n'aurait plus manqué que l'un d'eux cible un de ces alliés. L'échange musclé commençait à peine, ce n'était donc pas le moment d'avoir d'entrée de jeu des pertes à déplorer. Ils avaient besoin d'être là, tous en semble comme un seul homme pour venir à bout des Mangemorts. En même temps, elle restait très concentrée sur son objectif à savoir la première paire d'yeux qu'elle avait croisé en pénétrant dans l'enceinte aux lions, celle, glaciale, de Brook. Elle poursuivit sa progression tout en continuant les hostilités : il y avait énormément de capes sombres, et les premiers étaient déjà en train de fuir alors que des Aurors tentaient -certains avaient même réussi- de les arrêter. Quelques fois, elle manqua son coup. Plusieurs fois elle y arriva sans difficultés, usant de roublardise pour parfois arriver à ses fins. A la guerre comme à la guerre comme on dit, tout les coups étaient permis. Elle ne voyait pas pourquoi elle allait faire de bons sentiments avec ces être infâmes; c'était plutôt eux qui étaient à éradiquer du globe !

Elle évita un sortilège de justesse en reculant d'un pas sur le côté avec vivacité et manqua de se faire renverser par un élève. Ils avaient fini par venir, et l'ancienne rouge et or ne pouvait s'empêcher de ressentir un sentiment d'intense fierté à leur égard et pour ce qu'ils tentaient eux aussi d'accomplir, même si c'était de la folie et qu'elle aurait également aimé les houspiller pour leur dire de fuir et de retourner sagement dans leur salle commune respective, alors qu'ils réglaient leurs affaires. Il y avait beaucoup d'élèves plus âgés, mais il y en avait également des jeunes. Les coups de baguettes magiques pleuvaient dans tous les sens, inévitablement, certains se faisaient toucher et elle espérait qu'il ne leur était rien arrivé... de grave. Elle préféra ne pas penser au pire, surtout que quelques verts et argents essayaient de lui mettre des bâtons dans les roues. Des sales rats que Woodley aurait eu mieux fait de faire enfermer le temps de l'affrontement. En parlant d'elle d'ailleurs, où était-elle passé ? Elle n'eut toutefois pas le temps de s'en inquiéter car une nouvelle fois elle dévia une attaque et stupefixa son adversaire. Était-elle la seule à sentir que son équipe avait le dessus ? Non, apparemment non, car le visage fermé des Mangemorts parlaient à leur place; à ce propos elle s'autorisa même un sourire un peu provocateur à afficher sur ses lèvres. Elle espérait bien que Brook, à qui elle tenait tête à présent, ne verrait que ça et qu'elle s'en souviendrait encore longtemps au moment de revoir les images de sa défaite, avant de s'endormir dans sa triste couchette entre les quatre murs de la prison d'Azkaban.

- Tu l'emporteras pas au paradis, celle là, sa voix ne tremblait pas, son antagoniste n'avait qu'à bien se tenir !

Elle tenta de la désarmer une première fois, sans succès et ce n'était pas chose aisée que de monter l'assaut en continu, tout en prenant garde de ne pas se faire toucher également. Ça, c'était un vrai sport et elle avait l'impression qu'elle était sur le point de toucher l'autre harpie qui avait tout l'air d'être moins vive lorsqu'il fallait esquiver les enchantements... Plus aucun doutes, elle allait lui faire le coup de grâce ! Ce qu'elle n'eut pas le temps de prévoir malgré tout, ce fut un autre sortilège qui la percuta de plein fouet. D'où était-il venu ? Elle n'en savait rien, alors qu'elle allait rebondir sur le sol quelques mètres plus loin, son front tapant de toute sa force contre le talon d'un élève qui levait justement le pied à ce moment là. Dans une grimace, elle le sentit s'ouvrir, mais ne prit pas la peine de l'essuyer, alors qu'elle tentait de repartir à la charge. A la place, elle resta clouée au sol et poussa un cri à s'en percer les tympans car elle était à présent sous l'emprise du doloris. Avait-elle déjà ressenti une douleur aussi intense ? Elle avait tellement mal, comme si on était en train de la charcuter avec des lames de rasoirs, et était donc incapable de se répondre mentalement à cette question. Ce moment sembla durer une ou deux éternités et cela cessa en réalité aussi vite que cela avait commencé. Elle cligna plusieurs fois ses yeux qu'elle avait gardé clos pendant tout ce temps.

L'élève de septième année qui s'approcha d'elle d'un pas pressé lui expliqua qu'il avait réussi à mettre en fuite, un peu plus loin, l'auteur du crime. On l'aida à se hisser sur ses deux jambes, elle avait la désagréable sensation de ne plus être maître de ses mouvements, tellement elle avait mal. Mais jusque au bout, elle ne faillirait pas, et continuerait, sans songer un seul instant aux conséquences. Dans un ultime effort et avec rage, elle jeta un nouveau stupéfix en direction de Brook. Et il n'avait pas intérêt à la manquer !

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Joseph Adams
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Mar 6 Déc - 13:11

[ HJ : nous passons des tous pour essayer de terminer l'intrigue au plus vite. Vous pouvez toujours vous greffer dans l'histoire même si votre tour a été sauté. ]


Les deux meutes se jetèrent l'une sur l'autre dans un bruit sourd, à peine nous franchîmes le seuil de la grande porte de la salle au plafond magique. J'avais confiance en mes partenaires - je connaissais leur talent, leurs habiletés, leurs ruses, je savais que nos efforts conjugués étaient un cocktail explosif et invincible. Néanmoins il y avait toujours une petite part de hasard dans la bataille, et j'avais connu suffisamment de combat qu'on ne pouvait être sûr de rien. Tout jouait en notre faveur, et les professeurs avec nous ajoutaient de la force, mais il pouvait suffire d'une petite seconde, d'un petit instant pour que nous perdions cet avantage, et c'était bien à ça que j'allais veiller. Cela ne devait pas arriver.

Ces bruits, cette adrénaline, ces émotions intenses et violentes, je les connaissais sur le bout des doigts. Être un Auror était une véritable vocation pour moi, et j'avais depuis toujours préféré le travail sur le terrain, car c'était là où j'étais le meilleur. Le théorique se passait dans mon esprit, la pratique, je devais la sentir filer le long de mes bras jusqu'à l'extrémité de ma baguette.

Les Mangemorts se battraient jusqu'au bout et nous le savions tous; ils avaient en plus l'avantage de ne pas se soucier des pertes matérielles alors que nous, nous devions en même temps protéger à tout prix les élèves qui arrivaient en masse pour se joindre à nous. Cela ne me dérangeait aucunement : choisir le camp du bien avait un prix, et s'il fallait payer ce prix-là, je le faisais volontiers. Les élèves étaient un coup de pouce inestimable, car ceux qui avaient sciemment décidé de se joindre à nous savaient ce qu'ils faisaient, étaient responsables de leurs actes et ne feraient, dans la majorité, pas d'actes inconscients. Ceux qui avaient peur, ceux qui doutaient ou ne savaient pas se battre, ils n'étaient pas descendus, en toute logique, et c'était tout aussi bien.

Je voyais déjà dans la foule les blessés, j'entendais les cris, les sortilèges qui faisaient mouche. Nous aurions des pertes, oui, forcément.

Mais à choisir, la liberté n'était-elle pas préférable à toute autre chose?

Alors que je me battais avec l'un des Mangemorts et que je déjouais sans broncher ses sortilèges avant de lui lancer un Stupefix en pleine poitrine, je vis Meryl Kelsey plutôt mal en point avec Brook, et je lançai par-dessus l'épaule de mon adversaire un sortilège pour couper Brook dans son élan massacreur, après quoi, je perdis Kelsey de vue.

J'entendis au même moment une voix désagréablement narquoise prononcer le nom de Felton et couru vers lui; Nottingham s'intéressait visiblement à notre jeune recrue, et s'il croyait que j'allais le laisser s'amuser sans rien faire, il se trompait.

Je me plantai aux côtés de Felton et visai le Mangemort, criant "Stupefix", le bras tendu.

Après quoi je me mis à courir vers un groupe d'élèves : cette fois, des jeunes s'en prenaient à d'autres - Serpentard, comme d'habitude - et je lançai un charme du bouclier entre les deux clans avant de renvoyer d'un grand coup de baguette magique les Serpentard hors de la grande salle et de les coller au mur du hall grâce à un sortilège qui les laisserait planter là jusqu'à la fin de la bataille.

De notre victoire.

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Sam 10 Déc - 17:28

Pas le temps : à peine entrés que les cris et les éclairs lumineux fusent dans tous les sens. Pas le temps de réfléchir, ce qui m'arrangeait : je n'avais donc pas le temps d'être en retard. Nous avions surpris les Mangemorts en pleine réunion : dans un seul mouvement, ils s'étaient levés et leur instinct primaire, celui qui consiste à éradiquer de la surface de la terre tous les êtres qu'ils ne pouvaient supporter, les avait immédiatement poussé à commencer la lutte inévitable qui, tôt ou tard, devait se produire. Ils s'y attendaient, sans doute. Ça n'avait plus été qu'une question de temps. Ah, le temps !

Alors oui, nous les avions pris par surprise, mais elle n'était pas totale. Ces primates n'étaient malheureusement pas des abrutis sans cervelles. Si ce n'était que ça, nous aurions pu prendre l'avantage depuis longtemps... mais non, ça aurait été trop simple. Bien que nos idéaux soient à l'opposé les uns des autres, il fallait bien reconnaître que nos capacités intellectuelles étaient à peu près équivalentes. Winch, le leadeur, était un gros vilain, mais un gros vilain rusé. C'était bien ça le plus dangereux.

De notre côté, nous avions un atout et un désavantage. Le problème, c'est que les deux sont une unique et même chose : la masse d'élèves venue nous soutenir. L'envie de les renvoyer dans leur dortoir pour les protéger m'était d'abord venue, vite effacée par le fait que, si j'avais été à leur place, mon comportement aurait été identique au leur. Dans une telle situation, les risques que représentait un tel combat étaient relégués au second plan, bien derrière le désir de défendre ce qui nous tient le plus à coeur.

Immédiatement, le flou se fait : je ne sais pas ce que font et où sont exactement mes collègues et alliés, je ne ressens que le mouvement de cette agitation, les pas des élèves qui s'engouffrent petit à petit derrière nous. Mon attention toute entière est portée sur cette race qui envenime nos vies humaines : l'ennemi. Dans la cohue, je tente de les distinguer et lance des Stupefix et Protego en visant du mieux que je peux et tout en essayant de sauver ma peau. Si nous souhaitons les avoir vivants, conduite dictée par le brin d’humanisme qui sommeille dans notre équipe, eux, cependant, n’ont que faire de nos vies, et je constate que de nombreux éclairs verts sont lancés vers nous, sans aucun scrupule. Je vois des élèves tomber, crier, de douleur ou de rage ; je vois les tables et les bancs de la Grande Salle être bousculés ou pulvérisés ; je vois une de mes collègues subir un sortilège de Doloris – et cette vision de la souffrance d’une femme me fait inévitablement penser à Jem’, pensée que j’écarte immédiatement de mon esprit – mais Winch se dirige vers moi. Il m’a reconnu. Inévitable. Oh, je ne dois pas être la seule tête qu’il connaît, mais aujourd’hui, je suis sa proie. A moins qu’il ne soit la mienne.


- Dorian, me dit-il de l'air poli que j'exècre tant.Je vois que la Cavalerie ne sait toujours pas ce que signifie arriver à l'heure...
 
Je serre les dents. Rien ne sert de riposter, et, de toute manière, je n’en ai pas le temps. Encore ce foutu temps. Mais Winch est un homme qui n'aime pas en perdre. Je me jette sous une des quatre tables, évitant de peu la lumière verte de son Avada Kedevra qui traverse la pièce. J’espère qu’il ne touche personne, mais mon instant de survie m’empêche de porter plus loin mon attention vers le camp allié. Je suis programmé pour 1) combattre le mal 2) protéger et mettre en sécurité. La mission 1 n’étant pas encore arrivée à son terme, je ne peux encore entamer la 2. Je me relève et, immédiatement, j'entre dans un ballet effréné avec Winch. Le monde s'évanouit et seule sa présence et les sortilèges qu'il m'envoie me parviennent. Je bouscule et suis bousculé dans la foule, je perds Winch de vue, mais son acharnement lui permet de rapidement me retrouver ; ce moment d'inattention me vaut des entailles sur la partie droite de mon corps : je sens des coupures sur ma joue droite, mon bras droit, et une partie de mon torse, déchirant par là-même ma veste. Une chance que j'ai repris mes esprits à temps, même si mon sortilège de protection n'a pas entièrement fonctionné, il a gardé sain et sauf ma première moitié. Je me sens défaillir sous le choc des blessures qui surviennent si soudainement et doute de mes chances de battre Winch quand un élève qui me paraît jeune, terriblement jeune, s'agrippe à sa jambe et y plante sa mâchoire. Winch pousse un grognement et envoie le gamin à l'autre bout de la pièce : c'est tout ce qu'il me faut pour l'attraper dans mes filets. Je pointe ma baguette sur lui. Je ne respire plus. Je ne pense plus. Il me le faut. J'ai juste le temps de décider qu'un Impero me paraît la meilleure des solutions. Je vois la lumière bleue sortir de ma baguette et traverser la pièce, se dirigeant droit vers son coeur pourri par le mal.
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Arthur Doherty
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Sam 10 Déc - 18:39

Peu de temps après moi, je vis la silhouette de monsieur MacFarlan. Le courage de ce vieil homme forçait le respect. A son âge prendre part au combat n’était pas vraiment recommandé, mais on ne pouvait pas l’empêcher de vouloir participer, bien au contraire son expérience nous serait utile. Même un professeur d’arithmancie devait savoir se battre ! Plus que quelques minutes avant l’arrivée des Aurors, je le sentais. Ce n’était plus qu’une question de secondes. Je sentais l’adrénaline qui me traversait et quand je les vis arriver, je sortis ma baguette de ma poche et l’empoigna fermement. Adams lança alors un sort sur la porte de la Grande Salle qui s’ouvrit avec fracas. Cette scène n’était pas s’en rappeler la fois où les Mangemorts se sont introduits dans l’école et nous maîtriser d’un clin d’œil. J’avais toujours le goût amer de cette défaite dans la bouche. Avant de pénétrer dans la salle, j’entendis le plus jeune d’entre nous se réserver le cerveau du camp adverse. Il n’y parviendrait jamais seul ! Après un regard entendu à Gabriel, je me lançais dans la Grande Salle à la suite de mes alliés. Bientôt une flopée d’élève arriva à notre suite et je fus emporté à l’autre bout de la salle, pris dans cette marée humaine. J’ai été bousculé de tous les côtés et la pagaille ambiante résonnait dans mes tympans… J’avais l’impression de ne pas m’en sortir et d’être bloqué ici depuis une éternité, toujours aussi impuissant.

L'adrénaline que j'avais ressentie au début commençait à se transformer en quelque chose de bien plus nocif. Je sentais que la colère empoisonnait mes veines petit à petit. Tous ces cris, toute cette violence et tous ces sortilèges fusant de toute part. Tous ces aspects péjoratifs nourrissaient en moi, la haine que j'éprouvais à l'égard des Mangemorts. J'allais pouvoir laisser éclater cette colère sans retenue, je ne me contrôlerais pas dans cette atmosphère sordide. Je ne pouvais pas contrôler mes pulsions. Cela faisait si longtemps que j'intériorisais sur un nombre incalculable de choses. Tout était sous pression et ce soir, j'allais exploser ! Enfin ! Je cherchais du regard où se trouvaient mes collègues et contre qui ils se battaient. Au loin je vis Powell et Gabriel face à face et je tentais vainement de lancer un Expelliarmus sur la mage noire afin de protéger mon ami. Mes sorts étaient à chaque fois déviés par d'autres qui volaient au-dessus de nos têtes. Des pleurs retinrent mon attention. Un groupe de jeunes élèves semblaient perdus et complètement pétrifié. Les sortilèges fusaient de toute part et je vis un septième année de Serpentard pointant sa baguette sur eux. Je bousculais les personnes sur mon passage avant de m'interposer entre les jeunes garçons et le sort. Je lançais d'urgence le sortilège du bouclier et envoya rapidement valser cette ordure. Si jamais je le recroisais dans un cours une fois toute cette histoire terminée, je lui promets de longues heures douloureuses !

Je pris sous mon aile ce petit groupe d'élèves. Je ne pouvais pas les laisser comme ça. J'essayais de les amener vers la sortie pour qu'ils soient sains et saufs. Le long de la route nous enjambions des corps blessés. Jamais je n'avais autant utilisé le Protego. Mon cerveau ne se concentrait plus que sur la protection de ces gamins et je savais pertinemment que je ne pourrais pas tous les sauver. Ils avaient sous-estimés leurs forces. Seuls les plus douées nous apportaient actuellement de l'aide. Les autres n'étaient que perte de temps et je perdais mon temps à vouloir sauver ces quatre élèves, mais c'était plus fort que moi. Je ne pouvais pas les laisser dans cette situation en sachant qu'ils risquaient de mourir. Ce n'était pas acceptable. Je bousculais d'autre élèves sur mon passage et certains se joignaient au petit groupe, beaucoup voulait sortir et j'apercevais bientôt la porte de sortie. Je ne connaissais pas la fatigue, seulement la colère, la haine. Une fois à l'embrasure de la grande porte qui avait cédé quelques instants avant sous la baguette d'Adams, je lançais un dernier sort du bouclier avant de dire aux élèves de vite se réfugier dans la salle sur demande, de prévenir ceux qu'ils croisaient et de démonter tous les Serpentard qu'ils pouvaient éventuellement croiser.

Je me suis vite replongé dans la bataille, je cherchais un Mangemort des yeux. Quelqu'un à qui je pourrais faire subir les foudres de ma colère, car cette dernière me contrôlait. Mes sens de chasseur étaient en éveil. Soudain je vis Gabriel à terre, une de ces fichues adeptes pointait sa baguette sur lui. Elle osait attaquer un de mes collègues, un de mes amis sous mes yeux. J'étais dans son dos, j'avais l'avantage. Gabriel était contre le mur et le voir de la sorte me révolta. Mon sang bouillait et je sentais des pulsations aux niveaux de mes tempes et de mes poignets. Je savais que la violence n'était pas ce dont j'avais besoin, je savais que l'on ne devait pas s'attaquer aux femmes, mais elle était le démon, mon ex-femme aussi était un démon, les cheveux bruns de Powell viraient au blond, j'avais l'impression de voir Chloé et je me sentais comme fou. J'approchais défonçant tous les obstacles sur mon passage et visa celle qui était devenue mon ex-femme avec ma baguette. J'avais souvent rêvé d'elle, des rêves sanglants où je prenais plaisir à la faire souffrir autant qu'elle m'avait fait souffrir.


- Locomotor Mortis !

J’avais touché ma cible et la Mangemort tomba. Je me plaçais au-dessus d’elle et la retourna. Je savais que je ne touchais pas le visage de Chloé, mais c’était bien elle que je voyais, je touchais sa peau comme au premier jour et mon sang ne fit qu’un tour. Ses cheveux bruns que je voyais blond sur le sol, ses yeux remplis de haine. Je me sentais puissant. Je n’étais qu’un fou.

- Obscuro, un bandeau noir couvrit les yeux de la jeune femme. Je suis désolé Chloé, mais tout ça est de ta faute. Incarcerem !

Des liens vinrent la ligoter, je n'avais plus aucune notion du temps et de l'espace. J'avais juste sous mes yeux le visage d'une femme qui fut mienne, une femme à qui je croyais parler et j'y croyais de toutes mes forces. Je restais là au-dessus d'elle, en train de trembler de colère. Je n'étais qu'un fou, qu'est-ce que je foutais ici. Pourquoi avoir pris part à cette bataille que je savais destructrice pour mon âme ? Cette libération prenait une dimension personnelle et je ne pouvais pas lutter contre.


[Désolé de ne répondre que maintenant]

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Dim 11 Déc - 22:26

Le bazar, pour ne pas dire l'énorme bordel qui régnait dans la Grande Salle était le même que celui qui régnait dans ma tête depuis le jour où j’avais rejoint les Aurors. C’était d’ailleurs assez impressionnant. Je n’arrivais pas à croire que tant d’élèves veuillent nous aider alors que ce n’était guère une simple partie de plaisir. Car si contrairement à nous les Mangemorts se foutaient éperdument de qui ils touchaient, ce n’était pas notre cas. Nous devions nous charger de protéger les élèves qui, parfois, emportés dans leur haine vengeresse, ne prenaient pas forcément garde à tout ce qui se déroulait autour d’eux à force de se concentrer sur les Mangemorts et uniquement les Mangemorts. Mais en même temps, pouvions-nous les blâmer pour leur aide ? Bien sûr que nous. Toute aide était bénéfique et nous ne serions jamais de trop. Comme le disait une de mes devises : « Mieux vaut trop que pas assez. » Et ici, c’était parfait même si je comprenais aisément les autres élèves, transis de peur à l’idée de se faire toucher et de peut-être mourir qui du coup s’étaient cloitrés dans leurs dortoirs. Personne ne pouvait leur en vouloir et peut-être était-ce mieux ainsi : cela nous évitait de gérer des brebis terrifiées qui courent dans tous les sens afin de se protéger. Et il me semble également que j’étais bien mal placé pour donner des leçons de ce genre.

Je tentais tant bien que mal d’assumer mes actes passés mais quand j’imaginais la future réaction de mon frère et de ma sœur je ne pouvais empêcher cette boule de se former au creux de mon ventre et de le nouer. Ce n’était pas le combat qui me faisait peur. C’était ce qui m’attendait après. Oui, vu que j’étais aux yeux des Mangemorts un vulgaire lâche, je ne méritais que la mort mais là encore, ce serait me défiler pour ne jamais avoir à m’expliquer. C’est pour cette raison que je souhaitais en finir avec ces Mangemorts pour qui j’avais malheureusement travaillé jadis et si je devais y rester, je désirais revoir au moins une dernière fois le regard de mes deux cadets et leur prouver que j’étais revenu pour les aider.

Et quand on parle du loup, on en voit la queue. A peine avais-je protégé des élèves d’un sortilège impardonnable qu’une voix familière résonna à mes oreilles et juste après, j’étais projeté violemment contre le mur.


- Tiens tiens Felton ! Je suis ravi de te revoir. Dis-moi, comment vont les affaires ?

Bah écoute je viens de me prendre un mur dans la face par ta faute donc ça pourrait aller mieux. Trêve de plaisanterie. Ce type ne m’aimait pas ; ça tombe bien moi non plus. Je me décollais du mur et me relevais assez péniblement je dois le dire. Je m’essuyais le menton, prêt à riposter mais il fut toutefois plus rapide que moi. A sa décharge que lui ne s’était pas mangé un mur.

- Tu pourras dire merci à ta sœur de t'avoir balancé ; c'est grâce à elle que je vais prendre un malin plaisir à t'éliminer. Ne t'en fais pas, tu auras toute l'éternité pour lui en parler parce que je me chargerai d'elle ensuite.

C’était facile. Me prendre par les sentiments. En tout cas, s’il me tuait je me chargerais personnellement à ce qu’il ne touche pas un cheveu de Lilian. Je ne sais pas comment mais j’y arriverai.

- Ça m’ennuie de te dire ça Esteban mais je n’aurais jamais pu t’avoir comme beau-frère : non c’est vrai, tu…

Et BIM ! Une nouvelle décharge pour moi. Non sérieusement, il n’avait pas apprécié. J’étais un incompris de toute façon. Heureusement pour moi, on vint à mon secours. Mais je n’eus pas le temps de remercier mon sauveur (toujours comme ça de toute façon) qu’il s’était déjà effacé dans le chaos apocalyptique. Bon, à mon tour de m’éclater (et pas contre le mur cette fois-ci) Esteban. Je vais te montrer de quoi est capable un Easter-Schoonmaker. Cette fois, j’étais vraiment en colère. On ne menaçait pas ma sœur et il allait payer pour le mal qu’il avait fait à ces pauvres innocents. Je lui envoyais un sortilège qui l’envoya à terre et m’approchais de lui avant de le ligoter fermement à l’aide d’un autre sortilège.

- Désolé Esteban, mais tu n’es pas assez beau pour intégrer ma famille.

Un Stupéfix l’envoya contre le mur sur lequel je m’étais merveilleusement écrabouillé comme une grosse mouche et voyant des élèves avides de s’amuser, je les regardais avant de leur tourner et de lancer :

- Je vous le laisse.

J’avais mieux à faire. Protéger Lilian et Hadrian et foutre une branlée à ce connard de Winch.

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Lun 12 Déc - 12:12

Je n'étais pas là pour jouer à la poupée et j'avais enfin une occasion en or de leur montrer enfin de quoi j'étais capable tout comme l'étendue de mes pouvoirs. Sans attendre, j'avais donc plongé dans la bataille, laissant s'échapper par ailleurs toute la frustration que j'avais du contenir jusqu'à présent et qui ne demandait qu'à s'extérioriser depuis des semaines, depuis le soir de la fameuse prise d'otages.

J'avais jeté mon dévolu sur Sawyer, une jeune tête blonde qui ressemblait plus à un adolescent qu'un professeur de Botanique si vous voulez mon avis à croire qu'il s'était trompé en mélangeant les pupitres du bureau où se plaçait les enseignants habituellement mais que personne n'avait voulu le vexer et que tout le monde à présent laissait faire. Soit, et bien j'allais le remettre à la place qu'il méritait à savoir six pieds sous terre, voir plus, pourquoi pas. Sans lui laisser le temps de réfléchir et d'un mouvement souple de baguette, je l'envoyai valser de l'autre côté de la pièce, bien plus loin, et prenais même quelques secondes de plus pour rire franchement, devant autant de bêtise. Toutefois, je me méfiai, ils étaient nombreux et arrivaient de partout; les élèves s'y mettaient également : je venait de lancer un sortilège à l'un d'eux qui l'avait évité de justesse mais qui se cognait dans un Serpentard. Très bien, très bien, il allait certainement en faire son affaire, mais à présent, je ne rigolait plus et gardai le visage grave et fermé pour éviter de me faire avoir bêtement une seconde fois.

Sawyer, donc, où était-il, déjà ? J'eus tôt fait de le repérer que je lui lançai un Avada Kedavra, une fois encore évité. Concentrée sur ma cible, je ne vis pas une autre ombre se glisser vers moi. J'entendis la formule magique sifflé dans mon dos, mais n'eus pas le temps de me retourner et tombais à terre. Non, ce n'était pas possible, ce n'était pas probable, j'allais faire payer l'affront de celui qui avait eu la témérité de s'avancer sur ce terrain là, mais l'impossibilité de bouger, à par médire, m'empêchait de faire quoi que ce soit. J'eus à peine deux ou trois secondes, pas plus, pour reconnaître le visage, puis la voix de Doherty.

- Obscuro. Je suis désolé Chloé, mais tout ça est de ta faute. Incarcerem !

Voilà qu'à présent lui aussi perdait la raison et pourtant il n'avait pas l'air d'être sous l'emprise d'un quelconque sortilège ou d'avoir subit le Doloris un peu avant. Et on laissait cette graine là enseigner à Poudlard... Je savais que c'était cuit avant même de sentir les liens se serrer contre les poignets, signe de ma défaite, signe que je ne pouvais pas m'enfuir. On m'avait enlevé la vue, je ne savais donc pas quelle tournure la situation avait prise, mais mon petit doigt me disait que la tendance s'était renversée à l'instant même où les professeurs et Aurors étaient rentrés dans la pièce, marquant ainsi notre défaite.


- Peut-être,
lui dis-je d'une voix douce mais qu'il pouvait malgré tout entendre dans le bruit, mais cela ne m'empêchera pas de hanter tes nuits quand même.

Peu importait qui était cette Chloé et le pourquoi du comment tant que je pouvais déverser un peu plus de venin, je saisissais le bâton qu'on me tendait. Que ce soit elle, que ce soit moi, dans tout les cas, il n'oublierait pas pas de sitôt nos visages gravés dans ses pupilles. Alors quitte à tirer sa révérence de la sorte, et un peu trop tôt, autant que ce soit fait avec classe.

Je lui accordai un sourire, le dernier avant de passer de longues nuits froides et sombres dans le forteresse imprenable d'Azkaban.
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Sacha Winch
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Lun 12 Déc - 14:32

Il apparaissait peu à peu aux yeux de Sacha Winch qu'il avait pu se tromper. Qu'il avait pu prendre ce qu'il avait toujours pensé comme une faiblesse pour, finalement, un avantage. Ce flot grouillant des élèves, cette énergie jeune et indomptable, loin de causer du tort aux Aurors, semblait les favoriser. Winch les maudit, alors qu'il lançait des sortilèges un peu partout, touchant ses cibles le plus souvent, les manquant parfois du fait du mouvement de la foule. Ces ignares, ces enfants encore, se montraient étrangement résistants et surtout gênants, comme si le principe de se battre d'une manière désespérée leur donnait des capacités supplémentaires. "Poudlard vous résistera toujours" avait dit Sara Wayland dans son bureau, le soir de la victoire. Winch n'avait jamais pensé que ces paroles seraient actées. Le château semblait se battre contre les soldats de Lord Voldemort, et Sacha sentait cette désagréable sensation s'emparer de lui : entre ses doigts, la situation coulait, échappait à sa volonté.

C'était impossible. Le Seigneur des Ténèbres ne pouvait pas perdre.

Face à cette crainte, Sacha poussa un hurlement et se lança de plus belle dans la bataille. Il ne cherchait plus à désarmer ou à bloquer, il cherchait à blesser gravement, à tuer. Ses sortilèges, terribles, fusaient de toutes parts, et il visait les professeurs, les Aurors, afin de les laisser démolis, quelle que soit l'issue de cette bagarre.

L'Avada Kedavra qu'il avait lancé en direction de Dorian Wordsworth fut paré au dernier moment - l'Auror avait plongé sur le côté. Winch s'avança plus près, les traits durs, figés par sa volonté de vaincre, à tout prix. Les deux sorciers se livrèrent alors à un duel sans merci et complexe; ils semblaient liés par une force invisible, toujours face à face, et leurs poignets voltigeaient, des rais de lumière fusaient un peu partout, mais aucun ne se résignait à s'avouer vaincu. Finalement, Sacha réussi à parer le bouclier de Dorian un quart de seconde et lui lança un sortilège qui l'aurait réduit en miettes de chair si l'Auror n'avait pas repris le contrôle de lui-même; l'homme, blessé, s'affala un instant. Mais tout d'un coup, Winch sentit une douleur à la cuisse - douleur qui n'avait pas lieu d'autre car aucun sort n'avait fait mouche. Il baissa les yeux : un élève l'avait attaqué comme il avait pu, usant de ses dents pour déstabiliser le Mangemort. Winch poussa un cri de mécontentement et d'un coup de baguette, sec, fit voltiger le gamin dans les airs et l'envoya s'écraser contre un mur, dans un bruit sourd désagréable.

Tout le reste se passa très vite. Sacha apperçut Powell tomber - un peu plus loin, Nottingham subissait le même sort. Les incapables, grogna-t-il. Et Brooke? Mais le regard brun de Winch fut attiré par un mouvement qui venait en sa direction. Un trait de lumière qu'il ne connaissait que trop bien, pour l'avoir tant utilisé. Dans un ultime geste de défense, Sacha para le sortilège de Dorian et la lumière ricocha.


- Personne
ne me soumet à sa volonté, lança-t-il de sa voix grave et tranchante.

Dès lors, il savait pertinemment qu'il n'avait plus le choix. Azkaban n'en était pas un. Le Maître aurait plus besoin de lui que de le voir muré dans une cellule, et cela malgré cette défaite. Sacha leva sa baguette et fit apparaître une gigantesque boule de feu qui sembla grossir, grossir, avant d'exploser sans aucun bruit, mais le souffle de l'explosion laissa mesurer combien elle était importante. Tout le monde fut balayé autour de lui, et beaucoup blessés, sans doute. Mais la boule de feu avait fait un trou dans le mur du château et Winch courut en sa direction; avant de partir, il se retourna une dernière fois vers la grande salle où régnait le chaos. Il lança, parce que soudainement il avait Doherty dans sa ligne de mire, penché au-dessus de Powell, un dernier sort pour blesser le professeur.

Ses yeux noirs brillants, brûlants des flammes de l'enfer de ses émotions, cherchèrent une fraction de seconde des cheveux roses dans la foule - où était-elle? Il aurait aimé la voir une dernière fois, s'assurer de sa sécurité - mais il ne vit pas Claire et s'évanouit dans la nuit.

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE   Mar 13 Déc - 19:01

Avisant les élèves qui rentraient dans la salle Mandy décida que, décidément, elle n'aimait pas; ça. Qu'il y ait des professeurs et des aurors qui essayent de se mettre en travers de leur chemin soit mais des enfants de onze à dix sept ans sachant à peine manier une baguette non. Ils auraient du avoir honte d'essayer d'imiter les grands qui se trouvaient eux. Rester à leur place n'était-il donc pas possible ? Et encore, elle ne parlait pas des dommages collatéraux qu'ils pouvaient créer. Enfin, l'ex-Serdaigle n'eut pas le temps de réfléchir à la question que, déjà, Kelsey commençait à s'agiter. Baguette en main la directrice des Gryffondors avait l'air de vouloir en découdre. C'était logique, plus de la moitié de ses élèves étaient dans cette salle à faire les rigolos trembler de peur aurait été mal vu. Pourtant ça aurait été un geste totalement normal et qui aurait prouvé qu'elle n'était rien d'autre qu'une personne faible et lâche. Une personne en somme.

Devant les assauts déterminés de Kelsey Mandy devait bien avouer qu'elle n'était pas si mauvaise que cela même si elle n'était tout de même pas assez bonne. Les sortilèges fusèrent sans scrupules. Les deux femmes n'avaient qu'un but et seule l'une des deux pouvait remporter ce duel. Si l'ex-Serdaigle espérait que cela serait elle ça ne la tranquillisait pas pour autant. Kelsey n'était qu'une pièce dans la partie qui se jouait et son camp en avant plus. C'est pour la mangemort ne ménagea pas ses efforts pour faire tomber la directrice des Gryffondors qui se révélait être de plus en plus dangereuse. D'ailleurs, si le contexte n'avait pas été le même Mandy aurait pris du plaisir à s'entraîner contre son adversaire actuelle. Elle aurait appris un tas de choses qui, elle en était sûre, aurait pu lui servir. Mais tel n'était pas le cas, loin de là.

Ce qu'elle ne comprenait pas, par contre, c'était le sourire qui venait d'apparaître sur les lèvres de Kelsey. Certes, elle devait avoir conscience qu'ils étaient en bonne position et que les mangemorts ne tiendraient pas longtemps mais oubliait-elle ses élèves dans la foule ? A croire que même les pseudos défenseurs de la justice étaient égoïstes et que l'altruisme leur était inconnu. Parler c'était bien beau mais visiblement agir était encore trop compliqué pour eux. Rien d'étonnant pour Mandy mais elle était sûre que les élèves n'auraient pas approuvé son raisonnement. Ceci dit, pour ce que ça lui faisait...


- Tu l'emporteras pas au paradis, celle-là !


Mandy réprima un rire narquois. Elle pouvait bien penser ce qu'elle voulait Kelsey ce n'était pas ça qui allait tout changer. Évitant le premier désarmement que tentait Kelsey Mandy retint la réplique qui lui venait à l'esprit. Parler n'aurait fait que la déstabiliser. D'ailleurs, avant même que l'ex-Serdaigle n'ait le temps lancer un sort à son tour quelqu'un d'autres avaient déjà eu cette merveilleuse idée. Voyant son adversaire hors de combat pendant un instant Mandy se désintéressa de la directrice des Gryffondors. Elle n'aurait jamais du mais cela, elle allait le comprendre trop tard.

Alors qu'elle se tournait pour voir si Powell avait besoin d'aide deux sorts arrivèrent en même temps. Les deux la touchèrent. Un de Kelsey et un d'un des aurors. Mandy grimaça sachant qu'il était trop tard. Propulsée vers un mur et presque incapable de bouger Mandy venait de perdre, elle le savait. Mais peu lui importait, au fond elle avait gagné un savoir immense et c'était pour cela que l'ex-Serdaigle se battait. Et puis, elle avait confiance, ils le regretteraient. Tous autant qu'ils étaient, professeurs, aurors élèves. Powell était peut-être perdu aussi mais Winch non. Tout n'était pas fini et jamais cela ne le serait tant qu'il resterait une personne pour croire même au delà de la raison.
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A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire [P.V] - INTRIGUE
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