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Un signe de malchance (pv) fini

 

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 Un signe de malchance (pv) fini

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Chuck Carlton
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Ami(e)s: Emmy-Nem, Haley, mon petit lapin! Oh vous inquiétez pas, ça nous choque autant que vous... ; Joy, eh ouais comme quoi ! ; Ruby Miss Parfaite ; Lilian, the one and only
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MessageSujet: Un signe de malchance (pv) fini   Lun 10 Oct - 13:02

http://www.youtube.com/watch?v=MV_3Dpw-BRY
Spoiler:
 

S'occuper de quelque chose qu'on n'est même pas foutu de voir : fatal error click annul.

C'était agaçant, quand il y avait un nouveau prof, il fallait toujours qu'il fasse un cours qui sorte du lot pour se faire remarquer des autres profs, et nous, les élèves, on trinquait, comme d'hab. Ce matin-là, je mis un temps fou à me réveiller. Bon ok, comme beaucoup de matins. Il faut dire que sous la couette il fait tellement chaud, que mon lit est tellement moelleux, et que je n'ai tellement aucune envie de me rendre en cours... Ces derniers temps, ma motivation pour les cours avait chuté en dessous de zéro - et d'ailleurs la température avait apparemment l'intention de suivre le même chemin, depuis quelques jours, on se les caillait dans le château alors qu'il avait fait plutôt chaud avant - et pourtant, elle n'avait jamais été très haute. Mais avec ce qui s'était passé à Poudlard, avec l'ambiance plombée par les Mangemorts, ce qui était arrivé à ma copine et mes amis, je ne sais pas, je devais souffrir d'un choc post-traumatique ou un truc du genre. Non je déconne. Encore un truc de femmelette, ça. Mais bon, je n'étais pas en forme, et disons que l'idée d'un lit bien chaud prenait souvent le dessus sur l'idée d'une salle de classe où j'étais sensé faire bouillonner mon cerveau, quoi.

D'autant plus que je n'avais jamais eu vraiment de réglementation particulière pour faire la fête - et pourquoi en avoir, franchement - mais que ces temps-ci je la faisais vraiment tout le temps, même en semaine, ce qui évidement n'arrangeait en rien ma tentation a rester en position allongée plutôt que d'aller batifoler dans la boue pour soigner je ne sais quel animal en déroute. Fais chier, franchement. Le tic-tic de mon réveil résonnait dans mon oreille. Putain, il fallait que je me lève, il me restait en tout et pour tout quinze minutes pour me lever m'habiller petit déjeuner et aller à l'autre bout du monde, à savoir la forêt interdite... Bah, j'étais large, j'avais encore cinq minutes tranquilles!

Le dortoir était déjà vide et je passai encore quelques secondes à m'étirer quand tout d'un coup - pouf! - j'entendis un bruit que je reconnus immédiatement, le bruit sourd d'un truc épais qui tombe par terre. Je bondis sur mes pieds.


- Rends-moi ça sale connard de chat!!!

C'était le chat d'un des mecs du dortoir, l'animal de compagnie le plus chiant que j'ai jamais connu. Il dormait tout le temps et surtout quand il ne fallait pas, il était moche, il puait un jour sur deux, et il piquait tous les objets des gens, comme par hasard ceux qu'on avait vraiment pas envie de voir entre les pattes d'un sale truc à poils gris moche. Il n'y avait plus qu'à espérer que c'était un jour où il ne puait pas trop. Parce qu'il était hors de question que je lui laisse ma balle de baseball et qu'il y mette ses griffes ou ses crocs. Non mais oh, c'était du cuir, merde! Je me mis en chasse, balançant mes draps n'importe comment sur mon lit. La chat courrait partout et moi aussi, le maudissant à chaque fois que je me prenais un coin de lit. Je venais de réveiller, merci. Je lui balançais des coussins, mais il n'en avait rien à battre et courait comme un demeuré derrière ma pauvre balle qui roulait un peu partout dans le dortoir circulaire. Je finis par faire un truc super intelligent, à savoir de coincer le côté d'un lit avec des coussins, d'y amener le chat en lui courant après : il était fait comme un rat. D'ailleurs il était moche comme un rat. Je partis en mission commando sous le lit : la bête était roulée en boule avec ma balle entre les pattes et crachait de l'air, les poils dressés. Oh ça va, moi aussi je sais faire. Frrrrrrrrrr! Voilà. Je mis quelque secondes à récupérer ce qui m'appartenait - ou pour être plus exact, à hésiter à mettre ma main dans les pattes de ce bâtard de chat de gouttière. Un miaulement de fauve plus tard, une main en moins et une bosse à la tête de me relever à la vitesse de la lumière pour éviter qu'il m'arrache les yeux, je sortis de sous le lit, ma balle en poche. J'avais une énorme griffure sur la main et le chat était partie comme une furie en hurlant. Bon. Une bonne chose de faite.

Du coup, j'étais levé. Fais chier. Je pouvais toujours feindre la bataille avec un animal dangereux mais je n'avais que la main d'abîmée. Bon. Et 5 minutes de retard. Je sautai dans mes fringues, passai en éclair dans la salle de bain, attrapai mon écharpe, et filai par les escaliers. La salle commune était déserte et je lui jetai un coup d’œil rempli de tristesse parce que les fauteuils près de la cheminée au feu ronflant étaient tout vides et je les aurais bien remplis, moi. Mais je continuai mon chemin et courus dans les couloirs, puis dans le hall, puis dans le parc. Le truc qui était cool, c'est que comme la prof était nouvelle, j'allais pouvoir lui faire croire que je n'étais jamais en retard d'habitude et que c'était la première fois, du coup, elle n'allait pas enlever de points à Gryffondor. Après un sprint de dix minutes, j'arrivai un peu essoufflé là où tout le monde était déjà rassemblé. La prof parlait, et je me faufilai entre les gens, mine de rien.

Arriver en retard et se fondre dans la masse : ça, c'est la classe.

Tout le monde regardait, ou plutôt ne regardait pas, dans la même direction, sous un arbre. Apparemment les Sombrals étaient là, et la prof faisait son speech sur leur histoire et leurs caractéristiques. Ils étaient signe de malchance, pour la plupart des gens. Qu'est-ce que ça pouvait bien me foutre, je les voyais pas. Et d'ailleurs, je n'avais pas envie de les voir. Ce cours était vraiment nul.

En ce moment de toute façon, je trouve que tous les cours étaient chiants. Plus que d'habitude. Du coup, je savais encore moins quoi faire dans deux ans. Enfin... Peut-être que c'est parce que je me demandais ce que j'allais bien pouvoir foutre à la sortie de Poudlard. Et que comme j'en avais aucune idée j'essayais de trouver quelque chose qui m'intéressait mais que rien ne m'intéressait. Ma mère m'avait toujours dit que les enfants d'ouvriers étaient obligatoirement des ouvriers. Quand je voyais où le prolétariat avait mené mes parents, j'avais bien envie de lui prouver le contraire, mais putain, je n'avais vraiment aucune idée d'où je pouvais me diriger. De toute façon, l'avenir, on avait tout le temps d'y penser. J'avais toujours marché comme ça. Pourquoi changer?

Une chose était sûre : je n'allais pas m'occuper d'animaux ou de trucs dans le genre. Parce qu'après m'être battu avec un chat, il fallait en plus que je m'occupe d'une sale bête invisible, et franchement, c'était vraiment pas ma tasse de thé. J'écoutai seulement d'une oreille ce que racontait la prof, alors que plein d'élèves autour de moi prenaient des notes. Mais dans un coin, il y avait mes potes, qui étaient en train de ramasser des brindilles par terre et qui les lançaient vers les Sombrals dès que la prof tournait le dos. J'hésitai à les rejoindre, mais pas loin de moi j'aperçus Taylord qui écoutait la prof - évidemment. En ce moment je passais pas mal de temps avec elle, et à vrai dire ça me plaisait plutôt. Ça me changeait les idées. Parfois j'en avais un peu assez des idées à la con de mes potes, et parfois j'avais juste envie de passer du temps avec Taylord, parce que depuis qu'on était amis, vraiment amis, il y avait quelque chose qui se passait quand on était ensemble, et j'avais l'impression que je pouvais être moi sans me poser de questions. C'était différent, je me sentais comme avec Coop, elle ne me jugeait pas, je n'avais pas besoin de faire mes preuves. Du coup, entre le temps que je passais avec Taylord et avec Lilian, je côtoyais un peu moins mes potes, à part le soir pour faire la fête, et en fait, ça m'aérait la tête plus qu'autre chose.

Je me mis à penser à un truc un peu désagréable. Est-ce que Taylord voyait les Sombrals? Elle ne m'avait jamais raconté comment était morte sa famille - mais si elle y avait assisté?! Je la regardai quelques secondes, le regard fixe. Heureusement qu'elle me tournait le dos. Merde alors, si jamais elle les voyait, il y avait fort à parier qu'elle avait envie de le dire à personne parce qu'il faudrait expliquer pourquoi. C'est à ce moment-là que la prof expliqua qu'il fallait qu'on se mette par deux, qu'on prenne des rats morts qu'elle avait apportés et qu'on aille donner à manger aux bébés Sombrals qui venaient de naître. Youhouuuuu. Pendant les quelques minutes où tout le monde parla avec tout le monde pour savoir qui se mettrait avec qui, je m'approchai de Taylord. Au moins si je me rendais compte qu'elle les voyait, elle n'aurait pas à m'expliquer pourquoi. Et puis, en ce moment, on se mettait souvent ensemble pour les travaux de groupes.


- Ça va, Taylord? commençai-je. Mais en fait je cherchais une excuse pour la faire parler et guetter son regard pour essayer de capter si elle voyait les Sombrals.

J'entendis un bruit un peu plus loi, et surtout je vis des branches se soulever toutes seules. Sympa. Donc les bêtes étaient bien tout près de nous.


- T'as faim? continuai-je avec un petit sourire. Je levai mes deux mains : je tenai deux rats morts par la queue, pour nos chers amis les Sombrals. Apparemment, on devait répondre à quelques questions avant, car la prof nous avait distribué des feuilles, et il y avait des consignes aussi. Je m'installai par terre, posai mon sac, les rats, et attendis que Taylord en fasse autant pour qu'on réponde aux questions. Cette journée aurait pu mieux commencer, et j'avais un sale pressentiment, comme quoi elle n'allait pas vraiment bien se terminer.

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CHUCK CARLTON
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Dernière édition par Chuck Carlton le Lun 24 Oct - 16:01, édité 1 fois
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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: Un signe de malchance (pv) fini   Mer 12 Oct - 16:53

Justice and Mercy
Spoiler:
 

C'était typique des journées où l'on ferait mieux de rester au fin fond de son lit pour attendre que le soleil se couche pour immédiatement en redémarrer une autre le lendemain matin. J'étais aussi mal léchée qu'un ours qu'on force à sortir de son hibernation; au départ, juste à cause d'un manque de sommeil évident. Non, en fait, il y avait aussi autre chose, mais je le chassai dans un coin de mon esprit. Ce n'était pas le moment d'y songer même si j'y avais pensé depuis la veille en l'apprenant. De toute façon, je n'en avais pas pleinement le loisir; j'avais des comptes à régler avec quelqu'un auparavant.
Ca faisait un petit moment qu'elle me courait sur le haricot cette greluche qui passait son temps à critiquer tout et tout le monde, alors bien évidemment, j'y étais passée, et ce n'était pas faute de ne lui avoir jamais adressé la parole, tout ce que je savais d'elle, parce qu'après coup, je m'étais renseignée, c'était qu'elle était aussi à Gryffondor, pas bien compliqué car je l'avais déjà vu dans la salle commune et qu'elle avait deux ans de moins que moi. Bref, pour le fun sans doute elle était aller colporter des ragots sur ma soi disante vie sentimentale sulfureuse – qu'elle s'occupe déjà de la sienne, mais peut être qu'elle n'en avait pas en fait, je n'en savais rien. Oui, je n'en avais aucune idée parce que ces conneries de nenettes ne m'avaient jamais intéressé, alors j'avais laissé passer pendant un moment.

Mais il ne fallait pas trop exagérer non plus, et si elle ne s'était pas rendue compte qu'elle avait trop tiré sur la corde, c'était tant pis pour elle, parce que bien évidemment il avait fallut qu'elle insiste et de la manière la plus lâche qu'il soit parce que jamais elle n'avait eu l'audace de m'exprimer tout ce qu'elle avait sur le coeur en face, prétextant au contraire des grands sourires lorsque nos regards se rencontraient. Alors forcément lorsque j'entendais sa voix de pétasse dans la salle commune en train de déblatérer une énième fois alors que le facteur mauvaise humeur était déjà entré en jeu, autant dire qu'elle avait couru à sa perte sans le savoir. Je ne prenais pas la peine de racler ma gorge pour lui signaler ma présence et posait ma main sur mon épaule pour la forcé à se retourner – elle était bien avec ses copines dont l'une allait sûrement gober une mouche si elle ne refermait pas la bouche, comme si c'était un affront d'effleurer sa douce reine qu'elle se plaisait à écouter en hochant bête la tête. Je la coinçai dans le coin de l'escalier et appuyai avec mon bras contre le mur pour l'empêcher de filer et déclamai d'une voix menaçante et forte qu'il valait mieux pour elle qu'elle la ferme vite fait si elle ne voulait pas finir la tête dans les toilettes. En plus comme j'étais plus grande qu'elle de taille j'avais mes yeux qui lançaient des éclairs juste au dessus de son front, baissés vers les siens. Elle avait de la chance dans son malheur car elle n'avait pas eu à subir une humiliation publique trop grande car il était encore assez tôt et il n'y avait pas de monde que ca dans la pièce.

Peut être que ma menace ne valait pas grand chose car je n'avais jamais utilisé la violence physique à Poudlard -bizarrement mon comportement changeait lorsque j'étais aux USA- mais cela devait se voir que j'en étais tout à fait capable car elle ne broncha pas et se recroquevilla même un peu sur elle même. Sans ajouter rien de plus, je m'écartai finalement, jetai un regard mauvais sur toute l'assemblée, prête à attaquer si quelqu'un trouvait quelque chose à redire; la salle commune resta quelques secondes silencieuses avant que les conversations ne reprennent leur cours et j'en profitai pour pendre mon petit déjeuner un peu plus bas avec le début du cours de soin aux créatures magiques. J'avais tellement eu envie de la cogner que j'en tremblai de colère. Mais pas question de tomber dans ce petit jeu stupide. Non il ne valait mieux pas aujourd'hui, ni les autres jours. Certains auraient eu mieux fait de s'en souvenir d'ailleurs.

Pour couronner le tout, bien que le sujet soit intéressant, ce n'était décidément pas le bon moment pour étudier les Sombrals. La professeur commençait à en énumérer les particularités en même temps que je plissai des yeux comme si je m'étais attendue à en apercevoir l'un d'entre eux au milieu des arbres et c'est avec un certain soulagement que je constatai que je ne pouvais pas les voir; rien que leur évocation m'avait fait pensé à notre maison en cendres alors ce n'était peut être pas la peine d'en rajouter. Je buvais malgré tout ses paroles car elle nous expliquait à quoi ressemblait ces animaux exactement – je ne savais pas comment elle était au courant de tout ca, si elle pouvait les voir comme elle nous voyait ou si elle l'avait lu ou si on le lui avait dit – toujours est-il que je faisais fonctionner mon imagination pour tenter de voir un cheval noir à l'allure cadavérique ce qui était plus facile à dire qu'à faire. Bientôt elle nous demanda de nous mettre en groupe, et le temps de tourner la tête vers une fille à ma droite pour lui proposer de se mettre en ma compagnie, elle avait déjà disparu. Je levai alors le nez un peu plus haut.


- Ça va, Taylord?

Quand je disais que c'était une journée à se prélasser dans ses draps. Mes souvenirs revinrent par le même coup immédiatement à la surface, oubliant les Sombrals quelques instants mais ce n'était pas pour des pensées les plus agréables. Pourquoi plusieurs jours ne s'étaient-ils pas écoulés, le temps de faire passer la pilule et d'aborder le sujet ? Non, non, je n'allais rien dire, rien faire, faire comme si de rien était même, et tout irait bien. Mais cela me rendit d'autant plus bougon que je ne répondais pas. Si je ne pipai mot peut être que Chuck n'insisterait pas, et que nous travaillerions en silence -sérieusement pourquoi c'était spécialement là maintenant, tout de suite que nous devions bosser à deux ? Ouais bah apparemment il ne fallait pas trop lui en demander à lui non plus.


- T'as faim?


Contrairement à lui, je ne m'asseyais pas par terre mais continuai de le fixer intensément. Non, j'allais faire un effort pour une fois et me taire. C'était tout à fait possible après tout.
En fait non. Comme toujours ce n'était pas ma raison la plus forte, mais mon impulsivité. C'était peut être pour ca que j'étais aller foutre des feux d'artifices dans la chambre de Nottingham et c'était une chance de ne pas s'être fait pincée ce jour là. Mais ca, ce n'était qu'un détail.

- On ne joue pas avec la nourriture, répliquai-je un peu plus sèchement que je l'avais prévu, tout en attrapant l'un des rats morts au passage.

Bon d'accord, c'était de la provocation gratuite car il n'y avait bien que des Sombrals pour manger ca – je ne pouvais m'empêcher d'observer avec médisance certaines nanas qui couinaient qu'elles ne voulaient pas y toucher; des chieuses quoi. Je laissai planer le silence entre nous encore un peu car j'espérai qu'il ait compris ou je voulais en venir, même si je savais par avance que c'était impossible, et qu'il se rattrape et que tout se finirait bien. Et bien non, ce n'était pas le cas et en ce qui me concernait j'étais un peu trop à fleur de peau pour lui expliquer calmement ce qu'était le problème.

- Alors, pendant encore combien de temps comptais-tu faire durer le suspens ? Crachai-je presque, ce n'était pour le coup pas plus mal de faire cours en extérieur car chacun vaquait à ses occupations, mais vas-y, dis moi, quel effet ca fait de se battre avec Stephen Fray devant une infirmerie ?!

Voilà, c'était dit.
Mais moi qui pensais qu'un poids s'enlèverait de mon estomac, c'était raté, il y était toujours, en plus de l'adrénaline qui me montait à la gorge. A moins que ce ne soit de l'angoisse ? Bien sûr que non; angoisse de quoi..?
Je l'avais donc appris hier, par Scott qui lui aussi avait paru contrarié au moment de me l'annoncer; il m'avait brièvement expliqué ce qu'il s'était passé ce jour là, pas dans les détails, lui n'étant pas présent non plus, mais c'était revenu jusqu'à lui, par Stephen sans doute. J'avais quand même du insister pour lui tirer les vers du nez parce qu'il m'avait seulement demandé au départ de me méfier de Chuck parce que je passais un peu trop de temps avec lui. Ca aussi, c'était vrai, mais sans raison valable, je ne pouvais pas accepter une pareille requête. Il m'avait ensuite dit qu'il ne m'arrive quelque chose à mon tour, qu'on ne pouvait pas s'y fier, mais pas besoin d'en savoir plus pour qu'à mon tour, je prenne la mouche.

Dans d'autres circonstances peut être n'aurai-je pas relevé, parce qu'un échange musclé, c'était ce que faisait tout les mecs – bon d'accord ca m'était arrivé plus d'une fois mais c'était moins courant chez les filles. Et puis preuve en était, j'avais eu toutes les cartes en main pour le faire un peu plus tôt, toutefois je ne l'avais pas fait, alors ca voulait bien dire qu'il était possible de prendre sur soi. Mais là Stephen était aussi mon ami et puis entre nous, ce n'était pas franchement lui qui était du genre à user des points au moindre désaccord. Et avec l'histoire des mangemorts, que ce soit avant mon arrivée à Poudlard, ou pendant, m'avait affecté plus que je ne voulais bien l'admettre. Je m'étais inquiétée de chaque personne auxquelles je tenais alors si en plus, ce n'était même pas à cause de la prise d'otages que le bleu et bronze avait reçu un œil au beurre noir comme je l'avais cru au départ, c'était un peu trop me demander d'être compréhensive !

- Est-ce que tu avais au moins une raison valable de faire ca ?! Enchainai-je. Doucement ! cette fois m'étais adressée à ce que j'identifiai comme un Sombral qui tirait doucement sur la tête du rat que je tenais toujours par la queue, me coupant dans mon élan.

Alors je n'ajoutai rien, mais n'en pensais pas moins. Je voulais vraiment qu'il me donne une explication plausible qui le mettrait hors de cause immédiatement; je m'excuserai de m'être trompée, on se rabibocherait et tout le monde serait content. Mais ce que je souhaitai le plus ne comptait pas et je craignais déjà sa réponse.


Spoiler:
 

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"Elle lui a appris à vivre.


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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Un signe de malchance (pv) fini   Ven 14 Oct - 15:15

- On ne joue pas avec la nourriture. Et elle m'arracha l'un des deux rats morts de la main.

Leçon numéro 1 : toujours faire confiance à ses pressentiments. Je m'étais levé à regrets et du pied gauche et la journée me paraissait mal barrée, même Taylord le confirmait.

Leçon numéro 2 : ne jamais croire qu'avec Taylord tout était facile. Elle était même capable de fous foutre une grosse baffe alors que vous vouliez juste lui faire un gentil petit bisou. Là, je ne lui avais rien fait, et d'ailleurs il y avait longtemps que je ne l'avais emmerdé, même qu'on s'entendait bien en ce moment, et voilà qu'elle était aussi aimable qu'une porte de prison et qu'elle donnait la désagréable impression d'avoir envie de m'arracher les yeux. Bon, c'était peut-être l'effet Sombral qui lui rappelait des mauvais souvenirs. Je n'arrivais pas à savoir si elle les voyait ou non. Elle avait ce pli dans ses sourcils qui ne présageait rien de bon et je me voyais mal lui demander cash alors qu'elle pouvait muter en T-Rex d'une minute à l'autre.

Leçon numéro 3 : agir avec Taylord comme avec les chats fous de mon dortoir. Lui, un jour sur deux, il puait. Elle, une fois sur deux, elle pouvait être capable d'entrer dans une rage folle (et froide, ce qui était pire que moi parce que moi au moins j'explosais alors qu'elle, pas du tout) alors qu'on ne s'y attendait absolument pas. J'avais appris avec le temps qu'il valait mieux faire profil bas le temps que l'orage passe. Mais voilà, faire profil bas face à Taylord Reegan quand on s'appelait Chuck Carlton, c'était à peu près aussi envisageable que grimper le Mont-Blanc en patins à roulettes.

Je me demandais comment elle faisait pour avoir un mec, celle-là. Un caractère de merde ne plaît pas forcément, ou alors il faut avoir le même en face. Et je doutais fortement qu'un pauvre Serdaigle comme McBeth ait assez de cran... Il devait se liquéfier devant elle, tiens. Qu'est-ce qu'ils étaient pathétiques, ceux-là. Au moins Fray avait un peu plus de stature, si on peut dire. Mais bon, à choisir entre McBeth et Fray, je préférais le couvent - et dieu sait que l'abstinence et moi ça faisait 1000, pourtant. Bref. Je m'assis avec un vague coup d’œil excédé et lâchai un moqueur :


- D'accord, Maman.

Non mais c'est vrai, merde, fallait arrêter. Si elle voulait se passer les nerfs sur moi alors que je n'avais rien fait et qu'elle était en colère ou frustrée ou je ne sais quoi, non. Elle n'avait qu'à aller se faire bouffer par un Sombral sans moi. C'était assez difficile en ce moment, pas besoin que l'autre peste en rajoute. Et dire que j'avais été content de me mettre en binôme avec elle pour une fois, tiens. Ma gentillesse me perdra, voilà. Bon, évidemment, si je me mettais à me foutre de sa gueule ça n'allait rien ajouter, mais je n'étais pas sûrement pas du genre à me laisser faire, en plus quand je n'avais rien faire et que c'était de la colère gratuite. Je parcourus des yeux la feuille qu'on nous avait distribué avec une concentration qui n'avait rien de naturelle - depuis quand j'étais assidu en cours? - mais c'était plus pour me donner une bonne raison de la laisser bouillir dans son jus et de lui faire comprendre que j'en avais strictement rien à foutre de ses états d'âme si elle était décidée à les passer sur moi. Mais je lisais sans retenir, parce que franchement, j'en avais rien à carrer des Sombrals, de leur mode de vie, de leur genre de nourriture et de leur histoire. D'autant plus qu'ils étaient moches à en juger du dessin, une espèce de grand dadais rachitique avec des ailes de chauve-souris et une peau de serpent dégueulasse. Journée de merde. J'aurais mieux fait de rester au lit. Tout ça à cause de ce sale matou qui m'avait tiré hors des draps... En fait, cette journée était pourrie à cause des animaux, Taylord y comprise, parce qu'elle avait sa gueule de chien méchant des mauvais jours.


- Alors, pendant encore combien de temps comptais-tu faire durer le suspens ? Nouvelle attaque du-dit chien d'arrêt. Je relevai la tête vers elle d'un air excédé. Elle ne s'était même pas assise avec moi. Très bien, j'avais la peste, donc. Soit.

- Hein?! demandai-je d'un air traînant. Mais de quoi elle causait, merde... Elle ne pouvait pas faire ses devoirs comme tout le monde et me foutre la paix...


- Mais vas-y, dis moi, quel effet ca fait de se battre avec Stephen Fray devant une infirmerie ?!

Ah, bien, très bien. Bon.

C'était donc ça... Ce léger petit incident de rien du tout qui m'avait conduit à mettre un bourre-pif dans le nez de Fray et à ce qu'on se dispute comme du poisson pourri devant tout le monde. Oh, fais chier. Je ne m'en étais pas vanté devant Taylord parce que je me doutais que ça n'allait pas trop lui plaire, mais après tout, même si elle considérait Fray comme son pote (Taylord a de sales goûts et elle l'assume, oui oui), cela ne m'engageait à rien moi personnellement, et ce qui se passait entre lui et moi ne regardait que nous. Qu'est-ce qu'elle me faisait chier à faire sa marâtre en colère, là?! En plus elle avait l'air de rejeter toute la faute sur moi mais EXCUSEZ-MOI, quelqu'un peut témoigner de la connerie de ce type?! Oui? Ça ne m'étonne pas! Il m'avait cherché, aussi!!


- De quoi tu parles? commençai-je en misant sur la désinvolture. ... Ah oui! Je vois. "Se battre", c'est un peu exagéré non? On, euh, on a un peu haussé le temps et il se peut que je lui ai mis un petit coup sans faire exprès, mais rien de grave...

C'est drôle, mais j'avais la très nette impression qu'elle n'allait pas me croire et que j'avais choisi la mauvaise route.


- Est-ce que tu avais au moins une raison valable de faire ça ?! aboya-t-elle à nouveau. Bon ok. Il fallait jouer franc jeu. Doucement ! fit-elle juste après à un truc invisible qui s'attaqua à son rat. Je sursautai parce que je n'avais pas entendu ce sale crocodile à pattes arriver et lui lançai un regard de profond dégoût : il y avait des petits bouts du rat qui s'en allait dans les airs.

- Beuuh...
C'était vraiment dégueulasse. Pourquoi les filles adoraient les animaux? Ils étaient tous plus crades les uns que les autres. Toi aussi, tu vas y aller doucement, fis-je en me levant d'un coup. Ca y'est, j'étais énervé. Tu sais quoi, Taylord? TU aimes peut-être les Serdaigle mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Qu'est-ce que tu viens me faire chier avec cette histoire, et d'abord, qui te l'a racontée?

Je doutais que Stephen soit aller pleurer dans ses bras - bien qu'il soit une tapette, je le voyais mal faire ça quand même. Alors, qui?! Des gens qui avaient assisté à la scène? Mais de quoi ils se mêlaient?!

- Parce que tu ne sais même pas ce qui s'est passé! ON s'est battus, ma petite, ON, c'est à dire LUI et moi, tu ne crois pas qu'il y a une raison? Je tape sur les gens pour le fun, peut-être?

Je m'efforçai de rester calme - je parlai juste un peu plus fort et plus vite qu'à l'habitude - mais j'avais vraiment envie de lui enfoncer mon rat dans le nez.

- Et puis c'est quoi, ton problème? Tu me surveilles ou quoi? Pourquoi je devrais me justifier auprès de toi, pour qui tu te prends?

Je la jaugeai des pieds à la tête. Non mais c'est vrai, merde. Je n'avais à rendre de comptes à personne. Encore moins au sujet de Fray. Encore moins alors que ce jour-là était le pire de ma vie, à attendre devant l'infirmerie alors que les autres - dont Taylord - s'étaient fait massacrer comme du bétail. J'avais pété un câble. Et alors? Stephen n'y était pas pour rien non plus. Et le pire, dans tout ça, c'est que Taylord me mettait en rogne, c'est qu'elle me donnait envie de lui balancer les pires trucs dans la gueule à cause de ses sales caprices, et qu'elle ruinait tous les efforts qu'on avait fait pour en arriver là. A croire qu'elle ne voulait pas qu'on soit amis, au fond. Si c'était le cas, elle n'avait qu'à le dire plus tôt, et je me serais pas foulé pour sa sale petite tronche.

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CHUCK CARLTON
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Taylord Reegan
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MessageSujet: Re: Un signe de malchance (pv) fini   Sam 15 Oct - 18:08

Il y avait beaucoup de pression dans les couloirs depuis l'arrivée des mangemorts et pour une fois ce n'était pas pour rien. Même la personne la plus imperméable qui soit pouvait aisément se rendre compte qu'il y avait un profond mal être de la part de chacun des occupants du château à part peut être quelques Serpentard. Ce qui était censé unifier le reste de l'école était également susceptible de la détruire parce que finalement il n'y avait qu'un pas. Tout ce qui s'y rapprochait de près ou de loin me mettait en tension même si j'avais du mal à l'accepter, d'une part parce que je n'en avais parlé à personne; plus que les drames qui finissent toujours par être dévoilés au grand jour il y avait malgré tout des sentiments dont on ne faisait jamais part à personne et c'était justement ce que je m'étais gardée de faire pendant tout ce temps car si je l'avouai, ne serait-ce qu'à moi même, cela voulait aussi dire que cette crainte existait vraiment, alors tant que j'en avais la possibilité, je la repoussai.

Depuis toujours, je n'avais jamais aimé la solitude. J'étais toujours la première à aller chercher ma soeur parce que c'était l'aînée tout comme mon frère venait toujours me chercher parce que j'étais plus grande que lui. En même temps n'importe qui pouvait dire que c'était plus amusant de jouer avec quelqu'un plutôt que de faire mixer sa voix en plusieurs timbres différents pour faire interagir ses poneys en plastique entre eux. Jamais je n'avais pu imaginer que cela puisse arriver; pourtant du jour au lendemain, je n'avais plus su vers où tourner la tête et vers qui. Il y avait bien ma tante, mais ce n'était pas pareil, ce n'était pas mes parents. Mais depuis c'était sur elle que j'avais posé ma peur, même si je ne lui avais pas dit et j'en avais fait de même pour mes amis, Pour Scott, pour Haruhi, pour Scarlett, Stephen, et même Chuck. La prise d'otages avaient ravivé trop de souvenirs, même si je ne laissai rien paraître, alors forcément même le fait dans rajouter ne serait-ce qu'un peu était susceptible de me faire avoir des réactions démesurées; je ne m'en rendais même pas compte.

Oh et puis merde s'il n'était pas foutu de voir la subtilité qu'il y avait dans mes propos, je ne voyais même pas pourquoi je me cassais la tête pour lui ! J'avais envie de le claquer pour le ramener une bonne fois pour toutes les pieds sur terre pour lui dire que ce n'était plus un jeu à présent -pour moi en tout cas- et que ce geste de travers faisait exactement écho au comportement des mangemorts. Bon, certes; la plupart des fois j'avais eu envie de lui en foutre une même si ca s'était un peu calmé ces derniers temps. Alors on allait dire que cette fois, c'était plus que les autres, mais cela voulait aussi dire tomber dans son piège ce que je me gardais bien de faire.


- De quoi tu parles? ... Ah oui! Je vois. "Se battre", c'est un peu exagéré non? On, euh, on a un peu haussé le ton et il se peut que je lui ai mis un petit coup sans faire exprès, mais rien de grave...


Bien sûr c'est ca alors disons que si maintenant je fais pareil, tu ne m'en voudras pas, on aura juste « haussé le ton » ? Je me gardai bien de lui dire le fond de ma pensée et répliquai à la place à nouveau. Peut être que la situation aurait pris une tournure différente si j'avais croisé Stephen avant Chuck, car même si, dans l'hypothèse ou je me serais également mise en colère après le Serdaigle, il serait resté posé et aurait exposé la situation calmement, la rendant plus simple qu'elle ne l'était. Alors qu'avec Chuck, c'était l'effet boule de neige; je m'énervais, il s'énervait, et ainsi de suite jusqu'à l'explosion. Ce qui était précisément en train de se produire.

- Beuuh...

Cette fois, je ne me retenais pas de lui lancer un regard méprisant et levait ensuite les yeux aux ciel. C'était comme les gens qui avaient peur de mettre les mains dans la merde de peur de se salir les ongles ou autre; ce genre de catégorie qui m'emmerdait profondément dès lors qu'on bousculait un peu le rythme de leur petite vie tranquille.

- Et ouais, c'est tout aussi dégueu que quand on bouffe de la viande, alors si t'es pas foutu de prendre sur toi, c'était même pas la peine de te pointer jusque ici !

Parce que ca n'avait pas non plus très bonne odeur, mais bon, j'étais une fille de la campagne; ce genre de truc ca me passait au dessus et j'en profitais toujours pour me moquer de ceux pour qui ce n'était pas le cas. Okay, ce n'était peut être pas le moment là mais puisqu'il avait commencé à jouer la carte de l'arrogance, je n'allais pas m'en priver non plus ! Il se relevait, je ne bougeai pas d'un pouce même si je me faisais la réflexion qu'une demi tête voir même un peu plus nous séparait, et c'était un peu comme si j'avais échangé les rôles avec la fille que j'avais harponné un peu plus tôt; à la différence près qu'il m'en fallait plus pour m'impressionner.


- Toi aussi, tu vas y aller doucement. Tu sais quoi, Taylord? TU aimes peut-être les Serdaigle mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Qu'est-ce que tu viens me faire chier avec cette histoire, et d'abord, qui te l'a racontée?

- Ca n'a rien à voir !
Répondis-je d'abord du tac au tac avec une voix un peu plus aiguë qu'à l'ordinaire. Mais hors de question de lui expliquer ce que je ressentais vraiment. Je reprenais mon masque. Mais c'est vrai que toi, à part ta petite personne, on se demande bien qui tu peux supporter!

J'accompagnai mes propos d'une exclamation dédaigneuse. Voilà qu'il se grillait tout seul en plus !

- Qu'est-ce que ca peut te foutre de qui ca vient puisque tu n'as rien à te reprocher ?
Je souriais avec insolence sans m'apercevoir que j'étais pleinement rentrée dans son jeu. T'es même pas capable de répondre à ma question !

Je m'étais peut être un peu trop emportée moi aussi et ca ne prenait décidément pas la tournure que j'avais imaginé; mais je ne faisais rien également pour redresser la barre, embrouillée par le flot de sentiments et de pensées plus nombreux les uns que les autres ce qui ne m'aidait pas franchement à avoir les idées claires.


- Parce que tu ne sais même pas ce qui s'est passé! ON s'est battus, ma petite, ON, c'est à dire LUI et moi, tu ne crois pas qu'il y a une raison? Je tape sur les gens pour le fun, peut-être?

Ca c'était carrément l'hôpital qui se foutait de la charité; j'avais bien envie de lui rappeler que même s'il ne s'en était pas rendu compte, j'étais aussi là lors de ces soirées dans la salle commune et qu'il n'était pas connu pour être quelqu'un de pacifique ! Pas la peine de compter le nombre de fois que ca avait pu déraper...

- Ah ouais ? Alors c'est quoi ?! Notons que c'était ce que je lui avais demandé au départ rien de plus. Tu t'en es plutôt bien sortie, non ?! Te fous pas d'moi Chuck, c'est bon ! Et même si tu avais soit disant une raison, tu crois qu'avec tout ce qui se passe, c'est le moment ?! J'avais parlé très vite et plus fort que précédemment aussi me stoppai-je un instant pour reprendre mon souffle. Y'a que ta gueule qui compte, toujours toi, et ce que tu penses, le reste tu t'en fous ! Alors maintenant, tu vas faire quoi ? Tu vas me cogner aussi ?! Vas y fais le !

Je voulais continuer sur ma lancée -car je n'avais pas terminé- cependant je me sentais bousculée une nouvelle fois par une force invisible et faisait un pas vers l'avant pour retrouver mon équilibre et ne pas tomber. Je lâchai finalement le morceau de rat que je tenais encore dans les mains et que j'avais agité en même temps de parler et il disparaissait dans les airs comme par magie.
Mes paroles étaient loin d'être en l'air; je m'en foutai, de toute façon je n'avais plus rien à perdre et j'eus même la mauvaise pensée de commencer la première pour voir quelle serait sa réaction, mais le Sombral mit fin à une quelconque tentative. Les mec et leur connerie d'honneur c'était du gros n'importe quoi oui !


- Et puis c'est quoi, ton problème? Tu me surveilles ou quoi? Pourquoi je devrais me justifier auprès de toi, pour qui tu te prends?

- Parce que ! Mais incapable de lui dire ce que j'éprouvai vraiment, que j'avais vraiment eu peur et que ce n'était pas en rajoutant une couche que ca allait me rassurer, à la place je baissai les yeux, prise de court.

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MessageSujet: Re: Un signe de malchance (pv) fini   Lun 17 Oct - 16:04

Oh, bordel. J'aurais vraiment, vraiment dû rester couché au lit. Mais genre rester au lit bien profond, avec cinq couvertures sur ma tête et aucun bout de mon corps qui dépasse. Histoire d'avoir la paix royale. Ça, ça m'énervait. Vraiment. Je n'avais pas envie de me lever : un connard de chat me piquait ma balle et m'obligeait à courir partout, et en plus me défonçait la main. Je n'avais pas envie d'aller en cours : j'y allais quand même pas bonté d'âme, je courrais ma race pour ne pas être (trop) en retard et on nous collait un foutu cours sur les Sombrals où il fallait leur filer des rats morts à becter. Si au moins ça avait été des chats, ça m'aurait passé les nerfs. Je me mettais avec Taylord parce que je m'entendais bien avec elle, mieux que jamais à vrai dire : voilà qu'elle tapait sa crise et déclenchait une dispute comme au tout début, comme au bon vieux temps, si on peut dire. En fait, tout ce que je faisais depuis ce matin était voué à l'échec. Même Taylord marchait là-dedans. Putain. J'avais envie de la secouer comme un prunier. Ou non, de la donner à bouffer au Sombral. De la prendre par les pieds et de la voir se faire déchiqueter dans les airs, oui, parfaitement. Le pauvre Sombral allait avoir une indigestion : c'est plein d'OGM, ce qui nous vient d'Amérique. Berk. Elle me faisait chier, mais elle me faisait chier! Elle gâchait tout, putain! Et Fray alors, mais Fray! Lui, la prochaine fois que je le voyais, c'était pas moin poing qu'il allait prendre dans la gueule, mais un dragon savamment dressé par mes soins. Putain, il foutait la merde même quand il n'était pas là, ce connard!

- Et ouais, c'est tout aussi dégueu que quand on bouffe de la viande, alors si t'es pas foutu de prendre sur toi, c'était même pas la peine de te pointer jusque ici !

- Genre, aboyai-je. Je m'étais dressé face à elle, alors qu'elle se donnait une putain de contenance en donnant son rat au Sombral. Oui parce que Mademoiselle suivait les cours, toujours. Dans le genre chiant, bonjour. Elle voulait faire croire quoi, qu'elle était parfaite? Ben elle en était loin, la pauvre. Parce que tu crois que j'ai le choix? T'es bête ou quoi! Ce matin je me suis réveillé en me disant "oh chouette, je vais donner à bouffer des rats crevés à un truc que je ne vois même pas! J'ai hâte"! Non mais réfléchis ma pauvre. Ou arrête les OGM, ça t'abîme le cerveau.

Bon, autant dire que ça n'allait pas finir en réconciliation, tout ça. J'étais déjà allé trop loin et il n'y avait plus à attendre bien longtemps avant que Reegan se transforme en monstre, mais merde, pour le coup, sans mauvaise foi aucune, elle était VRAIMENT allée trop loin dès le début. Elle m'avait attaqué alors que je n'avais strictement rien fait, et sans savoir de quoi elle parlait! Surtout que si j'y réfléchissais un peu... Pourquoi j'avais foutu un bourre-pif à Stephen? Parce qu'il m'avait énervé. Mais pourquoi il m'avait énervé? Parce qu'il avait évoqué des choses qui ne m'avaient pas plu. Quelles choses? Il avait parlé de Taylord. Voilà. Sans approfondir d'avantage, je ne pouvais de toute façon pas expliquer à Taylord que la raison pour laquelle j'avais tabassé Fray était : Taylord. Ca avait quelque chose de follement dramatique et je détestais le dramatique, et ça avait quelque chose de follement niais aussi, mais ça, je le devais à Fray et à ses sales manies de Serdaigle de fourrer son nez partout. Alors merde. Qu'elle s'enflamme si elle le voulait et qu'elle reste dans l'ignorance.


- Ça n'a rien à voir ! Mais c'est vrai que toi, à part ta petite personne, on se demande bien qui tu peux supporter! Qu'est-ce que ça peut te foutre de qui ça vient puisque tu n'as rien à te reprocher ? T'es même pas capable de répondre à ma question !

Yeux au ciel, soupirs exaspérés, et j'en passe et des meilleurs.
Non mais là, ça dépassait tout ce que j'avais pu imaginer. Ok, euh, il me manquait une carte pour comprendre ce qui se passait là ou quoi? Elle craquait pour Fray et m'en voulait à mort que j'ai risqué d'abîmer sa petite tronche? Non, c'était impossible, elle était quand même trop intelligente pour s'enticher d'un mec pareil. Alors quoi? Non mais est-ce que tout ça valait cette lapidation publique?!

Pour une fois, j'avais plus de recul qu'elle, et c'était elle qui se transformait en grosse colérique. Vraiment, je ne comprenais pas. Elle ne m'avait pas fait une scène pour chaque mec que j'avais cogné, et ce n'était pas comme si c'était la première fois que je levais la main sur un mec, pourtant. Juste parce que Stephen était son "ami", ça valait une troisième guerre mondiale? Non mais au secours, j'avais le droit de ne pas aimer tous ses amis, on était en URSS ou quoi?! C'était pourtant elle l'amerloque dans l'histoire! D'autant plus qu'elle savait très bien que je n'aimais pas Stephen. Et puis, si quelqu'un lui avait raconté ce qui s'était passé, elle savait forcément qu'on s'était réconcilié après et que ça n'avait pas fini en bain de sang! Alors putain, calmos! Il devait y avoir quelqu'un derrière tout ça, mais quoi, alors ça...

J'avais juste l'impression de me disputer avec mon frère et que c'était une de nos énièmes disputes qui n'avait pas de raison valable mais qui s'envenimait de seconde en seconde.


- Non mais Taylord mais tu nages en plein délire là! repris-je alors d'une voix forte, encore sous le coup de la surprise. T'es complètement malade, qu'est-ce qui te prend? Je ne m'entends pas avec Fray, et alors, tu vas me faire une syncope? C'est mes oignons, alors mêle-toi de ton cul et calme-toi, bordel!

Évidemment, plus je m'énervais, moins je soignais mon langage et moins ça allait lui plaire. Mais au point où on en était, il n'y avait plus grand chose qui comptait. Je me sentais vraiment blessé parce que pour le coup je ne lui avais rien fait de mal à elle, et je me sentais trahi, aussi, parce qu'un coup elle envoyait tout péter, alors que nos efforts avaient enfin réussi à ce qu'on s'entende bien. A vrai dire, c'était elle dont j'étais le plus proche en ce moment. Donc apparemment ce n'était pas réciproque. Garce jusqu'au bout. Quelle relou, mais quelle relou! Tout ça parce qu'elle amadouait les gens avec sa vie si triste et ses parents qui étaient morts... Mais en fait c'était une salope!

Hmm, bon, peut-être pas quand même. Mais elle était vraiment salope sur ce coup là, en tout cas.

Et puis c'était quoi son problème de me dire tout d'un coup que je ne pensais qu'à moi, blablabla? Merde, depuis l'attaque des Mangemorts, je n'avais pas pensé à moi, je n'avais pensé qu'à mes amis qui avaient souffert, et à ces connards de Mangemorts que je voulais tabasser! Alors pourquoi elle disait ça?!


- Ah ouais ? Alors c'est quoi ?! Tu t'en es plutôt bien sorti, non ?! Te fous pas d'moi Chuck, c'est bon ! Et même si tu avais soit disant une raison, tu crois qu'avec tout ce qui se passe, c'est le moment ?! Y'a que ta gueule qui compte, toujours toi, et ce que tu penses, le reste tu t'en fous ! Alors maintenant, tu vas faire quoi ? Tu vas me cogner aussi ?! Vas y fais le !

- Tu te fournis où, dis moi? C'est vraiment d'la bonne.

Je lui jetai un regard méchant, vraiment méchant. Je ne l'avais jamais regardée comme aujourd'hui. Elle me décevait. Ou plutôt, j'étais déçu de la façon dont elle me voyait. Je balançai mon rat en direction du Sombral, sans ménagement. Il l'attrapa au vol et le dévora bien tranquillement. Une bonne chose de faite.

- Je ne me fous pas "du reste" comme tu dis. Et à vrai dire, le problème là, je crois que c'est TOI, pas moi. Pourquoi tu t'énerves comme ça? Fray m'a provoqué alors que c'était le PIRE moment où il me fallait me provoquer. J'attendais de voir si mes AMIS n'étaient pas MORTS. C'est bon, tu percutes? Pour le reste, je n'ai rien à t'expliquer, je fais ce que je veux. Alors je suis désolé si je n'aime pas les gens que tu aimes, mais tu sais quoi? Tu peux aller te faire foutre, Taylord.

Après quoi elle me répondit de façon très constructive, un très beau "parce que!" à ma question qui m'apportait autant de réponses qu'un scroutt à pétard à qui j'aurais demandé de résoudre une équation. Ok, donc je ne savais vraiment pas ce qui lui prenait, mais elle n'était pas dans son assiette. Elle était même complètement à côté de la plaque. Et elle s'en prenait à moi pour d'obscures raisons.

- Scott est au courant de ton soudain amour pour Stephen ou pas? Parce que je peux lui dire si tu veux, repris-je alors d'un ton merveilleusement moqueur. Tant pis pour elle. Je pulvérisai peut-être les derniers morceaux de notre amitié, mais c'était elle qui avait enclenché la bombe, pas moi.

Je n'avais qu'une envie : tourner les talons et me barrer, la planter là, la laisser se faire bouffer par une horde de Sombrals affamés. Mais, évidemment, on était en plein cours - dehors, heureusement, on pouvait s'éloigner suffisamment des autres pour qu'ils ne participent pas à cette guerre sans merci - et la prof profita de ce moment pour nous dicter les instructions à faire pour la suite, et nous rappela qu'on allait être notés et que ça comptait pour la moyenne. Cool. Je n'avais pas envie de me taper un zéro à cause de cette pouf qui n'arrivait plus à canaliser ses hormones.

Je la regardais une nouvelle fois en retenant un "T'es vraiment trop conne" bien méchant. Je crois que je lui en avais assez balancé. Mais au fond de moi, je ressentais, aussi fort que la colère, la tristesse. J'avais toujours cru que Taylord et moi, on avait un petit quelque chose qui nous liait. Il fallait croire que non.

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MessageSujet: Re: Un signe de malchance (pv) fini   Mar 18 Oct - 18:00

Allez, d'accord, on pouvait dire que pour une fois, c'était peut être moi qui avait commencé. Mais pas pour le « fun » comme Chuck avait l'air de le penser. Quoi ?! C'était légitime de s'inquiéter pour les autres, c'était d'ailleurs ce que tout le monde faisait ces derniers temps, et la seule chose que j'avais le droit de faire c'était m'occuper de ma gueule, fin du film, tout le monde sort de la salle de cinéma. Alors très bien, tout le monde n'avait qu'à faire pareil, je ne voyais pas en quoi plus qu'un autre, je devais être là, la bouche en cœur et faire comme si de rien était. Et puis même, je n'étais pas la seule fautive dans l'histoire parce que peut être que je n'y étais pas allée avec le dos de la cuillère, mais lui aussi avait l'air de vouloir me provoquer tout autant qu'il en était capable; alors c'est sûr que si on tendait le bâton pour se faire battre... !

- Genre. Parce que tu crois que j'ai le choix? T'es bête ou quoi! Ce matin je me suis réveillé en me disant "oh chouette, je vais donner à bouffer des rats crevés à un truc que je ne vois même pas! J'ai hâte"! Non mais réfléchis ma pauvre. Ou arrête les OGM, ça t'abîme le cerveau.

La preuve en images aussi vrai que deux et deux font quatre. Ca commençait plus à tourner en règlement de comptes qu'autre chose cette affaire, mais très honnêtement, pour le moment je m'en foutais complètement parce que NON, je n'allais pas me la fermer et retourner à ce que nous étions censés assister, c'est à dire le cours de soins aux créature magiques. Toutes mes illusions étaient en train de tomber les unes après les autres; je pensais m'être trompée de nombreuses fois à propos de Chuck. Et si finalement l'erreur principale avait été de croire que justement il n'y avait rien d'autre que du vide derrière cette façade. Après tout, y'avait bien des gens qui restaient cons toute leur vie.

- Ou alors peut être que tu devrais essayer, ca te rendra plus malin !

En soi, je rentrai dans son jeu de merde et devenait tout aussi puérile, mais sous le coup de la colère, neuf fois sur dix, je réagissais sous l'impulsivité, avec le désir de toujours avoir le dernier mot. J'avais envie tout d'un coup d'être la plus infecte possible, pour voir jusque où je pouvais tester sa patience; après toutes ces années, il ne s'était gêné alors pourquoi est-ce que là encore je devais faire profil bas ?! C'était toujours la même chose, quoi que je fasse, il fallait toujours que ca me retombe sur la tronche, que je sois fautive ou pas.

C'était dans ce genre là lorsque je me disputais avec ma soeur, parce que je ne réfléchissais jamais à la portée que mes mots pouvaient avoir sur les autres. De toute façon une fois que c'était balancé, le mal était fait, et même si au départ, ce n'était pas forcément moi qui m'étais trouvée à être en tort, je finissais malgré tout par me prendre le sermon du siècle parce que je l'avais fait pleurer une fois de plus alors que c'était elle l'ainée. C'était à elle de représenter la force. C'était exactement la même chose ici, comme un match de ping pong je voulais relancer la balle encore plus fort que je ne l'avais reçu.


- Non mais Taylord mais tu nages en plein délire là! T'es complètement malade, qu'est-ce qui te prend? Je ne m'entends pas avec Fray, et alors, tu vas me faire une syncope? C'est mes oignons, alors mêle-toi de ton cul et calme-toi, bordel!


Voilà. En plus je m'adressais à un mur, alors ca n'allait pas en s'améliorant. Cette fois, j'encaissai plus longuement mais mon rythme cardiaque s'accélérer à la vitesse grand V. Débile, c'était tout ce qu'il était. Ou alors c'était peut être moi qui l'avait été en voulant croire qu'il avait finit par évoluer, mais non, tout me prouvait que non que ce soit dans son comportement, dans son langage... mais merde est-ce que j'avais besoin de lui rappeler qu'il s'était retrouvé comme un con dans un couloir parce qu'il avait certainement trop joué avec le feu ?! Je me souvenais de la colère que j'avais ressenti à ce moment et le disant que de la méchanceté gratuite, c'était vraiment une belle connerie. Et bien il fallait croire qu'en tout cas ca n'avait pas suffit à lui remettre les idées en place et qu'en plus de ca il avait l'air de s'en porter comme un charme ! Pff il aurait mérité de crever tout seul dans son coin et on en parlait plus.

- En fait, tu changeras pas. Je prévoyais déjà sa contre attaque puisque à chaque fois c'était la même rengaine il retournait les arguments des autres, sur les autres comme si cela allait suffire à le rendre blanc comme neige !

Je n'avais pas tenté de masquer ma peine. C'était précisément ce que j'étais en train de ressentir. J'y avais vraiment cru, j'avais vraiment voulu y croire, j'avais même fait des efforts alors que depuis notre première rencontre, je m'étais toujours dit que jamais Chuck Carlton ferait partie de mon cercle d'amis; alors c'était peut être ca en fait. Juste un mensonge de plus et puis hop débrouille toi avec.


- Tu te fournis où, dis moi? C'est vraiment d'la bonne.


Je lui lançai un regard encore plus mauvais, la seule chose qui me retenait de ne pas lui en foutre une directe, c'était que mon beau discours tomberait à l'eau aussi vite qu'il avait été monté. Ah ca non, je n'allais certainement pas lui laisser ce plaisir, à la place je donnais un grand coup de pied dans les petites pierres qui étaient par terre et qui s'en allaient valdinguer bien plus loin.


- Je ne me fous pas "du reste" comme tu dis. Et à vrai dire, le problème là, je crois que c'est TOI, pas moi. Pourquoi tu t'énerves comme ça? Fray m'a provoqué alors que c'était le PIRE moment où il me fallait me provoquer. J'attendais de voir si mes AMIS n'étaient pas MORTS. C'est bon, tu percutes? Pour le reste, je n'ai rien à t'expliquer, je fais ce que je veux. Alors je suis désolé si je n'aime pas les gens que tu aimes, mais tu sais quoi? Tu peux aller te faire foutre, Taylord.

J'avais un peu reculé. Ca ne voulait pas dire pour autant que la partie était terminée. Néanmoins, je sentais une grosse boule monter au creux de ma gorge, comme lorsqu'on est sur le point de pleurer – mais non, je n'allais pas lui faire cet honneur là non plus.

En fin de compte, à peu de choses près, c'était toujours la même rengaine, attendre, se la boucler et « accepter ». Accepter c'est ca oui, c'était juste un joli mot qu'on employait dans son vocabulaire parce que ca faisait plus mature, parce que c'était ce que les adultes faisaient tous. En gros, c'était ca, on ne me demandait jamais mon avis, j'avais juste eu le droit de regarder ma maison tomber morceaux par morceaux aller voir un imbécile de psy qui re balançai la même chose à toutes les personnes qui étaient dans mon cas, a laisser partir de dernier être cher qui me rattachait à mes parents, même si c'était un animal, à entendre « mange » à toutes les sauces alors que le mal venait de beaucoup plus loin. Et une fois de plus on me demandait de faire comme si de rien était alors qu'en l'espace d'une soirée on m'avait forcé à revivre les pires moments de ma vie, que j'avais imaginer tout mes amis en train de mourir, à tenir la main d'Haruhi et de sombrer sans savoir ce qu'il allait advenir d'elle. Il y avait déjà tout ca et il fallait bien évidemment que Carlton s'en tape de laisser en morceaux les dernières personnes qui l'étaient encore ! J'en avais marre d'être impuissante et de ne rien pouvoir faire; me battre contre du vent.

- Ben moi aussi, c'est étonnant, hein ?! Je ne contrôlais pas ma voix qui tremblait. Tu crois quoi, tout l'monde est dans l'même cas alors arrête cinq minutes toi aussi ! Y'en a pas assez eu à l'infirmerie, c'est ca ?! Alors provocation ou pas il fallait qu't'en rajoutes ?! Comme si j'avais eu envie que tu y sois aussi ! finissais-je par lâcher. Je parlai plus vite et mâchai la moitié des mots.

Je le jaugeai du regard avec la même intensité que le sien. C'était trop facile sa solution !

- Tu peux toujours courir Carlton; si tu t'en prends à un de mes amis, je te tomberai dessus, menaçai-je en baissant toutefois d'un ton. J'avais juré que quelques paires d'yeux s'étaient tournés vers nous bien que l'intervention de la prof attirait de nouveau leur attention.

S'il ne voulait pas chercher à comprendre et faire le coq toute sa vie, c'était son problème, mais qu'il le fasse tout seul alors !

- Scott est au courant de ton soudain amour pour Stephen ou pas? Parce que je peux lui dire si tu veux.

J'ouvrai la bouche avant de la refermer aussitôt, surprise. Celle là elle était bien bonne !

- Et c'est toi qui parle de m'occuper de c'qui m'regarde ? C'est bien, en plus de te foutre de la gueule des gens, tu prouves que tu es un abruti, de mieux en mieux ! Raillai-je, mais au fond, ca me blessait plus qu'autre chose même si je n'allais surtout pas le lui dire. Vas y, t'as qu'à le faire, dis le lui puisque à part être con, je vois pas c'que tu sais faire d'autre !

J'avais beau essayer de me convaincre du contraire, je regrettai déjà la moitié de mes paroles. Cette fois je savais que j'avais franchi la dernière limite.

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MessageSujet: Re: Un signe de malchance (pv) fini   Ven 21 Oct - 14:27

Un combat de lion, finalement, c'était aussi con qu'un combat de coqs, et pas forcément si royal que ça. Je n'arrivais pas à y croire. J'avais juste envie de l'étriper, de réduire sa sale tête en miettes, et tout ça parce que Madame avait décidé que cette vieille histoire avec Fray avait bien plus d'importance que tous les efforts qu'on avait faits. C'était bien la première fois que de mettre une droite à un imbécile me causait autant de tort et j'en arrivais presque - je dis bien presque - à le regretter. Ce que Taylord ignorait, c'est qu'en agissant comme ça, si elle continuait sur cette pente glissante, Fray allait devenir mon ennemi public numéro 1, rien que pour la faire chier et la voir s'étouffer avec son indignation à deux balles. Et puis honnêtement, hein, qu'est ce qu'ils se trouvaient mutuellement? Fray détestait les gens au sang chaud qui avait un peu de suite dans les idées - et surtout des idées différentes aux siennes. Taylord était aussi impulsive que moi et je la trouvais à des années lumières de ce Serdaigle à la con. Alors quoi? Et puis elle, elle détestais les gens qui se la racontaient et se croyaient supérieurement intelligents aux autres. Merde, ils étaient chacun la bête noire de l'autre, et voilà qu'ils se liguaient contre moi, non mais j'hallucine! Taylord avait décidé d'avoir une double vie?!

Ce qui me faisait le plus chier dans l'histoire, c'est que je croyais qu'après tous nos... disons... différents, Reegan et moi on s'était rapprochés d'une manière ou d'une autre, et que même si on avait souvent envie de se mettre sur la gueule, je la connaissais mieux que pas mal de gens et elle pouvait dire la même chose de moi. Mes parents, mon frère, nos soucis, elle était la seule à qui j'avais évoqué tout ça. Ce qui n'était pas rien. Ce qui était rien pour sa part, apparemment. Qu'elle aille se faire foutre. Oh oui, tous mes efforts, tout ce que je lui avais cédé, elle pouvait faire une croix dessus, une belle croix bien voyante, parce que j'en avais assez de ses caprices de petite enfant gâtée qui croyait que tout lui était dû. Elle avait mal grandi, finalement. Elle était encore plus con et peste qu'avant.

Comment j'avais pu avoir envie de me la taper?! Je me rappelais bien la première fois que je lui avais parlé, et elle avait fait sa tigresse, ce qui comme chacun sait énerve autant qu'excite les mecs comme moi. Ben putain, si j'avais su... Et dire qu'aujourd'hui je m'étais tiré une balle dans le pied en me mettant volontairement avec elle - alors qu'avant c'était toujours la poisse quand un prof nous faisait travailler ensemble. J'étais bien con d'avoir cru qu'il pouvait y avoir une évolution.

J'avais arrêté d'essayer de vouloir l'embrasser à tout bout de champ puisque j'avais fini par capter que Taylord n'était pas une fille facile. Bon, je ne dis pas que j'avais arrêté de fantasmer sur elle parce qu'elle restait sacrément canon et qu'avec le caractère qu'elle avait, elle laissait fortement présager qu'elle devait être un bon coup. Je m'étais découvert des affinités avec elle et qui l'eut crû voilà qu'on était devenu potes, mais non, Madame me préférait un pauvre mec imbu de sa personne qu'elle connaissait depuis trois lunes à peine. Qu'elle aille crever, qu'est-ce qu'elle voulait que je dise. J'en avais assez de ses caprices, de ses secrets, de sa façon d'agir en cachant ce qu'elle pensait, qui finalement ne faisait qu'élever les murs autour d'elle. Qu'elle meure emmurée vivante et basta. J'en avais assez de faire la nounou. J'en avais assez tout court de Taylord Reegan.


- En fait, tu changeras pas.

Le pire c'est qu'elle avait l'air de le penser amèrement. Non mais blague. Grosse blague. Bonjour, est-ce qu'elle pouvait se rappeler une minute ce que j'étais il y a 5 ans et le comparer avec ce que j'étais aujourd'hui? On avait changé. Je n'avais juste pas changé comme elle l'aurait voulu, apparemment, mais à ce sujet, elle pouvait toujours aller se faire voir en enfer. Ma vie ne la regardait pas. Enfin, ne la regardait plus.

- T'es encore plus aveugle que je le pensais. Toi en tout cas, tu as changé, si ça peut te rassurer, mais pas en bien.

Je n'arrivais plus à me retenir, à tenter de calmer ma colère, ou quoi que ce soit. Elle avait tout envoyer péter, ok, message reçu, il n'y avait plus rien qui me retenait.

Elle donna un coup de pieds dans les graviers et j'étais prêt à parier toute ma fortune qu'elle avait fortement imaginé ma tête parmi ces petits cailloux. Ah non mais ça me faisait rire, elle me chiait une pendule parce que j'avais osé mettre une baffounette à Fray, mais elle, le fait qu'elle m'ait mis une baffe fut un temps, ça ne l'émouvait pas plus que ça. En fait, elle choisissait les choses comme ça l'arrangeait. Je n'avais plus de temps à perdre avec elle.


- Ben moi aussi, c'est étonnant, hein ?! Tu crois quoi, tout l'monde est dans l'même cas alors arrête cinq minutes toi aussi ! Y'en a pas assez eu à l'infirmerie, c'est ca ?! Alors provocation ou pas il fallait qu't'en rajoutes ?!

Ça me fit presque un petit pincement au coeur de me rendre compte que quand elle sortait de ses gonds son accent Texan s'exprimait bien plus fort qu'à l'habitude et que c'était mignon. Je la regardai avec un air de profond dépit. Elle était sensé me connaître un peu depuis le temps, non? Et elle croyait peut-être que dans des moments comme ça où tous mes amis étaient en train de crever, j'avais la présence d'esprit et la capacité de retenir ma colère alors qu'on était venu la provoquer?! Non mais au secours. Je poussai un soupir dédaigneux.

- Laisse tomber, ma pauvre. Tu comprends vraiment rien.


- Comme si j'avais eu envie que tu y sois aussi !

Ben elle, elle y était, en tout cas. Le temps qu'elle me laisse enregistrer l'information de ce qu'elle avait dit d'une voix tremblotante, elle était déjà passée à la vitesse supérieure.

- Tu peux toujours courir Carlton; si tu t'en prends à un de mes amis, je te tomberai dessus.

Cette fois j'éclatai franchement de rire, juste après que la prof nous ait expliqué les conditions de l'exercice, que je n'avais absolument pas écoutées. A vrai dire, je captais même plus qu'on était en cours. L'autre m'échauffait trop les sangs. Je m'approchai d'elle, bien en face. Je faisais une tête de plus qu'elle, et même avec ses yeux qui lançaient des clairs, j'avais juste à éternuer pour qu'elle aille valdinguer un peu plus loin. Elle n'était plus maigre comme elle avait pu l'être, mais elle était fine, menue, alors que j'étais plus grand, bien plus carré et musclé.

- Tu veux rire Reegan, avec ta carrure de moineau, comment tu espères me tomber dessus? Tu peux m'expliquer? Et je te signale que je ne m'en suis pas pris à Fray parce que c'est ton pote, ton plan cul ou ton clebs, mais parce qu'il est CON et qu'il m'aime autant que je l'aime, il faut que je te l'explique en chinois ou tu enregistres une bonne fois pour toutes?

Il y avait un truc qui me titillait. Si ça avait clashé dès le début entre nous, mais qu'en même temps on s'entendait bien d'une certaine manière, c'est que tous les deux, on agissait pareil sur un plan : on cachait quelque chose au fond de nous en faisant croire tout le contraire en apparence. Elle se montrait moins moi, évidemment, mais si moi j'avais choisi de paraître plutôt que d'être qui j'étais vraiment, elle faisait pareil, avec plus de retenue. Le truc c'est que même si j'avais laissé filtrer un peu avec elle, finalement, elle savait de moi que ce que j'avais décidé de lui laisser voir. Alors... Ce n'était pas entièrement sa faute si elle ne me voyait pas comme j'étais réellement. Mais j'avais l'impression qu'elle n'en avait de toute façon pas envie. Je lui en voulais quoi qu'il arrive.

- Et c'est toi qui parle de m'occuper de c'qui m'regarde ? C'est bien, en plus de te foutre de la gueule des gens, tu prouves que tu es un abruti, de mieux en mieux ! Vas y, t'as qu'à le faire, dis le lui puisque à part être con, je vois pas c'que tu sais faire d'autre !

Abruti, con, c'est bon, j'avais compris je crois. Il allait falloir qu'elle arrête un peu de m'insulter ouvertement parce que même si je ne tapais pas les filles, il ne fallait pas pousser non plus. Putain, que ce maudit cours finisse vite et que plus jamais je n'ai à parler à cette petite conne que les hormones avaient transformée en Cruella Devil sans cervelle.

- Mais arrête un peu, lui ordonnai-je d'une voix sèche et surtout très fatiguée. J'en ai rien à foutre de tes histoires de gamine, mais c'est toi qui t'enflammes, tu ne me crois pas tout de même capable de me laisser faire? Enfin, peut-être, apparemment. Parce que j'ai l'impression que finalement, tu ne me connais pas si bien que ça. Et qu'on est pas amis comme je le pensais. Si c'était le cas, tu m'aurais pas fait chier avec cette histoire que tu fais exprès de ne pas comprendre. Il est même pas question de Fray, de moi, mais de toi. C'est pas de ma faute si t'as les nerfs, Taylord. On est tous dans le même bateau, c'est bien ce que t'a dit, non? Alors maintenant tu vas te calmer et me foutre la paix. C'est clair?

A la guerre comme à la guerre. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que cette guerre n'avait aucun sens et qu'on était tous les deux partis dans la mauvaise direction. Heureusement, la grosse moitié du cours était déjà passée. J'avais hâte de me barrer d'ici.

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MessageSujet: Re: Un signe de malchance (pv) fini   Dim 23 Oct - 19:30

Je ne savais plus où j'en étais. Je n'étais plus sûre de rien et à propos de tout, et finalement la seule chose dont j'avais envie à présent, c'était d'être loin, très loin de toutes ces histoires, de toute cette merde dans laquelle nous étions embourbés depuis l'arrivée des mangemorts qui passaient à chaque fois une nuit de plus à Poudlard emmenant avec eux le peu d'espoir qu'il restait pour que l'école soit enfin libérée de cette tyrannie.

Je n'étais plus certaine également de pourquoi et comment cette dispute avait commencé et si elle aussi elle valait vraiment le coup. Mais c'était pour quelque chose qui me paraissait juste, je n'étais pas infaillible non plus et si ca me tenait à coeur, c'était comme ca, je n'allais pas rester bêtement les bras croisés à faire comme si de rien était et attendre que ca se passe, alors qu'à l'intérieur il n'en était rien. Je n'avais pas pour habitude d'être hypocrite et ce n'était pas aujourd'hui que ca allait changer !

Le seul point positif, si on pouvait appeler ca comme ca, parce que pour ca aussi, je doutai fortement, c'était que comme j'avais explosé un bon coup, je sentais la colère retomber progressivement, même si d'autres désagréables sentiments étaient bien là; la tristesse, la déception de me dire que tout ce que nous avions vécu jusqu'à maintenant n'avait servi à rien et que même là encore, je dépensais mon énergie inutilement dans un combat où il n'y avait aucune issue puisque j'avais l'impression de parler à un sourd qui ne comprenait rien de ce que je pouvais être en train de ressentir.


- T'es encore plus aveugle que je le pensais. Toi en tout cas, tu as changé, si ça peut te rassurer, mais pas en bien.

Au fond, mon intuition avait été la bonne depuis le départ et je m'en voulais presque de ne pas l'avoir suivie. C'était simple, je ne lui avais jamais rien demandé moi, à Chuck Carlton, mais il avait quand même continué en insistant, des mois, même des années, alors à force j'avais fini par céder en me disant que les choses changeraient peut être. Ce que j'avais vraiment cru puisque j'avais aussi essayé de changer mon attitude à son égard. Mais en fait nan, que dalle si ce n'est que je n'avais pas été assez résistante et que maintenant j'en payais les frais. En fait je n'avais absolument aucune idée de comment je devais le regarder à présent parce que j'avais le sentiment de ne pas le connaître, et même de ne l'avoir jamais connu.

- Oh ca va j'ai l'habitude
, soufflai-je aigrement avec lassitude.

C'était comme si tout ce dans quoi je m'engageai ne menait nul part et n'avait aucune utilité. Je savais bien que je faisais parfois des faux pas, mais quand bien même, il ne devait pas y avoir que du mauvais dans tout. Ou alors c'était peut être bien plus simple de dire « tu as changé » parce que ce n'était pas la première fois qu'on me servait ce discours; comme si même à chaque fois que je n'y croyais plus, je devais sourire et dire que tout allait bien alors que ce n'était pas vrai. Et quand je lâchai enfin ce que j'avais sur le coeur – c'était peut être maladroit mais je n'y pouvais rien – la fameuse rengaine revenait comme si de rien était et j'en arrivais donc à la conclusion que j'avais perdu une belle occasion de me taire, alors okay, à présent j'allais la fermer pour de bon et garder tout pour moi pour en être la première ravie, comme il y avait maintenant cinq ans. Ca ne marchait que dans un sens apparemment puisque qu'il n'y avait personne pour me dire quand c'était bien, que j'étais dans la bonne voie. Comme si ca allait de soi et qu'il n'y avait pas besoin d'encouragement pour réussir.
Mais toute seule je ne me sentais pas capable d'y arriver.


- Laisse tomber, ma pauvre. Tu comprends vraiment rien.


On pouvait dire que celle là aussi elle était bien bonne ! Tout ce que j'étais en train de faire n'avait aucune utilité puisque ca avait l'air de lui faire une belle jambe de ce que je pouvais ressentir. Finalement pourquoi est-ce que je continuais de me battre comme ca avec Chuck puisque c'était toujours lui qui devait avoir le dernier mot et avoir raison, mais pas les autres ?

- C'est toi qui veut pas chercher à comprendre ! M'emportai-je en désespoir de cause.

En vérité, je ne savais pas comment lui dire que ca avait été un véritable calvaire que de se réveiller dans un lit d'hôpital sans avoir seulement la force de bouger pour savoir si ses amis allaient biens ou non. Attendre, toujours attendre... mais non, cette fois, Chuck, je n'avais plus envie de l'attendre pour quoi que ce soit, puisque en plus il s'en foutait complètement.

J'avais bien envie de lui cracher qu'il lui en faudrait beaucoup plus pour m'impressionner mais à la place je relevai les yeux, mauvaise, alors qu'il s'était lui même rapproché. Et alors ? Ce n'était pas la taille qui comptait !


- Tu veux rire Reegan, avec ta carrure de moineau, comment tu espères me tomber dessus? Tu peux m'expliquer? Et je te signale que je ne m'en suis pas pris à Fray parce que c'est ton pote, ton plan cul ou ton clebs, mais parce qu'il est CON et qu'il m'aime autant que je l'aime, il faut que je te l'explique en chinois ou tu enregistres une bonne fois pour toutes?


Oui bon, peut être qu'il y avait un semblant de vérité là dedans, je le savais puisque j'avais déjà tenté l'expérience mais je ne marchai pas non plus aux remarques intimidantes. C'était peut être pour cela aussi que je ne me rendais pas de l'ampleur de la situation et que ma peau n'aurait pas valu grand chose ne cas d'affrontement. Mais en même temps ca on ne pouvait pas savoir avant d'avoir essayé ! Ce n'était pas un bon plan pour autant, car même si j'avais éclipsé ce détail, nous étions toujours en cours...

- Et alors ? Demandai-je calmement mais avec insolence. Ca ne changeait rien aux faits et j'avais envie de lui préciser que si c'était lui qui s'était retrouvé en position de faiblesse, j'aurais agi de la même manière mais non seulement ca ne servait à rien parce qu'il n'en avait rien à carrer mais aussi parce qu'il avait bien l'air de l'avoir oublié.


- Mais arrête un peu. J'en ai rien à foutre de tes histoires de gamine, mais c'est toi qui t'enflammes, tu ne me crois pas tout de même capable de me laisser faire? Enfin, peut-être, apparemment. Parce que j'ai l'impression que finalement, tu ne me connais pas si bien que ça. Et qu'on est pas amis comme je le pensais. Si c'était le cas, tu m'aurais pas fait chier avec cette histoire que tu fais exprès de ne pas comprendre. Il est même pas question de Fray, de moi, mais de toi. C'est pas de ma faute si t'as les nerfs, Taylord. On est tous dans le même bateau, c'est bien ce que t'a dit, non? Alors maintenant tu vas te calmer et me foutre la paix. C'est clair?

Quoi, mais qu'est-ce que je comprenais pas, à part qu'il était trop stupide lui aussi pour comprendre ? C'était vraiment n'importe quoi mais je ne pouvais pas dire que je n'étais pas blessée; je gardai la mâchoire serrée pour qu'elle ne tremble pas, mais je n'étais pas prête à continuer la partie pour autant. Tant pis voilà, j'avais perdu, de toute façon s'il n'y avait que ca pour le contenter très bien. Pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher d'être profondément malheureuse face à ce mur, parce que pour moi, c'était loin d'être des « histoires de gamine ». Mais ca lui était égal de me perdre, très bien ca marchait aussi dans l'autre sens, ca m'était égal de le perdre. Même si mon sentiment de peur ne m'avait quitté qu'en le voyant en chair et en os quand moi même j'avais été en état de mettre un pied l'un devant l'autre

- Ouais, c'est ca, on a plus rien à se dire, commentai-je en guise de pré-conclusion et avec froideur. J'ai pas besoin d'un ami comme toi. Mais c'est peut être parce qu'on l'est pas en fait.

Chacun de mes mots étaient pareils à des coups de poignard que je m'enfonçai dans l'estomac et les entendre me faisait enfin réaliser que c'était la voie du non retour que j'avais prise. J'attrapai la lanière de mon sac et sans attendre la fin du cours, je reprenais la direction du château.

Comme ca je pouvais faire tomber mon visage sûr puisque je lui tournai le dos et qui était complètement anéantie. Parce que brusquement, je ne comprenais plus pourquoi nous en étions arrivé là et j'avais envie de lui demander de tout effacer, que tout cela n'avait aucun sens et que c'était complètement idiot. Je savais pertinemment qu'il ne chercherait pas à me rattraper mais paradoxalement j'avais tellement envie qu'il m'appelle, car je refrénai la folle envie de faire demi tour pour lui dire que ce n'était vraiment pas ce que je voulais, que j'avais finalement compris que j'avais trop besoin de lui pour que ca se termine comme ca. Ma fierté me dictait le contraire; je tendais malgré tout l'oreille mais comme rien ne venait j'accélérai le pas.
J'étais trop loin à présent.

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MessageSujet: Re: Un signe de malchance (pv) fini   Lun 24 Oct - 16:01

C'était trop tard, on avait mis le pied dans le nid de vipères. Il n'y avait plus qu'à couper quelques têtes et laisser couler le sang si on voulait s'en sortir sans trop de problèmes. Et c'était limite si je n'allais pas laisser tranquillement les choses se passer pour que je puisse me tirer d'ici au plus vite. Ok, Taylord avait choisi, Taylord me faisait son petit cinéma, pendant qu'on était sensé donner à grailler à des sales bêtes. Ok, mission acceptées, qu'est ce que vous voulez que je dise. Je n'allais pas en mourir, Taylord ne détenait pas ma vie entre ses mains non plus. J'étais super déçu, énervé, vexé, blessé, sans doute, mais ce n'était pas la première fois dans ma vie que c'était la merde. Cela dit, c'était peut-être la première fois qu'une personne en qui j'avais confiance me mettait dans la merde. C'était sans doute pour ça que ça ne passait pas très bien. J'accordais ma confiance à très peu de gens, deux ou trois à vrai dire en tout, et jusqu'ici, elles ne m'avaient jamais fait de coup de pute. Taylord, j'avais eu beau la détester, elle avait eu beau me soûler et tout le toutim, elle restait quand même quelqu'un en qui j'avais confiance quoi qu'il arrive - ne me demandez pas pourquoi. Du coup, je me prenais mon erreur en pleine gueule. J'avais eu tort de lui accorder ma confiance, parce qu'elle n'avait pas hésité elle à me préférer un Serdaigle pour une bête et obscure histoire de dispute entre mecs.

- Oh ca va j'ai l'habitude.

Non mais le pire, le pire, c'est que cette idiote jouait les martyrs dans l'histoire! Avec ses grands airs d'artiste torturé, d’innocente incomprise! Non mais n'importe quoi!

Je répétai en me moquant d'elle, imitant son attitude désabusée:

- "Oh ça va j'ai l'habitude"...

Pfff, l'habitude de quoi? De me faire chier? De faire ses petits caprices? De toujours rejetr la faute sur moi? Tu m'étonnes. Ca faisait quelques temps que pour une fois je n'avais rien à me reprocher, que je ne l'embêtais pas chaque minute qui passait, que, merde, j'appréciai sa compagnie finalement, et je croyais qu'on y trouvait tous les deux notre compte.

Ce n'était pas le cas, je m'étais trompé, et basta.


- C'est toi qui veut pas chercher à comprendre !

C'est toi? C'est elle oui! Je lui jetai un regard bien méprisant, baissant les yeux vers elle et sa petite taille de colibri. Qu'est-ce qu'elle voulait que je dise d'autre, au fond. Bouuuh, j'avais tapé sur Stephen, son grand ami, c'était mal, ça ne lui plaisait pas, j'étais tellement un monstre! J'étais bien placé pour savoir qu'elle était borné comme un âne. Le problème, c'était que moi aussi. Donc on allait tous les deux droits dans le mur si on continuait à s'étriper comme ça. Perspective sympathique. Ça me faisait bizarre, pour une fois, et pour la première fois d'ailleurs, j'avais l'impression d'être celui qui avait le plus de recul dans l'histoire.

- Tu déconnes? repris-je d'une voix forte, parce que j'avais envie de lui faire comprendre ce qui se passait une bonne fois pour toutes, même si je devais y aller au marteau piqueur tellement son crâne était dur comme du béton. Tu arrives là toute énervée et tu m'accuses d'un truc que tu ne connais même pas, tu ne veux même pas savoir ce qui s'est réellement passé, tu as juste décidé que c'était moi le connard dans l'histoire! C'est quoi ton problème, Taylord?!

Non vraiment, il fallait qu'elle m'éclaire.

Mais elle avait apparemment décidé de me laisser baigner dans mon jus. Si elle croyait que j'allais rester y mijoter, alors là ma petite, elle pouvait toujours courir! J'étais peut-être déçu qu'elle me fasse ça, mais tant pis pour elle, je n'allais pas pleurer, ça serait trop l'honorer.


- Ouais, c'est ca, on a plus rien à se dire. J'ai pas besoin d'un ami comme toi. Mais c'est peut être parce qu'on l'est pas en fait.

La prof venait d'indiquer la fin du cours. Enfin, putain. Je balançai mes affaires dans mon sac sans ménagement.

- Oh tu sais, ça fait très longtemps que je me dis ça, lui répondis-je du tac au tac, sarcastique. Je lui tournai le dos et je la vis partir, droite comme un I, avec la féroce envie de la secouer comme un prunier et de lui gueuler qu'elle était vraiment conne et que je lui en voulais tellement d'avoir tout envoyer péter.

Mes potes m'attendaient un peu plus loin mais la dernière chose que je voulais c'était de marcher juste derrière Taylord, du coup, je leur dis que j'avais quelque chose à faire et les laissai partir sans moi. Je fis mine de chercher un truc dans mon sac, et d'ailleurs, en farfouillant dedans, je mis la main en plein sur une plume qui me rentra dans la paume - la même main que la chat avait lacéré un peu plus tôt.

Journée de merde, putain...

Tout le monde s'était tiré et j'avais tellement les nerfs, ma colère faisait une telle boule au fond de moi, que j'avais envie d'exploser; j'envoyai un énorme coup de pied dans une espèce de souche bouffée par les vers qui s'explosa en plein de petits débris. Taylord avait fait exactement pareil avec notre amitié, me dis-je; un goût amer dans la bouche. Tant pis pour elle. Je mis mon sac sur mon épaule et partis en direction du château avec la ferme intention de sécher le prochain cours et de retourner au lit bien tranquillement histoire de faire comme si cette journée pourrie n'avait pas existé.


- Topic terminé -

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