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Les rêves des autres - ENDED

 
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 Les rêves des autres - ENDED

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Joy Windy
Elève de 5ème année & Préfète



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MessageSujet: Les rêves des autres - ENDED   Dim 2 Oct - 14:18

* Titre: John Irving

Les Mangemorts sont des sacrés couillons, c’est un fait et aucune personne censée n’irait démentir cette vérité. Leur arrivée fracassante dans la grande salle qu’ils ont décidément prise pour un jeu d’échec (et devinez qui a joué le rôle des pions, hein ?) a été quelque chose de consciemment chiant pour exactement la totalité des résidents de Poudlard. La totalité, les professeurs compris, donc. On aurait pu croire qu’ils seraient un minimum solidaires avec nous, qu’ils nous épauleraient dans cette drôle d’atmosphère qui enveloppe le château. Ils auraient pu être nos complices, lors de nos affronts plus ou moins réels contre les Mangemorts. Mais non, absolument pas. Tout ce qu’ils font c’est remplir leur rôle d’adulte égocentrique et suivant leur rôle de professeurs. Mais il y a des limites, et le fait que les élèves de cinquième année de Sepentard aient hérité de quatre devoirs dépassait toute logique. Quartes devoirs tous aussi longs et compliqués les uns que les autres. Je sais bien que les enseignant sont d’un certains sadisme, mais là, c’est carrément cruel. En soit, je préfère ça qu’une retenue avec un Mangemort, mais sinon, j’aurais adoré ne pas me faire assommer ainsi.

Ma journée c’était relativement mal passée. La veille, je m’étais couchée tard et me réveillant trop tôt aujourd’hui, j’étais crevée, sans pour autant avoir réussi à dormir plus longtemps. Un mal de tête insoutenable s’était emparé de moi, et sans doute à cause de l’engourdissement du sommeil, j’avais failli perdre connaissance dans mon bain. Alors que les autres élèves qui s’étaient enfin réveillés s’étaient dirigés vers la grande salle afin de profiter d’un petit déjeuné copieux, je m’étais trainée jusqu’à l’infirmerie, aujourd’hui vidé de toutes les victimes des Mangemorts. On m’avait servie une sorte de mixture dont l’état se situait entre la boisson et la pate et avait une couleur verdâtre. Evidement, ce remède était passablement imbuvable et ressemblais à une sorte de potion de vielle sorcière gratinée. Pour une fois que l’un des préjugés moldus sur les sorciers de leurs contes se vérifiaient dans la vraie vie, il fallait que ça me tombe dessue. De plus, le breuvage me fatigua et je dus rester une heure ou deux allongée sur un des lits de l’infirmerie, ma vue se brouillant, j’avais du mal à suivre mes propres pensées. Lorsque j’émergeais, il était 10 heures et j’avais loupé mon cours de botanique mais allais mieux, je me sentais en forme. Lorsque je débarquai en cour de potion, une des filles de mon dortoir, plutôt gentille, me dit que Mr. Sawyer nous avait donné un long devoir pour le lendemain. Mais les ennuis commençaient à peine. Lorsque le cour de potion fut terminé, Nakamura nous donna le sujet sur lequel porteraient les cinquante centimètres de parchemins que nous aurons à lui rendre également pour demain. Dépité l’espèce de troupeau de mouton qu’était ma classe et Poudlard se dirigea dans un même mouvement vers les pâturages de la grande salle pour brouter je ne sais qu’elle herbe. Mais bien sur, il fallait bien un mouton noir qui n’en ferait qu’à se tête, et devinez qui c’est ? Je ne mangeais pas grand-chose, rien de plus qu’une salade et une pomme. La faim ne me faisait pas souffrir et j’avais perdus l’appétit il y a un bon moment. Je dus m’abstenir de profiter de la pause pour recopier les notes qu’un Poufsouffle qui partageait notre cours avait prises sur le cour de botanique. Un sujet long et fastidieux ; les poisons d’origine végétale. Les notes du cinquième année étaient infiniment trop complètes et je me demandais comment il avait fait pour en écrire autant. Lorsque j’eu finis, je le remerciais m’en allais vers la salle de défenses contre les forces du mal. L’après-midi fut tout aussi ennuyante de la matinée et sur trois cours on nous donna encore deux devoirs.

17 heures, résultat des courses : quatre devoirs à faire avant la fin de la semaine dont deux pour le lendemain. Excédée je me dirigeais vers les dortoirs. Les effets de la potion s’étaient estompés et l’horrible mal de tête du matin m’avait rattrapée. On était au mois d’octobre et j’en avais déjà mare. Je savais très bien que l’année du BUSE serait dure dans le cadre où l’on aurait beaucoup de travail et je savais aussi que je pourrais l’endurer, mais je n’en avais simplement pas envie, et étant d’une nature quelques peu impulsive pour ces choses là, en plus de la douleur la mauvaise humeur m’atteignit. Il y avait des jours où j’aurais rêvé d’être James Bond. Un des seuls hommes sur terre à toujours avoir eu la classe. Sexy, il ne se fait jamais attraper ou même si cela arrive, c’est lui qui gagne quand même, et tout cela sans aucune blessure majeure. Il a des tas de gadgets très stylés, comme sa bagnole, par exemple. Et puis il sait tout faire, lui. Il court, il nage, il skie et tout ça sans s’essouffler. Bien sue c’est un personnage de fiction et il est imbattable parce qu’un héros doit toujours gagner ses batailles si les producteurs ne veulent pas faire du film une dramaturgie, ce qui n’aurait pas fait beaucoup de chiffres d’affaire, puisque rares sont les films qui attirent le public quand ils sont tristes et sanglants. Mon oncle Charlie, cet amour des Moldus américain avec qui j’ai vécu pendant plus de cinq an, était un passionné. Un passionné de littérature, de cinématographie, d’histoire, de médecine, de géographie… Un érudit qui m’a tout transmit. Il avait toujours réponse à toutes mes questions, et malgré ce qu’il est, ça me manque, de ne pas avoir une encyclopédie vivante qui passe son temps à vous faire la causette. Je suis sûre qu’il aurait sur me dire pourquoi James Bond n’était qu’un personnage de fiction.

Après avoir pris une bonne douche froide et mettre débarrassée de l’uniforme de Poudlard, je revétissais des vêtements plus chics. C’est vrai, quoi, le code vestimentaire de l’école, obligatoire pour les cours, était une véritable atteinte à l’intégrité de la mode ! Le gris c’est beau, quand on sait le porte et quand on n’en abuse pas, alors que sur le costume officiel de l’établissement, la seule touche de couleur qui déferrait du gris foncé était celle de nos blasons. Pathétique, vous dis-je. Sur ces aimables pensée je revétissais un short d’hiver noir avec collants de la même couleur, des chaussures à talons (des Jimmy Choo, oblige), un grand pull beige et pour affiner le tout, je nouais un foulard rouge et crème Hermès autour de mon cou, nouais mes cheveux en un chognon expert et finissais par me parfumer (Chanel n° 5, une splendeur). Mon sac plein de feuille noircie par les notes prises au cour de la journée, je me dirigeais, la tête haute vers la bibliothèque. Je n’étais peut-être pas James Bond mais j’étais une princesse. Reine de mon propre univers, fière et levant toujours le menton, je n’avais pas à me laisser abattre par des devoirs une princesse se doit d’être érudite et cultivée. Mes yeux bleus froids exprimant une certaine fierté, et Dieu sait à quel point j’en avais besoin, je poussai la grande porte majestueuse de la bibliothèque.

Il régnait dans la grande pièce un silence satiné, doux et artificiel. L’odeur des vieux livre embaumait l’air et les grandes étagères, plus ou moins remplies semblaient vieilles et fatiguées. Madame Pince me servit un regard sévère qui me demandait de rester silencieuse, comme le reste des élèves présents, parmi lesquels je ne reconnus personne. Je me dirigeai vers une des tables les plus reculée, cachée par une grande étagère et collée à une fenêtre, dans un des coins de la pièce. Personne ne me voyais et je ne voyais personne, tout ce que je pouvais voir, c’était l’étendue d’herbe grasse dans le parc qui s’étendait devant moi, derrière la grande baie vitrée. Je posais mon sac, sortais les notes de botanique de Poufsouffle déjà très complète mais partais tout de même en quête d’un livre qui m’assurerait une bonne note. Quelque chose me perturbait, dans ce sanctuaire de livres. Les encyclopédies et ce genre de livres ne manquait pas, il y avait beaucoup de vielle revue, mais aucun roman, aucun livre de littérature sorcière ou même moldue. C’était un lieu de recherche, on n’y lisait pas pour le plaisir. Pas d’aventure, ni d’histoire d’amour ou de romans, policiers. Je n’avais jamais lu de littérature sorcière. Mais les œuvres moldues me passionnaient. C’était précisément la seule chose que je pouvais supporter chez eux. J’avais lu beaucoup de classique, avant Poudlard. Diverses œuvres de Jules Vernes, John Steinbeck, Emily Brontë, William Shakespeare… Un de mes romans favoris était Les Misérable, de Victor Hugo. Je ne sais combien de fois j’avais parcourus les pages du vieil ouvrage. L’image de la petite Causette, perdue dans les bras d’un ancien détenu à parcourir la France… C’était ce genre de livre, qui manquait, ici. Dépitée, je finissais par choisir une encyclopédie sur les poisons des plantes aquatiques pour commencer mon devoir.

Je ne sais combien de temps je restais assise à ma table, cachée, ma plume grattant doucement le parchemin. Je n’avais pas beaucoup de difficultés, quand je travaillais, j’étais une excellente élève. Mais j’étais tout de même distraite. Pendant de longues minutes j’observais le parc, laissant mes idées vagabonder loin de mon devoir que je venais de finir. Il était à présent 20 heures. La bibliothèque ferme à 21h30, l’heure du couvre-feu. Je ne suis pas descendue dîner, et je suis sure que Madame Pince ne s’en est même pas aperçue. Je veux finir mon travail, je veux réussir, avoir tous mes BUSES. Je suis une princesse, vous dis-je, déterminée et sure de ce que je veux. Je vais réussir. Sur ces pensées motivantes, j’avais quitté ma table pour trouver un bouquin sur les élixirs de folie et m’était attaquée à mon boulot, profitant des dernières lueurs du jour. Mais c’était plus fort que moi, je commençais à avoir faim et j’étais complètement crevée. Complètement malade, la princesse. C’était plus fort que moi. Je n’avais plus d’énergie et finis par m’endormir, sans aucune lumière autour de moi pour signaler ma présence…

Je ne sais pas vraiment pourquoi je me réveillais. La bibliothèque était plongée dans l’obscurité, et j’étais seule, aucun bruit ne parvenais à mes oreilles. Je sortais ma baguette et chuchotais un « lumos » et la lumière s’échappa de son extrémité. Je jetais un coup d’œil à ma montre : 22 heures. Je rangeais en vitesse mes affaires dans mon sac et me dirigeais vers la grande porte de bois, verrouillée. Je restais plantée là, prête à annuler le sortilège de verrouillage, mais quelque chose me retint. Du bruit. Des bruits de voies et de pas. Je collais mon oreille contre le bois noir et écoutais. Des brides de conversation me parvenaient sans que je puisse pour autant comprendre quelque chose. Des Mangemorts. En toute princesse que j’étais, j’étais condamnée à restée coincée dans cette bibliothèque, et il y avait ces bruits de pas, qui semblaient venir de trop prés pour être ceux des Mangemorts. Pétrifiée, j’osais enfin un coup d’œil derrière moi…

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Dernière édition par Joy Windy le Ven 16 Déc - 18:44, édité 1 fois
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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Les rêves des autres - ENDED   Lun 3 Oct - 14:29

J'étais le patron d'une station servie sur le bord de l'autoroute. Bon. Je portais un costard - comme si les mecs qui travaillaient sur les aires d'autoroutes portaient des costards. Non, en fait, c'était la voie rapide de Bristol à Londres, et je tenais un fast-food... Bordel, ça changeait tout le temps! Dès que je tournais le dos, le décor était différent. Bon, on va dire que j'étais parton d'une espèce de station-service-fast-food le long d'une route, voilà. Dans la boutique, il y avait mon petit frère, Coop, derrière la caisse, et... Daniel, très sérieusement occupé à ranger les magazines sur une étagère. Je ne l'avais jamais vu aussi sérieux. Bizarre. les voitures passaient très vite pas loin, on les entendait, mais le magasin était vide et les néons clignotaient. C'était moche. Puis il y eut un "ding" et la porte s'ouvrit; un homme, très grand, entra. Il voulait des racines de Mandragore. Et puis quoi encore? Dans une boutique moldue? Je répondis sans me démonter que non, on n'en avait pas, que je ne savais pas ce que c'était, qu'ici on vendait seulement des sandwich dégueulasses, des jouets pourris et des bande dessinée. Autre chose? Mais le gars insistait, il avait une voix pressée et nasillarde. Ce qui commença évidemment à me courir sur les nerfs. Alors je lui dis que merde, on était pas à Poudlard, et qu'il pouvait aller se faire voir chez les Grecs. Là-dessus, il me répondit que justement, chez les Grecs non plus ils n'avaient pas de racines de Mandragore. Mais Daniel surgit devant nous avec un bocal poussiéreux entre les mains et expliqua que, si le Monsieur le désirait, il nous restait un peu d'yeux de pieuvre. Sur place ou à emporter? Non mais oh, c'était quoi ce cirque? Je trouvais ça de plus en plus louche. Alors j'allais vers Daniel qui était en train d'emballer le bocal, attrapait le truc et le fit tomber par terre. Il s'explosa, évidemment. oups! En me penchant pour récupérer les bouts de verre et les yeux tout gluant, j'attrapai le bas de la cape du grand mec et tirai d'un coup sec. Fils de lâche! C'était en fait Esteban Nottingham, ce bâtard galeux... Le temps que je réagisse, il avait tiré sa baguette, et un rayon vert partit en direction de mon frère, puis de Daniel. Avant que j'eus le temps de crier, je me réveillai en sursaut.

J'étais affalé dans un pouf. Je me frottai les yeux, bougeai un peu. Pas de station-service, pas de bouts de verre, pas de racines de mandragore. Les journaux sur mes genoux glissèrent sur le sol en silence. J'étais simplement dans la bibliothèque. Quel rêve bizarre... Mais avant que j'eus le temps d'y repenser d'avantage, je tiltai qu'il faisait sombre, beaucoup trop sombre. Par les grandes fenêtres, je voyais la forêt interdite se découper dans le noir, et la lune se refléter dans le lac. Charmant, non? En tout cas, moi, j'étais dans la merde, et jusqu'au coup. Putain, voilà, je ne mettais jamais les pieds dans la bibliothèque d'habitude, voilà pourquoi, c'était un endroit maudit!


- Fais chier, bordel, maugréai-je en me levant. Je fourrai mes affaires en vrac dans mon sac et me dirigeai vers la porte. Qui devait être fermée, évidemment. Le couvre-feu était tombé. Je m'en fous, j'allais la défoncer, qu'on se le dise.

Mais alors que j'arrivai tout près de la dite porte, je vis une silhouette prostrée contre elle, l'oreille collée sur le bois. Hmm, d'ordinaire, quand on écoute aux portes, c'est dans l'autre sens, non? Enfin bref. C'était une silhouette de fille - chouette. Je m'avançai plus près, et la silhouette se retourna.

Et merde. Pourtant ça avait été prometteur, c'était une fille fine et élancée, bien sappée, aux longs cheveux comme je les aimais. Sauf que quand elle se retourna, son visage aux yeux prétentieux et supérieures, made in Serpentard, était celui de Joy Windy, ce qui apportait une sale ombre au tableau. Être enfermé dans la bibliothèque avec une jolie fille et prendre du bon temps, oui; être enfermé dans la bibliothèque avec une Serpentard, non, décidément non.


- Oh, génial. Franchement, génial, commentai-je pour moi-même. Mais putain, quelle conne idée j'avais eu de venir ici, quelques heures plus tôt!

***

Inutile d'expliquer pour la je ne sais combientième fois que l'ambiance à Poudlard était tout sauf joyeuse. Les Mangemorts faisaient leurs lois et nous on subissait - enfin, peut-être plus pour longtemps - et on souffrait en silence. A part peut-être ces imbéciles de Serpentard. Ils se pavanaient le regard plein de satisfaction, et j'avais envie de les buter pour ça, mais au fond, j'étais persuadé que la plupart devait se chier dessus tout comme la plupart d'entre nous. Les Mangemorts n'avaient rien à foutre des élèves, qu'ils soient Poufsouffle, Serpentard ou Scroutt à Pétard.

Je passais mon temps entre les visites à l'infirmerie, les réunions avec les membres de la résistance, et j'allais assidument en cours - à savoir que j'y roupillais avec assiduité. Même les fêtes étaient différentes. Nous étions déjà moins nombreux dans la salle commune à vouloir faire la fête malgré tout pour nous changer les idées, du coup, on buvait plus, et tout était un peu différent. Je n'aimais pas le nouveau tournant que ma vie avait prise à Poudlard. Les Mangemorts avaient changé quelque chose dans ma vie, contre ma volonté, et ils allaient le payer, c'était chose sûre.

Une chose positive dans tout ce merdier, je m'étais mis à lire beaucoup le journal depuis qu'on était emprisonné dans notre propre château. C'était à peu près le seul lien qu'on avait avec l'extérieur, le seul espoir aussi un peu, parce que je lisais des choses autres que Poudlard ou les Mangemorts. Un hibou me l'apportait chaque matin, et ce rituel me permettait d'avoir un peu de temps pour moi. Seulement voilà; dans le dortoir ou la salle commune, c'était peine perdue pour avoir un peu de tranquilité, tout le monde discutait sans arrêt, et souvent, il y en avait qui pleurait et on était obligé de les réconforter comme on pouvait. Dans les couloirs, ou dans un autre lieu un peu trop public, ce n'était même pas la peine d'y penser. J'avais testé un peu tous les endroits possibles, mais rien ne me convenait, voilà pourquoi j'avais fini par opter pour cet endroit où je ne mettais jamais les pieds - d'ailleurs je ne savais même pas comment les livres étaient rangés, par ordre, par genre, c'est pour dire. Quand j'étais arrivé, Mme Pince m'avait heté un regard hostile, non pas parce qu'elle était habituée à ce que je foute le bordel ici, mais parce que justement je n'y venais jamais. Rien à foutre. Je m'étais dirigé vers le fond de la salle, là où ça s'apparentait un peu à une salle de lecture, je m'étais enfoncé dans un pouf défoncé et j'avais commencé à lire. J'avais plusieurs journaux en retard, et je n'avais pas vu le temps passer, du tout. J'avais fini par somnoler parce que je dormais très peu ces derniers temps - et que d'ailleurs ce soir tard on avait une réunion secrète, et puis, je m'étais endormi, j'avais fait ce rêve chelou, et voilà.

Voilà comment on se retrouvait avec une Serpentard visiblement appeurée de ce qu'elle entendait à travers la porte.

Je laissai tomber mon sac par terre sans ménagement.


- Qu'est ce qu'il y a, un gang de Mangemorts armés jusqu'aux dents nous attend en embuscade à la sortie? T'as rien à craindre toi, il y a ton père ou ton frère dans le lot, non? chuchotai-je férocement.

Adossé contre un pilier, je croisai les bras et la dévisageai de haut en bas. Elle aurait été mignonne si elle n'avait pas été si... Serpentard.

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CHUCK CARLTON
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Joy Windy
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MessageSujet: Re: Les rêves des autres - ENDED   Mar 4 Oct - 20:53

Plus le temps passait, plus je me disais que l’espèce de charabia dans lequel nous vivions n’avait aucune logique. Le fait que des émissaires de la folie aient colonisés Poudlard me perturbait, pardon, me dégoutait. Mon esprit ne suivait plus le rythme, ou plutôt ne voulait pas le suivre, tout semblait tellement compliqué, dans ma tête… Pourtant c’était simple, je ne savais plus où j’en étais. J’avais eu deux mois de vacances, pour réfléchir. Deux mois de repos pendant lesquels j’aurais pu me la jouer Gandhi, ou « Mange, Prie, Aime » et méditer sur la position de Poudlard en bouffant du putin de tofu dans la position du Lotus, mais pour tout dire, je n’avais pas eu le temps de faire quoi que ce soit entre le bouddhisme et le Yoga. Pendant un mois j’étais partie pour le Portugal avec mes deux cousins de 17 et 19 ans. C’était une famille avec laquelle je n’avais aucune relation, la faute à ma mère, sans doute. Jusqu’à ce que ma veuve de tante, ministre des affaires étrangères dans le ministère de la magie du Canada ne m’invite dans sa villa portugaise avec ses deux fils, je ne les avais vu que deux fois ; l’enterrement de leur père et du mien. Franchement, j’étais presque en colère contre mon défunt géniteur. Il avait été la source de tous mes problèmes, de toutes mes questions, et par sa faute, je m’étais éloigné de la seule personne qui pouvait y répondre. Penser à mon père me détruisait lamentablement. La raison, elle était enfouie je ne sais où encore dans ma tête. Mais elle était cachée dix pieds sous terre. Comme le cadavre de mon père, sûrement a moitié bouffé par les vers. Charmant. Je sais bien qu’il n’a jamais voulus me faire de mal. Après tut, il vivait pour mon avenir. Mais non, je ne sais rien de lui. C’est un étranger, et aujourd’hui sa mémoire me perd. Bref, mon père est un connard.

Ce qui m’énervait le plus dans tout ce charabia, c’était qu’il était un même temps la source de mes emmerdes mais en même temps la seule chose à laquelle j’arrivais à me raccrocher. Paradoxal, vous dîtes ? Moi je m’en fou que ce soit logique ou pas. Parce que franchement, ça me fait chier, alors je ne m’attarde pas sur les détails. S’il pouvait sortir de ma tête, ça m’arrangerait, et j’irai mieux.
Aujourd’hui j’aurais voulu repartir en vacance avec ma famille avec la quelle je commençais à peine à faire connaissance. Je conçois bien que ce n’est pas le pays le plus classe du monde, le Portugal, mais il y a l’océan, les vagues, et oh grand Dieu, les portugais. Autant vous pouviez tomber sur des espèces de racaille autant il y avait de ces bêtes que l’on ne peut pas oublier. Faire de nouvelles connaissances, goûter aux cocktails les plus divins… Exactement le genre de choses aussi efficaces que le retrait en Hermite pour faire descendre le stress et la pression. Et puis entre nous, il faut être sérieusement atteint pour se retirer dans un coin tellement pommé que la seule présence que vous pouvez percevoir, ce sont ces connards de vers de terre. Rien de très royal. Enfin bref. Après un mois de détente, j’étais rentrée aux Etats-Unis, dans l’immense propriété de mon oncle, à Los Angeles. Je crois que c’est la ville que j’aime le plus au monde. C’est aussi celle qui m’a le plus manquée. Quant à mon oncle… Ce sont nos anciennes relations qui m’éprouvent.

J’avais commencé à être maladive lors de ma rentrée en cinquième année, quand tous mes soucis m’on rattrapée. Je ne mange plus grand-chose et je dors à peine, vous imaginez le topo. Je n’ai plus goût à grand-chose, et franchement, ça me saoule d’être dans cet état là. Regardez où j’en suis : endormie sur mon travail, je me réveille avec un mal de tête affreux, une faim démente, complètement crevée et pour couronner le tout ; enfermée dans une bibliothèque. Quel manque de style ! Aucun cinéaste n’aurait jamais osé enfermer James Bond dans une bibliothèque. Jamais ! Indiana Jones à la limite… Mais pas James Bond. Quand aux princesses ? Alors elles, elles s’en prennent plein la gueule. C’est sûrement pour ça que le rôle me va. Mais moi je ne baisse pas les bras, je ne suis donc plus une princesse, je suis… Moi-même. Je joue mon propre rôle, parce que personne n’est comme moi, c’est tout simplement impossible. De toute façon, personne ne peut imiter personne, comme ça, c’est clair. Enfin toujours est-il que je suis coincée dans cette putin de bibliothèque, et tout ça parce que ces connards de Mangemorts ont décidé de faire leur ronde merdique dans le couloir du quatrième étage. Des fois j’ai quand même l’impression qu’il y a un Dieu ou un truc de genre qui se fout de ma gueule littéralement, là-haut, et qui s’éclate bien. Oh, fuck you, God. Au pire j’attendais une heure ou deux pour pouvoir sortir, mais les choses s’étaient corsées, parce qu’on soit princesse, James Bond ou Indiana Jones, il y a toujours un élément perturbateur qui fait chier le monde.


- Oh, génial. Franchement, génial

J’avais pivoté sur mes talons hauts exactement au moment où un garçon avait lancé cette pique. Bon Dieu, vous êtes vraiment… Le jeune homme avait une carrure très intéressante, des cheveux bruns et une gueule d’ange que j’aurais adoré si la présence de la personne en question ne me troublait pas autant. Je ne sais pas de quoi je devais avoir l’air, mais je me sentais complètement dépité, désolée, désagréablement surprise et infiniment troublée. Chuck Carlton est sûrement quelqu’un de très simpa et tout le bazar, après tout, c’est mister Gryfondor, seulement, je ne pouvais pas rester normale. J’avais fait des choses, il était le centre de tout cela. Je reculais d’un pas, finissant colée contre la porte de bois sombre. Bordel ce que j’avais mal à la tête et je sentais mon ventre qui me frappait, mon ventre qui réclamait son dus. Je finissais par baisser les yeux, mon bras pendant le long de mon corps, ma main diaphane tenant ma baguette d’où s’échappait une lumière déterminée, qui éclairait plus ou moins l’entrée de la bibliothèque. Je quittais la porte pour m’avancer face à Chuck, essayant de rester le plus impassible possible. Imitant l’exemple du Gryfondor, je posais mon sac par terre d’un mouvement souple, mais avant que je puisse faire quoi que ce soit d’autre Chuck repris la parole ; une sorte de chuchotement agressif.

- Qu'est ce qu'il y a, un gang de Mangemorts armés jusqu'aux dents nous attend en embuscade à la sortie? T'as rien à craindre toi, il y a ton père ou ton frère dans le lot, non?

Je relevais la tête vers lui, le regardant dépité et sûrement un peu furieuse aussi. J’aurais aimé lui dire que ma famille n’était qu’une pauvre flaque et qu’aucun de ses membres n’avait jamais eu le temps de faire quoi que ce soit, avec ou contre les Mangemorts. J’aurais voulu lui hurler dessus, lui dire qu’en réalité il était aussi bête que les autres, préjugeant tout le monde et ne regardant pas plus loin que le bout de son nez… Sauf que je ne le faisais pas. Il me rappelait la colère que j’avais éprouvée. Une fureur amère dirigée contre moi… Et Ambre. Ca c’est passé quelques semaines avant que les Mangemorts débarquent, nous avions tous une année de moins, et je faisais tout pour suive les Purgateurs. Pour suivre Ambre. Elle voulait tester nos compétences au combat, à Ulrich et moi. Elle nous avait dit d’attendre 21heure 30 dans les couloirs du sixième étage. Une cible « intéressante » se présenterait à nous et nous devrions l’attaquer. C’et là qu’arrivent ces connards d’éléments perturbateurs. Ulrich est en retard, j’attends, cachée sous ma cape et mon écharpe de soie. Chuck arrive, c’est lui, notre cible. Un gryffondor de cinquième année de sang-mêlé. Il était tout sauf « intéressant ». Il fallait juste que j’obéisse à Ambre, malgré tout. On commence à se tabasser mutuellement, je tombe, Ulrich arrive, me sauve la mise, met Chuck hors jeu, me ramène pendant que Taylord Reegan se précipite sur Carlton. Et c’est fini. Tout ce que j’avais eu envie de faire, c’était d’engueuler Ambre. Evidement, je ne pouvais pas. On devait se barrer, elle est une leadeuse… Pourtant je sais que je l’aurais fais, si on était pas dans un telle situation d’urgence. On n’a plus réussi à trouver le temps pour se parler.

Et maintenant j’étais coincée dans une bibliothèque avec Chuck Carlton, la douleur et une part de culpabilité, une autre de colère. Pour le tout, je me sentais petite, même si Chuck ne mesurais pas grand-chose de plus que moi et que j’étais perchée sur mes Jimmy Choo. Je voulais sortir de cette putin de pièce, ou alors que lui sorte. J’en pouvais plus. Je finissais par me laisser couler le long d’une bibliothèque en desserrant un peu mon foulard, mes longues jambes minces étendues devant moi, me massant les tempes du bout de mes doigts gelés.


- Oui, il y a des Mangemorts derrière cette porte. Pour le reste, je n’ai ni père ni frère et un de mes oncle est considéré comme un Traître à son Sang, donc non, je n’ai pas "rien à craindre".

Ma voie n’était qu’un murmure fatigué. Je laissais retomber mes mains, et relevais les yeux vers Chuck qui m’observait toujours. J’avais envie de li gueuler dessus ; son attitude m’exaspérait. Quand à moi, je n'avais fait que dire la vérité tout en me protégeant tout en cachant l'essentiel. Chuck n'avait pas à savoir. Et puis de toute façon, c'était mon rôle d'avoir à me protéger. Mais bordel, pourquoi avait-il fallu que ce soit Chuck...?

Il aurait été simpa s’il n'avait pas été si... Borné.


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Chuck Carlton
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MessageSujet: Re: Les rêves des autres - ENDED   Lun 10 Oct - 13:38

Finalement, mon rêve avait quelque chose de prémonitoire. Pas en ce qui concernait Coop ou Daniel, mais au moins en ce qui concernait les Mangemorts. Il y avait 50% de chances que l'un d'eux apparaisse par la porte de la bibliothèque, cette même porte qui nous retenait prisonniers. Cette idée me rendait dingue. Moi, enfermé?! Plutôt crever que de rester dans une cage où on m'aurait cadenassé. Mais bon, pour l'instant, il fallait mieux attendre que les autres imbéciles passent leur chemin avant de nous attaquer à nos plans d'évasion. Parce que défoncer une porte alors qu'ils étaient juste derrière n'était pas la meilleure des idées, tout simplement.

Joy se retourna et je pense que je devais avoir un peu le même air qu'elle sur le visage, un mélange entre l'exaspération et la lassitude. Un Gryffondor et une Serpentard qui se détestent et qui se retrouvent enfermés tous seuls dans le noir, c'était une caméra cachée ou quoi?! J'eus un soupir supplémentaire, mais tout d'un coup je me dis que "dans le noir" n'était pas exact car Windy avait sa baguette allumée. Non mais sa baguette allumée!

- Éteins-ça!!! chuchotai-je, énervé, les dents serrés.

Ce n'était pas une lumière de projecteur mais n'importe quoi pouvait filtrer par dessous la porte et si on pouvait éviter une retenue avec l'ensemble du Klu-Klux-Klan, honnêtement, ça m'arrangeait. D'autant plus que les couleurs de mon blason étaient comment dire, sûrement un peu trop écarlates pour que je m'en sorte indemne. Moi. Nouveau regard hostile envers l'autre grue perchée sur ses talons. Vraiment, ils étaient une engeance que je ne supportais pas. Il n'y avait guère qu'Ulrich que je tolérais, mais on avait fait connaissance dans un endroit neutre, sans uniformes ni rien, c'était sans doute pour ça. il était un mec lambda que j'avais rencontré à une soirée et avec qui je m'étais très bien entendu. Quand je le croisais avec son uniforme de Serpentard, ça me faisait toujours un peu bizarre, mais lui comme moi, on mettait les différents de nos maisons de côté, d'un accord commun et tacite. Bon évidemment on ne se parlait plus trop ces derniers temps, et c'était logique. Lui comme moi, il ne valait mieux pas qu'on nous voit traîner avec la maison ennemie. Mais je lui étais redevable : il m'avait sauvé d'une sale affaire, enfin, il avait dirigé Taylord vers moi pour me sauver, et je n'avais pas encore eu l'occasion de le remercier. D'ailleurs, vu qu'il n'avait pas vraiment cherché à rentrer en contact avec moi depuis, je me demandais si il n'avait pas eu vent de l'affaire avant par ses petits copains les suceurs de Mangemorts, et qu'il avait prévenu Taylord non pas parce qu'il était tombé sur moi à moitié mort dans les couloirs, mais parce qu'il avait su que ça allait arriver. D'un côté ça m'agaçait parce qu'il aurait pu me prévenir moi, mais d'un autre, il jouait l'agent double, et je trouvais ça plutôt héroïque. Du coup, j'étais un peu mitigé. Mais j'avais vraiment passé des cools moments avec Ulrich, et je préférais éviter qu'on ne soit plus potes à cause de ces connards de fils à papa de Serpentard.

L'autre en face de moi paraissait pâlir de seconde en seconde. Eh bien eh bien, il y avait un dragon derrière moi ou quoi?! Je m'adossai à un rayon et elle en fit de même, mais elle se laissa glisser et se retrouva assise. On aurait dit qu'elle avait mal à la tête. Si c'était pour m’apitoyer, elle pouvait toujours aller mourir loin. Si c'était parce qu'elle éprouvait des remords en me voyant parce que je lui rappelais tous les sang-mêlés ou les Gryffondors qu'elle avait martyrisés, elle pouvait aller mourir, et encore plus loin. Je me demandais comment il était possible que Poudlard accueille des sorciers si différents. Je me trouvais des correspondances avec les Poufsouffles; avec les Serdaigles, à la limite. Mais avec eux... Avec ces mecs qui se clamaient le sang-pur et qui ne se dérangeaient pas pour le souiller chaque seconde qui passe, je n'avais rien, vraiment rien en commun.

- Oui, il y a des Mangemorts derrière cette porte. Pour le reste, je n’ai ni père ni frère et un de mes oncle est considéré comme un Traître à son Sang, donc non, je n’ai pas "rien à craindre".

Mon cul ouais. Ça c'est l'excuse des gens racistes qui, quand quelqu'un leur fait remarquer qu'ils disent des trucs racistes, disent "mais non mais attends, j'ai un super ami qui est noir!". Ça ne sert à rien d'essayer de se dédouaner, il y a des signes qui ne se trompent pas. La vermine ronge de l'intérieur, et je ne me fiais pas aux airs de sainte-nitouche qu'elle pouvait avoir à l'extérieur.

- Chérie, dis-je d'un air grinçant et un peu moqueur, si tu n'avais rien à voir avec ça, et si ta famille avait ouvert les yeux et s'était détachée de ces conneries de sang-pur, tu n'aurais pas été répartie à Serpentard. Alors n'essaye pas de me faire croire que tu es gentille. Le Choixpeau ne se trompe jamais, et je suis sûr que tu le sais.

J'avais l'impression qu'elle ne se rendait pas compte de ce qui se passait. De ce qui se passait vraiment. Les Mangemorts n'étaient pas là juste pour rigoler. Ils avaient torturé des élèves, merde! Et c'était le truc le plus soft qu'ils savaient faire! Et en plus de ça, si la résistance s'installait parmi les élèves, il y avait des rumeurs, et ça depuis longtemps, qu'il y avait une organisation secrète chez les Serpentard pour soutenir les Mangemorts. Merde, on n'était plus des gamins!! Certains avaient déjà choisis leur camp, certains soutenaient délibérément des gens qui massacraient d'autres gens sous prétexte que leur sang était impur! Alors ce n'était pas une simple guéguerre Gryffondor/Serpentard, ça allait plus loin, bien plus loin!

J'eus une idée. Sa remarque m'avait un peu échauffé les sangs.

Je me laissai glisser à mon tour et me retrouvai assis, adossé à une étagère, juste en face d'elle. Je la jaugeai du regard.


- C'est vrai qu'il y a un groupe secret chez les Serpentard qui soutient les Mangemorts? demandai-je alors de but en blanc.

Évidemment qu'elle n'allait pas me répondre en m'apportant la vérité sur un plateau d'argent. Mais bon, dans cette situation, avec l'effet de surprise, je ne sais pas, j'avais envie de voir sa réaction.


- Puisqu'on est condamnés à attendre ici dans le noir, autant trouver un sujet de conversation, expliquai-je ensuite en guise d'excuses et sur un ton badin qui était tout autant provocateur. Je lui lançai un petit sourire faussement entendu. C'était plus forte que moi, quand je la regardais, j'avais l'impression que son visage était fait exprès pour porter le masque des Mangemorts.

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MessageSujet: Re: Les rêves des autres - ENDED   Dim 16 Oct - 17:17

Il suffisait que je me calme. Je n’avais qu’à faire comme s’il n’était pas là, et tout irait bien. Je n’aurais qu’à attendre une heure ou deux, et je pourrais aller me coucher comme si de rien n’était. Seulement non, Chuck Carlton avait décidé de me faire regretter ma présence dans la bibliothèque. C’était présisement le seul élève de Poudlard que je n’avais pas envie de croiser. Ma journée s’était déjà mal déroulée, il fallait qu’on me colle un Carlton sur le dos ! Non vraiment, je veux sortir d’ici. Je lui aurais donné des tartes, pourtant, je ne suis pas quelqu’un se foncièrement violant. Et puis, parler de foutre des tartes aux gens, ça me dégoûte, non seulement parce qu’avoir de la crème sur le visage, merci bien, mais ça gère pas, et en plus, j’ai faim. Alors l’image d’une tarte gâchée me répugne, bien que je n’apprécie pas ce dessert d’habitude. Mon humeur étant particulièrement exécrable ce soir là, il y avait des tonnes de choses qui m’agaçaient, et mon estomac ne jouait pas en ma faveur. Etre enfermés a un petit quelque chose d’un peu mélodramatique, alors que les Mangemorts ne sont même pas conscients de notre présence ici. Ce qui est plus embêtant, c’est que Chuck soit là. Si je l’aime bien ? J’en sais rien et je m’en fou. Je n’ai même pas envie de le connaître.

- Eteins ça!!!

Et bien, c’est fou ce qu’il peut être aimable ! Il a beau être Mister Gryffondor, il n’en reste pas moins hautain. En soupirant, je lui jetais un regard exaspéré et d’un murmure, la douce lumière qui s’échappait de ma baguette s’effaçât. L’atmosphère était un tantinet tendue et désagréable. A moitié malade, j’aurais bien aimé pouvoir aller dormir, ou au moins finir mon devoir. Maintenant que je n’avais plus que ça, les études, je voulais réussir, et croyez-moi, j’aurais mes BUSES. Evidement, j’aurais pu sortir mon parchemin de mon sac, l’encyclopédie que j’avais embarquée dans ma hâte de quitter la bibliothèque et faire comme si Chuck n’était pas là, mais la vision nocturne n’existe pas encore on pourrait apercevoir de la lumière sous la porte d’entrée. Pourtant, nous avions bien plus de chance de nous faire entendre. Espérons simplement que nos chuchotements ne parviennent pas aux oreilles des Mangemorts.

Rien que penser à eux me dégoûtait. Je les détestais pour ce qu’ils étaient, pour ce qu’ils faisaient. Leur violence, leur cruauté n’a rien à voir avec mes idéaux et leur folie me dépasse. Je les hais comme n’importe quel élève à Poudlard. Quand je regarde Chuck, j’ai l’impression qu’il me reproche d’être à Serpentard, comme Taylord a été aussi hostile avec moi la dernière fois que nous nous sommes croisées. A elle, j’ai eu du mal à lui en vouloir. Mais Chuck, c’est une autre paire de manches. Croyez-moi, si j’avais pu je lui aurais donné toutes les excuses du monde, mais je n’y peux rien, moi, si il est assez con pour suivre les apparences. Après tout, il faut être sacrément borné et bête pour se forger de telles idées infondées.


- Chérie, si tu n'avais rien à voir avec ça, et si ta famille avait ouvert les yeux et s'était détachée de ces conneries de sang-pur, tu n'aurais pas été répartie à Serpentard. Alors n'essaye pas de me faire croire que tu es gentille. Le Choixpeau ne se trompe jamais, et je suis sûr que tu le sais.

En partant de l’hypothèse que tous les Serpentard sont des méchents-méchents bons à faire chier le monde, en prenant du recul et en observant notre conversation, j’ai du mal à déterminer lequel de nous deux est le plus désagréable. J’avais la légère impression qu’il se foutait littéralement de ma gueule. Ou alors qu’il n’en avait rien à faire de passer pour un chieur. Tout de suite, là, maintenant, j’aurais donné n’importe quoi pour que ce soit Lilian Easter qui soit assises face à moi. Je ne comprends toujours pas comment elle fait pour sortir avec lui. Enfin, je me fais peut-être des idées. La sirène de Poudlard est peut-être aimable et tout le tralala avec moi simplement parce qu’on s’est connue avant l’invasion des Mangemorts à Poudlard… Ouais enfin, Chuck pourrait se comporter avec un peu plus de classe tout de même.

- Chuck, en général on se la ferme, quand on ne sait pas de quoi on parle. C'est tout ce que j'avais à lui dire. Après tout, il se permettait de dire des choses sur ma famille que je n’aurais pas permises. Ma famille, c’est mon point faible. En soit, elle n’a rien de particulier, mais pour moi, c’est le centre du monde. Qu’on dise des choses fausses sur elle m’insupporte. C’est comme ça et c’est tout. Et puis même, cette histoire de choixpeau et de sang... Non, il ne sait rien. Bien sur, que ce se sont des conneries, ces histoires de Sang. Moi je m’en fou, ce sont les modlus, après qui j’en ai. Après c’est clair que les sangs purs n’ont pas un sang plus beau que celui des autres, mais ça va plus loin que ça. C’est dans la tête des gens et c’est tout. Moi ce qui m’éclaterais, c’est qu’un sang pur ait le Sida. Ils se feraient une belle réputation de supériorité, à mourir de maladie ! Dans l’‘ensemble, je n’en ai rien à faire de ces classifications, et j’ai mes raisons pour en vouloirs aux modlus, et logiquement, aux nés-moldus. Une histoire de liens, on en a après les parents, on en a après la famille entière, ça ne va pas plus loin que ça.


- C'est vrai qu'il y a un groupe secret chez les Serpentard qui soutient les Mangemorts?

Je soupirai, et secouais la tête, franchement exaspérée et lasse. Soit il était foncièrement idiot, soit il essayait de me piéger. Je n’étais pourtant pas étonnée qu’il me pose cette question. Les Purgateurs ne sont plus si incognitos que ça et ça n’est pas pour rien que l’on ne fait plus rien depuis l’attaque des Mangemorts. S’il se passait des choses trop cheloues, il y aurait tout de suite des gens sur nos traces. Mais ceci dit, c’est normal que Chuck se doute de quelque chose. Après tout, c’est lui nous l’avons attaqué. Le seul, d’ailleurs. Une attaque désastreuse, une source de questions et d’ennuis… Il fallait que je parle à Ambre. Dés que je serais sortie d’ici, elle y passera.

- Si j’en savais plus que toi, tu penses bien que je ne t’en parlerais pas.

De toute façon, les Purgateurs n’ont pas grand-chose à voir avec les Mangemorts. Même si je savais le faire, je ne ferais jamais ce qu’ils font. Être avec les Purgateurs était une chose, être pour les Mangemorts en était une autre.


- Puisqu'on est condamnés à attendre ici dans le noir, autant trouver un sujet de conversation,

- Tu parles d’un sujet de conversation… Franchement, les Mangemorts sont déjà à Poudlard, si il faut qu’ils monopolisent nos pensées, alors bordel on n’est pas prêt de s’en sortir. Ma tête me faisait toujours souffrir, et voir Chuck qui me jugeait ainsi du regard n’arrangeait pas les choses… Je ne sais pas, il me décevait, et ça m’énervait encore plus.

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MessageSujet: Re: Les rêves des autres - ENDED   Lun 17 Oct - 12:54

Ah oui, donc je n'avais pas encore remarqué que je pouvais ajouter un qualificatif à la personnalité des Serpentard... En plus de méprisant, méchant, ridicule, coincé, il y avait aussi : grincheux. Preuve à l'appui, Joy Windy ici présente, qui était aussi aimable et avenante que la porte d'Azkaban. Bon, je veux bien reconnaître que la situation n'était pas top, mais il n'y avait pas (encore) mort d'homme et j'en attendais plus d'une garce de ce genre. Je ne sais pas, je la voyais plutôt me sortir son petit discours de propagande néo-nazie comme tous ses petits copains prêts à devenir les clebs des Mangemorts, ou bien indépendamment de ça, juste parce qu'elle était à Serpentard et moi à Gryffondor, je la voyais bien essayer de me piétiner la tronche avec ses hauts talons, rien que pour le plaisir. Mais non, madame tirait la tronche et se plaçait presque en victime. Elle attendait que je la berce, ou quoi?! Peut-être que tous les Serpentard n'étaient pas si cons que les plus virulents, mais le simple fait d'être à Serpentard voulait déjà dire qu'il n'y avait que des rêves de Bisounours dans sa sale caboche. Donc qu'il ne fallait pas compter sur moi pour lui chanter des berceuses. Encore une fois, il y avait bien Ulrich qui dérogeait à la règle mais lui c'était l'exemple qui confirmait la règle : je rappelle au peuple qu'Ulrich a une espèce de maladie chelou qui lui empêche de ressentir les choses, du coup, le Choixpeau a eu sûrement le jugement faussé. Il s'est dit "ouh là, celui-là, il est insensible : direction les serpents" sauf que le pauvre petit Ulrich, si ça se trouve, n'a jamais aimé torturer les elfes de maison dès le berceau.

L'autre là, avec sa belle gueule et ses habits d'upper east sider, elle m'inspirait autant de confiance qu'un énorme berger allemand faisant la garde devant une maison. Qu'elle soutienne les Mangemorts ou pas, qu'elle aime croquer du Moldu ou pas, il y avait chez les Serpentard, cette sale engance, quelque chose de tout sauf fiable. Et ce n'était pas comme si, à chaque moment de l'Histoire, ils faisaient leurs preuves, encore et encore...


- Chuck, en général on se la ferme, quand on ne sait pas de quoi on parle.

Wouuuuuh, mais c'est que ça montait sur ses grands chevaux dans le clan vert et argent. J'eus un sourire amusé.

- Quelle répartie, Joy! lançai-je, moqueur. Moi, les gens qui réagissaient comme ça, avec ce genre de platitudes destinées uniquement à rabaisser l'autre (quand je vous dis que les Serpentard sont tous les mêmes : ils utilisent tous les mêmes armes), je crois que c'était parce qu'ils se sentaient tout sauf innocent.

J'avais envie d'être insupportable. J'étais doué pour tirer sur les nerfs des gens, et encore plus des gens qui ne m'aimaient pas, car je n'avais qu'à exacerber mes penchants naturels - ceux qu'ils haïssaient - pour être doucement mais sûrement de plus en plus insupportable. J'adorais ça : ça me faisait rire. Chez moi, il n'y avait pas une journée où je n'agissais pas comme ça avec mes parents. Il faut dire que mon père restait dans son garage enfermé avec sa bouteille de whisky en train de réparer je ne sais quelle épave qu'il avait réparée à la décharge. Du coup, les rares fois où il se montrait dans la maison avec nous, il me faisait tellement pitié et j'avais tellement envie de lui dire qu'il n'avait rien à faire ici que j'étais le plus insupportable des garçons, pour mon plus grand plaisir. Je le voyais se décomposer sous son visage de poivrot, je le voyais tenter de s'énerver, mais il n'y arrivait, il n'avait aucune volonté. Oh, il suffisait d'un petit truc, de lui piquer sous le nez les objets qu'il cherchait, de lui poser des questions qui l’insupportaient, et c'était joué. Trop facile. Ma mère c'était pareil : sa place préférée était sur le canapé devant la télé. Il me suffisait de me planter devant la télé pendant son émission préférée et de raconter n'importe quoi pour la rendre chèvre. Ou bien de piquer la télécommande et de se cacher en haut de l'escalier, de changer les chaînes et de l'entendre râler sans qu'elle bouge pourtant son gros cul. C'était un de nos jeux favoris avec mon frère.

Bref, vous voyez le petit insecte qui vous grimpe dessus quand vous essayer de faire la sieste dans le hamac, qui vous chatouille horriblement et que vous n'arrivez pas à virer ou à tuer? Eh bien je savais parfaitement être cet insecte là. Encore plus quand le climat ambiant n'était pas à la fête - comme là.

Après tout, j'avais une Serpentard sous la main, pour moi tout seul, et elle ne risquait pas de s'échapper puisqu'il y avait les mêmes en version 2.0, bien plus féroce, qui nous guettaient de l'autre côté de la porte. Autant en profiter.

J'envoyai valdinguer mon sac d'un coup de pied, il glissa vers elle, après quoi je me levai et me ré-assis de la même façon, mais juste à côté d'elle cette fois, dos au rayon où elle était adossée. J'appuyai mes coudes sur mes genoux relevés et tournai mon visage vers elle, cherchant son regard. Une fois qu'elle me regardât dans les yeux, je lui murmurai avec un petit sourire :


- Parce que tu pourrais me regarder en face et me dire que tu n'as rien à te reprocher?

Oh, la réponse, je le connaissais déjà, quoi qu'elle dise. Les Serpentard appliquaient à merveille le principe "tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces". Moi aussi, à la seule différence que je m'arrêtai quand ça faisait du tort aux autres. Eux, non. Les autres étaient des pions qu'ils bougeaient ou jetaient à volonté, et ça, ça, c'était un état d'esprit qui m'avait toujours rendu dingue et qui était capable de me mettre hors de moi.


- Si j’en savais plus que toi, tu penses bien que je ne t’en parlerais pas.

- Menteuse, me contentai-je de répondre du tac au tac avec un regard mesquin, et j'avais cette attitude insupportable que les gens détestaient. Mais je me marrais.

Elle, apparemment, pas. Pauvre chérie. Elle voulait un bonbon, peut-être?


- Tu parles d’un sujet de conversation…

Pff, et ça se permettait de faire des remarques désobligeantes, en plus. Je vous jure! De vrais gosses, ceux-là.

- Ben, faut bien que j'en trouve, étant donné que toi tu te casses pas le cul pour en trouver! continuai-je, sarcastique. Je te signale qu'on est coincé ici jusqu'à nouvel ordre, parce que si les autres abrutis patrouillent das le couloir, ils vont pas s'envoler de si tôt. Alors autant qu'on passe le temps d'une manière ou d'une autre. Tu as d'autres idées, peut-être? Oh - je fis mine d'avoir une idée - peut-être que tu as envie de me faire des massages? Ça tombe bien : j'adore les massages.

J'imaginais déjà ce qu'elle se disait : quel imbécile, quel gamin, gnagnagnagna, je suis tellement supérieure à lui. Et ça me faisait rire. Parce que ce dont elle ne se rendait pas compte, c'était que ce qu'elle pensait de moi, c'était exactement ce que je voulais qu'elle pense.

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MessageSujet: Re: Les rêves des autres - ENDED   Sam 22 Oct - 14:20

J’avais l’impression d’être dans une scène de cinéma, issue d’un film écrit d’après un grand best-seller. C’était le plan où les deux personnes qui ne s’apprécient pas se retrouvent coincée dans un lieu qui ferait office de cage et devaient apprendre à supporter l’autre. Cette scène, elle avait des tonnes de fins. Dans un film d’horreur, c’était le bain de sang ou alors le thriller psychologique où tout le monde finit à moitié timbré. Dans une romance, on aurait un nouveau couple. Dans une série policière, les deux sujets se révélaient être les membres de deux gangs ennemis, pour la suite de cette épisode, voir le film d’horreur. Après, il y a les films de science-fiction, de fantastique, que les moldus ont créés. Là, les mecs s’en sortait d’un claquement de doigts et c’était notre réalité. Sauf que dans tous les magnifiques scénarios qu’on pouvait nous pondre, personne n’avait imaginés des fou, cons, psychopathes et cruels seraient postés derrière la sortie. Eh oui, l’inspiration authentique, elle vient une fois qu’on a tenté l’expérience. Ouais, deux sorciers qui ne s’apprécient pour le moins pas, enfermée dans une salle ne pouvant en sortir sans se prendre la retenue de leurs vies… Ouais, ça ferait une bonne scène, pas bien compliqué a réalisée. Le jour ou je voudrait écrire un livre ou un scénario, j’y repenserai, pour l’instant, c’est pas que ça ne m’intéresse pas, mais disons que ça n’est pas vraiment au goût du jour.

- Quelle répartie, Joy!

Ah bah tiens le revoilà qui l’ouvre ! Franchement, je n’aurais pas introduit sa réponse dans un film. Ouais, parce qu’un cinéaste se doit de créer des dialogues saisissant et tout le bazar. Sauf que la seule réplique que Chuck a trouvé n’est autre que cette remarque. Que je pourrais d’ailleurs lui répéter. De plus, monsieur à l’air d’avoir ce don extrêmement pratique de changer de sujet quand ça part en vrille. Par contre il n’a pas l’air d’en avoir pour trouver des sujets intéressants. Oui parce qu’après tout, il me faisait chier pour qu’on papote. C’est dingue, les Gryffondor ont beau nous faire tout un cirque comme quoi les Serpentard sont des conards et blablabla, Chuck ne pouvait pas s’empêcher de me parler, même si c’était pour me dire des choses aussi désagréables que ce qu’il m’avait dit jusqu’à présent.

Se montrer insupportable ? Ouais, bien sur qu’il savait faire et je n’étais pas sure de pouvoir en dire autant de moi-même. Vu la façon dont il me regarder, cyniquement, je pouvais en conclure qu’il s’amusait bien. C’était une perspective qui, pour le moins, m’ennuyait. Après tout, il me faisait chier et je n’avais strictement aucune issue de sortie, et cerise sur le gâteau il s’éclatait. Comme quoi je tenais vraiment le mauvais rôle. Comme pour appuyer mes pensées, Chuck, alors assis par terre, adossé à une colonne donna un coup de pied négligeant dans son sac qui glissa jusqu’à moi pendant que notre Mister G. quittait sa colonne pour venir s’asseoir à côté de moi, contre la bibliothèque sur laquelle j’étais déjà installée. Il me lança un regard étrange, avec un petit sourire un tantinet narquois et attendit qu’il ait toute mon attention, ce qui ne se fit pas attendre.


- Parce que tu pourrais me regarder en face et me dire que tu n'as rien à te reprocher?

Tiens donc ! Le voici qui essaye de me faire cracher ce qu’il veut entendre. Techniquement, j’ai bien une ou deux choses à me reprocher, qui d’ailleurs concernaient Monsieur, mais non seulement, il n’avait pas besoin de le savoir mais en plus il en allait de l’intégrité de ma couverture. Plongeant mon regard dans le sien et en lui adressant un sourire plus sincère que le sien, je n’en doute pas, je lui répondit simplement, d’un chuchotement :

- Pas toi ?

J’avais l’impression d’être Anakin Skywalker de Star Wars et que Chuck étai Obi Wan Kenobi. Chuck essayait de deviner les choses plus ou moins obscures que je gardais secrètes. Les différences étant que je n’avais strictement aucune relation avec Chuck ne puisse ressembler à celle que partage un Maître Jedi et son Padawan et que je n’étais pas folle au point de vouloir me transformer en un Dark Vador qui présente un peu trop de similitude avec nos chers bouffeurs de cadavres. Mais c’était pourtant le rôle que Carlton voulait me donner. C’est fou ce qu’il peut avoir des pensées charmantes, ce gars. Vraiment. Et puis, il s’éclatait pas mal, à se fouttre de ma gueule.


- Menteuse,

- Qu'est-ce qui te fais dire ça ?

Je n’en attendais pas moins de sa part, et finissais par décider de rentrer dans son jeu. L’ironie, le sarcasme, la mauvaise répartie… Franchement, vous croyez vraiment qu’après avoir vécu quatre ans dans la maison de Serpentard, je ne connaitrais pas cela ? Bien sur que si, même si je choisissais de ne répondre que pars un rire et une question à la pique purement narquoise de Chuck. Bien sur, il y avait beaucoup d’exceptions, chez nous. J’étais persuadée dans faire parti, même si je n’étais pas dans le même paquet qu’Ulrich. Regardez-le, avec son air de lassitude extrême, docile et un peu plat… Mine de rien, il fait lui aussi parti des Purgateurs et, si je ne m’abuse, à mis Chuck dans un état assez fracassant, et vu, l’état de son nez lors de cette attaque, croyez-moi, c’est le cas de le dire. Oui parce qu’on font je suis sûre qu’Ulrich en cache plus que moi. Beaucoup plus et qu’il a vraiment ça chez Serpentard.


- Ben, faut bien que j'en trouve, étant donné que toi tu te casses pas le cul pour en trouver! Je te signale qu'on est coincé ici jusqu'à nouvel ordre, parce que si les autres abrutis patrouillent dans le couloir, ils vont pas s'envoler de si tôt. Alors autant qu'on passe le temps d'une manière ou d'une autre. Tu as d'autres idées, peut-être? Oh, peut-être que tu as envie de me faire des massages? Ça tombe bien : j'adore les massages.

On aurait pu jouer au Roi du Silence, aussi, mais ça n’était pas le genre de perspective que Chuck savait envisager. On aurait dit un chihuahua, tout le temps excité et qui ne tien pas en place. Maintenant par exemple, notre lion miniature ne pouvait pas s’empêcher de faire quoi que ce soit qui puisse l’amuser. Allons bon, Chuck se prend pour un chien !

- Tu sais que lorsque quelqu’un te masse, il est en position de force par rapport à toi ? Si il a accès à ton dos, il a aussi accès à ton cou, ce qui veut dire qu’il peut tout à fait te déplacer les vertèbres, voir te casser le cou, justement. Il est évidement hors de question que je te masse, mais tu penseras à ce que je viens de te dire la prochaine fois que tu demanderas aussi poliment à quelqu’un de te pétrir les muscles.

Je lui adressai un grand sourire, mes cheveux s’agitant autour de mon visage. Bien sur que je commençais à me fouttre de sa gueule, j’aurais été bien ingrate de ne pas lui rendre la pareil ? Après tout, il n’attendait que ça.


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MessageSujet: Re: Les rêves des autres - ENDED   Lun 31 Oct - 17:39

Citation :
J’avais l’impression d’être Anakin Skywalker de Star Wars et que Chuck étai Obi Wan Kenobi.
merci pour le fou rire

De toute façon, il n'y avait qu'une issue possible. Un serpent et un lion ne trouveraient jamais de terrain d'entente, pas besoin de chercher plus loin. Peut-être que je les mettais tous dans le même panier, peut-être. Mais sur 1000, si il n'y avait que 3 exceptions, ça ne valait pas le coup de tout changer pour si peu. Et puis Ulrich, c'était mon pote, mais les moments où je m'étais le mieux entendu avec lui, c'était hors de Poudlard. Depuis les Mangemorts, d'ailleurs, c'est pas qu'on s'évitait, mais je crois que les choses faisaient qu'on ne se voyait plus trop. Comme si l'étiquette qu'on nous avait collé sur la gueule le soir de la répartition nous aiguillait . De toute façon si les Serpentard avaient eu un minimum de bonne foi (ils ne savaient même pas ce que ça voulait dire) ils se seraient affichés vraiment au lieu de faire des mesquineries et de jouer les lèche-cul devant les profs pour dire seulement une fois dans les couloirs "han, mais il est vraiment trop nul ce prof, les profs particuliers que Papa me paye l'été sont tellement plus intéressants!". C'était cette attitude que je détestais par dessus-tout, leurs conneries d'histoire de sang mises à part. Moi, quand quelqu'un me faisait chier, je le disais. Je n'étais pas là à lui faire des courbettes pour lui planter ensuite allègrement des couteaux dans le dos. Il fallait s'assumer, dans la vie. C'était quand même la moindre des choses.

J'étais à côté de l'autre greluche et je me disais - de toute façon, qu'est ce qui peut bien se passer. Solution 1) les Mangemorts arrivaient, nous voyaient, nous foutaient en retenue, nous arrachaient les bras et les jambes, tout ça tout ça. Pas top. Solution 2) on tentait une évasion, on se carapatait dans nos dortoirs en priant que Merlin soit avec nous, chacun pour sa gueule, et voilà. Envisageable, mais risqué. Solution 3) on restait là toutes la nuit à se regarder dans le blanc des yeux. Le plus sûr, mais le plus chiant. Aucun de nous deux n'allait descendre de ses préjugés, alors. On allait peut-être finir par s'entretuer, ce qui revenait finalement à la solution 1), dans le cas extrême, et ça serait dommage, parce que quitte à mourir, autant mourir en héros torturé par les autres tarés plutôt que sous les coups d'une harpie hystérique.


- Pas toi ?

Comme quoi, on peut être méchant et surprenant. Je la regardai, interloqué. Sérieusement? Allo? Houston? Vous me recevez? Elle était stupide ou quoi? L'idée que sous mon image de Gryffondor qui défend les nés-moldus je sois en fait un agent double pour Voldy, c'était peut-être sexy à ses yeux, mais c'était du pure fantasme. Qu'est-ce que je pouvais bien avoir à me reprocher à ce sujet?! Elle était daltonienne, elle voyait mon blason en vert, ou comment ça se passe?

- T'es sérieuse? demandai-je encore sous le coup de la surprise. Évidement que non, réfléchis!... J'eus une moue dégoûtée.Je n'avais pas de problèmes avec le sang des autres, moi, madame!

Incompréhension. Incompréhension totale de ces gens et de leurs histoires à la con, vraiment. Ils me fatiguaient, mais ils me fatiguaient! Ils ne pouvaient pas être normaux, un peu?!

Je poussai un soupir vaguement agacé et appuyai ma tête contre l'étagère, le regard perdu dans le plafond sombre de la bibliothèque. J'avais envie de me coucher, putain de Mangemorts.


- Qu'est-ce qui te fais dire ça ?

Je levai mon petit doigt en guise de réponse, sans tourner la tête. Puis j'ajoutai :

- Prends moi pour un con. J'avais abandonné toute agressivité, je parlai normalement, au point où on en était, j'avais d'autres choses plus intéressantes à penser. Personne ne le sait de source sûre mais tout le monde le sait d'une certaine manière, c'est tout.

En tout cas en ce qui concernait ma tentative de commencer un semblant de conversation, je pouvais toujours aller me faire voir chez les Inuits. Echec de la mission, chef. L'autre ne cherchait qu'à éviter tout échange un peu conséquent, de peur de se mouiller, sûrement. Qu'est-ce que je disais : ils ne s'assumaient pas.


- Tu sais que lorsque quelqu’un te masse, il est en position de force par rapport à toi ? Si il a accès à ton dos, il a aussi accès à ton cou, ce qui veut dire qu’il peut tout à fait te déplacer les vertèbres, voir te casser le cou, justement. Il est évidement hors de question que je te masse, mais tu penseras à ce que je viens de te dire la prochaine fois que tu demanderas aussi poliment à quelqu’un de te pétrir les muscles.

Je l'écoutai sans bronche tout en me demandant au fur et à mesure de ce qu'elle débitait si elle avait perdu la raison, mais non, apparemment non, elle croyait ce qu'elle disait. Génial. Timbrée, avec ça.

Je lui jetai un coup d'oeil un peu désolé.


- Il faudrait encore que tu ne paraisses pas aussi imposante qu'une souris sur le dos d'un éléphant pour que je risque quelque chose, ma petite, dis-je, narquois.

Je repris ensuite, sérieusement cette fois :


- Bon, étant donné qu'on ne va apparemment pas se raconter nos vies pour passer le temps, ça te dit qu'on essaye de se barrer d'ici? Il suffisait d'être prudent, après tout. Ils patrouillaient dehors, il fallait se glisser entre les mailles. Ou bien tu caressais l'espoir secret de passer la nuit avec moi? rajoutai-je pour conclure, volontairement lourd pour bien l'agacer encore plus.

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MessageSujet: Re: Les rêves des autres - ENDED   Sam 12 Nov - 20:03

Le yoga est peu être quelque chose de bien, finalement. Je n’ai jamais beaucoup aimé ça, du temps où mon oncle m’en faisait faire. Travailler son équilibre, c’est bien cool, avoir mal partout, un peu moins. Et puis à l’époque je ne savais pas me concentrer j’étais patiente et puis surtout, je n’avais pas vraiment besoin de me relaxer, avant Poudlard. Et maintenant alors, j’étais loin d’être la seule à vouloir me vider la tête. La vérité, c’est que le Yoga serait maître de Poudlard si on nous forçait à en faire ! Imaginez ; les élèves et les professeurs détendus et supportant la présence des Mangemorts comme celle d’un chat qu’il faut nourrir tous les jours. Génial, non ? Bien sur ça marcherait mieux si on avait moins d’examens à travailler et ce serait plus motivant si c’était moins ringard et ridicule, mais bon. Les Mangemorts aussi en auraient besoin, un peu de calme et tout ça, ça les calmerait sûrement un peu. En puis Chuck aussi, tiens. Sauf que lui, je m’en foutais pas mal qu’il soit relaxé ou pas. C’était juste la perspective de le voir imiter un truc complètement débile perché sur une jambe qui m’éclatait. Quand à moi ? Eh bien il était hors de question que j’en fasse pour l’instant.

Je ne saurais pas dire depuis combien de temps j’étais là, à me chamailler avec Chuck. Pas depuis bien longtemps, mais assez pour que j’en ai marre. Assez pour que je pense à faire du yoga. C’est pour vous dire à quel point la situation me rendait étrange. Toujours assise à côté du Mister Gryffondor, je contemplais le bout de mes chaussures. Des Jimmy Choo, je crois que c’est un de mes cousins qui me les a offertes, ces pompes. Elles avaient du lui coûter la peau du cul. En fait, non. Ils sont tous riche à se faire péter les poches, dans ma famille. Alors quand chez les autres, les gens vous offrent une carte d’anniversaire avec un petit mot gentil, nous on obtient des paires de chaussures hors de prix, exit le petit mot. Ces putins de chaussures, je ne les mettais quasiment jamais, elles étaient importables dans les sens où si vous marchiez plus de trente minutes avec, eh bien vous étiez condamnés à porter des chaussons pendant deux semaines pour ne pas hurler à causer des ampoules. Pourquoi je les avais enfilée, alors ? Parce que j’étais partie m’exilée pour bosser, par pour courir le marathon. Franchement, ça me faisait mal au cœur que des centaines de gens travaillent comme des malades pour essayer de créer LA paire de chaussures qui vous ferra le plus mal aux pieds. Va, c’est vrai qu’elles sont belles. Juste très douloureuses. Alors comment est-ce que j’étais censée faire, pour sortir d’ici, avec des Mangemorts qui rodaient autour ? Les chaussures avaient beau être magnifiques et hors de prix, je regrettais amèrement de les avoir enfilées. Surtout que si je les enlevais, j’allais abîmer mes bas. Tant pis. Tant que je ne marche pas trop avec, ça ira. Je les enlèverai pour sortir d’ici.

Enfin, c’est bien beau de disserter sur des Jimmy Choo, mais j’ai un Carlton sur le dos décidé à me faire cracher je ne sais qu’elle connerie encore.


- T'es sérieuse?

Je lui jetai un regard mécontent. Il parlait trop fort, et pour dire des bêtises, en plus. Parce que j’avais vraiment l’impression que Chuck voulait me prouver qu’il était assez con pour accuser tous les Serpentards qui passent par là de je ne sais quel crime. Alors lorsqu’il m’avait demandé si je pouvais lui affirmer que je n’avais rien à me reprocher et que je lui avais simplement répondu ; « Pas toi ? », il avait commencé à me faire une crise.

- Évidement que non, réfléchis!...

Je le savais, bien sur, qu’il n’avait rien à se reprocher. Mais ce que je ne comprends pas, dans ses paroles, c’est qu’il pense que parce que je suis une verte et argent, je fais le mal partout où je passe, comme mes autres condisciple. Eh bien le pauvre, il ne sais pas à quel point il se fourre le doigts dans l’œil. Enfin, tout de même, je pense être mieux placé que lui pour dire qui fais des conneries ou pas dans ma propre maison. Et ça m’énervait, c’était plus fort que moi, parce qu’avec tout ce qui se passait à Poudlard, avec toute la discorde qui régnait entre tout le monde, il était obligé d’en rajouter une couche alors qu’il savait très bien que tout Poudlard devrait se montrer solidaire face aux Mangemorts. Parce que j’ai beau ne rien faire à l’encontre des Mangemorts, je ne fais rien et ne ferais jamais rien POUR eux.

- Alors réfléchis, toi aussi !

A présent j’étais tellement déçue de lui que je ne le regardais même plus, me concentrant sur point imaginaire et lointain, sur le mur sombre de la bibliothèque. Si j’avais eu une raison pour le faire, je n’aurais mêle pas trouvé la force d’attraper un bouquin et de lui balancer dessus.

J’étais trop crevée, dénuée d’énergie et j’étais à moitié malade. Ca m’apprendra à sauter des repas.


- Prends moi pour un con. Personne ne le sait de source sûre mais tout le monde le sait d'une certaine manière, c'est tout.

La voilà, son « excuse » sur toutes ces accusations ?! Ca n’allait donc pas en s’arrangeant. Il ne comprenait pas et moi dans tout cela, je ne comprenais pas son incompréhension. J’avais juste envie de sortir de cette bibliothèque. Fatiguée, je me penchais en avant et appuyais sur mes coudes, posés sur mes genoux, une main tenant ma tête, regardant tristement Chuck.

- Et ça te suffit ?

Après tout ce blabla, Chuck s’était décidé à faire de l’humour noir (du mois j’espère que c’était de l’humour) et avait réclamé des massages. Après un petit monologue sur les dangers du massage pour Chuck (les masseuses étant alors en position de force), il avait répliqué, las :


- Il faudrait encore que tu ne paraisses pas aussi imposante qu'une souris sur le dos d'un éléphant pour que je risque quelque chose, ma petite,

J’haussais les épaules, parce que moi aussi, j’en avais marre de son blabla, j’avais envie de sortir et j’allai finir par le faire si ça continuait. Et puis en plus, il disait ça parce que j’étais une fille. Hors toute les masseuses sont des filles, cette remarque est donc absolument déplacée puisque sexiste. Quel manque de classe !

- Bon, étant donné qu'on ne va apparemment pas se raconter nos vies pour passer le temps, ça te dit qu'on essaye de se barrer d'ici? Ou bien tu caressais l'espoir secret de passer la nuit avec moi?

Bien sur j’avais plus envie que de rester avec Chuck à nous lamenter sur nos sorts, aussi pitoyables l’un que l’autre. Oui j’avais envie de sortir, et oui, on allait essayer.

- Je préfère tenter de sortir, mais va, je te préfère aux Mangemorts. Je lui adressais un pauvre sourire, et me relevais. Une fois debout, je me relevais, et ôtais mes chaussures de mes pieds (et non, je ne pue pas des pieds). Je préférais faire les moins de bruit possible. Je me sentais incroyablement petite, d’un coup ! [/i] On va ensemble jusqu’aux escaliers et après on part chacun de notre côté.

En réalité il n’y avait pas de plan, on devait foncer le plus discrètement possible et c’était tout. Debout face à la porte, mon sac sur le dos, mes talons dans la main gauche et ma baguette dans l’autre, je me retournais vers Chuck en souriant.

- On y va ?


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MessageSujet: Re: Les rêves des autres - ENDED   Ven 16 Déc - 18:24

- Et ça te suffit ?

On était vraiment pas sur la même longueur d'ondes. Elle ne voyait pas où je voulais en venir, et je ne voyais pas ce qu'elle essayait de me faire gober. A croire qu'il y avait un monde entre nous. On aurait sans doute été des adversaires acharnés au poker, parce que vu le mal qu'on avait pour se comprendre l'un l'autre, le bluff aurait été bien facile. Mais bon, pas de cartes sous la main, et pas vraiment envie non plus, parce que je commençais à être bien crevé, et que la bibliothèque ça allait bien cinq minutes. D'autant plus qu'on avait potentiellement des Mangemorts sur le dos, donc ce n'était pas trop le moment de jouer aux cartes.

Si encore il faisait bien chaud et qu'on avait quelque chose à se mettre sous la dent, passe encore. Mais non, et l'attente était vraiment chiante. On s'imagine toujours qu'on peut rester une nuit dans un trou pourri pour échapper à des grands méchants qui nous poursuivent, mais je suis désolé, mais non. J'avais envie d'un lit, j'avais envie de ne pas perdre mon temps aussi et d'échapper à ces salauds. J'avais toujours haï l'ennui. Forcément, j'avais grandi dedans. Chez nous, il n'y avait rien à faire, jamais, du 1er de l'an au 31 décembre, rien. Heureusement que j'avais Coop, mes potes, et que le quartier était assez grand pour faire le plus de conneries possibles. Mais les longues après-midi d'ennui, je les avais connues, et franchement, il n'y avait rien de pire au monde.


- Je préfère tenter de sortir, mais va, je te préfère aux Mangemorts.

Je me levai à sa suite. Elle avait raison sur un point : c'était maintenant ou jamais. J'attrapai mon sac et coinçai la lanière sur mon épaule, histoire qu'il ne me gêne pas. Joy elle enlevait ses chaussures de gonzesse et c'était plutôt clairvoyant parce qu'avec 15 centimètres sous les talons, c'était nettement moins facile de se carapater en douce.

Elle me lança un petit sourire alors qu'il ne nous restait plus qu'à ouvrir la porte pour nous tirer. Pourquoi pas. De toute façon, on allait rentrer chacun dans nos pénates.


- On va ensemble jusqu’aux escaliers et après on part chacun de notre côté. On y va ?


- Go.

Je poussai la porte, qui s'ouvrit sur le couloir désert. Pas un bruit et pourtant je savais très bien le monde qui grouillait dans les parages. Je sentais mon cœur battre plus fort, en toute logique dans ce genre de moments. J'avais sorti ma baguette, et risquai un pas dehors. Rien ne se passa. Au moins, ils nous avaient pas emprisonné avec un fichu sortilège. Je lançai un coup de tête à Joy pour qu'elle me suive et on partit par le couloir sombre. Le silence avait quelque chose de flippant quand on voulait surtout ne rien entendre d'autre. Tous mes sens étaient en alertes. Je voyais l'escalier en face de nous, mais il nous restait quelques couloirs à croiser avant et...

... Tout d'un coup dans le silence de la nuit j'entendis des pas étouffés et des chuchotements. Je tirai Joy sans réfléchir, nous entraînant dans l'ombre de la statue d'un grand sorcier, juste en dessous d'un tableau représentant trois trolls qui ronflaient en faisant un petit chuintement. Deux silhouettes passèrent devant nous et leurs longs manteaux sombres ne laissaient aucun doute; je sentis mon sang ne faire qu'un tour et j'eus la monstrueuse envie de me jeter sur eux et de leur tabasser la gueule, juste pour le plaisir. Sans me rendre compte j'avais esquissé un mouvement mais je sentis quelque chose me tirer en arrière. Joy. Je devinai son regard dans le noir, ne fis pas un geste. Les deux Mangemorts passèrent devant nous et s'éloignèrent.


- Tu sais bien que tu te ferais descendre, avait-elle chuchoté tout près de moi.

Je n'eus pas le temps de m’appesantir sur la question, il fallait filer, et vite. Les escaliers étaient tout prêt. Il ne me restait plus qu'à les grimper, et elle, à filer par la gauche.

Je me retournai et lui fis un signe de tête pour la saluer. Elle avait juste l'air d'une petite fille, dans l'ombre, avec ses chaussures de dame à la main. Je la regardai s'enfoncer dans le couloir qui partait vers les cachots jusqu'à ce qu'elle disparaisse de ma vue, m'assurant que personne ne la filait, avant de regagner la tour de Gryffondor au plus vite.



Fin du topic!

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