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Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]

 

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 Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Ven 2 Sep - 13:50

Lalala c'est la rentrée, lalala c'est la rentrée et c'est la fête jusqu'au fond du pré ! Hola hola on se calme cow-boy! Qu'est-ce que je viens de dire ? La fête au fond du pré ? Oui non mais ça c'était pour trouver une rime avec « c'est la rentrée ». Parce que figurez-vous que oui, c'était la rentrée ! Rentrée sous le joug des Mangemorts, que rêver de mieux ? Je vous le demande. L'ambiance n'avait pas changé, même après le passage de deux longs mois de vacances. Les envoyés de Vous-Savez-Qui étaient aussi blancs que la mort qu'ils répandaient et ressemblaient à des fantômes quand on les comparait à moi qui revenait de deux mois passés sur la plage américaine. Ouais, autant vous dire que j'allais faire des jaloux quand tous verraient mon sublime bronzage qui ne ferait qu'accentuer mon sourire ultra bright et ressortir mes beaux yeux bleus. Oui oui, j'en avais profité pendant ces vacances exceptionnelles : surf, bateau, beach volley, base-ball et basket et un peu de bronzette vite fait au bord de la piscine avec Samuel et Noah et parfois Lilian qui se remettait d'une soirée.

Bref j'aurais bien voulu que les retrouvailles se passent en meilleurs termes mais bon, avec tous ces Mangemorts à la con, autant vous dire que ce fut chose impossible. A peine posions-nous le pied sur le quai, que les visages auparavant un minimum enjoués arborèrent tous une mine grave, de la même manière que celle des condamnés à mort qui marchaient en silence, pieds et poings liés, la tête basse vers la potence. Oui j'avais l'impression que nous faisions tous notre entrée dans une prison immense, où la mort était la reine un peu comme dans ces anciens camps de concentrations qui sévirent et dans lesquels beaucoup trop de personnes perdirent la vie. Mais une autre ambiance étrange régnait ; une beaucoup plus joyeuse mais également beaucoup plus malsaine. Celle qui émanait des Serpentards qui apparaissaient là comme des fayots de première classe, les seuls qui semblaient ravis de retourner à l'école, de revoir leurs professeurs adorés et de rapporter des points à leur maison. Bande de faux culs ! Enfin, nous nous mîmes tous en marche en direction des calèches qui nous amenèrent au château.

La Grande Salle avait beau ne pas avoir changé mais semblait par contre lutter pour garder son éclat d'antan. A chaque fois que je m'y rendais, je ne pouvais m'empêcher de me rappeler l'horrible nuit qui s'y déroula. Inconsciemment mon regard glissa vers le mur où Lilian avait faillit laisser sa vie, il me semblait encore distinguer des tâches rouges de son sang qui jadis avait coulé à flot sur le sol de cette pièce. La gorge nouée, je retournais très vite mes yeux en serrant les poings pour me jurer de ne plus y penser. Lors du repas, assis à côté de mon ami Léo, je croisais une ou deux fois le regard qui se voulait réconfortant de ma sœur, assise un peu plus loin avec ses amies et Chuck. Ah celui-là, heureusement qu'il ne passa pas ses vacances avec nous cette année, je n'aurais pas supporté. Déjà que l'année dernière, ses trois semaines m'avaient paru interminables, imaginez deux mois ! Mais je croisais également le regard d'une fille blonde, de mon âge et qui était très certainement avec moi en cours étant donné que nous étions de la même maison. Sauf que je n'arrivais pas à me souvenir de son prénom, ce qui accordons-nous à le dire, est quelque peu problématique. Poli, je lui répondais par un sourire et un hochement de tête – oui, je suis un gentleman moi et tout le monde ne peut pas en dire autant et recommençais mon duel avec mon assiette de petits pois. Satané petit pois, tu vas te laisser piquer ou shit ?! Haha tu veux la guerre ? Et bah tu vas l'avoir la guerre ! Prends ça espèce de minuscule pois vert ! Tu vas tâter de ma fourchette espèce d'envoyé de... De... Green Planet ! On rigole moins empalé sur ma fourchette hein ? Ça t'apprendra à défier Hadrian le Grand et que cela serve de leçon à tous tes compagnons qui subiront toutefois le même sort ! Et ne rigolez pas Mesdemoiselles les carottes, la sentence sera la même pour vous également !

Cet épisode clos – une lourde défaite pour les petits pois et carottes, tous nous remontèrent vers notre salle commune. N'ayant pour l'instant aucune envie de monter dans mon dortoir, je décidais de prendre mon temps en gravissant les marches des escaliers. Bon ok je l'avoue, ils m'ont fait une vieille blague et j'ai du poireauter cinq minutes avant qu'ils ne s'arrêtent. Enfiiiiin bref ! Je pénétrais enfin dans ma salle commune et à peine étais-je entré que je vis, assise dans un fauteuil, la fille qui m'avait lancé un ou deux regards pendant le dîner. Ah mais shit fuck merde mierda comment est-ce qu'elle s'appelle ?! Helena ! Helena c'est ça ! Mais je suis trop fort ! Merci merci, arrêtez vous allez me faire rougir. Non je déconne, je ne rougis pas. Ravi de ma trouvaille, je décidais d'engager la conversation avec elle – attendez, c'est elle qui m'a regardé pendant le dîner ! N'oubliez pas que je suis un gentleman MOI.


- Salut Helena ! Sourire bright sur visage bronzé, mes yeux bleus, allez God bless America darling. T'as passé de bonnes vacances ?

Je lui tendis une main amicale puis m'asseyais sur le canapé juste à côté de son fauteuil. Par contre là, si je me prenais un vent parce qu'en fait elle ne s'appelait pas Helena, je pouvais aller me noyer dans la cuvette des chiottes.

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Helena Dashwood
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Ven 2 Sep - 19:09

La rentrée, un mot qui ne fait pas vraiment rêver. En fait je ne savais pas si je devais me réjouir de quitter une mère au bord de la dépression, pour retrouver une école dirigée par des mangemorts... hum, yummi! Que de choses qui pouvaient me mettre en appétit. Enfin bon, la seule bonne nouvelle dans tout ça, c'est que je passais en année supérieure. J'allais pouvoir entrer dans une équipe de Quidditch. Il était temps. J'avais hâte de m'exercer à ce sport, j'étais sûre que je me révèlerai très douée! Oui je sais, c'était un peu ambitieux de ma part de vouloir rentrer dans une équipe, sans n'avoir jamais joué au Quidditch, mais ça ne devait pas être sorcier mouahaha.

Oui, je devais vraiment avoir passé un été pourri pour sortir des jeux de mots aussi nuls. C'était simple, je n'avais rien fait. Au début des vacances, j'avais voulu reprendre contact avec des amis de l'école primaire, mais ça s'était révélé comme un véritable échec. Face à eux, je me sentais si différente lorsqu'ils me parlaient de leur année scolaire et de tout ce qu'ils avaient fait. Les cours de maths, d'anglais... pour moi tout ça, c'était loin, mais alors très loin. Je n'avais rien à leur raconter. Qu'est-ce que j'aurai pu leur dire d'ailleurs? Que j'avais appris à voler sur un balai? Que j'avais rejoins un groupe de résistant pour lutter contre des méchants qui avaient pris le contrôle de mon école ? La bonne blague.

Leurs discussions me laissaient encore un goût fade sur la langue. Leurs conversations tournaient autour d'un monde qui ne semblait plus être le mien, et parler de garçons que je ne connaissais pas ne m'intéressait pas non plus. De toute façon, dès que j'ouvrai la bouche, ils trouvaient toujours le moyen de me faire taire avec leurs questions ennuyeuses « T'es parti étudier en Australie, parce que tes parents se sont séparés et que tu voulais vivre avec ton père? Dis-donc, t'es pas beaucoup bronzé ». Non, je n'ai bronzé bandes d'idiots, j'ai passé un an en Écosse, comment voulez-vous qu'on bronze en Écosse ??!

Au fond, je ne leur en voulais pas. Ce n'était pas de leur faute, surtout que l'histoire de l'Australie, ça venait de ma mère, encore. Elle aurait pas pu trouver mieux, mais disons que trouver des choses originales, c'était pas vraiment son truc. De toute façon, il était temps que je tourne une bonne fois pour toute la page, voire que je la déchire jusqu'à ce qu'il n'en reste que des miettes. J'étais une sorcière, pas une moldue. C'était pour moi maintenant une évidence, il fallait que je traîne avec des gens sorciers.

Je regardai la porte de la grande salle s'ouvrir, et les premières années entrer. Pour la première fois, j'allais être spectatrice de la cérémonie. Pas de yeux rivés ce soir. C'était à mon tour de faire rougir les nouvelles recrues sous leurs grands chapeaux, en les acclamant. Des professeurs prirent la parole, le choixpeau chanta sa nouvelle comptine fraîchement composée et la répartition commença. L'atmosphère me parut tout de même différente, c'était comme s'il faisait un peu plus froid... mais ne voulant pas penser à ce qui s'était passé l'année précédente, j'applaudis chaleureusement chaque nouvel élève, claquant des mains plus fort lorsqu'ils rejoignaient Gryffondor, ma maison.

Enfin, au bout de ce qui me sembla une éternité, le dîner commença. La garniture semblait toute aussi bonne que la dernière fois. Ayant grignoté des pommes toute la journée, je n'avais pas très faim. La gourmandise finit tout de même par l'emporter et je commençai à piquer un peu de tout, dans les plats qui se présentaient devant moi. Je discutais aussi un peu avec des filles de ma maison, notamment Kenza et Mary, mes deux camarades de chambre. Mes yeux vagabondaient un peu partout dans la salle, sans vraiment s'attarder sur quelqu'un en particulier.

Lorsque la fin du dîner arriva, je me levai pour regagner mon dortoir. Je ne fus pas la seule. Des centaines d'autres personnes se dépêchaient de gagner la sortie, et les élèves de première année faisaient très attention de ne pas perdre leur préfet des yeux. Cela me rappelait que je m'étais perdue dans le château le premier soir. Cependant, inutile de s'attarder sur cet épisode que je tentais de rayer à vie de mes souvenirs.

Une fois dans la salle commune, je m'écroulais sur un fauteuil. Je n'avais pas envie de gagner mon dortoir tout de suite. J'allais rester un peu là, à méditer devant la cheminée sans feu. Enfin ça, c'était sans l'avoir prévu, lui.


- Salut Helena ! T'as passé de bonnes vacances ?

C'était Hadrian Easter. Le mec qui ne m'avait pas adressé la parole de toute l'année. Le beau gosse par excellence, mais ça, il devait le savoir. Il me gratifia un sourire éclatant. Oui, j'étais contente de savoir qu'il se brossait les dents au colgate ultra blancheur plus plus, et que lui, contrairement à moi, pouvait prétendre être allé en Australie avec son bronzage de rêve.

Je mis quelques secondes à lui répondre, encore trop choqué qu'il connaisse mon prénom. Enfin, je me doutais bien qu'il le connaissait, mais l'entendre à voix haute me fit un drôle d'effet. De plus, je ne savais pas quoi lui dire, et je soupirai. Oui je sais, je soupire beaucoup, mais je suis souvent exaspérée. Combien de fois allais-je avoir le droit à cette question au juste? En plus, je n'avais pas envie de dire que j'avais passé mon temps à essayer de dresser mon chat (Oui, ça c'est une autre histoire que je vous raconterai peut-être plus tard). Je décidais de lui répondre tout simplement.


- Salut Hadrian,
dis-je en ne remarquant pas la main qu'il me tendait, ouais ouais ça va, tranquille, et toi ?

Je lui souris, histoire de lui montrer que youhou! Moi être de bonne humeur après des vacances de folie à London beach!

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Ven 2 Sep - 22:56

Tous les gens connaissaient ma sœur. Enfin, je veux dire par là que tout le monde savait qui elle était et moi surtout je savais ce que les élèves pensaient d'elle : qu'elle était une déesse tombée sur terre, la beauté parfaite et sublime incarnée, LA Sirène par excellence et une charmante pétasse qui s'affichait au bras du « beau gosse de l'école ». Bien que je déteste -Chuck oui bon ça je crois qu'on l'avait compris – les gens qui disent que ma sœur est une biatch, ça a le don de me mettre hors de moi, je me contentais de passer mon chemin car je savais que Lilian riait de ce genre de personnes qui au final, ne faisaient qu'alimenter la légende et la mettait davantage au-dessus des autres. Mais moi, je ne savais pas ce qu'on pensait de moi. Même les élèves de mon âge je ne savais pas ! Pour tous, je n'étais encore que le frère de LA Sirène de Poudlard. Point barre. Ouais c'est tout. Vous me direz, c'est déjà pas mal pour commencer mais moi je vous réponds que j'aimerais bien qu'on dise dans les couloirs quand on me croise « Tiens regarde c'est Hadrian ! Mais si le super joueur de Quidditch ! » ou « Tiens c'est Hadrian ! Celui qui a voulu se suicider en se noyant dans les chiottes des filles ! ». Rassurez-vous je ne le ferait pas, je ne suis pas égoïste à ce point !

Aux États-Unis ça ne me posait aucun problème vu que j'y étais en mode vacances et donc, archi ouvert d'esprit avec mes deux potes et qu'on savait quoi faire pour se taper des barres. Mais là, déjà qu'en temps normal je ne me faisais pas vraiment remarquer, avec les Mangemorts au pouvoir c'était juste over. D'autant plus que ma famille faisait partie de celles qu'ils qualifiaient de « Sang-Mêlé » donc encore plus over. Et ma sœur et moi étions dans leur ligne de mir à cause de Felton, over dead. Donc, faire de jolies conneries cela se résumait à : Game Over. Tu es mort. Charmante perspective n'est-il pas ? Plaît-il ? Non moi j'aime pas trop beaucoup ça. Je veux profiter de la life ! Non mais attendez je suis trop jeune pour mourir ! C'est ouf comment j'ai toujours rêvé de dire cette phrase, avouez ça claque. Non mais le but quand je dis ça c'est pas de se foutre une claque, bande de crazy men ! Vous êtes pas bien dans votre tête !

En tout cas, oui arrêtons de parler de moi un instant voulez-vous et concentrons-nous sur Helena qui avait l'air étonnée que je lui parle. Hey ça va, j'ai plus le droit de parler aux filles de ma classe ?! Mais où va le monde ! En fait peut-être me regardait-elle comme ça parce qu'elle me prenait pour un imbécile de première ; vous savez ce genre de mecs qui n'en avait pas grand chose à foutre des autres quand ils n'étaient pas leurs copains qui jouaient au football ou au water-polo. Ouais des connards de première et qui en général étaient aussi des beaux gosses. J'en suis un. De beau gosse, pas de connard. Enfin, je veux dire par là que je savais que je n'étais pas le laideron du village et que j'entendais suffisamment jaser les filles et ma sœur confirmait : je savais que je pouvais plaire. Allez les filles, avouez que l'Américain aux yeux bleus, bronzé et au beau sourire, qui se la joue un peu gentil bad boy ne vous laissait jamais indifférentes. Hey c'est bon, je suis pas en train de vous draguer ! Je vous pose juste une question, una pregunta comme je le dis parfois. Ouais parce que je suis aussi Espagnol moi. Haha et là non plus, tout le monde ne peut pas en dire autant.

Et tout ça pour vous dire que je ne savais pas comment j'apparaissais aux yeux d'Helena. Si j'étais un abruti de connard de première ou un abruti tout court. Toujours est-il qu'elle me ficha un vieux vent en ne serrant pas ma main. Tant pis, je repasserai la semaine prochaine.


- Salut Hadrian, ouais ouais ça va, tranquille, et toi ?

Alléluia elle connaissait mon prénom ! En plus, je devais bien vous l'avouer – je remarque que je vous avoue pas mal de choses depuis le début et si je continue comme ça, bientôt vous connaîtrez toute ma vie – elle était mignonne. Blonde, yeux bleus, une charmante fossette au menton... Oui, vraiment très mignonne la Helena ! Et en plus elle était à Gryffondor, que demandez de mieux ?

- Oui ça va, je suis un peu dégoûté d'être rentré surtout avec ces Mangemorts et toutes les histoires qui vont avec... Enfin tu vois ce que je veux dire. Je parlais tout en m'asseyant dans le canapé juste à côté d'elle dans son fauteuil et lui lançant un petit sourire en coin qui en disait plus long que ce qu'il voulait bien admettre. Implicitement, très implicitement je faisais allusion au sujet Felton qui était le Public Enemy Number One des Mangemorts et mon frère aussi, c'était là le problème. D'ailleurs, Helena avait-elle un frère ou une sœur ? Là tout de suite je dirai non mais je me trompais sûrement. Je suis content qu'on puisse parler tous les deux vu qu'on n'a pas vraiment appris à se connaître cette année. Je la regardais avec un petit sourire légèrement désolé tout en espérant qu'elle ne verrait pas en moi le beau gosse populaire que j'essayais d'être parfois – certainement trop souvent au goût de quelques personnes mais qu'elle verrait plutôt que je pouvais être quelqu'un de vraiment sympa.

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Helena Dashwood
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Sam 3 Sep - 12:47

Je me demandai bien ce qu'il me voulait, cet Hadrian. A moins que ça lui prenait comme ça de vouloir discuter avec des personnes qu'il ne connaissait pas. C'était tout à son honneur, mais moi, ça me perturbait et je ne pouvais pas m'empêcher de me poser mille question. Pourquoi moi? Pourquoi maintenant? Et puis aussi, pourquoi pas? Après tout, j'étais loin d'être une fille inaccessible ou insociable. En général, les gens que je rencontrais trouvaient ma compagnie agréable. Je dis bien, en général.

C'est vrai que je n'ai pas un caractère toujours facile. Je pense que je suis plutôt sympa, mais de là à être la gentillesse incarnée... disons qu'il ne fallait pas trop m'énerver. Les gens qui sont mes amis n'auront aucun problème avec moi, par contre si j'ai une dent contre quelqu'un, il n'a pas intérêt à se trouver dans mes pattes. Cependant, pour l'instant, je comptais avec grand plaisir, plus de personnes que j'appréciais que je ne détestais. J'espérai simplement que ce soir, aucun de mes camarades ne s'ajouterait à cette deuxième catégorie.

J'avais, pour habitude, de toujours avoir une impression sur quelqu'un. Même sans connaître la personne en question. Je le faisais du premier regard. Le problème, c'est qu'avec les Easter, c'était toujours un peu plus compliqué. Quand je dis «les Easter », je parle d'Hadrian, mais aussi de sœur aînée. De loin, ils apparaissent comme des gens hautains, mais Lilian n'était en fait pas si méchante que ça. Elle avait même accepté sans rechigner d'arbitrer un duel, que Keith -un ami de Serdaigle- et moi avions fait l'an passé. Alors s'il ressemblait à sa sœur...

Enfin bon, je ne devais tout de même pas oublier que Hadrian était un mec, et que par conséquent, les mecs peuvent être très bête. Surtout à notre âge. Alors que Lilian, elle, avait une grande partie de son adolescence derrière elle. Donc, je n'avais pas d'autre choix que d'apprendre à le connaître un peu mieux, pour me faire une idée sur lui.

Je m'attendais à ce qu'il me cite tous les lieux où il était allé, qu'il avait dragué plein de nanas. Tout le baratin quoi, mais pas du tout.


- Oui ça va, je suis un peudégoûté d'être rentré surtout avec ces Mangemorts et toutes les histoires qui vont avec... Enfin tu vois ce que je veux dire.

Je roulai des yeux. Hadrian aurait pu me dire qu'il n'avait plus de croquettes pour son chat, il aurait prononcé cette phrase avec le même ton. Mangemorts... cela me faisait tout drôle qu'on dise ce mot à voix haute. Je n'avais pas le souvenir d'avoir réellement abordé ce sujet avec quelqu'un. Je ne trouvais pas ça très prudent. Après tout, c'était eux qui dirigeaient le château. On avait certainement plus intérêt à éviter ce genre de sujet : dans notre salle commune, tout le monde pouvait nous entendre. En même temps, j'étais sûrement un peu paranoïaque. C'est vrai qu'à Gryffondor, il y avait peu de chance que des gens soient pour... eux. Pourtant, j'étais persuadée qu'il valait mieux marcher sur des œufs.

Tout en finissant sa phrase, un sourire mesquin se dessina sur les lèvres d'Hadrian. Je savais qu'il sous-entendait quelque chose, mais je ne voyais pas trop quoi. J'avais compris que sa sœur avait fait parti des fameux otages, ceux qui parlaient le moins de cet épisode. Du moins, pas en public. D'un côté je trouvais ça normal, je n'osais même pas imaginer les traumatismes qui les hantaient encore. En ce qui me concernait, je n'avais pas cherché à en savoir vraiment plus, d'ailleurs je ne vois pas comment j'aurai pu. Personne ne m'en parlait.

De toute façon, je voyais mal ce que j'aurai pu faire. J'étais en première année quand ça s'était produit. Novice, et complètement impuissante face à des mages noirs. J'avais bien essayé de rentrer dans la Resistance, cette organisation dont tout le monde parlait à voix basse. Mais, c'était assez compliqué, parce que nous devions faire très attention. Cela devait rester secret. Du moins, ne pas arriver jusqu'aux oreilles des mangemorts ou celles de leurs complices. Cependant, j'étais bien décidé à rejoindre un groupe cette année! Et ça, coûte que coûte!


- Je suis content qu'on puisse parler tous les deux vu qu'on n'a pas vraiment appris à se connaître cette année.

Ce qu'il me dit, me fit plaisir. Bah quoi? C'est vrai, quand quelqu'un vous dit qu'il était content de vous rencontrer, c'est plutôt flatteur. Quand c'est un garçon qui est mignon, ça l'est d'autant plus. Cependant, il avait raison. On ne s'était pas du tout parlé cette année, je ne me souvenais même pas de lui avoir dit bonjour en le croisant dans les couloirs! Pourtant nous avions le même âge, et nous étions dans la même maison. Toutes les meilleures conditions étaient réunies, dès le départ, pour que nous fîmes connaissances.

- Moi aussi, répondis-je, c'est même étonnant qu'on ne l'ai pas fait l'année dernière. Même ta sœur je lui ai déjà parlé.

Je lui rendis son sourire, en toute simplicité. Si la discussion venait naturellement, nous pourrions passer une bonne soirée tous les deux. Si ça ne marchait pas, on pourrait toujours aller se coucher... même si j'espérai plutôt que le premier cas serait le bon.

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Lun 5 Sep - 11:30

Helena avait l'air surprise que je lui parle, ce qui en même temps est tout à fait compréhensible étant donné que jamais nous nous étions adressé la parole au cours de l'année. Pourtant, nous étions dans la même maison, dans la même année et puis une année, c'est long, encore plus à Poudlard car nous passions tout notre temps entourés d'élèves dans la même enceinte. Oui, autant vous dire qu'on ne s'était pas cherché et Dieu sait que c'est dommage parce qu'Helena avait tout d'une fille gentille, intelligente et surtout intéressante. Pas ce genre de nanas naïves comme je sais pas quoi dont les déesses sont Blanche-Neige et la Belle au Bois Dormant. Non, limite je m'imaginais plus Helena avec une paire de gants de boxe en train de se défouler sur son punching-ball en fin de journée si quelqu'un l'avait trop énervée plutôt que de parler prince charmant avec ses copines autour d'une tasse de thé. C'est vrai qu'elle m'apparut comme le genre de filles qu'il valait mieux ne pas contrarier, voire ne pas énerver du tout au risque de se prendre une magnifique droite dans la tronche. Et je n'étais pas suffisamment maso pour le souhaiter.

Parce que figurez-vous que j'avais un caractère plutôt facile, je n'étais pas comme ma sœur, pas aussi impulsif et imprévisible bon sauf quand quelque chose m'énervait vraiment – du genre Chuck Carlton qui couche avec ma sœur dans la tour d'astronomie puis qui vient squatter ma maison de vacances pendant trois semaines. Bon ok, Chuck avait le pouvoir de m'énerver au plus haut point et là je pouvais me mettre très en colère. Mais sinon, j'étais plutôt calme. Et c'est là que vous vous demandez ce que je fous à Gryffondor et bien je vais vous expliquer : par n'importe quel moyen, il faut que je m'amuse et en général, c'est en désobéissant au règlement que l'on s'amuse le plus. Oh ça va, c'est pas bien méchant ce que je fais ! Toujours dans l'esprit bon enfant, j'ai été bien élevé moi. Cependant je ne dis pas qu'Helena a été mal élevée, c'est juste que son caractère à mon avis bien trempé relève davantage de celui d'une lionne impétueuse plutôt que celui d'un lion sage. Comme moi. Bon, ok d'un lionceau. Ok un lionceau farceur si ça vous fait plaisir. Oui bon c'est bon là ? Vous voulez m'appeler Simba et elle Nala ? Remarque, je la voyais bien en Nala... Oh bravo ! Vous voyez ce que vous me faites dire ! Bande d'abrutis !

Helena sembla surprise de m'entendre parler de Mangemorts, on avait l'impression que je venais de lui une apprendre une chose d'une banalité monstrueuse genre « j'ai mis mon caleçon à l'envers ». Peut-être avait-elle oublié que c'était ces emm... Ces personnes qui contrôlaient le château, ce qui en un sens était tout à fait louable : profiter à fond de ses vacances au point d'en oublier que des hommes capables de tuer comme ils respirent étaient à la tête du château. Je ne savais pas non plus quelle était son attitude : si elle désirait rejoindre un espèce de groupe d'élèves Résistants ou si elle préférait en rester là et ne rien faire. Peut-être comme moi je le ferais. Ma sœur m'avait plusieurs fois fait part de son désir de rejoindre la Résistance, ce qui venait de sa part était on ne peut plus normal vu qu'elle avait été otage et désirait plus que tout faire payer ces Mangemorts. Moi, à vrai dire je n'avais pas vraiment eu le choix : sœur protectrice, Lilian ne souhaitait pas que je rejoigne les Résistants et ce, plus à cause de l'histoire avec Felton. Selon elle, si les deux enfants Easter rejoignaient la Résistance et que Winch le découvrait, Dieu sait ce qu'il serait capable de faire comme chantage. Elle préférait me protéger plutôt que me voir flirter avec le Diable.


- Moi aussi, c'est même étonnant qu'on ne l'ai pas fait l'année dernière. Même ta sœur je lui ai déjà parlé.

Alléluia ! Elle était contente de me parler ! Ce qui signifie qu'elle ne me prenait pas pour un parfait imbécile, comme parfois bon nombres de mecs sont. Par contre, je n'en revenais pas qu'elle ait parlé à ma sœur et c'est pourquoi je haussais et fronçais légèrement les sourcils. Comme se faisait-il qu'elle ait parlé avec Lilian sachant qu'elle était en septième année et elle en première ? Hein hein, that is the question.

- C'est vrai ? Et je peux savoir comment ? Je lui demandais poliment, si elle ne voulait pas répondre elle ne répondait pas c'est aussi simple que ça. Je ne voulais pas non plus qu'elle me prenne pour le frère qui tient à tout prix à connaître les faits et gestes de sa sœur, ce que je pouvais certes être parfois surtout quand ladite grande sœur se trouvait en compagnie de Chuck Carlton. En fait, si on s'est pas parlé l'année dernière c'est parce que je croyais que tu pensais que j'étais un parfait imbécile, qui se fout un peu de tout et qui est pas très intelligent...

Mon Dieu ! Oh my Gosh ! Madre de Dios ! J'ai dit quoi là ? Là c'est clair elle va me prendre pour un crétin ! Et merde... Oui bon ok je continue si vous voulez : fuck, mierda... Contents ?

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Helena Dashwood
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Sam 10 Sep - 17:48

Je ne savais même pas pourquoi je lui avais parlé de sa sœur. Ah si. Pour qu'Hadrian comprenne que je lui en voulais un peu qu'il ne m'ait jamais adressée la parole, alors que beaucoup d'occasions s'étaient présentées. Moi, rancunière? Ah naaaaan, nan, pas du tout. Je me demandais juste comment est-ce qu'il me percevait, quelle genre de filles il pensait que j'étais. Ne m'avait-il pas trouvée digne d'intérêt jusque là? Si c'était le cas, j'ignorais ce qui l'avait fait changé d'avis ce soir. En tout cas, que j'ai déjà eu l'extrême honneur de converser avec sa sœur le surpris assez pour qu'un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais un peu fière d'avoir réussi à l'étonner. J'étais pathétique.

Surtout que je ne connaissais pas Lilian. Bien sûr qu'elle m'avait déjà parlé, mais je n'étais même pas sûre qu'elle aie retenue mon prénom. Je n'étais même pas certaine qu'elle soit capable de me reconnaître parmi toutes les rouge et or de deuxième année. A cet instant, je me sentais comme une gamine qui ferait n'importe quoi pour attirer l'attention de l'autre... au fond, je n'en avais rien à faire, de passer pour une gamine. J'étais bien décidée à montrer à ce garçon que je n'étais pas n'importe qui, et qu'on y gagnait beaucoup en apprenant à me connaître. Oui j'étais pathétique, mais j'étais aussi orgueilleuse.

Continuant à m'aplatir lamentablement dans le fauteuil, je me redressai. Mes deux bras posés sur les accoudoirs, le dos soudainement droit, j'avais plus fière allure qu'une vieille patate en train de s'écrouler littéralement. Il était vrai que ce siège était très confortable, et si Hadrian n'était pas venu égayer ma soirée, à l'heure qu'il était j'aurai sûrement été en train d'y dormir. D'ailleurs, toute la salle commune avait cet aspect agréable. Par les couleurs rouge et or qu'étaient celles des Gryffondors, la pièce était décoré dans des tons chauds et donnaient envie de s'y poser à nos heures perdus. Pour ma part, je ne m'y rendais que le soir, ou bien les jours de mauvais temps. Rester à l'intérieur, même dans un des plus belle pièces de l'école, ne me plaisait jamais en pleine journée.

Mon regard se reporta sur Hadrian. J'étais sûre d'au moins une chose, c'est qu'il était beau, tout comme sa sœur. Il avait ces mêmes grands yeux bleus, et ses cheveux châtains rappelaient ceux de Lilian, quoi qu'ils étaient légèrement négligés, mais ça lui allait plutôt bien. Par la barbe de Merlin! Étais-je vraiment en train de le relooker? Ce voyage dans le Poudlard-Express m'avait décidément bien fatiguée, je n'étais même plus en mesure de contrôler mes actes. Moi, m'intéresser aux détails physiques d'un garçon? Et puis quoi encore...


- C'est vrai ? Et je peux savoir comment ?

Je haussais les sourcils. Je ne savais pas s'il me posait cette question par curiosité ou juste pour alimenter la conversation. Néanmoins, je n'avais rien à lui cacher là-dessus. Je lui répondis en toute simplicité.

- Bah, je lui ai demandé une fois d'arbitrer un duel que je faisais avec un ami. Et elle a accepté.


Le dire à haute voix me faisait toujours un effet bizarre. Oui Lilian avait réussi à gaspiller quelques heures de son emploi du temps de VIP, en s'occupant d'un match amical disputé par des premières années.

- En fait, si on s'est pas parlé l'année dernière c'est parce que je croyais que tu pensais que j'étais un parfait imbécile, qui se fout un peu de tout et qui est pas très intelligent...


Wow. Je crois que de ma vie, jamais je n'avais entendu un mec se rabaisser autant dans une seule phrase. Bon, il n'avait pas à proprement parlé dit qu'il était un idiot, mais il pensait que je le pensais... attendez, il pensait quoi?! Il n'avait pas osé me parler juste parce qu'il avait peur que je le snobe parce que je le trouvais trop bête? Il m'avait pris pour une fille... inaccessible? Alors ça c'était drôle. Genre c'était pas lui le mec populaire, qui faisait des clins d'œil à toutes les nanas qui passaient dans le coin, et qui devait avoir tous les garçons de deuxième année comme pote.

- Et pourquoi j'aurai cru ça? Ce n'est pas vraiment ce que tu m'inspires.


Et puis, si je ne tenais qu'à sympathiser avec des mecs intelligents, je pouvais bien finir mes jours dans un couvent.

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Sam 17 Sep - 13:00

C'était vraiment bizarre entre Helena et moi. On devait avoir l'air de gros coincés du ass parce que ne pas s'adresser une seule fois la parole pendant un, cela laissait presque sous-entendre que nous avions un baobab et non plus un balai enfoncé là où je pense. On aurait dit deux gamins de douze ans... Et mais attendez, nous sommes des gamins de douze ans ! Mais non nous n'étions pas timides, juste nous avions des a priori l'un envers l'autre qui nous empêchaient de nous parler. L'un comme pour l'autre nous apparaissions comme une personne inaccessible : elle parce que je semblais voir en ses yeux bleus qu'elle ne daignait même pas regarder un mec de mon acabit et moi parce que j'étais peut-être pour elle le beau gosse qui préférait se regarder dans la glace plutôt que les filles. Et chaque préjugé était aussi faux que l'autre. Ok je veux bien admettre que je pouvais passer parfois pour un gars qui faisait un peu trop attention à son apparence – notamment vestimentaire, mais je regardais aussi les filles !

De toute façon, pour énormément de personnes, j'étais THE nouveau mec populaire, le frère de Lilian Easter LA Sirène de Poudlard, celui qui avait les mêmes gènes qu'elle de la classe et séduction dans le sang, le beau gosse, celui qui s'intéressait plus avec quelle nana il allait sortir ce soir plutôt que par ses études. FAUX ! Je ne suis pas comme ça. Du moins, pas tout à fait. Frère de Lilian Easter LA Sirène de Poudlard, ça c'est vrai. Nous avions les mêmes gènes de la classe et de la séduction, ok – enfin ils étaient plus marqués chez elle que chez moi, parce que je le faisais pas toujours exprès contrairement à Lilian qui elle, draguait même son oreiller le matin quand elle se réveillait. Chez elle, la séduction était quelque chose de naturel, d'inné, je suis sûr que parfois elle ne s'en rendait même plus compte alors que moi, fallait que j'y mette un peu du mien. Quand je voulais bien. Le beau gosse, sans vouloir me lancer des fleurs, je reconnais. Non attendez, je n'en suis pas encore à dire que je suis moche pour que tout le monde me dise « Oh mais si t'es trop beau ! » Enfin ça serait surtout les filles, parce que venant des mes potes, je trouverais ça plus que louche. Mais par contre, pour celui qui s'intéressait plus avec quelle nana avec qui allait sortir ce soir, je ne valide pas. Peut-être que je ne laissais pas ces demoiselles indifférentes mais je ne sortais pas avec une différente chaque soir. Non, j'ai du respect pour les filles MOI ! Comme quoi, être le frère d'une figure célèbre de l'école vous colle une étiquette sur le front qui n'est pas forcément la bonne, même si pour certaines choses, Lilian et moi nous ressemblions comme deux gouttes d'eau.

C'est peut-être pour ça que Helena pensait que j'allais être le mec qui se foutait de tout qui ne flattait pas son ego sur-dimensionné. Sauf que cela ne tenait pas la route car si j'étais ce mec qui ne s'intéressait qu'aux filles, je lui aurais parlé cette année, simplement pour pouvoir ensuite me vanter. Hein hein, bientôt j'entrerai dans la police criminelle et on m’appellerai le nouveau Sherlock Holmes.


- Bah, je lui ai demandé une fois d'arbitrer un duel que je faisais avec un ami. Et elle a accepté.

Ouais fin c'est pas pour tout de suite. Je crois que Lilian m'avait vite fait parler d'un duel qu'elle devait arbitrer mais autant vous avouer que je l'avais oublié assez vite et je n'avais pas tilté que cela aurait pu être Helena. Quelle andouille ! J'aurais dû aller la voir à son due, je suis sûr qu'elle avait fait des étincelles. Mais je l'aurais su que si je lui avais parlé avant, ça coule de source. Car comment savoir qu'Helena disputait un duel arbitré par ma sœur sans l'avoir entendu quelque part ? Et puis, autant vous dire que la salle de duel n'était pas la pièce dans laquelle je passais tout mon temps libre. Je hochais la tête en signe de réponse, un ok peut-être passa mes lèvres mais ce fut tout. Quand je pense qu'elle avait parlé à ma sœur, qui elle, pour être inaccessible l'était mille fois plus que moi et nous autres mortels. Alors que moi, c'était réellement la toute première fois, limite si on ne s'était demandé nos prénoms.

En tout cas, je fus presque surpris quand je vis les grands yeux qu'elle ouvrit lorsque je lui avouais que je pensais que pour elle je n'étais rien d'autre qu'un mec qui heureusement était beau parce que c'est tout ce qu'il avait. Je dis bien presque parce que je connaissais ce genre de regard, Lilian le faisait aussi en dix fois plus frappant à cause de ses yeux déjà grands. Bon en même temps j'avoue ne pas y être allé avec le dos de la cuillère et je m'étais carrément rabaissé face à elle, ce qui était une chose tout à fait inhabituelle quand on me connaissais un minimum.


- Et pourquoi j'aurai cru ça? Ce n'est pas vraiment ce que tu m'inspires.

Les coudes posés sur les genoux, je relevais mes yeux vers elle, étonné de ce qu'elle venait de me dire. Alors comme ça, pour elle je n'étais pas cet abruti fini ? Alléluia ! Je me redressais alors, un sourire rassuré sur les lèvres.

- Parce que pour certains, être le petit frère de Lilian Easter ça veut forcément dire qu'on prend la grosse tête et ça vous fait passer pour quelqu'un qu'on n'est pas forcément. En tout cas, je suis content que tu ne le penses pas de moi.

Je lui lançais un sourire reconnaissant. J'étais réellement happy qu'Helena ne se soit pas laissée influencer par les préjugés qui couraient sur moi. J'allais lui parler de nouveau quand le bruit de quelqu'un qui rentre dans la salle commune se fit entendre. D'un coup, je fut pris d'une folle envie de jouer à mon jeu préféré : faire des bêtises. Je sortis ma baguette de ma poche avant de me tourner vers ma copine, les yeux pétillants.

- Ça te dit de t'amuser un peu ? Je lui lançais sur ce ton empli de défi qui me caractérisait bien en ce genre de situation. Afin de faire comprendre mes desseins à Helena, je désignais d'un mouvement de tête le mec qui venait de rentrer. Un mec qui avait notre âge mais qui était aussi con qu'une poignée de porte et se prenait pour un ouf de la life. Mais rassurez-vous, une fois qu'il aurait la tête transformée en citrouille, il se la ramènerait moins. J'attendais juste de voir si Helena m'accompagnerait ou pas dans notre première bêtise à deux.

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Helena Dashwood
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Sam 17 Sep - 18:29

Hadrian avait l'air de beaucoup se soucier des regards que l'on pouvait porter sur lui. Cela m'étonna, car je ne pensais vraiment pas que c'était le genre de mec à se soucier du jugement des autres. Bien sûr, je trouvais normal que l'on préfère que les gens nous apprécient, même de loin, mais qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire si ce n'était pas le cas pour deux ou trois personnes?? Il ne me semblait pas qu'il soit mal aimé par ici. Personnellement, si quelqu'un ne pouvait pas me voir en peinture, je lui disais bon vent! La vie était bien trop courte pour que je m'embête à bricoler des affinités qui n'existaient pas, alors que d'autres personnes souhaitaient mon amitié.

En tout cas, j'étais contente qu'il ait fait le premier pas. Le premier pas pour venir me parler, car parti comme c'était, nous aurions très bien pu finir nos études à Poudlard sans jamais s'être adressé une fois la parole. Cela aurait été un peu bête, hein? Complètement. Surtout que j'aimais bien faire des nouvelles rencontres, et quand ces dernières m'étaient en plus sympathiques, j'en étais toute heureuse. Bon après, le plus difficile, c'était de leur faire supporter mon caractère, pas très facile, je vous l'accorde. Je ne désespérai pourtant pas. L'an passé, je m'étais déjà fait quelques bons amis. Il fallait juste savoir si prendre avec moi.

Je regardais maintenant le Gryffondor, sans laisser mes yeux vagabonder à travers toute la salle. Il pouvait être sûr que toute mon attention était à présent porté sur lui et que j'attendais qu'il m'en apprenne plus sur son compte. Oui, parce que j'étais plus douée pour écouter que pour raconter ma vie. Enfin, bavarder sur des choses autre que la famille, cela me convenait. Le problème, c'est que les discussions primaires ont toujours la fâcheuse manie de s'orienter vers ce sujet-là. Ça commençait par « Tu viens d'où? » et ensuite « T'as des frères et sœurs? T'es parents sont moldus? ». Le genre de questions que je tenais à tout prix éviter.


- Parce que pour certains, être le petit frère de Lilian Easter ça veut forcément dire qu'on prend la grosse tête et ça vous fait passer pour quelqu'un qu'on n'est pas forcément. En tout cas, je suis content que tu ne le penses pas de moi.

Aaah. Vivre dans l'ombre de sa sœur, voilà quelque chose qui n'avait décidément pas l'air d'apprécier. Cela se voyait dans sa façon de réagir suite à mes paroles. Il me souriait comme si j'avais fait quelque chose de bien, alors que je n'avais fait qu'exprimer le fond de ma pensée. « Le pouvoir des mots » aurait dit mon père, qui était habile dans tout ce qui avait attrait pour le langage. Moi, je n'étais pas vraiment très douée dans ce domaine. Cela me posait d'ailleurs quelques soucis. Quand j'essayais d'être franche, mes propos manquaient souvent de tact, et c'était peu confortable dans les situations délicates. Pourtant, je ne cherchais pas à faire du mal à mon interlocuteur.

- Ça te dit de t'amuser un peu ?

** Hein, quoi? **

Trop absorbée par le contenu de notre bref échange, je n'avais pas trop suivi ce qu'il se passait autour de nous. Je voyais Hadrian, les yeux vifs, la baguette à la main. Il avait dû comprendre que je ne voyais pas trop où il voulait en venir, car il m'indiqua d'un mouvement de tête un garçon qui venait d'entrer. Un autre garçon que je ne connaissais pas très bien, mais qui avait la réputation d'être peu intelligent, alors qu'il se la racontait beaucoup. Je me retournais vers le Gryffondor. D'accord, j'avais compris, mais il comptait qu'on lui fasse quoi au juste?

Me mordillant la lèvre inférieure, j'hésitais un instant, louchant sur sa baguette. Il comptait lancer un sort? Merde, j'étais trop nulle. En plus, je lui avais dit que j'avais fait un duel l'an passé, il devait croire que j'étais assez douée, hors, c'était tout le contraire. Pour éviter de me taper trop la honte, je passais des samedi après-midi entiers à m'entraîner pour ne pas avoir un niveau trop dégradant. Mon égo n'aurait pas pu le supporter. Bon, en même temps, s'il comptait utiliser un sortilège que l'on avait appris en première année, ça pouvait passer. Pourtant, à la pensée des deux derniers mois d'été que j'avais passé sans entraînement -puisque nous n'avons pas le droit dans le monde moldu d'utiliser la magie- ne me rassura pas pour autant sur cette dernière réflexion.

Cependant, le ton de défi sur lequel il m'avait posé cette question ne me laissait aucun choix. J'avais un esprit de compétition bien trop développé pour refuser cette invitation à prouver mes capacités. En plus, ce changement brusque de situation m'évitait les conversations banales dont j'avais horreur, et me proposait un peu de divertissement dans cette ambiance peur festive. C'est vrai quoi, j'avais espéré qu'après la cérémonie nous trouvâmes un peu plus d'ambiance dans la salle commune des rouge et or. L'année dernière, quand j'étais enfin arrivée ici avec Alex, nos camarades avaient eu l'air de s'être beaucoup amusés avant d'aller se coucher.


- D'accord. Tu veux qu'on fasse quoi? Lui demandai-je sur le même ton challenger.

Pour lui montrer que j'étais toute prête à le suivre, je sortis discrètement ma baguette de la poche de mon uniforme et lui lançai un regard un peu provocateur.

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Sam 24 Sep - 20:03

Je l'aimais bien ma petite Helena. Bon elle était aussi grande que moi, voire presque mais je l'appréciais. Ce n'était pas sûrement ce genre de filles prise de tête qui te parle comme si tu étais le prince charmant qui venait les enlever pour les emmener dans son sublime château d'argent (c'est pas moi qui le dit c'est Blanche-Neige) pour ensuite faire plein d'enfants. Et croyez-moi, j'avais vu Lilian et Chuck tester, c'est pas mon truc ! Non je déconne : je les ai juste entendus. Là aussi je blague attendez ! Je parlerais pas comme ça sinon, je serais traumatisé à vie si j'avais vu ma sœur et ce qui lui servait de boyfriend en train de make sex. Je ne sais même si je serais là, devant Helena en train de lui parler amicalement. Non, je pense que je me serais suicidé en me tailladant les veines avec une enveloppe. Brrr, rien que de les imaginer dans sa chambre ou la tour d'astronomie j'en avais des frissons et des sueurs froides. Même si ma sœur était bien foutue (bah oui, vous croyez que les mecs lui courent après pourquoi?) je préférais ne rien imaginer et encore moins savoir quoi que ce soit.

Sujet clos. Je vous disais donc que j'appréciais Helena et je regrettais sérieusement de ne pas lui avoir parlé pendant l'année, je suis sûr qu'on aurait pu se taper de bonnes barres tous les deux. Surtout qu'elle donnait cette impression de filles qui n'ont pas peur de se prendre une retenue ou un truc du genre. Moi, dans ce genre de situations je répondais à la maxime « Pas vu pas pris ! » et croyez-moi, c'est juste parfait. C'est pour ça que j'espérais qu'elle prendrait mon parti et me suivrait dans mon délire de faire jaser un peu le gars. Sinon, je me prenais le deuxième gros vent le plus phénoménal de toute ma vie. Le premier étant ma main que je lui tendais et qu'elle n'a jamais serrée.

Même si je crut l'apercevoir ouvrir des yeux grands de surprise suite à ma question, j'avais le sentiment que ma collègue me rejoindrais, les étoiles qui commençaient à briller dans ses yeux la trahissait. Chouette ! Je me tassais sur mon canapé afin que le mec qui venait d'entrer ne me voit pas, ou du moins ne se doute pas que j'allais lui faire un petit tour, pas bien méchant mais assez pour me faire exploser de rire et cramer par la même occasion. Parce qu'une fois le première sort lancé sur lui, même s'il était bête comme ses pieds, il ne mettrait pas deux heures (enfin je crois) à comprendre qu'il y avait quelqu'un dans la salle commune et étant donné que celle-ci n'était pas grande comme le château de Versailles, il nous trouverait assez vite. Encore plus rapidement si on était morts de rire.


- D'accord. Tu veux qu'on fasse quoi?

Je la regardais. Elle était vraiment cool comme fille. Encore plus quand je découvrais qu'elle avait certains goûts en commun avec moi. Je sentais qu'on pourrait s'entendre elle et moi et c'est ça qu'est bon. En plus, avoir un allié féminin c'était toujours marrant et ça permettait d'avoir une vision en plus de la nôtre qui parfois, était presque mieux que celle qu'on avait au départ. Je haussais les épaules devant sa question. Bonne question. Je connaissais pas mal de sorts marrants et j'en avais trop qui se bousculaient dans ma tête à l'instant présent, j'avais beaucoup de mal à choisir. Si je pouvais, je ferais au gars un aperçu de tous ces sorts mais je n'étais pas méchant.

- Tu préfères quoi ? Mourir de rire ou mourir de rire ? Lui chuchotais-je suffisamment fort pour qu'elle m'entende sans pour autant pour que l'autre nous grille.

Je l'aguichais d'un sourire en coin et d'un haussement de sourcil évocateur. D'un coup, j'avais une nouvelle idée.


- Écoute : je lance le premier sort et après, à toi de me surprendre en lançant le deuxième. Ça te va ?

Après un clin d’œil, je me retournais sur mon canapé pour faire face à ma victime qui regardait un truc qui m’apparaissais tellement inutile que je ne pris même pas le temps de regarder ce que c'était. Je m'accroupissais et pointais ma baguette, tel un soldat dans une tranchée qui pointait sa mitraillette et était prêt à rentrer la tête au moindre mouvement brusque.

- Tarantallegra !

J'avais parlé suffisamment fort pour qu'Helena entende et d'un coup, mon bonhomme se mit à danser sur place. La polka, le flamenco : c'en fut trop et je dus me cacher derrière mon canapé pour ne pas me faire voir tout de suite. Entre deux rires, je parvins à dire à Helena :

- A toi !

Avant de plaquer ma main contre ma bouche et de remonter la tête pour regarder mon gars qui se déhanchait toujours sur place et ce, de manière aussi ridicule que risible. Je sens qu'Helena et moi allions passer une soirée de folie !

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Helena Dashwood
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Ven 28 Oct - 22:11

Je devais avouer que ce n'était guère mon genre de tourmenter un élève pour rire à ses dépends. On m'avait toujours apprit à ne pas se moquer. « Ne fais jamais subir à quelqu'un ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse subir », me répétait ma mère à chaque fois. Et moi, en tant que fille bien sage, j'encaissais toute cette morale qui me semblait à l'époque, bonne. Maintenant je me demandais bien quel plaisir j'allais ressentir à faire tourner en bourrique un élève peu malin. Sans doute que oui, je rirais devant son ridicule, que je rirais si fort et que je me sentirais si bien que je ne culpabiliserais même pas pour cet élève qu'Hadrian et moi auront écrasé sous le poids de la honte. D'ailleurs, plus j'y songeais, moins j'y accordais d'importance. Je regardais ma baguette comme si elle dépendait de ma vie.

Je sentais cette boule si familière au creux du ventre. Un peu comme celle qui vient me tordre les intestins avant un examen. Cette douleur qui est là pour me rappeler que je dois me prouver et prouver aux autres quelque chose. C'était en fait assez difficile à expliquer, car moi-même je n'étais pas sûre de bien comprendre ce qui se passait dans ma tête. La seule chose dont j'étais sûre, c'est qu'il fallait que je suive Hadrian et que j'allais amèrement le regretter si je ne le faisais pas. Disons que j'aurais comme une impression d'avoir loupé quelque chose... d'extra!


- Tu préfères quoi ? Mourir de rire ou mourir de rire ? Chuchota-t-il.

Tout en continuant de me regarder, un sourire mesquin s'afficha sur ses lèvres et je me demandais bien quelle idée il avait derrière la tête. Il ne se fit pas prier pour m'expliquer son plan.


- Écoute : je lance le premier sort et après, à toi de me surprendre en lançant le deuxième. Ça te va ?

Mon cœur se serra tandis que le mot 'surprendre' résonnait dans ma tête. Il fallait que je le surprenne, d'accord, mais comment? J'établissais une première liste assez superficielle des sorts qui me venaient instinctivement à l'esprit, mais aucun ne me semblait approprié. Que pouvais-je bien faire d'un 'Experlliamus' ou encore d'un 'Alohomora' dans le cas présent? Par Merlin, il devait bien y en avoir un dans le lot qui m'avait plu parce que je l'avais trouvé amusant à réaliser.

Je vis Hadrian prendre place sur le canapé en mode « je suis un agent secret et mon but est de tuer cet homme ». Ah oui, pour être à fond, il était à fond le Hadrian. A croire qu'il faisait ça tous les soirs avant d'aller se coucher et je ne sais pas pourquoi sur le coup, je ne me fis même pas la réflexion qu'effectivement, il pouvait se prêter à ce divertissement tous les soirs. C'était comme s'il savait parfaitement où il devait se placer pour que sa baguette vise le garçon en plein dans le mille. Ce côté joueur me donna soudain l'envie de troquer mon corps de jeune adolescente en besoin de prouver continuellement qu'elle était la meilleure contre celui d'une gamine dont l'ultime but était de faire une bonne farce.


- Tarantallegra !

Le pauvre garçon ne comprit absolument rien à ce qui lui arriva lorsque ses pieds commencèrent à l'entraîner dans une danse endiablée. L'effet comique ne se fit pas attendre avec le décalage produit par l'expression surprise et horrifiée qui se dessinait sur son visage et l'assurance avec laquelle ses pas le guidaient dans la moitié de la salle commune. Il avait l'air dépassé, complètement perdu et franchement, pour rien au monde je n'aurais manqué ce spectacle. Le franc rire d'Hadrian se mêla bientôt au mien, ainsi que celui de plusieurs autres personnes présentes dans la pièce qui nous évitèrent à nous, agent number one et agent number one bis de se faire repérer.

- A toi !

Vite, c'était à moi. Un instant j'hésitai à le rejoindre sur le canapé, mais il me sembla d'un coup plus stratégique de me dissimuler derrière le fauteuil d'en face. Ainsi, nous cernions notre victime et découvrir la cachette de ses ravisseurs lui serait une tâche beaucoup plus ardue. Je n'eus pas de mal à traverser la pièce sans qu'il ne me voit, car grâce au sortilège infligé par mon cher coéquipier, il était déjà bien trop occupé.

** Allez quoi, détends-toi un peu mon 'tit gars **


- Rictusempra, lançai-je une fois dans ma planque.

J'avais un peu les doigts qui tremblaient tandis que je visais le jeune garçon. Je fus extrêmement soulagée lorsqu'il se mit à rire à son tour sans aucune raison. Les personnes qui n'avaient pas compris que le Gryffondor n'était que notre marionnette devait vraiment le prendre pour un fou... tous ces rires devaient le rendre complètement fou.

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Hadrian T. Easter
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MessageSujet: Re: Oublie le Club Med, on est à Gryffondor ici [Helena]   Sam 12 Nov - 19:12

Il est vrai qu'en bon enfant bien élevé et éduqué dans le but d'assister à des bals mondains, mes parents m'avaient appris à bien me tenir et surtout à ne pas me moquer des gens. Parce que c'est malpoli et je le sais. C'est pourquoi je ne me moque jamais à propos du physique mais juste quand la situation est originale et que la personne qui la vit a juste l'air trop débile et là, c'est sûr qu'elle peut prendre cher. Mais bon attendez, ce gars là, même mes pieds étaient plus intelligents que lui alors j'avais bien le droit de me moquer un peu. Il ne remarquerait rien avant la prochaine éclipse solaire. C'est-à-dire quand Héléna et moi aurions déguerpi à toutes jambes loin de lui bien avant que cela ne se produise. Je sais ça ne correspondait pas à mes valeurs, celles que mes parents m'avaient inculquées mais une fois de temps en temps, cela ne fait jamais de mal et arrêtez de croire que je suis le seul à le faire, tout le monde le fait même si au fond de nous-mêmes on sait tous que c'est mal. Et puis sérieusement, je ne suis pas du genre à me moquer méchamment des gens comme ça, sans raison. Non en général c'est plutôt entre potes et encore, ce n'est jamais bien méchant.

Puis il est clair que je n'aurais rien fait si Héléna ne m'avait pas suivi or, ce n'était pas le cas. Elle était même plutôt dans le coup. Cependant, j'avais toutefois crut distinguer dans ses grands yeux bleus une lueur un peu inquiète, une lueur d'appréhension. Oh, ça fait toujours ça au début et après, on s'habitue! En tout cas, elle eut bien du mal à se retenir de rire et se concentrer sur le sort qu'elle allait lancer au gars tellement l'état dans lequel je l'avais mis était hilarant. Je vous avais dit : je ne fais jamais les choses à moitié. Remarque, moi aussi j'avais du mal à ne pas exploser de rire à gorge déployée, même la main sur la bouche et recroquevillé sur mon fauteuil. C'était horrible, je sentais les sursauts de rire, je me pinçais même le nez pour me forcer à arrêter mais ça ne voulait pas. Et puis, quand j'entendis Héléna jeter son sort qui fit exploser de rire le mec à côté sans raison, c'en fut trop, la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ma main se retira d'elle-même de ma bouche, je me tordais de rire sur mon siège tout en me tenant les côtes. Je fis l'erreur de le regarder et cela me fut fatal : j'éclatais de rire de plus belle et étais maintenant allongé sur le ventre en travers du fauteuil, tapant sur les accoudoirs. J'en avais mal au abdos et la larme à l’œil. Je jetais un regard hilare à Héléna pour voir qu'elle aussi rigolait, mais moins que moi cependant. Elle n'était pas habituée et devait sûrement se sentir gênée vis-à-vis du garçon. Oh ces sorts ne duraient jamais très longtemps et c'est pourquoi je décidais qu'il était temps pour nous de s'enfuir si on ne tenait pas à se faire prendre en flag'.

Je me relevais tant bien que mal, la main gauche sur le bide tellement j'avais mal, un sourire encore sur les lèvres et un rire qui éclatait dans la gorge puis de la main droite j'attrapais celle d'Héléna que je tirais vers moi en direction des escaliers menant aux dortoirs. Plusieurs on manqua de se casser la figure sur les marches parce qu'on trébuchait à cause de nos éclats de rire qui nous empêchait de gravir l'escalier correctement. Ce n'est qu'une fois en haut que je me laissais littéralement tomber sur le sol, lâchant aussi la main d'Héléna. Pendant un moment aucun de nous deux ne prononça un mot, trop occupé à reprendre notre souffle. D'ailleurs on n'entendait que notre respiration saccadée et endiablée. Une fois calme, je lui lançais un regard avant d'étouffer un nouveau rire qui se transforma en un sourire et détournais les yeux vers le sol.


- T'as vraiment bien géré Héléna, je suis fier de toi, dis-je en haussant les épaules, amusé. Je crois que tu es une des personnes qui m'a le plus fait rire de toute ma vie et crois-moi, c'est pas rien !

Je me relevais avant de prendre de nouveau sa main et l'aider à se remettre debout. Il était temps pour nous de nous dire au revoir, d'aller passer une bonne nuit de sommeil avant d'attaquer les cours.

- On se revoit demain en cours ? Lui demandais-je, même si je savais que dorénavant, je n'ignorerai plus ma petite Héléna. Allez, on se fait la bise !

Oui vous savez, ce truc de Français quand on se fait un petit bisou sur les deux joues. Des sourires sur les lèvres nous nous tapâmes la bise puis nous dirigeâmes dans nos dortoirs respectifs. J'étais tellement crevé d'avoir tant ri qu'à peine j'étais en pyjama, je m'écroulais sur mon lit et m'endormais direct, avec toutefois encore les images de cette soirée de dingue dans la tête avec en prime, le joli sourire d'Héléna.

THE END.

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