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When will my life begin... ¤Scotty.

 

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 When will my life begin... ¤Scotty.

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Ophelia Ivanova
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MessageSujet: When will my life begin... ¤Scotty.   Mer 31 Aoû - 2:39

Elle alluma une cigarette, en prit une bouffée puis la jeta en suivant. Pour la énième fois, Ophelia observa le mégot qu'elle avait lâchement abandonné sur le sol de la rue pavée, et se demanda pour la millième fois pourquoi elle gaspillait son argent à acheter des cigarettes qu'elle commençait à peine avant de les jeter aussitôt. Un sourire éclaira son visage quand elle pensa qu'Elle lui aurait jeté un regard de reproche si elle avait vu ça. Prise d'une soudaine culpabilité, elle se baissa, ramassa son mégot et alla le jeter dans la poubelle la plus proche.

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Ses mains libres, elle en profita pour fouiller dans le sac en papier qu'elle tenait dans la main droite, et en sortie un énorme panini au chocolat - elle savait d'avance qu'elle ne le finirait jamais, mais elle l'avait quand même acheté dès qu'elle l'avait aperçu par la vitrine d'une boulangerie moldue. Autant dire qu'elle avait craqué, comme un enfant derrière les vitrines lorsque Noël arrivait... Elle mordit à pleines dents dans le pain encore tiède, les yeux perdus dans le vide, mais tout en prenant soin de ne pas bousculer un passant. Les rues de Londres étaient bondés de touristes en tout genre, dont elle faisait partie. Revenir dans cette ville lui faisait tout drôle. Pas qu'elle n'y était pas retournée depuis ses années scolaires, mais elle voyait en cette journée Londres comme si elle était à nouveau cette petite fille de onze ans perdue qui cherchait la voie 9/4... C'était certainement à cause de la raison pour laquelle elle avait transplané ici en début d'après midi, qui la faisait repenser plus tôt que prévu à ce qu'elle avait bien pu vivre sous le plafond enchanté de la Grande Salle...

Elle se faufila soudain dans une rue nettement moins peuplée : Une ruelle froide et sombre, loin du chaleureux quartier de Covent Garden. C'était là que ses parents avaient été obligés de l'emmener pour la première fois quelques jours avant sa première rentrée à Poudlard, pour qu'elle puisse s'acheter le nécessaire dont elle aurait besoin par la suite. Avec un sourire aux lèvres, elle ouvrit la porte grinçante du Chaudron Baveur, et puis, comme une vapeur qui s'échappe du train, les souvenirs refirent surface...



Le jour de ma répartition semblait si lointain... Tout était assez flou. Après tout, les années avaient passé, et je semblais aujourd'hui bien loin de la petite fille craintive que j'avais été autrefois. C'était malgré tout le moment ou l'un des moments le plus important pour les sorciers, et je ne pouvais pas avoir oublié. Je me plongeais alors dans les souvenirs brumeux, m'accrochant à certains détails qui auraient pu faire basculer la balance... Ce fut la fumée du Poudlard Express qui sembla alors se matérialiser sous mes yeux. Je revis l'air inquiet que mes parents avaient souvent -toujours- abordé dans mon enfance : Je le connaissais par coeur et il avait peuplé mes cauchemars, mes craintes de petite fille surprotégée, mon enfance. J'avais toujours été persuadée que mes parents savaient et avaient toujours su ce qui était le mieux pour moi, comme on écoute les consignes du manuel d'utilisation sur une vulgaire playstation... C'était alors avec une anxiété non-retenue que j'étais montée dans le train rouge impressionnant pour une enfant qui n'avait jamais quitté la maison en 11ans de vie. J'ai bien vu que mes parents auraient alors tout fait pour m'arracher à mon destin, et c'était seulement aujourd'hui que je pouvais les remercier de ne pas l'avoir fait. Nous avions toujours tout calculé dans ma vie : Le matin, c'était cours de latin, de français et d'anglais. L'après midi, cours d'histoire, de musique et d'art. Les seuls écarts avaient été pour m'apprendre d'autres arts comme la cuisine, le russe ou la couture, le poney étant bien trop dangereux. Mes parents -et moi par conséquent- avaient vu si loin qu'ils avaient été jusqu'à oublier que j'allais grandir et être arrachée à eux à mes 11ans. Peut-être étaient-ils persuadés qu'ils avaient si bien veillé sur moi que plus rien ne pouvait se mettre en travers de leur destiné- de MA destiné ? Je ne le saurais jamais.

C'était pleine de doutes que je m'étais alors retrouvée devant plus de personnes que je n'en avais jamais alors vu - mon entourage se limitait uniquement et strictement à mes parents et aux gens que mes parents employaient pour les aider à s'occuper du grand manoir où nous habitions. J'avais alors imaginé toutes ses personnes, ces pauvres élèves et professeurs qui n'avaient rien demandé à personne, avec des dents pointues et un regard d'assassin notoire. Lorsque le Choixpeau avait décidé mon admission à Serdaigle, je n'étais même pas sûre que mes parents m'avaient déjà expliqué comment s'étaient passées leur propre répartition... Je ne me doutais pas à ce moment là qu'ils avaient sans doute cherché à ignorer le futur : Peut-être qu'en ne parlant pas de ce qui allait forcément se passer, tout allait être réduit à néant ? Je m'étais alors avancé vers la table qui m'accueillait à bras ouverts -je m'étais à l'avance assurée de bien connaître l'emplacement de la table de chaque maison, je ne voulais pas paraître ridicule en me trompant, à la place je m'étais trouvée maladive...

Je me souviens peu du repas qui avait suivi, même en cherchant bien. Pour la simple et bonne raison que je l'avais passé à éviter les autres -si gentils qu'ils cherchaient même à me faire la discussion. Si j'avais été une Princesse, je me serais aussitôt transformée en citrouille pour passer inaperçu. Je m'étais sentie si mal que j'en aurais presque pleuré - ce qui arrivait rarement, ayant peu de raisons de verser de quelconques larmes d'habitude. Lorsque la directrice avait annoncé la fin du repas, je m'étais précipitée en dehors de cette salle de cauchemars, au point de ne pas suivre mon préfet et de me retrouver perdue, dans un coin du hall, tremblante des pieds à la tête, comme un lapin prit au piège devant un chasseur, en priant pour ne pas me faire repérée, quitte à passer la nuit dans un placard...

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Scott McBeth
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MessageSujet: Re: When will my life begin... ¤Scotty.   Jeu 8 Sep - 15:36

Je m'étais toujours juré de ne pas me faire ce genre de constatation car j'avais toujours trouvé cela ridicule de la part des adultes - les banalités m'ennuyaient car elles étaient inutile. Mais aujourd'hui, alors qu'une nouvelle année commençait à Poudlard, je ne pouvais m'éviter la remarque suivante : le temps passe si vite. J'entamais ma quatrième année à Poudlard, ce qui voulait dire que cela faisait, voyons voir, trois fois 365 jours, à savoir 1095 jours exactement si je ne me trompais pas, que j'avais posé le Choixpeau sur ma tête. 1095 jours quand on a 14 ans, cela représente tout de même un quart de notre vie, et ça donnait un peu le vertige. Un quart de ma vie et la moitié de ma vie à Poudlard étaient passé depuis que je m'étais fait répartir à Serdaigle!...

Ce qui ne changeait pas avec le temps, en revanche, c'était les mines effrayées des petits nouveaux qui attendaient bien sagement au milieu de la Grande Salle que leur nom soit appelé et que la cérémonie se passe. Nous étions tous là à les regarder, avec plus ou moins d'intérêt car ce n'était pas non plus un spectacle de cirque et nous avions d'autres choses plus intéressantes à faire - comme nous retrouver après deux mois d'été par exemple. Mais alors que je discutais avec mes voisins, je captais le regard de Taylord à travers la foule des élèves et lui fit un petit signe qu'elle me renvoya, et comme souvent dans ces moments-là, mon regard fut attiré par quelque chose d'autre alors qu'un élève nous coupa l'un de l'autre, et mes yeux furent amenés à se poser sur la tête blonde d'une petite nouvelle. Bon sang! J'avais oublié - Ophelia Ivanova faisait son entrée à Poudlard cette année, mes parents me l'avaient rappelé avant de partir en coup de vent, comme à l'habitude. J'avais rangé cette information dans un coin de ma tête. Je n'oubliais jamais les choses, mais il fallait dire que je rangeais de la sorte un nombre incalculable d'informations, et que je ne mettais pas forcément la main dessus quand il le fallait.

Les Ivanova habitaient en Écosse non loin de chez nous et étaient venus plusieurs fois à la maison, en particulier quand on était petits. Je crois que nos parents partageaient plusieurs centres d'intérêt communs, comme la littérature ou les arts, et je me souviens qu'ils discutaient souvent pendant des heures dans notre salon. Ophelia était plus jeune que nous tous, mais les jumelles lui avaient évidemment tout de suite mis le grappin dessus, car rien ne peut passer inaperçu aux yeux d'Eileen et d'Aisling. Mais Ophelia n'avait pas réagi comme la plupart des enfants, à savoir qu'elle n'avait pas été ravie d'avoir deux charmantes - et un peu trop exubérantes - nouvelles amies plus âgées qu'elle, et elle s'était recroquevillé sur elle-même comme un escargot. Malgré les efforts des jumelles, rien n'y avait fait, et moi j'avais trouvé cela curieux qu'une petite fille unique ne prenne pas plaisir à avoir de la compagnie de son âge pour une fois, mais je comprenais également qu'elle ne devait pas avoir l'habitude. D'un autre côté, j'étais bien placé pour savoir que les jumelles pouvaient être - comment dire - envahissantes. Je les préférais séparées, d'ailleurs. Je les aimais de tout mon coeur car elles étaient mes soeurs, mais je préférais passer du temps avec Aisling seule, ou bien Eileen seule, car dès qu'elles étaient ensemble, il y avait cette espèce d'alchimie entre elles contre laquelle je ne pouvais pas lutter, et Eileen voulait trop faire son chef. Eileen était sans doute celle avec qui je me disputais le plus, d'ailleurs. Elle avait la fâcheuse habitude de croire que, parce que j'étais le petit dernier, je devais lui obéir à la baguette, ce qui, si ça avait été le cas fut un temps, était hors de question à présent.

J'avais essayé d'intervenir en expliquant aux jumelles qu'Ophelia avait plutôt l'air timide et qu'il ne fallait pas trop la brusquer. Eileen m'avait regardé avec des yeux ronds comme des billes - le concept de la timidité lui était incompréhensible, je crois - mais Aisling avait compris, et d'ailleurs elles avaient laissé leur nouvelle amie tranquille quelques minutes après ça. J'avais simplement souri à Ophelia et j'avais continué à lire tranquillement. Mais la fois d'après, je lui avais parlé un petit peu, et de fil en aiguille elle avait baissé son voile de timidité, du moins avec moi, et on passait des bons moments à jouer ensemble. Aujourd'hui, elle entrait à Poudlard.

Entendre le Choixpeau la répartir dans la même maison que moi me remplit d'une grande satisfaction, que je ne compris pas tout de suite. Peut-être était-ce une victoire face à Eileen qui s'évertuait à penser que, si, Ophelia était comme elle mais qu'il fallait juste la mettre à l'aise. Au final, Ophelia était plus comme moi, et cela me faisait plaisir. Je ne la connaissais pas tant que ça - ses parents étaient tellement protecteurs qu'ils ne la laissaient pas venir chez nous sans être là eux aussi - mais assez pour lire sur son visage une peur assez prononcée. D'un côté, si chez moi elle s'était montrée aussi effrayée, ce n'était pas à Poudlard qu'elle allait se sentir mieux. Je me promis de la retrouver à la fin du repas, et repris le fil de ma conversation.

Quand ce fut l'heure de rentrer dans nos dortoirs, le temps que je me lève et que je la cherche, elle avait disparu. Je courus dans le Hall. Je m'arrêtai un instant - et Taylord? Elle n'allait pas comprendre que je ne l'attende pas, elle allait m'en vouloir peut-être... Mais je ne pouvais pas laisser Ophelia sans lui montrer un peu de soutien alors qu'elle avait l'air toute apeurée! Au même moment je vis sa tête blonde en haut de l'escalier, qui empruntait un chemin totalement différent du groupe des première année de Serdaigle. Tant pis. Je m'élançai et courus, bousculant les élèves et lançant des "pardon" au hasard.


- Ophelia! l'appelai-je alors que je n'étais plus qu'à quelques mètres d'elle.

Elle s'était appuyée contre le mur et paraissait si effrayée que j'en eus un pincement au coeur.


- Ophelia, dis-je plus doucement en arrivant devant elle. Je lui souris. J'avais tellement grandi que je faisais une bonne tête de plus qu'elle. Qu'est-ce qu'il y a? Tu veux que je te montre le chemin des dortoirs? Ne t'inquiète pas, tout le monde est très gentil ici! Bon, je pouvais bien m'autoriser un mensonge si c'était pour la rassurer. Comme j'étais content de la revoir, je la serrai dans mes bras. C'est super que tu sois à Serdaigle avec moi! J'étais embêté qu'elle ne se sente pas à son aise, et pour la première fois je me demandais si ses parents n'avaient pas fait une erreur de l'empêcher ainsi de s'ouvrir au monde.

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Ophelia Ivanova
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MessageSujet: Re: When will my life begin... ¤Scotty.   Jeu 8 Sep - 21:37

Elle voulut pousser doucement la porte du Chaudron Baveur, mais un courant d'air passa là, ébouriffant ses longs cheveux blonds, faisant claquer la porte dans un bruit sec. Elle se tourna vers Hannah Abbot, lui demandant de l'excuser d'un regard, en lui souriant. Celle ci lui rendit son sourire. Ophelia rangea son panini au chocolat dans son sac de papier avec regret, mais se promit à elle même de le manger plus tard. Alors qu'elle cherchait des yeux la personne qu'elle venait voir, son regard se perdit dans le vide, là, alors qu'elle était plantée devant la porte et qu'elle risquait de se faire bousculer à tout moment. Un simple claquement de porte lui fit penser que c'était peut-être sa répartition, le claquement de sa vie : Il s'était fait tellement rapidement, tellement subitement, qu'elle n'avait pu saisir dans l'instant qu'il allait changer sa vie à jamais...

__

Serdaigle. Serdaigle. La maison de Scott. Mon Scott. J'aurais menti si j'avais osé affirmer que je n'avais pas souhaité y atterrir parce qu'il y était lui aussi : Nous étions tellement mignons, tellement faits l'un pour l'autre tous les deux, qu'il était évident qu'on soit de la même maison, non ? Heureusement pour moi, ou plutôt moi au présent -car je ne devais pas vivre selon mes illusions- et pas la moi que j'étais à cette période là, Serdaigle me convenait parfaitement. J'aimais à me dire certaines fois que le Choixpeau avait tout calculé : Il avait réussi à associer ce que j'étais irrévocablement avec ce que je désirais le plus, par un quelconque tour de magie. J'avais pour lui une puissante admiration, depuis le jour et l'heure ou j'avais compris tout ça. Il était toujours étrange de se dire qu'un simple -même si celui ci était tout sauf basique- chapeau pouvait lire en nous jusqu'à décerner la moindre qualité ou le défaut le plus caché, afin de mesurer le pour et le contre et nous envoyer chez nos pairs.

A ce moment là, je ne mesurais pas l'importance du moment, ni même ce que les années suivantes allaient changer en moi et chez moi. J'aurais lancé des appels au secours à toutes les personnes présentes si ça m'avait sorti de la grande salle ce soir là ; Comme une biche devant un chasseur, j'avais plus que jamais eu l'impression d'être attaquée de toutes parts, sortie de force de mon cocon protecteur qu'étaient mes parents et mon manoir, mes habitudes et mes occupations mécaniques. J'avais eu l'enfance d'un oiseau prisonnier en cage qui pense que son maître lui veut du bien : J'avais été ce qu'on avait voulu que je sois, et je n'avais pas crié, j'étais restée. J'avais tout pour être heureuse après tout, j'étais une poupée de cire, qui ne se brise pas car rien ne peut l'atteindre... Mes parents avaient voulu me donner tout ce que je désirais, non pas pour céder à de quelconques caprices -comment pouvait-on fait des caprices si on vivait dans un monde parfait, sans haine ni tyrannie?-, mais pour me préserver de la vie. Ce qu'on ne calcule pas, c'est qu'on ne peut pas lutter contre la Vie pour toujours, elle finit par prendre le dessus, comme la nature le veut, comme il se doit... J'aurais du être préparée plus tôt au "claquement" de ma vie. Peut-être le réveil aurait-il été moins brutal...

C'était en rejoignant ma table que j'avais aperçu au loin, dans un dernier regard de désespoir, deux mines familières, deux petites bouilles d'écossaise qui m'avait rappelé que je ne pouvais pas être seule puisque Scott était là. Il était là comme il l'avait toujours été, à veiller sur moi. A ce moment là j'avais juste eu l'impression que j'avais enfin retrouvé mon du, comme si j'étais l'héroïne -c'est ce que j'étais, dans ma tête, mais je ne pouvais pas savoir que la vie ne ressemblait pas à ça- d'un conte grotesque, et qu'on m'avait enlevé mon futur chéri pour me mettre à l'épreuve. Eh hop, loupé, j'étais là...

A prendre un fichu air torturé parce que j'avais aperçu mon prince, au bout du couloir, qui venait vers moi.

Non mais je vous jure, je n'avais aucune idée que j'avais déjà une mine si déconfite que ça, alors j'avais décidé de l'aggraver, pour que Scott vienne à nouveau m'aider, comme il l'avait fait de nombreuses fois les après midi d'été chez lui lorsque ses sœurs faisaient l'erreur de tenter de jouer avec moi... Moi, la fille à la peau trop blanche d'être trop restée dans ma chambre pour lire, à l'âge du bac à sable...


- Ophelia!

Doux prince ! Oui, je t'ai vu ! Vole vers moi !... Oui oui.

Lorsqu'il avait traversé la distance qui nous séparait, je me souviens d'avoir ressenti un franche sentiment de sécurité -très bref néanmoins-, et de la reconnaissance, aussi.
Ophelia, qu'est-ce qu'il y a? Tu veux que je te montre le chemin des dortoirs? Ne t'inquiète pas, tout le monde est très gentil ici! C'est super que tu sois à Serdaigle avec moi!

Il m'avait alors prise dans ses bras et j'avais souhaité qu'on finisse tout de suite devant l'autel, avec papa qui m'accompagnerait en me tenant par le bras, maman qui serait en larmes à cause de l'émotion. Même ses sœurs auraient été calmes, émues devant un mariage si beau. Mes souhaits auraient été directement exaucés vu que je vivais dans un monde merveilleux et tellement agréable, si j'avais vraiment souhaité que cette envie soudaine se réalise. Non, personne ne se marie à 11ans, je devais attendre, et c'était délicieusement agréable car j'avais tout mon temps pour rêver de ma robe de mariée.

Je me souviens encore que j'avais essayé de sonder le regard de Scott, mais j'étais trop petite, trop minuscule dans ce nouveau monde que je ne connaissais pas. Ma vie à moi s'était résumée à de la mécanique et aux rêves, aux rêves, encore aux rêves au point d'en revenir à la mécanique...

Dans mon enfance, Scott avait été le seul à franchir le fil invisible, ce cocon presqu'invincible que je n'étais moi-même même pas capable de percevoir. Le regard plein de fierté de mes parents avaient toujours suffit à me combler, parce que rien n'existait à part eux. Ils étaient les seuls à souhaiter mon bien, ma protection, à souhaiter que je sois heureuse. Le monde avait été dangereux pour moi dès ma naissance.


- Scott, mon Scott ! M'étais-je exprimée d'une voix crispée par le stress mais pleine d'affection. J'avais essayé de reprendre contenance pour lui faire comprendre que j'étais prête à aller chasser des dragons si c'était avec lui, mais je n'avais jamais autant tremblé depuis l'attaque de ballons d'eau des sœurs McBeth. Oh non, non, je n'étais pas du tout perdue... Mais si tu voulais bien m'accompagner jusqu'à ma – NOTRE ! Scott c'est merveilleux!- salle commune, tu serais un amour... ça fait longtemps que nous n'avons pas échangé quelques mots, ça serait bien l'occasion... Qu'est ce que c'est beau ici, tu ne trouves pas ?

C'était ce moment que j'avais alors choisi pour regarder Poudlard dans toute sa splendeur. Encore une fois, inutile de vous dire que je n'avais rien vu... Pas de magie, pas d'étincelles. J'étais minuscule.
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Scott McBeth
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MessageSujet: Re: When will my life begin... ¤Scotty.   Ven 23 Sep - 15:00

- Scott, mon Scott !

Venant de quiconque cette phrase aurait pu être bizarre, mais de la bouche d'Ophelia, il n' avait rien de plus normal. J'eus tout de même un petit regard gêné autour de nous, afin de vérifier que Taylord n'était pas dans les parages, car je préférais éviter que ma copine entende une autre fille m'appeler ainsi avec autant d'ardeur dans la voix... Bien sûr c'était aisé d'expliquer qu'Ophelia et moi étions amis d'enfance, mais le caractère de la fillette était tellement original que c'était nettement moins facile d'expliquer pourquoi elle agissait comme une princesse qui venait tout juste de descendre de sa haute tour pour la première fois. Mais bon, moi, je m'y étais fait, et puis, je me faisais à tout de toute façon, car il est essentiel pour un Homme de savoir se faire à son environnement.

J'avais beaucoup de tendresse pour Ophelia, autant que pour l'une de mes sœurs, je crois bien. Elle m'avait toujours parue différente des autres, fragile comme un petit oiseau tombé de son nid, mais à la fois forte et très intelligente dans les domaines qu'elle maîtrisait. Ce n'était pas forcément évident d'imposer son style quand on était le petit dernier de la famille, et Ophelia avait toujours été là pour m'écouter et s'intéresser à ce que je faisais. Les jumelles, de qui j'étais le plus proche, avait trop d'énergie à revendre pour m'écouter parler des livres que je lisais ou des théories que j'essayais de percer à jour. Ophelia était comme moi sur ce point là : l'intellect était quelque chose d'important pour elle et nous avions passé pas mal de temps à comparer nos lectures et dire pourquoi nous préférions tel ou tel bouquin, et même à échanger quelques mots en français et dans les autres langues que nous avions envie d'apprendre. Parfois aussi nous jouions dehors, mais ce n'était jamais aussi aventureux qu'avec les jumelles, et moi j'aimais tout autant. Il y avait un aura de calme qui entourait Ophelia dont j'aimais beaucoup profiter. Et voilà qu'elle débarquait à Poudlard, et qu'après sa mine terrifiée elle m'offrait son regard de petite princesse effarouchée prête à se jeter corps et âme dans cet affreux monde hostile! J'eus un petit sourire - elle avait quelque chose de touchant - après l'avoir serrée dans mes bras. Mais sa présence à Poudlard allait m'apporter quelque chose, je le savais.


- Oh non, non, je n'étais pas du tout perdue... Mais si tu voulais bien m'accompagner jusqu'à ma – NOTRE ! Scott c'est merveilleux!- salle commune, tu serais un amour... ça fait longtemps que nous n'avons pas échangé quelques mots, ça serait bien l'occasion... Qu'est ce que c'est beau ici, tu ne trouves pas ?

Son entrain était communicatif et j'attrapais sa petite main dans la mienne - j'avais tant grandi par rapport à elle!


- Ça ne m'étonne pas tant que ça qu'on soit dans la même maison, tu sais, lui lançai-je en souriant. J'avais toujours trouvé en elle cette partenaire dont j'avais rêvé, alors que mes sœurs les plus proches étaient inséparables.

- Je t'avais dit que Poudlard serait à la hauteur de tes espérances, affirmai-je. Oui, le château était beau, mais ce qui était encore plus beau à mes yeux c'était tout le savoir et la magie qui en émanait... Je n'aurais jamais assez de sept années pour en venir à bout, et déjà je trouvais que le temps filait bien trop vite pour me laisser le loisir d'accomplir tout ce que j'avais prévu.

Je l'emmenai un peu plus loin, lui racontant des petites anecdotes sur les tableaux animés et les armures qui marmonnaient que les petits première année étaient toujours bien trop bruyants et surexcités et perturbaient le calme des couloirs.


- Pas toujours, la preuve,
coupai-je court au discours peu élégant d'une vieille statue en pierre au talon cassé - et je mettais ma main à couper que c'était la faute d'élèves un peu trop excités. Je désignai du regard la petite blonde à mes côtés, et lançai un regard peu amène à la statue grincheuse. Je détestais qu'on fasse des généralités, et malheureusement, Poudlard avait tendance à aimer les généralités, en commençant par la répartition dans les différentes maisons. Puis j'emmenai Ophelia un peu plus loin, alors que la statue, étonnée qu'un élève ait osé lui coupé la parole, s'était tue et se contentait de bougonner des choses incompréhensibles dans sa barbe en pierre.

Mon rôle avait toujours été de protéger Ophelia et de prolonger un peu plus le cocon dont l'avaient enveloppée ses parents. Je ne lui voilais pas autant la vue qu'eux, mais j'aimais tout de même empêcher la vie d'être trop brusque avec elle, comme si la petite blonde était faite d'une porcelaine rare et inestimable.


- Par là, ce sont les cachots, et les salles communes de Poufsouffle et Serpentard. Eileen et Aisling traînent souvent par là, lui expliquai-je. Même si elle était plus proche de moi que des jumelles, c'était toujours agréable de rencontrer des têtes connues quand on arrivait dans un endroit étranger. Je continuai ma visite guidée tout en me dirigeant vers la tour de Serdaigle. Découvrir toutes les merveilles de Poudlard était, je me rappelle, quelque chose d'assez intense, et je ne me lassai pas d'observer Ophelia qui ne savait plus trop où donner de la tête car le château regorgeait de surprise à tous les coins de couloirs. Tout près de l'entrée de la salle commune, le fantôme de la Dame Grise errait dans la brise de cette fin d'après-midi, forme translucide, vaporeuse, brillante.

- C'est Helena Serdaigle, la fille de Rowena. Elle est très gentille et très cultivée, mais très difficile à approcher... murmurai-je à Ophelia. A peine eus-je dit ces mots que deux élèves qui discutaient un peu plus loin haussèrent un peu le ton et la Dame Grise, surprise dans sa réflexion par le son soudain plus fort, sursauta et s'évapora dans un petit "pop" évanescent.

J'entraînai alors Ophelia dans un escalier en escargot, étroit, et la fis passer devant moi. Tout en haut, il y avait un simple pan de bois, lisse. Je soulevai le heurtoir en forme d'aigle et une voix s'éleva de son bec, douce et harmonieuse :


- Je fus demain, je serai hier. Qui suis-je?

- A toi de jouer, murmurai-je à Ophelia. La solution de l'énigme nous permettra de rentrer dans la salle... Je lui lançai un petit clin d'oeil.

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MessageSujet: Re: When will my life begin... ¤Scotty.   Dim 23 Oct - 21:27

Elle essaya de toutes ses forces de se rappeler de chaque détail de ces premiers jours à Poudlard, mais ce n'était pas glorieux. Poudlard avait été un terrain miné dès qu'elle y avait mis les pieds, et cette situation n'avait pas changée du jour au lendemain. Sa vision de Poudlard s'était modifiée en même temps que sa personnalité, mais elle gardait de ses épreuves une bonne leçon, ainsi que de bons souvenirs malgré tout. Elle se questionna à nouveau sur ce qu'elle aurait été sans Poudlard, sans Scott, sans Elle, sans Lu, sans toutes ces personnes qui l'avaient aidée à s'en sortir avec une patience infinie.

Son café était brûlant, et elle se brûla les lèvres.

__

Lorsque Scott avait touché ma main, j'avais réagi comme à l'accoutumé : Je n'avais pas cillé, j'avais gardé le sourire comme s'il s'apprêtait à m'annoncer qu'il allait se rendre aussitôt chez mes parents pour lui demander ma main et que je faisais mine de ne pas le savoir. Ça avait toujours été quelque chose d'inédit : Si une autre personne du sexe opposé – et du même sexe que moi en fait- m'avait frôlé, j'aurais réagi niaisement, à l'excessive, comme une papillon à qui on touche les ailes, à l'image des femmes fragiles de romans d’antan. Ces femmes pales, fragiles à l'excès, dramatiques avec un ton de comédie agaçant ça avait été moi à Poudlard et avant, mais j'avais l'excuse de l'invention : Ces femmes là étaient faites pour les rendre ridicules dans des livres ou pour essayer de s'adapter au siècle souhaité -comme si de telles femmes avaient pu exister, non mais franchement !-, alors que moi, j'étais... J'étais réellement la papillon de nuit qu'on plongeait dans la lumière, prise de tourbillons, impossible d'atterrir, je m'apprêtais à mourir sur le champs. C'était ma vie ; j'étais un papillon de nuit, si pâle, luttant pour garder intacte sa vie d'illusions et de rêves abrutissants. Je voulais qu'on me laisse à ma nuit pour pouvoir m'y plonger et rêver sans qu'une malsaine lumière vienne me brûler les ailes.

- Ça ne m'étonne pas tant que ça qu'on soit dans la même maison, tu sais.

J'aurais sautillé comme une petite fille à qui on annonce qu'on va l'emmener à Honeydukes pendant que sa sœur aînée, celle qui te tire les cheveux pour t'embêter, ira à un concert des Bizar'Sisters : Le paradis, la paix. Néanmoins je m'étais contentée d'afficher un énorme sourire, dit « de BN », parce que tout de même, sautiller, ce n'était pas très raffiné. J'avais lu dans ses paroles des milliers de belles promesses de prince charmant, comme s'il était normal que ça soit Scott qui m'offre des sucres d'orge. Jamais il ne me serait venu à l'esprit que je finirais sans doute par les refuser – en admettant qu'il m'en donne réellement.

- Je t'avais dit que Poudlard serait à la hauteur de tes espérances, avait il alors dit.

J'avais haussé les épaules, je buvais ses paroles : Il avait raison après tout, c'était forcé. Je savais évidemment qu'il se trompait sur le fait que Poudlard  me plaisait, car je décidais d'appeler dès le premier jour mes cauchemars « Poudlard », mais j'étais sûre que je finirais par aimer Poudlard puisque Scott l'aimait aussi...

- Pas toujours, la preuve, finit-il par ajouter à destination des étranges statues du couloir.

Je sursautais à la vue des statues obscènes. Celles du manoir m'avaient toujours fait maintes éloges à mon passage, comme si elles avaient été programmés pour me remercier de me montrer comme elles... Une humaine qui se comporte comme une statue alors qu'elle n'en est pas obligée -peut-être pensaient elles que j'étais solidaire à ce point là ?-, c'était si glorifiant, ça montrait à quel point elles étaient intéressantes... Pour un peu, elles m'auraient conseillé de me peindre en gris. La statue du manoir : Ne pas bouger de son sol de parquet... Sauf que ces statues là m'avaient regardée d'un air mauvais, comme si elles étaient sûres qu'à partir de ce jour, j'allais m'arranger pour les embêter... Elles reflétaient à quelque chose près ma joie d'être près d'elles en ce jour. Mais si ça avait pu me permettre de voir Scott me désigner comme "celle qui était différente" encore une fois, je n'y aurais vu aucun inconvénient.

Et puis, Scott me fit visiter avec enthousiasme ce qui avait été sa seconde maison depuis quelques années, et je buvais ses paroles encore une fois, mais avec un sourire aux lèvres qui disait « C'est mon prince, celui qui m'a défendue contre les vilaines statues ! Peut-être qu'un jour vous en aurez un bien pour vous aussi... Mais le mien c'est le meilleur ! ». Malgré tout, même avec ma niaiserie qui aurait atteint des sommets, je m'étais surprise à plonger mon regard dans chaque recoin du château, passionnée par l'histoire qui semblait se livrer à moi à travers les murs. J'avais essayé de saisir chaque chuchotement, chaque indice révélant l'histoire de la construction du Grand Poudlard. Je l'imaginais encore plus majestueux au siècle de son invention. Poudlard semblait si vieux, datant d'un siècle inconnu des hommes... J'aurais voulu en effleurer toutes les pierres avant de rentrer à la maison.


- Par là, ce sont les cachots, et les salles communes de Poufsouffle et Serpentard. Eileen et Aisling traînent souvent par là.

Aujourd'hui, j'aurais pu affirmer que Scott, à l'époque où il m'avait dit ça, avait du se dire que ça m'aurait fait plaisir. Il s'était lourdement trompé, et j'avais éprouvé une énorme réticence, m'étais raidie. L'idée de voir Eileen et Aisling tous les jours m'avait longuement effrayée. Crainte que mes parents s'étaient empressé de venir effacer, avant même qu'elle ait pu germer complètement. Ça avait toujours été leur rôle : Personne ne pouvait réellement m'atteindre, j'avais une protection bien affinée autour de moi. Ils avaient semblé me chuchoter à l'oreille avec un quelconque brin de magie qu'Eileen et Aisling auraient été prévenues par Scott de ne pas m'embêter, et mes peurs s'étaient envolées aussi vite qu'elles étaient arrivées.

- Merci de l'information, lui avais-je répondu, persuadée qu'il m'avait dit ça pour que justement je me tienne éloignée des endroits cités.

Un peu anxieuse – moins que dans la grande salle tout de même -, j'avais alors observé des élèves embêter -involontairement mais sûrement- un fantôme que Scott m'avait décrit comme être Helena Serdaigle. J'aurais voulu m'approcher d'elle et l'observer de plus près : Je connaissais son histoire sur les bouts des doigts, l'histoire des quatre fondateurs étant l'une de mes préférées de mon monde fort, fort lointain. J'avais été déçue de la voir disparaître, et je n'avais pas pu m'empêcher de lancer un regard contrarié aux élèves, avant de prendre peur et de me cacher à moitié derrière Scott lorsqu'un de ces élèves m'avait répondu comme un miroir. Un avait alors éclaté de rire, et des larmes m'étaient montées aux yeux. Pourquoi riait-il ?

La porte de notre salle commune, je n'y avais pas prêté attention lors de ma première visite, toute fâchée à cause de mes mésaventures, mais j'avais accueilli la devinette avec un énorme sourire qui avait remplacée mes joues devenues rouges d'émotion.


- Je fus demain, je serai hier. Qui suis-je ?

Lorsque Scott m'avait encouragé à répondre, je m'étais souvenue des quelques après-midi passées chez lui alors que mes parents buvaient de la bière au beurre. Nos jeux à nous avaient toujours été très différents de ceux d'Aisling et Eileen, et je les adorais. Les énigmes avaient toujours été une très bonne source de distraction.

- Aujourd'hui, avais-je répondu d'une voix déterminée, avant de me tourner vers Scott, Scott, tu t'es souvenu ! Je veux encore une énigme, encore !
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Scott McBeth
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MessageSujet: Re: When will my life begin... ¤Scotty.   Mar 22 Nov - 12:58

[Bon c'est avant la rupture de Scott avec Taylord hein ^^]

Quoi que je fasse, Ophelia me regardait toujours de ce regard à la fois admiratif et amical, comme si elle voulait me faire sentir que j'étais la personne la plus importante de son monde. Je ne prétendais pas à ce titre, mais je savais combien elle et moi nous étions proches, peut-être même plus que nous n'osions le dire, et cela avait quelque chose de réconfortant de l'avoir à mes côtés. Cela pouvait être bizarre puisque aujourd'hui c'était elle le petit oisillon tombé du nid qu'il me fallait protéger et réconforter; mais pourtant sa présence me réchauffait le cœur et me donnait l'impression... d'être à la maison. C'était un détail qui faisait tout : se sentir chez soi rendait tout plus facile, je l'avais remarqué à mon arrivée à Poudlard. Je me souvenais avoir discuté avec beaucoup d'élèves de ma classe en première année, et ceux qui comme moi avaient de la famille à Poudlard se sentaient nettement mieux que ceux qui étaient catapultés ici et seuls. J'étais content d'être celui qui aiderait Ophelia à se sentir bien, tout comme j'étais content qu'elle m'aide à me sentir mieux également.

Je me demandais juste une chose : Ophelia, sans le vouloir, était un peu... possessive, ou bien peut-être j'avais déduit cela de son penchant pour l'isolement qui me rendait unique dans ses relations sociales. De ce fait, je craignais un peu de mentionner le nom de Taylord et surtout, le fait qu'elle soit ma copine. Je ne savais pas trop pourquoi, mais de la même manière que je n'aurais pas aimé qu'Ophelia me remplace par quelqu'un d'autre, j'avais peur qu'elle se sente vexée de cette relation. Pourtant, Taylord ne prenait en rien sa place, car j'aimais Ophelia comme une véritable sœur.

J'aurais tout le temps de lui raconter, de toute façon. J'avais envie de lui parler de chaque chose et de chaque histoire de ce château. Je savais qu'elle était autant passionnée que moi et qu'elle m'écouterait avec un sincère intérêt. Mais pour l'instant, c'était sa première visite au château, alors inutile de creuser en profondeur.


- Merci de l'information, dit-elle un peu sèchement.

Je souris sans rien ajouter et lui passai la main autour des épaules. Je savais les sentiments qu'elle nourrissait pour les jumelles, mais en même temps c'était aussi sympathique de connaître des gens dans un lieu étranger.

D'ailleurs j'écourtai un peu la visite parce que je sentis qu'Ophelia était arrivé à bout de son quota de nouveautés quand Helena Serdaigle disparu et que les élèves ricanèrent; la fillette se cacha derrière moi et je l'encadrai de mes bras avant de l'embrasser sur le front et de la rassurer. J'avais peu d'une chose : que la jungle de Poudlard soit trop rude pour elle. Elle n'était pas idiote, mais elle était sensible, et les adolescents pouvaient se montrer tellement cruels entre eux que j'avais peur qu'elle soit la proie de groupes d'imbéciles. C'est pourquoi il était hors de question que je ne la surveille pas à chaque instant.


- Aujourd'hui, répondit-elle après avoir plissé son petit front, ce qu'elle faisait quand elle réfléchissait. Scott, tu t'es souvenu ! Je veux encore une énigme, encore !

Je souris, fier d'elle. Et puis, ces énigmes, elles faisaient partie des petites choses qui nous appartenaient, de ce que nous aimions faire, de nos passe-temps, de nos après-midi tous les deux. Je la laissai entrer dans la salle commune et lui laissai le temps de découvrir le lieu. Je lui indiquai son dortoir, les endroits où on s'installait pour travailler, pour se reposer... Je l'attirai avec moi prêt d'une grande fenêtre et lui laissai le loisir de découvrir le paysage - vu d'en haut, les alentours de Poudlard me faisaient toujours me sentir tout petit. Mais Ophelia à mes côtés me rendait un peu plus fort, comme si il m'avait juste manqué un petit quelque chose jusqu'à ce qu'elle arrive.

Fin du topic ♥

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SCOTT MCBETH
The old that is strong does not wither, deep roots are not reached by the frost — All that is gold does not glitter, not all those who wander are lost.

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