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C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)

 
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 C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)

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MessageSujet: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Ven 26 Aoû - 19:31

Depuis toute petite j’aimais danser. Jusqu’à en avoir la tête qui vous tournait. Se sentir partir dans un monde étrange, ou seul compte vos pas enchainés l’un après l’autre. Pur bonheur, pur extase.

Et ce matin, je m’étais levée sur une note endiablé. J’avais une énergie qui dépassait le plus grand des arbres de la forêt interdite de Poudlard. Et après avoir passé la journée assise sur un banc d’une classe sans jamais pouvoir me lever ou changer de place. J’étais on ne peut plus sur les nerfs. J’avais besoin de bouger. De courir, crier, hurler, qu’importe. Du moment que je ne restais pas immobile à trembler de frustration. Plus jeune je pouvais pleurer. Pour le seul fait de n’avoir rien à faire ou être coincé à attendre quelque chose. Je n’étais pas patiente. Loin de là. Et je ne le serai jamais, plutôt mourir.

Et c’est tard dans l’après-midi que je rejoignis ma Salle Commune. Dans l’une des tours du château. Je montais vite fait dans ma chambre, déposant mes affaires de cours, et ma cape. Je remis des habits normaux. Il faisait lourd. J’enfilais une simple robe noire, lâchant mes cheveux sur mes épaules. Et m’assortis en enfilant une paire de ballerines bordeaux. Allant avec mon épaisse chevelure bordeaux. Prenant un pull, je sortis et descendis les escaliers menant au salon des Gryffondor. Certains bavardaient, d’autres griffonnaient sur leurs feuilles le reste de leurs devoirs. Puis d’un coup violant, la lumière provenant des fenêtres s’assombrit. Nous plongeant dans le noir. Un brouhaha se fit entendre, et des bougies s’allumèrent. Je m’approchai de l’une des grandes fenêtres, regardant au dehors. Le ciel avait perdu toute sa couleur. Et les nuages cachaient le soleil brillant quelques minutes plus tôt. L’orage avait point le bout de son nez. A intervalles régulier un éclair zébrait le ciel noir d’encre. Et le tonnerre retentissait quelques temps après. C’était beau. Beau et effrayant.

Tout en frissonnant, je m’éloignais de l’ouverture du mur, et m’élançais en dehors de cet endroit trop étouffant. Après avoir poussé le tableau donnant sur la salle commune des lions, je marchais au hasard des couloirs, montant et descendant les escaliers au gré de mes envies, afin de faire partir cette adrénaline qui me tenait à la gorge, qui ne me lâchait plus, qui montait lentement en moi du plus profond de mon antre. Et plus je parcourais les innombrables détours du grand château, plus j’étais excitée, plus j’avais envie de bouger. J’étais de retour au septième étage. Alors que je marchais dans ce couloir, je passai devant une fenêtre. Quand au même moment un énorme éclair, suivit de près par un bruit de tonnerre à faire mourir de jalousie un géant hurlant, se fit entendre. Je sursautais et reculais précipitamment. Mon cœur battait la chamade, je ne m’y étais pas attendue. Brrr.

Calmant mon organe vital, mon esprit se remit à divaguer, me rappelant mes jeunes années où petite, j’allais avec mes parents à des soirées organisées, des soirées dansantes, et où toute la nuit je virevoltais dans les bras de grands garçons, faisant deux fois mon âge, riant au éclat, m’enivrant de sensations les plus merveilleuses qui soient. Et tandis que je marchais devant moi, sans faire attention à ce qui m’entourait, j’eus la vague impression qu’une porte venait de se transporter juste à mes côtés. Une blague ? Je tournais la tête. Une grande porte en bois noir et lisse se tenait là. Fermée. A la poignée d’or, criant de mille feux. Ma curiosité prenant le dessus sur une petite voix me disant que c’était peut-être un piège, je m’avançai. Une fois à quelques centimètres de celle-ci, je tendis la main. Effleurant la boule d’or. J’ouvris alors doucement la porte, la tirant vers moi. L’intérieur de la pièce était noir. Noir et opaque. Lentement, je m’y aventurais. Et je fus plongée dans le noir. Alors que je commençais à paniquer, des lumières s’allumèrent. Dévoilant un spectacle merveilleux. Quand tout fut illuminé, je découvris un espace fabuleux. Mes yeux n’en finissaient plus de s’agrandir. Toujours plus surprise.

J’avais entendu parler de cet endroit. Une pièce qui n’apparaissait que pour ceux qui en avant besoin. La Salle sur Demande. Et je l’avais trouvée. Sans m’y attendre, certes, mais quand même. Dans la salle étaient installés des dizaines de petites fontaines entourées de banc en cristal. On entendait faiblement le clapotis de l’eau venant s’échouer sur le fond du récipient. Des lustres de spaths étaient accrochés au plafond et miroitaient sous la lumière que produisaient les bougies accrochées à eux. Le sol était fait de dalles blanches, lisses mais qui ne glissaient pas. Je m’aventurais dans la salle, tournant toujours plus sur moi-même. De petits canapés ainsi que des tables s’étendaient le long des murs gris pâles. C’était magique, féerique. Aux hautes fenêtres, on voyait le ciel se zébrer d’éclairs, éclairant parfois la salle, et se reflétaient dans toutes les petites fontaines. Ça donnait un aspect quelque peu effrayant. Mais tout aussi grandiose. Une piste de danse avait été aménagée.

Je fermais les yeux. M’enivrant de cette ambiance, me transportant quelques années plus tôt. Une petite musique se fit entendre. Etait-ce mon imagination ou la réalité ? Je n’en savais rien, et peu m’importait. Je me mis à virevolter, faisant danser mes pieds au rythme de la musique. Toute l’énergie que j’avais accumulée tout au long de la journée, en l’empêchant de sortir, refaisait surface. Et à part mes mouvements, plus rien ne comptait pour moi. J’étais seule. Dans mon monde. Loin de tout. Là tout de suite, je pourrais mourir d’extase.

Danser, jusqu’à en avoir la tête qui vous tournait. Se sentir partir dans un monde étrange, ou seul compte vos pas enchainés l’un après l’autre. Pur bonheur, pur extase.
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Ven 26 Aoû - 21:56

La journée avait été longue. Longue, difficile, épuisante… Il avait fallu rester assis toute la journée. Et oui, ça peut paraître bête à dire, mais rester les fesses sur un banc à longueur de temps devient rapidement insupportable. Barney aurait largement préféré courir un marathon par cette belle et chaude journée. Mais ce ‘était certainement pas de la sorte qu’il apprendrait à devenir un sorcier, qui plus est le plus grand sorcier de tous les… Bon restons-en à sorcier, ce sera déjà pas mal !

L’apprentissage de la magie se déroulait bien pour lui, bien que les cours n’avançaient pas assez vite à son goût. Pourtant, il devait bien reconnaitre qu’il avait parfois quelques difficultés à réussir les sorts que les professeurs leur enseignaient. C’était toujours la même histoire. Il comprenait aisément la théorie, mais avait quelques problèmes de concentration qui empêchaient que les sorts qu’il lançait ne se réalisent totalement. Mais ça viendrait, il fallait seulement être patient. Ah ! La patience… voilà bien quelque chose que Barney ne possédait pas. Il était pourtant munis de beaucoup de qualités, qu’elles soient morales ou physiques, mais tout le monde s’accordait à dire, y compris lui, que la patience n’était pas son fort. Mais tout s’apprends, si l’on veut vraiment.

Et Barney voulait. Il était bien décidé à devenir l’un des meilleurs sorciers de son époque, de réussir dans cette nouvelle vie qui s’offrait avec lui, s’il s’en donnait les moyens. C’est pourquoi, après des heures et des heures de cours, et malgré la lassitude qu’il éprouvait, il s’était tout de même rendu à la bibliothèque afin de continuer à lire des ouvrages en tout genre. Histoire de la Magie, manuel de préparation de Potions, enseignement de sortilèges plus ou moins difficiles… Il s’efforçait de retenir le maximum d’informations possibles. La veille, il s’était particulièrement intéressé à L’Histoire de Poudlard, ouvrage qui portait bien son nom et trop souvent délaissé par beaucoup d’élèves. Il avait appris une multitude de choses sur le château, même si tout n’y étais pas mentionné, notamment les passages secrets bien évidemment et autres mystères de la somptueuse école.

Mais le temps filait vite et s’il voulait profiter un peu de sa soirée, il fallait peut-être songer à sortir de ce temple de lecture. Dehors, un terrible orage avait envahit le ciel et faisait même trembler par moment les murs du château. Cela ne l’effrayait pas outre mesure. Tout du moins, c’était ce qu’il voulait faire croire aux autres. Il aimait et redoutait à la fois le spectacle des éclairs fendant le ciel et du tonnerre transperçant ses oreilles. Tout son corps se tendait instantanément et il sentait lui-même électrique. Oubliant quelques instants l’orage, il décida de monter à son dortoir afin d’y déposer ses livres de cours. Mais avant, il voulait tout d’abord faire un détour par le 7ème étage afin de chercher où se trouvait le bureau de la directrice… bureau occupé par le Mangemort, Sacha Winch malheureusement. Mieux valait ne pas le croiser celui-là. Mais Barney ne ferait que passer, il ne comptait pas s’y attarder.

Barney commença son ascension et mit plus de temps qu’il ne pensait pour arriver au 7ème étage. Encore une fois, les escaliers lui avaient fait faire quelques détours imprévus. Enfin, il y parvint, et se mit en quête du fameux bureau. Il avança dans un long couloir et vit tout au bout une silhouette qui lui parut celle d’une jeune fille. Il n’en était pas sûr, elle était assez loin et le couloir était très sombre. Il continua d’avancer et se qu’il vit alors le stupéfia. Une porte venait d’apparaître comme par enchantement à côté de la silhouette. De toute évidence, celle-ci devait être aussi surprise que Barney, car elle marqua un temps d’arrêt. Elle hésita à tourner la poignée, puis s’y décida enfin. Il était à une vingtaine de mètres quand la porte se referma derrière le mystérieux individu. Il courut jusqu’à celle-ci et s’empara de la poignée, de peur qu’elle ne disparaisse. Il comprenait maintenant où il était. Il avait entendu parler d’une salle appelée La Salle Sur Demande, qui apparaissait dans des conditions particulières, qu’il ne connaissait pas. C’était peut-être sa seule chance d’entrer dans cette pièce mystérieuse, et puis il était curieux. Il avait vu quelqu’un y entrer, et bien qu’il ne sache pas de qui il s’agissait, la silhouette était plutôt petite, ce qui excluait presque avec certitude que ce soit un Mangemort. Il rassembla son courage et… dut rassembler son courage une deuxième fois et entra dans la pièce. Ce qu’il vit alors le laissa sans voix. La pièce qu’il avait devant lui était immense, et magnifique. Des fontaines en cristal occupaient les lieux ainsi que des tables et des canapés innocupés. Ils laissaient la place libre au centre à ce qui aurait pu être une piste de danse. Non, C’ETAIT une piste de danse.

En effet, Barney put enfin identifier la silhouette aperçue quelques secondes auparavant dans le couloir. C’était une jeune fille appartenant à sa Maison. Barney ne connaissait pas encore le prénom de tous ses camarades, mais il lui semblait qu’elle s’appelait Kira, ou Kendra, quelque chose comme ça. Elle lui avait paru gentille, et surtout très souriante. Elle dégageait une certaine bonne humeur, tout comme lui d’ailleurs. Et apparemment, là aussi, elle n’avait pas l’air malheureuse. La jeune fille dansait au rythme d’une musique très faible qui sortait d’il ne savait où. Il admira les pas de danse de la lionne et apprécia la beauté du spectacle. Elle était vêtue d’une simple robe noire. Elle avait posé par terre son pull qui gisait sur le sol à quelques mètres d’elle. Ses cheveux étaient détachés et volait dans tous les sens au moindre de ses mouvements. Barney prit soudain conscience qu’il était là en train d’admirer la fillette, qui se croyait seule, et éprouva soudain une gêne. Il décida de dévoiler sa présence. Il ne savait trop comment faire. S’il avait été meilleur danseur, il se serait avancé sur les dalles blanches et se serait permis un : « me feriez-vous l’honneur de m’accorder cette danse ? ». Mais il ne se considérait pas spécialement comme étant un bon danseur et préféra une autre approche :

-C’est une belle soirée pour danser, n’est ce pas ?


Il avait prononcé cette phrase avec le sourire et le ton le plus amical possible. Il n’était pas du tout dans son intention de se moquer. D’ailleurs, il n’y avait vraiment pas de quoi car elle se débrouillait bien. Il redoutait un peu la réaction de la jeune fille.
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Dim 28 Aoû - 12:33

Le monde avait enfin perdu tous ses côtés sombres. Plus rien ne comptait. Pas même l’orage dehors dont je n’entendais plus le bruit assourdissant du tonnerre. Il y aurait pu avoir l’apocalypse que je ne m’en serais pas rendue compte. Et c’est donc normal, si on peut dire que je n’entendis pas la porte s’ouvrir. Je continuais de tourner, de virevolter, de sentir mes cheveux effleurer mon visage à rythme régulier. Mon visage était éclairé d’un immense sourire. J’étais enfin là où je voulais. A faire ce que j’aimais le plus au monde. Et même la solitude ne m’atteignait pas quand j’effectuais des mouvements de danse. J’étais seule dans l’univers. Et jamais, je n’aurai pu imaginer que Poudlard décelait un tel endroit. Emplit de magie jusqu’au bout des ongles.

J’avais déposé mon gilet gris près des murs de marbres, afin qu’il ne me gène pas dans mes mouvements. Les lustres éclairaient la piste de danse par intervalles. Faisant ressortir par moments la blancheur des dalles. Et mes pieds glissaient, sans jamais effectuer un pas de travers. Mon souffle commençait à me manquer. Même si j’adorais danser, je n’avais pas une endurance à couper une antilope en morceaux. Et tout doucement, je ralentissais mes pas, bougeant de moins en moins rapidement. Et magie ou pas, la musique ralentissait avec mon corps. Se calmant au fur et à mesure. Et alors que j’allais m’arrêter et me tenir immobile au centre de la piste, j’entendis quelqu’un émettre une parole.


- C’est une belle soirée pour danser, n’est-ce pas ?

Pour la deuxième fois en une soirée, je sursautais, et me retournais d’un mouvement brusque vers la voix qui avait prononcé ces quelques mots. Pas loin de la porte, un jeune garçon se tenait debout. Je ne le connaissais pas mais je l’avais déjà aperçu une fois ou deux dans notre Salle Commune. Un petit lion rouge et or donc. Il était un peu plus grand que moi en taille. Ses yeux perçants étaient d’un beau bleu, et sa tignasse blonde un peu bouclé contrastait avec son regard. Il avait l’air à moitié gêner par sa présence, et puis un peu d’admiration ? se trouvait dans ses pupilles. Me rendant compte qu’il m’avait surement vu danser, je rougis, d’un coup. Bon, nous étions donc deux à se sentir gêner. Malgré tout, il avait prononcé sa phrase d’une voix amicale. Et tout sauf moqueur. Et là, il me souriait. Sourire qui n’avait pas quitté ses lèvres depuis que je m’étais retournée pour lui faire face.

Timidement, je lui rendis un sourire gêné. Alors que quelques minutes avant j’avais chaud à force de danser, l’adrénaline était totalement retombée. Et la froideur des lieux rattrapait ma peau à la vitesse de la lumière. Je frissonnais un coup, et me dirigeai vers les murs. Afin de prendre mon pull, que j’enfilais d’un coup d’épaules. La chaleur revenait petit à petit. Bon gilet. Tout ce que ces petits bouts de laine pouvaient faire par leur seule présence sur votre petit corps gelé.

Un peu plus sûre de moi, je m’approchais du jeune Gryffondor. Toute gêne avait disparu. En tout cas, de mon côté. J’avais l’habitude que l’on me voit danser. Mais quand on vous surprenait dans un endroit intime à faire milles mouvements enchaînés, vous vous sentiez toujours un peu idiote. Une douce musique flottait à l’arrière de la salle. Une fois face au jeune homme, je lui tendis ma main.


- En effet. Magique.

J’essayais en vain de me rappeler si je n’avais pas un jour ou l’autre entendu son prénom de la bouche d’un de nos camarades. Mais non. Bon. Après que ces trois petits mots sortirent de mes lèvres, je continuais sur ma lancée.

- Kenza Joy Green. Mais appelle-moi Kenza.

Ma voix était rocailleuse, après un trop plein de mutisme. C’était peut-être les seuls premiers mots que j’avais prononcé de la journée. Et la danse faisant, j’étais essoufflée et fatiguée. Néanmoins, j’étais heureuse, et calme. Poudlard était merveilleux. Maintenant, il manquait toujours un cours de danse. Bon, c’était un peu idiot, étant donné que l’on se trouvait dans une école de magie, et que la danse n’était pas en rapport avec la sorcellerie, mais quand même. Ça nous permettrait de nous défouler, et de pratiquer un sport autre que le Quidditch qui n’intéressait que peu de filles. Et alors j’aurais volontiers fait les deux.


Dernière édition par Kenza J. Green le Dim 28 Aoû - 16:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Dim 28 Aoû - 13:31

La jeune fille eut un léger sursaut en entendant le son de sa voix. Évidemment, elle devait être persuadée qu’elle était seule. La Salle dur Demande était un endroit censé être secret à Poudlard. Elle avait trouvé le moyen d’y entrer et il était rare que deux 1ère année réussisse cette prouesse successivement. Mais Barney lui n’avait fait que profiter du fait que la porte était encore visible, probablement n’avait-elle pas eu le temps de disparaitre.

Toujours est-il que la surprise de la Gryffondor était justifiée. Et l’atmosphère était si étrange ici. Quelque instants auparavant, ils étaient dans un couloir sombre secoué par des coups de tonnerre, illuminé de temps à autre par des éclairs, et assez intimidant. Et voilà qu’ils se trouvaient dans une salle qui semblait presque insonorisé, où seule avait résonné jusqu’alors la douce mélodie d’une musique accompagnée des bruits de pas de la danseuse. A l’instant même où Barney avait prononcé ces quelques mots pour signaler sa présence, la musique s’était arrêté et la fillette avait cessé ses mouvements. Etait-ce une coïncidence ? Difficile à dire, après tout cette salle était une des plus mystérieuses du château.

Même si Barney craignait que sa camarade ne prenne mal le fait qu’il l’avait surprise alors qu’elle se croyait seule, il n’en fut rien. Elle lui rendit un sourire quelque peu gêné, mais un sourire quand même. Puis elle se dirigea vers le mur au pied duquel elle avait déposé son gilet. Toute agitation était retombée et il ne faisait pas très chaud dans la pièce. Elle l’enfila rapidement. Le premier moment de surprise et de gêne qu’il avait cru décelé sur le visage de celle-ci parût disparaitre, et comme par magie, une musique calme et apaisante emplit de nouveau la salle.

Barney avait lu que la Salle sur Demande s’adaptait aux besoins de celui qui y entrait. A l’écoute de cette musique, il ne put s’empêcher de penser que celle-ci reflétait sans doute l’état d’esprit de sa camarade. C’était plutôt encourageant. D’ailleurs, son hypothèse ne tarda pas à se confirmer, car celle-ci s’approcha de lui et tendant la main, lui dit :

- En effet. Magique.

Barney prit sa main et la serra. Il ne put s’empêcher de noter que sa peau était douce. Maintenant qu’elle était plus proche de lui, il voyait plus distinctement son visage. Elle avait de très beaux yeux vert turquoise et de fines lèvres. D’ailleurs, l’ensemble de son visage, ainsi que sa silhouette, étaient fins. Elle était légèrement plus petite que lui, lui-même n’étant pas spécialement grand comparé aux garçons de son âge. Ce qui le marqua le plus, c’était ses cheveux. Ils étaient… Par la barbe de Merlin, quelle était donc cette couleur ? Etait-ce l’éclairage des lustres, ou bien les éclairs provenant de l’extérieur, ou encore le reflet des dalles blanches qui rendaient ses cheveux comme ça ? Barney n’en savait rien, mais il était bien incapable de donner un nom à la couleur de ses cheveux ! Ce qui s’en rapprochait le plus était probablement le bordeaux… Le tirant de ses profondes analyses, elle continua :

- Kenza Joy Green. Mais appelle-moi Kenza.

Kenza Joy… Maintenant qu’elle le lui avait dit, il se souvenait l’avoir entendu lorsque les professeurs l’avaient interrogé à une ou deux reprises. C’était un très beau prénom d’ailleurs. Il s’empressa de lui répondre :

-Moi je suis Barney, Barney Stinson.

Il s’imaginait que Kenza allait lui demander comment il était entré ici et préféra devancer sa question :

-Je suis désolé de t’avoir surpris tout à l’heure. Je passais dans le couloir quand j’ai vu la porte apparaitre, et je n’ai pas pu résister ! C’est endroit est… incroyable. Tout simplement magnifique…

Il regarda partout autour de lui afin d’admirer de nouveau le décor dans lequel ils se trouvaient, et ajouta :

Au fait, tu danses très bien je trouve.

[PS : Barney a les yeux bleus. Désolé sur la photo c'est pas flagrant ! mdr]
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Jeu 1 Sep - 15:57



Le jeune garçon dont je ne connaissais toujours pas le nom restait face à moi. Après m’avoir serré la main que je lui tendis, je passais la mienne dans mes cheveux. Afin d’essayer de leur redonner un tant soit peu de forme. En effet, ils partaient dans tous les sens. Et avec la chaleur de la danse, ils reprenaient leur aspect premier, et ondulaient sur mes épaules. Enlevant les quelques mèches qui barraient mon visage, je remis mes bras le long de mon corps, je ne croisais jamais les bras. Qui était pour moi un signe de défense, de peur, que l’on n’acceptait pas le pourquoi du comment vous vous trouviez face à cette personne. Bien sur, ça m’était déjà arrivé. Dans les moments les plus pénibles de ma jeune vie… Soit. Nous n’étions pas là pour déprimer sur un passé lointain. Contentons nous de vivre le présent, et de sourire. On ne peut rien effacer, et encore moi changer le cours de sa vie.

- Moi je suis Barney, Barney Stinson.

Je lui répondis par un petit sourire. Et je laissais mes doigts jouer avec le vent qui se faisait doucement ressentir dans cette étrange salle. L’air était léger mais tout aussi lourd. Un air de fin de soirée. Celui qui vous soulage, celui qui décontracte tous vos muscles, sans pour autant vous crisper. Le bon, le vrai. Attendant que le dit Barney continue sa phrase, ou commence une autre, je me tournais pour ensuite me diriger vers une des centaines de petites fontaines. Après les pas que venaient d’effectuer mes jambes et mollets, ceux-ci donnaient des signes de fatigue. Puisque ça faisait quelques bonnes années que je n’avais plus pratiqué de tels mouvements.

Je me posais tout en douceur et délicatesse sur un banc entourant une fontaine aux allures bleues pâles, projetant mille et une petites étincelles d’un blanc nacré. Je ne me remettais toujours pas de cette magie à vous couper le souffle. N’importe qui d’un peu frigide deviendrait totalement sous l’adoration d’un pareil lieu. C’était merveilleux. Et puis vous aviez l’impression de vous retrouvez dans un de vos rêves dont vous vous souvenez à jamais, et pour toujours.


-Je suis désolé de t’avoir surpris tout à l’heure. Je passais dans le couloir quand j’ai vu la porte apparaitre, et je n’ai pas pu résister ! C’est endroit est… incroyable. Tout simplement magnifique…

Un petit « ce n’est pas grave » sortit de mes lèvres encore sèches, à sa première phrase. Et je ris à l’expression d’extase qu’avait prit le visage de mon camarade de Gryffondor. Un vrai petit lion. Mais j’étais on ne peut plus d’accord avec ses pensées. Incroyable était bien le mot. Et puis qui n’est pas curieux dans la vie ? Ne pas être curieux, c’est comme… Ne jamais avoir envie de goûter à une sucrerie, en somme, une aberration. Et il n’y a pas de mot plus fort. Etre curieux c’est être humain. Et puis surtout, la plupart du temps, l’homme à besoin de se réconforter dans sa tête, se dire que si il fait telle chose, et bien ça le rehausserait. Mais soit. Il regarda autour de lui, se rependant du spectacle qui s’offrait à ses yeux. Le jeune blond se retourna à nouveau vers moi.

- Au fait, tu danses très bien.

Sur le coup, je rougis quelque peu. Kenza, reprend toi. Pour masquer le début de gêne qui prenait place sur mon visage, je rigolais un peu encore une fois.

- C’est gentil, mais ce n’était que des pas inventés au fur et à mesure.

Ce n’était pas de la grande étoile. Juste quelques petits pas à droite à gauche. Mais suffisamment pour évacuer le stress, l’angoisse, et tout ce qui se rapportait au sentiment de malaise qui régnait alors entre les hauts murs de Poudlard. Regardant par la fenêtre, je vis que les éclairs et le tonnerre n’étaient plus qu’un souvenir. Seules les ténèbres envahissaient à présent le ciel devenu d’une couleur d’encre. Pas une seule étoile ne brillait dans la nuit.

- Qu’est-ce que tu fais dehors aussi tard le soir ?

Ce n’était pas dit méchamment, ou quoique ce soit, une simple question. Peut-être bizarrement tournée, mais peu importe. Pour faire bonne contenance, je lui fis un beau sourire. Et puis mon pire défaut était d’être trop curieuse.
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Dim 4 Sep - 15:06

Il vit Kenza rougir légèrement. Il ne savait pas pourquoi, mais pensait que ce ne devait pas lui arriver si souvent. Elle paraissait assez sûre d’elle et ne devait pas se laisser intimider facilement. Cette rougeur se dissipa bien vite et elle répondit :

- C’est gentil, mais ce n’était que des pas inventés au fur et à mesure.


Barney trouva que c’était encore plus impressionnant. Il aurait été bien incapable d’improviser quelque chose comme ça lui ! Kenza s’était assise sur un banc d’une des innombrables fontaines et Barney hésitait à la rejoindre, de peur de paraitre un peu trop collant. Il se sentait un peu perdu ici. Une salle spécialement aménagé pour la danse n’était pas vraiment à proprement parlé un lieu de rêve pour lui ! Si la salle s’était montrée pour lui, elle aurait davantage ressemblé à un stade de foot ou quelque chose dans ce goût-là. Et oui, il avait encore des passions appartenant au monde moldu. Ca lui passerait sûrement avec le temps ! Sa camarade reprit la parole :

- Qu’est-ce que tu fais dehors aussi tard le soir ?

Barney, qui ne la regardait pas à ce moment-là, se demanda si elle lui reprochait le fait d’être là et de l’avoir dérangée. Mais son ton n’était pas agressif et lorsqu’il tourna la tête pour la regarder à nouveau, il vit un sourire sur son visage. Bon, c’était seulement pour faire la conversation et sûrement assouvir sa curiosité. Plutôt normal.

-Et bien en fait, je remontais de la bibliothèque, et j’ai voulu faire un tour du côté du bureau de la Directrice. Juste pour voir, pas pour y entrer. Et comme je t’ai dit tout à l’heure, je t’ai vu au bout du couloir avec cette porte qui est apparue et donc me voilà. Et toi ? Tu cherchais la salle ou c’était un coup de chance ?

Il s’assit sur le banc de la fontaine juste en face d’elle et fit tourner sa baguette magique entre ses doigts. Pour le moment, c’était pratiquement ce qu’il savait faire de mieux avec sa baguette !
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Lun 5 Sep - 13:07



Barney était toujours occupé à regarder dans tous les sens. Cherchant peut-être le miracle de cette salle ? Il m’amusait. Et avait l’air de tellement s’émerveiller pour ce genre de chose. La magie, les surprises, la beauté des secrets que recelait Poudlard. Je ris. Mais j’étais comme lui. Pendant des heures, je pouvais m’extasier devant un tableau qui bouge. Car même si mon père était un sang pur, et qu’il avait vécu toute son enfance avec la magie chez ses parents, chez nous, à la maison, nous n’avions jamais eu de photos, images, tableaux, qui bougeaient. Je trouvais ça un peu triste. Mon père semblait tellement… renier toute sa vie de sorcier. Allant même jusqu’à ne plus employer sa baguette, qu’il laissait au fin fond d’un tiroir dans sa chambre… Mais dans un sens, je le comprenais, après… Non. Je me trouvais dans un endroit unique, merveilleux. Le temps n’était pas venu de s’apitoyer sur son sort. J’ai une chance magique de me retrouver entre ces murs, profite Kenza, profite.

Le petit blond, s’approcha alors de l’endroit où j’étais assise. Sans toute fois se décider à s’asseoir à mes côtés. D’un petit signe de tête, je l’encourageai à s’approcher. Mais je doute qu’il ait vu le signe. Puisque quelques secondes plus tard, le petit lion s’assit sur un des bancs qui se situaient face à ma fontaine, celle où j’étais assise. Deux, peut-être trois mètres nous séparait. Chacun assis sur son petit banc lumineux. Prenant sa baguette entre ses doigts, il la fit tourner de plus en plus vite. J’observais ses doigts bouger, tantôt avec précision, tantôt rapidement. Une chose que je n’avais jamais réussi à faire. Que ce soit avec un crayon ou un bic, ou même cette foutue baguette qui refusait de tournoyer dans ma main.

Barney ouvrit la bouche, et répondit à ma question, me détachant de ses mains habiles, je remontais mon visage vers ses yeux.


- Et bien en fait, je remontais de la bibliothèque, et j’ai voulu faire un tour du côté du bureau de la Directrice. Juste pour voir, pas pour y entrer. Et comme je t’ai dit tout à l’heure, je t’ai vu au bout du couloir avec cette porte qui est apparue et donc me voilà. Et toi ? Tu cherchais la salle ou c’était un coup de chance ?

Courageux le petit. Ce n’était plus une directrice, mais un directeur assoiffé de pouvoir et de douleur. Une pourriture comme on croyait plus en avoir dans notre monde sorcier. Sacha Winch. Je ne pouvais comprendre comment un type à l’apparence humaine pouvait vouloir exterminer des gens, en réduire à l’esclavage. Et tout, pour la soif du pouvoir. Et une idéologie mal placé. Tss.

Moi ? Je dirais que c’était ni l’un ni l’autre. Je ne cherchais pas spécialement cette salle magique, puisque je ne me souvenais même plus qu’elle existe. Mais un coup de chance ? Non plus. Je ne croyais pas à la chance, ni même au destin. Vous traciez vous-même votre vie, rien n’est défini à l’avance. Ça serait trop triste, et ce ne serait pas la réalité. Et ne parlons même pas de la chance. Quelqu’un qui « a de la chance » ou « est chanceux », est juste une personne qui a su mener à bien sa vie, ses pas, et qui a de l’assurance, qui sait ce qu’il veut et qu’il a de l’ambition. Sinon, c’est du cul.


- Je voulais juste trouver un endroit pour faire passer la solitude et ma peur de l’orage. Et je suis tombée sur cette porte qui c’est matérialisée. Ce n’est pas de la chance, c’est Poudlard qui m’a entendu !

Je souris à ma dernière phrase, après tout, c’était vrai ! Le château Poudlard était doté d’une intelligence qui lui était propre, et il l’avait souvent prouvé. Et pas qu’avec cette salle secrète se révélant à qui en avait vraiment besoin.
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Lun 5 Sep - 20:23

Barney remarqua l’expression de surprise qui était apparue dur son visage au moment où il avait parlé du bureau de la Directrice. Il se fit la réflexion, qu’en effet, ça pouvait paraître surprenant et même téméraire puisque la Directrice, bien qu’étant toujours en poste, était elle-même sous le pouvoir du Mangemort Sacha Winch. Mais comme il l’avait précisé avant, il n’avait aucune intention de s’y aventurer de trop près… Il se tenait à sa vie, du moins à sa santé physique. Winch ne tuerait sans doute pas un pauvre 1ère année inoffensif mais tout le monde savait qu’il prenait un malin plaisir à torturer ses victimes, et ce, quel que soit leur âge. Il regarda de nouveau sa camarade, qui semblait captivée par moments par les mouvements de rotations effrénés qu’il infligeait à sa baguette. Il adorait ça, même avec ses crayons Moldus. Après quelques instants, elle répondit :

- Je voulais juste trouver un endroit pour faire passer la solitude et ma peur de l’orage.


Oh ! Barney détestait que les gens soient seuls. Bien sûr, certains le souhaitaient, que ce soit en général ou dans des cas bien particuliers, notamment pour réfléchir. Mais vue la façon dont elle avait dit ça, il était évident que ce sa solitude n’était pas recherchée, surtout si elle avait peur de l’orage… Qui voulait s’isoler lorsqu’il avait peur ? Personne. L’être humain a très souvent besoin de quelqu’un d’autre pour mieux supporter sa peur. Déjà qu’il la trouvait plutôt gentille, il fut pris d’un élan d’affection nouveau pour elle. Au moins, sa visite dans la Salle sur Demande lui avait permis de rompre cette solitude.

-Et je suis tombée sur cette porte qui c’est matérialisée. Ce n’est pas de la chance, c’est Poudlard qui m’a entendu !

C’était une très belle façon de présenter la chose, et c’était on ne peut plus vrai. Elle n’était même pas venue la chercher. Non, la salle s’était présenter d’elle-même comme pour lui dire : "Allez viens, n’aies plus peur, tu trouveras tout le réconfort que tu venais chercher, ici". Et répondant à cet appel, elle était entrée et avait apparemment trouvé ce qu’elle recherchait. Puis Barney était entré, sans qu’on l’y ait invité. Il s’était immiscé dans son univers. Il se sentit légèrement gêné. La Salle était apparue pour elle, pas pour lui. Il tenta de se convaincre en se disant qu’après tout, si la porte n’avait pas disparu, c’était peut-être pour l’inviter lui aussi. Il n’y croyait guère mais bon… De toute façon, maintenant il était là et content d’y être, et sa camarade ne semblait pas mécontente non plus. Il répondit :

-Je crois que tu as raison. Ce château est encore plus magique que ce qu’il en a l’air. Il savait ce dont tu avais besoin… C’est pour ça qu’il m’a envoyé ici d’ailleurs !
, plaisanta-t-il.

Il fallait toujours qu’il sorte des vannes, plus ou moins réussies d’ailleurs ! Mais c’était dans sa nature, il adorait s’amuser. D’ailleurs il disait souvent qu’une journée sans rire était une journée de perdue.
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Dim 11 Sep - 18:37


De nouveau, ou plutôt à nouveau, un coup de tonnerre se fit entendre. Mon corps tout entier se mit à frissonner. Passant la main dans ma lourde chevelure, mon esprit divagua des années plus tôt. A la source de ma peur de l’orage. J’étais partie en classe verte avec mon école moldue. En campagne, étudier les petits animaux. Et par je ne sais trop quel moyen nous nous étions retrouvé moi et un petit groupe d’élève sans maîtresse perdus dans les bois après un jeu de piste. Etant jeunes et téméraires, nous n’avions pas peur, nous nous sentions les plus forts, prêt à battre ours et dragons si il le fallait.

Malheureusement, la pluie s’était mise à tomber drue, et un violent orage avait peu à peu prit place dans le ciel couleur noir d’encre. Au départ très calme, il avait peu à peu pris un tournant beaucoup plus sauvage, et nous nous étions retrouver coincé dans une clairière, petite mais assez spacieux pour nous accueillir. Et alors que l’on croyait que tout était terminé, un des gosses avec nous s’était précipité vers les arbres, ayant cru entendre une voix nous appelant. Et au même moment, la foudre était tombée sur lui, attiré par les boutons en fer dont regorgeait sa veste. Le petit ket avait été foudroyé sur place. Et depuis, ma peur de l’orage s’était installé au plus profond de mes entrailles.

Malgré tout, j’étais fascinée par les éclairs et les coups de tonnerre. Après tout, ne dit-on pas que le danger nous attire ? L’inconnu aussi, certes, mais personnellement, c’était le danger qui m’attirait. Et derrière une fenêtre bien fermée, je pouvais rester des heures à contempler le ciel écarlate. Je revins peu à peu au présent, là où m’attendait Barney et la salle magique.


- Je crois que tu as raison. Ce château est encore plus magique que ce qu’il en a l’air. Il savait ce dont tu avais besoin… C’est pour ça qu’il m’a envoyé ici d’ailleurs !

Je ris doucement à sa blague. Mais après tout, pourquoi pas ?! Ce château était une vraie merveille, et ce soir encore plus. Il m’avait tout d’abord offert une salle dont je rêvais depuis des lustres, une salle de danse merveilleusement belle et attrayante, ensuite, il m’avait « envoyé » un jeune garçon, se qui signifiait que ma solitude s’était envolé avec son entrée mais aussi qu’une nouvelle rencontre avait pointé le bout de son nez. Et pourquoi pas une nouvelle amitié ?


- Tu l’as dit !

Pour ma part, je n’avais jamais réussi à sortir une blague à peu près convenable. Et je l’avais déjà expérimenté plus d’une fois. Il y avait toujours un blanc si j’avais l’erreur d’essayer de sortir une quelconque vanne. Bah, je m’en accommodais très bien. J’aimais rire et m’amuser aussi, alors entendre les autres sortir des conneries, ça m’allait tout aussi bien !
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Ven 16 Sep - 17:21

Kenza était sûrement bon public, car sa blague plutôt mauvaise la fit rire un peu. C’était peut-être simplement par politesse, afin de ne pas répondre par un silence de mort. C’était bien le pire qui pouvait arriver après une blague. Heureusement, ça ne lui arrivait pas souvent !

- Tu l’as dit !

Apparemment, non seulement elle n’avait pas rit juste par politesse, mais elle semblait réellement apprécier qu’il soit entré dans la salle. Barney, tout d’abord gêné au début de la conversation, commençait à se sentir beaucoup plus à l’aise. Voulant en apprendre un peu plus sur sa camarade, il reprit :

-Dis moi, une question comme ça… Pourquoi tu te balades dans les couloirs pour « trouver un endroit pour faire passer la solitude et ta peur de l’orage » ? Je veux dire, il est plutôt tard et tu aurais sûrement trouvé plus de monde dans la salle commune non ? Et c’est un endroit rassurant, alors que les couloirs… brrr, pas top !


Il savait qu’il était bien trop curieux, mais il ne changerait sans doute jamais. Et puis, il fallait bien engager la conversation sur un sujet ! Il s’était exprimé avec une voix enjouée, reflétant sa bonne humeur habituelle. Il ne craignait pas tellement que la fillette le trouve trop curieux avec toutes ses questions, il avait l’intuition qu’ils pourraient bien s’entendre. D’ailleurs, il était vraiment difficile d’être ennemi avec Barney, si gentil et généreux envers les autres. Les personnes qui l’appréciaient le moins étaient sûrement les autres garçons qui n’arrivaient pas à mettre leur jalousie de côté. Mais il s’en souciait peu. Il préférait resté comme il était, dragueur sur les bords, mais fidèle avec ses amis, qu’ils soient garçons ou filles.
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Lun 26 Sep - 22:57

Malgré tout, je commençais à sentir mes paupières se fermer petit à petit. Le sommeil reprenait son juste droit dans la vie d’une jeune adolescente pourtant prête à tout pour ne pas tomber dans ses doux bras de Morphée. Alors que je poussais un bâillement que j’essayais de cacher un maximum afin de ne pas paraitre grossière, Barney reprit la parole.

- Dis-moi, une question comme ça… Pourquoi tu te balades dans les couloirs pour « trouver un endroit pour faire passer la solitude et ta peur de l’orage » ? Je veux dire, il est plutôt tard et tu aurais sûrement trouvé plus de monde dans la salle commune non ? Et c’est un endroit rassurant, alors que les couloirs… brrr, pas top !

Je souris un peu à sa question, même si mon sourire n’était plus aussi large que tout à l’heure, que ce soit à cause de cette idiote de fatigue, ou de souvenirs trop longtemps refoulées. Je ne veux pas qu’ils remontent et puis de toute façon, j’ai toujours eu une volonté de fer. Et elle ne me lâchera pas maintenant, loin de là !

- Disons que notre salle commune n’est pas un endroit de repos à cause de leur bavardage intempestifs. Et aussi parce que même si j’ai peur de l’orage, je l’admire, il me fascine. Et il y a des moments où même si je ne veux pas de cette solitude trop encrée en moi, je fais tout, inconsciemment, pour la trouver.


Oui, ce n’était pas logique, et oui, je comprendrais parfaitement qu’il me prenne pour une folle. Mais bon, j’étais souvent contradictoire dans mes façons de pensées et d’agir. Mais j’avais toujours été ainsi, et je n’avais jamais su y remédier. Même si ça ne me dérangeait pas plus que ça, étant donné que je pouvais alors aisément tromper mes adversaires ! Niark, niark. Heureusement qu’il n’entendait pas ce qui se passait dans ma tête, là, il aurait fuit de toutes ses jambes et m’aurait totalement prise pour une folle doublée d’une cinglée !

Et cette façon d’être est souvent due à des sentiments qui se mélangeaient dans ma tête, de peur et d’angoisse, de force et ambition. C’était bizarre, je vous l’accorde. Je cherchais alors quelque chose à dire à mon camarade de maison… Etrange de dire ça comme cela, mais soit. Malheureusement rien ne me vint en tête pour le moment. Je laissais donc en suspend la suite de ma phrase. Peut-être que lui, aurait une idée pour continuer. Sinon, il commençait à se faire vachement tard, et je ne tenais à pas à me faire prendre à vagabonder dans les couloirs par l’un des acolytes de ce cher Winch Caca !


[HJ : Sorry, ce n'est pas très long :( ]
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Ven 30 Sep - 13:59

Sa réponse ne se fit pas attendre :

- Disons que notre salle commune n’est pas un endroit de repos à cause de leur bavardage intempestifs. Et aussi parce que même si j’ai peur de l’orage, je l’admire, il me fascine. Et il y a des moments où même si je ne veux pas de cette solitude trop encrée en moi, je fais tout, inconsciemment, pour la trouver.


Il y avait beaucoup de vrai dans ce qu’elle disait. La Salle commune était une salle où les élèves faisaient tout et n’importe quoi et ce n’était certes pas là qu’on pouvait y trouver calme et repos, à moins bien sûr de s’y trouver à trois heures du matin. Et concernant sa fascination pour l’orage, il la comprenait parfaitement aussi, lui-même étant toujours en admiration face à ce phénomène météorologique impressionnant. Et, de manière générale, il était un grand fan de la nuit, qu’il adorait. L’être humain est programmé pour vivre le jour, et ignore beaucoup de la vie qui se passe la nuit. Les créatures qui ne sortent que lorsqu’il fait noir effraient souvent les humains, mais fascinaient Barney. Quand à sa dernière phrase, il la comprenait aussi, bien sûr, même si lui avait sans cesse besoin de compagnie, au contraire. Il détestait la solitude. Mais il était d’un naturel très ouvert et comprenait parfaitement que d’autres cherchent l’isolement parfois.

-Je comprends, enfin je crois ! Moi par contre, je ne cherche pas du tout la solitude, ça me déprime trop. J’ai toujours besoin de parler à quelqu’un.

L’orage s’était éloigné maintenant, et le calme régnait autour d’eux. Il n’avait pas prévu de passer autant de temps ici et il était déjà très tard. Mieux valait rentrer avant de s’endormir ici... Bien que s’ils l’avaient souhaité, la Salle leur aurait fourni tout ce dont ils auraient besoin, lits, draps, couvertures, oreillers… Bref.

-Il est déjà tard
, dit-il en regardant sa montre. Je vais aller me coucher. Tu viens aussi ou tu veux rester encore un peu ici ?


[Moi non plus :S désolé :S]
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Dim 2 Oct - 13:39

Je n’avais pas vu le temps passer. Et je commençais tout doucement à sentir mes yeux se fermer tout seul. Malgré tout, j’essayais de continuer à sourire. Suite à ma déclaration un peu étrange, Barney répondit à son tour.

- Je comprends, enfin je crois ! Moi par contre, je ne cherche pas du tout la solitude, ça me déprime trop. J’ai toujours besoin de parler à quelqu’un.

Il me faisait rire. Ses paroles étaient toujours toutes gentilles et mignonnes comme ça ! Et j’avais l’impression qu’il était toujours là pour ses camarades, prêt à les écouter et les réconforter. Un vrai ami en soit. Toujours besoin de parler à quelqu’un ? Et bien, c’était un point que nous n’avions pas du tout en commun ! Même si la compagnie des autres ne me dérangeait pas la plupart du temps, j’avais souvent besoin de me retrouver seule pour réfléchir, faire le point ou je ne sais trop quelle autre truc à faire.

Dehors, il n’y avait plus le bruit du moindre coup de tonnerre. L’orage était sans doute parti. Et en ce moment je ne rêvais plus que mon doux et confortable lit à baldaquin et ses couvertures moelleuses et prêtes à m’accueillir draps ouverts ! Le petit Barney regarda alors sa montre trônant à son bras.


- Il est déjà tard. Je vais aller me coucher. Tu viens aussi ou tu veux rester encore un peu ici ?

Bon nous étions deux ! Je me levais de mon petit banc en cristal et étirait mon dos douloureusement endoloris.

- Non, non, je viens avec toi. Je suis morte fatiguée aussi ! Comme pour marquer ma phrase, je poussais un bâillement. Et puis comme ça, si on se fait prendre, on se ferra prendre à deux ! C’est toujours plus drôle que d’être tout seul !

Je lui souris et me dirigeai vers la porte. Et tournai la poignée dorée. Je me positionnais à l’entrée, et me tournant vers Barney, j’attendis que celui-ci daigne me rejoindre.

FIN
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MessageSujet: Re: C'est un joli soir pour mourir. (PV Barney)   Sam 12 Nov - 18:55

Il vit Kenza se lever et se diriger vers la porte en disant :

- Non, non, je viens avec toi. Je suis morte fatiguée aussi !. Et puis comme ça, si on se fait prendre, on se ferra prendre à deux ! C’est toujours plus drôle que d’être tout seul !


Oh que oui, et c’était beaucoup moins flippant ! Non pas qu’il soit spécialement froussard, mais bon. Mieux valait partager sa galère avec quelqu’un, ça paraissait toujours moins dur. Elle ouvrit la porte et se tourna vers Barney, souriante. Il ne regrettait pas d’avoir fait ce petit détour par ce couloir, il s’était fait une nouvelle amie. Il la rejoignit et repartirent ensembles vers la Salle Commune des Rouge et Or.

FIN
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