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Menottée [PV Joy]

 

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 Menottée [PV Joy]

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Lilian Easter
Assistante à Sainte Mangouste



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Localisation : Dans le lit avec Iron Man. Et tu es prié(e) de dégager, on n'aime pas les plans à 3. (A part si tu t'appelles Jack Sparrow, que tu as du rhum et de la pâte à crêpes...) Quoi? C'est quoi cet air choqué, vous êtes toujours puceau ou quoi? Question suivante !
Date d'inscription : 31/10/2007

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Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: Menottée [PV Joy]   Sam 2 Juil - 12:50

Il fallait faire vite, très vite même. Le couvre-feu n'allait pas tarder à tomber et Lilian devait être rentrée dans sa tour avant, afin de ne pas se faire prendre dans les couloirs par un des Mangemorts qui serait capable de lui donner la retenue de sa vie. Très peu pour elle, elle n'en avait que moyennement envie. La belle sirène était partie dans la journée recueillir discrètement quelques ingrédients dont des plantes dans les serres. Elle s'y était rendue pendant le dîner afin que son absence soit masquée par les dizaines d'élèves qui y mangeraient. Le corps dissimulé sous une cape noire elle s'était donc faufilée silencieusement jusqu'aux serres afin de prendre ce qui l'intéressait et repartir ensuite. Mais la lionne devait être aux aguets pour éviter de se faire voir et marchait donc doucement et le plus près des murs possible. Elle regardait sa montre en argent : il ne lui restait plus que cinq minutes pour arriver jusqu'au hall d'entrée avant que les portes ne se ferment définitivement. Or, elle ne souhaitait pas passer la nuit dehors étant donné que Pré-au-Lard leur était désormais interdit ; elle ne pourrait donc pas louer une chambre aux Trois Balais. La belle se mit à courir jusqu'à la cour devant le château, se cachant derrière un poteau du préau, en face des lourdes portes d'entrée.

Un bruit sourd se fit alors entendre et Lilian entendit avec regret que les portes se fermaient, juste devant son nez. La main délicatement appuyée sur la pierre, le visage émergeant discrètement sous la capuche noire, les yeux bleus virent, brillants de désespoir les deux battants en bois massif se rejoindre et tous les verrous se fermer un à un. Verrous magiques qui plus est, un kit d'ouverture illégale de serrure lui serait donc d'aucune utilité. Quand bien même ces verrous ne seraient pas fermés grâce à la magie, il y en avait tellement que cela lui prendrait la nuit pour tous les ouvrir. Sitôt aurait-elle terminé que les portes s'ouvriraient de nouveau. Se rangeant derrière la colonne de pierre, Lilian appuya sa tête contre, peut-être en se cognant légèrement et se laissa glisser à terre. D'accord, elle était dans la merde. Bon, l'avantage qui se présentait à elle maintenant c'était qu'elle ne risquait plus d'être aperçue dehors car sinon, cela ferait belle lurette que Winch aurait lancé un de ses camarades à sa recherche. Son absence était donc passée inaperçue ; un point positif. Sûrement le seul.

Il lui faudrait réfléchir à comment rentrer dans le château. Creuser un tunnel s'avérait une longue entreprise, visible et surtout difficile. En plus, elle venait de se faire une manucure alors ce n'était même pas la peine d'y penser ! Certes elle avait ses gants en cuir noir mais voyez-vous le cuir était souple, fin et fragile de surcroît ! On abandonne donc le tunnel. Frapper gentiment en espérant qu'on lui ouvre aussi était risqué car c'était certain qu'elle se taperait une méchante retenue, donc non. Attendre que la nuit passe, au risque de mourir frigorifiée ou mangée par un loup-garou ou encore enlevée par un centaure. Mouais, pas très tentant. Ou alors monter à dos d'hippogriffe et voler jusqu'à la tour d'astronomie afin de descendre silencieusement jusqu'à sa salle commune. Et elle le trouvait où son hippogriffe ? Au fond de sa poche ? Bah non bien sûr, dans le creux d'un cèdre, c'est évident ! Où avez-vous donc la tête ? Un éclair traversa alors sa mémoire. Lilian ouvrit de grands yeux et fronça les yeux d'un air songeur. Elle se releva et fixa son regard sur le château. Il est clair que son seul moyen d'entrer était de grimper jusqu'à une fenêtre, elle n'avait pas d'autre choix. Ce qu'il lui fallait c'était une fenêtre avec un rebord : trouvée ! Au premier étage, cela devait être une fenêtre d'une des salles de classe, étude des Moldus, histoire de la magie ou défense contre les forces du mal. Le problème qui se posait maintenant était que justement, c'était au premier étage et qu'il lui faudrait par conséquent, grimper jusqu'à cette fenêtre. Un instant...

Les idées fusaient dans sa boîte crânienne à tel point qu'elle avait du mal à se concentrer. La rouge et or ferma les yeux afin de visualiser chacun des plans qui se bousculait dans sa tête et les rouvrit brusquement, au bout de quelques secondes. Elle leva la tête, faisant glisser sa capuche sur sa chevelure soyeuse. Le plafond du préau, mais oui ! Sortant de sa cachette, elle observa jusqu'où se hissait le toit et c'était parfait, elle pourrait aisément atteindre le rebord de la fenêtre. Bon après quelques acrobaties mais cela devrait le faire. Et puis, elle n'était pas plus bête qu'un autre alors il n'y a aucune raison que cela se passe mal. La sirène sortit sa baguette de sous sa cape et prononça la formule de l'Elasticus parce qu'elle ne voyait pas vraiment comment elle parviendrait à grimper sur le toit. Un saut et la voilà qui se trouvait sur le toit du monde ; le toit du préau. Chancelante et tentant de trouver son équilibre, oui les bottes à talon même carré étaient fortement déconseillées pour ce type d'activité. Une fois ledit équilibre trouvé, Lilian commença sa marche sur le plafond, les bras écartés afin de ne pas trop tanguer et surtout de ne pas tomber. Plusieurs fois ses bottes vert gris manquèrent de déloger une ardoise à cause de leur talon, faisant battre le cœur de Lilian à tout rompre.

Enfin elle arriva contre le mur du château. La sirène soupira de bonheur et s'appuya contre lui, se laissa glisser dos au mur afin de reprendre ses esprits et d'élaborer la suite de son plan. Le souffle haletant, le visage posé de profil contre le mur, Lilian vit que certaines pierres dépassaient du mur ce qui lui fournissait donc des appuis, un peu comme sur un mur d'escalade cependant elles étaient en très nette minorité et surtout éloignées les unes des autres. Toutefois, seules deux d'entre elles lui permettaient d'accéder à la fenêtre la plus proche ce qui serait amplement suffisant. Inspirant un grand coup et bloquant sa baguette entre ses dents blanches, Lilian se releva et entreprit son ascension. Elle dégagea au mieux ses bras et ses épaules de sa longue cape noire, enfila ses gants afin de ne pas abîmer sa manucure voire pire, se casser un ongle et plaça le pied gauche et la main droite sur les pierres qui dépassaient. Pourquoi est-ce qu'elle ne s'appelait pas Spider Girl ? En deux coups de cuillère à pot, une toile par ci et une toile par là et ca y est, l'affaire était réglée, pliée et envoyée au fond du placard ! Mais non au lieu de cela elle était obligée d'escalader les murs pour espérer rentrer dans son école – alors que d'habitude, les élèves ne cherchent qu'à en sortir – sans se faire pincer. Un pas puis un autre. La rouge et or avançait doucement mais sûrement à la fenêtre et à son rebord que Lilian bénissait à l'instant même car sans lui, elle serait sûrement en train de se geler dehors en comptant les secondes et les minutes qui la séparait du petit matin. En plus, dormir dehors passe encore si l'on est accompagnée parce que toute seule, cela devient légèrement glauque.

Stabilisée sur les trois centimètres et demi peut-être, la sirène tendit la main en direction du rebord et se hissant sur la pointe des pieds parvint à atteindre un barreau en bronze situé sur le côté de la fenêtre en guise d'armature et à s'y accrocher. Elle avait tellement l'air intelligente. Heureusement que personne n'était dehors. Au prix d'un ultime effort, après avoir agrippé le barreau de sa deuxième main, Lilian parvint à se hisser sur le rebord. Soulagée d'y être parvenue, elle soupira une nouvelle fois de soulagement et balança sa tête en arrière qu'elle cogna contre la pierre. Mais elle s'en fichait et resta ainsi, les yeux fermés et la jambe gauche dans le vide pendant une minute qui lui parut éternelle. Au terme de cette minute, Lilian replia sa longue jambe vêtue d'un pantalon noir sous elle et regarda au travers du verre si aucun Mangemort ne traînait dans la salle de classe. Les diamants bleus ne virent rien si ce n'est une salle vide qui ne comportait rien d'anormal. C'est à ce moment que la rouge et or se rassura en pensant au fait qu'heureusement les cours de potions se déroulaient dans les cachots parce que cela aurait été beaucoup plus glauque d'arriver dans la salle de Nakamura. Et puis bonjour les gaffes à éviter en ne faisant tomber aucune fiole ! Au moins, dans le cours d'Etude des Moldus, il n'y avait rien de fragile. Sans crainte elle pouvait donc rentrer.

Du bout des lèvres elle murmura le sortilège d'Alohomora et le déclic se fit entendre. La fenêtre s'entrouvrit et Lilian poussa délicatement le verre du bout de ses doigts gantés de noir. Toujours rien, la voie était libre. La rouge et or ferma les yeux de soulagement et s'accroupit sur le rebord. Cependant, alors qu'elle s'apprêtait à entrer, un bruit venant du plancher des vaches se fit entendre. Son sang ne fit qu'un tour. Interdite, la gazelle releva la tête et de grands yeux où la mer commençait à se troubler. Faites que cela soit un lapin, un lapin ! Discrètement, la jeune fille se retira de l'embrasure de la fenêtre pour tenter de voir qui se trouvait en bas et si elle pouvait commencer à faire ses prières ou non. Sur le coup, les grands diamants bleus n'aperçurent rien, pas même une ombre mais sous l'emprise du doute, Lilian tira sa cape sur ses épaules et sur tout son corps. Certes le soleil débutait tout juste son départ pour l'autre côté de l'horizon, la nuit ferait donc bientôt son apparition masquant ainsi les messagers des ténèbres ou les intrépides. Mais en attendant, si la personne en bas relevait les yeux, Lilian était vulnérable car si la personne était un Mangemort, elle pouvait la plumer facilement. Sauf si elle parvenait à pénétrer rapidement dans la salle de classe. Mais mon Dieu qu'avait-elle fait pour mériter tout cela ?

Un nouveau bruit, plus sonore et plus proche se fit de nouveau entendre et prudente, Lilian se recouvrit entièrement de sa cape. Discrètement, son index fin ôta de son regard envoûtant un pan de la capuche et la sirène pu enfin voir, du moins distinguer qui se trouvait dehors à cette heure. Une chevelure rousse, un air un peu perdu, elle connaissait la personne. Serpentard, maison ennemie de la sienne certes mais au vu de son errance, Lilian doutait que la jeune fille venait la faire tomber de son perchoir et la livrer aux Mangemorts. Non, elle ne lui voulait aucun mal mais maintenant, la question était : comment attirer son attention sans pour autant se faire entendre par tout le château ? De nouveau elle regarda dans la salle de classe afin de trouver un projectile inoffensif. A part un encrier, il n'y avait rien. Oh mais si ! Un canard en caoutchouc ! Lilian l'attrapa du bout des doigts et ressortit le buste de la classe. Visant précautionneusement la personne en bas, la sirène lança le canard en plastique jaune qui vint tomber pile devant les pieds de la jeune fille rousse. Quand celle-ci releva les yeux, la lionne rouge et or ôta sa capuche et secoua sa chevelure. Assise sur le rebord, elle donnait presque l'impression de faire cela tous les jours, comme si cela relevait de l'habitude la plus commune du monde. Et oui, quand certains s'enfermaient dans leur chambre pour y étudier des heures durant, Lilian faisait de l'escalade sur les murs de Poudlard et se reposait sur le rebord des fenêtres. Normal.


- Toi aussi tu es coincée dehors ? Bienvenue au club ! Héla Lilian, tout en prenant soin de ne pas parler trop fort.

Une brise s'éleva dans les airs faisant voler autour de son visage angélique une longue mèche soyeuse. La fenêtre commença à se refermer mais Lilian mit sa main droite en travers pour qu'elle ne claque pas.


- Bon tu m'excuseras mais je dois rentrer dans ma salle commune, apostropha de nouveau la belle jeune fille, un sourire sur les lèvres.

Poussant la fenêtre, la sirène s'accroupit et passa la tête puis le buste. Cependant, un nouveau bruit se fit entendre auquel elle ne prêta aucune attention, pensant que c'était Joy encore qui se faisait remarquer. Levant les yeux au ciel, amusée, elle se trouvait à moitié débout pour pénétrer dans la salle de cours. Elle se souviendrait de cette soirée, elle qui était entrée par effraction dans sa propre école telle une espionne. Mais où va le monde ?

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Joy Windy
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MessageSujet: Re: Menottée [PV Joy]   Lun 4 Juil - 18:42

Bordel, je suis dans la merde ! Pardon pour cette vulgarité, mais il faut vraiment que je me bouge si je ne veux pas passer la nuit dehors. Le couvre-feu tombe à 20 h 30 pile, et à cette heure-ci, nous sommes tous censés être dans nos salles communes. Même pas dans les couloirs du château. Or, il est 20 h 27 et je ne suis même pas dans l’enceinte de la forteresse écossaise. En réalité, cela fait plus de deux heures que je marche à la lisière de la fôret interdite, et comme par hasard, c’est le point le plus éloigné de la grande porte, seule porte que nous ayons le droit d’empreinte pour rentrer et sortir du château. A force de trénasser sans but précis en pensant à tout et rien, il était clair qu’il fallait que j’arrive en retard un jour ou l’autre. Seulement voilà, ce jour était arrivé et les temps s’étaient refroidis. On a beau être en été, l’Écosse reste l’Écosse, un État anglais où il ne fait pas bon vivre et où la météo ne suit aucune logique, du moins selon moi. Il y a à peine quelques jours, l’air était lourd, il faisait chaud et on avait tous de mal à respirer, non seulement à cause de la tension qui parcoure Poudlard, mais aussi tout simplement à cause de l’été qui s’était brusquement imposé, ce qui était plutôt étonnant. Allons bon, depuis un ou deux jours, la température avait vite fait de retomber et à mon plus grand désarrois, il faisait infiniment trop frais la nuit. Vous comprendrez donc assez rapidement pourquoi passer la nuit à la belle étoile ne fait pas partie de mes désir, et je ne vous cache pas que la perspective de dormir dans mes vêtements du jour ne m’enchante pas, loin de là. Bien sur, si besoin est, je pourrai toujours faire des choses dénuées de tout hygiène, mais c’est vraiment pour les cas extrêmes, genre je suis recherchée par les mangemorts. Évidement, mon statut de sang pur me laisse un grand bénéfice du doute.

Bien sur, les Mangemorts sont aussi au courant de l’existence des Purgateurs, et je crois même qu’ils savent qui en fait parti. Seulement, je ne suis pas sure que ce soit une chance pour moi. Pour l’instant, oui, mais le jour ou l’un des deux camps tombera, soit la résistance ou les mangemorts ? Je préfère ne même pas y penser et pour cause, je ne suis sauve dans aucun des cas. Si c’est les Mangemorts qui gagnent, non seulement je ne sais pas ce qui se déroulera ensuite, mais ils possèdent toutes les informations sur les Purgateurs, sur moi, sur ma famille. Sur mon oncle, un Traître. Si ils tombent, alors j’ai tout à craindre que le fait que je soit des Purgateurs me retombe dessus. Inquiète ? Oui je le suis. Parano ? Simplement réaliste je dirais. Enfin, je m’éloigne du sujet, là. Je voudrais simplement revenir au fait, je ne risque pas grand-chose pour l’instant à part une bonne retenue pour ne pas être rentrée avant le couvre-feu. Mais ceci dit, je n’en avait absolument pas envie, mais alors, vraiment pas. Je n’apprécie pas spécialement les Mangemorts. Un peu trop cruels et durs à mon goût, alors une retenue en leur compagnie n’a rien de très alléchant. Je n’avais en outre qu’une seule solution; rentrer dans le château sans qu’on voie. Je pouvais toujours passer par l’entrée principale, mais bien sur la grande porte de bois noir devait être gardée. Bon, j’étais pas dans la merde, moi. C’est la seule porte que l’on peut emprunter pour rentrer dans le château, ce qui est pour le moins pitoyable vu la taille de la bâtisse, soit dit en passant, monumentale.

Sans plus attendre, je me dirigeais d’un pas rapide vers l’entrée du château. Je ne me mis pas à courir parce qu’il était à présent 20 h 30 passés, alors quoi que je fasse j’arriverai forcement en retard. Le plus, c’est que personne ne se rendrait compte de mon absence. Après tout, je ne suis qu’une ombre, et si tout le monde connaît mon nom, rare sont ceux qui savent réellement qui je suis. Le mieux dans tout ça, c’est que personne ne me voit jamais, donc que je soit là ou pas pendant une nuit ou un mois, personne ou presque ne ferra la différence. Donc au final, personne ne signalera mon absence à personne, ce qui me laisse tout le temps dont j’ai besoin pour rentrer. Lorsque j’arrivai enfin devant les lourds battants de bois qui étaient fermés depuis en bon moment déjà. Alors que je commençais à réfléchir comment je pouvais rentrer dans le château sans me faire remarquer, en détail attira mon attention. Une chose jaune qui venait de tomber à mes pieds. Un… Canard en plastique ?! Bon Dieu, il pleut des palmipèdes en caoutchouc, maintenant ! Mais où va le monde ? Peu importe où il se dirige (si seulement il bouge), une chose est sure, c’est Lilian Easter qui en tien les rênes. La belle se tenait sur l’embrasure d’une fenêtre du premier étage, elle secoua ses longs cheveux bruns comme pour me prouver qu’elle avait beau être dans une posture pour le moins étrange, elle reste LA sirène de Poudlard, comme ci elle faisait ça tout les jours. Elle manque pas de chic, celle-là. Elle me souris et après avoir replacé ses beaux cheveux de princesse comme il fallait, la lionne me lança :


- Toi aussi tu es coincée dehors ? Bienvenue au club !

J’aquiessais, un peu étonnée de retrouver Lilian de cette manière. Décidément, j’avais le chic pour faire des rencontres… Peu anodines. En outre, Lilian n’avait pas eu une si mauvaise idée que ça. Un peu d’escalade sur les murs de Poudlard et le tour est joué ! Toujours aussi séduisante, Lilian avait du escalader un des poteaux pour monter sur le toit du préau, puis elle avait du marcher vers le mur pour ensuite l’escalader en s’aidant des quelques pierres qui dépassaient pour atteindre le rebord de la fenêtre qu’elle était en train de pousser lorsqu’elle m’avait vue arriver, elle s’était donc munie d’un canard en plastique qui devait être dans la salle qui donnait sur ladite fenêtre. Allez savoir ce que faisait un canard en plastique dans une salle de clase. A moins que ce soit la salle d’étude des moldus, dans quel cas un cour avec pour objet les palmipèdes en plastiques avait du se dérouler. En je n’en doute pas, cette étude avait due être passionnante. Allez savoir pourquoi, je ne regrettais absolument pas de ne pas avoir choisi cette option ! Non pas que je me foute des objets de bain comme de ma dernière chaussette, mais l’idée de perdre mon temps ainsi ne m’enchantais pas. Bref, on est pas là pour disserter sur les cours d’Étude des moldus.

- Bon tu m’excuseras mais je dois rentrer dans ma salle commune.

Alors que j’allais lui demander de m’attendre pour monter la rejoindre et rejoindre ma salle commune sans encombre, une sorte de gros bruit venant de la salle de classe sur laquelle la fenêtre donnait retentit. Comme une porte qui claque. Et merde. Vu le regard que me servit Lilian, je savais qu’elle avait aussi bien entendu le bruit que moi. Nous savions toute les deux qu’il fallait se barrer du château et retourner dans le parc.

- Putin, descends, Lilian !

Vu le bruit qu’on avait pu entendre, j’aurais parié que quelqu’un, mangemort ou pas, se dirigeait vers nous, et là, aïaïa caramba, on pouvait craindre pour nos belles fesses, bien que celles de Lilian soient plus bronzées que les miennes, si vous voulez mon avis. Elle doit être nudiste (ou alors elle connais un bon sortilège pour le bronzage). Et puis mince, je suis rousse ! Je n’ai aucune raison d’être bronzée et je peux déjà m’estimée heureuse de ne pas avoir de tâches de rousseur. Enfin bref, on s’en fou pas mal de notre bronzage respectif. Là, maintenant, tout ce qui m’importe c’est que LA sirène de Poudlard descende de son perchoir pour qu’on se barre vite fait avant qu’on nous saute dessus et qu’on nous pigeonne comme des lapins. Je pouvais toujours partir sans attendre la sublimissime brune et ses deux diamants bleus, mais c’est tout de même pas très sport et sacrement salaud. Et puis d’ailleurs, qu’est-ce qu’elle attend pour bouger ? Vu la manière dont elle tire sur son poigné, j’ai tout pour croire qu’un de ses nombreux bracelet s’est coincé dans un des barreaux de la grande fenêtre. Et voilà notre belle déesse grecque menottée par sa propre faute ! Bien joué. Agacée, je soupirai. Je n’allais tout de même pas abandonner Aphrodite à son triste sort ! Mais quand même, c’était bien notre veine !

- Et merde ! Maugréais-je. Puis je repris un peu plus fort à l’adresse de Lilian : J’arrive.

Et puis sans plus attendre je me dirigeais vers un des poteau qui soutenaient le toit du préau. Je n’avais décidément pas le choix, j’allais devoir escalader l’un d’entre eux. J’aurais pu utiliser un sortilège d’élasticité, mais on ne les apprend qu’en sixième année. Dommage pour moi. Je remerciais ma souplesse et mes muscles plus que bien développés, m’accrochais au poteau de fer, plaçant mes mains loin au dessus de moi, enroulant mes longues jambes fines autour de la carcasse en ferraille, et tirais, retirais, encore, et une dernière fois. Mes mains en sueurs pour s’être frottées au métal froid, je me hissais dans un dernier effort me hissais sur le toit d’ardoises mates. Je soufflais un coup, et me dépêchais de me mettre debout, il fallait faire vite. Comme pour me le rappeler, un second bruit sonna encore plus forts que le premier. Comme une porte qui claque. En équilibre au bord du toit, je marchais en ignorant les trois mettre qui s’ouvraient sous moi. Pas une hauteur considérable, mais assez haute pour se briser la cheville si je tombais de travers. Lorsque j’arrivais enfin au mur sur lequel était logée la fenêtre sur laquelle était perchée Lilian Easter, je me posais deux secondes pour repérer les prises que je devrais escalader. Une chance pour moi que je ne sois pas en talons hauts comme notre amie la sirène.

Je replaçais mes doux cheveux roux derrière mes oreilles, lançais un regard froid à Lilian mais tout de même accompagné d’un sourire en coin, et me lançais. Soudain, un bruit de nature différente que les précédant attira mon attention. En voulant détacher son bracelet, Lilian était tombée en arrière et restais pendue par le poignée ! Vraiment, j'en étais à me demander ce qu'elle ferait sans moi... Je soupirais, et entrepris de commencer mon ascension le plus vite possible. Je posais mon pied sur une première pierre, crochetant une autre avec ma main, et tirais, soulevant mon corps mince et souple qui effleurait la parois. Après avoir refais la même manœuvre plusieurs fois avec souplesse et le plus rapidement possible en ignorant mes muscles qui criait douleur, je balançais ma jambes pour me donner de l’élan et arrivait à m’assoire sur le bord de la fenêtre aux côtés de la belle sirène, souveraine de Poudlard pendue par son beau poignée, en tirant et poussant à la fois sur mes bras. Je soufflais un coup, évaluant la distance qui nous séparait du sol. Six ou sept mètres tout au plus. Je souriais à Lilian qui devrait souffrir. Une chance pour elle; je n’avais pas mis beaucoup de temps à monter.


- Ne bouge pas. J'haussais les sourcils lorsque je regardais plus attentivement le-dit bracelet. Une sublime chaîne en argent avec un bracelet ovale en argent massif. On dirait une menotte, ton bracelet !

Je jetais un coup d’oeuil au bracelet délicat accroché à l’un des barreaux, ou à la menotte si je puis dire. J’entrepris de le défaire d’une main habile, mais je ne pouvais éviter qu’il tape lourdement contre la ferraille. Une source de bruit inévitable. Soudain, un autre bruit, plus grand et intense que les autres retentit, et la grandes porte posée sur le même mur que notre perchoir s’ouvrit sur une silhouette sombre. Surprise, j’agrippai d’un réflexe le bracelet de Lilian et le brisais. Lorsque je compris que j’allai inévitablement tomber dans le vide, je m’agrippai au bras de la belle lionne, mais elle m'attira dans sa chute. Bien joué ! A mon plus grand étonnement, j’eu le réflexe inné de faire apparaître d’un coup de baguette un coussin géant juste en dessous de nous après qu’un éclair de lumière pâle eu frappé le sol.
Alléluia ! La chute ne dura même pas une seconde, et le coussin rouge apparu juste à temps pour nous éviter de nous briser les os. Je soupirai en frissonnant lorsque mon corps et celui de Lilian rebondit lourdement dans le tissus moelleux. Me rappelant pourquoi ma surprise nous avait fait chuter moi et Lilian, je me remis sur pied et tirant Lilian vers moi. D’un deuxième coup de baguette je fit disparaître le coussin, sous les yeux hébétés de la silhouette qui devait être un mangemorts vu sa lourde cape noire.


- COURS, MAINTENANT ! Hurlais-je à la belle.

Au point où on en était, on pouvait bien crier tant qu’on voulait, le principal étant simplement que l’on dégage au plus vite. Je rabattis le capuchon de ma propre cape sur mes cheveux, et me mis à courir, sans faire attention à ce que Lilian ne suive ou pas. Je courrais vite, une chance pour moi. Alors que nous courions vers la lisière de la fôret interdite, je fus surprise par la pente brusque et glissais, mêlant roulés-boulés et simples glissades. Cette mascarade dura jusqu’en bat de la pente, ou je finis par m’arrêter en cognant mon bras lourdement à une grosse pierre qui se trouvait là. Une fois mes esprits repris, je vis que personne ne nous avait suivit, mais une douleur qui élançait fortement mon bras attirât mon attention. Le sang ne coulait pas, mon membre n’était pas cassé mais j’avais mal. Pourtant, je me mis à rire de toute cette péripétie, à rire, tout simplement…

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Dernière édition par Joy Windy le Ven 8 Juil - 18:13, édité 1 fois
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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: Menottée [PV Joy]   Mer 6 Juil - 16:25

Ce couvre-feu, c'était vraiment une grosse blague ! Obligée de faire du forcing, de commettre une effraction et par conséquent d'enfreindre de nombreuses lois du règlement intérieur de Poudlard tout cela pour pouvoir rentrer dans sa chambre et s'allonger dans son lit, c'est un peu fort ! Si elle se voyait d'en bas, Lilian était persuadée qu'elle rirait aux éclats tellement cette situation était hilarante. Cependant, elle riait beaucoup moins perchée sur son rebord de fenêtre. Jouer aux espionnes pour rentrer dans son école, elle aurait décidément tout fait ! Mais le tout était de garder son calme, de ne pas paniquer et de tout faire dans le silence le plus total et la plus parfaite des discrétions – évidemment elle faisait avec les moyens du bord parce que bon, talons et discrétion ne faisaient pas vraiment bon ménage. Au pire, elle pourrait toujours se déchausser et rentrer en chaussettes dans son dortoir comme si elle revenait d'une soirée qu'elle aurait passé sur des aiguilles de quinze centimètres de haut et que ses pieds demandaient grâce de retrouver la platitude du plancher des vaches. Et puis cela éviterait sûrement d'ameuter tous les autres Mangemorts et réveiller le château si elle venait à se faire courser à travers tous les dédales de l'école. Deuxième phase du plan : enlever les bottes. Avec un peu d'entraînement, peut-être que la Sirène pouvait espérer infiltrer les services secrets du Ministère de la Magie qui sait... Ou élaborer de nouvelles techniques de percées dans sa villa pour rentrer d'une soirée, à condition de marcher droit et n'avoir bu que très peu. Ouais, autant laisser tomber, c'était juste mort. Lilian sobre après une grosse soirée américaine ? Autant attendre la canicule au Pôle Nord : cela n'arriverait jamais !

C'est comme le jour où il se mettrait à pleuvoir des canards en plastique : jamais de votre vie vous ne verrez pareil événement météorologique ! Sauf si Lilian rejoint les dieux de l'Olympe en véritable déesse de la séduction et de la beauté qu'elle était et décidait que son nouveau jeu favori serait de faire pleuvoir les canards plutôt que la pluie les jours où elle s'ennuierait. Et espérons que Joy n'irait pas le crier partout qu'elle venait de voir tomber du ciel un de ces canards en plastique que les Moldus utilisent pour leurs bains – ce qui d'ailleurs a toujours étonné Lilian qui n'avait jamais trouvé quelconque intérêt ou amusement à jouer dans la mousse de son bain avec un canard outre les cinq premières minutes à faire « coin coin » quand elle avait cinq ans – au risque de se voir considérée comme une folle échappée de l'asile. Surtout qu'elle était rousse et que pour certaines personnes qui ne jugeaient que par les préjugés et les vieilles légendes de cinq cent ans, les roux étaient des envoyés du diable lui-même et si la pauvre Joy venait à croiser un de ces énergumènes, elle pouvait faire ses prières. Toutefois, au lieu de quoi, la jeune fille releva la tête vers Lilian, ce qui était le but de la manœuvre et héla la Sirène :


- Putin, descends, Lilian !

Comportement tout à fait normal pour une personne tout à fait normale qui venait d'apercevoir une autre personne assise sur un rebord de fenêtre situé au minimum à six mètres de hauteur et qui venait de lui lancer un canard en plastique. D'ailleurs, Lilian aurait adoré lui répondre et par ce fait engager la conversation mais l'heure n'était pas vraiment aux bavardages étant donné qu'un Mangemort devait sûrement rôder autour du château ce qui expliquait le bruit retentissant d'il y a quelques secondes. Bruit qui accéléra le rythme cardiaque de la rouge et or qui rentra de nouveau le buste dans la salle de classe. Mais avant de pouvoir passer sa longue jambe et ainsi espérer échapper au Mangemort, la lionne s'aperçut que quelque chose la bloquait dans ses gestes et tourna lentement la tête vers son bras droit. Son bracelet, suite à la brise qui avait failli claquer la fenêtre, se retrouvait coincé entre deux barreaux. Machinalement, elle exerça une légère pression en supposant que cela suffirait à décoincer la grosse chaîne en argent – cadeau de papa Easter soit dit en passant. Or, celle-ci ne bougeant pas d'un pouce, Lilian replia sa jambe sous elle et, de nouveau accroupie, tenta de démêler le bijou du bronze à l'aide de ses longs doigts de fée. Mais il n'y avait rien à faire : le bijou refusait catégoriquement de se décoincer. Souriant nerveusement et stressée par l'éventualité de se faire découvrir, avec Joy peut-être, la sirène cessa les réflexions pour un temps, jugeant la situation trop compromettante pour laisser place aux grandes idées et astuces, enlaça ses doigts autour de son poignet droit et commença à tirer et secouer son poignet afin de se libérer. Sautillant sur place, son bracelet d'argent faisant un boucan de tous les diables contre les deux barreaux de bronze, Lilian s'en fichait royalement maintenant de savoir si oui ou non elle était découverte, tout ce qu'elle voulait, c'était se libérer et récupérer son poignet pour pouvoir rentrer dans son dortoir. Au fur et à mesure qu'elle tirait, jurant et pestant en espagnol et anglais contre son foutu bijou de ses deux à la con, la belle se redressait peu à peu et reculait de plus en plus.

Cependant, à force de reculer et le rebord n'ayant pas une longueur infinie, la rouge et or posa le talon dans ce qui s'avérait être le vide. Mais, à peine s'en rendait-elle compte, emportée par son élan, son pied glissa et la belle se retrouva suspendue dans le vide par le poignet. Risquant de se manger le mur dans le visage, Lilian ne pu s'empêcher de réprimer un cri, non pas vraiment de surprise mais davantage de douleur. Son poignet restait coincé entre le disque ovale entourant son poignet qui lui meurtrissait les chairs à cause de son poids attiré par la gravité terrestre. Pour l'instant, la douleur restait supportable certes mais ne le serait pas pour bien longtemps.


- Et merde ! J’arrive.

Lilian avait presque oublié Joy, pensant qu'elle s'était enfuie suite au claquement de porte, ce qu'elle aurait très bien pu faire alors que maintenant, elle risquait tout comme elle de se prendre la retenue de sa vie si un des envoyés de Sacha Winch venait à les découvrir dehors et en pleine effraction de surcroit. De sa situation qui devait être totalement risible vue d'en bas, la belle sirène adressa un sourire gêné à la jeune fille rousse qui partait la rejoindre et la libérer. Peut-être aurait-elle préféré que cela soit Chuck qui s'en charge mais elle n'allait pas renier cette aide qui venait gratuitement à elle. Pour se soulager et répartir le poids de son corps sur ses deux bras, la jeune fille se tourna face au rebord et chercha à se redresser en prenant appui de son autre main. Mais il n'y avait rien à faire : son bras, bien que long s'avérait trop éloigné du barreau le plus proche auquel elle aurait pu s'accrocher. Fatiguée de se retenir, elle se laissa retomber doucement afin de ne pas casser sa chaîne et faire ainsi donc une très mauvaise chute. La lionne tenta alors une autre approche : en commençant par les jambes. Si elle parvenait à remonter ses jambes de gazelle sur le rebord peut-être qu'elle pourrait remonter dessus. Oui mais non. Le rebord était également trop large pour lui permettre de s'accrocher à l'autre bout. Putain fait chier ! La Sirène devait donc, telle une condamnée à mort, pendue par le poignet droit, attendre que Joy vienne à sa rescousse.

Inspirant et expirant de grandes bouffées d'air pour oublier sa douleur qui commençait à lui engourdir vivement le poignet, Lilian regardait d'un regard presque inquiet la jeune fille rousse qui venait tout juste de grimper sur le toit du préau. Aucune pierre dépassant du mur ne lui permettait de se positionner et donc alléger ses souffrances. Plus les secondes s'écoulaient et moins le sang circulait dans ses veines du poignet. Elle releva donc sa tête et son poignet lui apparut plus blanc que d'habitude, les veines bleues jurant d'une façon plutôt morbide. Les deux miroirs des îles se fermèrent pour retenir la larme de souffrance qui perla et les lèvres, bien que serrées pour contenir des cris d'agonie, ne purent s'empêcher de murmurer un « Joy putain dépêche-toi ! ». A nouveau la belle tenta de remonter sur le rebord en vain.

Joy arriva finalement, adressant toutefois un regard plutôt froid à l'égard de la Sirène qui le comprenait tout à fait. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle n'était pas partie en courant se cacher pour éviter de se faire repérer et laisser Lilian dans sa merde car après tout, leurs deux maisons étaient rivales depuis la création de Poudlard, ce qui aurait pu être une raison suffisante, d'un certain point de vue. Par réflexe, la belle bougea son poignet emprisonné pour faire circuler le sang de nouveau dans les veines et artères et récupérer également quelque maniabilité. Maniabilité soit dit en passant très faible car elle ne pouvait déjà plus bouger ses doigts longilignes, ce qui, évidemment, agaça quelque peu Joy qui, perchée à son tour sur le rebord, tentait délibérément de décoincer le bijou d'argent.


- Ne bouge pas. On dirait une menotte, ton bracelet !

Ces mots firent sourire nerveusement la propriétaire dudit bracelet, qui émit un souffle agrémenté d'un rire jaune, car bien qu'elle aurait adoré plaisanter à propos de son bracelet, elle aurait davantage préférer le faire autour d'une table ou d'un lit ; lieux ou aucune chute éventuelle au-dessus du vide n'était imaginable. Fermant à nouveau les yeux de douleur, son visage angélique se crispa encore une fois.

- Tu vas rire mais, même si ce n'est pas son but premier, c'est bien une menotte. Revisitée par un bijoutier bien sûr, grimaça Lilian dont la voix était plus grave qu'à l'ordinaire sous l'effet de la douleur.

Quand elle y repensait tandis que Joy cherchait un moyen de la libérer, la jeune fille se demandait comment l'autre cercle ovale, qui normalement entourait son poignet pour véritablement donner cet effet menotte s'était retrouvé coincé entre deux barreaux de la fenêtre. Mais la situation ne lui permis pas de répondre à cette question puisqu'elle sentit, tout d'un coup, comme une incroyable légèreté et possibilité de mouvement. Cependant, Joy qui perdit l'équilibre, se rattrapa au bras de la Sirène qui attirée par la gravitation tomba et entraîna par conséquent la jeune fille rousse avec elle. Heureusement que celle-ci eut un incroyable réflexe et fit apparaître un énorme coussin qui amortit leur chute. Quant à elle, Lilian souffrait encore bien trop à son poignet pour se rappeler que son autre main emprisonnait sa baguette et était donc incapable de réfléchir et formuler un sortilège. Tombant sur le coussin après peut-être deux ou trois longues secondes de chute, Lilian, sonnée, se releva tant bien que mal et jeta un coup d'œil à son poignet droit. Le front se plissa de colère et les yeux bleus lancèrent un regard noir assassin à sa sauveteuse. Alors que toutes deux se relevaient tant bien que mal du gros coussin et commençaient à courir pour se cacher, Joy hurla un :


- COURS, MAINTENANT !

Elle venait de devancer Lilian mais la cape noire qui se rapprochait d'elles refit naître l'instinct de survie de la lionne rouge et or qui commença sa course effrénée, ses talons claquant sèchement sur les pavés de la cour.

- JOY WINDY ! MON BRACELET ! TU AS CASSE MON BRACELET ! Cria-t-elle de rage pendant sa course. Son poignet n'était désormais plus qu'enserré par l'ovale d'argent auquel pendant encore quelques maillons de chaîne. Un Mangemort ne leur courrait pas après, nul doute qu'elle bondirait sur la vert et argent et lui faire avouer que oui, une fois que toute cette histoire serait terminée, elle lui réparerait son bracelet ou lui achèterait exactement le même si elle n'y parvenait pas. Mais le sort s'en chargea pour elle.

La jeune fille rousse trébucha et commença une infernale descente en roulés-boulés jusqu'à un gros rocher sur lequel elle se heurta violemment. La Sirène, immobile devant ce spectacle, ne pu réprimer une grimace de douleur quand Joy se cogna contre le rocher. Ouh, cela doit faire mal ! Retournant son visage angélique de nouveau recouvert par sa capuche, Lilian hésita à aller rejoindre Joy pour l'aider. D'un côté, elle l'avait bien aidée à se sortir de sa pendaison mais d'un autre côté, elle avait cassé son bracelet. Les yeux bleus se levèrent au ciel puis la rouge et or commença à son tour sa descente en direction de Joy, en faisant extrêmement attention où elle posait ses bottes à talon. Plusieurs fois elle perdit l'équilibre et manqua de faire la même chose que Joy mais sa démarche lente lui permettait de se rattraper avant de tomber. Arrivée à hauteur de la vert et argent couverte de boue, Lilian s'accroupit, jetant avant un regard derechef en haut de la colline. Si le Mangemort les voyait, il pourrait aisément les canarder sans qu'elles puissent s'enfuir.


- Ça va ? Tu n'as rien de cassé ? Allez viens il faut qu'on se planque sinon on est foutues. Par contre, t'approches pas trop de moi, fit-elle en désignant la cape de Joy complètement recouverte de boue. Bien sûr, elle lui adressa un sourire qui traduisait bien sûr l'humour dans ses propos.

La rouge et or tendit la main et l'aida à se relever avant de l'entraîner dans un bosquet sombre. Derrière un arbre, la belle observa de nouveau la colline sur laquelle une ombre se détachait. Fuck, il fallait qu'elle trouve une autre cachette car si le Mangemort suivait leurs traces, il aurait vite fait de les retrouver. Lilian resserra sa cape et se rassit dans les buissons, les mains entourant ses genoux.


- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Si le Mangemort nous retrouve, on est bonnes pour la retenue de notre vie...

Le soleil continuait sa descente de l'autre côté de l'horizon et bientôt la nuit leur poserait un nouveau problème. Elle et Joy étaient dans la merde, in the fucking shit et elle regrettait bien de ne pas être une véritable déesse grecque qui pourrait brûler le Mangemort tout entier d'un simple claquement de doigts.

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Joy Windy
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MessageSujet: Re: Menottée [PV Joy]   Ven 8 Juil - 18:17

J’avais vraiment le chic pour rencontrer Lilian seulement des situations pour le moins étranges. La première fois que l’on s’était parlées, c’était dans un cimetière quelques heures avant que j’apprenne la mort de mon père (ironie du sort !) alors que l’énigmatique sirène venait visiter la tombe d’un frère disparu, et aujourd’hui, je venais de sauver miss Easter alors qu’elle était pendue aux barreaux d’une fenêtre et tout ça à cause d’un bracelet qui présentait une certaine similitude avec des menottes…! J’en étais à présent à me demander comment on en était arrivé là. Ce putin de couvre-feu tombe à 20 h 30, et Lilian et moi avons profité de quelques minutes d’inattention pour nous mettre en retard. Et simplement pour ne pas dormir dehors, nous avions du à tour de rôle escalader le toit du préau puis le mur de pierre de Poudlard pour atteindre une fenêtre seule entrée accessible pour rejoindre nos matelas. Ce aurait beaucoup plus simple si la séduisante Lilian n’avait réussi par je ne sais quel prodige à coincé son bracelet entre deux barreaux. Et pendant, ce temps, notre ami me jette des canards en plastiques ! Bon Dieu, la vie a toujours eu le don de m’étonner, mais lorsque c’est la grande brune qui même cette mascarade, je ne deviens que perplexité. Et puis d’ailleurs, pourquoi faut-il qu’elle me lance un objet si puéril qu’un faux canard ? De toute façon, ce serait plutôt un caneton, parce que j’ose vous rappeler qu’un canard en plastique est un jouet dont certains se servent pour rendre un bain ludique. Déjà, je ne vois pas pourquoi on aurait besoin de s’amuser en se lavant, et ensuite, le fait d’appeler ce palmipède en plastique un « canard » est complètement idiot, car un véritable canard serai bien trop grand et prendrai beaucoup trop de place dans la baignoire, ce qui serait malheureux puisque les bains sont reconnu pour détendre les individus qui s’y baignent. Or, comment voulez-vous vous détendre alors qu’un volatil, accessoirement stupide, assez grand pour prendre de la place, s’y baigne en votre compagnie ? Si vous voulez mon avis, même un caneton serait dérangeant.

Bon, d’accord, je chipote, mais la situation, bien que plutôt amusante, m’a agacée. Enfin quoi, les mangemorts sont quand même stupides ! Comment voulez-vous qu’on les respectent si ils vous empêchent maintes choses ? En soit, l’idée d’un couvre-feu est particulièrement inutile, parce que si ils nous prennent en retard, les partisans de Voldemort nous infligerons une retenue sous leur surveillance, ce qui veut dire qu’ils vont d’avoir faire quelques heures sup. Pas très alléchant, à moins que ce soit des psychopathes, dans quel cas je comprendrai qu’ils s’en foutent de surveillez des élèves comme moi et Lilian quelques heures de plus. De toute façon, en général, je ne suis pas vraiment pour les mangemorts. Je ne suis pas contre eux non plus, j’ai des principes, moi ! Seulement, il y a effectivement de grandes chances qu’ils soient fous à liés, vu ce qu’ils font. Certes, il haïssent autant que moi les nés moldus et traître, mais où à t’on vu que Lilian Easter ici présente ou Holly Dilay ont des origines totalement moldues ? Alors disons simplement que j’ai un peu de mal à suivre la politique de nos potes les bonhommes en noir. Pas très joyeux le noir, d’ailleurs. En même temps ils allaient pas se mettre en rose, genre « Bienvenue au Pays de Candy » ! Ceci dit, j’aurais bien aimé. Ça nous aurait évité Lilian et moi bien des encombre.


- Tu vas rire mais, même si ce n’est pas son but premier, c’est bien une menotte. Revisitée par un bijoutier bien sûr.

Lilian se balançais dans le vide, encore accrochée par ledit bracelet (elle devait souffrir le martyre d’ailleurs et ça main commençait à blanchir), et notre déesse grecque arrivait à disserter (bien piètre argumentation, cela dit en passant) sur son cher bracelet en forme de menotte. J’aurais adoré discuter de tout cela devant un bon café, seulement, non seulement non n’étions absolument pas en position de boire que ce soit, mais en plus, l’instant d’après, je tombais en compagnie d’Aphrodite en chute libre. Oui, enfin, Aphrodite, c’est vite dit, parce que c’est moi qui ai fait apparaître le coussin géant et tout ça, alors que c’est censé être elle la déesse ! Enfin, on venait de tomber sur un pouf royal devant un mangemort pour le moins étonné et en me relevant rapidement et en rabattant mon capuchon sur mon visage et m’enroulant dans ma cape, me mis à courir le plus vite possible en direction de la lisière de la fôret interdite. Bien sur, je ne comptais rester toute la nuit dehors, mais si on voulait rentrer devant le mangemort, autant lui demander une retenue. Je su bien vite que Lilian courait elle aussi, car lorsque nous fûmes hors de portée du mangemort, elle me hurla :

- JOY WINDY ! MON BRACELET ! TU AS CASSE MON BRACELET !

Oh c’est pas vrai ! Elle allais tout de même pas me faire une histoire pour un bracelet, qui plus est, une histoire pour un bracelet en forme de menottes. Bon d’accord, il était beau, ce bijou, mais enfin, UNE MENOTTE ! De plus, la belle m’avait précisé que si ce n’était pas son but premier, la chaîne délicate était bien une menotte. Et son but second, alors ? Elle ne jouait tout de même pas aux prisonnières ? Ceci dit, cela pouvait me renseigner sur la vie sexuelle de Lilian Easter. Non pas que ça m’intéresse mais bon. Enfin je concluais de tout ça que notre amie la sirène avait des préférences sado-masochistes dans sa vie de couple avec Chuck Carlton. Ou alors elle aimait juste être attachée, mais bon. C’était tout de même étrange de porter un bracelet aussi étrange, ou plutôt une paire de menotte. Ça me posait pas de problème à moi, qu’elle expose ces préférences sexuelles, mais ça avait le don de m’intriguer. En fait, Lilian dans son ensemble m’intrigue. Allons bon, j’étais mal barrée si je ne voulais pas être étonnée durant cette soirée étant donné que là, j’étais bien partie pour passer le restant de ma soirée en la compagnie da la brune aux jambes de gazelle. Enfin, non, peut-être pas le restant. Je n’avais aucune, mais alors là, strictement aucune, envie de passez la nuit dehors, même en compagnie d’un fille aussi charmante que Lilian. Enfin, c’est vite dit, parce qu’on se connaît pas vraiment, et je ne parle que selon les dires et la première image qu’elle a pu me donner d’elle. Après, tout, qu’est-ce que me dit que ce n’est pas une vraie garce ? Personne, mais en toute franchise, je ne l’espère pas. Et puis c’est bien le cadet de mes soucis, de toute façon.

Enfin, la maintenant, Lilian venait de me crier dessus parce que j’avais cassé ses menottes. Elle est un peu capricieuse tout de même. Après tout, j’aurais parfaitement pu la lassé décanter sous les sort de monsieur le Mangemorts, pendue par son poigné. Et voilà qu’au lieu de se jeter à mes pied, la belle me hurle dessus parce que j’ai cassé par inadvertance son super bracelet. Bon, peut-être pas se jeter à mes pieds, mais tout de même, âme charitable que je suis, je mérite bien quelques remerciements, non ? Je suis tout de même à Serpentard et elle à Gryffondor. Nos maisons sont rivales depuis la nuit des temps, et j’ai l’air d’être la seule à passer au-dessus de tout cela parce que je sais parfaitement qu’aucun autre de mes congénères n’aurait volé au secours de notre déesse. Enfin, Ulrich peut-être, mais lui est naïf comme pas deux, donc ça ne compte pas. Bref, j’aurais beaucoup aimé parler de ce bracelet, mais on aurait vraiment dit que ce n’était pas dans notre destin à toute les deux de discuter de tout cela, car l’instant d’après, je glissai et me mis à faire des roulés-boulés jusqu’en bas de la pente qui menait à la lisière de la fôret interdite. Et merde. Shit life ! Je glissais, encore et encore, enroulée dans ma cape. Une chance, d’ailleurs, parce ce que sinon je serais couverte de boue des pieds à la tête. Là c’était juste ma cape qui était foutue. Ça me faisait chier aussi, mais moins que si mes cheveux ou mon visage était dans l’était du tissus noir. Lorsque j’arrivai en bas de la pente, je me cognai inévitablement contre une grosse pierre qui était là, au bras droit. Bordel ce que j’avais mal ! Je venais de stopper une course en me prennent en rocher dans le bras droit. C’est mon jour de chance, dites-moi ! Non, non, pas d’ironie dans cette phrase; je suis gauchère. Alors que je me relevais, ma cape couverte de boue, en tenant mon pauvre membre, je vis Lilian qui se dirigeait vers moi en descendant le pente à pas lents.


- Ça va ? Tu n’as rien de cassé ? Allez viens il faut qu’on se planque sinon on est foutues. Par contre, t’approches pas trop de moi.

Rien qu’une note d’humour pour finir son monologue, mais je n’étais pas fière pour ma cape. D’un regard désespéré, je la ôtais d’un geste rapide et soupirais de soulagement lorsque je vis qu’aucun de mes autres vêtements n’avait été touché, ni mon visage ou mes cheveux. D’ailleurs, je nouais ces deniers en un chignon expert laissant quelques mèches rousses encadrer mon visage pâle et dénué de tâches de rousseur. Avant que je puisse dire quoi que ce soit, Lilian me tendis sa douce main de sirène et une fois qu’elle m’eu aidée à me relevais, m’emmena derrière un bosquet sombre non loin de ce connard de rocher.

- Ça ira, merci. Ton poignet n'est pas en trop mauvais état ? Et pour ton bracelet, c'était ça ou une retenue qui n'aurait pas été de tout repos.

Je jetai un coup d’oeuil sur ledit poignet. Sa main ne semblait pas aussi halée que le reste de son corp et une épaisse marque violette marquait l’ancienne place du bracelet. Nous étions à présent derrière une espèce de gros buisson. Pas une cachette très convenable, surtout que l’on pouvait apercevoir la silhouette sombre du Mangemort en haut de la colline de laquelle j’avais dégringolé. Il nous retrouverait bien trop vite si on ne bouge pas.


- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Si le Mangemort nous retrouve, on est bonnes pour la retenue de notre vie…

La nuit commençait à tomber et le ciel se teintait de rose. Oui, on était réellement toutes les deux dans la merde. Mais d’un autre côté… Ce sera beaucoup moins simple pour le Mangemort de nous trouver de le noir. Oh bien sur il pourrait toujours utiliser un sortilège d’éclairement, mais ils ne sont en général pas assez performant pour troubler la nuit. Le problème, c’est qu’on avait aucune chance si on restait ici. Toujours en me tenant, le bras et en le massant doucement pour faire passer la douleur.

- Ça, je ne te le fais pas dire… commençai-je d’une voix calme et grave. Puis je jetais un regard à la fôret interdite, qui malgré le fait d’être proscrite pour ses dangers, était la plus sure pour s’éloigner de ce Mangemort. Il vaut mieux aller dans la fôret, ce Mangemort aura moins de chances de nous trouver. Ensuite je te propose d’attendre, le temps qu’il laisse tomber. Quand il serra tard, ce devrait être plus simple d’entrer dans le château sans qu’on nous remarque. Les Mangemorts auront baissé la garde à une heure plus tardive.

J’adressais ensuite une sourire en coin à Lilian, et de mon bras valide la pris par la main pour l’entraîner dans la fôret interdite à ma suite…

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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: Menottée [PV Joy]   Mar 30 Aoû - 14:00

Il y a vraiment des jours où Lilian regrettait de ne pas être Tomb Raider. Cette fille, en plus d'être canon (comme elle en somme, oui parce que je vous explique, ce sont les producteurs de Tomb Raider qui ont pris Lilian comme modèle pour dessiner leur héroïne) s'avérait capable de se sortir de situation impossibles pour tous les autres. Cette fille, vous lui donniez une liane et un pistolet, elle se sortait du précipice dans lequel elle tombait tout en butant tous les crocodiles qui ouvraient grand la bouche pour la gober. C'est à ce moment que Lilian se jura de devenir, à sa sortie de Poudlard, la version féminine de James Bond. Non parce que lui aussi il avait vraiment la classe. Ce gars là, il savait tout faire : jouer au poker/black jack, nager en retenant sa respiration cinq minutes sous l'eau, faire du ski tout en évitant les balles des méchants, conduire à deux cent kilomètres heures son Aston Martin sans jamais avoir d'accidents, il s'y connaissait en bombe nucléaire et autres trucs physiques compliqués, vous lui demandiez de parler tibétain il vous parlait tibétain et serait capable de vous disserter en cette même langue sur l'insoutenable légèreté de l'être alors que peut-être cent habitants sur cette planète parlent couramment le tibétain (ouais, c'est quand même pas très grand le Tibet), il vous butait des méchants et en plus, enfin surtout, il était si beau qu'il réussissait à se faire toutes, je dis bien TOUTES les filles ! Qu'elles soient infirmières, espionnes ou méchantes, il se les faisaient toutes. Bon, il y en avait qu'une qu'il ne se faisait pas: M, son boss ce qui, d'un point vu aussi éthique que physique, pouvait aisément se comprendre. Mais regardez ses James Bond Girls, pas une ne lui résistait ! Et même les méchantes quand elles faisaient semblant d'être gentilles couchaient avec lui. Voilà, c'était décidé, dès qu'elle aurait terminé ses études, Lilian deviendrait espionne du gouvernement anglais, peut-être du Ministère de la Magie et serait Agent 007. Easter. Lilian Easter à qui personne ne résisterait car elle serait pire que sexy, pire que belle et pire que tout.

Enfin, si elle tenait réellement à devenir espionne, encore faudrait-il qu'elle sache se sortir toute seule de ce merdier à la con – arrêtons-nous là et tâchons de rester polis. James Bond lui est toujours poli. Pour cette fois, nous dirons que cela ne comptait pas réellement vu que c'est Joy qui vint à sa rescousse. Mais non, cela pouvait marcher ! Dans chacune de ses aventures James Bond avait besoin, à un moment ou un autre, de l'aide de sa James Bond Girl qui venait le sauver d'une mauvaise passe. Bon, étant donné qu'elle était une fille, Lilian aurait davantage apprécié le fait que Joy soit un mec, Chuck par exemple qu'elle aurait remercié comme il se doit à la fin de l'épisode mais tant pis, elle ferait avec les moyens du bord car elle ne tenait pas à rester accrochée ici jusqu'à la fin de ses jours. Le sang commençait sérieusement à manquer dans son poignet quand Joy la détacha et quand elles tombèrent de la fenêtre. Le pouf amortissant leur chute, elles ne prirent pas la peine de bavarder autour d'une tasse de thé bien que Lilian commençait déjà le faire en criant après Joy qui avait cassé son bracelet et se mirent à courir loin du Mangemort qui risquait de vite les rattraper si elles restaient trop longtemps au même endroit.

Quand elle vit Joy descendre toute la colline en roulés-boulés, Lilian hésita un moment à la rejoindre pour l'aider à se relever. Car d'un côté, Joy était à Serpentard et elle ne savait pas ce que la rousse était sortie faire pour se retrouver elle aussi coincée dehors alors que le couvre-feu venait de tomber. En ces temps obscurs, il fallait vraiment être le pire des crétins pour ne pas remarquer que seuls ceux qui se réjouissaient de la prise de pouvoir des Mangemorts étaient les verts et argents. On les voyait dans les couloirs, la tête haute arborant un air hautain et fier devant de jeunes élèves qui marchaient serrés les uns contre les autres, la tête basse car ils tentaient d'éviter de croiser le regard d'un Serpentard ou d'un Mangemort qui pourrait leur donner une vilaine retenue à cause de ce simple regard qu'il jugeait trop de travers. Depuis leur arrivée, un groupe anonyme d'élèves sévissait au sein de l'école et prenait un malin plaisir à mener la vie dure à tous les élèves plus âgés, tentant ainsi de les dissuader de continuer. Mais la Résistance se mettait doucement en place et les élèves qui la rejoignaient, en plus de s'attaquer aux Mangemorts par le biais de blagues vicieuses ne tarderaient peut-être pas à se tourner vers ce groupe d'élèves s'ils venaient à découvrir un jour leur visage. Ou alors, ils s'attaqueront plus simplement à tous les Serpentard, pour être sûrs de toucher au bon endroit.

Et la belle ne connaissait pas la prise de position de Joy vis-à-vis de la situation : quel camp avait-elle choisi ? Certes, elles s'étaient rencontrées dans un cimetière il n'y a pas si longtemps que cela mais la rouge et or l'avouait, depuis ce jour, elle ne connaissait guère plus Joy qui restait discrète au sein de Poudlard. Bien sûr qu'elles s'étaient croisées dans les couloirs avant d'aller en cours mais jamais ni l'une ni l'autre n'avait pris le temps de s'arrêter et de demander des nouvelles à l'autre. Mais Lilian ne désirait pas s'étendre sur ce sujet maintenant, peut-être parce qu'elle considérait que ses excuses n'étaient pas les meilleures du monde car certes sa popularité l'occupait, et puis il y avait Chuck avec qui elle adorait passer du temps quand elle ne bossait plus pour ses ASPIC, elle aimait également bavarder avec ses amies de dortoir quand elle n'était pas entourée de jeunes hommes et puis bien sûr, il y avait eu la terrible nuit où elle avait été prise en otage et où elle avait bien cru mourir. Cette nuit et ses conséquences qui firent que prendre du temps pour parler avec Joy de tout et de rien était littéralement tombé aux oubliettes. Finalement, après une hésitation qui dura peut-être une ou deux minutes, la Sirène se résigna à aller aider Joy qui devait avoir mal car personne ne peut se vanter de ne pas souffrir après s'être mangé de plein fouet un rocher.


- Ça ira, merci. Ton poignet n'est pas en trop mauvais état ? Et pour ton bracelet, c'était ça ou une retenue qui n'aurait pas été de tout repos.

Heureusement pour elle, Lilian n'était pas rancunière. Enfin pas si rancunière que cela et puis elle disposait d'une excuse : situation d'urgence, ni l'une ni l'autre n'aurait pu se permettre de joindre l'utile à l'agréable en prenant un temps précieux pour tenter de démêler le bracelet du barreau en bronze.

- Même si je ne peux pas encore trop le bouger, je pense que ça va. Lilian regarda son poignet toujours blanc sur lequel les veines bleues ressortaient encore d'une façon qui lui faisait scintiller des étoiles devant les yeux qu'elle s'empressa de détourner et de poser sur le visage de Joy. Ne t'en fais pas pour le bracelet, tu n'avais pas le choix. Je ne pense pas que le Mangemort aurait attendu que tu le détaches gentiment termina-t-elle en haussant les épaules et penchant la tête sur le coté, un joli sourire sur ses lèvres roses, montrant ainsi à Joy qu'elle n'était nullement fâchée.

Mais les réjouissances furent de courte durée et les deux jeunes filles durent courir pour finalement se cacher derrière un buisson pour éviter de se faire voir par le Mangemort qui continuait de les poursuivre. Les mains entourant ses genoux, Lilian ne savait plus quoi. Il est clair que Joy et elle ne pouvaient rester ici éternellement, elles finiraient par se faire découvrir d'un moment à un autre puisqu'un buisson est une cachette trop évidente. Le Mangemort, bien que peut-être pas sorti de polytechnique penserait très vite à ce bosquet de buissons qui semblait le narguer, près de la colline qu'avaient dévalées les deux rebelles. Il est clair que lorsqu'il les attraperait, les deux jeunes filles pourraient dès lors faire leurs prières pour se donner la force et le courage nécessaire pour affronter la retenue qu'il leur infligerait. Cependant, Joy parut beaucoup plus inspirée par la question.


- Ça, je ne te le fais pas dire… Il vaut mieux aller dans la fôret, ce Mangemort aura moins de chances de nous trouver. Ensuite je te propose d’attendre, le temps qu’il laisse tomber. Quand il serra tard, ce devrait être plus simple d’entrer dans le château sans qu’on nous remarque. Les Mangemorts auront baissé la garde à une heure plus tardive.

A peine avait-elle terminé de parler que Lilian releva son visage et la regarda avec de grands yeux ronds. La Forêt Interdite ? Tout le monde savait qu'il était fortement déconseillé d'y aller faire une balade en pleine nuit et même si elle l'avait déjà fait, elle n'oubliait pas la fois où elle et Manel du temps où elles étaient encore amies avaient bien faillit servir d'en cas à un Filet du Diable. Mise debout par le bras de Joy qui ne se serrait pas contre son ventre, la Sirène commença à la suivre.

- La forêt ? Mais t'es dingue ! Lilian essayait tant bien que mal de chuchoter malgré la surprise non dissimulée dans sa voix.Pourquoi pas la cabane de Hagrid ? Il ne viendra pas nous y trouver. De toute façon, quoi qu'elle dise, Joy ne l'écoutait pas et continuait de la traîner jusqu'à la forêt. C'était bien sa veine ! Au lieu de finir en retenue par un Mangemort, elle risquait de se faire dévorer par je ne sais quelle créature de la forêt. Youpi !

Les deux jeunes filles pénétrèrent dans la forêt et passèrent le cap de la lisière afin de mieux se dissimuler dans l'ombre. Là, Lilian s'appuya contre un arbre et croisa ses bras contre sa poitrine tout en regardant l'entrée de la forêt.


- Bon. Et maintenant on attend qu'une bête féroce vienne nous dévorer ou on joue à un jeu de cartes ?

Les grands yeux bleus se retournèrent sur Joy et si le scepticisme y trônait, la Sirène décocha un sourire en coin à la jeune fille rousse avant de se laisser glisser sur le sol et se masser le poignet. Un silence laissa planer son voie quelque secondes au-dessus de leurs têtes avant que la rouge et or ne le rompe encore une fois.

- Je suis désolée, je suppose que tu n'as pas de jeu de cartes sur toi. Un air amusé imprima les traits angéliques de la jeune fille. Bien sûr que Joy n'avait pas de jeu de cartes, personne quand il se baladait dans l'école ne possédait un jeu de cartes sur lui, au cas où. On peut toujours faire avec des racines et des branches. Tiens regarde, ça elle prit entre ses doigts une grosse branche droite verte de mousse, on n'aura qu'à dire que c'est l'as de trèfle et ça, une feuille marron, l'as de pic. Et puis pour tout le reste, on prend des bouts de feuilles et de branches. Sur ce, elle regarda Joy et leva ses deux mains munies de son as de pic et de trèfle devant son visage, tourna son visage sur la gauche sans cesser de regarder sa compagne de fortune et lui décocha un grand sourire. Hé quoi ! On fait avec les moyens du bord.

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Joy Windy
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MessageSujet: Re: Menottée [PV Joy]   Sam 10 Sep - 21:47

Quand j’étais gosse, quand j’étais insouciante, naïve et tout le bazar, j’aurais sûrement adoré faire des roulés-boulés sur une grande pente me roulant dans une belle herbe verte et grasse, découvrant quelques sensations fortes et exaltantes. En temps que gamine, le fait d’avoir la tête qui tourne m’aurait excité et je me serais levée pour ne pas marcher droit sans pour autant y être pour quelque chose, et cela m’aurait donner la force de remonter la pente de la colline en courant, pour recommencer cet inlassable jeu pas si lointain du cannoying quand on parle de sensations fortes. Quand j’étais gosse. Seulement, aujourd’hui, élève de quatrième année à Poudlard, école splendide et adulte assiégée par les Mangemorts. De plus, la belle herbe vert de ma colline était pleine de gadoue, et pour cause, ma cape, ma belle cape que mon cousin m’avait ramené de Chine, était fichue. Il y avait toujours les sensations extrêmes, mais non seulement j’avais été prise de surprise pendant ma descente pour ressentir quoi que se soit, mais je n’eu même pas le temps de me délecter d’être désorienté en bas de la pente à cause de cette stone de shit. Ouais, je m’étais éclaté le bras droit et bordel, j’avais mal. Un mal de chien. Il faut voir à qu’elle vitesse j’avais descendu une pente de 30 mètres de dénivelée pour se retrouver 10 mètres plus loin que le point de départ. Vous comprendrez donc aisément j’espère, que cette décente en roulés-boulés était loin de me faire rire, au contraire, les larmes avait menacés de sortir me dire bonjours. J’avais trop mal, il fallait bien me comprendre. Seulement je ne pleurais jamais, et ça n’était pas pour une blessure mineure que j’allais commencer.

En haut de la pente responsable de mon malaise se trouvait comme une apparition. Non, non. Je ne considère pas Lilian Easter comme une apparition, surtout que c’est moi qui suis allée là chercher (et là sauver) l’apparition. Enfin, il faut dire que de voir Lilian me dévisager ainsi de si haut, les dernières couleurs du soleil donnant une teinte rouge sang au ciel avait quelque chose d’onirique, de fantastique. Ce qui convenant bien à la grande lionne puisque les élèves de Poudlard, jury exigent, lui on accordé le titre de sirène. Je vis bien qu’elle restais là, du haut de son piédestal, à hésiter sur le fait de si sa majesté devait faire demi-tour ou descendre. Je ne savais pas ce qu’elle attendait, ce n’est pas comme si elle avait le choix; un Mangemort devait se trouver pas très loin derrière elle. A moins qu’elle ai une quelconque aventure avec l’apprenti Dark Vador et qu’elle ai voulus se débarrasser de moi, charitable maître Yoda venus à la rescousse de son jeune Padawan, je ne voyais pas POURQUOI elle ferait demi-tour. A moins que se soit moi qui lui pose un problème. Certes, la première fois que nous nous sommes croisées, c’était en plein milieu d’un cimetière et la belle venait d’enterrer la mémoire d’un frère disparu, j’étais rentrée inévitablement dans l’intimité secrète des passages les plus sombres de la vie de Lilian. Pourtant, nous restions ce que nous étions. Elle une belle et populaire Gryffondor de septième année, anti-mangemorts, ce qui est largement compréhensible, tandis que moi, je suis une fille De Serpentard, aussi mystérieuse que les autres, sûrement plus discrète, dont personne ne sait rien. Sauf peut-être Daniel. Quoi qu’il en soit, je comprend que la belle sirène puisse avoir un problème avec moi, bien que cela ne me plaise pas. Après tout, je suis sa digne sauveuse, certes, je suis loin, relativement loin d‘avoir le corps de rêve d‘un sauveur ou un super héros, sexy comme c‘est pas permis, genre celui d’Iron Man.

Allez savoir pourquoi, les caprices de LA sirène, je n’en avait pas grand-chose à faire. Je l’avais aidé quand elle était pendue par le poignet, maintenant, c’était moi qui avait descendu toute une pente en roulés-boulés, et elle avait intérêt à ne pas me laissée planté là. Mais elle n’était apparemment pas rancunière et, du haut de ses talons hauts, elle se mis à descendre prudemment la pente de la colline. Lilian n’était pas quelqu’un ordinaire. Pas méchante, ni blanche pour autant, mais c’était une personne étrange. Elle exerçait sur les autres une certaines attraction, comme si elle était soudainement devenue le centre gravité de beaucoup d’individus, majoritairement des garçons. Oui, parce qu’on peut dire tout ce qu’on veut de Easter, elle reste un exemple de beauté et de classe. Mais ce que je trouve dommage, dans son image, c’est sans doute que les gens sont attirés par mademoiselle seulement parce qu’elle est exeptionel sur un terrain. Il n’y y a rien de naturel dans les relations qu’elle peut avoir. Personne à Poudlard n’est assez ignare pour avoir le bénéfice du doute et lui demander son nom en la rencontrant pour la première fois. C’était ça le problème avec elle. Célèbre pour une chose dont elle n’est pas responsable. Du moins en partie.


- Même si je ne peux pas encore trop le bouger, je pense que ça va. Et voici notre sirène qui vient de descendre du Mont Everest version boue pour s’enquière de la santé de mon bras, tandis que je me préoccupais de celle de son poignet. Il manquait plus qu’on se conseille des calmants et des anti-douleur en discutant des meilleurs hôpitaux sorciers d’Europe pour que l’on se crois à un congres de médecins. Ne t’en fais pas pour le bracelet, tu n’avais pas le choix. Je ne pense pas que le Mangemort aurait attendu que tu le détaches gentiment.

En fait je ne me faisait pas vraiment de soucis pour le bracelet en forme de menotte de Lilian. Ça n’était pas comme si c’était un héritage avec une grande valeur sentimentale aux yeux de l’héritière Easter. Non, c’était une pièce de marque, exclusivement fabriquée par un grands bijoutier que Monsieur Easter avait du lui offrir. Après tout, ils sont une famille des plus riches des États Unis, et croyez-moi, je sais ce que c’est que d’avoir trop d’argent. Tout est très simple, somptueux, grandiose et démesuré. Vivre dans le luxe est un privilège. Faire tout un caprice pour un bracelet cassé est une gaminerie. Alors sachant qu’elle aurait très bien pu s’en racheter un, je ne m’étais pas trop posé la question si elle en voulait ou pas. L’argent. Lilian et moi en possédons, et cela grâce à notre famille. Mon avenir se dessine pour moi avec tant de facilité… Où que j’aille, un membre de ma large famille possède un hôtel, un nombre impressionnant de villa… Je possède même mon propre manoir en France. A quoi bon s’inquiéter pour le futur ? Alors quand on pense à Lilian, dont la famille possède sûrement plus de richesse que la mienne, on devine que pour elle, se faire du soucis pour des problèmes de moyens n’est pas concevable.

Penser à l’argent avait quelque chose d’assez inconvenant pour la situation dans laquelle moi et la sirène des merveilles étions. Tout ce que nous devions faire, c’était nous planquer. LA fôret interdite; une valeur sure. Alors que j’entraînais la belle princesse à ma suite, elle se mit à me regarder comme si j’avais complètement déraillé et que je méritais bien d’aller à St Mangouste.



- La forêt ? Mais t’es dingue ! Bah bordel, le jour où je serais folle, c’est pas demain la veille. J’ai toute ma tête, moi Madame, et je suis la seule, je dis bien la SEULE, qui ai proposé quelque chose pour qu’on aille se cacher quelque part. Pourquoi pas la cabane de Hagrid ? Il ne viendra pas nous y trouver.

Bon, Ok, maintenant, je ne suis plus la seule à avoir proposé un endroit où nous planquer, mais je reste sur ma position, la fôret reste plus sûre. Personnellement, je préfère avoir à faire avec une quelconque créature de la fôret contre laquelle toutes les défenses sont les bonnes que devoir endurer une retenu avec les émissaires de Lord Voldemort. Bien sur, que ce connard de Mangemort viendra nous chercher dans la cabane de Hagrid, c’est un endroit sécuritaire, pas bien compliqué à atteindre ni rien. Alors que la forêt… C’est bien plus grand, bien plus dangereux, donc beaucoup moins accessible.

- Fais-moi confiance… Maugréais-je, un sourire tout de même accroché aux lèvres. Ce Mangemort va justement penser que nous n’aurons pas le courage de nous planquer dans la forêt, et même si il venait nous y chercher, c’est bien trop grand pour qu’il nous trouve aisément. Quand aux créatures, nous n’aurons pas besoin de nous enfoncer assez loin dans la forêt pour en croiser.

Sans attendre que la belle me réponde, je l’entraînais le plus vite possible vers les bois, nous courions presque. Lorsque enfin nous pénétrions à l’abris des arbres, grands géants de bois à l’allure mystique sous la lumière couleur sang du coucher du soleil. Bien que nous soyons à l’abris, je ne ralentissais pas, et lorsque enfin je décidais que nous étions bien là où nous étions, dans une petite clairière sombre et tamisée entre de grands arbres dans lesquels il serait simple de grimper au cas où, nous nous aretions enfin. Lilian s’appuya nonchalamment contre un arbre et me lança en me fixant de ses yeux bleus :

- Bon. Et maintenant on attend qu’une bête féroce vienne nous dévorer ou on joue à un jeu de cartes ?

Euh… WTF ?! Jouer aux cartes ? Ah ouais, une sirène dans une forêt, forcement, ça fait pas bon ménage. Ceci dit, j’ai peur que Lilian ne se donne jamais la peine de faire le ménage. Pourtant, jouer aux cartes, c’était sûrement pas plus mal. De toute façon, nous n’avions que ça à faire. Allons bon ! Entre les canards en plastiques, les menottes, les barreaux des fenêtres les coussins géants, les Mangemorts et les roulés-boulés, un truc bizarre de plus ou de moins, ça ne change pas grand-chose. Alors jouons aux cartes, ma chère Aphrodite, puisque nous n’avons que cela à faire.

- Je suis désolée, je suppose que tu n’as pas de jeu de cartes sur toi. On peut toujours faire avec des racines et des branches. Tiens regarde, ça, on n’aura qu’à dire que c’est l’as de trèfle et ça, l’as de pic. Dans les mains délicates de Lilian, le premier « ça », l’as de trèfle, donc, était une branche recouverte de mousse et l’as de pic était donc une feuille marron. Et puis pour le reste, on prend des bouts de feuilles et de branches.

Ouais, des branches et des feuilles. C’est sur qu’avec ça, on risque pas de deviner le jeu de l’autre. Enfin, Lilian me semblait particulièrement contente de son coup de génie, et après tout, je ne pouvais même pas lui en vouloir. Créer des tas de cartes et tout le bazar, ça allait être compliqué. Très compliqué. Mais de toute façon, il fallait qu’on choisisse un jeu. Évidement, il y en avait bien un qui me trottait dans la tête.

- Oui. Un Black jack, ça te dit ? On prend les cailloux pour les jetons, les branches longues sont des as, les courtes chaque figure, et les feuilles pour les chiffres.

C’est tout de même un peu étrange, cette situation. Il y a quelques minutes à peine, mon seul soucis était de décoincer le bracelet de Lilian de cette fenêtre pour que les Mangemorts nous laissent en paix, et maintenant, ma principale préoccupation était le choix de jeu de cartes auquel nous allions jouer. Complètement déplacé, comme situation. Ceci dit, ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre.


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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: Menottée [PV Joy]   Dim 2 Oct - 11:55

Il est vrai que certaines personnes vous diront que temps à autre, cela ne fait pas de mal que de retomber en enfance, autrement dit de rire pour un rien, tout oublier, devenir pour un moment complètement insouciant, laisser la naïveté et l'innocence vous emporter et prendre le contrôle de vos sentiments et gestes. Car quand vous étiez enfant, la seule chose dont vous vous préoccupiez était de savoir de quelle couleur vous alliez colorier la fleur que vous veniez de dessiner, savoir à quelle heure vous alliez pouvoir prendre votre goûter qui consistait en une tartine pleine de chocolat. Vous vous en mettiez plein sur le visage, vous vous en fichiez, cela vous faisait même rire avec vos parents. Les enfants aimaient également courir dans les plaines, comme s'ils allaient bien pouvoir attraper la main du Bonheur qui les devançait, le sourire aux lèvres. Puis, essoufflés, ils s'arrêtaient, tombaient en admiration devant une fleur plus jolie que les autres, ils la cueillaient puis pour ne pas la laisser toute seule, ils en choisissaient d'autres qu'ils offraient ensuite à leur mère pour qu'elle les mette dans un vase une fois à la maison. Ils jouaient à la poupée, aux voitures, à la dînette, les petites filles s'imaginaient princesses grâce aux contes de fées qu'on leur lisait. Mais surtout, et c'était peut-être cela qui faisait toute leur tendresse charmante, ce qui vous attendrissait sans que vous vous en rendiez réellement compte c'était cette envie dont ils faisaient preuve, cette envie de devenir grands. Les petites filles, dès qu'elles le pouvaient, enfilaient les chaussures à talons de leur mère avec une robe trop longue qui leur faisait une longue traîne, un collier puis un sac à main. Puis elles chipaient du rouge à lèvres avant de se barbouiller les lèvres, se mettaient du rose aux joues puis sur le nez à outrance et aimaient à parader ainsi dans la maison. Les garçons quant à eux, conduisaient une grosse voiture imaginaire dans laquelle ils emmenaient leur chère et tendre femme maquillées à outrance et qu'ils amenaient dans un monde qui leur semblait plus parfait, leur idéal enfantin.

Et Lilian se souvient tout à fait de ces souvenirs. Elle aussi avait revêtu les robes et talons de sa mère, s'était extasiée devant le brillant de tous les bijoux qui scintillaient dans le coffre en bois d'acajou et le velours rouge qui faisait admirablement ressortir l'argent ou l'or de tous ces présents. A chaque fois que sa mère ouvrait ce coffre précieux, les yeux de sa petite s'illuminaient d'autant de diamants que ceux qui brillaient sur le velours. Lilian s'était alors jurée d'avoir elle aussi, quand elle serait grande, des bijoux comme ceux de sa mère. La jeune fille voulait devenir une princesse. Ce qui au final ne fut pas réellement nécessaire car même si elle n'en avait pas le titre, elle avait tout l'air. Divinement belle, héritière d'une des familles les plus riches des États-Unis, la sirène pouvait avoir tout e qu'elle voulait par un simple claquement de doigt. Et bien qu'elle n'en abuse pas, la petite fille en grandissant avait compris qu'elle aurait autant de sublimes bijoux que sa mère car quiconque connaissait Carmen savait que grâce à la ressemblance frappante qui liait mère et fille, celle-ci n'aurait aucun mal à suivre le même destin que sa mère. Enfant elle voulait devenir princesse. Jeune femme, elle en était devenu une.

Cependant, elle doutait que le moment soit bon pour retomber en enfance en faisant des roulés-boulés dans l'herbe mouillée et la boue fraîche. Joy avait bien mal choisi son moment. Un Mangemort leur courait après, il valait mieux qu'elles se cachent toutes les deux plutôt que de rire à gorge déployée devant sa copine qui venait de foncer dans un rocher. Ou alors c'était le genre de délire que l'on pouvait avoir après avoir un peu abusé de la boisson du style « Ouais vas-y on va se rouler dans l'herbe ! » et on se tient les côtes quand on voit débarquer le grand type en noir courir derrière vous. On ne sait pas qui c'est, peut-être qu'un jour on l'a su, mais toujours est-il que maintenant, il pourrait s'appeler Charles ou Sacha, on s'en tape comme de sa première paire de chaussettes et on se plaît à le devancer, même si nos jambes vacillent, nos chevilles se tordent quelques fois, nos têtes nous incitent à continuer malgré l'état dans lequel on se trouve car l'adrénaline qui habite notre corps, fait bouillir le sang dans nos veines et nous fait avancer encore plus car on ne tient pas à se faire rattraper par ce monstre qui nous fait un peu penser à notre père qui courrait pour nous attraper quand nous étions petits et que nous venions de faire une bêtise. On savait qu'on allait passer un sale quart d'heure, on savait aussi qu'on ne pourrait certainement pas fuir éternellement et qu'à un moment où un autre, nos jambes diraient clairement et nettement stop, qu'on pouvait aller se faire voir pour qu'elles continuent de courir de la sorte et on s'écroulait par terre sur le dos, les yeux levés au ciel en espérant que cet homme en noir se soit lui aussi écroulé par terre mais on priait pour qu'il ait également glissé et se soit fracassé la tête.

Mais aujourd'hui, ni Joy ni Lilian n'avait bu avant de partir en folle course poursuite – c'est bien simple sinon ni l'une ni l'autre n'aurait pu grimper sur le rebord de la fenêtre, toutes les deux venaient juste de faire une énorme bêtise, un énorme faux pas qui leur coûterait très cher si elles venaient à se faire attraper par le Mangemort derrière elle. Pourquoi ? Parce qu'elles n'étaient pas rentrées à l'heure au château, ce qui signifiait donc qu'elles étaient parties frauder dans le parc et en ces temps tendus, un rien vous suspectait de crime. Cela donnait l'impression à la sirène de vivre en ces temps du Moyen-Age, où il n'était guère bon d'être parfois le souverain car chacun de ses courtisans voire même chacun des membres de sa famille souhaitait sa perte et exécutait diverses tentatives de meurtre. La peine de mort étant abolie, et ce fort heureusement, les Mangemorts n'avaient que la punition pour arme de répression ce qui avantageait sérieusement les Résistants car il est clair que si un échafaud trônait au beau milieu de la cour, les élèves à manifester leur mécontentement seraient nettement moins nombreux. Et même si les punitions assénées par les Mangemorts n'avaient pas la réputation d’être une franche partie de rigolade avec ses potes, Lilian préférait clairement en subir une que de monter sur un échafaud. Attendez, son si joli cou de cygne, vous le voyez avec une grosse corde épaisse autour ?

En tout cas, Joy avait beau s'être pris un rocher dans la tête, elle apparaissait comme on ne peut plus sérieuse lorsqu'elle annonça à la belle qu'elles devaient absolument partir se cacher dans la Forêt Interdite.


- Fais-moi confiance…Ce Mangemort va justement penser que nous n’aurons pas le courage de nous planquer dans la forêt, et même si il venait nous y chercher, c’est bien trop grand pour qu’il nous trouve aisément. Quand aux créatures, nous n’aurons pas besoin de nous enfoncer assez loin dans la forêt pour en croiser.

Une moue peu convaincue sur le visage, un haussement d'épaules mais rien de plus. Lilian n'eut à vrai dire pas le choix vu que Joy lui empoigna sa main et la traîna presque derrière elle, comme une mère mécontente du comportement de sa fille. Sauf que dans l'histoire, c'était Lilian l'enfant alors qu'elle était plus âgée que Joy sa mère.

- Je te préviens, si on se fait bouffer ou pire attraper par le Mangemort je te tue ! Dit-elle à Joy alors qu'elles s'enfonçaient dans la forêt et à qui elle asséna toutefois un clin d’œil évocateur.

La belle sirène espérait réellement que l'hypothèse de Joy fonctionnerait et que ce Mangemort ne viendrait pas les chercher ici car courir à l'aveugle dans la Forêt Interdite, manquant de se faire manger, attaquer par elle ne savait quelle créature ou encore tomber dans un trou ou un piège tendu par encore une de ces bêtes magiques ne lui plaisait guère. A choisir, Lilian préférait se faire choper par le Mangemort plutôt que par un troll ou un autre truc du genre. Mais en attendant de se faire attraper, pour elle la meilleure chose à faire était de passer le temps en jouant aux « cartes » avec des feuilles et des bouts de bois. Why not vous diront certains, comme Joy en l'occurrence qui même après avoir dévisagé Lilian comme si elle venait de sortir une vraie queue de poisson à la place de ses jambes, accepta.


- Oui. Un Black jack, ça te dit ? On prend les cailloux pour les jetons, les branches longues sont des as, les courtes chaque figure, et les feuilles pour les chiffres.

Un Black Jack... Si Lilian connaissait ce jeu de nom pour l'avoir entendu dans des films ou par ses jolis cœurs, elle était incapable d'y jouer voire même, elle ne connaissait pas les règles. En fait, depuis le jour où elle s'était retrouvée enroulée dans une serviette atour d'une table avec Alexandra et les cinq garçons à cause d'un strip poker, elle s'était jurée de ne plus jouer à aucun jeu de cartes que l'on retrouvait dans les casinos.

- A vrai dire j'avais plutôt pensé à une bataille parce que je ne sais pas jouer au Black Jack et au poker. En fait si je sais y jouer mais... Non en fait je sais pas y jouer, dit-elle en regardant Joy en penchant sa tête angélique sur le côté et en arborant un sourire charmant. Tiens en plus regarde je te bats avec mon roi de carreaux contre ton sept de trèfle !

La sublime eut un petit rire car ce qu'elle venait de dire n'avait absolument aucun sens et elle savait que si Joy entrait dans le même jeu, la partie risquait fort de partir en vrille car chacune s'inventerait une carte plus forte que l'autre avec son bâton ou sa feuille marron. Au pire cela se terminerait en vieux Scrabble qui était aux yeux bleus de Lilian, peut-être le jeu le plus intellectuel et en même temps le plus débile du monde. C'était pour bon pour les vieilles personnes qui avaient suffisamment de vécu dans la vie pour connaître un tas de mots, pas comme Joy et elle qui avaient encore de longues années devant elles avant de se retrouver autour d'un plateau de Scrabble. Sauf si les deux jeunes filles se faisaient choper par un centaure. Ou pire, le Mangemort.

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Joy Windy
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MessageSujet: Re: Menottée [PV Joy]   Dim 6 Nov - 17:28

Si il y avait bien un truc qui me faisais rire, aujourd’hui c’était le fait que les trois quarts de garçons de Poudlard (professeurs compris – seuls les Mangemorts manquent à l’appel) se damneraient littéralement pour être en ce moment même à ma place et qui sait combien Lilian aurait donner pour que ce soit l’un dans eux avec pour seule exigence qu’il soit sexy, qui viennent la secourir. Je jubilais parce que j’aurais adoré voir leurs têtes déconfites en voyant qu’ils se sont fait voler la place par une jolie rousse, en aucun cas attirée (sexuellement du moins) par la splendide sirène. C’est tout de même assez dingue, l’attirance qu’elle peut avoir sur les gens, et rien que pour sa beauté (bien qu’elle ai d’autres qualités toutes aussi géniales les uns que les autres). Comme quoi les hommes ne sont vraiment que des hommes, tous près à tout pour l’attraper. D’ailleurs j’en connais, de connard qui cours comme un dératé pour nous chopper, et je peux vous dire que celui-ci, ni Lilian ni moi n’avons envie de le rencontrer pour la simple et bonne raison qu’il est sûrement tout sauf un coureur de jupons. Il avait fallu se barrer très vite, et j’ai malheureusement confondus vitesse et précipitation et Dieu m’avait punie en me faisant dégringoler une pente boueuse pour finir ma course contre une espèce de grosse pierre, un peu plus petite qu’un rocher, mais tout aussi dure. Alors non seulement ma cape était foutue, mais en plus je m’étais défoncée le bras. Comme quoi, Dieu est vraiment un connard. Un connard qui doit bien se faire chier, là-haut pour venir emmerder ainsi les gens, je vous jure, quel gosse.

Un gosse vraiment vicieux, d’ailleurs, parce que je suis désolée, mais quand j’étais petite, je passais pas ma vie à embéter les gens. Non, en toute honnêtée j’étais une enfant normale. Je faisais bien des conneries de temps et temps mais jamais volontairement, ou alors c’était parce que je ne savais pas ce que je faisais. Non, rassurer-vous, je n’ai pas fait comme dans « les malheurs de Sophie » et ai découpé un poisson rouge pour jouer à la dînette ! Non, non, j’avais juste cassé quelques vases, chez mon oncle. Le pauvre, quand j’y pense il avait du me supporter pendant près de 10 ans ! Il devait vraiment m’aimer, je suis bien ingrate, va. Ou alors il acceptait de s’occuper de moi parce que je n’étais qu’une gamine, un peu pommée et parce que ma mère passait sa vie à m’ignorer. Enfin, il n’a jamais remplacé personne, c’était un peu comme un professeur qui aurait eu beaucoup d’affection pour moi. Un professeur bourré de fric qui m’aurait un peu gâtée, mais ça va, je le vivais bien à l’époque. Et qu’est-ce que je donnerait pour retomber en enfance. Enfin, jouer avec des canards en plastiques, à spider man, pour grimper sur les murs et sauver les gens, faire des roulés-boulés, jouer au loup, à cache-cache et aux cartes (une journée normale pour un enfant), c’était exactement ce que j’étais en train de faire, sauf que l’intention n’y était pas ce qui change complètement la donne. Après tout, je ne suis plus une enfant. Si un Dieu existe, aussi mesquin soit-il, ne confirait pas des enfants aux Mangemorts.

En parlant d’enfant, j’avais l’impression que Lilian était ma fille et que je devais m’occuper d’elle, la mettre en sécurité parce que c’était ma fille. A peine relevée de ma collision avec Monsieur Pierre-Rocher, je l’avais traînée le plus vite possible, comme une enfant vers la forêt pour que l’on se cache. Bien sur qu’elle avait grognée et rallé, elle joue le rôle de l’enfant ! Enfin, du haut de toute l’autorité dont j’étais capable, je l’avais prise par la main et traînée dans la forêt interdite. De toute évidence, elle n’était pas rassurée et absolument pas enchantée. Il fallait comment elle m’avait lancée cette pique, avec hargne et humour tout de même :


- Je te préviens, si on se fait bouffer ou pire attraper par le Mangemort je te tue !

Je rigolais, franchement. Je ne connaissais pas si bien que ça Lilian malgré le fait que j’ai été de témoin de bien des choses, mais elle avait le mérite de me faire rire. Comme une enfant, pourtant incroyablement adulte. Je crois que c’est pour cela que j’apprécie le plus Lilian Easter, pour son naturel franc et tellement… Agréable. Quand on le regarde en temps normal, on ne peu s’imaginer qu’elle veuille du mal au gens, mais quand elle parle des Mangemorts, comme maintenant, c’est une toute autre histoire. Mais je l’approuve largement parce que franchement, les Mangemorts ne sont que des sales teignes. Regardez ou nous en sommes ! S’ils n’avaient pas été là, on aurait franchi la fenêtre du premier étage sans encombre ! D’ailleurs on n’en aurait même pas eu besoin puisqu’on nous aurait laissé rentrer sans problèmes.

- Comme ça tu me fais courir un risque supplémentaire ?

Non mais qu’elle amabilité je vous jure. Enfin, nous étions enfin arrivée à la lisière de la forêt interdite et je finissais pas lâcher le bras de Lilian pour attraper mon membre meurtri, qui plus est à cause d’un rocher et d’une pente de boue. C’est pour vous dire à quel point le monde est mal fait. Il faisait un peu plus sombre que dehors et plus frais, aussi. On pouvait sentir la résine à plein nez, et le vent secouant les branches des grands géants de bois ne parvenait pas vraiment à nous atteindre. Tant mieux parce que les nuits sont froides, ici. Dieu, ce sacré bâtard, sait combien de fois j’avais arpenté les sois bois, seule et parfois accompagnée. Et cette fois-ci, j’avais pour compagnie la plus charmante sirène que je n’ai jamais connues (comme si j’avais déjà fait la connaissance de tout un bataillon de sirènes). Nous nous étions enfoncée un peu plus loin mais pas trop tout de même, je ne tiens pas à rencontrer qui que soit d’autre que Lilian dans cette putin forêt. Nous nous étions installées dans une petite clairière assez confortable et qui semblait dénuée de tout insecte. Puis Lilian avait ramassé, toujours aussi belle et gracile, des feuilles, des bois de bois… n’importent quoi, en résumé. Elle voulait qu’on joue aux cartes. Quand je vous dis que c’est une vraie gosse ! Enfin, ça ne m’importait peu, au contraire, elle me faisait rire et en plus il fallait bien qu’on s’occupe, pauvres âmes condamnées à attendre que l’heure tourne pour que l’on puisse rejoindre nos chers lits, bien au chaud dans nos dortoirs. La situation est complètement déplacée, mais franchement marante.

Plus le temps passait, plus je me disais que l’espèce de charabia dans lequel nous vivions tous n’avait strictement aucun sens. Le fait que des Mangemorts aient colonisés Poudlard me perturbait, pardon, me dégoûtait. Mon esprit ne suivait plus le rythme, ou plutôt ne voulait pas le suivre, tout semblait tellement compliqué, dans ma tête… Pourtant c’était simple, je ne savais plus où j’en étais. Franchement, j’étais presque en colère contre mon défunt géniteur. Il avait été la source de tous mes problèmes, de toutes mes questions, et par sa faute, je m’étais éloigné de la seule personne qui pouvait y répondre. Penser à mon père me détruisait lamentablement. La raison, elle était enfouie je ne sais où encore dans ma tête. Mais elle était cachée dix pieds sous terre. Comme le cadavre de mon père, sûrement a moitié bouffé par les vers. Charmant. Je sais bien qu’il n’a jamais voulus me faire de mal. Après tut, il vivait pour mon avenir. Mais non, je ne sais rien de lui. C’est un étranger, et aujourd’hui sa mémoire me perd. Bref, mon père est un connard. Je ne comprends pas pourquoi je pense à lui maintenant que je joue aux cartes avec Lilian. Peut-être parce que Lilian a eu une famille formidable et qu’elle aussi a été meurtrie à cause de la disparition de son frère. Parce que c’est sûrement avec lui qu’elle jouait aux cartes, avant. Qu’est-ce que j’aurais donné pour avoir un frère… Et là, maintenant, je me dis que Lilian aurait pu être ma grande sœur, j’aurais été la plus heureuse des enfants.


- A vrai dire j'avais plutôt pensé à une bataille parce que je ne sais pas jouer au Black Jack et au poker. En fait si je sais y jouer mais... Non en fait je sais pas y jouer. Tiens en plus regarde je te bats avec mon roi de carreaux contre ton sept de trèfle !

J’avais la gorge un peu serrée, à présent, mais j’arrivais à me dérider facilement. Aussi souriante que moi Lilian s’empara de ma pauvre feuille censée représenter un sept de trèfle.

- Tu verra, un jour, je t’apprendrai à jouer au Black Jack et au Poker. Mais en attendant… Je prends ta reine de pique avec mon as de trèfle ! Déclarai-je, triomphante.

La nuit n’allait pas s’annoncer si terrible, en fin de compte. Nous avons joué comme ça pendant un bon moment on a ris, on afat n’importe quoi, et on a croisé ni Mangemorts, ni centaure, ni loup-garou, ni insecte dégelasse et vicieux. Comme quoi, j’avais bien eu raison de l’emmener ici. Cela faisait au moins 20 bonnes minutes que nous étions ici, à faire les gosses. Au bout d’un moment, alors qu’on avait finis par tout oublier, nos problèmes et d’autres conneries dans le genre, je finissais par ralentir le rythme du jeu et m'adressais en souriant à Lilian :


- Il est tard... Il a surement abandonné.

Je lui adressais un clin d’œil complice. On allait peut-être enfinpouvoir rentrer à l’intérieur, au chaud… J'aimais beaucoup la compagnie de Lilian Easter, mais nous savions toutes deux que ça n'était pas raisonnable de restée dehors aussi longtemps, surtout la veille d'une journée de cours. Je me souviendrai longtemps de cette nuit-là, mais si de toute façon on se rappelle toujours de tout ce que l'on peut fait avec la princesse de Poudlard. Parce que Lilian, c'est une fée, et même dans les situations les plus désespérées, elle sait y faire pour vous redonner le sourire...


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Lilian Easter
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Localisation : Dans le lit avec Iron Man. Et tu es prié(e) de dégager, on n'aime pas les plans à 3. (A part si tu t'appelles Jack Sparrow, que tu as du rhum et de la pâte à crêpes...) Quoi? C'est quoi cet air choqué, vous êtes toujours puceau ou quoi? Question suivante !
Date d'inscription : 31/10/2007

Feuille de personnage
Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: Re: Menottée [PV Joy]   Lun 9 Jan - 21:41

Evidemment, courir dans la forêt pour tenter d’échapper à un Mangemort qui vous infligerait la retenue de votre vie c’est nettement plus drôle que de se faire manger par un troll ou que sais-je encore. Parce que pendant leur retenue, si Joy et Lilian ne parvenaient à l’éviter, elles souffriraient c’était clair et net. Elles vomiraient leurs tripes s’il le fallait, bref elles en chieraient quoi. En même temps, voir souffrir deux élèves, deux jeunes filles non moins belles cela devait être jouissif pour les Mangemorts de sexe masculin. Attendez, mettons-nous deux minutes à leur place : vous avez Lilian Easter pour vous tout seul, elle est là devant vous dans la même pièce que vous, elle fait ce que vous lui demandez (bon elle n’a pas vraiment le choix non plus) et elle est prête à vous supplier, vous, votre grâce et votre clémence pour que son supplice cesse, que vous la laissiez s’en aller. Vous avez cette déesse à vos pieds, attendrissante et belle dans la douleur et le dégoût. Arrêtez de mentir et de vous voiler la face messieurs les Mangemorts, on sait tous ce que vous pensez au plus profond de vous. Surtout toi Esteban.

En même temps, qui n’a pas rêvé d’avoir Lilian Easter pour lui tout seul ? Quel garçon normalement constitué n’a jamais rêvé d’un tête-à-tête avec la plus belle fille de l’école, LA Sirène de Poudlard. Celle qui vous hypnotise d’un regard à l’aide de ses magnifiques grands yeux bleus, qui vous rend fou en passant sa main dans ses longs cheveux et vous assassine sur place d’un simple sourire. Tous les garçons se retournaient sur son passage et s’écartaient quand elle passait entre eux, fière, assurée à en crever les yeux et surtout sublime. Donc, lequel parmi tous ces jeunes gens n’aurait pas vendu père et mère pour se retrouver à la place de la chanceuse Joy Windy ? Joy Windy qui se retrouvaient en pleine scène de course poursuite avec la belle sirène et un Mangemort. Certes, il y a beaucoup plus glamour. Surtout quand on sait que les deux jeunes filles couraient parce qu’elles étaient poursuivies par un mec qui refusaient de les laisser rentrer dans leur école. Avouez que c’est assez étrange. Ce Mangemort les poursuivrait parce qu’elles refusaient d’aller se coucher, passe ; parce qu’elles avaient fait une énorme bêtise du genre avoir fait exploser la chambre ou la cheminée dans l’une des chambres des Mangemorts, passe également mais non ! Ces deux jeunes filles se trouvaient coincées dehors, incapables de rentrer dans le château et retrouver leurs lits douillets pour y passer une bonne nuit. Au lieu de quoi elles couraient à perdre haleine, alors que l’une avait le poignet endolori parce qu’elle s’était retrouvée suspendue en l’air par son bracelet coincée dans un barreau de la fenêtre et l’autre s’était un peu trop emportée de passion envers un gros rocher vers qui elle avait déboulé en roulés boulés. Oui, toutes deux formaient une jolie paire.

Une jolie paire qui n’avait aucunement envie de se faire attraper par ce vilain Mangemort devant lequel elles ne pouvaient que fuir. D’ailleurs Lilian s’étonnait qu’il ne leur ait encore pas lancé un sortilège du saucisson ou pire encore. Car bon, tout le monde savait et elle peut-être encore plu, que les Mangemorts aimaient et maniaient parfaitement les sortilèges impardonnables et qu’ils n’hésitaient pas à s’en servir à outrance, dès que l’envie leur en prenait. Signe de lâcheté. En tout cas, une chose était sûre : ce n’était pas Nottingham qui leur courait après car avec toutes les cigarettes qu’il s’enfilait, jamais il n’aurait tenu aussi longtemps à une telle vitesse. Cependant, Lilian n’avait que très peu envie de s’arrêter, d’attendre que ledit Mangemort s’arrête face à elle pour qu’elle puisse le dévisager pour ensuite se remettre à courir de plus belle.

Et l’envie de continuer à courir s’évanouit très vite quand elle vit que Joy avait l’intention de les entraîner dans la Forêt Interdite. Sauf qu’à deux reprises, quand elle s’y était rendue le soir, à chaque fois elle avait presque faillit mourir. Une fois alors qu’elle était en troisième année peut-être étranglée par un filet du diable et une autre fois, alors qu’elle avait suivi une jeune recrue de Gryffondor, Gaby Howe sous une pluie torrentielle. Elle avait soigné un Sombral alors qu’elle ne voyait rien et après s’était faite attaquer par un serpent. Et le pire : par un serpent de la Forêt Interdite, don pire que tous ceux qu’on croise au zoo moldu. Mais le problème, c’est qu’entre la peste et le choléra, il fallait choisir et ici, ce fut Joy qui décida à sa place et l’entraîna de force dans la forêt. La rouge et or n’avait rien contre le plan de la jeune fille rousse, qui en soit était passablement intelligente (il est vrai qu’il fallait être complètement fou pour s’aventurer dans une telle forêt avant la tombée de la nuit. Donc Joy était folle.) et qu’il tenait la route. Sauf si le Mangemort s’avérait moins lâche et peureux qu’elle ne l’imaginait et se pénétrait dans la forêt, toujours à leur recherche afin de leur foutre la plus belle retenue qui remporterait certainement la palme de la plus belle et terrible retenue de toute une vie. Mais quitte à faire la modeste, Lilian préférait refuser ce trophée et le léguer à quelqu’un d’autre.


- Comme ça tu me fais courir un risque supplémentaire ?

Telle une jeune enfant qui cherchait à avoir le dernier mot auprès de sa mère, Lilian arbora une moue mécontente, cherchant et réfléchissant le plus vite possible à ce qu’elle pourrait rétorquer à Joy.

- Parfaitement !

Hé oui, tout le monde sait que les jeunes enfants n’ont pas forcément énormément de répartie. La preuve en est. Après quoi, la magnifique sirène repensa deux secondes à ce mot prononcé qui n’avait pas beaucoup de rapport avec ce qu’avait dit précédemment Joy. Surtout que, si on y réfléchissait deux secondes, si Joy courait un risque supplémentaire, Lilian aussi vu qu'elles étaient toutes les deux dans la même galère. Au pire, c’était dit et elle ne pouvait plus revenir en arrière. Elle continuait sur sa lancée d’enfant mécontente, cela ferait certainement rire Joy et quand on rit, on vieillit moins vite à ce qu’il paraît. Donc Joy vieillirait moins vite et pouvait remercier Lilian pour tout ce qu’elle faisait pour elle. Parce que ce serait des dépenses considérables évitées pour tout ce qui est crème, soins anticernes, anti poches, antitaches, botox, chirurgie esthétique… Ou de coups de baguette aussi. Hé oui comme quoi !

Comme quoi les filles étaient pleines de surprises. Alors qu’à peine deux minutes auparavant la belle brune avait manqué de se jeter furieusement sur la rouquine parce qu’elle avait cassé son bracelet et, accessoirement, lui avait également sauvé la vie, et parce qu’elle l’entraînait dans la forêt ; les voilà toutes les deux en train de jouer à ce qu’elles appelaient des cartes avec des branches et des feuilles. Cependant, notez que pour survivre en forêt ce n’était pas non plus l’idéal. Passons car les deux s’amusaient comme des enfants et étaient tellement attendrissantes, tellement charmantes dans leur innocence qu’elles avaient perdu en grandissant, en se heurtant à la vie et ses écueils, tellement drôles dans ce rôle qu’elles renfilaient après de longues années alors qu’elles pensaient l’avoir complètement délaissé, car le costume devenait trop petit pour elle. Regardez-les, ce n’était plus les talons de leur mère qu’elles portaient, ce n’était plus les bijoux de leur mère qui scintillaient sur leur cou ou leurs poignets, ce n’était plus le rouge à lèvres de leur mère qui colorait leurs bouches. Les filles avaient grandi mais ne rechignaient pas à perdre volontiers une dizaine d’années pendant un court instant.


- Tu verras, un jour, je t’apprendrai à jouer au Black Jack et au Poker. Mais en attendant… Je prends ta reine de pique avec mon as de trèfle !

Lilian sourit et haussa les épaules, amusée par Joy qui se prenait à son jeu.

- T’as raison ! Et puis on montra notre casino plus tard ou on ira jouer à Las Vegas, on gagnera des centaines de dollars et je pourrais me racheter un nouveau bracelet ! La sirène, ne pensant même plus à l’éventuelle hypothèse que le Mangemort rôderait dans les alentours, toujours à leur recherche, éclata de son rire cristallin qui emplit toute la clairière dans laquelle elle se trouva en renversant la tête en arrière. Par contre, il faut que tu arrêtes de te prendre pour Merlin parce que ton as de trèfle, c’est un deux de carreau.

Espiègle, la sublime lui tira la langue et le jeu continua ; enfin s’il s’agissait réellement d’un jeu car les deux passaient leur temps à discuter sur le bout de bois qui représentait un roi de trèfle mais qui en réalité n’était qu’un pauvre valet de cœur alors que ni l’une ni l’autre ne savait qui avait tort et qui avait raison mais, petites filles bornées et têtues, chacune tenait à avoir le dernier mot. Et au fil de leurs taquineries, elles ne s’apercevaient pas que le jour déclinait réellement, qu’il faisait presque nuit mais qu’elles continuaient leur partie de cartes. Cependant, ce fut Joy qui s’aperçut en première qu’il était temps pour elles de plier bagage.


- Il est tard... Il a surement abandonné.

Au clin d’œil complice qu’elle lui envoya, Lilian répondit par un sourire en coin compréhensif surmonté d’un haussement de sourcil et d’un hochement de tête ; signes qu’elle était d’accord. Elle lança presque ses feuilles et branches sur le sol et se releva. A pas de loup et prudemment, les deux jeunes filles se dirigèrent vers la lisière avec toutefois cette crainte, cette boule au creux de l’estomac si le Mangemort n’était pas parti et qu’il les surprenait. Mais Joy avait raison : il avait abandonné, imaginant peut-être qu’elles se feraient dévorer ou sûrement parce qu’il était au final trop lâche pour s’aventurer dans cette forêt, quand bien même il maîtrisait les sortilèges impardonnables tout comme Lilian maniait la séduction et Joy la débrouille. D’ailleurs, la belle imagina un instant une virée en voiture avec Joy : les pauvres seraient peut-être capables de faire bouger un troupeau de vaches sur leur routes mais sûrement incapable de remonter leur voiture qui avait roulé dans un étang ou de changer un pneu sous une pluie battante. Même si Joy était débrouillarde. Toujours sur le qui-vive, les deux jeunes filles reprirent d’un pas prudent le même chemin qu’elles avaient précédemment emprunté à toutes jambes, l’une se tenant le bras et l’autre le poignet telles deux éclopées. La nuit était complètement tombée lorsqu’elles arrivèrent devant la porte d’entrée, la regardant jusqu’en haut, comme si elles venaient d’arriver en terre promise après un long pèlerinage durant lequel elles furent poursuivies par un démon, un envoyé de Satan qui avait tenté de les faire succomber aux plaisirs interdits.

- Bon et bien je crois qu’on peut rentrer au bercail dit Lilian en tournant son visage angélique vers Joy, un sourire satisfait et doux sur les lèvres. En tout cas, j’ai passé une bonne soirée, même si tu as cassé mon bracelet et outre le fait qu’on a aussi failli se taper une retenue. Elle lui adressa un clin d’œil avant de reprendre. J’espère que ton bras ira mieux, ça t’apprendra à faire des roulades dans la boue !

La rouge et or eut un petit rire et elles poussèrent doucement les portes afin de faire le moins de bruit possible. Sans bruit, comme deux adolescentes qui venaient de faire le mur pour sortir et qui rentraient de leur soirée, elles marchaient les chaussures dans la main pour éviter que leurs talons ne claquent sur le sol de pierre mais peinaient parfois à retenir les rires nerveux et satisfaits qui montaient dans leurs gorges ; encore plus quand elles se regardaient et devaient donc vite détourner le regard si elle ne tenait pas à exploser de rire et se faire repérer par les Mangemorts qui rôdaient sûrement . Leurs chemins se séparèrent devant les cachots et dans un dernier sourire, Lilian lâcha dans un chuchotement :

- Bonne nuit Joy et à bientôt dans les couloirs.

Elle tourna les talons et entreprit l’ascension jusqu’à son tour. Il était temps pour les deux petites filles de rentrer chez elles après un bon après-midi riche en rires et émotions. Leurs mères, leurs sublimes mères dont elles chipaient talons et maquillage les appelaient parce qu’il était l’heure de partir. Leurs familles réclamaient mais les deux espiègles savaient qu’elles passeraient très vite un nouvel après-midi ensemble.


FIN

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