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Quand les hiboux auront des dents [PV James]

 
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 Quand les hiboux auront des dents [PV James]

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Hannah Blueberry
Élève de 6ème année



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Particularités: Poursuiveuse des Loups des Cîmes & créatrice de fiente mutante (j'excelle en la matière et j'ai des témoins)
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MessageSujet: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Mar 10 Mai - 23:18

[ Désolée pour le titre, j'ai pas trouvé mieux youpi ]

Mon corps, léger, très léger, se déplaçait avec grâce dans le ciel bleu éclatant. A quelques mètres au dessus de moi, je vis apparaître timidement les premiers amas cotonneux de nuages dont je me rapprochais dangereusement, et qui semblaient murmurer à mon oreille : « viens, viens nous rejoindre ». Alors je fis battre mes ailes de toute mes forces, les déployant dans un élan d'envie : mon désir le plus ardent était, en cet instant, de poser mes lèvres et de croquer à pleine bouche la texture de ces moutons du ciel qui m'évoquait, pleine de gourmandise, la guimauve : moelleuse, fondante, au goût sucré qui fait frétiller les papilles....

Et puis, soudain, un mur. En pierres. Décoré de vieux tableaux. Hannah se retourna complètement afin de jeter un regard observateur derrière elle. Un couloir s'étendait à perte de vue pour s'enfoncer dans les sombres entrailles du château. Ses bras étaient encore levés et formaient une croix, figés dans le mouvement de son envol de moineau. Le mur qui l'avait stoppé dans sa course céleste reçut un regard courroucé de la jeune Poufsouffle. Vexée, elle fit demi-tour et entama la traversée du couloir d'un pas sec et précipité, n'ayant plus le coeur à courir d'un pas léger, les bras s'agitant comme des ailes, dans son imaginaire le plus fou. Sur tout le long du couloir s'alignait un nombre incalculable de fenêtres aussi grandes qu'Hannah même ; toutes reflétaient la même tristesse : un paysage gris, morne, sans vie. La pluie ne tambourinait pas encore contre les fenêtres, mais cela viendrait sans doute dans la journée. Seules de fortes bourrasques de vent se faisaient pour l'instant remarquer. Qu'il était loin le ciel bleu dans lequel elle s'épanouissait, quelques minutes auparavant – d'ailleurs, impossible de lui pardonner, ce mur subirait les foudres d'Hannah jusqu'à la fin de sa vie. (de la vie de cette dernière, le mur ayant encore de beaux jours devant lui...) Reportons à plus tard la vengance terrible que doit subir ce mur ; la question qui flottait actuellement dans la petite tête blonde de la jaune et noire était la suivante : Que faire, un samedi en fin de journée, alors que le ciel est gris, que les devoirs sont faits, et que les amis sont au même moment en train de plancher sur les leurs ? Une chose était déjà décidé d'avance : il lui fallait absolument se rendre dans un endroit qui n'était pas aussi clos qu'une salle commune.
Bien qu'Hannah s'était prise d'affection pour Poudlard, il lui était impossible d'apprécier son côté archaïque et froid ; les jours de tempêtes, l'impression lui prenait qu'elle se trouvait dans une prison, sur une petite île éloignée de tout, entourée d'une mer déchaînée. Dans ces moments, elle songeait avec tendresse à la petite maison écossaise de ses grand-parents à Glasgow, à la façade de pierre – mais des pierres brunes, vivantes -, et à l'intérieur moderne aux couleurs chaudes et accueillantes.

Penser à ses grands-parents lui serra le coeur ; elle ressentit le besoin immédiat de leur envoyer une lettre, même si la dernière qu'elle leur avait adressé datait d'une semaine tout au plus. Plus souriante à l'idée d'envoyer un message à sa grand-mère, qu'elle affectionnait tant ; son pas devint plus léger, mais plus rapide. Après avoir traversé le couloir sans fin, elle s'arrêta un instant, et fit un état des lieux. Personne en vue à droite, ni à gauche. Discrètement, elle se contorsionna afin de plonger la main dans son sac en bandoulière – fait main par Mamie Moira -, et d'en sortir le plan de Poudlard qu'elle s'était improvisée sur un bout de parchemin. Les chemins les plus importants y étaient inscrits. Elle parcourut consciencieusement le papier du regard, jusqu'à trouver l'endroit où était indiqué le parcours qui menait à la Volière. Quand ce fût chose faîte, elle reprit sa marche, le visage illuminé malgré le temps exécrable qui ne s'estompait pas.

Après avoir cheminé dans les méandres du château, Hannah arriva à au lieu dit, non sans avoir été violemment décoiffée par le vent ; puisqu'il fallait sortir pendant un court instant du château pour rejoindre le royaume des hiboux et des chouettes, mais, si près du but, elle fut entravée par quelque chose dans lequel elle se cogna, pas trop violemment heureusement ; le choc la fit juste reculer de quelques pas. Elle releva la tête brutalement et vit qu'un jeune homme était planté devant la porte, à un ou deux mètres. Mais la patience n'était pas son fort, et, commençant à sérieusement sentir le vent s'engouffrer sous son manteau et lui fouetter le visage, ce qui engendra inévitablement ce constat, qui se traduisit par ces paroles, prononcées d'une voix secouée par les grelottements de son corps :

- Excuse-moi, j'ai super froid là, on pourrait se dépêcher d'entrer à l'intérieur s'il te plaît ?

Peu importe qu'il soit de Serpentard, de Gryffondor, ou de Perpèttes-les-Oies ; en première ou septième année ; qu'il se soit arrêté pour contempler les cieux ou rattacher ses lacets ; Hannah, frileuse de naissance, n'avait pas formulé sa requête d'une manière très agressive, n'aspirant qu'à une seule chose : se mettre à l'abri.

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James Lornay
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Sam 14 Mai - 15:50

... Les hommes auront des ailes !

Assis sur son lit, le blondinet rêvassait tranquillement. Ses autres camarades de dortoir s'affairaient autour de lui, rangeant leurs affaires ou cherchant un objet qui leur appartenait et dont ils avaient besoin pour leur prochain cours. Ce jour-là, James n'avait pas cours de l'après-midi et c'était bien la première fois car en temps normal, il était submergé par les devoirs, les dissertations et autres réjouissances magiques. C'était la quatrième année et ce n'était pas la pire. Bien sûr, il n'allait pas passer le reste de la journée à glander comme l'auraient fait pas mal de Serpentards. Non, il allait se reposer, faire tout ce qu'il ne pouvait pas faire d'ordinaire puis il se mettrait à son travail.

Jetant un vague regard à l'extérieur, James s'imagina volant dans les airs, sur son balai, un Nimbus 2001. Cela faisait maintenant deux mois qu'il n'était pas monté dessus, depuis son accident de Quidditch pendant l'entraînement des Loups des cimes. Il en avait envie mais devant son balai il restait bloqué. La peur de retomber, certainement, le tiraillait encore. Car la chute avait été brutale. D'abord, il avait pris le cognard en plein dans le temps, puis il avait dégringolé 15m avant d'être rattrapé in extremis par une de ses coéquipières. Au final, il avait passé près d'un mois à l'infirmerie, dont une semaine de coma. Maintenant il avait repris du poil de la bête et il savait que bien qu'il ait un blocage, il tiendrait le coup au niveau physique.

Voler... un vrai rêve, n'est-ce pas ? C'est une totale et inextricable liberté. On ne ressent plus rien à part un grand bien-être. James s'était demandé quand il était petit pourquoi les sorciers ne pouvaient pas voler autrement qu'à l'aide d'un balai ou d'un sombral. Les sorciers étaient des êtres puissants, aux pouvoirs extraordinaires, mais ils étaient bien incapables de voler seuls. A leurs décharges, ils n'avaient pas d'ailes mais le garçon était persuadé que parmi toutes leurs inventions, il était possible de créer des ailes pour voler. Il avait posé la question à tous les adultes qu'il connaissait mais aucun ne lui avait donné une réponse convenable. La magie ne pouvait pas tout, cela James l'avait remarqué depuis un certain temps.

Se levant tout en s'étirant, le Serdaigle se rapprocha du rebord de la fenêtre ouvert, où il s'appuya. Les temps était gris. Le vent s'engouffrait par l'ouverture et refroidissait considérablement l'atmosphère de la pièce. On avait beau être en Mai, il ne faisait pas un temps splendide. Le fait est que vivre au Royaume-Uni n'était pas la meilleure chose à faire si on voulait bronzer. Heureusement James n'avait pas besoin de ca. Il était naturellement gâté par la nature. Grand, blond, musclé, bronzé et intelligent, il avait tout pour plaire.
Son regard s'échappa sur un petit hibou qui revenait d'un vol. L'animal se rendait dans la volière. Immédiatement, James pensa à la lettre pour ses parents qu'il n'avait pas envoyé. Il l'avait écrite il y a deux jours, demandant instamment à ses géniteurs de parler à sa petite soeur, et s'était dit qu'il l'enverrait le soir même après l'avoir rangée dans la tiroir de sa commode. Mais avec tous ses obligations, scolaires comme personnelles, il avait zappé.


Fouillant le tiroir, rempli de diverses choses comme des magazines de Quidditch, un paquet de chewing gums et un paquet de mouchoirs, il retrouva vite la lettre cachetée destiné aux Lornay. Il trouva également une autre lettre pour un ami de New York, Colin, qu'il n'avait pas vu depuis très longtemps. Il n'avait pas eu de nouvelles depuis un bon moment, ce pourquoi il lui avait écrit une missive.

** Bon et bien, je sais ce qu'il me reste à faire..**

Revêtant un pull noir par-dessus sa chemise blanche, James sortit de son dortoir, les deux lettres en main. Il franchit la salle commune des bleu et bronze, qui était quasiment déserte, mis à part les quelques badauts qui lisaient installés dans des fauteuils. Il descendit les escaliers et arriva à l'entrée de la volière après quelques minutes. Il n'y avait absolument personne. Les élèves devaient être en cours ou dans leur salle commune. Dans cet endroit, le garçon sentait bien plus le vent que dans son dortoir. La volière était malheureusement ouverte de tous les côtés pour permettre aux hiboux et chouettes de voler à leur guise. Depuis l'entrée, James les observa. Les oiseaux étaient presque tous perchés et hullulaient leur joie de voir quelqu'un apparaître. Plusieurs concurrents, un seul aura la chance d'aller porter une lettre. Qui sera le gagnant ?

Sur le point de choisir un des ses hiboux au hasard, le jeune homme fut légèrement bousculé. Surpris, il entendit ensuite une petite voix grelottante lui adresser ces quelques mots:

- Excuse-moi, j'ai super froid là, on pourrait se dépêcher d'entrer à l'intérieur s'il te plaît ?

James se retourna vivement et vit une fille, qu'il dépassait de deux bonnes têtes. Elle avait les cheveux coupés courts, plutôt clairs. Selon lui, elle était en première année car elle avait encore des traits enfantins. Elle était frigorifiée et son visage n'était pas très amical pour l'instant mais cela était sûrement dû au fait qu'il la faisait attendre dans le froid.

- Oh.. euh..oui, désolé. Je pensais être seul. repondit-il tout en entrant complètement dans la volière.

James se rapprocha d'une des seules tables présentes puis se retourna vers la jeune fille.

- Moi c'est James Lornay, et toi, tu es ? questionna t-il par politesse.


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[HRP: Oui ca me convient très bien, j'espère que tu apprécieras également mon post ]

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Hannah Blueberry
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Sam 21 Mai - 0:47



Si il fallait citer un des défauts d'Hannah parmi tant d'autres, le premier, le plus évident, serait sans aucun doute l'impatience. Même si les jaunes et noirs avaient la réputation d'être l'exact opposé – après tout, tous les élèves de chacune des autres maisons n'ont pas le même caractère à la qualité et au défaut près correspondant à la description générale qui en a été faîte. Et c'était une bonne chose, d'ailleurs, sinon tout serait bien ennuyeux. Heureusement d'un tempérament peu colérique, Hannah n'avait pas tendance à se transformer en furie dès la moindre contrariété, mais il lui était très désagréable d'attendre, de simplement attendre. Associé à une autre caractéristique de la jeune fille, le fait qu'elle ne supporte pas le froid, tout comme le vent, la pluie, et la neige ; en bref, ce qui est gris, désagréable et qui rappelle les afflictions de la vie ; cela ne fait pas très bon ménage.

Mais son agacement éphémère laissa vite place à l'agréable sensation d'être à l'abri des caprices du temps, protégée des rafales de vent derrière les murs épais de pierres dont la volière était édifiée, dès que le jeune homme qu'elle venait de heurter dégagea l'entrée du bâtiment en y pénétrant. Il y avait bien quelques fenêtres ouvertes, comparables aux meurtrières d'un château fort, mais en plus large, destinées à permettre aux chouettes et hiboux de pouvoir sortir et rentrer de leur royaume à leur aise, mais celles-ci était assez hautes pour éviter que l'endroit ne soit un véritable carrefour de courants d'air. La volière était d'ailleurs un lieu des plus désagréables. C'était en tout la pensée qu'eut Hannah en s'y introduisant la première fois : le sol parsemé de paille et de petits os morts de carcasses de rongeurs qui semblaient crier – ou plutôt, croustiller – de détresse quand on marchait dessus par mégarde ; des excréments un peu partout sur les murs et les perchoirs ; et puis, encore et toujours, ces murs de pierre, froids et ternes. Malgré ce climat peu propice à philosopher sur les côtés positifs de la vie, elle avait à ses côtés un rayon de soleil qui illuminait ce triste spectacle. Non pas que le jeune homme à ses côtés était particulièrement étincelant – comme un certain vampire appartenant à une saga moldue très en vogue en ce moment -, ni encore très important à ses yeux, mais ses cheveux blonds et son teint donnait de l'éclat à la volière. D'ailleurs, elle aurait bien fait claquer une ou deux bises sur ses joues après s'être présentée, comme elle en avait l'habitude, mais le fait qu'il la dépasse d'au moins une bonne quinzaine de centimètres était assez intimidant, et se hisser sur la pointe des pieds pour atteindre son niveau aurait été une scène ridicule qu'elle voulait s'épargner.

- Oh.. euh..oui, désolé. Je pensais être seul. - Moi c'est James Lornay, et toi, tu es ?

- Oh, pas de problèmes, juste qu'en tant que pure et authentique chochotte, le froid et moi, ça fait deux...et même dix milles en fait ! Enchantée James, moi c'est Hannah ! ajouta t-elle d'un ton enjoué à l'égard de son interlocuteur.

Ce fût alors qu'elle remarqua le blason qui brillait – et il brillait véritablement, celui-ci – sur la poitrine de James. Un Serdaigle. Un léger sourire s'étira sur les lèvres d'Hannah. Encore un ! Elle avait déjà eu l'occasion de rencontrer une adorable bleue et bronze en la personne d'Eilyne Damâtre, et, décidément, ces gens là étaient décidément plus que bien ! (oui oui, même si ça ne se dit pas). En tout cas, James ne lui semblait pas... eh mais, d'ailleurs, James, c'est vachement beau comme prénom ! Elle se mit à scruter son visage, avant qu'une soudaine idée lui vint à l'esprit.

- Mais, je ne t'ai pas dérangé j'espère ? Je viens ici afin d'écrire une petite lettre, je ne serais pas longue ! dit-elle précipitamment afin de rassurer James sur sa présence qui n'était que passagère.

Si Hannah évitait bien une chose, c'était bien celle d'être considérée comme un parasite. S'intéresser aux petits oignons des autres, poser des questions gênantes ou sentir qu'elle était la malvenue, lui était extrêmement désagréable. Or, la volière était un équivalent des toilettes, sauf qu'elle se situait à l'extérieur : c'était un lieu où les élèves vidaient en général leur canal lacrymal, étaient en panne d'idée pour rédiger une lettre, angoissés à la vue d'annoncer ce qu'ils avaient à dire, débattaient intérieurement sur leurs états d'âme, ou venaient se retrouver en silence, seulement accompagnés des hiboux et de leurs excréments. Hannah se dirigea vers la seule table de libre qui trônait dans la volière, s'apprêtant à rédiger sa lettre et à ne pas embêter plus longtemps le bleu et bronze.

[H.J : J'ai adoré le "les hommes auront des ailes" en réponse au titre du post !]

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Dernière édition par Hannah Blueberry le Sam 2 Juil - 12:07, édité 1 fois
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James Lornay
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Mar 24 Mai - 14:40

James n'avait jamais été quelqu'un de timide, contrairement à sa soeur. Les héritiers des Lornay étaient totalement à l'opposé. Lui ne craignait pas d'aller vers les autres et n'avait pas peur de ce qu'ils pouvaient bien penser de lui. Il vivait sa vie et profitait de ses amis point barre. Ses parents l'ayant élevé dans le milieu aristocratique, le garçon avait été emmené dans le monde dès son plus jeune âge. Il était donc très à l'aise à l'oral, devant d'autres personnes. Son talent naturel à parler devant une foule d'individus l'avait conduit à devenir un des garçons les plus populaires et appréciés de Poudlard. Sa soeur était plus du genre discret, qui reste dans son coin. Elle avait des amis mais pas énormément. Et surtout elle était beaucoup plus calme que le garçon, moins casse-cou.

- Oh, pas de problèmes, juste qu'en tant que pure et authentique chochotte, le froid et moi, ça fait deux...et même dix milles en fait ! Enchantée James, moi c'est Hannah !

Cela se comprenait. Le vent s'était levé et fouettait également le visage du jeune homme, lui arrachant une grimace. Le froid se faisait de plus en plus pressant. Nous étions en Mai pourtant mais le mauvais temps s'acharnait à venir rendre visite aux habitants de Poudlard.

- Hannah, très sympa ton prénom, j'avais une souris qui s'appelait comme ca il y a quelques années.. répondit-il rapidement. Peut-être trop rapidement car, une fois les mots sortis, il se rendit compte de l'énormité de ce qu'il venait de dire. Il venait de la comparer en quelque sorte à une souris, oui une souris.

** Bien Joué James, avec ça, tu vas pas te faire une amie...**

- Euh désolé, c'est pas tout à fait ce que je voulais dire. Enfin si, j'avais une souris du nom de Hannah mais ca ne signifie pas que tu as un prénom de souris. Il est très bien ton prénom, très joli...

James ne savait plus trop comment se dépatouiller de la situation et il espérait qu'elle ne prenne pas mal ces quelques mots qui n'étaient pas destinés à la blesser ou la mettre en colère. L'assurance qu'il possédait en temps normal, fondait comme neige au soleil. Heureusement pour lui, la conversation dévia tout naturellement sur les lettres et la volière.

- Mais, je ne t'ai pas dérangé j'espère ? Je viens ici afin d'écrire une petite lettre, je ne serais pas longue

James poussa un léger soupir de soulagement, content qu'ils ne s'attardent pas tout les deux sur cette gaffe. Il lui adressa un petit sourire à la fois désolé et amical et la rassura:

- Non, ne t'inquiète pas, tu ne me déranges pas du tout. Je venais juste choisir un hibou pour qu'il aille poster mes deux lettres. Et puis, tu sais, la volière est à tout le monde. Je ne l'ai pas privatisée... quoique... ca pourrait être une bonne idée.

Jamais le garçon ne s'était inquiété de savoir s'il gênait quelqu'un en arrivant dans la Volière. Mais il aurait du car après réflexion, les inquiétudes de Hannah n'étaient pas mal fondées. James aurait très bien pu être en train d'écrire un lettre très personnelle ou du moins y réfléchir à voix haute.

Pénétrant un peu plus dans la volière, James leva les yeux vers le haut. Des centaines de hiboux et chouettes étaient perchés sur des barres de bois et hululaient à tout va, puisque des visiteurs venaient à leur rencontre. Certains entamaient des descentes piquées vers eux. D'autres se posaient sur la table, comme pour quémander une lettre à apporter. James s'écarta vivement quand un de ces oiseaux lui fonça dessus, en oubliant apparemment les freins. Il lâcha un petit rire, bref.

Cette bestiole lui rappelait le hibou qu'il possédait quand il était entré en première année à Poudlard. Il l'avait nommé Paluchon. Ne demandez pas pourquoi, il était gosse et avait pris le premier nom qui lui était venu à l'esprit... alors evidemment ce n'était pas forcément très stylé. Paluchon était le hibou le moins performant et le plus malchanceux que James avait eu l'occasion de voir. Dès que le blondinet lui attachait un petit parchemin à une patte, le bonhomme se mettait à gesticuler dans tous les sens, comme pour détacher la lettre. Il rechignait constamment à porter les missives et il fallait que James le menace de sa baguette pour qu'il déploie ses ailes. Et quand enfin il faisait preuve de bonne volonté, il lui arrivait quelque chose, comme par exemple un pigeon qui lui rentre dedans. Au final, James avait fini par changer de hibou, par peur de ne jamais voir arriver ses lettres à bon port.

- Alors, tu venais écrire à qui, si ce n'est pas indiscret ? demanda-t-il plein d'entrain, comme à son habitude.

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[HRP: Voilà ! Bon j'ai essayé de rendre ca plus - je dirais comique - avec l'histoire du prénom, j'espère que ca te plaira ]

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Hannah Blueberry
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Dim 29 Mai - 18:30

Aaah le tact. Une particularité dont sont dénuées un bon nombre de personnes, notamment les garçons. La gent masculine n'avait pas la bonne réputation de dire les choses tout en douceur ; l'art des préparations, ils ne connaissent pas. Avec eux, c'est tout-de-go, franc, direct, sans se préoccuper du petit coeur qui pourrait se révéler fragile de leurs interlocuteurs. Le grand problème qui se posait était enfin de compte qu'ils étaient sans doute incapables de parler sans réfléchir. « Tournez sept fois sa langue dans sa bouche », disait le dicton. Et encore, c'était une chance si ils se rendaient compte de l'impact de leur parole après les avoir déversé ; la plupart du temps, ils continuaient leur petite vie tranquille, sans se rendre compte des effets que leurs mots ont pu produire. Cela vint une nouvelle fois se produire sous les yeux d'Hannah.

- Hannah, très sympa ton prénom, j'avais une souris qui s'appelait comme ca il y a quelques années...

Elle commença à ouvrir des yeux ronds, incrédule, avant que James n'ajoute :

- Euh désolé, c'est pas tout à fait ce que je voulais dire. Enfin si, j'avais une souris du nom de Hannah mais ca ne signifie pas que tu as un prénom de souris. Il est très bien ton prénom, très joli...

La jaune et noire éclata de rire face non seulement à l'énormité qu'il était en train de dire mais en plus de l'air gêné que sa bourde lui conférait. Elle n'avait pas entendu une chose aussi drôle depuis longtemps, mais vraiment, c'était surtout l'expression qu'affichait James qui était encore plus comique, car disproportionnée par rapport à ses actes. Il n'avait rien dit de méchant, mais il semblait profondément s'en vouloir d'avoir comparer la jeune fille à une souris. Non seulement Hannah adorait les souris – et tous les rongeurs en général -, mais en plus, cela était drôle.

- Pas de quoi être gêné James, les souris font parties de mes animaux favoris en plus, dit-elle dans un sourire.

Mais le jeune homme avait toujours l'air aussi décomposé comme si il venait de prononcer la boulette du siècle, ce qui amusa d'autant plus la jaune et noire. Le Serdaigle ne tarda pas à changer le sujet de la conversation.

- Non, ne t'inquiète pas, tu ne me déranges pas du tout. Je venais juste choisir un hibou pour qu'il aille poster mes deux lettres. Et puis, tu sais, la volière est à tout le monde. Je ne l'ai pas privatisée... quoique... ca pourrait être une bonne idée.

Effectivement, l'idée pouvait être alléchante. Combien de fois Hannah n'avait-elle pas désiré posséder un endroit rien que pour elle dans l'immense domaine de Poudlard, comme une salle secrète dont elle seule aurait l'accès. Elle l'aurait décorée selon ses goûts : de grands drapés jaune soleil et rouge framboise partout sur les murs, d'immenses fenêtres avec une vue sur le lac et la forêt interdite. Une mezzanine pour dormir en hauteur, protégée de tous les dangers ; un coin salon, avec une table à la nappe aux carreaux rouges et blancs, prête à recevoir les plus exquis des gourmandises ; un parquet brillant dans l'espace vie, une moquette blanche et douce au toucher dans l'espace sieste, et de l'herbe d'un vert éclatant chatouillant les pieds dans l'espace cuisine, pour restituer une véritable atmosphère de pique-nique, ce qu'elle adorait. La jeune fille ne débordait pas d'idées, et justement, il lui semblait que l'on pouvait tout accomplir avec la magie ; seulement, elle n'avait que douze ans et ne connaissait pas encore tous ses secrets. Elle était cependant persuadée qu'avec le temps, de l'apprentissage, et de la patience – ce qu'elle allait devoir apprendre à acquérir absolument -, elle réussirait à accomplir ses rêves. La magie était pour elle synonyme de rêve et de liberté, et elle ne se voyait absolument pas vivre comme une moldue, comme ses anciens voisins, quand elle était petite et que, pour des raisons inconnues, ses parents avaient du se fondre dans la masse des gens « normaux ». Hannah avait d'ailleurs bien eu du mal à contenir tout l'engouement que lui inspirait la magie, et le rejet de vivre comme les moldus. Elle les respectait, avait de l'affection pour eux, mais jamais elle ne pourrait s'accoutumer à une vie sans magie.

Seulement, voilà : elle n'avait connaissance d'aucune salle secrète qu'elle pourrait façonner à son aise. Elle avait alors voulu se rabattre sur l'habituelle mais non moins passionnante cabane dans les arbres. Cependant, la dernière fois qu'elle s'était rendue dans la forêt environnante, l'âme aventurière, s'imaginant déjà vivre dans les arbres, cueillir ses repas au milieu des branches et explorer les sommets de chaque arbre, elle s'était faite fortement réprimandée. « La forêt est interdite, tu n'as donc pas le droit d'être ici. Rentre immédiatement dans ton dortoir », lui avait-on dit d'un ton sec et désagréable. Hannah avait bien entendu dire qu'il y avait une forêt « interdite » dans les environs, mais, lorsqu'elle avait abordé les premiers arbres et les avait inspecté, rien ne lui avait paru anormal au point d'être interdit. Malheureusement – ou heureusement -, Hannah avait bien trop de conscience pour se risquer à de nouveau s'aventurer dans les arbres qui lui faisaient envie, elle n'avait pas le caractère assez rebelle pour défier les règles. Encore en première année, elle ne voulait désobéir et surtout, décevoir personne, sa grand-mère en premier, qui avait eu vent de ses résultats excellents et de son comportement exemplaire. Les rêves ne resteront donc qu'à l'état de rêves.

Si Hannah avait cependant eu l'opportunité d'acquérir son petit domaine dans Poudlard, La Volière aurait bien été le dernier de ses choix, après les cachots. Elle ne partageait donc absolument pas l'avis de James en ce qui concernant une éventuelle privatisation de l'endroit. Non, si il y avait quelque chose à privatiser, c'était bien une parcelle de la forêt interdite. Dans ses pensées, Hannah ne s'était pas aperçu du piaillement incessant des hiboux et chouettes au dessus de leur tête, mais maintenant qu'elle y portait attention, elle trouvait ce vacarme fort désagréable. Un hiboux fondit près de la tête de James, ce qui ne manqua pas de la faire sourire, et lui non plus. Ces bestioles avaient l'air mesquin aujourd'hui !

- Alors, tu venais écrire à qui, si ce n'est pas indiscret ?, lui demanda soudainement James.

- A ma grand-mère ! Elle s'appelle Moira et réside à Glasgow, c'est pas très loin d'ici ! C'est étrange mais je suis très proche d'elle, peut-être plus que de mes parents ou de ma soeur aînée... En fait, je déteste ma soeur aînée, précisa t-elle dans une moue désapprobatrice. Mais ma grand-mère est vraiment formidable, rien que parce qu'elle confectionne les shortbreads les plus déliiiicieux du monde !, s'exclama t-elle d'un air gourmand et enjoué.

Hannah hésita à retourner sa question à James. Mais, si elle se basait sur le principe des relations humaines, tome I, chapitre 6, paragraphe 3, alinéa 8 ; si le jeune homme le lui avait posé, c'est qu'il s'attendait forcément à un retour, et n'en serait pas donc opportuné.

- Et toi alors, tu as écris à ta famille aussi ?, questionna t-elle en jetant un regard sur les lettres que James tenait à la main.

Lorsqu'elle passa ses lèvres, sa question lui fit entrevoir un côté d'elle-même qu'elle avait alors ignoré. Elle se sentait tout d'un coup... puérile. Elle avait douze ans, et parlait de sa grand-mère comme une petite fille. Non pas qu'elle en avait honte, mais elle ressentait la désagréable impression d'être en contraste avec le reste des élèves. Après tout, il y avait à Poudlard des jeunes de 11 à 17 voir 18 ans, et il était difficile de ne pas sentir toujours plus petit, inférieur, ou trop jeune.
Mais tout compte fait, elle n'avait rien à cacher : oui, elle aimait sa famille et pensait constamment à ses proches. Elle avait de la chance d'avoir une grand-mère affective, un frère adorable, des parents encore aimants, et malgré tous les conflits avec elle, une soeur. Aucune tragédie n'était arrivée dans sa famille, pour l'instant, et elle ne cacherait pas l'amour qu'elle leur portait pour une question d'apparence. Un objet non-identifié apparut soudainement dans son champs de vision. Levant les yeux, elle aperçu un hibou qui fonçait vers eux, et sembla ralentir en frôlant la tête de James.

- Oh, attention James !, s'écria t-elle les yeux grands ouverts de surprise et d'appréhension en pointant du doigt le hibou qui allait venir frôler le crâne de son camarade.

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James Lornay
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Mer 1 Juin - 17:10

La Maladresse. C’était une des caractéristiques du garçon, une partie de sa personnalité. Il lui arrivait souvent d’être maladroit, soit verbalement, soit physiquement. James avait le malheur de dire souvent la première chose qui lui passait à l’esprit, sans douceur et sans se soucier des éventuelles conséquences. De nombreuses fois, il avait du faire face à à celles-ci, comme la fois où il avait demandé à son amie comment allait son couple alors qu’il était déjà au courant de la rupture. Il n’avait pas voulu lui faire du mal bien sûr, c’est juste qu’il avait oublié. Ce n’était pas vraiment une information digne d’être retenu, selon lui, surtout ces derniers temps, ou tant d’évènements étaient arrivés à Poudlard.

Quand le garçon sortit son ânerie, la demoiselle, qui se trouvait en face de lui écarquilla les yeux, surprise d’entendre cela. Après tout, ce n’est pas tous les jours que son prénom était qualifié de noms pour rongeurs. Hannah éclata de rire, heureusement, ce qui rassura un peu le garçon. Apparemment il ne l’avait pas froissée.. Ce qu’elle confirma rapidement :

- Pas de quoi être gêné James, les souris font parties de mes animaux favoris en plus.

Le jeune homme se demanda si elle avait dit ça pour le rassurer ou bien si elle pensait réellement ces quelques mots. Lui, s’il avait été à sa place, n’aurait sûrement pas dit cela. D’abord parce qu’ il n’aimait pas trop ce genre de bestioles. Ce petits rongeurs qui se faufilaient partout, très peu pour lui ! Et enfin, parce qu’il était trop franc pour ne pas dire s’il était vexé, ou autre. Il disait ce qu’il pensait point barre car la franchise était une chose importante pour lui. Quoiqu’il en soit, il lui était reconnaissant d’avoir dit cela mais s’il ignorait si elle le pensait vraiment.

Il changea de sujet rapidement et une des réflexions qu’il fit, porta la conversation sur la privatisation d’un lieu. A ces mots, les pensées de la jeune fille semblèrent s’égarer au loin. Au vu de son air ravi et de son sourire, l’idée du Serdaigle n’était pas mauvaise du tout. Seulement il y avait peu d’endroits qu’il était possible de privatiser. Les salles de bains, par exemple, au nombre de quatre (pour chaque maisons) ne permettaient pas d’être seul. Il y avait bien plusieurs lavabos, douches et toilettes mais comme tous les étudiants se levaient tous plus ou moins à la même heure, les salles de bains étaient rarement vides. En bon aristocrate plein aux as, il prenait parfois l’envie à James d’installer un panneau « Coin V.I.P ! » et de garder ce lieu pour lui tout seul. Seulement il ne lui était pas permis de le faire. En ce qui concernait les salles, il n’y avait aucune chance non plus car il y avait évidemment toujours des cours pour instruire sept générations de sorciers. James aurait aussi bien aimé garder la Volière pour son usage privé, car c’était un lieu apaisant pour lui, où les oiseaux étaient les seuls rois. Mais là encore c’était interdit.

En y réfléchissant bien, James constata que le seul endroit que l’on pouvait privatiser était la Salle sur Demande. Vous savez : cette salle qui s’ouvrait après qu’on soit passé trois fois devant en répétant ce qu’on voulait qu’elle devienne. Cette salle était vraiment fabuleuse : elle pouvait devenir n’importe quoi sur commande : une salle de bain, une salle de duel, une bibliothèque, une salle de danse… Absolument tout ce qu’un élève désirait. Cependant et c’était bien cela le nœud du problème, cette salle ne s’ouvrait pas toujours. Il pouvait y avoir des ratés.

En pleine reflexion, James fut ramené à la réalité par la Poufsouffle

- A ma grand-mère ! Elle s’appelle Moira et réside à Glasgow, c’est pas très loin d’ici ! C’est étrange mais je suis très proche d’elle, peut-être plus que de mes parents ou de ma sœur aînée…En fait, je déteste ma sœur aînée. Mais ma grand-mère est vraiment formidable, rien que parce qu’elle confectionne les shortbreads les plus délicieux du monde ! débita-t-elle sans reprendre son souffle. – Et toi alors, tu as écris à ta famille aussi ?

James souria à l’évocation des shortbreads. Ces délicieux petits biscuits sablés rempli de beurre originaires d’Ecosse étaient tout simplement exquis. Le blondinet, comme tout Londonien qui se respecte, raffolait de ces petites gourmandises. Il n’hésitait pas à en acheter des paquets et des paquets pour satisfaire sa faim. Il avait les moyens d’en acheter autant, alors pourquoi se priver ? Le garçon était un garçon gourmand, il aimait tout ce qui était fait maison mais au contraire de la petite Hannah, il n’avait personne pour lui en faire. Ses parents n’avaient jamais été doués en cuisine. Lui-même n’avait aucun talent culinaire. Et sa grand-mère, qui elle aurait pu préparer des petits plats à lui et sa petite sœur, était décédée peu de temps auparavant. De plus elle ne connaissait pas la recette à suivre pour les faire.

- Les shortbreads sont vraiment les meilleurs biscuits au monde, tu as de la chance d’avoir une grand-mère pour t’en faire. répliqua-t-il, amusé. Tu es donc Ecossaise alors ? demanda-t-il ensuite en confirmation, avec un sourire.

Les Ecossais et les Anglais s’étaient toujours plutôt bien entendu. Et James étaient toujours ravi d’en rencontrer, car lors de son dernier voyage en Ecosse, en dehors de Poudlard et du monde magique, il avait découvert des paysages somptueux et des habitants agréables et accueillants.

- Oui il y a une lettre pour mes parents qui résident à Londres et une autre pour un pote qui vit maintenant aux Etats-Unis. ajouta-t-il simplement en guise de réponse. James ne comptait pas s’attarder sur ses lettres, le sujet de la première étant vraiment privé. De plus, bien que sociable, il n’était pas du genre à déballer toute sa vie à une inconnue – aussi amicale soit-elle.

Soudain, la petite fille cria en désignant quelque chose qui se trouvait derrière James :

- Oh attention James !

Le garçon se retourna vivement et vit un grand hibou noir et blanc qui s’approchait de lui à une allure folle. L’animal voletait entre ses autres compagnons et lui fonçait droit dessus. Il sembla au garçon qu’il ralentissait. Seulement il ralentissait près de sa tête.

**Oh – Oh – Oh ** se dit-il, quand il comprit enfin que le hibou venait pour lâcher quelquechose sur lui.

Il allait baisser la tête mais trop tard le hibou avait déjà largué la bombe. PLOUF ! Un magma grisâtre avec des teintes de marron s’écrasa sur les beaux cheveux blonds, qui avaient repoussés, du garçon. Une grimace dégoûtée sur le visage, James s’égosilla en direction du hibou tout en sortant sa baguette.

- Sale volatile ! Tu pouvais pas aller chier sur quelqu’un d’autre !

James avait bien envie de réduire ce fichu oiseau en poussière. Sa baguette en main, il essayait de viser l’oiseau qui continuait de tracer sa route et semblait adorer la tournure que prenaient les évènements La Volière ne risquait plus de faire partie des endroits que voulait privatiser le garçon. Ca non !

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[HRP: Désolée, je trouve que mon post est un peu décousu mais bon. J'espère que ca ne te dérangera pas...]

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Hannah Blueberry
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Lun 13 Juin - 14:50

Si il y avait vraiment une chose dont Hannah était fière, c'était bien de ses grand-parents et de ses origines écossaises. A ses yeux, il n'y avait pas de région plus belle que l'Ecosse, et à chaque fois qu'elle évoquait le talent de sa grand-mère en matière de pâtisserie, elle avait envie de prendre ses interlocuteurs par la main et de les emmener dans la petite maison que ses grands-parents possédaient pour leur faire profiter des biscuits encore chauds tout juste sortant du four. Cela étant malheureusement impossible, elle se contentait de décrire avec la plus grand précision possible l'apparence, le goût et la texture des gâteaux qu'elle avait le plaisir de déguster à l'ordinaire, jusqu'à ce que personne n'en puisse plus de subir une pareille torture.

- Les shortbreads sont vraiment les meilleurs biscuits au monde, tu as de la chance d’avoir une grand-mère pour t’en faire. Tu es donc Ecossaise alors ?

James ne pouvait donc pas faire de meilleur compliment à Hannah, dont les lèvres s'étirèrent en un sourire ravi. C'était cependant un sujet parfois difficile à aborder, non que la jaune et noire éprouvait des réticences à en parler, mais au contraire, elle en parlait beaucoup trop, avec animosité, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que son interlocuteur était, peut-être, en train de s'ennuyer. Elle se retint de sauter au cou de James : oui, les shortbreads étaient les meilleurs biscuits au monde, leur texture friable, le goût prononcé du beurre, et puis, sa version préférée, avec des pépites de chocolat noir fondant sur la langue, qui n'était sans doute pas traditionnelle mais elle avait toujours eu comme idée qu'il fallait prendre de la distance par rapport à toute chose pour la rendre unique... mais le fait que James partage son avis n'était sans doute pas une raison pour effrayer son camarade d'un élan de joie non contrôlée. Elle réfréna donc ses ardeurs et se retint de faire un exposé sur son amour pour la pâtisserie et l'Ecosse.

- Oui, confirma t-elle dans un mouvement de tête approbateur, mes grand-parents y ont toujours vécu, j'y ai passé mon enfance et ensuite, mes parents ont décidé de déménager pour Londres à cause du travail de mon père... Londres, au secours, je me demande si il y a une ville plus laide que celle-ci !

De Londres, Hannah ne voyait que le côté industriel, le business, les grands parcs entourés d'immeubles, qui faisaient affreusement tâches à côté des grandes étendues d'herbe verte et des paysages purs de l'Ecosse. Aller à Poudlard avait été le plus des cadeaux : elle avait pu retrouver son Ecosse natale, et rien n'était plus délicieux que de se lever le matin, d'ouvrir la fenêtre et de dévorer du regard la vue qui s'offrait à ses yeux. James ne semblait pas jouer la carte de l'homme mystère puisqu'il n'hésita pas à lui donner l'identité des destinataires des lettres qu'il tenait à la main.

- Oui il y a une lettre pour mes parents qui résident à Londres et une autre pour un pote qui vit maintenant aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis... Étrangement, Hannah n'était pas vraiment attirée par ce pays, contrairement à beaucoup d'autres. C'était peut-être un réel désir de toucher au rêve américain ou simplement un effet de mode, mais elle avait l'impression que de plus en plus de gens souhaitaient y partir. Pourquoi un pareil engouement ? Peut-être parce que les « States » étaient le lieu où tout semblait possible, où toutes les choses les plus intéressantes se déroulaient, parce que les paysages mythiques sont là-bas, et parce qu'il en émane sans doute un sentiment de liberté totale... et de fête, aussi. Et c'était exactement pour ces raisons qu'Hannah ne s'y intéressait pas plus que ça. Si elle devait choisir une destination, ce serait sans aucun doute l'Irlande ou des îles paradisiaques, et pourquoi pas aussi la France, pour ses paysages variés et ses spécialités culinaires comme le fromage. Contrairement à la plupart des habitants de Grande-Bretagne, cet étrange aliment avait retenu toute son attention. Il y avait certes une certaine variété de fromage dans son pays natal, mais ils n'étaient pas aussi bons que ceux des français qu'elle avait eu l'occasion de goûter lorsqu'une amie de la famille leur en avait ramené d'un voyage dont elle était revenue enchantée. Le peu d'attrait qu'ont les anglais pour le fromage avait trouvé un exemple en la personne de Mrs Brown, une dame âgée qui habitait dans la rue d'Hannah, à Londres, et qui avait osé donner du fromage à son chien... plus encore, il était entièrement destiné à son toutou, et la jeune fille supposait que Mrs Brown n'en mangeait jamais elle-même.

La réponse de James attisa légèrement la curiosité d'Hannah : si il avait un ami aux Etats-Unis, y avait-il vécu lui-même ? Mais elle n'eut ni l'audace ni le temps de lui poser la question, puisqu'un hibou choisit le crâne de James pour y déposer tendrement ses excréments. Son visage exprima d'abord la surprise, puis le dégoût, et enfin, elle dû se mordre les lèvres pour s'empêcher d'éclater de rire, mais ses joues prirent une légère couleur rosée. Apparemment colérique, James attaqua verbalement le hibou criminel de manière virulente :

- Sale volatile ! Tu pouvais pas aller chier sur quelqu’un d’autre !

Il est vrai que recevoir une petite bouse de hibou dans les cheveux n'avait rien d'agréable, mais, vu de l'extérieur, la situation était comique, et Hannah avait du mal à se le cacher. Ses beaux cheveux blonds salit par un liquide épais gris-marron, James avait tout de suite l'air moins attrayant, bien qu'il ne perdait pas de son charme et la jaune et noire, toujours le coeur sur la main, décida de l'aider pour remédier à cet accident, en essayant de contrôler ses envies de rire.

- Bouge pas James, je vais arranger ça ! s'exclama t-elle d'une voix assurée en tirant sa baguette de sa poche.

Alors alors... Il y avait bien la solution du mouchoir pour aller recueillir la chose sur la tête de James, mais cela n'était pas très ragoûtant et, en plus, il n'en serait pas plus avancé puisque ses cheveux ne seraient pas vraiment plus propre. Elle se souvenait bien d'avoir appris un sort qui avait la fonction de nettoyer... Recurver... Recurvite ! Hannah recula de quelques pas, s'éclaircit la gorge et fit un mouvement circulaire dans les airs avant de pointer le bout de sa baguette en direction des cheveux de James en articulant bien la formule :

- Recurvite !

Alors qu'Hannah allait dire à James que cette petite crotte de hiboux n'était désormais plus qu'un mauvais souvenir, quelque chose qui ne lui semblait pas habituel se produisit : la fioriture de hibou avait pris une couleur verdâtre et visqueuse assez effrayante. Les yeux d'Hannah s'élargirent dans une expression d'horreur et de dégoût : mais qu'avait-elle fait ? Peut-être James ne s'était-il aperçu de rien, avec de la chance, et qu'elle allait pouvoir vite y remédier... bien qu'elle sache pertinemment qu'on pouvait lire sur son visage comme dans un livre. Elle ne serait peut-être pas autant inquiété si la masse gluante ne grandissait pas au fur et à mesure que les secondes s'écoulait... Et si cette chose s'élargissait au point qu'elle engloutisse le visage de James et l'étouffe ? Elle aurait donc causé sa mort ?

- Oh mon dieu, oh mon dieu, James, je suis désolée, ne panique pas, ne panique surtout pas, mais tu as une chose verte bizarre sur ta tête qui grandit et qui va bientôt t'étouffer, oh mon dieu, je suis tellement tellement désolée ! dit-elle précipitamment dans un élan de panique et d'affolement en reculant petit à petit. Frappée d'horreur, Hannah était complètement désemparée : si elle retentait un Recurvite, la crotte mutante allait sans doute doubler de volume en un claquement de doigt, ce qui allait sans doute causer la perte de James. Désespérée, elle plaqua ses mains contre son visage en regardant le désastre qu'il avait causé... Que dirait ses parents, ses amis, son éventuelle petite amie quand ils apprendraient qu'elle avait étouffé James avec une crotte de hibou ? A grands coups de respiration, elle essaya de reprendre ses esprits, sans succès : elle ne pouvait que regarder James d'un air horrifié, avec la chose gluante qui grandissait, grandissait sur sa tête et s'étalait de plus en plus sur son crâne...

[ H.J : T'inquiètes pas c'est top, et désolée pour mon léger retard ]

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James Lornay
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Jeu 23 Juin - 11:37

L'Ecosse, quel beau pays que cette proche contrée. James aimait vraiment y aller. Il y essayait d'y passer au moins une fois par an, pour changer d'air, profiter des paysages du pays et ne plus voir Londres pendant quelques temps. Son père y était né, mais il n'y était pas resté bien longtemps, à peine huit ans avant que ses parents ne décident de déménager pour la capitale anglaise. Il n'avait donc pas découvert toutes les merveilles qu'offrait son pays d'origine et en avait été grandement déçu, ce qui expliquait pourquoi il avait ensuite poussé ses enfants à découvrir toutes les traditions, les manières de vivre, les us et coutumes du pays en les y emmenant régulièrement. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y en avait beaucoup et qu'elles étaient très drôles.

La première qui venait à l'esprit du jeune homme, parce qu'elle l'avait marquée, était la danse écossaise. Il y en avait plusieurs types, comme par exemple la Dashing White Sergeant. La danse se dansait à la cour d'Ecosse, dans toute la noblesse et la bourgeoisie. On dansait par couple en quadrille ou en cercle. En arrivant dans ce pays, James n'avait jamais vu pareil spectacle. Les autochtones dansaient vraiment bien mais à Londres, on ne voyait pas vraiment ce genre de danse. Et le plus drôle, c'était que les hommes qui dansaient, portaient des kilts. Heureusement pour eux, malgré le port de ces jupettes, leur virilité n'était pas à remise en cause tant leur carrure était impressionnante.

- Oui, mes grands-parents y ont toujours vécu, j'y ai passé mon enfance et ensuite, mes parents ont décidé de déménager pour Londres à cause du travail de mon père... Londres, au secours, je me demande s’il y a une ville plus laide que celle-ci !

Londres ? Une ville laide ?? Il n'était pas du tout de cet avis. Londres, la capitale, la ville qui bougeait de jour comme de nuit. Il y avait tant à voir là-bas, des monuments, Buckingham Palace où créchait la vieille dame aux chapeaux. Certes il y avait aussi de grands et longs immeubles et de nombreuses usines qui s’y étalaient, mais comme partout. On ne pouvait pas dire que Londres était la ville la plus urbanisée au monde. Que dire de New York dans ce cas là ? Car entre l’Angleterre et les Etats-Unis, il n’y avait pas photo, James préférait sa terre natale. Il avait le sentiment que tout y était plus vrai, plus nature, moins superficiel.

- Mon père est également né en Ecosse mais moi je n’y ai jamais vécu. Je suis un pur produit Anglais. expliqua-t-il avec un demi-sourire. Ce qui implique que je ne peux pas te laisser dire que Londres est une ville hideuse. Au contraire c’est une ville merveilleuse quand on connait les bons coins. Il ya beaucoup de très délicieux restaurants, des parcs pour profiter du soleil, la grande roue pour la superbe vue, le théâtre…lista-t-il avec passion.

James n’eut pas le temps d’approfondir plus la question car un petit hibou avait eu la très bonne idée de déverser ses fientes sur ses cheveux. Toujours à s’égosiller depuis quelques minutes en direction du vicieux oiseau, il ne prêta même pas attention aux rires étouffés de la demoiselle, qui décida finalement de prendre les choses en main :

- Bouge pas James, je vais arranger ça !

Elle s’y connaissait en matière de sortilèges au moins ? Remettons les choses dans leur contexte, elle n’était qu’en première année, ce qui signifiait qu’elle ne pouvait avoir étudié qu’une minorité de sorts. A moins qu’elle en ait appris avec ses parents avant d’entrer à Poudlard. C’était une option envisageable.

- Tu es certaine ? interrogea-t-il, un peu inquiet.

Apparemment oui, puisqu’elle sortit sa baguette magique et d’un tour de main énergique prononça la formule « Recurvite » avec détermination. Elle sembla ravie sur le coup, un grand sourire s’étalant sur son visage enfantin, puis plus du tout ensuite. Elle grimaca et parut plutôt effrayé par la tournure des évènements.

- Qu’est-ce qu’il y a Hannah ? Tu t’es planté ? demanda-t-il, en vrillant son regard bleu océan dans celui de la petite Poufsouffle.

- Oh mon dieu, oh mon dieu, James, je suis désolée, ne panique pas, ne panique surtout pas, mais tu as une chose verte bizarre sur ta tête qui grandit et qui va bientôt t'étouffer, oh mon dieu, je suis tellement, tellement désolée ! répliqua-t-elle, en sanglotant presque.

WTF ? En fait, l’option du sortilège appris par ses parents n’était pas la bonne. Son sort avait tourné court, ou plutôt mal. Et voilà que James se trouvait maintenant en fâcheuse posture avec un blob verdâtre qui lui couvrait peu à peu la tête. Il sentait que le magma gélifié grandissait au fil du temps qui passait.[/i]

- Hannah ? [i]commença-t-il à la fois agacé et paniqué.
Tu jetais ce sortilège pour la première fois ou quoi ? Car si c’est le cas, sache qu’on s’entraîne d’abord sur des objets inanimés avant de le lancer sur des humains. Comment je fais avec ça moi ? fulmina-t-il en pointant du doigt le blob qui augmentait de volume sur ses cheveux blonds.

« Calmos James, elle est jeune, en première année seulement, c’est normal qu’elle fasse des erreurs. Même si celle-là c’est une grosse erreur… Et puis, tu peux arranger ça, tu es en cinquième année » s’encouragea-t-il avec panache.

James attrapa la fiente mutante de ses deux mains, comme pour essayer de l’arracher mais rien n’y faisait, le magma était solidement collé, attaché à ses cheveux et ne daignait pas se décoller. Quelle plaie ! Il hésitait maintenant, ne savait pas vraiment quoi faire. Le jeune homme essaya de se remémorer les nombreux sorts qu’ils avaient étudié pendant le cours de sortilège de Melle Woodley. Il avait le choix : soit il reprenait le sort Recurvite, mais apparemment il n’avait pas eu les effets escomptés sur la fiente, soit il usait du sortilège qui mettait fin à tout ceux qui avaient eu lieu dans la volière ces dix dernières minutes. Il semblait au garçon que la deuxième était préférable.

- Bon…allons-y... murmura-t-il dans un souffle tout en sortant sa baguette et en se concentrant. Finite Incantatem ! assena-t-il de sa voix souple et masculine tout en faisant tournoyer sa baguette.

Il n’y avait plus qu’à espérer que ce sortilège n’ait pas d’effets secondaires désastreux et qu’il ne fasse pas empirer la situation…


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[HRP: Tu m'as bien fait rire avec l'hsitoire de la fiente mutante ]






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Hannah Blueberry
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Sam 2 Juil - 12:05

« Chacun ses goûts », comme il est usuellement dit, et il semblait bien que ceux d'Hannah et James soient aux antipodes les uns aux autres. Il fallait espérer qu'on ne leur ordonne pas un jour de choisir quel endroit du château il fallait rendre privé ou mettre en place un sondage demandant aux élèves si ils préféraient que Poudlard reste en Écosse ou s'implante à Londres – chose heureusement impossible, mais Hannah avait le don pour s'imaginer toutes sortes de situations incongrues et irréalisables -, auquel cas la Poufsouffle et le Serdaigle se seraient livrés à de virulentes joutes verbales pour se mettre d'accord... en fait, ils ne se seraient jamais sans doute mis d'accord, et de toute manière, tout cela était parfaitement inutile, puisqu'ils n'en étaient pas là. Cependant, la jeune fille avait souvent remarqué que les goûts ne faisaient pas les amitiés : combien de personnes dont le caractère est radicalement opposé s'entendent pourtant à merveille ? Hannah était d'ailleurs d'avis que ces différences font la richesse d'une amitié, même si elles sont aussi à l'origine de quelques conflits, qui sont de toute manière inévitables dans les relations humaines. Ainsi, lorsque James prononça ses mots :

- Mon père est également né en Ecosse mais moi je n’y ai jamais vécu. Je suis un pur produit Anglais. Ce qui implique que je ne peux pas te laisser dire que Londres est une ville hideuse. Au contraire c’est une ville merveilleuse quand on connait les bons coins. Il ya beaucoup de très délicieux restaurants, des parcs pour profiter du soleil, la grande roue pour la superbe vue, le théâtre…

Hannah n'avait pas cherché à le contredire. Rien de ce qu'elle aurait pu dire à James n'aurait d'ailleurs pu lui faire changer d'avis, tout comme le sien resterait le même, qu'importe les arguments qu'on lui mette sous le nez. Elle ne doutait pas que Londres devait avoir quelques charmes... même infimes, il en existait forcément, la ville étant tout de même une capitale et une destination touristique importante. Les arguments de James étaient assez faibles pour la jeune fille : des délicieux restaurants, il y en a partout ; des parcs, il est vrai qu'ils sont en assez grand nombre à Londres, mais les paysages sauvages écossais valent mille fois mieux ; la grande roue, c'était peut-être la seule attraction qui attirait Hannah dans la capitole grisonnante, quant au théâtre, elle n'en était pas très friande. Si il y avait une seule chose qu'elle appréciait à Londres, c'était bien les écureuils. D'ordinaire prise d'affection pour toute sorte d'animaux, ce dernier remportait tous les suffrages : sa couleur orangée un peu rousse, sa petite queue touffue à la forme caractéristique, son petit minois tout mignon mignon... et puis ils étaient si drôles à observer, ces rapides intrépides qui se faufilaient partout en un rien de temps. Son cadeau de Noël était trouvé : elle demanderait un écureuil à ses parents. Le seul problème avec ces rongeurs étaient leur caractère sauvage et peu domestique... peut-être existait-il un sort pour y remédier ? Du genre « animus domesticus » ? « animus gentillus avec humanus » ? Elle se promit de faire des recherches à ce sujet, étant profondément convaincue que l'on pouvait arriver à tout avec la magie.

Et ce n'était pas ce qui venait de se produire sous les yeux terrifiés de la jeune blonde qui allait arranger les faibles différends entre James et elle-même : elle venait de causer la perte du garçon qu'elle venait à peine de rencontrer, ruinant sa coiffure et peut-être même sa vie entière. Hannah avait pourtant été si sûre d'elle quand elle avait lancé le sortilège de Récurvite... Elle était convaincue qu'elle avait tout fait correctement. La formule était la bonne, il n'y avait pas à en douter. Quant au geste... peut-être était-ce qui avait cloché ? Il aurait fallu tourner sa baguette dans le sens inverse ? Elle ne savait plus rien, et la panique lui paralysait de toute manière le cerveau. Incapable de réfléchir, effrayée de ce qui pourrait advenir à James si il se trouvait que la crotte mutante double encore de volume, la seule chose qu'elle pouvait faire à présent était de se répandre en excuses – ce qui était parfaitement inutile, mais elle était complètement désemparée face à une telle situation. C'était la première fois qu'Hannah faisait face à une erreur due à la magie en situation réelle. Quand elle n'avait pas réussi à bien exécuter un sortilège en cours, cela n'avait jamais eu de graves conséquences puisque les objets des exercices étaient sans importance ; et d'ailleurs, elle était en générale plutôt douée, étant une vraie acharnée de travail ; mais là, voir un tour de magie raté sur une personne humaine... Cela était complètement, totalement, carrément terrifiant.
La colère de James ne tarda pas à éclater :

- Hannah ? Tu jetais ce sortilège pour la première fois ou quoi ? Car si c’est le cas, sache qu’on s’entraîne d’abord sur des objets inanimés avant de le lancer sur des humains. Comment je fais avec ça moi ?

La manière dont il avait prononcé son prénom avait particulièrement touché la jeune fille : c'était exactement comme cela que ses parents l'interpellaient lorsqu'elle avait commis une bourde. Honteuse, elle baissa la tête. Il lui apparaissait clairement qu'elle s'était comportée de manière insouciante et irresponsable : James avait raison, elle n'était qu'en première année et manquait sans aucun doute d'expérience, ce que le garçon laissa largement sous-entendre à travers ses paroles. Heureusement pour elle, Hannah pleurait rarement, même lorsqu'on la réprimandait, ce qui lui épargna la gêne d'être considérée, en plus d'une petite sotte, d'une gamine fragile. Et ce n'est pas avec des larmes que l'on résous des problèmes. Malgré le sentiment de honte et de faiblesse qui envahissait Hannah, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver une petite pointe d'injustice : elle avait seulement tenté d'aider James, son acte partait d'une bonne attention qui avait juste mal tournée, voilà tout. Face à cette situation, la jeune fille se découvrit un tempérament légèrement rancunier : James était d'une année largement supérieure, il devait être capable de réparer son erreur. Elle n'avait qu'à le laisser en plan, avec son tas gluant sur le crâne, peu importe ce qu'il advienne, il aurait été puni de son ingratitude. Seulement, Hannah n'avait pas le coeur et l'esprit assez sombres pour laisser exécuter de telles méchancetés, bien qu'elles auraient sans doute rétablies une certaine justice. Jamais elle ne pourrait laisser quelqu'un dans le besoin - même si ce besoin se résumait à se débarrasser d'une crotte mutante. Sans doute par peur de voir la jeune jaune et noire aggraver la situation, le Serdaigle prit les choses en main, essayant de rassembler ses esprits à travers la panique qui l'agitait. Sa première réaction fût de tenter d'enlever la chose à mains nues, ce qui se révéla inefficace : le truc perfide était solidement ancré dans les cheveux blonds du garçon. Puis il tenta d'y remédier grâce à la magie, exécutant un autre sortilège :

- Bon…allons-y...  Finite Incantatem !

Les bras toujours repliés devant elle et les mains sur la bouche, le corps crispé, et les yeux grand ouverts fixés sur James, Hannah attendait à tout instant de le voir s'étouffer, tomber, mourir, la tête doublant de volume... Mais rien de cela ne se produisit. James était encore vivant. Il avait encore toute sa tête, qui ne sembla pas avoir changé de taille. Avec soulagement, elle vit que la chose mutante diminuait de plus en plus, tout en se liquéfiant : bientôt, il ne resta plus rien sur le crâne à James, mis à part un léger liquide verdâtre qui s'écoulait le long de son cou en petites quantités. Hannah poussa un soupir de soulagement, puis elle permit à un sourire de s'installer sur son visage. Après avoir bien vérifié que tout était revenu à la normale, elle laissa libre cours au sentiment de libération qui l'avait envahi : elle couru vers James et lui fit une rapide étreinte.

- Oh James, j'ai vraiment cru que tu allais y rester... Je suis vraiment désolée, je ne sais pas quoi faire pour me faire pardonner... J'essayais de t'aider, tu sais, et je te jure, je te JURE que je m'étais déjà exercée à ce sortilège, et que je l'avais réussi ! s'exclama t-elle avec animosité en se dégageant de lui, comme une enfant essayant de convaincre ses parents que ce n'est pas elle qui a renversé le vase en verre sur la petite table du salon. Ca va, tu te sens b...

Hannah ne finit pas sa phrase, coupée par un nouveau sentiment de surprise. Oui, il ne restait plus rien sur la tête de James. Mais à certains endroits, sur son crâne... il ne restait vraiment plus rien du tout... James n'était pas devenu entièrement chauve, heureusement pour lui – et pour Hannah, qui se serait sans doute vue découpée en petits morceaux puis donnée comme dîner aux hiboux qui hululaient autour d'eux -, mais à l'endroit où s'était déposée la fiente de hiboux s'était formé un petit trou dans les cheveux de James. Cette fois-ci, Hannah tenta de fermer son visage pour que ne transparaisse pas le pic de panique et de culpabilité qui l'envahit à nouveau. Elle recula de quelques pas puis jugea innocemment le bleu et bronze du regard. Bon, de loin, cela ne se voyait pas. Mais Hannah avait bien conscience que sa taille était inférieure à celle de James, et que toute personne égalant ou dépassant celle du garçon allait forcément se rendre compte de la mini-calvitie de ce dernier... Un nouveau soupir s'échappa des lèvres de la jaune fille, cette fois exprimant une profonde désolation, et elle ne put se retenir de tout avouer :

- Euh James... Je suis véritablement désolée, tu peux me croire... Mais ne t'inquiètes pas, c'est moins grave que tout à l'heure, s'empressa t-elle d'ajouter. Tu as juste un tout petit endroit sur ta tête où il y a tout petit moins de cheveux, ajouta t-elle doucement pour amortir le choc de la nouvelle.

Cette fois-ci, Hannah ne savait vraiment pas quoi faire pour aider le bleu et bronze. Elle avait entendu parler de potions qui aidaient à la repousse des os... il devait bien avoir la même pour celles des cheveux, non ? Enfin... il fallait l'espérer...

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James Lornay
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Dim 24 Juil - 18:41

Les avis et jugements des deux élèves divergeaient en ce qui concernait Londres et l'Ecosse. James, de son côté, adorait Londres plus que tout. Sa ville natale restait à ses yeux un lieu absolument idéal, qui mêlait toutes sortes de paysages. La City, tout d'abord, où tous les businessman et women se pressaient, vêtus de leurs costumes et tailleurs hors de prix, était un des quartiers financiers le plus grand du monde. Le quartier commerçant, West End, attirait aussi énormément de monde, grâce à ses attractions: Oxford Street, Leicester Square, Covent Garden et Piccadilly Circus. Il y avait également de nombreux monuments tels que l'Abbaye de Westminster, le London Bridge et evidemment Buckingham Palace. Très citadin, James vivait là-bas avec un grand plaisir. Cependant il appréciait aussi de se détendre dans un des parcs de la capitale comme Hyde Park ou St-James's Park. Il faisait bon vivre dans cette ville et pour rien au monde le jeune homme n'aurait voulu habiter autre part, même s'il aimait visiter d'autres pays et profiter du climat agréable de l'Ecosse.

L'Ecosse présentait de très beaux paysages et Edimburg tout comme Glasgow étaient agréables, mais selon lui pas du tout à la hauteur de Londres et de l'Angleterre. James avait été ravi de rencontrer une jeune fille, aussi jeune mais qui avait déjà des avis tranchés. Mais sa jovialité avait disparu rapidement quand les conséquences du sortilège Recurvite de la petite étaient apparus. Avec ce foutu sort, un magam vert et gluant avait grossi sur sa tête, risquant au passage de l'étouffer. James était d'ordinaire assez calme mais là, c'était le genre de choses qui le mettait en rogne: Hannah avait beau être jeune, elle devait être sûr des sorts qu'elle lançait car il pouvait avoir un impact important, voir dangereux.

James fulminait encore et toujours, en tentant nanmoins de se calmer pour trouver une solution. Il s'était détourné de Hannah pour réfléchir, essayant vainement d'arracher le blob avec toute la force des mains, puis s'était décidé à utiliser un sortilège. Finite Incantatem. Celui-ci marchait à tous les coups et annulait les sortilèges qui avaient été précedemment lancés dans la pièce. Et comme il l'avait prévu, le sort avait fonctionné, laissant un James heureux à la fois du succès de son exécution et du recul de la fiente mutante. Elle rétrogradait, disparaissant peu à peu des cheveux blonds - maintenant gluants et visqueux - du garçon.

- Oh James, j'ai vraiment cru que tu allais y rester... déclara-t-elle en se jetant dans les bras du blondinet. James lui tapota vaguement dans le dos, comme pour la rassurer car sa colère était maintenant retombée. La demoiselle relâcha ensuite son étreinte. Je suis vraiment désolée, je ne sais pas quoi faire pour me faire pardonner... J'essayais de t'aider, tu sais, et je te jure, je te JURE que je m'étais déjà exercée à ce sortilège, et que je l'avais réussi ! Ca va, tu te sens b...

Le jeune homme poussa un soupir de soulagement qui resta en suspens quand la Poufsouffle se tut. Elle affichait maitnenant un air inquiet et désolé.

- Qu'est-ce qu'il y a Hannah ? Qu'est-ce que tu as ? Y a encore un problème ? interrogea-t-il, un peu soucieux, en essayant de deviner ce qu'elle pensait à travers ses yeux. James n'eut pas à attendre longtemps car la jeune fille dévoila immédiatement ce qui la chagrinait, sûrement par peur de se faire à nouveau réprimander.

- Euh James... Je suis véritablement désolée, tu peux me croire... Mais ne t'inquiètes pas, c'est moins grave que tout à l'heure...
commença-t-elle.

Bien tiens, voilà qui allait sûrement le rassurer. De telles paroles ne laissait rien présager de bon et James se demandait bien ce qui pouvait encore lui tomber sur la tête à ce moment là.

- Tu as juste un tout petit endroit sur ta tête où il y a tout petit moins de cheveux, finit-elle plus doucement, ressemblant étrangement à une petite souris, recroquevillée sur elle-même.

- Très drôle Hannah, je ne marche pas... répliqua-t-il,avec un petit sourire, croyant à une mauvaise blague de la part de la jeune fille. Mais voyant qu'elle ne se déridait pas, le sourire du garçon s'évanouit aussi vite qu'il n'était apparu. James ressenti à nouveau la colère monter en lui. Il se racla la gorge.

- Tu rigoles j'espère... murmura-t-il, abasourdi.

Au vu de l'air qu'elle affichait, elle ne rigolait pas du tout. James s'immobilisa, porta ses mains à sa tête et essaya d'évaluer les dégâts infligés à ses beaux cheveux blonds cendrés. Tâtonnant, le jeune homme découvrit bientôt deux trous, où manquait des cheveux. James sentait sous ses doigts son crâne, un peu à vif du fait de la disparition de quelques bouts de sa chevelure. Cela lui était un peu douloureux, même s'il survivait. Le garçon se tourna et se mit à marcher de long en large de la volière, pour se calmer et éviter de déballer toutes sortes de noms d'oiseaux à la pauvre jeune fille qui l'accompagnait. Ses beaux cheveux, il lui en manquait. C'éait un des ses atouts et voilà qu'une partie avait disparu... Les cheveux rasés ne lui allaient pas, il avait déjà tester quand il était plus jeune. Et il ne comptait décidement pas les ré-avoir aussi courts maintenant.

Y avait-il une potion pour faire repousser les cheveux ou les poils ? Non, il ne voyait pas. Il y avait bien Episkey mais ce sortilège permettait de soigner une blessure mineure comme un nez ou un poignet cassé... Il n'y avait plus qu'une solution pour le garçon: se rendre à l'infirmerie pour la deuxième fois dans l'année. C'était bien le dernier endroit où il voulait aller, avec la Volière maintenant. Depuis son accident de Quidditch et sa convalescence de presque deux mois, il avait pris ce lieu en horreur et évitait au maximum de devoir s'y rendre. Mais là, la perspective de devenir presque chauve était tellement inconcevable, impossible pour lui qu'il était prêt à y retourner. Le garçon savait pertinemment qu'elle ne devait pas connaître de sorts pour l'aider, mais par acquis de conscience, au cas où, il se sentit tout de même obligé de lui demander:

- Par hasard, connaitrais-tu un sortilège pour me sortir de cette situation et éviter que je ne ressemble à mon pauvre oncle Marcel, à l'aube de ses 50 ans...?


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[HRP: Sorry pour le retard ]

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Hannah Blueberry
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Sam 15 Oct - 16:10

Nom d'un petit gobelin roux poilu, cette situation était-elle donc un puits sans fond ? Quelle autre catastrophe allait encore survenir ? La réconciliation entre les deux élèves avait été à deux doigts de se réaliser : soulagés, ils auraient quitté ce maudit endroit puant bras dessus bras dessous, riant de cette mésaventure avec insouciance, comme si tout cela n'était plus qu'un lointain souvenir.

Hannah n'avait pu se contraindre à cacher sa faute. Ce qu'elle avait fait lui paraissait d'une gravité extrême : elle avait fait le mal au moyen de la magie. Son but avait été l'exact opposé pourtant, souhaitant seulement venir en aide au jeune garçon, mais cela n'avait plus d'importance à présent : elle avait été source de désordre. Elle avait fait le mal. A présent, c'en était terminé d'une éventuelle complicité, ou pire, amitié : James ne lui pardonnerait jamais cette calvitie. Cette rencontre lui ré-apparaîtrait en mémoire avec amertume et colère, deux sentiments mauvais qui seront à jamais associés à la petite tête blonde de lutin effaré d'Hannah. Plus que jamais, la jaune et noire souhaitait remonter le temps pour réparer ses fautes. Si elle en avait eu l'occasion, jamais elle n'aurait sur-estimé ses capacités en matière de sortilèges : elle n'était qu'une apprentie, une débutante, un bébé, qui aurait du rester à sa place de bambin incompétent au lieu de prétendre à réaliser des miracles.

Les larmes aux yeux, elle constata le lent dépérissement de la mine réjouie de James. Tout comme elle, il n'avait d'abord pas cru que quelque chose de pire était advenu.

- Très drôle Hannah, je ne marche pas...

Il ne la croyait pas, pensant à tort que tout cela n'était qu'une plaisanterie. Mais l'expression terrifiée et désolée de la jeune fille sema le doute dans son esprit.

- Tu rigoles j'espère...

Chaque mot de plus que prononçait James étreignait un peu plus le coeur d'Hannah. Elle se haïssait de sa bêtise et ne désirait plus qu'une chose : s'enfuir pour se réfugier sous les draps de son lit et ne plus en ressortir avant que le sentiment de honte qui la submergeait ne l'ait quitté.

- James..., articula t-elle d'une voix tremblante, la bouche pâteuse et sèche. Mais que lui dire ? Il savait déjà qu'elle était désolée et qu'elle se mordait les doigts de son insouciance. Ses paroles étaient vaines. Tandis que le garçon palpait de ses doigts son crâne nu, elle enfouit son visage dans ses mains, attendant la juste sentence qui lui serait donnée comme punition.

- Par hasard, connaitrais-tu un sortilège pour me sortir de cette situation et éviter que je ne ressemble à mon pauvre oncle Marcel, à l'aube de ses 50 ans...?

Surprise de ne pas avoir encore senti la lame tranchante d'une hache lui scier le cou, la jaune et noire releva légèrement la tête, dégageant la vue d'un de ses yeux pour observer James. Il semblait certes irrité, mais pas au point de l'envoyer valser dans une jolie lumière verte qui l'expédierait vers un autre monde.

Hannah pleurait peu et cédait rarement à des crises de désespoir excessif, c'était des actes dont elle n'était pas familière. Dépitée et humiliée, elle alla donc se réfugier à l'autre bout de la volière et s’essaya dans un coin, les genoux recroquevillés contre sa poitrine. Elle fixait toujours James avec la même intensité de tristesse et de désolation, ne sachant comment pardonner ses fautes.

- Même si j'en connaissais un, je ne te l'aurai pas infligé, répondit-elle en ouvrant à peine la bouche, d'une voix faible et résignée. James je... Si tu savais comme je m'en veux ! Mais vraiment, je m'en veux vraiment ! s'exclama t-elle d'un ton plus assuré, la tête haute, et le front plissé d'inquiétude. Dans un soupir, elle entoura ses genoux de ses bras sur lesquels vint se poser sa tête. Je suis nulle, nulle, nulle, continua t-elle en bougonnant. Puis, elle redressa une nouvelle fois la nuque pour que ses yeux puissent saisir le regard du jeune homme : Et si... je t'emmenai à l'infirmerie pour régler ton... ton petit problème de poils chevelus et que... et que je te fais la promesse de te ramener des shortbreads de ma grand-mère à mon prochain voyage en Ecosse ? termina t-elle après quelques hésitations, une petite lueur d'espoir et de joie reprenant vie dans le bleu de ses yeux. C'était peu, mais tout ce qu'elle avait à proposer pour tenter de ne pas se faire détester non seulement par James, mais aussi d'elle-même. Le jeune homme n'allait peut-être pas tenir compte plus longtemps des bourdes incessantes de la jeune fille, peut-être allait-il oublier cette mésaventure dans quelques jours, ou mieux, peut-être allait-il la pardonner... Et peut-être, plus tard, riraient-ils ensemble de l'excrément mutant, monstre dont elle avait été la créatrice involontaire.

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James Lornay
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MessageSujet: Re: Quand les hiboux auront des dents [PV James]   Dim 13 Nov - 16:11

- James...

Le simple fait qu'elle prononce son prénom, l'air tellement infiniment coupable, fit comprendre au garçon qu'elle disait la vérité. Elle ne se serait pas amusée à lui faire croire qu'il avait perdu un petit bout de cheveux, comme cela sans raison pour s'amuser alors que quelques minutes auparavant, elle avait crée une fiente mutante. Cette fiente gluante qui avait heureusement disparu grâce à la présence d'esprit du jeune homme et evidemment grâce à ce magnifique sortilège qu'était Finite Incantatem. S'il n'avait pas existé, James aurait très vite était avalé par le monstre vert qui avait pris racine un peu plus tôt sur ses beaux cheveux blonds. Il y avait mieux comme mort que finir dévoré par cette...chose !

Bien qu'il ait posé la question, James était sûr à 99 % que Hannah ne connaissait aucun sortilège susceptible de lui faire repousser les cheveux. Il se demandait même pourquoi il lui avait posé la question tant les résultats de ses derniers essais s'étaient révélés peu concluants. Malgré la situation - dramatique pour ses cheveux - James pensa que la jeune Poufsouffle devait avoir bien des difficultés en cours de sortilèges si dès qu'elle tentait d'en jeter deux petits, elle déclenchait des catastrophes. Il esquissa un grand sourire en l'imaginant en cours devant Hazel Woodley à essayer vainement de réussir un tour. Mais son sourire ne dura pas. Cependant, il n'était plus vraiment en colère. Celle-ci était retombée car le garçon savait pertinemment que la demoiselle n'avait pas fait cela volontairement. Tout cela n'était du qu'à ses difficultés de réalisation ni plus ni moins. Il ne pouvait pas lui en vouloir pour ca, même s'il restait dépité par la disparition d'un monceau de sa crinière.

Lui vouloir était aussi impossible quand on la voyait se réfugier dans un coin sombre de la Volière, assise, les genous collées près de son ventre. Elle affichait un air si profondément désolé, attristé et peiné que James eut un pincement au coeur. Il regrettait d'avoir été si dur et agressif avec elle.

- Même si j'en connaissais un, je ne te l'aurai pas infligé... murmura-t-elle, en articulant à peine. Sa voix était secouée de soubresauts et tremblait. James je... Si tu savais comme je m'en veux ! Mais vraiment, je m'en veux vraiment...

Le jeune homme se mordit la lèvre inférieure, déplorant le fait de l'avoir mise dans cet état là. Elle était au bord des larmes. Ces dernières perlaient au coin de ses petits yeux. James s'approcha lentement d'elle, en cachant toujours fermement l'endroit de son crâne où il n'avait plus de cheveux avec sa main gauche. Arrivé près d'elle, il s'accroupit pour se mettre à sa hauteur et ne plus la dominer et dit:

- Aller, ce n'est pas si grave que ça...

Dire que c'était lui qui avait perdu une touffe de cheveux et que c'était lui qui consolait Hannah, responsable de tout ce qui lui était arrivé....Il fallait qu'il soit bien gentil pour faire ça car il y avait fort à parier qu'un élève de la maison de Serpentard n'ait pas réagi de la même manière. Un vert et argent n'aurait pas été si sympathique, il lui aurait peut être lançé un sort ou l'aurait peut être bousculée.

- Je suis nulle, nulle, nulle... continua-t-elle en grommelant dans sa barbe.

- Tu n'es, certes, pas très douée en sortilèges. répliqua-t-il, en lui lançant un petit sourire. Mais tu n'es pas nulle à ce point là. Il suffira juste que tu t'entraînes pour t'améliorer et éviter que ce genre de mésaventures surviennent à nouveau. Il s'arrêta un instant, la regarda toujours recroquevillée sur elle-même. Et puis ca aurait pu être bien plus grave non ? lança-t-il, amusé pour essayer de la réconforter.

A ces mots la jeune fille redressa la tête. Elle ne prononça pas un mot pendant quelques secondes avant de dire, un peu plus sûre d'elle

- Et si... je t'emmenai à l'infirmerie pour régler ton... ton petit problème de poils chevelus et que... et que je te fais la promesse de te ramener des shortbreads de ma grand-mère à mon prochain voyage en Ecosse ?

Un large sourire dévoilant ses dents s'épanouit sur le visage angélique du garçon. Certes, il avait quelques cheveux en moins mais il restait toujours aussi séduisant. Il adorait les shortbreads plus que tout. A chaque fois qu'il se rendait en Ecosse, à Glasgow plus précisément, il se nourrissait de ces délicieux biscuits. Il ne pouvait pas s'en passer et en mangeait jusqu'à plus faim. Hannah venait de trouver son point faible et elle s'en servait très bien. Elle savait comment l'amadouer, la p'tite....

- Et bien je te dirais que je ne peux pas t'en vouloir si tu me prend par les sentiments ! s'esclaffa-t-il en l'aidant à se relever. Je ne peux pas refuser quand on me propose de me ramener des shortbreads.

James lui décocha un sourire splendide tout en rajoutant:

- Aller, viens... je ne suis pas rancunier ! L'infirmerie nous attend !

Sur ces quelques mots, il se leva et invita la jeune fille à le suivre pour se rendre dans le château. Il voulait faire vite pour éviter les regards moqueurs qu'auraient les autres élèves s'ils voyaient son dégât chevelu...


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[HRP: Voilà, je t'ai enfin répondu ! Tu as le choix maintenant: soit tu réponds pour clôre le sujet et dans ce cas tu penses à prévenir un admin pour nous faire gagner des points ou soit c'est mon message qui clôt le sujet ! A toi de voir ! En tout cas j'ai bien rigolé à faire ce RP avec toi ]


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