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Quand la vie nous sourit [Tyria]

 
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 Quand la vie nous sourit [Tyria]

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Eilyne Damatre
Élève de 6ème année



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Localisation : Essaie de me suivre pour voir!
Date d'inscription : 05/11/2008

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Particularités: Cheveux roux éclatants. Batteuse des Loups des Cimes! Enfin bref, rien que t'intéresse vraiment!
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MessageSujet: Quand la vie nous sourit [Tyria]   Sam 30 Avr - 12:05

Un brouhaha monstre me tira brutalement du sommeil doux dans lequel j'étais plongée. D'un sursaut qui ébranla surement tout le dortoir, je me levai. Tous les regards des jeunes filles de la pièce se posèrent sur moi, et je leur fit un large sourire avant de me dégager des draps trop possessifs qui cherchaient à me retenir. Une fois debout, j'observai un instant le chantier qui me faisait face, atterrée. Des tas et des tas d'habits et d'affaires en tout genre jonchaient le sol et je n'arrivai même pas à accéder à la salle de bain commune sans marcher sur quelque chose. Je me tailladai d'ailleurs le pied sur un bout de miroir que quelqu'un avait laissé traîné par là. La tour entière dû m'entendre hurler sur la fille qui avait malencontreusement laissé cette chose là. Après quoi, d'un coup de baguette, je me soignai puis rentrai dans la salle de bain où trônait le même bazar. Exaspérée, je levai les yeux bien haut au ciel et accédai sur la pointe des pieds au premier lavabo disponible. Je ne savais vraiment pas quelle mouche avait piquée toutes les filles, mais elle était vachement coriace pour les persuader de mettre tout sans dessus-dessous. Je me brossai rapidement puis passai ma main dans mes longs cheveux roux. Aujourd'hui, ils avaient apparemment décidés de rester lisse, et ce n'était pas moi qui irait contre leur volonté! Je me passai de l'eau sur le visage, et pour l'occasion et parce que je me sentais légèrement contaminée par cet atmosphère électrique et joyeux, je soulignai mes yeux étrange d'une peu de noir. Puis, de retour dans la chambre -qui n'était d'ailleurs plus vraiment une chambre, mais plutôt un dressing mal rangé- je cherchai Clémence, tellement frêle qu'elle était surement perdue entre deux habits. Mais, j'eus beau faire tous les efforts du monde, je ne la trouvai pas, et j'appris par une compagne de chambre qu'elle était déjà partie déjeuner. Après tout, ça ne m'étonnait pas du tout, elle n'aimait pas l'ambiance qui régnait dans cette chambre en ces occasions et surtout, détestait plus que tout voir le dortoir si désordonné. Me rappelant ce qui allait suivre dans cette journée si belle, je souris bêtement. Aujourd'hui, un beau jour de week-end, nous avions le droit d'aller à Pre-Au-Lard.

Pré-au-Lard! Le bonheur absolu pour un élève enfermé toute l'année dans un château de pierre, coupé du monde. Le bonheur à l'état pur! Des sucreries, des farces et attrape, mais surtout, la bièraubeure. Fameuse boisson sorcière qui en attirait plus d'un. Certes, ce n'était pas très fort, mais c'était l'idéal pour calmer le froid et le stresse. C'est d'ailleurs pour cela qu'un grand nombre de Serdaigle appréciaient énormément cette boisson, tout comme le reste de Poudlard bien sûr. Si j'étais autant excitée par le fais d'aller à cet endroit, -même si je le montrai moins que les filles du dortoir qui sautaient de joie en tous sens-, c'était parce que c'était la première année où je pouvais y aller. Enfin! Cela faisait longtemps que j'attendais ce moment! Les aînés nous disaient tant de choses fantastique sur ce lieu, que je n'en pouvais plus d'attendre. Mais aujourd'hui, j'étais étrangement calme, j'allais découvrir un nouveau lieu et cela me remplissait de bonheur, mais pas au point de sauter de joie. En vérité, j'avais un peu peur. On savait bien que les mangemorts avaient pour projet de prendre Poudlard, et je me demandais si Pré-au-Lard était réellement bien protégé contre les attaques. Il y avait quand même de quoi douter, la force de ses personnes étaient immenses, au grand malheur de toute la population sorcière.

Je secouai la tête, autant ne pas se pourrir la journée par des idées noires. Place à la joie! Nous étions au printemps, et le temps était heureusement clément, ce qui nous permettait de quitter les grosses doudounes et capes d'hiver pour enfiler les petits pulls et gilets. C'était un véritable bonheur pour toutes les filles qui s'en donnaient à cœur joie. Je décidai de mettre une robe blanche à petite bretelle, qui m'arrivait jusqu'aux pieds, me donnant légèrement l'air d'une princesse et par dessus, un long gilet de la même couleur. Dans mes cheveux lisse, le glissai quelques fleurs blanches que je fis tenir grâce à la magie -Ah, que c'était pratique parfois!-. Après quoi, j'enfilai des sandalettes blanche. Autant dire que je ressemblait à un ange, ainsi habillée. Malheureusement, j'aurais à faire attention, le blanc se tâchai trop facilement et je tenais à cette robe que mon père m'avait achetée pour mon anniversaire, il y a quelques années. Toute joyeuse, je descendit rapidement les innombrables marche et m'engouffrai das la grande salle pour prendre un copieux petite déjeuner. Clémence m'accueillis avec des yeux ronds qui me firent plutôt plaisir. Il est vrai que je ne mettais pas souvent en robe, ce que déplorait la frêle jeune fille. Après quelques minutes de contemplation, cependant, elle m'adressa un grand sourire qui me réchauffa le cœur.

Après des tartines de marmelade et quelques fraises, nous nous rendîmes avec entrain vers Pré-au-Lard. En descendant le chemin qui y menait, j'en profitai pour détailler ce que je voyais. C'était un village constituer de plusieurs petites maisons de bois. Non loin de nous se tenait le Cabane Hurlante, on racontait que des fantômes venaient certains nuits et hurlaient à s'en casser les poumons. Personnellement je n'y croyais pas tellement, ce devait surtout être pour éloigner les gens de cet endroit totalement délabré. D'après moi, le seul risque qu'on courrait en allant dans cette petite demeure inhabitée, c'était de se rompre les os en passant à travers le plancher. Après quelques pas, nous nous retrouvâmes, Clémence et moi, dans la toute petite ville. Les devanture des magasins attiraient les élèves comme des mouches, et on pouvait voir que les échoppes les plus populaires étaient Zonko et Honeyducks. En même temps il y avait de quoi. Je me séparai de Clémence qui souhaitait aller chez Zonko pour me diriger vers la librairie. J'avais en effet quelques livres à acheter sur la botanique et je ne trouvais peu ceux-ci sur le chemin de traverse, j'avais donc décidé de tenter ma chance ici. Je rentrai avec lenteur dans l'échoppe. L'odeur apaisante de parchemin sec me parvint et je souris doucement, contente de me retrouver dans un endroit calme, loin du monde, et surtout en présence de centaines de livres. Je flânai un moment dans les rayons avant de trouver ce qui m'intéressait réellement. Il y avait un rayon entier dédié à la botanique, et mes yeux brillèrent de mille feux quand j'aperçus le nombre de livre que je pouvais acheter. Soufflant un bon coup, je parcourut avec assiduité les nombreux livre, cherchant ceux que je souhaitais. Finalement, je revins bredouille, même si un grand nombre de livre m'avaient paru attrayant. Je n'avais pas l'âme à acheter quelque chose aujourd'hui, je voulais m'amuser, pas dépenser. Et puis, je préférais garder mon argent pour plus tard, mon père n'étant pas assez riche pour payer mes futures études. Je sortis dans la rue, profitant du soleil doré qui réchauffait doucement la planète. Je fermai un instants les yeux, heureuse.

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Tirya Ocounil
Elève de 5ème année & Préfète



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MessageSujet: Re: Quand la vie nous sourit [Tyria]   Lun 2 Mai - 21:41

- Mademoiselle Ocounil vous résultats sont très alarmants. Vous êtes en troisième année et peinez à exécuter un simple Wingardium Leviosa sans faire exploser votre plume d'oie, plume d'oie qui au passage, s'ajoute aux dix autres que vous avez gaspillé en moins d'une semaine. Vous devriez y montrer un peu plus de volonté tout de même! Arrêtez de rêver en cours, participez, et cessez de vous apitoyer sans cesse sur votre sors au combien enviable quand on songe à ce qu'il se passe en ce moment aux quatre coins du monde magique et moldu!

Elle m'aurait dis que je ne valais rien, cela aurait été pareil. Et bim, dans ta face Tirya!
Néanmoins, ce que cette prof dit n'est que partiellement vrai. En effet, j'ai brûlé une bonne dizaine de plume en l'espace de quatre jours, mon exploit s'est d'ailleurs répandu dans tout le château, ce qui me permet d'ajouter ceci à mon palmarès de gaffes, au combien rempli. Bon, il est vrai aussi que je ne participe pas vraiment en cours, et qu'il m'arrive parfois de rêvasser en me demandant ce que ça ferait d'être une grenouille... A force de vivre entre terre et eau, elle doit choper des tas de rhumes et d'otites non?
Mais contrairement aux dire de ce professeur, j'ai BEAUCOUP de volonté et je ne m'apitoie pas du tout sur mon sort. c'est le sort qui s'acharne sur moi c'est différent. D'ailleurs je ne vais pas tarder à porter plainte, parce que ça commence à m'agacer ce gros nuage dans ma vie, et cet immense brouillard au-dessus de mon futur.
Je devrais aussi allez consulter, mais ça, c'est une autre histoire.

- Bon eh bien puisque je vois combien ma remarque vous fait réagir Mademoiselle Ocounil, je vous demanderez de profiter de ce samedi pour aller parcourir la riche librairie de Pré-au-Lard et d'acheter ces quelques livres qui, je suis sûre, aideront à votre remise à niveau, si bien entendu, vous les ouvrez...

Elle insinuait quoi là? que j'étais une élève fainéante? Faux, faux complètement faux! Lorsque j'aime quelque chose je m'y mets à deux cents pour cent, comme le Quidditch par exemple. Tenez, une preuve de plus que le sort s'acharne sur moi: l'une des choses les plus importantes dans ma vie, à savoir le Quidditch mentionné ci-dessus, je ne pouvais plus le pratiquer, sauf si j'avais le désir de devenir unijambiste. Ce qui n'est pas du tout mon souhait, devenir unijambiste, je préfèrerais encore être une grenouille, voire un vieux crapaud dégoûtant. Mais là n'est pas la question, bien entendu, tout ça pour dire que je n'ai pas de chance et que de ce fait, ça me rend peu avide de me défoncer pour un court qui avec lequel je galère comme un moineau paumé en mer en pleine tempête. Saul que lui il peut appeler sa mère, moi, elle est morte.
Bonne ambiance...

Le professeur me tendis alors un papier sur lequel était inscrit trois titres de livres:

"Du Lumos au Feudeymon" ;"Les sortilèges, je m'y accroche!" et " Comment réussir sa vie dans le monde sorcier sans pratiquer la magie".
Message subliminal pour le dernier livre?

- Merci, dis-je en prenant le papier.
Puis je partis en direction de mon dortoir, de façon machinale. On aurait pu me prendre pour un robot.
Une fois arrivée à destination j'attrapai une veste en jeans, un peu d'argent et me rendis à Pré-au-Lard avec un groupe d'élèves. Je reconnu parmi eux Mégane, une fille du même dortoir que moi, vraiment débile. En effet la pauvre petite cachait sous son lit des morceaux de citrouille, chipés au parc, e récitant une formule qu'un élève lui avait vendue très cher, dans le but que ces lambeaux de citrouille se transforment en un carrosse. Vous voyez, il y a BIEN pire que moi comme perturbée. Je pense qu'on nous a regroupés dans la même chambre, histoire de pouvoir communiquer et nous soutenir moralement. Sauf que je n'ai aucune envie de parler à cette folle dingue. La route jusqu'à Pré-au-Lard fut donc très longue, et je pu laisser libre court au moindre pensées qui grouillaient dans ma tête.

Peut-être devrais-je écrire un livre, moi aussi, histoire de partager mon expérience de fille inutile. Car si ça se trouve, je n'étais pas toute seule, si ça se trouve, après avoir lu ce livre des personne m'écriront en me remerciant de les avoir éclairé, en me suppliant de venir leur rendre visite et de partager mon vécu et mon savoir en matière de nullité humaine. Nous formerions alors un groupe solidaire et déterminé, et nous accueillerions tous les inutiles, les parias du destin, afin de leur apporter la lumière. Et là j'aurais l'impression de servir à une noble cause.
Heureux ce qui siègent auprès de Tirya Ocounil, des sorciers incompétents et égarés, elle vous apportera la lumière!

Ou bien je peux toujours prendre la relève du concierge de Poudlard, ça doit être sympa de flâner dans les couloirs quand bon vous semble, sans crainte de représailles.
Que de projets, ma chère!

Je marchais donc d’un pas avancé, tout en restant assez distante par rapport à la vingtaine d’élèves, tous excités de pouvoir enfin se rendre à Pré-au-Lard comme des grands.
Petit à petit les boutiques se dessinèrent et tout devins… Magique ! oui c’est le mot. Chaque magasins était de couleur différente, et sous nos yeux ébahis défilaient une farandole de teintes toutes plus éclatante les unes que les autres : un magasin de farce et attrapes, d’où émanait les cris des piégés et les rires des piégeurs, était peint en orange zébré de grandes raies roses, une animalerie quand à elle se contentait d’un vert foncé et exposait hiboux, chouettes, serpent, rats et autre créatures inconnues sur leur vitrine.
Malgré ma mauvaise humeur, je me devais d’admettre que tout cela était avenant et donnait envie de s’y perdre.

Néanmoins, il y régnait, à cette heure-ci une grande agitation, et c’est perdue dans mes pensées, que je me pris en pleine poire un vieil homme de grande taille. Celui-ci se mit à hurler en tous sens que, de nos jours, les jeunes ne faisaient plus attention à rien et qu’ils n’hésitaient pas une seconde à s’en prendre à des personnes d’un âge avancé. Préférant éviter des représailles, je pressais le pas et aperçus, écris en lettre majuscules dorées :
LIBRAIRIE

Une fois arrivée dans cette boutique, je demandai poliment à la vendeuse de m’indiquer où se trouvais les bouquins que l’on m’avait obligé à acheté. Celle-ci maugréa :


- Vous avez des yeux non ? Alors servez-vous en.

Heu, pardon ? Non mais elle voulait quoi cette vieille aigrie, que je m’énerve, que je casse tout dans sa librairie ? Que je déchire les marques pages, torde les plumes des stylos, et mélange les livres ?
Bien sûr je n’en ferais jamais rien. Mais c’est tout de même beau de rêver et de s’imaginer tout péter dans une boutique. On se sent tout puissant, vous devriez essayer.

Au lieu d’exprimer mon mécontentement en disant ses quatre vérités à cette vieille peau, j’affichais une mine faussement indignée, fis demi-tour et sortis du magasin.

Je pense que cette dame à eut peur… oui je pense sincèrement, car elle m’a suivit du regard jusqu’à ce que je m’éloigne. Du coup, moi aussi j’ai eut peur. On s’est fait peur mutuellement, c’est un travail d’équipe comme un autre. Je la rappellerais…

C’est donc les mains vides que je continuais à me trainaisser mollement dans les rues, telle une âme vagabonde, mais encore moins vagabonde. En fait, hormis aller chercher ces livres, qui je viens de m’en apercevoir, auraient très bien pu se trouver dans la bibliothèque du château, je n’avais rien d’autre à faire. O rage, ô désespoir, ô ennui infini, dois-je longtemps errer sans aucun but précis ?
C’est beau, non ?

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Dernière édition par Tirya Ocounil le Dim 8 Mai - 20:48, édité 1 fois
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Eilyne Damatre
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MessageSujet: Re: Quand la vie nous sourit [Tyria]   Sam 7 Mai - 14:18

Quelle bonne journée! J'inspirai profondément, remplissant mes poumons d'air frais et parfumés. Divers senteurs s'échappaient des échoppes, telles que celle des friandises chaudes, de cramé, de bièrraubeurre. En clair, tout un panel de parfums plus ou moins agréables. Je fis quelques pas sans vraiment savoir où je voulais aller. Juste au-dessus des toits, le soleil montait doucement dans le ciel, poursuivant sa course, impassible au reste du monde, concentré seulement sur sa tâche infini, ou pas. Je souris et passai une nouvelle fois ma main dans mes longs et soyeux cheveux roux. Ce geste était presque réconfortant, moi qui d'habitude ne prêtait même pas attention à mes cheveux, je venais de trouver une nouvelle manie plaisante. Soudainement fatiguée, je fis quelques nouveaux pas et m'assis sur un banc. Là, à moitié dans les vapes, je regardais le monde s'éveiller tout autour de moi, les autre sortir des boutiques l'air joyeux, la rosée s'évaporer sous les rayon chaud du soleil. Et je sombrai. Autant dire que ça ne m'étais jamais arrivée de m'endormir comme ça, en plein, air, assise sur un banc. Un rêve m'assaillit. Il y avait un garçon, non loin de moi, il souriait et je répondais à ce sourire. Mon cœur s'emballait brusquement et je portai une main à ma poitrine, étonnée de ressentir cela. Et soudain, je fus dans les airs. J'avais un balai. Ivre de joie, je virevoltai quelques instants. Le garçon me suivait, il riait avec moi, ou bien de moi, mais ça n'avait aucune importance: il riait. Heureuse également, je lui intimai de me suivre, et nous volions jusqu'aux tours les plus hautes du château. En bas, je voyais les élèves... et mon chat qui volais aussi. Fronçant les sourcils je passai sur ce détail et continuai jusqu'à atterrir près du lac. Je me retournai, et enlaçait le garçon de mon rêve. Mais, quand j'interrompis notre étreinte, je le reconnus. Et soudain, je tombais. J' hurlai et me réveillai brutalement, allongée sur le banc.

Quoi? C'était quoi ce rêve débile? Et puis... ce gars. Je frissonnai mais je ne sus si c'était d'horreur ou de plaisir. Je l'avais reconnu, à mon plus grand malheur! Mais qu'est ce qu'il venait faire dans un rêve pareil? Hein? Pourquoi il s'était introduit dans celui-ci? Durant un instant, j'entendis la voix d'une amie moldue qui me disait: « c'est ton subconscient qui te fais passer un message! ». Bah bien sur, et c'était quoi mon message? M'imaginant déjà quelques réponses, je m'arrêtai vite. Je préférais ne même pas y penser! Désireuse de chasser ce rêve de ma tête, je me relevai vivement et marchai furieusement dans la rue pavée, resserrant mon gilet blanc autour de moi. Malgré moi, ce rêve m'avait grandement perturbée et je ne pouvais m'arrêter d'y penser. C'était plus fort que moi. Et puis son sourire! Non, non, non, il fallait que je m'arrête tout de suite! Et pourtant, au fond de moi, j'avais envie de penser à ça. Non, pas question. A nouveau furieuse contre moi-même j'allongeai mes pas, puis réalisant que je m'éloignais légèrement du village, je jurais et fis demi-tour, furieuse. Dans ma hâte de retrouver l'endroit où j'étais auparavant pour rejoindre Clémence ensuite, je fonçai dans quelqu'un. La rencontre brutale entre nos deux corps fit un vacarme tel que je me demandai encore pourquoi je n'étais pas morte. Je tombai et m'éraflai les coudes sur les pavés. Ma robe blanche fut souillée par la saleté des pavés et par mon sang qui coulait lentement sur mon avant-bras. Tout d'abord, j'eus le souffle coupé et je restai allongée quelques minutes sur le sol, tentant de reprendre mes esprit.

Puis, je me relevai sur les coudes et de petits cailloux s'enfoncèrent dans ma blessure, ce qui me fis grimacer de douleur. Je m'assis pour constater les dégâts sur ma robe et sur mon corps. Puis, je relevai la tête., furieuse. Respirant laborieusement, je m'accroupis et me relevai, puis m'apprêtai à crier. Cependant, aucun son ne franchit mes lèvres quand je vis la jeune fille devant moi. Tout d'abord parce que je l'avais déjà vu plusieurs fois à Poudlard, elle partageait même quelques cours avec moi, et parce qu'elle me donnait l'impression d'être si déprimée et peu sûre d'elle que je n'eus pas le courage de lui hurler dessus. En plus, je ne voulais me l'avouer, mais c'était de ma faute. Ma colère m'avait une nouvelle fois aveuglée, à cause de ce fichu rêve qui me mettait dans tous les états. Franchement, pourquoi avait-il fallu qui je m'endorme sur ce banc et que je fasse un rêve aussi niant niant et débile? Apparemment mon subconscient n'avait pas la tête sur les épaules. Peut-être que j'allais devoir me faire suivre? Mais non, quelle idée! Juste pour un simple rêve, je n'allais pas aller chez un psy, ça ne servirais à rien. Quoi que... Non, bien sûr que non. Revenant sur terre, je me précipitai pour aider à relever la jeune fille.


-Excuse-moi, je ne regardais pas où j'allais.

Ce qui était strictement vrai. Aveuglée par mes pensées, j'en avais oublié le monde extérieur, et donc la jeune brune devant moi. D'ailleurs, sans même m'en rendre compte, j'étais revenue exactement là où j'avais fait ce rêve. Près du banc, en face de la bibliothèque, dans la rue pavée de Pré-au-Lard. Mon cœur, affolé par la marche rapide que j'avais effectuée se calma lentement, et le soleil, déjà haut dans le ciel, tapait dans mon dos, me donnant un peu de sa chaleur, de sa joie de vivre. Je ne prêtai pas plus d'attention à la jeune fille, me sentant tout de même assez responsable de sa chute, et parce que ça me gênait un peu de la regarder en face. Il faut dire que dans tous les dortoirs, les commérages allaient bon train sur tous le monde, et parfois j'entendais parler d'elle. Bien sûr, je ne participais pas, trouvant cette activité dépourvue d'intérêt et surtout désagréable pour toutes les personnes visées. Je ne connaissais que son prénom et son nom de famille. J'en savais un peu plus grâce aux discussion des filles, mais depuis un moment je trainais qu'avec Clémence, donc je n'étais lus informée des nouvelles des derniers mois. Dans un sens je trouvais ça bien mieux car je pouvais apprendre des choses par les gens eux-mêmes et non par une bande d'écervelée qui devait grossir les défauts et taire les qualités des personnes jugées. Heureusement, Clémence avait bien plus de bon sens que ces autres jeunes filles, et dans un sens j'étais contente de pouvoir discuter un peu avec elle, ce n'était pas vraiment une amie, mais on s'appréciait assez pour rester ensemble une année à Poudlard, voire même plus. Je me tournai vers la jeune fille.

-Tu t'appelle Tirya, c'est ça? Tirya Ocounil? Lui demandai-je, prudente, au cas où je l'avais confondue avec une autre personne.

Oui, parce que ça, ça m'arrivait parfois, et franchement, c'est la honte. Quand vous allez vers une personne, comme si vous la connaissiez, lui parlez, et elle vous regarde du style « c'est qui cette folle? ». Puis, d'un coup vous vous rendez compte que la personne à qui vous parler n'a pas totalement la même tête que celle de votre ami(e). Là, c'est le point culminant, et vous essayez de vous esquiver tout en vous excusant, mais le mal est fait et la personne se rappellera toujours de vous. Peut-être même qu'elle racontera votre bêtise à tous ces amis et qu'ils se tordrons de rire. J'avais déjà vécu tout ça, et je n'avais pas vraiment l'envie de recommencer. Je n'étais pas du genre à rougir d'un coup -quoi que parfois ça m'arrive- et balbutier, mais j'avais eu du mal ne pas partir en courant, cette fois-ci. Et le pire, c'est le regard méfiant et moqueur que la personne vous adresse. Comme si on était totalement dérangé, à tel point qu'on ne pouvait reconnaître nos amis. Je sais reconnaître mes amis, merci bien, mais ça arrive à tout le monde de se tromper, principalement quand on est fatiguée. Oui, ce jour-là, j'étais totalement dans les vapes. Heureusement il avait dû s'en rendre compte parce qu'il avait parlé bien doucement et distinctement. Une honte de plus pour moi. Je ne m'en étais d'ailleurs toujours pas remise et quand j'y repensait, j'avais une forte envie de rire et de pleurer en même temps. Tableau très étrange d'ailleurs. M'enfin, autrement je ne me tracassais pas pour grand chose, de toute façon à quoi ça aurait servit? Le passé est le passée, et nous ne pouvons pas le changer. Il n'y a que le futur qui peut l'être. Et là, sans vraiment m'en rendre compte, j'avais un éléments de mon futur devant moi. Tirya.

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Tirya Ocounil
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MessageSujet: Re: Quand la vie nous sourit [Tyria]   Dim 15 Mai - 14:56

Me voilà à présent postée devant une curieuse boutique. Celle-ci proposait aux clients du matériel scolaire plus que bizarre. En fait, tout était trois fois trop grand: les crayons mesuraient deux mètres, les plumes, probablement faites avec celle d'un pauvre paon inoffensif, et les gommes étaient de la taille d'un souaffle.
Apparemment je n'étais pas la seule détraquée en ville. Remarquez, ça pourrait être plutôt marrant si je me pointais avec un gros crayon. Tous les élèves seraient bouche bée et me demanderait l'adresse de ce fabuleux magasin. Quant aux profs, je pourrais leur taper sur la tête. Et me faire virer de poudlard. Et aller proposer des balades sur le Nil à des touristes moldus. (?!)
Je regardai autour de moi, m'attendant à voir surgir à tout moment un gros bébé troll et sa grosse et grande maman troll((e)sse), se dirigeant d'un pas léger vers cette boutique. Or tout ce que je vis fut bien triste: un homme de petite taille, très petite taille, un nain quoi, qui réprimandait un mur très vieux et très sale, et un petit garçon qui rotait dans l'oreille de sa mère, prétextant certainement vouloir lui dire un secret.
J'aurais sans aucun doute pu passer toute ma misérable vie à contempler l'immense vitrine de cette boutique qui vendait des trucs immenses, m'attirant par conséquent tous les regards interloqués des gens se demandant pourquoi je fixais intensément des crayons géants, mais un je-ne-sais-quoi en moi me convaincu de poursuivre ma route. Le cerveau je crois, oui ça doit être ça. Il se manifeste rarement, mais il répond présent, quand il s'agit de me sauver d’une honte certaine.

Je poursuivis donc ma route, à la recherche de nouvelles aventures. J’aurais très bien pu rentrer, telle la pauvre malheureuse destinée à un avenir précaire que je suis, mais je n’eus même pas la force d’ordonner à mes jambes de faire demi-tour. C’est dire vous mon autorité sans égal, heureusement que je n’ai pas d’enfants, ils m’auraient déjà abandonné sur une plage après m’avoir enterré entièrement le corps dans le sable, et m’avoir foutu un seau dans la bouche pour que je ne puisse appeler à l’aide… Un seau dans la bouche ? Je suis sérieuse là ?! Comment une personne censée peut-elle s’imaginer des enfants la torturant et lui mettant un seau dans la bouche ? Bien que j’ai une bouche plutôt grande, enfin pas immense non plus, mais disons, grande, mais ce n’est PAS une raison pour m’imaginer un seau dans la bouche. En plus je suis sûre que ça doit faire mal.
Je laissais mon esprit vagabonder ainsi, ça lui fait du bien de temps en temps de partir en biberine, tout en mesurant avec mon pouce et mon index, la taille de ma bouche. Non, il était définitivement impossible d’insérer un seau de taille, disons normale, dans une bouche aussi grande soit-elle. Ils auraient très bien put me la remplir de sable ou d’oursins…

Attendez une minute, étais-je en train de m’interroger sur les diverses possibilité que des enfants qui n’existent même pas auraient put trouver pour faire de ma vie un enfer ? Il n’y a plus rien à faire, vraiment, je suis irrécupérable, et, pour la sécurité de chacun, il faudrait vraiment m’interner, ou m’enlever mon cerveau, à voir.

Donc tout en délirant complet, je traversais les rues de Pré-au-Lard de la façon la plus impersonnelle qui soit, les bras ballants, les yeux vides et la bouche ouverte. Non, je plaisante pour la bouche.
Soudain je me rendis compte que j’avais fort soif, je décidai donc de me rendre dans le premier pub du coin, histoire de m’enfiler une bonne douzaine de bièrraubeure, et ainsi, de noyer ma folie et mon désespoir. Ca non plus ce n’est pas vrai, je voulais juste boire de l’eau ou à la rigueur, un jus de citrouille, même si je trouve ça plutôt dégoûtant. De toute façon je n’avais même pas assez pour me payer de quoi me saouler et on ne m’aurait sans doute pas servi.
Les rues défilaient, curieusement froides et semblables les unes aux autres. Ma gorge se trouvait de plus en plus sèche et mon corps réclamait ardemment de quoi s’hydrater. Peut-être allais-je mourir, comme ça, dans les rues de Pré-au-Lard, assoiffée et seule ? L’endroit serait alors interdit à tout élève non accompagné, et la réputation chaleureuse de cet endroit, laissera place à de lourdes rumeurs, comme quoi on aurait assassiné volontairement une jeune fille, moi-même, qui en savait long sur le côté obscur (de la force) de Pré-au-Lard. Les villageois s’en irait un à un par manque de clientèle et tous me maudirait de toute leur âme.
Il valait donc mieux, pour le salut des Pré-au-Lardiens que je trouve rapidement un endroit où BOIRE.

Complètement paumée des ce genre de noire prédictions, je en vis même pas ce qui arriva.

Et qu’est-ce qui arriva ? Et bien un meurtre.

Non je plaisante, une silhouette me rentra dedans très brusquement, si brusquement que je fur propulsée un mètre plus loin. Mon Dieu, quelle force ! A qui avais-je affaire ? Hercule ? Zeus ? Un troll se rendant à cette fascinante boutique géante ? Un haltérophile ?
Lorsque mon postérieur rentra en contact avec le sol de pavés, je ne sentis d’abord rien. Inquiétant penserez-vous. Je crois que mon état de déshydratation intense y est pour quelque chose.
Tandis que je voyais de part et d’autre des environs des milliers d’étoiles qui virevoltaient, j’entendis des gémissements
La personne qui m’avait foncée dessus, volontairement ou non, n’était ni Hercule, ni Zeus, et je ne la connaissais ni d’Eve, ni d’Adam (vous reconnaîtrez le talent d’écriture :p). Peut-être étais-ce une villageoise en colère ? Pourtant je n’étais pas encore morte.

La pauvre fille, parce qu’il s’agissait d’une file, était dans un état bien pire que le miens. Ses coudes étaient éraflés, sa robe toute salie :

-Excuse-moi, je ne regardais pas où j'allais.

Ben ça tu peux l’être ma vieille, non mais oh ! Faut faire gaffe où on va, sinon tout le monde rentrerait dans tout le monde et ce serait, l’anarchie, la révolte, le retour à un gouvernement despotique… Je n’ai aucune idée de ce que ça veut dire mais ça sonne bien avec le reste, non ?

Me voilà donc assise sur mes petites fesses contemplant bêtement mes sandales, comme si elles allaient me faire une importante révélation. Mais, la révélation ne venant pas, je fus bien obligé de meubler le long silence qui flottait autour de notre début de conversation.

- C’est pas grave, moi non plus j’ai pas fait gaffe, j’avais faim.

Quoi ? « J’avais faim ? », génial, maintenant elle doit croire que je vais la bouffer. Non mais franchement, avouez que j’ai l’art de faire connaissance avec les gens. Une chute, une excuse, un « j’ai faim ».Je n’avais plus qu’à me mettre à danser la Java toute seule dans cette rue, et je suis sûre que la pauvre serait partie en courant. En plus je ne sais même pas danser la Java… c’est triste…

Je regardais à nouveau la jeune fille qui me dévisageait, l’air interloquée. J’aurais fait exactement la même chose si j’avais été en face de moi. Tout d’abord parce que ça aurait été curieux d’être en face de son double, mais aussi parce que, après ma brillante déclaration, je me serait demandé sur quelle planète mon double pouvait bien venir. Sérieux, quand on est polie, ou juste quand on possède un peu de dignité, on ne balance pas à une personne qu’on connaît à peine : « j’ai faim », parce que soit elle prend pitié et elle me temps quelques pièces ou un biscuit, soit elle est parano et pense que je suis un ogre qui aurait pris une apparence humaine pour mieux appâter ses proies, et elle déguerpirait sans demander son reste.

Donc tout ça pour dire que j’étais très impolie. Mais remarquez la jeune fille avait à présent le regard vide et fixait le ciel, perdue dans ses pensées. Ca non plus ça n’était pas très polie non ? Ce qui fait que nous sommes à égalité. Tirya O. : un point, fille-aux-cheveux-roux-qui-est-rentrée-dans-Tirya : 1 point.

-Tu t'appelle Tirya, c'est ça? Tirya Ocounil? Demanda-t-elle, en me regardant à nouveau.

Comment savait-elle ? Qu’est-ce qu’on lui avait encore raconté à mon sujet ? que je n’était qu’un e pauvre fille qui ne savait même pas se servir d’une baguette magique ? qui dormait en cours, et qui affichait pratiquement toujours une mine de chien battue lorsqu’elle traversait les couloirs. Car oui je savais ce que bien des gens disaient sur moi. Ils ne faisaient preuve d’aucune discrétion puisque même deux filles Gryffondors, alors que je me trouvait EGALEMENT dans la salle commune s’étaient exclamé :

- Non mais franchement je sais pas comment elle a fait pour sortir avec lui, elle a tellement l’air à l’ouest cette pauvre fille, elle doit pas être bien méchante, ça doit être ça.

Lorsque j’entendis ça, je me suis levée et lui ai balancé mon encyclopédie sur la tête ; elle a eut trois dents cassées… Non je plaisante que me suis levée et lui ai dit :

- Tu peux me passer le Daily Poudlard s’il te plaît…
(Car il se trouvait à côté d’elle. )
Je suis pathétique. Incapable de me défendre et de remballer de pauvre petite mioches de deuxième année. Parce qu’en PLUS elles étaient de deuxième année. Et ce n’est pas normal, il devrait y avoir une hiérarchie logique, les plus petits doivent le respect aux aînés. Non mais oh, où va le monde, si l’ancienneté ne vous assure pas une certaine sécurité. Comment vais-je vivre ? En baissant les yeux et essuyant les coups que me porteront mes ennemis jusqu’à ce que je sois trop faible pour continuer ma route ?
C’est triste.

Je me rendis compte que bien des minutes c’étaient écoulées, et la question demeurait sans réponse.
Et si je ne lui répondais pas, je pourrais très bien m’enfuir en courant, et la laisser en plan, là, toute, seule, avec sa question, sans ma réponse.
Mais bien sûr, vous commencer à me connaître, je n’ai aucun courage.
Je me contentais de lui répondre :

- Heu… Oui, on se connaît ?

Parce que si ça se trouve on se connaissait, mais, perdue dans mes lamentations sans fin, je ne m’en rappelais plus. Fouillant les moindres recoins de ma mémoire visuelle, je ne trouvai aucun visage semblable à celui de jeune fille, ce qui me permis d’en déduire brillamment que je ne la connaissais point.

Je suis vraiment trop forte.


[HRJ: désolée, c'est pas terrible, et j'ai mis du temps en plus]

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Dernière édition par Tirya Ocounil le Ven 27 Mai - 22:19, édité 1 fois
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Eilyne Damatre
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MessageSujet: Re: Quand la vie nous sourit [Tyria]   Ven 27 Mai - 21:19

J'avais l'impression d'avoir entendu beaucoup à son sujet, mais mes anciennes amies parlaient tellement de tout le monde que je ne me souvenais pas vraiment ce qu'elles avaient dit sur Tirya exactement. Et ça m'énervais un peu. Pas au point de me mette à hurler à travers la rue, mais assez pour me faire froncer les sourcils et jouer avec mes doigts. Bon, commençons par le commencement. Au moins je me souvenais de son nom. C'était déjà un très bon début. M'enfin, la douleur qui courait dans mes avants-bras ne m'aidais pas tellement à me concentrer sur la tâche. Cependant, j'avais un véritable désir de me souvenir de ce qu'on disait sur elle, rien que pour savoir un minimum sur elle. Bien sûr peut-être que la plupart de ce que ces filles disaient était faux, mais peut-être que c'était également vrai. Alors je préférais m'en souvenir et lui demander ensuite. Pourquoi pas? Peut-être qu'elle était super sympa? Après tout je ne pouvais savoir étant donné que je ne lui avais jamais parlé de ma vie. Bon, au moins je l'avais rencontrée, c'était d'ailleurs pas la meilleur des rencontre pour elle et moi vu que nous nous étions toutes les deux retrouvées à terre, le derrière en feu, et pour moi, les avants-bras douloureux. J'avais rêvé d'une rencontre un peu plus.. douce, mais bon, la vie nous réserve bien des surprise, et celle-ci était de taille. En fait, je n'aimais pas vraiment écouter les ragots qui circulaient parce que très vite je me faisais une idée trop hâtive des gens, et en clair c'était le cas pour pas mal des personnes que je croisais dans les couloirs. J'essayais corps et âmes de me débarrasser des penser qui m'assiégeaient mais la plupart du temps, c'était peine perdu, la méchanceté avait fait son boulot. Finalement ce n'était peut-être pas une si mauvaise chose que je ne me rappelle pas ce que l'on m'avait dit à propos de Tirya, comme ça je n'aurais pas à la juger en moi-même avant de la connaître. Voilà quelque chose de positif pour combler cette journée positive. Ah, non pas si bien que cela, la journée, à cause de ce rêve destructeur qui m'avait saisie. Je me demandais vraiment pourquoi le subconscient avait besoin de se la ramener comme ça, on en avait franchement pas besoin de lui!

-C'est pas grave, moi non plus j'avais pas fait gaffe. J'avais faim.

Je m'arrêtai brusquement de faire quoi que ce soit, et buguai pendant quelques minutes sur la dernière phrase qu'elle avait prononcé. Mes yeux grand ouvert, la bouche à moitié fermée, les sourcils froncés, je dévisageait la jeune fille devant moi. J'avais bien entendu? Bon après tout il était fort possible qu'elle ne m'est pas vu parce qu'elle était fatiguée, parce qu'elle avait faim. Ouais, mais c'était strange de sortir une phrase comme ça, hop, en fin de conversation. N'empêche que en y repensant. J'éclatai de rire. En fait je ne sais même pas pourquoi mais ce rire sortit seul de ma gorge et bientôt je ne pus m'arrêter. Ce qu'elle avait dit était si impromptu que je ne réalisais toujours pas, et au lieu de me moquer ou de me poser dix milles question sur ce qui avait pu susciter une telle chose dans son esprit, je riais. Riais de ma journée qui avait si bien commença, riais de ma journée qui s'était transformée en cauchemar, littéralement et pas littéralement, et je riais de sa phrase. Je ne me moquais pas du tout, mais c'était vraiment mieux que de faire quelconque relaxation, le rire. En plus ça rajeunit, à ce qu'on dit, bon, alors pourquoi m'arrêterai-je? Et je repartis de plus belle. Franchement se taper un fou rire en plein milieu d'une rue pleine d'élève, alors que la personne en face vous regarder bizarrement, c'est pas conseillé pour tenir sa réputation. En fait, j'étais sûre que si je me voyais moi-même je me serais prise pour une véritable folle. M'enfin, heureusement je ne me voyais pas et comme ça je pouvais rire tranquillement sans que personne ne me dise quoi que ce soit.

-Ah, bah on a qu'à aller chercher quelque chose à manger si tu veux? Moi aussi j'ai faim.

Autant s'en faire une amie, elle avait l'air un peu tarée, et du peu que disait les autres, j'en avais aussi l'air d'une, donc deux tarées ensemble ça ne pouvait faire qu'une chose bien, non? Dans le cas contraire, tant pis! Et puis, je ne mentais pas quand je disais que j'avais faim. Il faut dire qu'une fille en pleine croissance, ça mange beaucoup, peut-être pas autant que les garçons, en effet -oui parce qu'eux ils se resservent au moins quatre fois avant d'être totalement remplis, et encore il manque le dessert-, mais ça mange quand même pas mal. Et, j'étais en pleine croissance, et ne grossissant pour l'instant pas d'un poil, je ne me privais en aucun cas de toutes sortes de nourriture, surtout les bon petits pains ou croissant que mon père gardait pour moi à la boulangerie pendant les vacances. Autant dire que la plupart des filles du village qui commençaient déjà à faire attention à leur poids m'enviaient sérieusement, parce que certaines d'entre elles prenaient quelque kilos à peine elles mangeaient quelque chose de trop gras. Franchement j'étais plutôt contente d'avoir une morphologie très acceptatrice et évacuatrice des graisses, c'était pas mal. Cependant, je ne tenais pas ça de mon père, celui-ci étant légèrement enrobé. En même temps il devenait vieux et je comprenais totalement son penchant pour le bon chocolat. J'avais toutefois pu tirer de lui quelques autres renseignements sur ma mère: ma super morphologie venait d'elle, elle avait toujours été maigre comme tout en toutes circonstances, même quand elle m'avait eu dans son ventre.

-Heu... Oui, on se connaît?
-Non, enfin, c'est la première fois que je te rencontre, j'ai juste entendu les autres parler de toi. Donc je te connait... de loin!


Enfin, connaître c'était peu dire! Je savais juste son nom et son prénom. Quoi que... quelques petites choses me revenaient maintenant que je laissais libre court à mes pensées. Je crois que... certaines filles de mon dortoir disaient qu'elle sortait avec un garçon de notre maison. Hein hein, sauf que des garçons dans notre maison il y en a tout plein, et puis qu'est-ce que ça pouvait me faire qu'elle sorte avec un Serdaigle? Ça c'était vraiment les commérages des filles en manque de sensation! Sinon, ah oui... elles disaient simplement qu'elle était folle, qu'elle n'avait pas toute sa tête et qu'elle disait souvent des choses bizarre. Bon, autrement dit rien de bien nouveau sous la lune! J'avais déjà remarqué pour ses phrases hors-sujet, mais moi je trouvais ça marrant plutôt que dérangeant. Et puis, j'étais légèrement folle moi aussi, alors ça ne pouvait qu'aller entre nous deux! Au fait, certes je connaissais son nom, mais elle ne savait même pas le mien! Quand je disais que j'étais vraiment stupide! Je lui disais son nom, et je ne pouvais même pas ajouter le mien à la suite, ah bah non! Non mais quelle cruche!

-Au fait, moi c'est Eilyne Damatre, j'ai un peu oublié de me présenter!

14 ans, toutes mes dents, les cheveux roux, la peau blanche comme les vampires, et un léger grain de moutarde à la place du cerveau. Bon, ça c'est des choses que jamais je ne diraient en publique. De toute façon qui en prendrais compte? Tout le monde juge sur le physique. Et, je ne suis pas une de ces filles qui rentre dans le top vingt, je pense que la couleur de cheveux en a quelque chose. Les garçons préfèrent les blondes -pour les stupides- et les brunes. Alors on en fait quoi des filles aux cheveux noirs et les rousses? Bah on les jette voyons, elles servent à rien! En parlant de physique, je me mis à détailler la jeune fille devant moi. Ah, un des ragots me revins brutalement en tête, et pour cette fois-ci je ne pus que confirmer. J'avais entendu dire qu'elle était vachement belle. Bah il faut dire que c'était le cas, la peau hâlée, les yeux de couleur étrange et les cheveux bruns. On voyait qu'elle avait des origines étrangères. Je dirais... des pays du nord de l'Afrique, ou alors vers l'Inde là-bas. Ah, pour une fois que les rumeurs étaient fondé! Ça ce n'était vraiment pas souvent!

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Tirya Ocounil
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MessageSujet: Re: Quand la vie nous sourit [Tyria]   Sam 4 Juin - 10:38


Généralement, lorsque l'on débute une rencontre de cette manière là, ceci ne présage rien de bon. Parce que généralement lorsqu'on entre en collision avec quelqu'un, c'est soit que ce quelqu'un l'a fait exprès, et qui veut vous refaire le portrait en rameutant tous ses amis pour être sûr que votre visage devienne un véritable Picasso, soit qu'il n'a pas fait exprès et qu'il va vous reprocher à VOUS d'avoir la tête dans les nuages et de rentrer dans les gens sans ménagement. Bref, dans tous les cas la pauvre victime est perdante. Ah non j'oubliait, si, par chance, les deux personnes se trouvent être un fille et un garçon, il se pourrait que cela débouche sur le plus pourri des clichés de début d'histoire d'amour:

Le Garçon: - Oh mon Dieu je suis navré, est-ce que vous allez bien? (oui parce qu'au début il la vouvoie)
La Fille plus communément appelée Nunuchette: - Oh! Non, c'est moi, je suis si maladroite! Est-ce que tout va bien
Le G: - Oui et toi?
Nunuchette: - Oui... et toi?
Le G: - Oui et toi?
Nunuchette: Oui... et... toi?

Ainsi de suite jusqu'à ce qu'il se rendre compte qu'il est à présent dix heures du soir et qu'ils sont seul comme deux nouilles romaines dans un Pré-Au-Lard qui fout les jetons.

Mais dans le cas présent la jeune fille n'était pas un gros dur qui voulait me taper, ni un garçon, et je ne m'appelais pas Nunuchette. Notre rencontre aurait pu se clôturer par une excuse polie et s'en aussi rapidement qu'elle m'était rentrée dedans.
Bien sûr, j'avais dû quelque peu l'inquiéter en lui disant que j'avais faim, et la pauvre aurait alors pu prendre ses jambes à son cou. Mais, après m'avoir fixé pendant des secondes qui me parurent interminables, et pendant les quelles, je me maudissais de ne pas avoir réfléchi avant d'ouvrir ma grande bouche à bêtise, elle éclata subitement de rire. On aurait limite dit que le rire la possédait. Au début, cela m'a quelque peu interloqué, mais, soulagée qu'elle ne se formalise pas de ma phrase à tendance cannibale, je me mis à rire avec elle, mais un peu moins fort. Parce qu'après ce que j'avais dis, si je me mettais à rire super fort, il ne manquait plus que je me jette sur elle et la dévore, pour parfaire mon rôle de grand méchant loup. Oh Tirya, que tu as de grandes dents d'inquiétantes idées!

-Ah, bah on a qu'à aller chercher quelque chose à manger si tu veux? Moi aussi j'ai faim, s'exclama-t-elle l'air partante

Air innocent, réponse spontanée et dénuée de toute réflexion, impression de penser ce qu'elle dit: Youpi, cette jeune fille vient du même monde que moi! Ce terrible monde où les gens sont doté d'un cerveau si petit, qu'il guère de place pour la fonction "réfléchir avant de parler" plus communément appelée: "tournez sept fois sa langues dans sa bouche". Alors? Faisait-elle partie de ce genre là? Peut-être étions-nous de la même famille? Cousine, qui sait? Voire même sœurs?
Il ne me restait plus qu'à la prendre dans mes bras et à lui dire: "contente de t'avoir enfin retrouvée Tiryette!". Parce qu'il s'agissait là de ma sœur jumelle probablement! Tirya et Tiryette, le duo le plus chouette! hihi, voyez comme ça a de l'allure n'est-ce pas?
N'importe quoi... Il faut vraiment que j'arrête avec mes délires, ça devient vraiment grave, très grave.
Nous étions toujours assise au beau milieu de la rue, à présent déserte. Et je vous avoue que cela commençait un peu à me faire flipper. Non, non, il n'y avait aucun brouillard qui planait au-dessus de nous, aucun nuage menaçant, ni même du vent. A vrai dire, la journée était curieusement chaude pour un pays tel que l'Angleterre, réputé, bien sûr, pour son temps qui avait la fâcheuse tendance d'user de couleurs gris pastel. Aujourd'hui, le soleil était haut dans le ciel, et quelque nuage blanc surplombaient paisiblement le village de Pré-Au-Lard.
Mais le fait de se retrouver dans une rue déserte m'angoissait au plus haut point, surtout par les temps qui courent. Etant donné que je n'avais pas eut le temps de vérifier mon arbre généalogique ainsi que celui de toutes les personnes présentes sur celui-ci, et que je ne pouvais garantir à cent pour cent la pureté de mon sang, non pas que cela me soit indispensable ou m'obsède, mais si jamais un de ces Mangemorts masqué s'avisait de me balancer un interrogatoire corsé, il ne valait mieux pas que je m'attarde dans un lieu sinistre qui attire des créatures sinistres.
Est-ce que c'est parce qu'ils sont pas beaux du tout que les Mangemorts porte des masque?


Je me levais donc vivement et m'approchais de mon interlocutrice, qui, en tombant s'était fait quelques égratignures, et l'aidais à se relever:

- Oui pourquoi pas? Tu as une idée d'un endroit où l'on prépare des trucs comestibles?

Parce que, autant se rendre à Pré-au-Lard était un réel plaisir, y manger relevait d'u véritable défis. Il y avait bien la boutique Honeydukes, qui proposait aux élèves de Poudlard une pièce entière remplie de bonbons, ce qui faisaient le bonheur - et le malheur - des plus gourmands. En ce qui me concerne, je n'aime pas vraiment les bonbons. En fait, alors que j'étais à l'école primaire, vers mes huit ans, tandis que la maîtresse m'avait demandé si ma petite bouche contenais un quelconque chewing-gum, j'avais eut la brillante idée de le cacher derrière ma nuque et de masquer le tout grâce à mes cheveux. Puis l'ayant oublié le reste de la journée - nous étions au mois de Mars, journée pendant laquelle, il fait fort chaud en Egypte - le terrible bonbon gum avait eut le temps de faire bien des dégâts. Résultat: une coupe au carré pour Tirya. C'est depuis ce jour que je déteste et les bonbons, et les coupes au carré.

Bref, ce n'était donc pas là que je souhaitais me rendre. Il y avait bien le salon de thé de Madame Pieddodu. Vous savez cette salle kitch à souhait, où s'entasse d'affreux petits couche-culotte ailés: les Chérubins n'est-ce pas?! Apparemment l'endroit était très apprécié par les couples mielleux de l'école de sorcellerie, car il respirait l'amour et la paix.
Et comme je ne désirais pas non plus manger autour d'une bande d’hippies servie par une bonne femme à la voix suraigüe, ce n'était donc pas ici, non plus, que nous déjeunerions.
Je crois que je suis devenue aigrie. Comme ces petites vieilles qui sont assises sur les bancs de la rue principale de Pré-Au-Lard, et qui m'ont crié dessus tout à l'heure parce que je trainais des pieds. J'aime pas les petites vieilles, et j'aime pas mes pieds. Voilà ça y est, je suis une petite vieille aigrie. Il ne manque plus que la coupe au carré et je demande au premier Mangemort qui passe de me stupéfixer.

La jeune fille demeurait silencieuse. Pourquoi m'observait-elle curieusement? Avais-je un quelconque bouton sur le visage? Un épi sur mes pauvres cheveux? Est-ce qu'un oiseau m'aurait fait CACA dessus?! Si c'était le cas, il ne me restait plus qu'à m'enfuir en courant et en hurlant en tout sens. Au point où j'en étais, faire une sortie fracassante n'étais pas la pire idée.

-C'est la première fois que je te rencontre, j'ai juste entendu les autres parler de toi. Donc je te connais... de loin! s'exclama-t-elle d'un seul cou, comme pour se justifier de ce long silence.

Elle avait entendu les autres parler de moi? Youpi, il ne manquait plus que ça! Qu'est-ce que j'avais encore fait? Pourquoi est-ce qu'on parlait de moi dans mon dos?! Qu'et-ce qu'on disait au juste? Tirya la nulle? Tirya la débile incrédule? Tirya la moldue qui s'est incrusté à Poudlard par on ne sait quel subterfuge? Tirya, la fille qui sort avec James, alors qu'il n'y aurait pas lieu d'être, vu la perfection qu'incarne le garçon?
Voire, les quatre en même temps... Il fallait que je m'enfuis, de ce satané Pré au Porcs (littéralement ça veut dire ça Pré-Au-Lard ), de Poudlard, d'Angleterre, du monde! Peut-être que si je me laissais pousser la barbe et que j'allais vivre en Mongolie intérieur, on m'oublierait et on arrêterait de me traquer? C'est une suggestion comme une autre...
Les mains moites, je secouais doucement la tête d'avant en arrière, pour signifier à la jeune fille que j'avais enregistré ce qu'elle venait de me dire. Et même si l'envie de lui demander ce que les vilain méchants de Poudlard disaient sur moi me brûlait les lèvres, je n'en fis rien et restais droite comme un "i".

-Au fait, moi c'est Eilyne Damatre, j'ai un peu oublié de me présenter!

Eh bien en voilà de la politesse! On me rentre dedans, on me balance que tout le monde se moque de moi et même pas on se présente?! C’est du joli ma petite bravo!
J'ai souvent une LEGERE tendance à dramatiser non?
Eyline. J'aimais bien ce prénom. Ca sonnait un peu elfique. Je jetai un rapide coup d'œil à ses oreilles. Peut-être était-elle un elfe? Dans ce cas, je serais avec plaisir son amie, parce que les elfes c'est gentil!
A ma grande déception, ses oreilles étaient tous ce qu'il y avait de plus humain. Nous ne pouvions donc pas être amies. Parce que je suis copine qu'avec les elfes.

C'est encore mon humour pourri qui fait des siennes, pardonnez-moi:

- Enchanté Eyline! Moi c'est bien Tirya!

Est-ce moi ou cette conversation n'a aucun sens?

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Eilyne Damatre
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MessageSujet: Re: Quand la vie nous sourit [Tyria]   Sam 22 Oct - 16:24

Ouais, vu ses yeux, vu son visage et sa couleur de peau, elle devait bien venir d’Inde. Cette information, malheureusement, je ne la tenais pas de ma suprême intelligence mais plutôt de mes souvenirs. C’était plutôt dégradant pour moi, mais tant pis, au moins je pouvais être sûre que c’était vrai. Elle était donc Indienne. Je ne savais pratiquement rien de ce pays. Sauf qu’ils ne faisaient que de grandir et que la population croissait à une vitesse alarmante. Je savais aussi qu’il y avait des castes étranges et un troisième sexe –j’avais vu un reportage sur ça, j’avais d’ailleurs trouvé totalement étrange cette idée-. Bon, ce n’était pas très glorieux, mais au moins j’avais un minimum d’information. On m’avait souvent dis que les costumes traditionnels d’Inde était particulièrement beau, et que les indiennes aussi. Je ne pouvais que confirmer en regardant le visage de la jeune fille en face de moi, magnifique, tout simplement. J’eus envie d’aller m’enterrer bien loin avec ma chevelure rousse et mon petit visage blanc. Elle, c’était l’exotisme, la beauté, la peau caramel. Moi… c’était pas grand-chose. J’haussai les épaules. Pourquoi je me préoccupais de mon physique comme ça de toute façon ? Je ne voulais plaire à personne sauf à moi-même. Et je me plaisais assez comme j’étais alors autant ne pas chercher plus loin. Elle était très belle, certes. Mais… moi j’étais moi, et ça me suffisait amplement. Durant un instant, je l’imaginais en costume traditionnel indien et elle apparut dans ma tête encore plus belle qu’elle l’était à l’instant. Wow ! Il devait y avoir un bon nombre de garçon qui l’admiraient secrètement… et ça devait être gênant. Personnellement, j’étais presque contente de ne pas être trop belle pour ne pas attirer des nués de petits prétendants. Je devais déjà me gérer, alors gérer en plus un garçon, non merci. Et puis, mon père me suffisait amplement. Ah mon père… comment avoir meilleur père que lui ? Bon, j’exagérais peut-être. Chaque père a ses défauts et ses qualités. Mais une des choses qui le différenciait des autres, c’est que tous les matins quand je descendais déjeuner, il y avait une pâtisserie différente qui m’attendait sagement dans une assiette. Autant vous dire que c’est du bonheur à l’état pur de se réveiller avec les parfums de pains, de pâtisserie et sandwich qui flottent dans sa chambre. Depuis quelques mois, je m’étais d’ailleurs attelée à la tâche avec lui, et à chaque fois que je rentrais pendant les vacances, je l’aidais à préparer toutes ces merveilles culinaires… même si ça voulait dire se réveiller à trois heures du matin. Bon, j’avais eu du mal au début, autant l’avouer, mais c’était de très bon moments passés avec mon père et je ne regrettais jamais. En plus, il m’avait appris tout un tas de trucs tout à fait utiles que je reproduisais parfois dans les cuisines de Poudlard, quand les petits elfes voulaient bien me laisser un de leurs innombrables fourneaux. Miam ! Mon ventre gargouilla légèrement.

- Oui pourquoi pas? Tu as une idée d'un endroit où l'on prépare des trucs comestibles?

Euh. Bonne question. C’est-à-dire que je n’avais jamais mis les pieds à Pré-au-Lard auparavant donc non, je ne savais absolument rien sur cet endroit. Je savais que c’était magique, que les boissons étaient un pur délice, mais je n’avais pas pensé à mon repas. En fait, je m’étais dit que je le prendrai à Poudlard. Pourquoi pas dans les cuisines ? Les elfes étaient adorables et prêt à tout pour nous servir. La plupart du temps, j’étais obligé d’hausser la voix pour qu’ils se calment et ne me donnent pas un agneau entier à emporter. Mais là, je ne voyais pas. Rester ici et manger dans l’un des « restaurants » ? J’avais entendus parler de plusieurs d’entre eux sans vraiment avoir d’avis subjectif. Niveau nourriture, je pouvais manger de tout et n’importe quoi, tant que j’avais à manger. Mais, j’étais plus difficile pour les desserts étant donné que c’était mon rayon… ou plutôt celui de mon père.

-Euh, non aucune idée. Et toi ? Tu as une préférence ?

Autant lui demander, elle devait en connaître bien plus que moi dans la matière. Bien qu’elle semble avoir une année de moins que moi, elle avait l’air de savoir ce qui se tramait dans ce village bizarre mais surtout dans les bars et autres endroits où on pouvait manger. Bon, et bien j’aurais simplement à lui faire confiance. Ah, la confiance, chose difficile, surtout quand on ne connait pas notre interlocuteur, comme c’était mon cas à cet instant. Bon, si je savais qu’elle était à Poudlard et tout le tralala, mais ce n’était pas suffisant. Peut-être que c’était une véritable psychopathe qui ne pensait qu’à étriper tout le monde. Ou bien, elle était schizophrène et une partie d’elle m’aimait bien tandis que l’autre avait envie de me tuer tellement je l’agaçais… elle m’emmènerait dans la cabane hurlante et me tuerait à coup de pelle… Mouais, merci l’imagination. Non, visiblement elle n’était pas tout ce que j’avais imaginé. Elle semblait seulement avoir faim, tout comme moi. Ahlala, ces ados qui mangent tout le temps ! Mon père m’embêtait souvent sur ce sujet, tout comme Clémence, qui en véritable plume, ne mangeait quasiment rien. A vrai dire, ça m’inquiétait beaucoup vu qu’elle avait une santé fragile et que la moindre maladie était terriblement amplifiée sur son organisme, comme la fois où je lui avais parlée pour la première fois, lors de sa gastro qui avait duré trois jours. Trois jours où elle n’avait pu aller en cours tant elle vomissait. Ça avait été effrayant et l’infirmière avait dû recourir à des solutions diverses pour calmer la jeune fille qui maigrissait à vue d’œil. Depuis, je forçai presque mon amie à manger comme moi… ce qui était peine perdue car je mangeais énormément et elle tellement peu. Bref, revenons au sujet initial. Où allions-nous manger ? J’avais réellement l’impression de ne parler que de ça, mais quand votre estomac gargouille énormément, comment penser à autre chose qu’à ça ? Hein ? Je vous le demande ! Si les gens dans la rue se retournait parce qu’ils entendaient quelque chose d’étrange, c’est que mon ventre faisait des siennes. Pour ne pas que justement mon estomac fasse de tels bruits, je plaquai mes bras dessus, espérant atténuer les sons gargantuesque qui en sortait ! Franchement, je me demandais comment c’était possible que le corps fasse autant de boucan !

- Enchanté Eilyne! Moi c'est bien Tirya!

Ah, ouf. Je ne m’étais pas trompée. C’était bien elle. Heureusement d’ailleurs, parce que sinon bonjour la honte ! Je lui fis un grand sourire qui signifiait que j’étais heureusement de la rencontrée. En fait, je n’avais pas tellement envie de parler parce que mon rêve d’une débilité totale me revenait en tête. Agacée, je le chassais rapidement de ma tête. Pff’, ça ne servait à rien de penser aux garçons maintenant, j’avais largement le temps, et celui-ci était déjà pris, et en plus, je ne me voyais pas du Tout avec. Il était certes beau, mais ce n’était pas mon genre… mon genre c’était, euh… En fait je ne devais pas avoir de genre, ou alors je n’y avait pas réfléchis ! Et puis de toute façon, on s’en fichait, ce n’était pas ça qui comptait ! Les études d’abord !! Oulà ! Ce devait être ma partie Serdaigle qui parlait à ma place. Mais aucune importance, j’étais totalement d’accord avec cette partie de ma personnalité. Levant les yeux au ciel, je mis fin à mon pitoyable monologue intérieur, et regardai un instant le village en contrebas. C’était beau. Je pouvais apercevoir les élèves entrer et sortir des magasins, échangeant et piaillant sur les choses qu’ils avaient trouvées ou achetées. Je n’aimais pas particulièrement les bains de foule, mais là ça ne me donnait pas envie du tout. En fait, mon excitation semblait s’être envolée, transformée en folie pure. Etait-ce depuis que j’étais rentrée dans Tirya ? Probablement. Mais c’était vraiment étrange toutes les choses qui pouvaient traverser ma têt en quelques minutes. Mes pensées semblaient légèrement différentes que d’habitude. Mais je ne m’en plaignais pas, ça changeait un peu ! Et puis, une fois de temps en temps ça faisait un bien fou d’être folle à lier… ou pas.

-Donc, ma chère, j’imagine que vous êtes à Gryffondor ? Dis-je en prenant un ton noble.

Je mis mon bras sous le sien comme les grandes dames de l’époque le faisait, et commençait à l’entraîner dans la rue, marchant doucement, comme un couple de vieille grands-mères gaga de leurs petits-enfants et des pigeons. Ouais, aujourd’hui j’étais vraiment bizarre.

[Désolé de l'attente, et de la nullité de ce poste!]

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Tirya Ocounil
Elève de 5ème année & Préfète



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Ami(e)s: Bonne question... Mais qu'est-ce que l'amitié au fond? * lève un sourcil *
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MessageSujet: Re: Quand la vie nous sourit [Tyria]   Mar 21 Aoû - 1:12

Je pensais vraiment être la seule au monde. Ou du moins l'une des rares personnes sur terre à avoir ce genre de problèmes. Enfin, cette manière d'agir, d'être en perpétuel conflit intérieur, sans cesse entrain de voir mille et une questions fourmiller à toute allure dans mon cerveau, si bien que je finissais toujours par lâcher une phrase sans intérêt, sans saveur, et surtout complètement stupide. Non, c'était sûr, des cas comme moi, y en avait pas deux.
Du moins, c'est ce que je pensais fermement jusqu'à ce que je rencontre cette Serdaigle. A l'observer vaguement comme ça, on ne pourrait soupçonner qu'elle ait un pète au casque. Mais si l'on si prenait un poil plus attentivement son temps, en guettant ses mouvements de sourcils, on le frémissement de ces narines - ok dis comme ça, j'ai certainement l'air de la pire psychopathe-voyeuse-compulsive du siècle - alors on arrivait à deviner ce qu'elle se donnait tant de mal à cacher. Ce que moi aussi je me donnais tant de mal à cacher. Elle était aussi perturbée que moi.


Cette constatation me rendit la jeune fille plus sympathique que jamais, et je commençais peu à peu à me détendre. De la Tirya paniquée, stressée et apeurée, je me transformais en Tirya sociable. Mes traits cessèrent d'être figés et je tentai même un sourire, en priant pour qu'il soit plus chaleureux que pathétique.
Je m'accordais un temps pour l'observer, ses yeux fvixant irrémédiablement le vide. Haha! Je savais reconnaître un conflit intérieur quand j'en voyais un! Et pour cause, nous étions en plein dilemme: s'attabler quelque part dans Pré-Au-Lard afin de sympathiser comme l'aurait fait toute personne socialement normale, ou bien retourner se terrer entre les quatre murs du château?

- Tu as une préférence ?

Honnêtement entre les deux, mon coeur balance, que dis-je, il tangue dangereusement. Parce que je n'étais pas vraiment une grande fan du village.
Ok, c'était parfois agréable de flâner avec d'autres élèves dans les rues, de s'attarder sur quelques vitrine, ou de baver devant la boutique de HoneyDukes, mais venait un moment où les rues trop sombres à mon goût devenaient un peu flippantes, même si certains diront que je suis une trouillarde, ce qui de toute façon est vrai.


Et puis, hormis le Bar des Trois Balais, qui était réputé pour accueillir la majorité des élèves de Poudlard après leur ballade, je ne connaissais vraiment rien d'autre. Mais depuis l'incident que j'avais eu avec la Serpentarde, je ne préférais pas vraiment m'y rendre - ok je l'avoue je sursaute dès que je passe la porte de cet endroit de peur qu'elle m'attende au coin du bar. Bref, tout ça pour dire qu'à part ce fameux - et redouté - bar, je n'avais aucune idée d'où l'on pouvait aller se remplir la pense:

- Honnêtement, non je n'en ai aucune idée! dis-je en haussant les épaules, aussi motivée que si je me rendais à un cours de sortilèges. On pourrait continuer à se ballader puis en rentrant au château, piquer en douce des biscuits dans la cuisine?

Oui je sais, "tu ne voleras point" a dis Moïse. En plus, il l'avait déclaré en Egypte, ce qui équivaut à un double manque de respect puisque je suis originaire de là-bas. Peut-être risquais-je l'expatriation?
Et puis ce n'est pas comme si j'étais là seule à me pointer de temps à autre dans cette pièce du château. Ils venaient par dizaines s'empiffrer de tout ce qui est comestible - jusqu'à parfois même s'envoyer des pots de sauces béarnaise, ne me demandez pas pourquoi - alors, piquer un ou deux ou cinq biscuits, ça n'allait rien changer à l'affaire. Certains faisaient bien pire ailleurs, comme des intraveineuses de Whisky Purfeu doublées d'une consommation de produits illicites dans les serres après le couvre-feu. Alors non vraiment, il n'y avait pas de quoi se priver d'un petit tour en cuisine, et puis zut!


Ma proposition eut l'air d'emballer ma nouvelle amie - oui parce qu'à partir du moment où une personne discute plus d'un quart d'heure avec moi elle entre sur ma liste d'amis - puisqu'elle hocha furieusement la tête, et m'entraîna, bras dessus, bras dessous dans une rue descendante.

-Donc, ma chère, j’imagine que vous êtes à Gryffondor ?

Et oui, Eyline avait reconnu l'esprit d'initiative, la bravoure, le goût du risque et la joie de vivre qui vibraient en moi, et faisaient la fierté des Rouge et Or. Dans l'mile Emile, j'étais bel et bien des leurs. J'acquiesçais en riant puis lui demandais en retour quelle était sa maison, vu que j'étais trop lâche pour tenter de la deviner. Elle me dit qu'elle était de Serdaigle et qu'elle connaissait de ce fait, assez bien James, et qu'en plus de ça ils se trouvaient dans la même équipe de Quidditch. Génial.

On continua à discuter de tout et de rien en passant par n'importe quoi, jusqu'à ce qu'il soit l'heure de rentrer. Puis arrivées au château, on resta encore deux bonnes heures à s'empiffrer dans les cuisines en éclatant de rire au moindre bruit. Enfin, Eyline et moi décidâmes de renouveler aussi souvent que l'on pouvait ce petit séjour, pour ma plus grande joie.
Pour moi, cet après-midi avait donner lieu à une agréable découverte: j'avais enfin trouver quelqu'un qui me ressemblait, et ce quelqu'un allait sans doute se transformer en l'une de ces personnes que l'on appelle une amie.



FIN

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