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To bee or not to bee... |Wayne. ♥|

 
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 To bee or not to bee... |Wayne. ♥|

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Megane Parry
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MessageSujet: To bee or not to bee... |Wayne. ♥|   Mer 16 Fév - 22:53

Spoiler:
 

« When i saw you i fell in love and you smiled because you knew. »
- Shakespeare.


25 décembre.

Franchement, il fallait le dire, le 25 décembre c'était assez étouffant. A Poudlard, un 25 décembre, c'était différent qu'un simple noël, car ce dernier passait plutôt en secondaire. Pas besoin d'être un grand Sorcier pour comprendre que noël était quelques peu mangé par le lendemain du bal. Alors que les jeunes sorciers ouvraient les yeux dans leur dortoir, quittant les bras de Morphée, ils avaient plus tendance à se précipiter vers leur camarades afin de leur raconter la « super soirée, nom d'un Fizwizbiz! », que vers les cadeaux qui jonchaient le sol au pied des lits à baldaquin. A croire que les années passaient en se ressemblant. Chaque année, j'avais assisté au même spectacle. Les jeunes filles riaient à en perdre haleine tellement elles étaient excitées à l'idée de raconter à leur amies leur soirée avec LE plus beau garçon de Poudlard, c'est à dire, comme par hasard, leur petit ami... Les garçons se contentaient de faire la même chose, mais à leur façon. Sauf qu'étant une fille, je ne peux pas vraiment vous expliquer le comportement masculin... Après tout, j'échappais peut-être au rite de l'excitation du lendemain de bal, mais je restais une jeune sorcière de 16ans qui... sortait avec LE plus beau garçon de Poudlard, justement !

J'ouvrais les yeux en grands. Autour de moi, régnait l'atmosphère décrit. Mes camarades se nourrissaient de sucreries qu'elles venaient de recevoir par hibou – c'était tout de même noël! - en se racontant les derniers potins. Parce que oui, tout en elles n'étaient que petites fouines pendant un événement aussi important qu'un bal. Elles se contentaient de se transformer en petites princesses adorables tout en gardant par derrière les yeux grands ouverts. C'était typique. Bizarrement, ça me faisait plus rire qu'autre chose. Enfin, c'était le cas jusqu'à ce qu'une jeune écossaise de mon dortoir se tourne avidement vers moi car elle m'avait vu me réveiller. Aussitôt, ce fut le drame, c'est à dire ce que je n'avais pas vu venir. Aussitôt, j'eus le droit à de nombreuses questions, dont la plupart, vous vous en doutez bien, concernaient Wayne, si ce n'était pas toutes... Les fixant, un peu assommée par la surprise et encore endormie, je fronçais les sourcils, me mordant la lèvre. Je rassemblais mes souvenirs. Le boum boum du cœur d'une adolescente devant son cavalier – ce cœur, pour une fois c'était le mien. -, Manel derrière la buvette, Carlton qui était venu mettre son grain de sel... Les jeunes qui avaient abusés du Whisky pur feu, la main de Wayne dans la mienne... Sa veste, la neige et... Un sourire s'étala sur mes lèvres, ce qui eu le don de désarçonner mes camarades impatientes que je réagisse. Me levant, je leur promis de parler de ma soirée un peu plus tard. Je ne leur laissais pas le temps d'insister avant de me jeter sur la salle de bain. Après m'être habillée, je me dirigeais tout naturellement vers mon lit, où des cadeaux m'attendaient.

Était-il utile de préciser que mes amies de dortoir n'avaient pas pu attendre plus longtemps? Je m'apprêtais à jouer le jeu, bien que mal à l'aise, et répondre à leur questions quand la première me désarçonna. « Alors, tu sors avec Mister Poufsouffle?! » Est-ce que je sortais avec Wayne? Je me mordais à nouveau la lèvre. Oui, j'étais avec Wayne, et me le dire me sembla plus bizarre que jamais. J'avais tellement partagé ces derniers mois avec lui que décréter soudainement que je sortais avec lui, avec un garçon, comme n'importe quelle jeune sorcière de mon âge me paru étrange. Alors, je leur répondis qu'effectivement, je sortais avec Wayne Harris, un grand sourire aux lèvres. Ce sourire, il était destiné à Wayne, à sa révélation, à ma révélation intérieure, et au fait que mes camarades ne pouvaient savoir à quel point ce n'était pas un simple garçon, un simple garçon beau à tomber par terre et Mister Poufsouffle – car elles le voyaient comme ça. Pour moi, c'était tout autre. J'étais bien en sa présence. J'étais bien dans sa veste, dans ses bras. Il était Wayne, et je ne pouvais même pas le décrire. Il était attentif, et si... Wayne. A défaut d'être mon tout récent petit ami, il était l'ami parfait. Alors que mes camarades me pressaient d'approfondir ma réponse, je dérivais le sujet sur leur soirée à elles. Je voulais garder ce moment pour moi seule encore un moment... Elles étaient si rayonnantes qu'elles ne remarquèrent pas mon changement de sujet. Leur bonheur dépassa la fouine qui -ne- dormait -pas- en elles. Discrètement, j'attrapais un parchemin de ma valise. Je n'avais ouvert que deux cadeaux, qui étaient de mes grands parents, mais j'aurais le temps d'ouvrir le reste plus tard. Trempant ma plume dans l'encre, j'écrivais à Wayne, lui demandant de me rejoindre plus tard. Signant d'un « M. » appliqué, je promis à mes amies de revenir.

En sortant de la salle commune, je n'avais croisé aucun Wayne. Scellant le parchemin avec un sortilège de sécurité, je demandais à un de ses camarades de dortoir de le lui donner, n'osant pas frapper à la porte de son dortoir. Peut-être dormait-il encore. Ledit sorcier m'observait avec un sourire que je n'aimais pas vraiment, il était chargé de sous-entendus. Le remerciant, j'allais retourner dans mon dortoir ouvrir le reste de mes cadeaux lorsque mon regard croisa celui d'une statut qui semblait garder les chambres des filles. C'était Helga Poufsouffle. De la main droite, je frôlais l'unique bague que je portais à la main gauche... Je fis alors demi tour, une douleur pas si ancienne que ça réapparaissant à l'intérieur de moi. Maman.

Ainsi, je passais le reste de la journée dans la salle sur demande. Wayne n'était pas là, mais j'avais fait réapparaître la salle avec la cheminée et le canapé. Sous une couette, j'avais passé mon temps à lire ou à penser en observant les flemmes brûler devant mes yeux. Au bout de quelques heures, je me forçais à me lever car j'avais promis à mes camarades de revenir. Une promesse était une promesse. Sentant par avance les questions fuser, je ne me sentais pas la force d'y répondre, mais je le devais quand même. Grimpant une à une chaque marche, j'entrais à nouveau dans le dortoir, quelque peu lasse. Je n'avais qu'une hâte : Que la journée se termine. Souhait qui se réalisa trop longtemps après, à mon goût. Assise en tailleur sur mon lit, discutant avec mes amies, mon regard tomba sur la photo délicatement posée sur ma table de chevet. Ce n'était pas le moment de déprimer, ma vieille...

La fin de soirée arriva, et lentement, je me glissais en dehors du dortoir, où toutes les Poufsouffle semblaient dormir ou au moins somnoler. Personne ne remarqua donc ma disparition. La salle commune aux couleurs de Poufsouffle était déserte également : A croire que ce noël avait été épuisant pour tous les Poufsouffle. Jouant avec ma bague, je m'assis sur le canapé désert, et me mis à rêver...


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Wayne Harris
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MessageSujet: Re: To bee or not to bee... |Wayne. ♥|   Jeu 17 Fév - 16:45

Des coups de poings véhéments sur le chambranle de la porte en bois. Deux vois surexcitées :

- WAAAYNE DEBOUUUT VIIITE!

Des rires étouffés, des bruits de course, des soupirs exaspérés, des appels dans toute la maison pour rassembler tout le monde. Voilà à quoi ressemblait un matin de Noël chez les Harris. Wayne était toujours réveillé avant tout le monde - de nature matinale, il aimait voir les premiers rayons du soleil, il aimait sentir le monde s'éveiller peu à peu bien au chaud sous ses couvertures. C'était toujours avec amusement qu'il entendait ses sœurs s'exciter sur la porte de sa chambre en le sommant de se lever alors qu'il était réveillé depuis un bon bout de temps déjà, et qu'elles venaient tout juste d'ouvrir les yeux. Alors il se levait, enfilait un sweat, et rejoignait le reste de la famille dans le salon de leur appartement. Ils habitaient une barre d'immeuble dans un quartier de Manchester, où il n'y avait que des immeubles de ce genre, bruts et pas très accueillants. Wayne n'avait jamais trouvé que sa famille était très unie, à cause de son père, la plupart du temps ivre et silencieux. Ils étaient tous là, mais leurs liens s'étiolaient petit à petit, et Wayne avait le sentiment d'être un figurant parmi cinq autres. Néanmoins, Noël apportait toujours un petit quelque chose. C'était sans doute un semblant de fraternité, mais c'était agréable quand même, et Wayne avait toujours le cœur léger le jour de Noël. Même les caprices et les chamailleries incessantes de ses sœurs le faisaient sourire.

Cela faisait quelques années maintenant qu'il ne passait plus ses Noël à la maison; sa sœur aînée travaillait maintenant et avait quitté la maison familiale; quant à lui, Wayne avait tourné la page. Il était ainsi : ancré dans le présent et tourné vers l'avenir. Il avait besoin d'aller de l'avant, et bientôt Poudlard serait derrière lui, alors il fallait qu'il en profite pleinement. D'autant plus qu'ici, malgré le fait qu'il soit un garçon plutôt discret, il avait son cercle d'amis ici, et il était très heureux de passer Noël avec eux : ils étaient sa famille désormais.

Lorsqu'il s'éveilla ce matin là, il profita avec un léger amusement du silence du dortoir, silence qui ne sera jamais perturber par les piaillements de ses sœurs surexcitées par les paquets cadeaux. Dans la pénombre, il distingua au pied des lits de ses camarades les tas de cadeaux, et comme il ne voyait pas le sien, il s'amusa à l'imaginer. Au bout d'une vingtaine de minutes, il sortit silencieusement de son lit et alla prendre une douche en s'étirant comme un chat. Ce n'est lorsque le jet d'eau rafraîchit son visage et chassa les dernières petites parcelles de sommeil qui se cachaient dans ses paupières que les souvenirs d'hier soir lui revinrent en mémoire. Il ouvrit grand les yeux et recracha les gouttes d'eau entrées dans sa bouche. Le souvenirs du bal de Noël lui réchauffa instantanément tout l'intérieur du corps. Il coupa le jet et sortit, comme hébété, de la douche. Il avait le cœur qui battait à tout rompre et se coupa instantanément de tout ce qui l'entourait en jetant l'épaisse serviette blanche frappée de l'écusson de Poufsouffle sur sa tête.

Megane... Hier soir, tout était bien réel : contre toutes attentes il n'avait pas tenu sa promesse, et pour des raisons qui lui paraissaient obscures, il avait laissé libre cours à ses sentiments et embrassé celle qui hantait ses pensées. Les yeux clos sous le tissu humide, il souriait, en repensant à la douceur des lèvres de Megane et à cet instant magique où tout avait basculé. Ce n'était peut-être pas si mal, finalement... Ils passaient de toute façon leur temps ensemble. Alors pour ce que cela changeait... En s'habillant il se demanda ce qu'elle faisait en ce moment même et il l'imagina dormir, le visage serein, entouré de ses cheveux dorés étalés en bataille sur son oreiller. Aussitôt son cœur battit plus vite : il avait envie d'être à côté d'elle, d'entendre son souffle tranquille et de juste la regarder dormir, rien que ça. Il aurait dessiné dans le vide, à quelques centimètres de son visage, la douceur de ses traits et il aurait souri en pensant à la chaleur de son corps quand il la serrait dans ses bras.

Mister Poufsouffle finit par sortir de la salle de bain et retourna s'installer sur son lit. Dans le dortoir, les élèves s'éveillaient un à un et déjà retentissaient les premiers cris de joie et les premiers bruits de papier déchiré. Pendant quelques temps Wayne oublia tout - sauf Megane qu'il gardait bien au chaud dans son cœur - et profita du moment avec ses amis, ouvrit ses cadeaux, admira ceux des autres, goûta aux chocolats de son voisin, et participa à la bataille géante de boules de papier cadeau. La journée passa vite. Un entrain général avait gagné tout le château et Wayne ne vit pas les heures défiler. Il passa la plupart de son temps dans la salle commune sauf quand il descendit manger; plusieurs fois il chercha Megane du regard, en vain. Il s'en inquiéta tout d'abord, mais il se dit ensuite qu'elle avait le droit de profiter elle aussi de son côté et tenta de penser à autre chose. Il ne voulait pas avoir l'impression de l'étouffer; après tout, un baiser ne lui donnait pas le droit de surveiller sa vie dans les moindres détails...

En remontant du dîner - Wayne avait l'impression d'avoir passé sa journée à manger - l'un de ses amis l'apostropha et lui tendit un morceau de papier :


- Ah, j'ai oublié, Megane Parry m'a donné ça pour toi...
- Megane?!
répéta Wayne, fébrile tout d'un coup, mais il essaya de ne pas paraître trop surexcité. Quand ça?
- Euh... Plus tôt,
lança l'autre, visiblement embêté de ne pas avoir fait la commission plus tôt. Un instant, Wayne fut tenté de lui tordre le coup. Mais il se contenta d'un sourire rapide.
- Merci, fit-il en tournant le dos et en décachetant le message à l'abri des regards qui, évidemment, s'étaient tournés avidement vers lui : Miss et Mister Poufsouffle étaient ensemble!! Trop cool, soupira Wayne. Impossible d'être tranquille ici...

« M. » lui demandait de le rejoindre plus tard, et Wayne resta perplexe un instant, car plus tard s'avérait plutôt vague comme précision, et elle n'avait pas non plus précisé d'endroit. Mais, tout sourire, il rangea le papier dans sa poche intérieur. En balayant la salle commune du regard il s'avéra qu'elle n'était là. Il questionna quelques filles de son année mais personne l'avait récemment apperçue. Un peu inquiet, Wayne alla dans son dortoir et se plongea dans la lecture d'un livre que ses parents lui avaient envoyé pour Noël. Petit à petit, les Poufsouffle vinrent se coucher. Quand tout le monde fut au lut, Wayne ferma son livre, sortit de dessous ses couvertures et fila silencieusement, à nouveau, dans la salle commune. Elle était sombre, juste illuminée d'un feu de cheminée. Le garçon avait deux pistes : soit Megane était là, soit elle était dans la Salle sur Demande.

Il s'arrêta dans l'ombre, hors de la portée de la lueur des flammes : sur le sofa, Megane était là, son regard clair perdu dans le vague, ses lèvre délicates entrouvertes, comme si elle était perdue dans un songe. Wayne reste immobile quelques instants à l'observer. Il avait le cœur qui s'emballait et une chaleur le gagnait peu à peu, mais jamais il ne s'était senti aussi bien depuis hier soir. Il avait envie de sourire sans cesse mais il gardait toute cette allégresse bien à lui au fond de son cœur, aux côtés de Megane, comme le secret le plus cher qu'il aimait à chérir. Quand il se décida à bouger, il fut empli d'un doute. Comment agir... Il n'avait pas l'habitude d'une telle relation, finalement. Avec Hermione, avec Naomi, tout avait été si différent, un peu plus superficiel, un peu plus facile aussi, mais tellement moins passionné. Avec Megane, il ne voulait rien gâcher. Mais c'était aussi le meilleur moyen de se mettre la pression. En vérité, il ne savait pas trop par où commencer.


- Hey, la salua-t-il alors en s'approchant assez doucement pour ne pas lui faire peur. Je... « Je t'ai cherchée toute la journée » faillit-il dire, mais il se retint juste à temps, ne voulant pas paraître collant. Tu as passé une bonne journée? dit-il seulement.

Quel idiot! Il se sentait confus, il se voyait un peu maladroit, alors qu'il voulait surtout ne pas paraître gêné pour pas qu'elle le soit aussi. Comment faisaient les autres... L'espace d'une seconde, il envia Chuck Carlton pour qui être avec une fille était aussi simple que d'enfiler ses chaussettes, mais la seconde d'après, il revit la tête arrogante du garçon en question et le bras qu'il avait osé passer sur les épaules nues de Megane - SA Megane, et il eut alors envie de lui exploser sagement sa jolie gueule. Bref. S'efforçant de paraître décontracté, il sortit de sa poche intérieur un petit paquet emballé dans un simple papier doré.


- Joyeux Noël, Megane, sourit-il en regardant la jeune fille dans les yeux. Ses lèvres frémissaient - il était si heureux! Et dans son regard bleu la passion se lisait clairement, l'éclat rieur de ses prunelles ne lui faisait voir qu'elle, encore une fois. Ils étaient tous les deux. Déposant le paquet entre les mains de la jeune fille, il se pencha et s'assit à ses côtés. Hésitant une seconde, il déposa un petit baiser sur ses lèvres avant qu'elle aie pu dire quoi que ce soit.


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Megane Parry
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MessageSujet: Re: To bee or not to bee... |Wayne. ♥|   Jeu 17 Fév - 19:01

Spoiler:
 

Lyra m'avait dit que Claire, que maman avait rencontré Alban à un bal. C'était à Bristol, d'après ce qu'elle m'avait raconté. Je ne savais pas pourquoi ça me revenait en mémoire. Peut-être parce que c'était hier que s'était déroulé le meilleur des bals auquel j'avais assisté, rien que parce qu'il y avait eu Wayne. Wayne, mon frère de maison, mon ami, mon amour. Me mordant les lèvres, j'avais les yeux fixés sur le feu qui crépitait dans la cheminée, me brûlant les yeux.

- Hey, je... Tu as passé une bonne journée?

Lentement, je tournais la tête. Wayne était là, marchant vers le canapé. Du regard, je suivais son court parcours de la porte des dortoirs des garçons au canapé où j'étais moi-même installée. Je lui souris. Je ne pouvais m'en empêcher : C'était bien étrange et inhabituel et je me sentais bien bête. Mais c'était comme ça. Il m'avait avoué une chose précieuse la veille au soir. Une chose précieuse, mystérieuse, et quelque peu effrayante. Qu'était-ce qu'être réellement amoureux ? J'avais aimé Mathéo – Inutile de vous cacher que cette nuit, j'avais passé de nombreuses heures à penser à tout ça. Je l'avais aimé, c'était sûr, mais peut-être pas au point d'être brisée quand il fut temps de nous séparer, pas au point d'être amoureuse. Au contraire, ça avait été simple, facile : Il y avait eu l'adieu, le sourire et le signe de la main. Ça avait été si facile que n'importe qui de trop romantique, qui serait resté scotché à cette histoire aurait été déçu. Mais moi je ne l'avais pas été. C'était comme ça, et c'était bien mieux. Mais je présentais que ça n'allait pas être si « superflu » l'histoire de Wayne et moi.

Ça avait déjà une trop grande importance, et je ne pouvais rien contrôlé, rien arrêter pendant qu'il en était encore temps. En réalité, lorsque je croisais son regard ce soir là, j'avais compris que mon « il était encore temps » était bel et bien révolu. Je n'avais pas envie d'une coupure, j'avais juste envie de rester là, à le regarder dans les yeux, et je ne me sentais même pas capable de m'en lasser. D'ailleurs, je ne le voulais pas.


- Wayne, tu es là! Lui dis-je, ravie. Une journée... Plutôt interrogatoire, je dirais! Mais oui, une bonne journée... Et toi?

Je n'allais pas m'en plaindre, non. Ma journée avait été, à quelque chose près, ce que j'avais voulu qu'elle soit. J'avais pu être blottie dans mes pensées, dans mes souvenirs autant que je l'avais voulu. Et pour une fois... Pour une fois, mes pensées n'avaient rien de catastrophique. Je serrais le poing, et j'eus mal à cause de ma bague... Du moins, aussi peu catastrophiques qu'elles pouvaient l'être. Me mordant la lèvre, j'affichais à nouveau un air détaché. J'allais me rapprocher de Wayne, lorsqu'il se tira de sa poche un paquet fait de papier doré. Étonnée, je me tournais vers lui avec de grands yeux.

- Joyeux Noël, Megane, me dit-il alors en me tendant le paquet.

Il me regardait droit dans les yeux. Je connaissais ses prunelles presque par cœur, et plus je les regardais, plus je les aimais. Alors, Wayne se rapprocha un peu et déposa un baiser sur mes lèvres. J'aurais voulu l'attraper et me blottir dans ses bras – c'était ce dont j'avais eu envie toute la journée. Néanmoins, je me forçais à attendre un peu, et je déballais le papier cadeau. Aussitôt, je vis de la verdure – le parc. Touchée, les larmes aux yeux, je nous observais alors, sur la photo que je tenais à présent entre mes mains. Sans quitter la photo des yeux, je posais le papier cadeau à côté de moi. Sur la photo, deux Poufsouffle riaient, bras dessus bras dessous. Je me souvenais de cet après midi. C'était le premier jour de neige de l'année. Tout le monde s'était précipité au dehors pour profiter des flocons. Wayne et moi, nous nous trouvions alors sur ce même canapé, à discuter de tout et de rien. D'un regard, nous avions décidé de suivre les autres au dehors dès que nous avions aperçu les flocons tomber par la fenêtre. Cette photo, c'était Heather qui l'avait prise. Nous. Qu'est ce que c'était bizarre de dire nous !

Me tournant vers Wayne, je lui souriais de toutes mes dents, comme une petite fille à qui on vient de donner une carte de Chocogrenouille qu'elle n'avait pas, les yeux brillants. Délicatement, je posais ma tête contre son cœur, espérant lui communiquer grâce à cette étreinte tout ce que je pouvais ressentir en cet instant. Puis, relevant la tête, je l'embrassais. Je glissais mes bras autour de son cou doucement.


- Joyeux Noël Wayne..., lui murmurais-je en m'écartant à peine.

Déposant un baiser sur ses lèvres, je m'écartais un peu tout en restant dans ses bras. Non, je n'avais envie d'aucune coupure. J'allais, pour une fois, profiter du moment présent. Sentant la chaleur de Wayne m'entourer, je me sentais bien. Alors, la tête à nouveau contre son torse, je décidais innocemment d'emmener le sujet sur notre merveilleuse soirée de la veille.

- Je me demande comment les élèves ont réussi à faire introduire du Whisky Pur Feu au bal sans qu'aucun professeur s'en rende compte...


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MessageSujet: Re: To bee or not to bee... |Wayne. ♥|   Ven 18 Fév - 15:30


De loin, on aurait pu les prendre pour des frère et sœur, sous leurs cheveux blonds à la couleur presque identique, et avec leurs iris bleus, ceux de Wayne étant à peine plus foncés que ceux de Megane. Mais lorsque l'on s'approchait et qu'on voyait leurs regards entremêlés, l'expression de leurs deux visages tournés l'un vers l'autre, alors on comprenait que c'était tout autre chose qui liait les deux enfants. Ils semblaient enveloppés dans un monde qui n'appartenait qu'à eux. La manière dont il se regardait, jumelle, n'avait rien de fraternelle : ils se dévoraient des yeux tout en se contemplant comme s'ils avaient sous les yeux la chose la plus précieuse du monde. Oui, Wayne comprit peut-être seulement en cet instant l'ampleur de ce qui signifiait "être amoureux". Hier, lorsqu'il l'avait avoué à Megane, il avait le cœur battant d'émotions, il ressentait encore l'énervement du bal et de l'autre idiot de Gryffondor, et puis, l'étouffement à cause du monde, du bruit, des élèves à moitié ivres qui lui avaient rappelés ses mauvais souvenirs. Alors il ne pensait pas avoir bien profité du moment - c'était comme s'il n'avait pas mesuré ses mots. Là, ce soir, face à Megane qui le regardait de ses yeux doux, il comprenait, enfin. Il était calme et sentait un léger fourmillement dans tout son être. Quand il regardait la jeune fille il avait envie de la serrer dans ses bras, longtemps, longtemps, parce qu'il savait que rien ne le rendrait plus heureux. Oui, il en était amoureux.

- Wayne, tu es là! Une journée... Plutôt interrogatoire, je dirais! Mais oui, une bonne journée... Et toi?

Il sourit en haussant les épaules et s'installa un peu mieux sur le canapé, tentant de dissiper sa légère gène peu à peu. Ah, ça, les interrogatoires... Megane et lui n'étaient pas au bout de leurs peines. Déjà que depuis qu'il était Mister Poufsouffle tout ses faits et gestes étaient surveillés - des rumeurs avaient même courues sur lui et une fille parce qu'il avait eu le malheur de faire une simple balade seul avec elle. Alors si en plus il commençait à sortir avec Miss Poufsouffle, c'était la cerise sur le gâteau... Mais bon, il n'allait pas s'en priver pour autant. Il n'y aurait qu'à faire la sourde oreille.

- Pareil, soupira-t-il, amusé cependant.

Mais il n'avait pas envie de parler des autres : ce soir il n'était question d'eux et d'eux seuls, et c'était bien le cadet des soucis de discuter de choses aussi inintéressantes. Il voulait juste parler avec Megane, d'elle, de lui, de ce qu'elle voudrait, comme ils en avaient l'habitude avant, quand ils passaient leurs après-midi ensemble. Avant?... Avant quoi?! Wayne réalisa alors qu'ils avaient franchi une étape. Etait-ce une bonne chose? Aussi fort que Wayne voulait avoir une relation amoureuse plus qu'amicale avec Megane, il avait peur aussi, de peut-être tout faire exploser, et de la perdre, avant de ne se retrouver qu'avec des lambeaux de tous leurs jolis souvenirs. Non. Il ne laisserait pas cela arriver. Si les choses avaient changées, c'était en bien. Ils regardaient ensemble dans la même direction.

En déposant le cadeau dans les mains de Megane il ne la quittait ps des yeux : les siens pétillaient de hâte et d'excitation. Il adorait les surprises et les petits cadeaux pas forcément onéreux mais qui représentaient quelque chose. Il espérait que le sien plairait à Megane, mais il n'en doutait pas trop, car il savait qu'elle apprécierait. Il la regarda sourire de stupeur et de joie aussi, puis déchirer de ses mains délicates le papier doré. Il se pencha vers elle pour regarder la photo sous un cadre tout simple, protégée par une fine couche de verre. Leurs têtes se touchaient presque.

Cet après-midi là se rangeait parmi les meilleurs souvenirs de Wayne. C'était somme toute un après-midi comme un autre, les premiers flocons de l'hiver, alors que le parc était encore baigné par de timides rayons soleils. Du coup, les élèves s'agitaient un peu partout dans le parc, riant et profitant du temps libre. Quand Wayne et Megane étaient sortis, ils avaient retrouvés des amis, dont Heather qui avait pris la photo (ce qu'elle est gentille cette Heather =D), et puis ils étaient restés avec tout le monde, ne sentant pas le temps passer. Wayne avait l'impression qu'il était le seul à penser de la sorte, mais parfois il se passait une chose étrange, parfois il réalisait vraiment le temps qui passait, parfois il mesurait la volupté des moments qu'il vivait, et il appréciait d'autant plus ces petits instants de pur et simple bonheur, là, au milieu de ses amis qui riaient...

Megane se pressa contre lui, coupant court toutes ses élucubrations. Elle avait posé sa tête contre le cœur de Wayne qui se mit à battre un peu plus vite. Tendrement il entoura la jeune fille dans ses bras, répondant à son baiser avec autant de passion et de douceur qu'il pouvait. Sa main caressa doucement la joue de Megane, avant de rompre le contact avec la peau douce de la jeune fille, comme si il pouvait ne la toucher que quelques instants sans mourir de bonheur ou de plaisir. Elle s'installa tout contre lui, et Wayne s'enfonça confortablement dans le fauteuil, celle qu'il aimait bien au chaud pelotonnée dans ses bras - tout était bien. (<3)


- Joyeux Noël Wayne...

C'était décidément le Noël le plus joyeux qu'il n'avait jamais connu... Pour toute réponse il embrassa tendrement la tête de Megane, respirant en même temps l'odeur fraîche de ses cheveux. Il se mit à les caresser doucement, jouant en même temps avec les mèches longues et blondes. (elle aussi elle a les cheveux douuuux *_*) Il ne pensait à rien d'autre qu'à eux, qu'à eux deux.

- Je me demande comment les élèves ont réussi à faire introduire du Whisky Pur Feu au bal sans qu'aucun professeur s'en rende compte...

Megane l'ignorait et elle n'avait évidemment pas fait exprès, mais en voulant lancer la conversation sur la soirée d'hier, elle avait choisi le pire des moyens. Aussitôt Wayne se crispa. Il essaya de ne rien montrer, et d'ailleurs heureusement que Megane avait la tête sur son torse, car elle ne vit pas comment il avait pincé les lèvres et que son regard s'était assombri. Wayne pouvait supporter tout. Il avait suffisamment de jugeote, de réflexion et de recul pour tout accepter, c'était d'ailleurs dans son caractère de tout prendre du bon côté, de ne jamais se fâcher ou s'importer. Parce que sa matière grise le conduisait tout le temps, et qu'il savait qu'il y avait du bon et du mauvais dans chaque situation. Mais malgré cela il restait un simple sorcier, un simple être humain doté d'émotions et de sentiments, et comme tous les Hommes, il n'était pas infaillible. Il lui arrivait de perdre son calme - Megane avait d'ailleurs pu le constater hier soir - et souvent pour les mêmes raisons. Les images d'hier soir lui revinrent en tête... Ce groupe d'idiots complètement éméchés qui, Wayne en était persuadé, avaient sûrement fini ivres morts dans leur dortoir à se finir au Whisky. Wayne n'avait rien contre le fait de s'amuser, d'être jeune, de profiter. Oui, il buvait de temps en temps, il pouvait rire de ceux qui avaient une bière de trop dans le nez et qui racontaient n'importe quoi. Mais il y avait toujours un moment où il saturait. L'alcool pouvait faire tellement de ravages...

- Ils sont idiots, c'est tout,
répondit-il un peu trop sèchement, malgré tout. Il respira avant de reprendre : C'était sûr que des élèves allaient ramener à boire. Les profs ont fermé les yeux parce que c'était le grand soir de Noël, je ne vois pas d'autre explication.

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Megane Parry
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MessageSujet: Re: To bee or not to bee... |Wayne. ♥|   Ven 19 Aoû - 0:56


|| « Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout. » || ♫♪



La réalité ? Qu'était-ce que la réalité ? Où était-elle ? Nous ne pouvions prouver en aucune façon que le rêve ne se liait pas en douce à la réalité qu'étaient nos journées quotidiennes, la vérité, la Vie. C'était en cet instant que je me posais la question, la tête contre le torse de Wayne, en un geste de tendresse encore plus véritable que mes automatiques baisers quelques jours au paravent. Je n'avais jamais pensé à l'amour, même lorsque j'avais été dans les bras de Mathéo, à manger une glace achetée qui aurait fait saliver ma sœur. J'avais pensé à l'amour de mes parents ou de mes grands parents comme une enfant: De façon automatique, de façon innocente. Pourtant, aujourd'hui je savais que ça n'avait rien de simple : Peut-être que l'amour de mes grands parents, toujours tellement amoureux malgré le temps et l'âge qui s'installaient entre eux, semblait être lui sorti d'un conte de fées moldu, mais il y avait forcément des failles, non ? Ma grand mère n'avait donc pas ignoré totalement mon grand père avant que ce dernier ne le sorte du lac en lui sauvant la vie ? Comment avait-elle pu passer à côté de lui dans les couloirs sans un regard dans sa direction ? Du moins c'est ce qu'on pouvait se demander lorsqu'on les observait aujourd'hui. Alors voilà, comment moi avais-je pu penser à Wayne en ami alors que je savais au fin fond de moi qu'il n'était pas juste un ami ? J'aurais pu croire que je me faisais donc des idées aujourd'hui, que penser aimer comme ça d'un coup c'était impossible, que ça prenait du temps, si je n'avais pas l'exemple parfait de mes grands parents. En fait non, ça ne s'était pas fait d'un coup : J'avais ressenti ce quelque chose à chaque fois que j'avais retrouvé Wayne au détour d'un couloir, sous un arbre dans le parc, dans la salle sur demande... Ce que j'avais pris au départ pour un jeu m'avait rapprochée de Wayne de façon indéniable ; Et je ne savais pas encore à quel point ça allait changer mon quotidien, ma vie.

Il avait été des plus présents ces derniers mois, je n'avais cessé de le voir, en cachette -en cachette de rien, seulement par espièglerie-, seuls, dans l'eau, dans la lisière de la forêt interdite, dans une salle isolée, au beau milieu du hall, confortablement installés sur le canapé de la salle commune ou de la grande salle, partout où j'avais été ça n'avait été que Wayne. Je ne pouvais désormais me demander qu'une chose : Quand avais-je eu le déclic, et pourtant n'avais-je donc pas fait attention ? Je ne m'étais pas posée de questions, et pour cause : J'étais si bien avec Wayne, dans ses bras en toute amitié ou dans ses bras ce soir, devant un chocolat chaud ou une bierre au beurre. Il n'était pourtant pas la personne qui savait le plus de choses sur moi, et pourtant, je l'aimais -je pouvais le dire à présent-, c'était sûr. Je souriais vraiment lorsqu'il me regardait, je ne me sentais obligée de rien de désagréable avec Wayne, et c'était tout. Passons maintenant à mes parents : Ils n'avaient pas grand chose en commun avec l'histoire d'amour de Wayne et moi, car la leur n'avait certes pas été facile mais ils ne leur avaient pas fallu longtemps pour comprendre qu'ils s'aimaient envers et contre tout - ou presque. Est-ce que certains mettaient plus de temps là où d'autres comprenaient tout très vite ? Est-ce que c'était au final compensé par autre chose ? En observant le feu, je me rendis compte que je n'avais pas très envie de comparer ce qui m'arrivait avec quiconque, même si les comparaisons étaient les histoires d'amour qui m'avaient permis de naître. Je voulais garder tous les mystères, toutes les facettes de Wayne + moi - nous ? - pour moi jusqu'à y voir plus clair.


- Ils sont idiots, c'est tout. C'était sûr que des élèves allaient ramener à boire. Les profs ont fermé les yeux parce que c'était le grand soir de Noël, je ne vois pas d'autre explication.

Alors que j'étais égoïstement plongée dans mes pensées, j'en avais quelques peu oublié ce dont je lui avais parlé quelques secondes plus tôt, mais son ton sec et son cœur contre mon oreille qui accéléra me rappela vite à l'ordre. Surprise par ce soudain changement, je me redressais un peu, reprenant ma place initiale, pour le regarder dans les yeux. Je n'étais pas sûre d'être de son avis : Je n'avais pas été aussi énervée que lui la veille lorsqu'un groupe un peu éméché nous avait directement foncé dedans sans le faire exprès. J'avais trouvé leur attitude exagérée, mais ma réaction avait été minime à côté de celle de Wayne. Me rappelant de l'incident, de sa fureur, je fronçais les sourcils avant de chercher quoi répondre. Avec un moment d'hésitation, je répondis d'une petite voix :

- Ce n'est pas grave Wayne. Pourquoi ça semble te mettre dans un tel état ? Ils n'ont pas du tout gâché la fête, les efforts des professeurs, des elfes et du personnel de Poudlard ont été récompensés et la fête était splendide ! Tout s'est bien passé, ajoutais-je comme pour le rassurer.

Je m'étonnais moi-même : Pourquoi voulais-je le rassurer ? Il avait été là comme moi, il avait vu que tout avait été à merveille – en oubliant Chuck Carlton et l'humeur de Wayne avant de sortir de la salle. Par ailleurs, penser à Chuck Carlton me rappela que la prochaine fois que j'allais le croiser dans les couloirs, j'allais hésiter entre le remercier et lui donner une gifle assez visible pour que toutes ses admiratrices en profitent...
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Wayne Harris
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MessageSujet: Re: To bee or not to bee... |Wayne. ♥|   Dim 4 Sep - 18:55

It's a band new day
For the first time in such a long long time
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Ce n'était pas que Wayne subissait la vie, ses joies et ses peines, c'était plutôt qu'il avait appris à la prendre du bon côté, quoi qu'il arrive. Depuis tout petit, il savait qu'il était particulier, dans le sens où il était doté de pouvoirs magiques et que ce n'était pas donné à tout le monde. Sa vie à Manchester n'était pas spécialement trépidante, mais il avait appris à faire avec, car Poudlard n'était pas pour tout de suite - à quoi bon se lamenter que le temps passait trop lentement et que la banlieue baignait dans l'ennui? Autant tirer le bon du mieux qu'il pouvait. De ce fait, la vie était beaucoup plus agréable. Il avait essayé d'inculquer cette façon de penser à ses soeurs, sans succès. Elles préféraient parler fringues et mecs, chanter, et râler contre le quartier pourri dans lequel elles habitaient. Wayne, lui, était déjà ailleurs, bien loin de ça. Poudlard avait été un nouveau départ, comme à peu près pour tous les jeunes sorciers. Nouvelle vie, nouvelle maison, nouveaux cours. Mais maintenant qu'il était en sixième année, Wayne regardait parfois derrière lui et se demandait : qu'est-ce que j'ai appris? Bien sûr il avait appris au sens premier du terme, car il avait toujours bien travaillé en classe, et il était plutôt assidu, d'autant plus qu'il avait des facilités. Il n'était pas assez idiot pour gâcher ses chances, qui plus est. Mais sinon? Il avait rencontré beaucoup de gens, il avait vécu pas mal d'expériences, il avait évolué, mais, finalement, il n'avait pas l'impression d'avoir abouti à quelque chose. Il ne lui restait plus qu'un an avant sa septième année de fin d'études, avant de savoir dans quoi il allait se lancer... Comment pouvait-on décemment savoir à quoi on veut consacrer sa vie à tout juste 17 ans? Cela lui paressait aberrant et un peu effrayant. Il avait comme le vertige lorsqu'il y pensait. Mais pourtant, l'heure approchait, et il lui faudrait prendre une décision. Une décision pour laquelle il n'avait, pour l'instant, aucune réponses. Voilà qui n'allait pas être simple.

Une chose, une seule, lui avait révélée par Poudlard, lui apparaissait comme une étoile, ronde et brillante, stable, dans le nouvel univers de son existence. Cette étoile c'était Megane, celle qu'il s'était obligé de cantonner pendant trop longtemps au rôle de meilleure amie, de double féminin en quelque sorte, mais pour qui il avait trop de sentiments pour que leur relation n'évolue pas. Aujourd'hui, leur couple lui paraissait une évidence, et surtout une avancée nécessaire. Même si, comme toute chose nouvelle, cela faisait peur, cela déstabilisait.

Il ressentait pour la jeune fille une attirance toute autre qu'il avait ressenti à l'époque pour Hermione ou pour Naomi. Une attirance beaucoup moins guidée par ses hormones, beaucoup plus profonde, plus réfléchie, et plus forte aussi. Le simple fait que Megane soit tout contre lui, qu'il lui caresse les cheveux et respirer son parfum, lui suffisait pour qu'il soit le garçon le plus heureux du monde.

Mais il y a toujours un ou deux nuages prêts à obstruer le soleil, même dans le ciel le plus parfait du monde.


- Ce n'est pas grave Wayne. Pourquoi ça semble te mettre dans un tel état ? Ils n'ont pas du tout gâché la fête, les efforts des professeurs, des elfes et du personnel de Poudlard ont été récompensés et la fête était splendide ! Tout s'est bien passé.

Elle était étonnée, en toute logique, mais Wayne nota qu'elle avait aussi remarqué que cette histoire éveillait quelque chose en lui, et qu'elle cherchait à le rassurer. Elle se redressa et le regarda droit dans les yeux.

Il y avait quelque chose de trop pur dans son regard - quelque chose de trop pur dans leur relation pour que Wayne puisse lui mentir. Il y pensa, dans un premier temps. Plutôt, il pensa à, comme il savait si bien le faire, laisser couler le sujet en acquiesçant et ne rien ajouter. Mais ce souvenir avait fait remonter en lui quelque chose de viscéral. Toute son enfance, tous les jours, il avait vu son père se pourrir la santé, il l'avait vu se dégrader, il avait vu son absence, surtout, sa mère débordée et perdue, ses soeurs qui cherchaient désespérément un père dans leurs actes puérils et désespérés. L'alcool rendait sourd aux appels au secours. Est-ce qu'on ne connaissait pas assez d'histoires tragiques, d'enfants qui en avaient soufferts, d'hommes et de femmes qui avaient perdu la raison, pour qu'on arrête de fermer les yeux sur les dangers et les ravages de l'alcool? Comme toute chose on pouvait en consommer sans en abuser, mais Wayne pouvait très bien le constater : tous les adolescents se bourraient la gueule ou l'avait fait au moins une fois, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. C'était la plus abjecte, au contraire. La plus aliénante. Il suffisait de se voir soi-même complètement ivre pour mesurer le pathétique de la situation et l'inutilité, surtout, de se mettre dans des états pareils.

- Je... commença-t-il avant de se reprendre. Il devait bien la vérité à Megane. Autant entamer leur relation, à ses prémices, par une confiance des plus totales.

- Parce que je n'aime pas ça,
fit-il alors calmement. Ses traits se déridaient au fur et à mesure qu'il parlait, mais au fond de lui il sentait cette boule de colère toujours présente. On en rit, on sait que tout le monde se bourre la gueule, et c'est normal. Le truc c'est que dans le lot, il y en a qui n'arrêteront jamais. Qui continueront à boire, qui flingueront leur mariage, leur vie professionnelle, et leur vie. Et ça ne me fait pas rire.

Il avait réussi à parler d'une manière un peu générale, mais quand il su qu'il allait aborder réellement le sujet, il ne put soutenir le regard de Megane et baissa les paupières, rivant ses yeux sur le sol de la salle aux couleurs dorées.


- Je ne dis pas qu'il ne faut pas boire d'alcool. Je dis juste qu'il ne faut pas en abuser, et qu'on laisse trop de libertés à ce sujet. Tu vois, je n'ai jamais vu mon père sobre, et c'est comme si je n'avais jamais vu mon père tout court. Alors je me dis que limiter l'alcool limiterait aussi le nombre de familles qu'il peut foutre en l'air.

Il réussit enfin à relever les yeux vers elle et haussa les épaules : toute trace de rage avait disparu, comme toujours, son énervement ne durait qu'un temps. La vie était ainsi, de toute façon, qu'est-ce qu'il y pouvait?

- Enfin, c'est comme ça. C'était une merveilleuse soirée, quoi qu'il arrive, finit-il avec un petit sourire. Il attrapa la main de Megane et la serra. Son père, maintenant, il n'en avait plus besoin, et hier soir était sans doute le meilleur soir de sa jeune vie, en particulier grâce à Megane. Et il savait que l'avenir leur promettait des jours heureux.

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