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Les nuits hanterons les jours [PV]

 
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 Les nuits hanterons les jours [PV]

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Les nuits hanterons les jours [PV]   Ven 7 Jan - 12:59

Des semaines. Qui s'étaient par la suite transformées en mois. Rapides les premiers temps, je n'avais pas eu le temps de les voir passer, mais plus les jours s'étaient écoulés, plus ils avaient semblé longs et interminables. J'avais disparu de la circulation comme un brin de poussière qui s'envole à cause de la pression trop forte du vent et qu'on ne retrouverait jamais. Je n'avais dis à personne où j'étais allée. A quatorze ans, même pour quelqu'un de très indépendant, ce n'était pas courant, pourtant, c'était ce que j'avais fait. Contre la volonté de mes parents ? Pas sûr. Certain même. Ils étaient tellement occupés à s'occuper d'eux même justement qu'ils devaient croire que j'étais encore à Poudlard. Peut être s'en seraient-ils rendu compte si je n'étais pas revenue aux vacances d'été... Seulement j'avais reparu, et même si je n'avais pas passé les congés de Noël au manoir, j'avais la certitude que ca ne les avait pas inquiété. Ils avaient pensé, je m'en doutais que je n'avais pas pris la peine de les prévenir que je restais au château durant cette période. Fin de l'histoire. Est-ce que cela voulait-il dire que ca me faisait de la peine ? Non.

J'avais d'autres choses à penser de toute façon.

J'avais débarqué, comme ca. Enfin, « comme ca » c'était aussi une question de point de vue parce qu'il était bien évident que j'avais signalé ma présence aux professeurs et à la directrice parce qu'on ne rentre pas à Poudlard comme on voulait, surtout avec les temps qui couraient. J'avais du trouver un prétexte, et un bon prétexte, logique, parce qu'il n'était pas dans mes plans de révéler la vérité à cette autorité. Et puis c'aurait été une bien mauvaise idée parce qu'en sachant ce que j'avais pu faire pendant ma disparition, c'était certain; ils ne m'auraient pas laissé rentrer. Car je n'étais pas partie pour aller cueillir des fleurs, même si cette décision, je l'avais faite de mon plein gré. Si pendant longtemps je m'étais demandé si je faisais les bons choix, lorsque je les prenais, je les faisais toujours en toute connaissance de cause. Pour la plupart des gens, s'ils connaissaient les dessous de mes songes, ils n'auraient peut être pas hésité à me dire que je n'étais pas allée dans la bonne direction. Ils avaient peut être raison. Mais ils avaient peut être aussi tort. J'étais en pleine possession de mes moyens. J'avais conscience de ce que je faisais. Quel camp gagnerait ? Impossible à définir, mais si c'était le mien qui perdait.. Alors c'était que le destin en avait voulu ainsi. Je n'étais pas de ceux qui viraient de bord pour une oui ou pour un non. Je préférais assumer, même si la mort était parfois à un doigt de m'attraper. Pour l'instant, je restais encore trop rapide pour elle.

Mais pour encore combien de temps ?

Ce n'était pas ce qui me préoccupait le plus en cet instant, car je préférais me concentrer sur maintenant, plutôt que sur l'avenir. C'était une chose de penser au futur, une chose importante, c'était indéniable, mais le présent jouait aussi un rôle majeur dans l'histoire. Quant au passé... Et bien le passé restait le passé et comme on ne pouvait pas le changer, il n'y avait aucunement besoin de se torturer l'esprit avec ca... Ceux qui le faisaient avaient en quelque sorte déjà mis un pied dans leur tombe, puisqu'à se triturer les méninges sur des événements qu'on auraient pu changer, mais qu'on ne pourra pas changer dans tout les cas, c'était tout comme à se dire qu'on mourrait à petit feu.

Très peu pour moi.

Je n'avais pas le temps d'être faible, pas le temps de m'apitoyer sur mon sort, ni sur celui des autres. Mon but, je savais ce que c'était, et j'avançais vers lui sans ciller, sans cligner des paupières, comme si on m'avait mis des œillères et qu'il était tout à fait impossible que je puisse emprunter un autre chemin. Soit. Alors, je prendrai celui ci.
J'avais erré dans l'école toute la journée, tel un fantôme, pour reprendre des points de repère, sans faire attention aux autres élèves dont la vie fade et niaise m'importait peu. Ce que je n'avais pas remarqué en revanche, c'était le regard de certains -pas tous, et une grande minorité, ce qui constituait un avantage de taille- plus ou moins étonné de me revoir dans le coin, comme si j'étais une apparition. Mais c'était un mal pour un bien, car lorsque des soupçons s'étaient posés sur le nom d'Olivia Balsey qui pourrait éventuellement faire partie du groupe des Purgateurs, pas mal d'entre eux avait chercher à connaître mon visage, mais il s'avérait par un malheureux concours de circonstances que j'avais filé avant. Le nom fut vite fait enterré et on ne chercha plus à me chercher, c'est ca l'idée. J'étais une anonyme. Pour combien de temps toutefois ? Je n'étais pas dupe, les rumeurs se répandaient vite. Bientôt on entendrait des chuchotis dans les couloirs, et puis... Plus rien. Car les rumeurs s'envolent aussi vite qu'elles sont arrivées.

En somme, je n'avais rien à craindre.

Concrètement, rien n'avait tellement changé, à part le visage plus pâle, plus contrarié des étudiants. Je ne parlais même pas des plus jeunes qui semblaient près à sursauter à chaque coin de couloir. Effrayés. Voilà l'expression que je lisais sur leurs mines défaites. Pourquoi ? Je pouvais avoir de nombreuses suppositions à ce sujet, mais en définitive, ce n'était peut être pas ca... Un rien les affolait maintenant et j'avais du mal à comprendre le climat de stress dans lequel évoluait les gens. Surtout lorsqu'il n'y avait aucune raison d'être sur les nerfs à ce point. Pour ma part, je préférais agir avec calme en plus d'un temps de réflexion. Comme ca je ne pouvais pas prétendre que j'avais fait quelque chose dans la précipitation. Bien sûr, si je faisais une erreur, je ne pouvais m'en prendre qu'à moi même, mais au moins je pouvais être en colère contre une seule personne. Et comme j'aimais que les choses soient bien faites, je souhaitais le faire moi même; au moins si je me loupai, je me loupai mais je ne supportais pas confier une mission à quelqu'un par exemple et qu'il ne fasse pas ce que je demandais.

Vraiment, ca m'agaçait.

J'étais à présent dans la salle commune, installée dans l'un des sofas dont elle était composée. Il était tard. J'attendais. Pour quelque chose de précis ? Oui. Je n'avais pas d'idée précise de l'heure qu'il était, mais les gens avaient été suffisamment fatigués pour qu'ils soient tous dans leurs dortoirs à ce moments là, n'ayant aucune idée de ce qui se tramait ici, la seule source d'angoisse étant un énième contrôle qui aurait certainement lieu le lendemain et qu'ils n'avaient pas assez révisé. J'étais à des années lumières de ce genre de souci.

Bientôt, je sentais une présence derrière moi. Je n'avais pas besoin de me retourner pour deviner qui était le mystérieux inconnu. Il devait sans aucun doute s'agir d'Ambre Serana.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Les nuits hanterons les jours [PV]   Sam 8 Jan - 14:10

Un, deux, trois, quatre..j'avais arrêté de compter. Les secondes, on était en cours d'Histoire de la Magie enseigné par la directrice de Serdaigle. Pas qu'elle ne soit pas un bon professeur, elle pouvait très bien être passionnante mais le sujet manquait d'attraits. On parlait d'une époque lointaine, de personnes mortes depuis longtemps dont on ne connaissait rien d'autre que leurs noms et leurs actions. Le temps passait bien trop lentement à mon avis, j'aurais pu faire une dizaine de choses plus intéressantes si j'avais prétexté une grippe. Sauf que je ne l'avais pas fait en fait j'avais été trop optimiste et je le payais. Les cours d'Histoire de la Magie n'étaient, certes, pas les plus passionnants en règle général mais ils étaient vingt fois mieux que la matière que l'on appelait Divination. Le nom même n'incitait pas à la confiance. Il fallait être curieux pour y aller et être fou pour y rester. J'y étais allée mais j'avais très vite passé la porte dans l'autre sens parce que ce cours, justement, n'avait pas de sens.

A côté de moi, la place était libre. J'avais posé mon parchemin sur la table et ma plume à côté et je n'avais touché à rien depuis le début. A quoi bon? Je savais pertinemment que si je prenais des notes elles ne me serviraient à rien, je ne le relirai pas. J'avais sorti mes affaires pour le geste et au cas où la directrice des Serdaigle ferait une inspection de ce que l'on était en train de faire. Certains professeurs se croyaient malins en se baladant dans toute la classe. Surtout que personnes n'écrivaient, les Serdaigles avaient du mettre le titre et encore pas tous. Il faut dire, pour ma défense, que c'était le dernier cours de la journée, il aurait pu mettre, je ne sais pas moi, sortilèges quelque chose d'important histoire qu'on ne s'endorme pas en cours. Mais non à croire qu'ils tenaient à ce qu'on loupe notre année. Je ne me faisais pas de soucis là dessus, j'avais de loin des résultats me permettant de passer en sixième année mais je savais que ce n'était pas le cas de tous les élèves de cette classe. C'est très rare que des élèves redoublent je ne dis pas, mais en Histoire de la Magie -puisqu'on avait la possibilité d'abandonner des matières après- ça devait être plus fréquent. C'est une matière particulièrement facile pourtant, il suffit d'apprendre tout par cœur et de tout ressort mais le par cœur c'était énervant, on avait l'impression de perdre du temps, d'ailleurs c'était le cas. Pourtant, c'était aussi la façon la plus simple d'avoir de bonnes notes; on pouvait être la personne la plus bête qu'il existe il était toujours possible d'obtenir un Optimal en Histoire de la Magie. Même un cracmol pouvait contrairement aux cours de sortilèges où s'était impossible. Il y avait deux conditions à remplir avant de s'aventurer en sortilèges et enchantements; premièrement, pratiquer la magie -logique- et deuxièmement avoir une forte résistance psychologique parce qu'on était face à Hazel Woodley ce qui voulait tout dire. J'aurais pu continuer encore longtemps de comparer les cours et leurs professeurs sauf que la cloche venait de retentir et j'avais une soirée bien occupée en prévision.

En sortant du coup cours je réussis (ironie) à entendre les derniers ragots du jour. Rien de très intéressant si vous voulez mon avis surtout que cela faisait quelques jours que j'étais au courant. En règle général il parlait d'une élève de quatrième année qui avait réapparu. Il n'en fallait pas plus pour que tout le monde parle d'elle. Je savais par avance que d'ici deux jours les élèves auraient oublié existence puisqu'ils ne connaissaient pas son nom pour la plupart. Ils s'en fichaient même, eux, ce qu'ils voulaient c'était juste savoir ce qui c'était passé. Personnellement, je m'en foutais surtout que je doutais qu'elle commence à raconter sa vie à des gamins ne voulant qu'alimenter les ragots. D'un autre côté, elle ne dirait pas rien juste pour que les autres n'arrêtent pas la harceler pour savoir. Elle n'était pas comme ça. Oui, je l'avais déjà rencontrée. L'année dernière pour être précise ni plus ni moins dans le bar le plus miteux de Pré-au-Lard : la Tête de Sanglier. Je gardais un bon souvenir de ce moment, elle m'avait paru être une personne sensée à qui l'on pouvait faire confiance. Elle, Olivia Balsey, élève de Serpentard en quatrième année et leadeur des Purgateurs ce qui nous faisait pas mal de points communs. Olivia n'était pas ma meilleure amie mais c'était une personne que je respectais ce qui était déjà pas mal. Olivia avait ce petit quelque chose qui nous mettait en confiance, cette assurance qui nous laissait croire qu'elle savait parfaitement ce qu'elle faisait. Mais enfin Olivia ou pas Olivia je n'allais pas passer la soirée à délibérer sur son retour alors qu'il n'était que 17h30.

Je pris le chemin de la bibliothèque en souhaitant avec ferveur ne pas croiser quelqu'un que je connaissais, même si je l'appréciais. J'avais un devoir de Sortilège à faire pour demain. Habituellement je m'y prenais toujours à l'avance mais cette semaine je n'avais pas eu le temps. Le temps m'avait paru s'accélérer. Chaque professeur nous donnait un devoir plus difficile que le précédent. On n'avait pas eu une seule seconde pour souffler et, d'ailleurs, on n'en avait toujours pas. Au moins, on évitait de se prendre la tête pour des choses inutiles ou de passer une heure assise sur une chaise à ce demander ce qu'on allait bien pouvoir faire. C'était assez rageant tout de même surtout que les quatrièmes années n'avaient, eux rien à faire. Ils nous narguaient constamment tels des gamins sachant qu'ils sont inférieurs mais profitant de la première occasion pour essayer de faire croire le contraire. C'était pitoyable. Enfin, c'était Poudlard et de toute façon c'était toujours la même chose. C'était juste une mauvaise passe.

Je finis par arriver à la bibliothèque et je me dirigeais tout droit vers les étagères où se trouvaient les livres concernant les sortilèges. Il ne me fallut pas longtemps pour repérer celui que je cherchais en encore moins pour trouver le passage qui m'intéressait. Le comprendre et le réécrire d'une façon différente c'était tout autre chose. Une heure passa puis deux, trois et même quatre avant que je pose ma plume et que je me lève, le devoir terminé. En sortant je me dirigeais droit vers la salle commune de Serpentard. Il devait être vers la vingt deux heures, je savais que je n'aurais pas du rester si tard dans la bibliothèque mais personne ne m'avait vu et je tenais à ce que mon devoir soit parfait. Je ne supporte pas la médiocrité. C'est plus qu'un état d'esprit, c'est une façon de vivre, c'est se mettre la pression tous les jours à n'importe quelle heure. C'était comme cela que vivait presque tous les Serpentards. J'en connaissais peu qui s'en foutent vraiment. Ah, ils pouvaient le dire certes mais ce n'était pas pour ça que c'était le cas. Un soir de semaine les élèves dormaient assez tôt, vers la vingt deux heures, chose que je pouvais comprendre puisqu'on se levait assez tôt le matin. Il était vingt deux heures largement passé lorsque je franchis le pas de la salle commune de Serpentarde, trente peut-être je ne savais pas exactement. Le silence régnait en maître dans cette salle, pourtant je n'étais pas la seule élève présente. Elle était là aussi. Olivia Balsey, assise sur le sofa, attendant. Mon regard fit en vitesse le tour de la pièce pour vérifier que personne n'ait échappé à ma vue; nous étions donc seules. Logique.


-Olivia, dis-je en m'asseyant à côté d'elle dans le sofa. Ça avait un air de déjà vu. C'était avec ce même mot, son prénom, que nous avions engagé notre première conversation mais aujourd'hui ça serait différent. Bon retour parmi nous!

Elle n'était pas là par hasard, et moi non plus.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: Les nuits hanterons les jours [PV]   Dim 9 Jan - 15:17

Je ne faisais pas partie de cette population qui aimait naturellement les gens. Les gens qui trouvaient normal d'évoluer entre eux pour pouvoir survivre dans cette jungle. Je n'aimais pas les êtres humains, ca ne voulait pas non plus dire que je les détestais. Du plus loin que je puisse m'en souvenir, je n'avais jamais eu d'amis. J'avais toujours été bien entourée, ca c'était un fait, les filles et les garçons m'appréciaient en général et voulaient passer du temps avec moi. Mais je ne ne pouvais pas dire que de mon côté, ces individus avaient une quelconque importance. Ce qui m'intéressait, c'était de les observer, encore et encore pour ne plus rien découvrir d'eux. En ce sens, ils me fascinaient. Sinon ce n'était que des bavards qui étaient plus préoccupés par leurs bouts de doigt, plutôt que par le reste. Donc s'ils me foutaient la paix, je ne pouvais que m'en porter mieux.
Et en général, comme je ne demandais rien à personne, personne ne me demandait rien non plus, bien que quelques exceptions arrivent de temps en temps, et c'était là que ca devenait plus excédant. Oui, je parle bien de ceux qui deviennent lourds comme on dit plus communément et qui insistent pour vous faire cracher des informations, que de toute façon, vous ne cracherez pas. Comme tout le monde, j'avais fait des rencontres exaspérantes, et sur le moment, j'avais pu détester ces étrangers, mais après, je les logeais dans un coin de ma tête, les oubliant pour un temps.

Un temps seulement parce que j'avais une très bonne mémoire.

Certains aussi auraient eu mieux fait de s'en souvenir et de prendre des notes, mais à près c'était à leurs risques et périls, mais là, la question n'avait pas lieu d'être posée. Pour le moment, je profitais du confort que m'offrait temporairement le canapé sur lequel j'avais décidé de loger. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris plaisir à prendre le temps de m'asseoir et ne rien faire; et comme ca ne durerait pas, je n'allais pas cracher dessus. J'en avais presque oublié ce qu'était la joie de lambiner, mais après tout, la voie que j'avais prise, je l'avais choisi, les inconvénients allant avec. D'une manière général, je ne me plaignais pas, je préfèrerais encaisser les coups, mais parallèlement à ca, je n'hésitais pas à dire ce que je pensais quand cela se révélait être nécessaire. Je ne supportais guère de me faire marcher sur les pieds; c'était pour les faibles. Et même là, je n'avais pas le temps d'être faible

On entre dans la cours des grands maintenant.

Un peu triste à dire quand on a seulement quatorze ans, mais c'était comme ca. Comme je l'avais dis plus haut, je n'allais pas me lamenter et ce n'était pas parce que j'avais plus des manières d'adultes que ca me dérangeait. Beaucoup d'enfants privilégiaient leur adolescence. Moi j'avais opté pour autre chose, et pour l'instant ca ne me perturbait pas. Le temps des regrets, ce serait lorsque je n'aurais plus rien à faire de mes journées que de me balancer sur un rockingchair, les cheveux grisonnants.

Si j'arrivais jusque là.

Et sur ce point, rien n'était moins sur parce que tout pouvait basculer du jour au lendemain. Et ca ne me déplaisait pas que cette adrénaline s'arrête d'un coup. Après est-ce que j'avais peur de la mort, il aurait été bien vantard et futile de dire que non. Il était impossible de répondre à cette question pour la bonne raison que la plupart du temps, même les non croyants se mettaient à prier un Dieu quelconque lorsque leur vie était en jeu, alors que d'autres plus trouillards de nature affrontaient noblement leur destin. Dans tout les cas, il y avait une petite goute de folie et c'était à chacun de choisir quelle option il préférait. Le seul problème, c'était que justement, on ne pouvait pas faire son choix à l'avance. Nous verrions bien le moment venu.

Et en l'occurrence ce moment n'était pas arrivé.

La pièce était seulement éclairée par les bougies suspendues dans les airs grâce à la magie, ce qui était bien utile. Le feu qui ronflait paisiblement dans l'âtre commençait déjà à étouffer au milieu des cendres. Avec ma baguette magique, j'aurais très bien pu déplacer une des petites bûches qui servaient à l'entretenir pour la mettre dans la cheminée. J'aurais pu. Mais je ne le fis pas. Ca m'importait peu qu'il fasse froid dans la salle commune ainsi que de ne plus rien y voir; en réalité, ca avait plutôt tendance à m'arranger. Ce fut néanmoins grâce aux dernières flammes qui créaient dans ombres étranges sur le mur que j'avais deviné que quelqu'un se trouvait en ma compagnie. D'où elle venait, d'où elle sortait, je n'en savais rien, elle n'avait pas fait un bruit pour arriver jusque ici, mais ca m'était bien égal. Je n'étais pas effrayée pour autant. Ce qui était dans l'obscurité était parfois moins dangereux que ce qu'on mettait en pleine lumière. Et bien souvent, on l'apprenait à nos dépends.
La jeune fille vint rapidement s'asseoir à mes côtés. Je la connaissais déjà.

-Olivia. Bon retour parmi nous.


Ambre Serana. Je m'en souvenais comme si c'était hier. Tout d'abord, elle avait commencé par rejoindre le groupe des Purgateurs, ce qui n'était pas rien. Les Serpentard n'étaient pas des froussards, mais n'étaient pas toujours vaillants non plus, aussi la seule chose qui nous protégeait, c'était les murs de l'école, et à l'intérieur, on ne pouvait pas affirmer qu'il y avait une grande majorité de pro-mangemorts, ce qui pouvait paraître dangereux de prime abord. Mais ce n'était pas parce que nous étions peu que nous étions faibles. Bien au contraire. La plus grande menace en somme, c'était l'équipe enseignante.
Déjà lors de notre première rencontre, j'avais remarqué qu'elle n'était pas là pour s'amuser. Ce trait ne m'avait pas laissé indifférente, et puis la suite, qui était prévisible était arrivé, elle aussi avait terminé par devenir une des leadeuses du groupe. On l'a dans la peau ou on ne l'a pas. Moi par exemple, je ne pouvais pas permettre qu'on me donne des ordres auxquels je devrais obéir bêtement sans comprendre. Ma tête carburait trop pour ca. En bref, avait je m'étais volatilisée aussi simplement que le bruit de « pop » qu'on fait lorsqu'on transplane.

Seulement, je ne savais pas transplaner.

Je m'autorisais un sourire, ce que je n'avais pas fait depuis bien longtemps. Nous n'étions pas amies, pas ennemies non plus, mais je savais la juger à sa juste valeur, sûrement comme elle devait le faire avec moi. Autant dire que je préférais sa compagnie à celle d'autres.

- Merci. Une façon comme une autre d'engager la conversation. Mais je n'avais pas de temps à perdre, elle non plus, aussi je plongeai directement mes yeux dans les siens avant de poursuivre, depuis le temps... comment se présente les choses aujourd'hui ?

J'ignorais tout de ce qu'il s'était passé à Poudlard et j'avais la petite idée que c'était Ambre qui serait sans conteste le mieux placée pour me répondre.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Les nuits hanterons les jours [PV]   Mer 12 Jan - 16:09

Changer de vie. J'avais entendu ces mots beaucoup de fois ces temps-ci. Pas mal de personnes parlaient d'aller vivre autre part, loin d'ici de préférence pour être «plus tranquille». Devenir quelqu'un d'autre comme si l'on avait honte de ce que nous étions. Je comprenais qu'on parte à cause de la peur qui régnait sur la communauté magique, je comprenais qu'on puisse partir par lâcheté mais c'était différent. Ces gens là étaient capable d'abandonner leur identité de haïr ceux qui se rappelaient qui ils étaient vraiment, ceux qui se rappelaient comment ils s'appelaient. Notre nom est pourtant la chose la plus importante, c'est la base même de notre identité. Évidement, quand on avait un nom qui sonnait «Sang-de-Bourbes» c'était autre chose et je pouvais comprendre qu'on veuille changer. Il y avait des noms de famille où l'on sentait que la famille elle-même était sale et si, par tous les hasards, une personne qui ne soit pas sale ait le même nom de famille il était logique qu'elle change. Mais c'était tout de même dévalorisant. En fait, le mieux c'était d'avoir un beau nom de famille dès sa naissance et le garder toute sa vie. Comme pour moi en quelque sorte. Je ne prétends pas avoir le plus beau nom de famille du monde (au dernières nouvelles il n'existe même pas) mais j'ai la chance d'en avoir un qui parle, je veux dire, un nom de Sang-Pur qui ne soient pas des Traitres à leur Sang. Quand je vois tous ceux que portent les autres élèves je me dis que j'ai une chance rare.

Combien de fois avais-je déjà entendu que Poudlard était l'endroit le plus sûr du monde? Des dizaines de fois, ma mère me le disait, mes professeurs me le disait. A croire que c'était vraiment le cas. Pourtant je n'en étais toujours pas convaincue. Peut-être parce que je savais qu'il fallait voir au dessus des apparences et que tout ne se passait pas bien dans le château. La preuve : les Purgateurs. Qui pouvait expliquer notre présence alors? On aurait du se faire prendre avant même d'avoir commencé, avant même que l'idée ait germé dans notre esprit. Pourtant on était là, de plus en plus nombreux -même si peu nombreux, trop peu nombreux. Quelle était la grande faiblesse de Poudlard et de ses professeurs? Il avait tendance à croire que tous les élèves étaient des enfants modèles, à nous pardonner presque toutes nos erreurs. Comme si on avait tous, au fond, quelque chose de bon qui prenne toute la place et qu'on était pas capable de faire quelque chose de bien. Je ne voyais pas d'autres explications. Ils nous avaient peut-être, au début, sous-estimer, je n'en savais rien. Une chose est sûre ils avaient laissé cette idée prendre forme et se mettre en mouvement. A moins que cela soit leur but, à moins que l'on tombe dans un piège mais, sérieusement, j'en doutais. Bon, ce n'était pas comme si on avait tué quelqu'un certes mais on était quand même à l'origine de certaines agressions dans Poudlard ce qui n'était pas rien pourtant on ne s'était encore jamais senti agressé, comme si on avait une protection invisible.

Être invisible. C'était quelque chose qui ne m'avait jamais tenté. Quelques instants si mais pas tout le temps. Évidement on pouvait aller partout sans se faire prendre on pouvait s'habiller n'importe comment sans recevoir une dizaine de répliques cinglantes mais..non. Je n'avais pas honte de mon corps, pas question que je le cache comme une voleuse. Et puis même, c'était quelque chose de psychologique. Je finirais par dépérir d'ennui sans lui, les regards des autres me manquerait, leurs avis surtout. Je ne pourrais plus avoir l'avis d'une personne. C'est le pire de tout. Je ne voulais pas être invisible.

On a tous eu des choses, dans notre vie, qu'on ne voulait pas. Comme ranger chez chaussures dans le bon tiroir qui était évidement le plus élevée or, comme on était jeune, on était pas assez grand alors on devait à chaque fois appeler quelqu'un ce qui nous faisait perdre de précieuses secondes. Il y avait aussi l'éternel ranger sa chambre qui ne nous motivait pas mais, comme il n'était pas non plus question qu'une autre personne que nous le fasse, c'était notre chambre, notre domaine et les autres, surtout pas nos parents, n'avaient pas le droit de mettre ne serait-ce que le doigt de pied dedans. On cachait un tas de choses et, mieux que ça, on pensait que nos parents ne savaient pas où l'on cachait les coquillages qu'on avait ramené des vacances à la mer sans avoir au préalable demandé à nos parents alors qu'en fait ils étaient parfaitement au courant. Pour ma part, je n'ai jamais ramené de coquillages mais sait-on jamais, certains enfants moldus ramènent des choses inutiles et sans aucun attrait, quelque chose qui leur ressemble en fait.


-Merci., commença Olivia avant de placer son regard dans le mien. Depuis le temps... comment se présente les choses aujourd'hui ?

Je savais qu'elle allait me poser cette question. Cela coulait de source, qu'elle veuille savoir ce qui se passait pourtant je n'étais pas sûre de ce que j'allais lui dire. Je n'ai pas songé, une seule seconde à lui mentir. De toute façon il ne lui aurait pas fallu longtemps pour comprendre que les choses n'avançaient pas. Je ne suis peut-être pas la meilleure juge, n'étant pas d'un naturelle optimiste. Je pouvais toujours lui dire ça avance doucement mais surement mais c'était presque comme mentir pour moi. Parce que ça n'avançait pas surement, d'ailleurs ça n'avançait pas du tout. Rien n'avançait à Poudlard, c'était la seule chose positive. Personne ne faisait de mouvement anti ou pro ce que vous voulait. Tout était à plat. Il arrivait que les sujets de conversations se portent sur le sujet mais seulement en de rares occasions. Trop rares à mon avis. C'était un sujet qui méritait le respect et un temps de réflexion suffisant pour ne pas en faire n'importe quoi.

-En gros, comme avant ton départ.

Je ne niais pas être pessimiste sur le sujet. C'était quelque chose qui avait d'ailleurs tendance à m'énerver. Au début, pas mal de personnes s'étaient montrées motiver, partante et pour finir elles avaient lâché le fil avant même d'être rentrée dans le labyrinthe. Navrant. D'un autre côté c'était mieux comme ça. Autant qu'elles lâchent avant qu'en cours de route, cela pouvait s'avérer plus embêtant. Il n'empêche que ce n'était pas pratique. Pratique. Un grand mot qui ne voulait rien dire. Rien n'était pratique. Que le monde soit rond n'était pas pratique, qu'il y ait des Traitre à leur Sang et des Sang-de-Bourbes n'était pas pratique. Qu'Olivia soit revenue n'était pas pratique non plus bien que l'inverse était vrai aussi. Alors bon, c'était assez énervant. Pour reprendre l'exemple d'Olivia ce n'était pas comme si je n'étais pas contente de son retour mais que je m'étais habituée à son absence et que ça allait changer. Certes, il fallait que ça change mais même.

Rien n'est pratique, pour autant, ce n'est pas pour ça que l'on doit baisser les bras comme quoi le monde est contre nous.


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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: Les nuits hanterons les jours [PV]   Ven 14 Jan - 16:25

Des questions, beaucoup de questions, trop de questions auxquelles je ne répondais pas ou alors vaguement, ce qui avait le don d'énerver mes interlocuteurs lorsque je décrochai seulement quelques mots sur un sujet, alors qu'ils étaient avides d'en savoir plus. Voilà ce qui arrivait lorsqu'on était trop gourmand, au final on finissait par ne rien avoir et peut être qu'au final, ce n'était pas plus mal que ca. Parce qu'à savoir trop de choses, c'était parfois dangereux et de nombreuses personnes s'en étaient mordu les doigts d'avoir voulu effleurer quelque chose qui ne les concernait pas. Après coup, il se retrouvait pris dans le tourbillon, ce cercle qui devenait rapidement vicieux et dont il était impossible de sortir. Ce n'était pas des gens à plaindre, puisque ce n'était pas non plus comme si ils n'avaient pas été mis en garde. Seulement voilà, les êtres humains se pensaient supérieurs en tout, tel des Dieux qui pouvaient tenir le soleil entre leurs mains alors qu'il n'en était rien. Ca me faisait doucement rire de voir autant de naïveté de leur part, mais il fallait croire qu'ils avaient besoin de ca pour vivre. Alors si ca leur permettait de s'affirmer en ayant des paillettes dans leurs yeux toute leur vie, grand bien leur fasse.

Ce n'était pas mon projet.

Est-ce que je me pensais donc être au dessus d'eux ? Oui et non, parce que j'avais décelé ce qu'ils n'arrivaient pas à déceler, donc je ne tombais plus dans le panneau. Mais il fallait aussi voir les choses en face et elles étaient loin d'être bonnes puisqu'il y avait toujours quelqu'un pour vous dominer, qui que vous soyez. Par exemple, nous étions des pro mangemorts, nous pensions connaître pas mal de trucs à propos des Sbires de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom mais ces derniers en savaient bien plus que nous sur le sujet et nous n'étions ni plus ni moins que des pions sur l'échiquier qui se faisaient descendre en premier à la place d'un fou ou d'un cavalier qu'ils étaient. Eux même qui pensaient être puissants ne l'étaient pas, car le grand mage noir, le Roi devait très certainement garder ses petits secrets pour lui, et lui seul. Compréhensible de ne faire confiance à personne lorsqu'on est l'incarnation du mal. Si j'avais conscience de tout cela, alors pourquoi est-ce que je continuais d'évoluer dans la mauvaise direction ? Ca aussi, c'était une bonne question car j'étais comme les autres à l'état d'un chien qui suivait gentiment son maître... Jusqu'à ce qu'il puisse lui mordre la main lors d'un trop large excès de confiance. J'étais ambitieuse, oui.

Mais jusque où ?

Durant ces mois, il m'était arrivé quelques fois de sortir de la planque dans laquelle je m'étais terrée rien que pour me réapprovisionner en nourriture par exemple. Je mangeais peu, j'avais un peu maigris, mais pas tellement au point que ce soit alarmant. Comme une personne qui ne mange pas à sa faim quoi. C'était là dessus que j'avais eu à me méfier le plus car les marchands qui me vendaient leurs fruits m'observaient alors avec curiosité en me demandant d'où je venais, ou je vivais et tout le toutim, l'air de rien, prêt à flairer de mauvais traitements de la part d'éventuels parents. Mêlez vous de vos affaires aurait été une réponse correcte et légitime, mais pas très tactique car cela n'aurait jamais satisfait leur égo et si certains s'en seraient contenté, d'autres auraient fouiné dans des problèmes qui ne les concernaient vraiment pas. Il fallait assouvir leur soif, leur faire entendre ce qu'il voulait entendre, mentir donc pour voir un visage réjoui d'avoir pu soutirer des informations qui finalement se révélaient être fausses.

Pathétique.

J'avais ressorti la même salade du coup aux professeurs de Poudlard, puisque ca n'avait pas manqué. On ne revient pas dans l'école sans fournir quelques explications et j'avais dû au préalable donner des nouvelles à la gouvernante du manoir, qui s'inquiétait souvent pour un rien et qui ne posait pas de questions -elle, au moins- et a qui j'avais ordonné de mentir pour moi en disant que j'avais bien été à la maison durant ces longues semaines. Mes parents s'en fichaient tellement que ce n'était même pas la peine de leur donner un quelconque signe de vie. L'histoire donnée avaient convaincu les enseignants et la directrice, ni vu ni connu, même si le visage de certains d'entre eux, fermé, ne laissait rien voir de bon, montrant qu'ils hésitaient entre me croire ou non, mais n'ayant pas assez de preuves pour affirmer le contraire. Eux aussi, il fallait s'en méfier comme de la peste.

Et là, j'en revenais à faire pareil avec Serana, poser des questions dans le but d'avoir des réponses et savoir comment opérer par la suite. Est-ce que j'allais reprendre ma place comme si de rien était ? Oui. Un peu prétentieux de ma part, je l'accordai volontiers, mais il y en avait qui étaient comme ca. Comme si c'était concevable de passer comme ca de leader à suiveur comme ca. Si ca ne plaisait pas à certains, du reste, ca m'était bien égal, je n'étais pas ici dans l'optique d'être aimée à tout prix. Je voulais être considérée à ma juste valeur, ni plus ni moins.

Mais ca, c'était beaucoup demander à des gens qui ne comprenaient pas ce point de vue.

-En gros, comme avant ton départ.

Au moins, ca c'était fait. Je ne niai pas qu'à l'entente de ces mots, j'étais fort déçue, parce que j'avais un petit goût prononcé pour l'action, mais en même temps, cela m'aurait aussi agacé de ne pas pouvoir y participer. On est jamais content de ce qu'on a. Ce qui était d'autant frustrant c'était que de mon côté aussi, il n'y avait rien de notable et j'avais l'impression de faire du surplace, or le surplace, ca allait bien cinq minutes mais je n'aimais pas ca. Après, on ne pouvait en vouloir à personne, c'était comme ca... c'était comme ca, est-ce qu'il y avait un coupable, non. Je me mordai discrètement la lèvre, mais n'y laissait rien paraître. C'était loin de me déstabiliser au contraire...

- Je vois...
c'était vite fait en même temps s'il ne s'était rien passé. Je ne me démotivais pas pour autant. Des nouvelles recrues ?

Un mot bien laid je trouve pour parler de personnes qui suivaient les mêmes objectifs que les nôtres, mais en même temps, je ne voyais pas tellement qualifier ces personnes qui autant, je ne connaissais même pas pour pouvoir leur donner un nom.

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MessageSujet: Re: Les nuits hanterons les jours [PV]   Jeu 20 Jan - 17:25

Un avenir. Voilà ce qu'on voulait tous, qui que l'on sait, où que l'on soit : un avenir. Chacun avait sa vision de l'avenir et personne ne voulait le même avenir que celui d'à côté. Heureusement d'ailleurs si tout le monde voulait, par exemple, devenir ministre de la magie alors qu'il n'y avait qu'une seule place pratiquement personne ne serait content de ce qu'il aurait. Dommage pour eux. Moi, ça ne me faisait ni chaud ni froid étant donné que passer ma vie dans un bureau à faire de la paperasse ce n'était pas trop mon truc. Je ne dis pas que j'aurais préféré être auror -rien que prononcer le mot me donnait la nausée- mais c'était tout de même un peu plus palpitant. On était sur le terrain, on agissait, on ne passait son temps à signer des papiers aussi importants soient-ils. Une personne ne me connaissant pas du tout m'aurait sans doute proposée d'être femme au foyer. Personnellement, je n'envisageais même pas cette possibilité tant elle me semblait idiote, j'avais mieux à faire de ma vie que de m'occuper de la maison et des enfants. C'était un choix exemplaire de se sacrifier -comme le faisait ma mère par exemple- pour ça mais ça ne pourrait jamais me convenir. Parce que, dans ces cas, on dépendait entièrement de son mari, des ressources qu'il apportait or c'était beaucoup trop risqué. Et puis, ça devait être ennuyant, franchement, sympa une fois ou deux mais après ça devait vite nous porter sur les nerfs. Alors qu'est-ce que je voulais? Je ne sais pas vraiment. Je fais partie de ses gens qui savent ce qu'ils ne veulent pas mais pas ce qu'ils veulent. J'avais quelques idées bien sur mais rien de très précis ni de très net. Après tout, je n'avais que quinze ans et plusieurs années pour réfléchir à ce que j'allais faire après Poudlard. Ça allait venir vite, je le savais mais je n'avais pas envie de me prendre la tête avec ça. C'était une question qui méritait une très grande réflexion et surtout où l'on avait pas le droit à l'erreur sinon on était parti pour gâcher plusieurs années si ce n'est toutes dans certains cas, de notre vie. Je ne m'en laissais pas le droit. J'allais choisir ce que je ferais plus tard et j'allais faire le bon choix, comme je le faisais toujours.

Me bon choix. Qu'est-ce que c'est au fond? Choisir en fonction de ce qui nous plaisait ou de ce dont on avait besoin? Un peu des deux surement. Savoir choisir le juste milieu pour qu'on ne soit, ni en difficulté financière, ni ennuyé vingt-quatre heures sur vingt-quatre sept jours sur sept assis derrière un bureau à trier des papiers. Le problème, c'est qu'on ne savait pas, on ne pouvait pas savoir, quels étaient les bons choix pour nous parce qu'il y avait deux façon de résonner. Maintenant et plus tard. Voulait-on le meilleur pour aujourd'hui, pour notre petite vie tranquille ou pour dans vingt ans où l'on serait peut-être marié avec des enfants à nourrir et à éduquer? J'aurais bien dit, pour plus tard. C'est ce qui me semblait le plus logique, de prendre ses précautions pour l'avenir. L'avenir. On y revenait toujours, tout le temps. C'était peut-être mon âge qui le voulait. Je n'avais pas peur, à proprement dit, de l'avenir j'espérais juste que tout se passerait bien. Vous me direz, il n'y avait pas de raisons pour que ça se passe mal. Et bien c'est faux. Des raisons il y en avait des dizaines. Imaginez que les mangemorts tombent, que tous les Purgateurs se fassent prendre...on était -j'étais- très mal. Ce qui dirait mes parents je m'en foutais un peu. Déjà parce qu'ils n'étaient pas capables de vraiment m'en vouloir plus d'une journée il suffisait que je fasse un peu de chantage affectif pour que ça passe et deuxièmement parce que je n'avais plus deux ans et que leurs sermons -même si ils étaient toujours aussi ennuyant qu'à l'époque- ne me faisaient plus peurs. J'étais plus indépendante, plus forte. Dans deux ans je serais majeure, et là ça serait encore mieux. Pas forcement plus facile, plutôt le contraire, il fallait savoir gérer son argent, tout gérer mais ça avait quelque chose d'excitant. Ne plus avoir de limites, de parents pour ne dire ce qu'il ne fallait pas faire. On pouvait tout tester -sans aller jusqu'à commettre un meurtre bien sur- sans recevoir de sermons après. Le seul hic c'est quand il fallait assumer les conséquences qui ne manquaient pas de se faire remarquer, quelques jours plus tard.

Les conséquences. On les fuit tous. Pas tout le temps, ils nous arrivent, dans nos moments de courage, de les assumer mais, soyons réalistes, c'est rare. Je parle des grosses conséquences, pas de simplement nettoyer la cuisine quand on a cassé une assiette. Par exemple, si on tue quelqu'un -d'un extrême à l'autre je sais- personne ne dira; je sais que j'ai fait quelque chose de mal envoyez moi à Azkaban. On fait tout pour éviter, on s'invente des circonstances atténuantes, tout ce qu'on peut pour ne pas y aller. On fuit. Bon, évidement, il fallait commencer par ne pas tuer c'est évident mais bon, une erreur est si vite arrivée... L'erreur est humaine comme on dit. Enfin c'est vraiment que ce qu'on dit parce que franchement, essayez de sortir ça à un juge il ne l'entendra pas de la même oreille. Alors, a-t-on vraiment le droit à l'erreur? Ça dépend des cas je suppose. Tout est relatif, diraient les grands philosophes. Je ne me donne pas ce droit, l'erreur est une faiblesse même si, les seules fois où j'en ai fait, j'ai su en tirer parti, ça m'a d'ailleurs apporté bien des choses. Mais je ne suis pas folle, je ne ferais pas tout le temps des erreurs juste pour avoir les bénéfices qui vont avec. Trop dangereux, je ne prends pas des risques comme ça. Pas pour si peu. Et puis, nos erreurs on s'en sert pour, justement, ne plus refaire la même erreur. Enfin bon, chacun son truc. Il y avait des personnes qui préféraient faire des erreurs pour ne plus les faire ensuite.


- Je vois...

Tant mieux parce que je n'avais pas vraiment envie de développer le sujet. Logique. Qui aurait envie de raconter en détail une guerre qu'il aurait perdu? Personne à moins d'être la gentillesse même et de reconnaître avec passion les talents de ses ennemis or, je le dis tout de suite, ce n'était de loin pas mon cas. Je veux dire, reconnaître que les autres se sont battus je pouvais très bien le faire mais seulement lorsque, au final, c'était moi qui était vainqueur. Pas dans le cas contraire. Heureusement, ça n'arrivait pas souvent.

-Des nouvelles recrues?

Là, j'avais une réponse positive à lui donner. Heureusement. Je me voyais mal répondre non à cette question. Ça aurait été insultant. Comme si je n'avais rien accompli. Rien du tout pas la moindre petite chose. Mon action aurait été alors insignifiante. Mais ce n'était pas le cas. Bien sur, ce n'était pas comme si deux cents personnes nous avaient rejointes d'un coup, comme ça sans raison apparente mais c'était déjà ça. On n'était peut-être pas encore capable de faire de très très grandes choses mais ça allait venir. Rien que le retour d'Olivia ça nous redonnait espoir. Pas que j'ai un jour perdu l'espoir en les Purgateurs mais dire que ça a toujours été simple serait mentir. Il y avait eu des moments durs à devoir tout gérer, à me demander si Olivia allait un jour réapparaitre. Et puis elle était revenue comme si elle n'était jamais partie. Aussi simplement que ça.

-Oui, quelques unes mais pas des masses.

Autant ne pas lui donner de faux espoirs. Je ne tenais pas à ce qu'elle s'imagine des choses qui n'existaient pas. C'était mauvais pour le moral et pas que pour le sien.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: Les nuits hanterons les jours [PV]   Sam 29 Jan - 11:09

Est-ce que j'allais vivre longtemps ? C'était parfois la question que je m'étais posée lors de longues soirées que j'avais passé, seule. Quand j'y repensais, je me demandais également comment j'avais pu faire pour vivre une pareille situation pendant des moins. J'étais solitaire c'était un fait, mais il ne fallait pas se leurrer; un être humain ne pouvais vivre qu'au milieu d'autres êtres humains car même si c'était des crétins pour la plupart, et bien d'autres vous permettaient d'évoluer. Et puis comme ca, cela nous montrait également plusieurs exemples : celui qu'il fallait suivre, et celui qu'il ne fallait pas suivre. C'était un tout, mais finalement, je trouvais que je ne m'en étais pas trop mal sortie.
Pour en revenir à cette histoire d'existence, j'avais une théorie assez simple sur le sujet; en même temps, il n'était pas très difficile d'aller chercher très loin. Dans tout les cas, à mon avis, il valait mieux vivre jeune, mais avoir une belle vie bien remplie de choses qu'on avait eu envie de faire plutôt que de terminer décrépie dans son coin, les cheveux grisonnant, n'ayant eu rien d'autres à faire que de faire un métier qui ne nous avait pas plut toute notre vie. Malheureusement, beaucoup de personnes entraient dans cette catégorie, mais en même temps, ce n'était pas non plus comme si elles étaient à plaindre parce que cette condition, elle l'avait voulu; sinon elle aurait tout mis en œuvre pour sortir de ce trou noir et béant qui la happait de plus en plus jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

Et oui, il fallait y penser avant.

Non, ce n'était pas d'une vie comme celle là dont je rêvais, mais parallèlement, un univers où je serais toujours et sans arrêt sur la sellette, ca allait un temps, oui un temps seulement, parce qu'on pouvait mourir jeune certes en ayant faire la plupart des choses qu'on avait eu envie de faire, mais je refusais de mourir connement pour un mage qui se fichait bien du sort de ses sbires ainsi que les sbires des sbires; c'était un cercle sans fin. Le pire dans tout ca, c'était que j'avais pleinement conscience de la position dans laquelle je me trouvais et pourtant, pour le moment, ca ne me dérangeait pas pas. Mais j'étais loin d'être folle ou idiote, je savais protéger mes arrières avant tout et il n'était pas envisageable que je me fasse descendre à coup d'avada kedavra balancé lâchement dans le dos. C'était bien une chose dont j'avais horreur et pourtant c'était une des caractéristiques qui faisait qu'on pouvait avoir pour rentrer dans la maison des Serpentard : la lâcheté. Non, je partais du principe que si l'on venait à assassiner quelqu'un, le dernier regard qu'il devait voir était celui de son bourreau. Il venait de se faire buter; il avait quand même le droit qu'on lui fasse une fleur en sachant par qui. Bien sûr si je venait à devoir sauver ma peau, je n'hésiterai pas à abandonner un camarade; nous faisions les choses en toute connaissance de cause, si certains fléchissaient, c'était tant pis pour eux. Nous vivions dans un monde où nous n'étions ni plus ni moins que des morceaux de viande, c'était à celui qui courrait le plus vite pour pouvoir avoir une chance de s'en sortir.

Et il n'y avait pas à chipoter là dessus.

Beaucoup de gens auraient trouvé le moyen de contredire de tels propos, les faibles d'esprit par exemple qui croyaient à la paix dans le monde ainsi que tout les êtres humains puissent vivre dans la paix et l'harmonie. Tout ca, c'était des foutaises, des discours de personnes niaises qui se voilaient continuellement la face parce qu'elle refusait de voir la vérité en face. Oui, encore une fois on en revenait toujours au même point; les forts et les faibles. C'était bien triste pour eux. Mais tant que je n'étais pas comprise dans le lot, ca ne me dérangeait pas.
C'était ce discours que je tenais donc sans cesse et je ne le faisais jamais changer ce qui pouvait laisser à penser que j'étais intraitable et sans pitié. Là non plus, je n'étais pas d'accord; j'étais plutôt quelqu'un de relativement réaliste, du moins c'était ce que je pensais, après, je pouvais toujours me tromper après tout, mais dans tout les cas, c'était ce qui faisait toute la différence. Alors oui, je passais sûrement pour une prétentieuse, mais l'avis d'inconnus ne m'intéressait guère; l'avis de personne en fait.

Tu parlais d'une affaire.

Mais revenons plutôt au présent, parce que c'était ce présent qui comptait, pas le passé. Ni l'avenir, ou du moins pour le moment, parce qu'il allait falloir y penser en ce qui concernait les Purgateurs, car ca n'allait pas stagner pendant des lustres non plus. Il FALLAIT qu'il se passe enfin quelque chose de notable... Il j'allais œuvrer pour que tout se passe comme prévu...

-Oui, quelques unes mais pas des masses.

N'importe qui aurait instinctivement et automatiquement demandé qui étaient les heureux élus et à partir de quel nom ils répondaient, mais pas moi. A quoi cela me servirait-il ? Oui, c'est vrai pouvoir les reconnaître dans les couloirs, mais on pouvait aussi me montrer à quoi il ressemblait une fois et cela suffirait amplement. Je n'avais pas besoin de m'encombrer d'informations inutiles, j'en avais déjà bien assez comme ca logées dans mon petit crâne.
Dans tout les cas, ca au moins ce n'était pas une mauvaise nouvelle. Qu'il soit un deux ou dix, une seule personne dans le groupe si elle était suffisamment compétente pouvait changer la donne et c'était aussi ce que j'espérais, car si c'était pour être greffé de bras cassés comme cela était déjà arrivé précédemment, sinon, ce n'était pas la même.

Et puis j'avais une autre idée en tête.

- Tant mieux. Que dire d'autre ? Nous n'avions pas le temps de déblatérer dessus qui plus est, après tout n'importe qui pouvait descendre à tout moment et entendre notre conversation. Or, ce n'était pas le but.

Aussi, je tendais l'oreille pour une ultime vérification de la situation. Comme aucun bruit ne venait à part nos deux respirations qui résonnaient dans la salle commune. Je reprenais.


- Je voudrais savoir... tu sais quelle est la position de Claire Austen, vis à vis de ca ?

Claire Austen ou le personnage difficile à cerner, qui pouvait se révéler être un allier de taille si besoin était. Mais depuis le temps que j'étais à Poudlard, je savais également qu'elle avait son caractère. Mon petit doigt me disait et savait par avance de toute façon ce n'était pas le genre de fille à qui on dictait ses quatre volontés.

Mais ca ne m'inquiétait pas.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Les nuits hanterons les jours [PV]   Mer 9 Fév - 16:56

La vie éternelle. Premièrement question, est-ce que j'étais comme tous ses fanatiques qui croyaient que ça allait leur arriver après la mort? Non. Bien sur que non, quand on était mort on était point à la ligne. C'est toujours mieux que de croire qu'on va se réincarné en un animal. Un animal, j'imaginais déjà l'atrocité de la chose; moi en grenouille ou, pire, moi en souris. Même si je me transformais en chat en chien ou en serpent je n'en mènerais pas large. Il y a des gens, on sait directement en les voyant en quoi il rêveraient de se transformer. Prenez Megane Parry, Miss Poufsouffle, une fille qui était ce que j'appellerai trop gentille, beaucoup trop gentille. Et bien elle, on pouvait tout de suite dire qu'elle se transformerait en abeille et qu'elle ne serait très fière. Moi, au choix, je préférais encore la vie éternelle même si le mieux c'était tout de même, aucun des deux. Deuxième question concernant la vie éternelle : est-ce que j'aimerai vivre éternellement? Là encore, je répondrais non. Je ne dis pas, vivre deux cents, trois cents ou même cinq ans ne me déplairait pas mais de là à être immortelle..non. Beaucoup de personnes poursuivent ce but, le Seigneur des Ténèbres lui-même aimerait -à ce qu'on dit- être éternel. Franchement, je ne comprends pas ce souhait. Qu'on veuille vivre plus longtemps c'était une chose mais éternellement.. Le principe en lui-même n'était pas mauvais mais l'éternité c'était tout de même trop long. Surtout que, pour moi, tout avait un fin, alors que; si on vivait éternellement; il y aurait de fortes chances pour qu'il n'y ait pas de fin. Une chose que je ne pouvais pas concevoir. Mon esprit ne pouvait pas imaginer le fait que quelque chose, ou quelqu'un dans ce cas là, n'avait pas de fin. Je ne sais pas pourquoi, c'était presque contre nature, c'était, tout bonnement, pour moi, impossible. Mais vraiment, ce n'était un simple blocage par caprice je ne pouvais pas concevoir une vision de l'éternité. Vraiment pas. Dès fois, je me dis que j'aurais bien aimé, quand j'entends les autres parler de leur futur vie éternel -les grands optimistes de la vie- mais au final, je suis très bien à ne pas y croire et à ne pas pouvoir le concevoir. On me dira, quand on ne croit pas en quelque chose il est difficile de le concevoir, certes, mais pas impossible.

Certaines personnes croyaient -à tort- que Purgateur rimait avec vie éternel. Pourquoi? D'après moi ça devait venir du fait que le Seigneur des Ténèbres étaient assez tenté, dirons nous, pas cela. Le truc, c'est qu'à ma connaissance c'était le seul. Mais ça se savait hors, dès que les gens savent un petit détail ils en font des plats et des plats; c'est bien connu. Malheureusement, c'était absolument plus marrant dès qu'on n'était pas du même avis que ceux qui répondaient les rumeurs. Ou, pire, qu'elles nous concernaient. Certaines fois ça nous passait au dessus de la tête tant cela sonnait faux mais d'autres non. Ce qui était horrible, c'était de voir les autres, notre entourage proche, y croire. Alors, on faisait comme si ça ne nous atteignait pas, comme si on était supérieur, on prenait un air hautain et distant. Ça nous touchait, on pouvait se prétendre aussi impassible, froid, sans cœur que l'on voulait ça nous touchait. Forcement, enfin, tout dépendait qui était à l'origine de cette rumeur. Le pire, c'était quand c'était quelqu'un de notre entourage proche en qui on avait confiance -ce qui réduisait, pour moi, les risques étant donné que la confiance n'était pas mon fort. Après, si c'était quelqu'un dont on avait jamais entendu le nom.. ça ne m'atteignait pas plus que ça. Parce que je savais que moi, je valais mieux, beaucoup mieux que ça. Ils étaient faibles, vraiment faibles. Tout le contraire de moi en somme.

Je ne dis pas que je n'ai jamais lancé de ces rumeurs, mais c'était avant. Avant que je grandisse. On en avait tous lancé, au moins une fois. Rien que pour voir les yeux en larmes de la personne visée ou mieux, l'entendre pleurer comme une gamine de deux ans. Se délecter de sa tristesse. C'était horriblement agréable.


-Tant mieux.

Tant mieux, bien résumé. Olivia ne me demanda pas les noms de ces recrues, elle le saurait bien assez tôt et ça ne changerai pas grand chose qu'elle le sache ou non. Ce n'était pas comme si j'allais demander au premier venu de rentrer dans les Purgateurs; merci bien.

-Je voudrais savoir... tu sais quelle est la position de Claire Austen, vis à vis de ça?

Claire Austen. L'envie de dire que je n'en savais rien me démangeait, franchement. Mais ça n'aurait pas été dans mes intérêts et j'allais donc devoir en parler avec Olivia. Cette fille aux cheveux roses étaient un cas très particulier au sein des Purgateurs. Il était clair, que l'avoir parmi nous ne pouvait qu'être positif. Le hic c'est qu'elle n'avait, elle, pas très envie que son nom soit associé avec celui des Purgateurs. On n'était pas assez bien pour elle, en gros. Pourtant, elle avait les mêmes opinons que nous mais non, elle tenait à rester dans son coin. Le pire c'est que, en gros, c'était pour éviter les répercutions que cela pouvait avoir, aussi simplement que ça. Comme si elle était faible ou si elle n'avait aucun courage. Claire Austen, je l'avais rencontré et je peux dire qu'elle n'était pas faible. En un mot elle pouvait vous faire comprendre que vous n'étiez rien à ses yeux. Elle disait ça comme si elle vous racontait ce qu'elle avait mangé sauf que ça ne faisait pas du tout le même effet.

Malgré tout cela, j'étais persuadée qu'on pourrait arriver à un compromis avec Claire. Déjà, parce qu'on pouvait arriver à un compromis avec tout le monde et, deuxièmement, parce qu'on avait des idéaux communs ce qui était la base de tout. Donc, il était fort probable qu'on arrive à un compromis. Ça ferait du bien aux Purgateurs. Claire n'aurait pas été considérée comme une nouvelle recrue, cela allait sans dire mais ça aurait été mieux que ça. Une personne importante qui, j'en étais sûre, connaissait une multitude de sortilèges que moi ou Olivia on ne connait malheureusement pas.


-Elle ne veut pas que son nom soit attaché à celui des Purgateurs mais... je pense que l'on pourrait arriver à un compris.

Au fond, ce n'était que mon avis et Olivia ne serait peut-être pas d'accord avec ça. Mais si elle voulait en parler avec elle pour clarifier les choses parce qu'elle ne me croirait pas je la laisserais faire. Pas question de recommencer la discussion que j'avais eu avec elle. Une nouvelle pour discuter des termes d'un compromis oui, mais pas pour essayer de la convaincre de rentrer totalement dans les Purgateurs. Cela aurait été une perte de temps.

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Olivia Balsey
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MessageSujet: Re: Les nuits hanterons les jours [PV]   Jeu 17 Fév - 11:33

Claire Austen était un mystère à elle toute seule, c'était ce qui la rendait si intéressante. Ce n'était peut être pas le terme le plus approprié, mais disons qu'elle avait ce charisme qui faisait qu'on ne passait pas à côté d'elle comme si elle n'avait été qu'un vulgaire balai qu'on aurait abandonné à son triste sort dans un couloir. Après, sur de nombreux points, elle n'était pas plus différente qu'une autre, mais sur de nombreux points aussi, elle se démarquait, et ce n'était pas n'importe lesquels; c'était peut être ca au final, qui changeait tout.
Je n'avais jamais réellement eu affaire à elle, mais je ne la considérais pas comme une antagoniste pour autant, comme ca pouvait être le cas avec de nombreuses autres personnes, bien que la plupart du temps, je faisais de mon mieux pour éviter les vagues; c'était quand même marrant de titiller les plus impulsif. Bref, c'était peut être seulement sa réputation qui me laissait penser ca, et il n'était pas dans mes plans de me laisser berner par ce qui pouvait se dire sur elle. Connaître quelqu'un de la bouche des autres était de loin une très mauvaise idée, et généralement même si j'écoutais, j'attendais d'avoir vu le personnage de mes propres yeux avant d'en tirer des conclusions, mes conclusions.

Au fond, on pouvait considérer que j'étais égoïste de vouloir la « recruter » comme on aimait si bien le dire, même si c'était un bien vilain mot, parce qu'on le veuille ou non, elle avait de l'influence, et c'était un point qui pouvait toujours servir. Et servir l'intérêt des Purgateurs, c'était, par extension servir le mien, ce n'était donc pas négligeable. Nous étions tous pareils, ce n'était pas la peine de le nier, dès que ca pouvait tourner à notre avantage, c'était toujours bon à prendre. Penser aux autres avant de penser à soi... J'avais toujours trouver ce point de vue ridicule, et c'était seulement bon pour la classe en dessous. En même temps, s'ils n'étaient pas là, cela poserait également problème, car ils pouvaient être utiles, mine de rien, n'était pas vraiment très malin en tout; dès lors ca devenait des objets incontournables, qu'on allait toujours chercher lorsqu'on en ressentait le besoin, et ce besoin revenait parfois plus tôt que prévu.

Comme quoi, la nature était bien faite.

Toutefois, je ne me voyais pas proposer à Claire, dans un lieu louche, sombre, crade, tout ce que vous voulez de lui soumettre l'idée d'entrer dans le groupe des Purgateurs, comme si j'allais lui vendre une substance illicite. Je la voyais bien fine bouche, et là, je me fiais plus à mon intuition, et la technique de la demande de but en blanc, ca ne marcherait certainement pas. Il allait falloir la jouer plus subtil, et c'était un défi qui me plaisait bien; j'aimais bien les difficultés et encore plus quand par la suite j'arrivais à les surmonter, cela allait de soi. Je ne considérais pas non plus la jeune fille au cheveux rose comme un trophée, mais plutôt comme un élément essentiel, qui même si nous nous en étions passer jusqu'à maintenant, parfois, il fallait passer un peu outre ca fierté pour pouvoir passer au niveau suivant.

Perspective moins réjouissante, mais que voulez vous.

Un groupe, en règle général qui plus est, finit toujours par s'apprécier parce que les affinités commencent à naitre, créant ainsi des gens soudés, qui avancent dans le même but. Dans notre cas, il n'en était rien puisque c'était limite si on ne se tirait pas dans les pattes pour en faire flancher un autre. C'était assez contradictoire en soi puisque nous avions les mêmes idées; pourtant s'il y avait possibilité d'écarter les leaders du groupe, ca pouvait toujours être utile. En d'autres termes, on aurait eu mieux fait de faire attention à nous plutôt que de papoter dans la salle commune, même si l'heure était tardive, parce qu'il y avait toujours des âmes malveillantes dans le coin, et encore plus lorsque c'était des Serpentard qui pullulaient dans les dortoirs. Est-ce que j'avais pour autant sombré dans la paranoïa en regardant toujours derrière moi si quelqu'un n'était pas entrain de me lancer un sortilège ? Non, ce n'était pas franchement du genre angoissée, et en plus de ca, j'étais de nature fataliste, ce qui n'était pas pour arranger les choses de potentiels agresseurs.

Ce qui devrait arriver, arriverait.

Ce qui m'amenait à me demander comment avait réagit les autres lors de ma disparition soudaine, quelques mois plus tôt ? Non pas que ca me fasse quelque chose qu'on s'inquiète de mon sort, au contraire, ca me faisait une belle jambe, mais peut être que dans leur cas, au contraire, ils avaient trouver que c'était une bonne nouvelle, parce que ca voulait entre autre dire qu'une place se libérait pour prendre le pouvoir. C'était comme ca que ca marchait, une fois qu'on goûtait un peu à la puissance, on ne voulait l'être qu'encore plus; c'était un cercle vicieux duquel on ne sortait plus. Alors même quand on défendait les mêmes idéaux, il y avait des rivalités. Et ca, c'était quelque chose qui n'était pas près de changer !

Cette pensée me fit sourire.

Avec cet état d'esprit, il semblait alors difficile d'accorder sa confiance à quelqu'un. Autant dire qu'il valait mieux se fier à soi même, c'était encore ce qu'il y avait de mieux à faire, mais en même temps nous n'avions pas d'autres choix que de compter les uns sur les autres et ca aussi, ca constituait un sacré paradoxe... Si j'avais alors à choisir une personne, ce serait peut être Ambre, dans une certaine mesure, car oui, se reposer sur un individu était dangereux, et ce n'était pas le moment de se faire avoir.

-Elle ne veut pas que son nom soit attaché à celui des Purgateurs mais... je pense que l'on pourrait arriver à un compromis.

Le contraire aurait été étonnant, mais il était quand même permis d'avoir d'infimes illusions de temps en temps... Même si je ne doutais pas vraiment de la réponse de mon interlocutrice en cet instant. Il était inutile de débattre sur le sujet maintenant, et je n'avais décidément pas envie que des oreilles trop trainardes terminent par nous entendre. Jouer avec le feu était une chose, mais c'en était une autre aussi de savoir rester sur ses gardes. Et Serana venait de résumer le truc en trois mots, ce qui me suffisait bien pour pouvoir penser à la suite.

- C'est en tout cas ce qu'on va essayer de faire, dis-je en guise de conclusion. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt comme on dit, et ce n'était pas en me couchant à pas d'heure que j'allais être toute fraiche pour aller en cours le lendemain.

Je me levais enfin, ayant l'impression d'avoir pris racine sur le sofa, les jambes toutes engourdies. Après un geste de la main, ainsi qu'un « Bonne nuit Ambre », je prenai à mon tour, comme les autres élèves un peu plus tôt, le chemin de mon lit.


Topic terminé.

_________________


Ambre a écrit:
Les sèches mains sont nos plus fidèles compagnons d'infortune.





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