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Like a flower [Daniel]

 

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 Like a flower [Daniel]

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Millicent Winter
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MessageSujet: Like a flower [Daniel]   Ven 6 Aoû - 22:34

J'avais déjà l'impression que cela faisait une éternité que j'avais fait mon entrée à Poudlard ! Et déjà c'était la routine habituelle qui commençait; j'avais été répartie la veille. Cela n'empêchait pour autant pas nos professeurs de passer entre les bancs de la Grande Salle pour distribuer les emplois du temps aux élèves. Emploi du temps que je n'avais regardé que d'un oeil car je n'avais que faire des cours qu'on avait inscrit sur les bouts de parchemin. Deux trois formules à lancer dans les airs tout en tenant sa baguette magique, ca ne devait pas être bien sorcier ! Oui, pas de quoi fouetter un chat, et nous coller ainsi tout un tas d'heures inutiles...

En plus, j'avais eu la chance de rencontrer ce charmant jeune homme auquel j'étais restée accroché au bras toute l'après midi, il était en deuxième année et connaissait donc le château comme sa poche. Du moins, c'est ce qu'il avait prétendu, alors qu'il avait gonflé son maigre torse, histoire de faire le coq. Mais peu importait, je pouvais m'en débarrasser plus tard -ce que j'avais fait d'ailleurs- pour le moment, je n'avais qu'à me contenter de sourire alors qu'il me montrait les différents lieux, ainsi que les éventuels passages secrets. Pour ma part bien sûr, j'avais insisté pour qu'il finisse par lâcher qu'il me trouvait mignonne. Une fois cette petite victoire remportée, j'avais pris congé et l'avais abandonné au milieu du couloir du cinquième étage, avec un vague ton d'excuse qui était tout sauf sincère; je retournai vers les cachots, dans la salle commune.

Et aujourd'hui je songeais que cela devait bien faire une éternité ou plus que je regardais le plafond de la salle de métamorphose, attendant que le temps passe -alors qu'il semblait s'être définitivement arrêté- et n'écoutant que d'une oreille les propos de la prof alors que tout cela ne m'intéressait guère. Ce n'est que lorsqu'elle nous demanda de faire l'exercice à notre tour que je reportai mon attention sur le cours, ordonnant à la fille à mes côtés de me donner la formule magique. Alors que je n'arrivais pas à transformer cette maudite allumette -stupide objet moldu- en aiguille, je pensais qu'on avait certainement déjà ensorcelé mon bout de bois car il refusait de se métamorphoser. Le problème ne venait pas de moi, évidemment; il était impossible, impensable que ce soit le cas. Je laissais tomber rapidement, mes pensées vagabondant de nouveau alors que j'observai sans vraiment la voir ma camarade qui elle, s'en sortait à merveille. Pff elle pouvait frimer autant qu'elle le voulait cette petite peste, ce n'était pas moi qui avait cet énorme bouton en dessous du nez au moins !

La sonnerie annonçant la fin du cours retentissait. Je rangeai mes affaires et ne me gênait pas pour lancer un air supérieur sur l'autre avant de quitter les lieux. Remettre les gens à leur place, vraiment, parfois cela ne leur faisait pas de mal !
J'avais un moment de libre avant de recommencer avec les potions qui devait bien être le truc le plus chiant de Poudlard ! Avec le vol sur balais peut être... Mais fabriquer des mixtures... Non merci ! Qu'elle idée aussi d'enseigner ca ! Ce n'était pas encore le moment, bien heureusement pour moi et il était temps pour moi d'aller faire un petit tour dans la parc dans lequel je n'avais guère eu le temps de mettre les pieds. Laissant mon sac à son triste sort dans les dortoirs, je quittai le hall après m'être repassé un coup de peigne dans les cheveux. Je pouvais faire une agréable rencontre à tout moments ! Je devais donc tout prévoir.

Il s'avéra vite toutefois qu'il n'y avait absolument rien à faire à l'extérieur. Il n'y avait jamais rien qu'un imbécile d'arbre que je me gardais bien d'approcher tant il agitait furieusement ses branches. On pouvait aussi apercevoir de loin le lac avec quelques élèves qui s'amusaient à se lancer de l'eau à l'aide de leurs mains. Il était hors de question que je me joigne à eux. Non seulement c'était un jeu tout à fait stupide mais de plus, je n'avais pas envie pour le moins du monde de me faire tremper. Endroit à éviter donc. Je m'étais donc dirigé du côté de ce qu'on pouvait appeler un potager, mais à la vue des légumes difformes ainsi que la boue dans laquelle ils traînaient, cela me faisait tirer la grimace. Loin de moi l'envie de salir mes chaussures !

Si vous voulez mon avis, cet endroit manquait franchement de classe, et encore plus pour une fille aussi raffinée que moi ! Et dire que j'allais devoir évoluer dans cette gadoue pendant sept ans... Non, parfois la drôle de logique que pouvait avoir les gens me dépassait.

Je finissais donc par pousser la porte des serres avec une certaine mauvaise volonté je dois dire, mais je n'avais pas envie non plus de retourner à l'intérieur. Je constatai avec une certaine satisfaction que le lieu était suffisamment calme pour ne pas être importunée et propre pour ne pas être tâchée. Idéal en somme !
Je marchai alors tranquillement parmi les fleurs, dont certaines était franchement hideuses je vous l'accorde -d'autres faisaient même des bruits bizarres- mais il y en avait de tout à fait belles à regarder, si bien qu'il était difficile de détacher son regard. Un peu comme moi en fait. En même temps, il était tellement compliqué de pouvoir me dépasser..!

Perdue dans ce monde qui n'appartenait qu'à moi, j'étais totalement déconnectée de la réalité...

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Daniel Kelsey
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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Sam 7 Aoû - 15:40

Depuis la veille mon humeur se dégradait avec, et à la même vitesse le temps. Le premier coup de tonnerre que le ciel avait lancé, avait été comme un coup de semonce dans mon esprit, éviter à tout prix les mauvaises rencontres et les sorties inutiles, on aurait cru la prédiction qu'avait fait le prof de divination à ma pipelette de voisine. Pourtant le jour précédent avait bien commencé avec un joli ciel bleu, un soleil bien brillant, illuminant, pour le moment la journée, ainsi qu'une température agréable. Au final trois heures plus tard, et une provocation en duel lancée au même moment que le coup de tonnerre, je savais que ce jour là n'allait pas être comme les autres. J'avais alors répondu au vicieux petit serpentard qui m'avait demandé en duel, le lieu et l'heure, étant sûr qu'il allait répondre, à minuit dans une salle vide, le gamin me répondit demain aprèm dans les serres. J'ai alors haussé les épaules, j'avais affaire à un débutant, on allait se prendre une colle tous les deux, voilà ce qu'on risquait, sauf si le perdant allait se retrouver à l'infirmerie, et alors celui qui était resté à peu près intact allait sûrement avoir une retenue plus importante.

Le petit serpent m'avait provoqué en duel dans le parc, car je lui avais rentré dedans, logique, j'allais pas m'effacer devant un mec de la maison opposé, et une fois qu'il avait craché son venin, de gros nuages firent leurs apparitions et la pluie se mit à tomber, juste après que les informations concernant le déroulement de l'affrontement, avaient été lancés. J'étais rentré en courant pour éviter la flotte, et après avoir raconté cette petite altercation à un gryffondor de troisième année, celui-ci me mit une bourrade dans l'épaule qui ressembla plus à un pain. Après cet instant mon humeur était massacrante, tous me faisait chier avec leurs pseudos conseils à la noix. J'avais besoin de me détendre surtout, voilà pourquoi à minuit passé j'avais sorti ma guitare, créant quelques grognements dans le dortoir, et joué du Johnny Cash, à peine " Folsom prison Blues " entamé, qu'une de mes cordes lâcha, j'étais vraiment maudit. Bref tout ça pour dire que je n'avais pas pioncé une seule minute cette nuit là, la pluie tambourinant sans cesse contre les carreaux, trop énervé et peut être excité pour fermer l'œil.

Je ne cessais de penser à la tronche du petit mec qui m'avait provoqué, petit, moche, il ressemblait à une rat, il correspondait bien à l'idée que je me faisais des premières années de serpentard, à peine arrivé qu'ils étaient contaminés par les idées totalement connes de leurs aînés, la manie de sang pur, la haine, logique et normale, entre les gryffondors et eux. Le mec avait réagis au quart de tour, à mon plus grand plaisir, lorsque mon épaule lui avait rentré dans le lard. J'espérais bien quelque chose, mais ça tournait plus à la baston, l'affrontement physique et pur, qu'à la provocation en duel, me cela me contentait aussi bien. J'étais heureux de la tournure des événements même si je sentais que j'allais être claqué le lendemain après la nuit blanche que je faisais. Je n'avais qu'une seule envie en découdre, même si ça pouvait être plus dangereux que je pensais, du genre il pouvait se pointer avec un autre mec au cas ou ça tournait mal, mais cette idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit, au pire j'allais devoir essayer de régler le compte à un deuxième protagoniste, et pas seulement au petit mec.

Aux premières lueurs de l'aurore, j'arrivais vraiment à un moment de profonde déprime, j'avais encore plusieurs heures à attendre, la vie me faisait profondément chier, le duel était largement trop loin dans la journée, j'allais être crevé. Un cours de métamorphose pour le moins long, suivit d'un d'Histoire de la Magie interminable, ou j'ai quand même pu faire un petit somme pendant que le prof nous bassinait sur un traité qu'avait signé un mec à propos des vampires, bref rien de bien très important. A la sortie du cours j'ai eu le droit à quelques " Bonne chance ", " Casse bien la gueule au petit serpent de ma part ", ou encore " Arrache lui ses crocs ", dit par des mecs de ma maison, incroyable comment les informations circulaient rapidement sans être dans le Daily Poudlard, je ne savais par quel prodige je n'avais croisé aucun serpentard sur le chemin. Alors que je marchais dehors en direction des serres, j'ai levé les yeux au ciel, gris, il semblait m'accorder toute sa bénédiction. Mon cœur accélérait au fur et à mesure que je m'approchais de ma destination. J'ai pris une grande bouffée d'air pur avant de pousser la porte des serres, certain que le serpent était déjà là, avide de mon sang.

Et à ma grande surprise j'avais tort, totalement tort, faux sur toute la ligne. Devant moi, se tenait une jeune demoiselle. J'ai laissé tomber:


- Ben, il est ou?

C'est à ce moment que j'ai vu qu'elle appartenait à la même maison que lui, mais j'étais toujours surpris. J'ai cligné plusieurs fois des yeux afin d'être sûr de ne pas avoir d'hallucinations, même si je savais que je devais paraître pour un débile profond devant elle, mais bon elle était de Serpentard alors je m'en moquais royalement. J'étais surpris, que s'était-il bien passé? J'ai alors vaguement compris ce qui avait pu se produire.

- Laisse moi deviner, il s'est dégonflé, il est resté dans votre salle commune entrain de pleurnicher, et il t'a envoyé pour me le dire?

Ce genre d'attitude me révoltait, et en même temps me faisait chier parce que je m'étais pointé pour rien. Il devait accepter ce qu'il avait dis et le faire. Il aurait du assumer les conséquences de ses actes.

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Sam 7 Aoû - 23:16

J'arrachai un pétale de la fleur qui se trouvait devant moi. Pourquoi ce geste ? en réalité, je n'avais absolument aucune raison de faire cela, c'était seulement mon impulsion qui m'avait poussé à tendre le bras pour pincer la plante entre mes doigts. Ensuite j'avais commis mon acte et observai mon butin sous toutes les coutures, sans penser à quelque chose en particulier puis je le laissai retomber négligemment sur le sol. Si la prof de botanique avait été là, sans doute m'aurait-elle réprimandé immédiatement, m'assommant que je n'étais pas ici pour causer des dommages aux fleurs. C'était une argumentation tout à fait ridicule d'ailleurs car dès lors que j'avais attrapé le pétale, un autre s'était empressé de repousser. La seule trace qui restait de mon crime, c'était l'autre qui reposait à présent à même le sol.

Ce n'était pas mon genre, de plus, de m'inquiéter de la santé d'autrui, qu'il s'agisse de plantes, d'animaux ou d'êtres humains. La seule chose qui avait de la valeur à mes yeux, c'était moi-même, et je m'accordai toujours beaucoup de soin. Élégante, je l'étais en toutes circonstances, pas comme ces autres pouilleuses dont la chemise de l'uniforme dépassait de leur jupe histoire de se donner "un style". Elles ressemblaient plus à des poubelles qu'autre chose et c'était encore pire lorsqu'elles portaient leur tenue de tout les jours. En somme, une véritable horreur, ce qui me confortait dans l'idée que j'étais supérieur à elles en tout points. Pas besoin de mentir, tout le monde savait que concernant cela, il s'agissait d'une vérité.

Finalement, je finissais par m'ennuyer ici aussi où il n'y avait décidément rien d'autre à faire que de regarder les fleurs dans le blanc des yeux, et c'était une activité qui ne m'intéressait guère; c'allait bien cinq minutes, mais j'avais quand même des choses beaucoup plus passionnantes à faire que d'accorder mon temps à ces différentes fougères ! Même si pour le moment, ce n'était pas le cas, je vous l'accorde.

Vivement, je me retournai vers la sortie, prête à aller me blottir au coin du feu dans la salle commune et peut être faire des rencontres qui en valaient la peine, quand au même moment -en parlant de ca- je me retrouvai nez à nez avec un garçon que je ne connaissais ni d'Eve, ni d'Adam.

- Ben, il est ou?

J'haussai un sourcil, pensant d'abord que j'avais affaire à un retardé. J'allais lui répliquer d'un ton cinglant que je ne discutai pas avec les gens de son espèce mais alors que je le dévisageai d'un air hautain, je remarquai aussi qu'il était plutôt craquant. Aussitôt, mes précédentes pensées s'évanouissaient dans un coin obscur de ma tête et ma mine méprisante était tout de suite beaucoup plus douce et chaleureuse. Je n'avais quand même pas envie de passer pour une vieille harpie !

- Laisse moi deviner, il s'est dégonflé, il est resté dans votre salle commune entrain de pleurnicher, et il t'a envoyé pour me le dire?

Je ne savais pas de quoi il parlait, mais un peu de logique me permettait d'en conclure qu'il attendait quelqu'un et qu'à la place il m'avait trouvé... moi. Il ne le savait pas encore, mais aujourd'hui était la chance de sa vie ! J'espérais au moins pour lui -et aussi un peu pour moi- qu'il n'allait pas la laisser passer !
Alors qu'habituellement, je l'aurais envoyé paître dans les roses devant son impolitesse -le lieu s'y prêtait en plus- à la place, mon visage se découpait en un grand sourire qui laissait découvrir mes dents parfaitement alignés. Il n'allait pas résister à un tel assaut. Personne n'y résistait.

- Tu as tout juste, minaudai-je. Je mentais, car en réalité, je n'en savais fichtre rien, et je m'en foutais carrément, mais c'était encore la meilleure solution pour servir mes intérêts. Je suppose que tu es... ? de cette façon j'allais savoir comment il s'appelait. Une technique à la fois simple et efficace.

Je ne savais de quelle maison il faisait partie, et ma famille de sang pur, à cheval sur les principes, m'aurait très certainement demandé de rester vigilante et de n'adresser la paroles qu'à des personnes distinguées. Bien sûr que pou moi aussi, cela avait de l'importance, mais dès qu'il s'agissait de garçons, peu m'importait, cherchant avant tout à faire "plus ample connaissance". Et puis, j'avais bien le temps d'avoir des dizaines de conquêtes, avant de trouver le gentleman parfait, au sang noble.

Je m'étais rapprochée et machinalement, j'avais attrapé une de mes mèches brunes pour l'enrouler autour de mon doigt. Je connaissais toutes les combines pour les faire céder et le pire dans tout ca, c'était qu'à chaque fois, ca marchait. En même temps, avec moi, c'était évident.

- Je suis Millicent Winter, lui appris-je. Je citai mon patronyme car nul doute qu'il devait déjà l'avoir entendu quelque part. Tout le monde le n'était pas sans connaître cette famille !

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Daniel Kelsey
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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Dim 8 Aoû - 16:19

Toute mon animosité s'était envolée au moment ou je m'étais retrouvé en face d'elle, puis petit à petit un sentiment de dégout profond s'empara de moi. Je me demandais comment il était possible que le petit mec se soit cassé comme ça. Bon d'accord il était de serpentard et devait donc par définition être un petit lâche ambitieux, et tout le reste mais au point d'envoyer une demoiselle à sa place, c'était qui, sa sœur? Non il y avait quand même aucun trait de ressemblance entre les deux. Il était minuscule, avait une sale tronche, et boutonneux à souhait, alors que la nana était plutôt une belle gosse, même si c'était pour moi une torture de le reconnaître car elle appartenait à la même maison de l'autre serpent. Ok elle avait les cheveux foncés, à peu près de la même couleur que le mec, mais lui on les devinait graisseux au possible, alors qu'elle c'était quand même un peu différent. Enfin, il était con il était con, ce n'était pas mon problème, même si con ne reflétait pas vraiment ce que je pensais de lui, lâche, oui pourquoi pas, pleutre, le mot était trop faible, froussard, non ça incluait une notion de blague mais un duel n'est pas une plaisanterie, peureux, faible, poltron, oui là déjà on s'approchait un peu plus de ce que je pensais. Sérieux qu'est ce qui lui avait pris? Il avait cru pouvoir se tirer comme ça, tranquille en envoyant une autre personne à sa place, même si je me doutais que la fille n'était pas là pour le duel. J'étais totalement dégouté, presque dépité par l'attitude du serpentard, se conduire ainsi, quelle honte, enfin il vivait sa vie, dans son petit monde, dans son nid de vipère. J'étais entrain de réfléchir aux pires tortures que je pouvais lui faire, quand j'ai entendu la voix de celle qui me faisait face.

- Tu as tout juste. Je suppose que tu es... ?


Abusé, franchement qu'est ce qu'il avait cru? Une provocation en duel c'est une provocation en duel, pas un truc ou un des deux va se dégonfler, bon des fois ça arrivait mais jamais comme ça. Lorsque ça arrivait le gars qui avait du se pointer, se retrouvait seul pendant quelques minutes, grand max un quart d'heure, allait on va dire une demi heure, même si ça semblait beaucoup plus long pour l'autre, vous comprenez la tension, l'envie, le stress, toutes ses sensations regroupées en une seule. Et après avoir poireauté un moment le mec se cassait, en promettant de démolir la tronche du lâche.


- Putain quel salaud…


J'avais lâché ces mots, certes pas les plus magnifiques mais au moins c'est comme ça que je le ressentais, il fallait dire ce qu'on pense, et en l'occurrence c'était le cas. Je savais ce qui allait ce passer ensuite, après un petit temps, je n'allais pas le voir, sans doute protégé par des mecs plus âgés, et plus grands, ça ce n'était pas très très compliqué, de sa maison. Dès que je l'aurais oublié il allait pouvoir vagabonder à son aise, mais je n'allais pas oublier sa tête de si tôt, si je le recroisais…


- Daniel Kelsey, mais tu peux m'appeler Dan.


J'avais laissé tomber cette phrase, me disant que cette fille n'y était pour rien, même si elle était de serpentard. Ils étaient toujours trempés dans les magouilles les plus douteuses, genre comme par hasard un poufsouffle s'était retrouvé à moitié attaqué par des petits serpents et ensuite ceux là avaient osé dire que c'était des gryffondors qui l'avaient fait. Pathétique. Aucun courage, un peu le contraire de notre maison, oui on pouvait m'accuser d'avoir un peu d'ego, mais surtout de la fierté d'être de Gryffondor, les courageux, les hardis et les plus forts.

Pendant ce temps, j'avais remarqué un petit changement d'attitude chez la fille qui me faisait face, elle me regardait, elle mettait un doigt dans ses cheveux elle faisait des petits pas vers moi, bref, j'étais un peu surpris qu'une fille dans son genre, je veux dire, de Serpentard, manie de sang pur tout le reste, me faisait de la drague, je souriais intérieurement, quand elle allait savoir mes origines… On allait se marrer, moi pauvre sang mêlé, entrain de se faire draguer par une, sûrement vu sa maison, sang pur.


- Je suis Millicent Winter.


D'accord, ça m'avançait énormément de savoir son nom, mais n'essayons pas de la froisser, elle allait cracher son venin, et tout le reste, bref la rencontre n'allait certainement pas être la plus sympathique, en tout cas moins qu'avant, juste au début de la rencontre. Non mais, les serpentards voulaient vraiment tout ce qu'ils souhaitaient et au moment ou ils le demandaient. Je me demandais si elle allait être un peu plus patiente que les autres. Apparemment son nom devait être énormément connu pour qu'elle me le dise ainsi, insinuant presque j'aurais du me jeter à ses pieds pour le privilège qu'elle m'accordait d'être en sa présence.


- Cool… Ce nom est-il sensé me dire quelque chose?


Je lui avais demandé ça avec un sourire, je me demandais bien comment elle allait réagir, à cet outrage.


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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Lun 9 Aoû - 20:57

Je papillonnais tout autour de lui comme le serpent qui s'enroule peu à peu autour du coup de son propriétaire. C'était comme ca : j'avais toujours ce que je désirais dès l'instant où je claquai des doigts et qu'on le veuille ou non, ce n'était pas près de changer. Une fois que j'obtenais l'objet convoité, c'était autre chose, sois je l'abandonnai directement, soit je l'utilisai un peu avant de le mettre dans un coin de ma chambre... Tout dépendait de ma patience, de mon humeur. C'était simplement le plaisir de tenir dans mes mains une breloque ou un vêtement que j'avais repéré dans un magasin. Et j'étais parfois prête à tout, même des pires sottises pour arriver à mes fins. Nous vivions dans un monde et où c'était chacun pour soi. Si je voulais survivre dans cette jungle, je devais devenir le meilleur des prédateurs.

Je commençais franchement à avoir de l'expérience dans le domaine, on ne pouvait pas le nier, depuis que j'avais appris comment parler, j'exigeais, j'ordonnais. J'usai parfois aussi du chantage avec les personnes les plus récalcitrantes mais elles cédaient bien rapidement car je savais toujours sur quel point les toucher. J'évoluai dans un environnement où tout le monde m'appréciait, me chouchoutait. Chacun de mes anniversaires, je les fêtais entouré d'une bonne cinquantaine de personnes.

Je ne voulais aucune exception à la règle. La seule exception qui existait, c'était moi et je comptais bien le rester jusqu'à mon dernier souffle. Quoi que si entre temps on découvrait une potion où une autre pierre philosophale pour devenir immortel, j'étais preneuse à coups sûr. La mort... c'était un bien étrange terme et tout cela paraissait tellement lointain pour moi... Alors qu'en réalité, elle était plus proche que je ne le pensais. Mais comme si cela pouvait-il seulement m'inquiéter ! Ce n'était pas à l'ordre du jour !

- Putain quel salaud…

Oui, pour le moment, je reportai plutôt mon attention sur le garçon blond qui était venu me tenir compagnie. Si ca ce n'était pas le destin, dites moi plutôt de quoi il s'agissait ! Je croyais aux différents signes qu'on pouvait m'envoyer et si en plus celui là était positif, je n'allais certainement pas me priver !

Bon, avouons le, il y avait peut être quelques petites choses à revoir quant à sa façon de s'exprimer, mais ca, pour le moment, ce n'était pas le problème le plus majeur. Apparemment, il avait gobé mon mensonge, ce qui n'était pas plus mal, car je n'avais pas le temps d'ôter le doute à une quelconque de ses élucubrations !
Je ne savais pas qui il attendait à ma place, si ce n'était que c'était quelqu'un de ma maison et que ce quelqu'un n'était pas venu. mais tout cela m'était égal, je ne m'intéressais pas aux autres à part s'il s'agissait de mon intérêt personnel et si je n'avais pas entendu de je ne sais quel rendez vous -tout ce savait dans la salle commune- c'était sans doute que cela n'en valait pas la peine et que la dite personne n'avait aucunement besoin de me connaître.

Je pinçai un peu les lèvres sans pour autant répliquer, histoire que la tempête passe et que je puisse enfin agir pleinement. Qu'on le croit ou non, j'étais maligne et parfois, j'essayais de cacher mon jeu au maximum. Il y avait des choses que je n'avais pas envie qu'on découvre et je m'employais à la perfection à ce que cela ne se produise pas. Tout le monde avait ses secrets, moi la première.

- Daniel Kelsey, mais tu peux m'appeler Dan.

Bien. C'était déjà un plus pour moi car j'aimais bien savoir à qui je m'adressai, ou du moins je choisissais les personnes à qui je m'adressai et c'était dans ces cas là que je souhaitais connaître leur prénoms. Il était certain que je n'avais pas besoin de savoir le nom de toutes les groupies qui traînaient tout autour de moi, même si elles connaissaient même mon deuxième prénom !

Je répondais par le même sourire que précédemment, si ce n'est qu'il s'élargissait peut être plus, synonyme de mon nouvel échange. Il n'y avait aucune utilité à répondre à cela, je n'avais certainement pas envie de m'extasier sur son patronyme pendant des lustres et le tirailler en long en large et en travers ! Mais j'attendais plutôt de voir comment il allait réagir vis à vis de mes paroles suivantes...

- Cool… Ce nom est-il sensé me dire quelque chose?

Je poussai un soupir d'agacement mais me contenais plutôt bien. Il fallait vraiment tout leur expliquer parfois ! Ma première hypothèse quant à ses facultés mentales me revenaient à l'esprit, cependant elles fondaient une fois de plus comme neige au soleil à la vue de son sourire. Je ne devais pas oublier pourquoi j'étais ici ! Certes, à la base, pour rien, mais mon but avait changé !

- C'est le nom d'une estimable famille de sorciers, expliquai-je en levant les yeux au ciel, mon enthousiasme ayant disparu. Mais je les replongeai rapidement dans les siens pour poursuivre, la mienne.

Je battais pourtant de nouveau des cils, agrandies par le mascara, étonnée moi même de faire autant d'efforts pour rester un minimum charmante. En d'autres circonstances, certainement que j'aurai envoyé paître un autre Daniel... Mais pas celui ci.



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Daniel Kelsey
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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Mar 10 Aoû - 16:01

C'était bizarre comment la vie pouvait réserver des étonnantes surprises, remarque si elles n'étaient pas surprenantes, ce ne seraient pas des surprises. J'étais là, normalement j'aurais du soi, me retrouver par terre emprisonné dans un sort peu enviable, du genre Saucisson, ou encore Jambencoton… Même si peut être, je craignais ne jamais le savoir à ce moment, j'aurai très bien pu l'envoyer valser dans le décor, ou le désarmer, mais je n'en savais rien, car l'autre petit serpent ne s'était pas pointé, quel lâche, tout ça pour envoyer une autre personne à sa place, à un moment j'ai même cru qu'il l'avait demandé de se battre à sa place, là j'aurais halluciné, mais venant d'un serpentard on ne sait jamais. Enfin, en attendant elle me tournait autour, j'étais un peu déboussolé, ignorant ce qu'elle comptait vraiment faire, après tout, j'étais un peu méfiant, logique, j'étais de Gryffondor elle de Serpentard. Enfin j'essayais de ne pas laisser paraître ma surprise lorsque j'ai remarqué qu'elle me faisait de la drague, du charme comme le dise si bien les nobles anglais avec un accent londonien si particulier. Mais nous n'en étions pas là, je remarquais que, presque comme moi, même si de mon côté s'était plus par méfiance, elle essayait de ne rien faire exprimer sur son charmant minois.

Ce n'était pas facile de passer d'une expression, sur mon visage, furibonde, de dégout, évidemment avec le choc de ma stupeur, normal j'étais quasiment, même certain, que j'allais me retrouver en face d'un petit rat, avec une épaule un peu démonté à cause du choc de la veille, je n'avais pas été tendre, sa baguette magique tirée, peut être à ses côtés un de ses " soi-disant" amis, les serpentards n'en avaient en général pas vraiment, juste des manipulations, tout au plus des relations qui allaient les couvrir, leurs sauver la face pour éviter de la perdre en cas de coups durs, à une tronche inexpressive au possible. Mais pour revenir à ce que je disais précédemment, évidemment ces chochottes ne savaient pas se débrouiller tout seul en cas de problème, ils essayaient toujours de s'agripper à une bouée de sauvetage et en général la faisaient couler avec eux vers les abysses de leurs chutes, souvent douloureuses. Enfin en face de moi se tenait une charmante jeune fille, difficile à reconnaître ces termes vu sa maison mais on était forcé de le dire, entrain de sourire, de plus en plus, oui apparemment il était possible qu'une serpentard souriait à un gryffondor, qui l'eut cru? Sauf peut être pour le poignarder dans le dos, mais j'espérais que cela n'allait pas être le cas.

Bref j'avais décidé de jouer un peu avec elle afin d'éviter que ce soit l'inverse, craignant de me retrouver entre ses crocs, à deux doigts qu'elle me les plonge dans mon cou, déversant tout son venin à l'intérieur de son organisme. Alors j'avais décidé de la provoquer gentiment, par une chose tout à fait véridique puisque j'ignorais réellement d’où venait son nom de famille, ni ce qu'elle faisait.


- C'est le nom d'une estimable famille de sorciers, la mienne.


J'étais vraiment désolé ma petite dame, je n'appartenais qu'à une famille de sang mêlé, de mère moldu et de père sorcier lui-même de sang mêlé, son père, mon, feu, grand père étant le seul lien généalogique d'une famille de sang pur. On pouvait me qualifier de demi-sang-mêlé, mes cousins étaient, à peu près, les plus proches au sang pur, on va dire trois-quarts, ma tante, donc de sang mêlé, et leur père d'une famille de sorcier de génération en génération. Enfin bref on pouvait dire, que quand j'étais à Edimbourg je jouais au rugby avec des potes moldus, et quand j'allais voir ma famille paternelle, je m'éclatais au Quidditch. Il n'y avait aucun équivalent moldu à ce sport d'exception. Faut dire que les pauvres n'avaient pas vraiment la technologie pour faire voler des objets naturellements comme les balais, ni vraiment construire une petite sphère volante, et doté d'une intelligence propre permettant de s'échapper le plus longtemps possible aux protagonistes du match.

Enfin j'étais assez content de moi, car j'avais réussi à faire sortir un petit soupir d'agacement des lèvres de la belle demoiselle qui était sous mes yeux. J'avais peut être fait ma bonne action anti-serpentard du jour, bon moins importante que d'en battre un en duel, mais énerver une personne appartenant à cette maison était à peu de choses près, obligatoire pour un membre de Gryffondor. Une estimable famille de sorcier laisser moi rire, estimable peut être du côté Serpentard, mais de l'autre côté Serdaigle, Poufsouffle, Gryffondor cela siginifait surtout magie noire et compagnie. Mais comme je n'avais jamais entendu parler de sa famille, même dans la rubrique potin ou faits divers du Daily Poudlard ou encore la Gazette du Sorcier, je lui ai donc répondu avec un léger clin d'œil.

- Ha… Winter… Winter… Connais pas.

Elle battait du regard, comme c'était mignon, non sérieusement c'était beau, tous les efforts que déployait cette personne pour me séduire, mais dans quel but? J'étais pas trop connu à Poudlard, juste raisonnablement, je n'étais pas considéré comme un tombeur mais plutôt comme un cœur d'artichaut, je n'étais certainement pas le plus beau gosse, donc je ne savais pas de quoi elle aurait pu se vanter dans la salle commune des serpents après cette rencontre. J'hésitais donc à jouer les butors insensibles, essayant en faisant ce petit jeu, de découvrir ce qu'elle voulait.

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Sam 14 Aoû - 23:02

C'était tout de même embêtant car depuis toujours, j'avais été entretenue dans ce cocon, cet univers même où l'on ne me refusait jamais rien. J'ouvrai la bouche pour demander une glace, elle apparaissait dans les secondes qui suivaient, je pointai un objet du doigt, on entrait dans la boutique en question pour me l'acheter, je désignai du menton celle qui avait osé me tirer les cheveux, on lui demandait des comptes -j'étais bien assez grande maintenant pour me débrouiller seule- je traînai des pieds parce qu'ils étaient douloureux, on me portait. Et lorsqu'on avait l'effronterie de me refuser un bijou, je faisais la moue, je pleurnichais ou alors l'inverse, je souriais avec une mine d'ange pour que mon interlocuteur cède enfin. Dans le pire des cas, j'usais du chantage, mais de toute façon, le résultat était toujours le même : ce que je désirais, inévitablement on me le servait sur un plateau d'argent.

C'est pourquoi celui qui se tenait face à moi me contrariait franchement à vrai dire car il avait l'air décidé dans l'idée de me contredire. J'avais de l'expérience moi aussi de ce côté là car moi même je connaissais ces clés, mais surtout, le temps aidant, je ne me faisais pas avoir si facilement, même s'il était vrai, ma patience avait des limites. Toutefois, elle était plus grande lorsque je m'efforçais de faire tomber mon adversaire. J'étais encore dans la partie et j'étais bien loin de la perdre.

Je n'avais pas décelé son petit jeu tout de suite d'ailleurs, car ce n'était pas donné à tout le monde que d'être suffisamment malin pour faire tourner les autres en bourrique - chose que je savais aisément faire lorsque quelqu'un avait le malheur de m'agacer un peu trop- aussi ne faisais-je que le lien dans ma tête après coup. je ne pouvais qu'à en arriver à la conclusion suivante : il se foutait de ma gueule.

Maiiiiis croyez moi, ca n'allait pas durer parce que maintenant que j'avais pigé le truc, nous étions sur le même pied d'égalité. Quoique je pouvais me plaire à penser que j'avais le dessus, mais je n'allais pas le lui faire savoir. Je n'étais pas assez bête pour me faire coincer aussi niaisement.
Car oui, il était inimaginable de ne pas connaître les Winter. C'était une famille de Sang Pur, une vraie, et rien ni personne n'avait eu l'audace d'entacher cette réputation en faisant une entrave aux règles en vigueurs, comme tout simplement se marier à un moldu. Ceci, on me l'avait tellement rabattu depuis que j'étais capable de comprendre le langage humain que cette sentence avait agi sur moi comme du bourrage de crâne et qu'il était impossible pour moi d'entrevoir autre chose que le même avenir que le reste de mes plus proches parents. Comme les lointains d'ailleurs.

- Ha… Winter… Winter… Connais pas.

Car oui. Il était certain qu'en disant cela, il voulait jouer avec mes nerfs et vraiment, je ne l'en remerciait pas. Vipère comme je l'étais, en d'autres circonstances, je n'aurais jamais hésité à lui cracher tout mon venin dont je disposais à la figure, alors je me mordillais l'intérieur des lèvres pour ne pas craquer à cause d'une minute d'inattention. J'avais un but bien précis, et j'allais l'atteindre. Comme tout les autres il allait laisser tomber les maudites barrières qui l'entourait et puis c'est tout ! Je ne m'intéressais pas à tout le monde, c'était vrai, et j'étais particulièrement difficile pour quelqu'un qu'on pouvait définir de volage; c'était bien pour ca que lorsque j'avais repéré ma proie, elle ne pouvait pas s'échapper !

Et puis certains pouvaient bien penser ce qu'ils voulaient, je n'étais pas un monstre non plus, j'avais surtout l'irrémédiable envie qu'on me mange dans la main, que ce soit parce que j'avais jeté mon dévolu sur une personne ou alors parce que je réclamais je ne sais quoi. C'était comme ca, je n'y pouvais quand même rien si mon éducation avait été ainsi faite !
Car parfois, il m'était arrivé d'imaginer quel genre de fille j'aurai pu être auquel cas, j'avais été élevé chez les pauvres par exemple. Je ne connaissais que le luxe, et cette idée était tout simplement inenvisageable. Porter des habits de souillon, plutôt mourir tout de suite au lieu d'avoir l'audace de me demander de quoi j'avais l'air avec ce genre de trucs sur le dos !! Oh, non, cette vie là n'était vraiment pas faite pour moi et j'en avais tout à fait conscience. J'étais bien tombée même si quelques âmes malveillantes m'avaient déjà fait savoir qu'il aurait été utile de me remettre les idées en place. Mais voyez vous, elles étaient déjà ordonnées et cette entreprise était tout simplement ridicule !

- La mémoire te reviendra peut être plus tard...

Moi même j'étais étonnée du calme apparent dont je faisais preuve puisque c'était loin d'être mon genre. Fière de cette nouvelle victoire, mon visage s'illuminait un peu plus par la même occasion et je savais que si j'avais réussi cela alors j'étais tout à fait d'arriver capable à mes fins. Et puis le prix convoité n'était que plus agréable lorsqu'on ne l'obtenait pas immédiatement. Chose que je n'avais jamais connu, assurément, mais c'était ce qu'on m'avait raconté, et même si j'avais eu des doutes quant à l'authenticité de cette phrase, à présent, je ne pouvais qu'avouer avec une certaine mauvaise foie tout de même, que c'était en partie, plus ou moins vrai.

- Mais même si c'est le cas, poursuivis-je tout en minaudant, maintenant, cette lacune est comblée.

Si cela était considéré comme une bonne action, que d'avoir instruit ce garçon quant à mon identité, et bien au moins, c'était ce que je venais de réaliser.

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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Lun 23 Aoû - 15:25

Petit moment de déprime, pourquoi, pourquoi, pourquoi? Je venais soudain de me rappeler plusieurs événements relativement agaçant que j'avais essayé d'effacer de ma mémoire, hélas on ne pouvait pas tout avoir, une provocation en duel, et le reste, bref…J'avais tout essayé, tout tenté, j'avais plusieurs fois cru avoir réussi mais en fait, à chaque fois, un échec, ho pas une baffe ou un autre truc dans le genre mais une réponse le plus généralement franche et définitive du genre ho tu sais tu me plais mais je ne sais pas si je ferais bien de m'engager avec toi, tu vois le genre de chose enfouie dans mon passé m'empêchant de bien pouvoir avoir des sentiments, bref le plus souvent j'étais confronté face à une personne ne souhaitant rien, n'attendant rien de moi, à part peut être que je la laisse tranquille, et le plus souvent c'était ce que je faisais, peut être par dépit, par humiliation ou quelque chose de plus profondément caché au fond de moi, mais je devais me reprendre, essayer de me calmer, et de ne pas penser comme les autres, rester moi-même, ce qui pouvait être en soi embêtant… Mais après tout, autant essayer, quitte à se louper, c'est sûr ça faisait mal, mais la souffrance devait faire partie du quotidien des mortels. Je pensais qu'il fallait mieux avoir des remords que des regrets, même avec la nuance de l'échec qui planait dans le premier mot, enfin, je pensais bien ça, peut être à tort mais j'espérais, à deux doigts de prier même, que ce dicton, proverbe tout ce que vous voulez, soit exacte. Tous ces fiascos amoureux revenaient dans ma mémoire pendant que Millicent restait de marbre à ma dernière phrase qui avait bel et bien pour but de la titiller un peu. D'abord j'avais déconné en m'approchant d'un peu trop près lors de ma première rencontre d'une serpentard, mais rien de bien méchant, elle avait fini par s'enfuir me laissant un peu seul devant le lac, totalement abasourdi, ensuite on entrait vraiment dans le vif du sujet, de vrais insuccès cuisants, comme dans le même lieu, au milieu des mêmes plantes ou je me tenais à ce moment en face de l'autre jeune demoiselle, avec une gryffondor qui m'avait gentiment fait signalé que notre relation n'allait jamais franchir le stade, ce douloureux palier lorsqu'on ne ressentait pas la même chose, de l'amitié, quelques après jours, j'avais subis un nouveau revers, cette fois ci avec une serdaigle, j'avais à peine tenté une approche, méchamment cliché, au crépuscule d'une journée, donc soleil couchant, merveilleux paysage, et patati patata, elle m'avais cette fois ci clairement, montré qu'effectivement je ne l'avais pas laissé indifférente, mais rien de plus, elle avait même rajouté que l'on était que des gamins… Certains mots qui font donc relativement, voire énormément mal au cœur. Enfin la voix froide, typiquement une voix de serpentard, de Millicent résonna dans mes oreilles.

- La mémoire te reviendra peut être plus tard...

J'ai hoché la tête, encore un peu pensif, enfin je m'étais foutu de sa fiole, non pas sur le fait que je ne connaissais pas son nom de famille et qu'il ne me disait absolument rien, là-dessus j'étais parfaitement honnête, en fait j'hésitais à continuer cette petite, il fallait bien le dire, mascarade, même si techniquement je n'étais pas vraiment responsable de ce qui s'était passé. Bon ok je lui, je parlais de l'autre boulet, avais rentré dans le lard, lui, il avait réagi légèrement impulsivement, ce qui à ce moment là me convenait parfaitement, j'étais tout à fait ravi de voir ce mec me proposer de régler cette affaire dans un duel, encore plus lorsqu'il évoqua les serres, un endroit vaguement glauque, bref parfait pour des histoires dans ce genre, bon l'abruti n'avait pas ramené sa fraise, du coup je me retrouvais " presque " seul, dépité, même si se tenait en face de moi une ravissante jeune fille dont les principaux défauts étaient son appartenance à la maison du serpent ainsi que le fait qu'elle soit hautaine, comme la majeure partie des serpentards que je connaissais. Enfin j'étais particulièrement étonné du clame apparent qui régnait sur son charmant minois, plusieurs personnes, de la même espèce qu'elle, auraient sûrement crié au blasphème et aurait exigé que je disparaisse de leurs vues, mais tel n'était pas le cas avec Millicent, si elle se retenait de m'en coller une pour mon outrage à sa famille de sang pur elle le faisait particulièrement bien. Bref j'étais surpris de ses réactions, le fait qu'elle était entrain de me draguer à peu de chose près, même si je n'étais pas encore vraiment sûr si c'était encore un des plans machiavéliques de la maison du vice, ou si elle jouait franc jeu, j'hésitais un peu à me dévoiler ou à rester sur mes gardes.

- Mais même si c'est le cas, maintenant, cette lacune est comblée.

Elle était marrante cette fille, toujours à jouer de ses atouts, à faire la bouche en cœur, bref tout tenter pour essayer de séduire la personne qui était en face d'elle. Et effectivement elle ne me laissait pas indifférent mais je savais que je devais me méfier, même si en disant cette dernière phrase elle m'avait rendu mon sourire. Enfin j'étais un peu pommé je ne savais pas vraiment quoi dire, ni que faire, bref je ne savais pas trop comment là jouer, la laissait se dévoiler pouvait être selon moi une bonne solution, même si il fallait plutôt jouer avec les mots et là, ce n'était pas vraiment, mais alors pas du tout mon fort.


- Ça doit être une famille de sang pur, et un peu posée sur les traditions sorcières?


J'avais laissé tombé ça, je ne savais pas trop pourquoi, la partie de mon sang moldue n'avait peut être pas trop apprécié l'attitude de la demoiselle, mais au moins j'étais sorti de mon mutisme, même si ce que je venais de dire n'était peut être pas le mieux approprié.

- Mais je me trompe peut être.

Là non plus, j'ignorais pourquoi ces mots étaient sortis de mes lèvres sur lesquelles j'avais gardé mon sourire.

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Millicent Winter
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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Mer 25 Aoû - 21:29

Même si j'étais une sorcière, une sorcière digne et respectable qui pouvait obtenir tout ce qu'elle voulait dès l'instant où elle claquait des doigts, j'avais toujours rêvé, depuis mon enfance, et cela s'était amplifié avec l'âge de raison, de devenir une princesse. Oui, une véritable princesse avec un véritable château, avec toutes sortes de sbires et autres servantes ne souhaitant qu'une chose : me rendre la plus heureuse possible. Bon, j'avais une gouvernante, assez renfermée pour ne pas oser se dresser contre moi, et si elle l'avait fait, elle aurait morflé; venait ensuite le manoir relativement grand, mais il ne répondait pas assez à mes attentes. Je l'avais visité de fond en comble suffisamment de fois pour être lassée des tapisseries maintenant !

Alors je me surprenais à imaginer des lieux idylliques où je pourrais installer mon nouveau chez moi, et les belles robes qu'il m'était possible d'avoir. Les fanfreluches et tout ca; c'était mon truc. Rien que d'y penser, je sentais déjà les étoiles au coin de mes yeux s'éclairer, signe que je retombais plusieurs années en arrière. Plus jeune, ces vêtements; on me les avait acheté. Je n'avais plus vraiment l'âge. L'âge ?! Mais est-ce que cela avait une quelconque importance ? Enfin... il fallait bien avouer que je ne pouvais pas éclipser tout mes autres camarades avec mes ravissantes tenues alors que c'était déjà ce que je faisais depuis que j'étais arrivée ici. Je faisais preuve de bonté ? Oh, oui, j'étais tout à fait d'accord avec ce point de vue !!

Il ne me manquait plus que mon prince charmant pour que mon bonheur soit parfait. C'était aussi là que commençaient les problèmes. "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Ce n'était pas le schéma que je me plaisais à inventer; je restais assez réaliste sur le sujet pour tomber dans ce genre de piège, et si je voulais devenir comme le reste de ma famille -ou presque...- une jeune femme rangée, nul doute ne le serais-je que lorsque je n'aurai plus le choix, comme s'il s'agissait d'un dernier recours. Mon père avait brisé ces interdits; c'aurait été que pure folie de ne pas en profiter !! Je ne devais pas encore songer à ce genre de choses à onze ans. Mais on ne se refait pas et lorsque j'entendais parfois les exploits de mon géniteur, je ne pouvais m'empêcher de vouloir faire pareil. Qui avait-il de mal à cela ?

Alors, c'était ce que je m'employais à faire, ici même dans ces serres. Pardon ! Que je m'évertuais à faire plutôt, car le poisson n'avait pas envie de se laisser attraper. Ce qui commençait sincèrement à devenir lassant et peut être que j'allais lâcher l'affaire après tout pour trouver mieux ailleurs et passer devant ce même charmant jeune homme avec un air signifiant clairement "tu vois chéri, ce que tu manques ?". Donc, dans tout les cas, je ne perdais pas la partie. Pauvre chou, sans doute allait-il le regretter trop tard... Bah tant pis pour lui, ce n'était pas moi que c'allait contrarier, ou si peut être un peu; j'étais colérique et je détestais par dessus tout qu'on me résiste. Alors, je ne savais pas comment j'étais encore apte à rester calme, et pourtant c'était ce que je faisais. Si j'insistai, c'était peut être tout simplement parce que pour le moment, je n'avais rien d'autre à faire ? Oui, il était certain que je ne voulais pas retrouver tout mes admirateurs pour l'instant; le moment des éloges était prévu dans mon agenda, mais pas pour tout de suite toutefois.

- Ça doit être une famille de sang pur, et un peu posée sur les traditions sorcières?

Et bien pour tout dire, je ne m'y attendais absolument pas et c'était une bien agréable surprise !! Si sarcasme il y avait, j'étais bien incapable de le saisir dans ce genre de situation et c'était tout à ma joie de constater qu'il avait compris par lui même. A croire que finalement, ils n'étaient pas tous irrécupérable dans ce château de loosers. Oui, j'aurai du m'y plaire, mais ce n'était pas MON château, donc je ne pouvais exprimer que du dédain vis à vis de la directrice, qui elle, avait une véritable emprise sur Poudlard et ses habitants. Oui, oui, je sais déjà ce qu'il vous passe par la tête. Elle contrôlait tout; sauf moi bien sûr. Pourquoi en serait-ce autrement d'ailleurs ?

- Mais je me trompe peut être.

Allons, allons, ne doute pas de ce que tu viens d'affirmer enfin ! Si hésitation il y avait, je devais me faire un devoir de la faire fondre; comment les Winter auraient pu être une banale famille comme les autres ?! Vraiment, ca n'avait strictement aucun sens !! Mes traits se détendaient malgré tout, j'allais réparer cette négligence.

- Tu as tout compris ! J'avais à présent un large sourire chaleureux qui contribuait à mon imparable tactique.

Je ne sais pourquoi, mais j'étais rassurée quant à la suite des événements. J'avais toujours été certaine qu je tenais le monde entre mes mains. Bien qu'il y en avait encore qui l'ignorait. Que voulez vous, si j'étais très maligne et intelligente, tout le monde ne pouvait pas avoir cette chance. Et je me disait que Daniel l'avait aussi; un peu.

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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Ven 27 Aoû - 15:05

J’étais peut être entrain de me répéter, mais je ne m’attendais pas du tout, mais alors vraiment pas du tout à trouver une jeune et charmante demoiselle dans cette serre, mais plutôt un petit mec moche, effectivement de la même maison que Millicent, et je le regrettais, si elle n’était pas de Serpentard je ne savais pas vraiment comment j’aurais réagis, bref un mec prêt à en découdre avec moi, au lieu de ça, la nana qui était en face de moi était plutôt entrain de me draguer qu’autres choses. Si mon père me voyait, me faisant draguer par une serpentard, il m’aurait déshérité et peut être abattu sans la moindre sommation, j’exagérais un peu, mais en tout cas j’aurais été obligé de dormir à la belle étoile, pendant les nuits fraîches, voire caillantes, écossaises, peut être que ma gentille mère m’aurait accordé une couverture mais ce n’était même pas sûr, le nombre de fois que mon père s’était plains à elle, et moi le premier, car j’allais devoir aller à Poudlard un jour ou l’autre, alors que sa femme, ma mère donc, était née moldu, et allait le rester toute sa vie. Bref toutes ses histoires, même si je pensais qu’il avait bien du en inventer quelques unes rien que pour m’effrayer quand j’étais gamin, notamment celle ou il avait trouvé un peu de jus de citrouille, et que négligemment il en avait bu, et sa tête s’était mise à enfler, enfler, comme un ballon de baudruche que l’on gonfle sur les plages, mais revenons à l’histoire, sa tête était devenue énorme, et autour de lui il entendait les rires et les railleries des serpentards qui étaient les responsables de cet mauvaise blague ayant pour cible des poufsouffles, dont mon père en faisait partis, mais excellente vanne pour les serpentards, et au final il était devenu totalement sphérique et les membres de la maison du serpent l’avaient fait roulé jusqu’au lac, sous le regard bienveillant de leur maître maison, jusqu'à ce qu’un enseignant décide enfin à intervenir, il fallait que je précise que je n’avais jamais cru la partie de l’histoire ou mon père se faisait roulé sur le chemin comme un vulgaire tonneau, il aimait bien me faire peur quand j’étais gamin. Enfin il avait tout le temps, mais vraiment à chaque instant essayé de me mettre en garde contre les serpentards, soi par des petites phrases anodines, soi, franchement, avant d'embarquer dans le Poudlard Express par une phrase dont le message était clair: " Méfies toi des Serpentards ".

Au tout début je lui avais obéis, sauf peut être avec une fille (et oui encore!), elle était au bord du lac avec les larmes aux yeux, du coup on pouvait comprendre pourquoi j'étais arrivé avec pour but de la remotivé, bon au final ça n'avait pas marché et elle s'était cassé en versant quelques larmes sur son passage, charmant n'est-ce-pas? Alors qu'avec une autre fille (toujours), mon premier jour en plus, je m'étais un peu plus méfié en me disant peut être que mi padre avait raison, bon au final il avait à nouveau tord et je m'étais dis que il était possible que ces fameux coups bas ne seraient qu'en fait des petites blagounettes, des histoires, des mensonges qu'il m'aurait raconté pour me faire flipper le jour de la rentrée, ça aurait été du lui tout craché, mais petit à petit je me suis rendu compte qu'il n'avait pas vraiment tord, après des petits accrochages, pas méchants, justes quelques insultes qui fusaient, mais d'autres plus violents ou ça se finissait en bataille rangée avec les poufsouffles et les serdaigles ayant pour rôle d'arbitre. Et au final quand la baston était fini on en riait avec ceux de notre clan, en leur disant " T'as vu comment il a morflé le mec avec mon maléfice ", puis on riait encore et encore, et on partait se vider une ou deux Bièrraubeurre, une bonne soirée donc.

- Tu as tout compris !

A tiens, je l'avais presque oublié celle là, non tout de même pas, parce qu'elle était plutôt mimi, mais j'étais entrain de me remémorer les bons vieux souvenirs, dont la pluparts ne dataient pas d'un mois, j'avais regagné le sourire que j'avais perdu au moment ou j'avais émis la supposition que sa famille soit de sang pur, remarque je ne risquais pas vraiment grand-chose, car je ne voyais pas des serpentards né-moldu, même de sang mêlé, il fallait être vraiment être un petit vicelard pour être dans cette maison avec un parent moldu. Mais je plaignais, non tout de même pas si ils étaient dans cette maison ce n'était pas pour rien, je comprenais pourquoi ils étaient des sans-amis, on les voyait traîner par monts et par vaux toujours tout seul, à lalala.

En attendant j'avais devant moi Millicent avec un grand sourire charmeur, enjôleur, depuis le début elle me draguait, je ne savais pas vraiment la raison, son but dans cette histoire, mais je lui ai répondu avec un petit clin d'œil et un sourire:

- T'inquiètes je m'en doutais un peu.

Soudain j'ai entendu des bruits de bottes allant vers la serre, rien qu'au son on pouvait presque les deviner trouées, sans aucunes hésitations on reconnaissait celle de Rusard. Les pas s'arrêtèrent à l'entrée de la serre, j'ai mis mon doigt sur mes lèvres pour indiquer à Millicent qu'il fallait mieux se taire, et j'entendis clairement le concierge maugréer quelque chose à propos des fausses indications.

Hooooo, le petit cafard m'avait balancé, j'hallucinais, a-bu-sé quoi! Il avait tellement flippé qu'il en avait averti le concierge, j'en revenais pas, heureusement que Rusard n'était pas rentré dans la serre, sinon on risquait d'être mal, Millicent et moi, mais ce flemmard ne l'avait pas fait, encore heureux. En tout cas j'en revenais pas que le petit serpent avait cafté à l'autre, il était possible que je me fasse des idées, mais ça m'arrivait pas très souvent, et là, ça me semblait tellement flagrant que j'en revenais pas, j'étais un peu désabusé par ce type de comportement, surtout qu'il y avait une des ses comparses avec moi, j'ai fait un vague signe de main à Millicent pour lui indiquer qu'on pouvait reprendre la conversation.

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MessageSujet: Re: Like a flower [Daniel]   Lun 30 Aoû - 15:09

- T'inquiètes je m'en doutais un peu.

Pour être très franche, j'avais du mal à suivre la logique de ce garçon qui semblait danser d'un pied à un autre, seulement on ne pouvais pas nier que ca crevait les yeux qu'il s'y prenait très mal. Je réalisais que c'était une perte de temps ce que nous venions de vivre et que nous retrouvions au même point, or j'étais de nature très impatiente et partir d'un point a pour revenir au point a, je trouvais ca très inutile, surtout lorsqu'en ce moment même, je n'aspirai qu'à une seule chose; qu'il cède. Mais il ne semblait pas enclin à me suivre, ou alors pas encore. Je sentais ma bonne volonté s'envoler en fumée, car elle ne restait jamais bien longtemps de toute manière et nous pouvions seulement dire que celle ci faisait exception. Il avait eu cette chance, il ne l'avait pas prise. Je n'allais pas non plus lui courir derrière ! Non, c'était plutôt à lui de le faire, sinon, rien du tout.

J'allais répliquer, toute amabilité de ma part ayant fondu. J'inspirai déjà, certainement pas décontenancée par la situation, mais le geste de... Daniel, m'incita pourtant à reporter ce moment à plus tard. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs une telle réaction de ma part, car en temps normal, certainement que pour le contredire, j'aurai parlé le plus fort possible, rien que pour lui faire les pieds, mais je tendais un instant l'oreille pour comprendre que c'était également dans mon intérêt de la boucler. Je n'étais pas idiote non plus et je n'allais pas me faire choper parce que je reconnaissais la silhouette du concierge à travers les vitres sales des serres. A mon avis, il était impossible qu'il puisse nous remarquer; les nombreuses feuilles qui cachaient la lumière venant de l'extérieur y contribuant largement. A croire que les fleurs ne servaient pas à rien...

C'est étonnant comme le temps semble long pendant ces instants là. Je n'en étais pas à la limite de retenir mon souffle, songeant déjà à ce qu'il allait advenir de moi, ce n'était jamais rien que Rusard après tout et j'étais bien assez douée pour l'entourlouper, mais quand même, on ne savait jamais, mon temps était trop précieux pour avoir quelques minutes à passer en sa compagnie. Il n'avait plus qu'à se mettre un autre élève sous la dent, et vraiment ce n'était pas difficile, étant donné que les gens de cette école passaient leur temps à faire des blagues dans son dos. J'en faisais partie bien sûr, je ne manquais jamais une occasion de pouvoir me moquer de quelqu'un, qui que ce soit.
Comme l'endroit ne semblait pas lui satisfaire pour faire sa cueillette de Gryffondor quotidienne, le vieux finit malgré tout par prendre ses cliques et ses claques pour retourner au château très certainement. Je n'allais pas sortir pour vérifier, au risque qu'il se soit caché quelque part ! Il allait vite se lasser; à cette âge là on ne pouvait pas se tenir accroupi au même endroit pendant des heures sans qu'un terrible mal de dos ne viennent à naître... Nous étions tranquille.

Cela eu au moins l'effet d'apaiser un peu mon agacement, et de me rappeler, qu'avant tout, ce n'était un qu'un jeu. Toutefois, j'étais un peu lassée de jouer, et je n'allais pas tarder à terminer la partie

- Question de perspicacité.

Ma mâchoire était plus crispée que précédemment, montrant sans doute ma bonne volonté à rester aimable jusqu'au bout, ce qui prouvait bien que ce n'était que pour servir mes avantages, une nouvelle fois. Mais comme Daniel semblait un peu "long", j'étais en train de me dire que finalement, ca ne valait pas tant le coup que ca, si c'était pour passer pour une cruche dans ses bras parce que lui même n'était pas très futé ! Ce n'est pas que, mais j'avais quand même une réputation à préserver moi ! Je ne pouvais pas rester sur un échec dans tout les cas ! J'allais lui faire perdre l'occasion de se vanter !

- On m'attend ailleurs, à une prochaine fois peut être ! Je lui faisais un petit geste élégant de la main ainsi qu'un dernier sourire aguicheur.

Il allait se souvenir de moi, c'était certain. Tout le monde avait mon visage dans les esprits une fois qu'on l'avait rencontré. Je n'avais pas perdu ainsi, oh non. Cela prenait juste un peu de temps et il n'était pas exclu qu'à notre prochaine rencontre cela se passait tout à fait autrement.
J'ouvrai la porte de la serre avec prestance, et regagnait le château, prête à conquérir d'autres coeurs. Car je n'avais pas de doutes là dessus; même s'il ne voulait pas se l'avouer pour le moment, son ventricule battrait plus rapidement, à chaque fois qu'il reconnaîtrait ma chevelure dans les couloirs.

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