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La convoitise du rêve [Pv]

 

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 La convoitise du rêve [Pv]

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Lilian Easter
Assistante à Sainte Mangouste



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Nombre de messages : 4869
Localisation : Dans le lit avec Iron Man. Et tu es prié(e) de dégager, on n'aime pas les plans à 3. (A part si tu t'appelles Jack Sparrow, que tu as du rhum et de la pâte à crêpes...) Quoi? C'est quoi cet air choqué, vous êtes toujours puceau ou quoi? Question suivante !
Date d'inscription : 31/10/2007

Feuille de personnage
Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: La convoitise du rêve [Pv]   Dim 20 Juin - 14:26

Le cours d'Etude des Moldus : pourquoi existait-il ? La question était surtout pourquoi Lilian avait-elle choisit ce cours étant donné qu'elle avait vécu chez les non sorciers, sa mère en étant une. Aujourd'hui, le cours portait sur les divertissements préférés des Moldus et la conversation découlait sur le bain. Assise à côté d'un charmant jeune garçon, la toilette des non sorciers n'intéressait aucunement la Sirène d'autant plus que de parler des jeunes enfants qui s'amusaient gaiement dans leur bain, entourés de mousse, de bateaux miniatures et de canard en plastique était suffisamment barbant comme cela. Sa main avait de plus en plus de mal à retenir sa tête droite. Ses grands yeux bleus se fermaient, ses paupières devenaient lourdes comme du plomb, son imagination divaguait. Oui, elle s'imaginait se coulant dans une grande baignoire remplie d'eau chaude. Plonger sous l'eau et y rester jusqu'à ce que le souffle lui manque puis s'oublier ; s'endormir parmi les bulles rondes de savon et la mousse légère caressant sa peau de satin.

La cloche tinta, annonçant la fin du cours et résonna comme un cri strident aux oreilles de Lilian endormie sur sa table, ses longs cheveux fins et brillants ondulant sur le bois. Son voisin la réveilla délicatement, d'une voix douce et lui touchant légèrement son bras. La jeune fille leva vers lui ses diamants des îles, un étonnement ingénu brillant comme des étoiles sur le velours bleu de la nuit. Elle lui offrit un charmant sourire qui étira ses lèvres roses et tendres, s'étira tel un chat au réveil d'une longue nuit, saisit ses affaires de cours et s'en alla au bras de son compagnon du moment. Cependant qu'ils marchaient, nombreux furent les regards qui les dévisagèrent. La Sirène était-elle finalement en couple ? Avait-elle enfin trouvé le bon joli cœur ? Que nenni, il n'était autre qu'une conquête et la rouge et or se plaisait à pavaner à ses côtés, aussi fière que lui devait l'être, aussi comblé qu'un converti recevait la grâce divine. La déesse à son bras rayonnait de splendeur, elle était radieuse, merveilleuse, sublime, ses yeux bleus brillaient de mille feux et leurs flèches azures atteignaient en plein cœur la nouvelle cible. Redoutables, les flèches de la belle amazone transperçaient et pourfendaient l'âme de leur proie pour que ses regards n'errent plus que sur la sirène et son corps parfait. Raccompagnée jusqu'à sa salle commune, Lilian ne perdit pas une minute et se mit à sa table de travail. Toutefois, ses songes l'emportèrent rapidement très loin du devoir de Métamorphose qu'elle devait finir. Elle repensait à son bain chaud, aux bulles rondes, à la mousse, au canard... Tentation insoutenable, elle monta ses affaires dans son dortoir, les jeta en pagaille sur son lit et redescendit furtivement. Elle ne prit la peine de répondre à tous les sourires et les signes de main qui lui étaient adressés et ressortit de l'antre des lions.

Toujours en uniforme, la belle ne s'était pas changée. Sa jupe grise plissée dévoilait ses longues et fines jambes de gazelle, ses talons claquaient sur le sol comme un burin frappé du marteau pour percer la dure pierre. Quand elle eut descendu un étage, évitant gracieusement les facéties des escaliers, elle déboucha dans un couloir vide d'élève. Paradoxe vivant, il était la preuve vivante que Poudlard ne grouillait pas de vie à chacun de ses dédales. Alors qu'elle avançait droit vers un mur nu, de sa démarche de félin, souple et assurée, ledit mur vomit ses entrailles et cracha à la figure de la sirène une grande et majestueuse porte en bois aux armatures métalliques. La jeune fille regarda à ses alentour si personne ne pouvait la suivre, saisit entre ses longs doigts de fée une des énormes poignées, la tira vers elle et disparut dans les ténèbres du mur. La porte se referma sur sa silhouette engloutie et le mur ravala ses deux proies.

Quand elle entra dans la pièce, Lilian fut aussi étonnée qu'une jeune enfant devant la plus belle poupée qui lui eut été donné de voir. La magie de la salle avait recrée jusqu'au plus petit détail ce qui s'était imagé dans la tête de la sirène. Au premier plan, un vaste parquet ciré en face d'un large miroir couvrant tout le mur. Au fond, un vestiaire avec une grande armoire en bois. Au deuxième plan, une large baignoire circulaire creusée à même le sol avec, ô joie, de la mousse, des bulles rondes et de la vapeur qui montait en voluptes gracieux vers le plafond. Parlons-en du plafond. Il était le même que celui de la Grande Salle, factice et arborait ici un ciel bleu digne du bleu des yeux de Lilian et devant elle, la parc de Poudlard, fidèle à lui-même. Les plaines vertes courant à perte de vue, le lac scintillant sous les rayons doux du soleil, la Forêt Interdite agitant ses mille bras au gré du vent. La rouge et or eut une irrépressible envie de sauter dans l'eau de son bain cependant, elle se retint – non moins sans peine – et reporta tout le peu de son attention, celui qui n'était pas resté sur les bords de la baignoire, sur la première partie de la salle. Marchant presque à regret vers l'armoire, elle en sortit une paire de chaussons de danse, de hautes guêtres noires qui lui montaient au genou, un short bleu recouvrant juste ce qu'il fallait de ses longues cuisses et une brassière noire et blanche qui lui tombait en-dessous de la poitrine. Elle s'éclipsa dans le vestiaires et en ressortit prête à se défouler. Elle se plaça au centre du parquet, face au miroir, claqua des doigts et une musique retentit. Ce fut très vite un enchaînement de grand écart, de levés de jambe à la verticale contre son buste, de grands jetés, de pirouettes, de déhanchements tels qu'on eut cru que la jeune fille aurait été capable de vous propulsez à plusieurs mètres d'elle par un simple coup de hanche sur le côté. Ses cheveux relevés en une haute queue de cheval lui fouettaient les reins, se courbaient en pointe dès que la belle bougeait vivement sa tête. La sueur recouvrait petit à petit le front et le corps de la danseuse mais ses mouvements ne se dépeignaient pas de leur énergie. Au contraire, plus les perles de sueur coulaient sur son front, ses abdominaux, plus Lilian redoublait d'ardeur. Le rythme endiablé n'avait cesse d'essayer de la perdre et pourtant, elle continuait de le suivre, comme une lionne poursuit la gazelle jusqu'à la fin ; pour détendre ses muscles et bondir sur le dos de la pauvre bête.

Les dernières notes de firent entendre. Lilian se projeta dans les airs en un grand jeté et, au même moment où arrivait l'ultime note, ses gestes calculés précisément, elle atterrit sur le parquet en un grand écart. Jambes tendues, les pointes qui touchaient quasiment le sol, elle demeura dans cette position jusqu'à ce que la musique se perde en mesure et ne s'éteigne dans les murs. La jeune fille aurait pu aisément se relever par une simple poussée sur le sol de ses longues jambes musclées ; ce qu'elle fit d'ailleurs, profitant ainsi au maximum de cette passion qui l'étreignait depuis ses trois ans. Debout, elle expira, soufflant pour soulager son cœur qui battait à tout rompre dans sa poitrine. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait dansé de la sorte et cela lui réussissait toujours aussi bien : elle se trouvait libérée de toutes ses angoisses qui l'entravaient et pesaient sur ses épaules. Le cours ennuyeux d'étude des Moldus n'était plus qu'un lointain souvenir. Se munissant d'une serviette, elle s'épongea le front et se dirigea à nouveau vers l'armoire. De là, ses mains en sortirent un ravissant maillot de bain deux pièces, rose fushia ce qui faisait admirablement ressortir la couleur de ses cheveux et le bleu langoureux des lagunes des Caraïbes. Sitôt changée, l'on pouvait croire que la magnifique Sirène s'en allait défiler pour les grands stylistes du monde. Tout simplement renversante dans ce maillot de bain qui dévoilait au grand jour du ciel factice les partie de son corps parfait, ses formes harmonieuse, la belle détacha d'une main négligemment experte ses longs cheveux de soie et se précipita vers son bain. Quand elle plongea, son corps pénétra si bien la surface de l'eau qu'aucune goutte ne vint trahir son passage sous la surface. Elle émergea, scintillante de milliers de perles d'eau sur sa peau de lys qui glissaient sur ses boucles lisses.

La belle s'amusait comme une enfant : elle disparaissait sous la surface au beau milieu de la baignoire qui ressemblait davantage à une piscine d'eau douce mousseuse pour resurgir souriante l'autre bout. Debout, l'eau lui arrivait jusqu'au cou, ses cheveux flottaient sur la surface en une véritable mer de soie. Toutefois, Lilian trouvait qu'un détail manquait pour satisfaire grandement son bonheur. Elle claqua de nouveau des doigts et une deuxième musique retentit, plus douce, plus sensuelle, plus calme, plus Lilian. Tandis que sa main recouvrait son bras de mousse, la belle chantonnait les paroles qu'elle connaissait par cœur :


- But in your dreams whatever they be, dream a little dream of me.

Dans les paumes de ses mains jointes, fleurissait un lotus de mousse. Délicatement, le souffle de la sirène l'emporta vers les eux transparentes, agitées des mouvements gracieux de la jeune fille. C'est alors qu'elle entendit un bruit, comme celui d'un objet lourd renversé sur le sol. Surprise, Lilian sursauta dans son bain et se tourna vers l'endroit d'où provenait le bruit. Cela venait du vestiaire. Qui donc aurait pu la suivre ? Néanmoins, elle ne souhaitait pas interrompre sa baignade et sortir pour aller vérifier. La Sirène nagea vers le bord de marbre auquel elle s'accouda. Posant sa figure d'ange sur ses bras croisés, un sourire charmant et charmeur fleurit sur ses fines lèvres mouillées et elle attendit que l'insolent qui avait osé déranger Lilian à son bain comme Diane, daigne se montrer. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle aperçut un jeune garçon, brun typé asiatique. Tiens donc, le voilà notre fauteur de trouble : Mister Serdaigle en personne. Amusée, Lilian la Sirène feint l'ignorance et se remit à chantonner :

- While I'm alone and blue as can be, dream a little dream of me.

Cette chose était on ne peut plus facile ; qui n'avait jamais rêver de Lilian Easter, la Sirène de Poudlard ? Véritable enchanteresse et séductrice. Dream a little dream of her.

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Elliott Ansen
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MessageSujet: Re: La convoitise du rêve [Pv]   Mar 22 Juin - 20:33

Ce n'était pas comme si je l'avais voulu, si j'y avais même un seul instant songé. Peut être que si finalement, seulement, il ne fallait pas se voiler la face; c'était tellement plus simple de faire comme si tout vous tombait facilement dans les mains sans qu'on ne quémande rien. Ce que j'avais fait d'ailleurs, maintenant que j'y pensais puisque je me laissais porter par le vent, cette brise légère qui s'accélérait de temps à autre pour devenir plus chaude et plus douce un moment plus tard.
C'avait toujours été ainsi finalement; j'étais aussi lisse que de l'eau qui coule paresseusement sur les rochers d'une fine cascade en été. Impossible pour elle de se déchaîner puisque les eaux n'étaient plus assez puissantes. Suivre le mouvement, c'était encore ce que je savais faire de mieux. Alors, tout le monde était content, puisque je ne dérangeais personne. En même temps, je pouvais aisément me mettre à leur place, car dans pareil cas de figure, sans doute aurais-je fait la même chose.

Enfin, si on prenait le moi d'aujourd'hui.

Car le moi d'hier... Ce n'était que du liquide flasque transparent et sans âme justement. Quand j'avais la folie de revenir en arrière, j'avais encore du mal à réaliser que j'avais pu aussi facilement épouser les formes des pierres, comme si elles avaient été forgées pour moi. A croire que si. Même en arrivant à Poudlard, il en avait été ainsi pendant les premiers temps. Maintenant, rien à faire, c'était terminé tout ca, même si c'était loin de plaire à tout le monde. Toutefois, une nouvelle période arrivait, la période ou moi même je devenais égoïste dans le sens où je faisais parfois passer mes intérêts avant ceux des autres, car il ne fallait pas se leurrer, on ne changeait pas aussi facilement, et puis si mes choix n'étaient pas toujours approuvés, tant pis.

C'était sûrement pour ca qu'avec une certaine nonchalance encore je m'étais retrouvé entraîné dans cette histoire de Miss & Misters. D'ailleurs qui aurait pensé un seul instant que ce genre de truc existait dans une école telle que Poudlard ? A croire que même les professeurs se prenaient au jeu. Bref, je n'avais pas non plus tout fait pour passer dans l'entonnoir et disparaître comme l'avaient fait certains de mes camarades, car après tout, ce n'était pas vraiment une histoire de Serdaigle tout ca.
Mais même moi je devais l'avouer, ca m'amusait. Pas dans le sens cruel comme pouvaient l'être d'autres candidats qui éprouvaient un malin plaisir à lancer des regards furtifs à toutes les filles qu'ils pouvaient rencontrer alors qu'ils savaient pertinemment qu'ils n'allaient sûrement jamais les recroiser dans les couloirs de l'école. Non, moi je préférais me laisser porter par la vague, un peu comme avant en fait à la différence près que cette fois, c'était moi qui restais le maître à bord. Et en réalité, cette notion me plaisait déjà mieux.

Toujours est-il que c'avait du payer puisque j'avais été élu, signe du destin, parce que mine de rien, je n'avais pas fait grand chose, si ce n'est faire le Serdaigle; c'était peut être d'ailleurs ca qui avait du jouer en ma faveur. Ce que je n'avais pas prévu en revanche, c'était les conséquences de ce nouveau titre puisque à présent, moi aussi, on me suivait jusqu'aux portes de la salle commune alors que je ne faisais rien de plus que d'habitude. Si certaines nanas avaient d'ailleurs songé à devenir ma petite amie officielle, d'autres, avaient fait des conclusions plus hâtives, puisqu'il en était ainsi, j'étais nécessairement en couple avec Paola Everard, ce qui devenait totalement abracadabrantesque ! Je n'avais rien contre Paola bien sûr, la pauvre, mais c'était une méthode de réflexion de la part de mes camarades que j'avais du mal à comprendre.

La solution la plus simple aurait encore été de sortir avec quelqu'un sans doute pour être tranquille, mais il me restait trop de conscience pour attraper une fille par la main et peindre un sourire faux sur mon visage à chaque fois qu'elle serait en ma compagnie. Bien sûr, je n'étais pas non plus imperméable à toutes, et à cette idée une image se dessinait à mon esprit, le fait est qu'avec cette personne ca restait beaucoup trop compliqué pour savoir où placer cette relation dans le statut des relations. Ou alors c'était peut être aussi parce qu'il fallait que je songe à me bouger plus sérieusement. Beaucoup plus difficile que dans les livres.

Il était plus simple en fait de ne pas se prendre la tête, et c'était dans ces moments là que je comprenais pourquoi j'appréciais tant de me laisser porter. Si là encore ca me réussissait, je pouvais tout à fait renouveler l'expérience, tout en gardant le contrôle. Ce plan me plaisait déjà mieux et m'offrait diverses possibilités. Tout en gardant mes valeurs, je pouvais bien vivre un peu.

Bref, j'en avais assez d'errer comme une âme en peine dans la salle commune en plein conflit avec mes pensées qui n'arrêtaient plus d'aller divaguer un peu partout pour se cogner jusqu'aux dures parois du ma boîte crânienne. J'avais besoin d'aller prendre un peu l'air, et je savais déjà où j'avais envie de me rendre, histoire d'être seul un moment sans être importuné et décompresser un peu. Abandonnant le reste de mes camarades, je filai tranquillement à travers les étages, plus ou moins vides, les élèves se baladant minimum par groupe de deux ou trois. Plus personne n'aimait la solitude, alors que j'étais en train de la rechercher ce qui constituait un véritable paradoxe. J'arrivais finalement dans un couloir désert, ce qui n'était pas plus mal car je n'avais pas envie d'attendre pour pouvoir entrer dans la salle du demande. Alors que je réfléchissais à un endroit tout en passant plusieurs fois devant, quelle ne fut pas ma surprise de constater que la façade restait désespérément froide, ne m'offrant pas la moindre possibilité de passer à travers. Jamais encore elle ne m'avait fait le coup aussi je retentais une nouvelle fois l'expérience, car il pouvait tout à fait y avoir un disfonctionnement, allez savoir, même la magie avait ses aléas.

Erreur, la salle semblait bien capricieuse ce soir là. Pas vraiment motivé pour faire une dizaine d'essais, je préférais retenter une dernière fois ma chance en reformulant ma question autrement, demandant un lieu de détente, sans avoir réellement d'idées précises en tête. Cela du cependant suffire car cette fois ci, ma requête fut acceptée et la poignée tant attendue fit finalement son apparition. Je m'empressais de m'en emparer, des fois qu'elle aurait l'envie subite de disparaître, dans la seule optique de faire des blagues. Après tout, elle ne semblait pas très coopérative aujourd'hui...

Nouvel instant d'étonnement lorsque je me retrouvais à l'intérieur de la pièce. En fait, je ne m'attendais pas vraiment à cela. Bon, je ne m'attendais à pas grand chose, mais le genre vestiaire pour filles, il fallait tout de même avouer, que je n'étais pas franchementt dans mon élément, même si je n'étais pas mal à l'aise non plus. Je n'étais ni plus ni moins qu'un pion qu'on venait de placer là parce que cela était marrant et une fois de plus, je songeais à une farce de la salle, à moins qu'il ne s'agisse ni plus ni moins que de mon inconscient qui avait décidé de se réveiller et de remonter à la surface. A ne pas exclure non plus.
Je n'avais plus qu'à explorer les nouveaux lieux dans lesquels j'avais été propulsé, bon gré mal gré, sans vraiment savoir par où commencer puisqu'il n'y avait pas grand chose à voir après tout. Ma main allait se saisir d'une quelconque breloque qui agrémentait l'espace quand autre chose attirait mon attention.

- But in your dreams whatever they be, dream a little dream of me.

Je relevai la tête en direction de la voix et me rendais compte par la même occasion qu'il y avait à la fois un second endroit ainsi qu'une seconde personne, mes doigts faisant donc négligemment tomber sur le côté le bibelot, qui roula sur le sol pour glisser sous une armoire. La curiosité piquée pourtant, je ne prenais même pas la peine de le récupérer à l'aide d'un sortilège et allait plutôt voir ce qu'il se passait de l'autre côté.

Sans doute était-ce ce que j'aurais du remarquer aussitôt en entrant ici puisque je la reconnaissait aussitôt en croisant son regard. Tout le monde l'avait déjà vu ou avait entendu parler d'elle dans le château après tout et la réputation de Lillian Easter n'était plus à faire. Ainsi ceci expliquait cela. Soit c'était elle qui était à l'origine de ce mystérieux lieu, soit c'était carrément moi qui avait créé cette chimère et alors, j'avais des sentiments refoulés depuis longtemps.
Non, elle semblait trop réelle, surtout alors que je me rapprochai et que son timbre s'élevait de nouveau.

- While I'm alone and blue as can be, dream a little dream of me.

Malgré moi, je savais que j'étais chanceux, même s'il ne m'était jamais vraiment venu à l'esprit d'avoir un tête à tête avec la Gryffondor. A moins d'exclure l'histoire de l'inconscient et là, tout prenait son sens.

J'étais à ses côtés à présent alors que nous nous dévisagions tranquillement. Quant à la suite dans événements, j'étais bien incapable de les prévoir. Se laisser porter. J'allais bien voir où cela allait me mener, et quelque chose me disait qu'avec une personnalité comme Lillian, j'étais tranquille.

- Tu es toujours dans des lieux inattendus, n'est-ce pas ?

Je lui parlai comme si nous nous étions déjà rencontrés, mais peu importait; cela avait-il une importance ? Et puis combien de fois n'avais-je pas entendu ces garçons parler d'Easter comme d'un rêve. L'endroit dans lequel nous nous trouvions s'y portait parfaitement. Si je le voulais, je pouvais même m'autoriser à songer qu'elle n'était qu'un mirage et que bientôt, j'allais me réveiller au fond de mes draps.

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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: La convoitise du rêve [Pv]   Ven 25 Juin - 17:48

Quand il se montra, Lilian n'eut aucun mal à reconnaître celui qui venait la déranger dans cet instant de pure détente. Il s'agissait, ni plus ni moins, du nouveau Mister Serdaigle : Elliott Ansen. Sa popularité était montée en flèche après son élection et pouvait presque faire de l'ombre à celle de Lilian. Enfin, ne comparons pas les brioches et les pommes de terre, il était un garçon qui avait élu par les élèves, elle n'avait pas eu besoin du soutien et du vote de ses camarades pour être propulsée au rang de Sirène.

- Vous m'en voyez ravie de vous rencontrer, Monsieur Ansen, apostropha la jeune fille à l'intention de son invité surprise.

Sa réputation, elle l'avait érigée de ses propres mains. Avant qu'il ne reçoive le titre de Mister Serdaigle, jamais Lilian n'avait entendu parler d'Elliott Ansen. Cela devait être un garçon timide et davantage posé sur la solitude que sur un entourage constant de dizaines de personnes. Son visage laissait quelque peu refléter ce trait de caractère. Et pourtant, il lui adressa la parole comme s'ils se connaissaient depuis toujours comme des amis d'enfance perdus à l'entrée au collège et qui se retrouve grâce au fruit du hasard.


- Tu es toujours dans des lieux inattendus, n'est-ce pas ?

A ces dires, Lilian se retourna pour faire face au bleu et bronze, s'accouda au rebord et posa sa tête d'ange sur ses bras croisés. Un charmant sourire vint fleurir sur ses lèvres, illuminant son visage constellé de perles d'eau. Ses magnifiques yeux bleus rayonnaient et tranchaient avec la couleur chatoyante du bikini qu'elle portait.

- Et c'est là que j'y fais les meilleures rencontres, répondit-elle sans se dépeindre de son joli sourire. Elle faisait notamment, implicitement, référence à une certaine aventure avec un certain Mister... Enfin bref !

Charmeuse à toute heure, la Sirène ne se priva pas de dévisager gentiment Elliott. Il était plus jeune qu'elle, c'était à peu près la seule chose qu'elle savait de lui, hormis qu'il était à Serdaigle. Il était juste à ses côtés, la dominant et profitait de cette situation de hauteur par rapport à elle. Cependant, la rouge et or plongea tout de même son beau regard azur dans l'ébène des yeux du jeune homme, les iris pétillants de malice adorable. Bien qu'elle fut en contrebas de lui, elle n'avait aucune envie de sortir de son royaume ; elle y était si bien parmi la mousse légère et les eaux tièdes.

Décidant de jouer la carte de la taquinerie, elle délaissa son accoudoir et s'écarta du rebord. Doucement, elle disparut sous la surface avec un battement de pieds qui éclaboussa Elliott. La sirène sourit de satisfaction sous les flots et reparut, gracieuse et irrésistible au milieu de la piscine circulaire. Elle éclata de son rire cristallin, doux aux oreilles comme du velours en voyant la moue étonnée que tirait le jeune homme. Il ne s'y attendait probablement pas et l'effet de surprise avait été total. Dans son élément, Lilian savait qu'elle était dominante et qu'il ne pourrait pas se venger. Du moins, pas tout de suite. Bien sûr qu'il ne s'y attendait pas. Qui, pouvait s'attendre à tomber nez-à-nez avec elle, Lilian Easter, la Sirène de Poudlard, vêtue d'un charmant bikini rose fushia et se baignant dans une baignoire aussi grande qu'une piscine ? Or cette situation devait certainement être le fil conducteur de nombreux rêves de nombreux garçons de cette prestigieuse école. Dans une pièce comme la salle sur demande, Elliott avait la rouge et or pour lui tout seul ; combien auraient échangé leur mère pour être à sa place ? Pour certains, voir la célèbre Lilian Easter vous accorder ne serait-ce un sourire était pour eux déjà l'aboutissement de toute une vie, alors imaginez quelle serait leur état d'esprit s'ils se trouvaient face à face avec elle, ici, tout de suite, maintenant !

Elle revint à la description de son invité. Il n'avait le caractère type du garçon propulsé vers la célébrité, qui en profitait grassement, en se promenant, par exemple, avec une fille dans chaque bras et une dizaine d'autres qui suivaient derrière comme des chiens. Il lui paraissait être tout le contraire. Il ne comprenait pas encore assez bien ce qu'il s'était passé et ne réalisait pas ce qu'il était était devenu aux yeux de nombreuses jeunes filles. Jeunes filles hypocrites soit dit en passant puisque Lilian était prête à parier dix mornilles qu'avant qu'il n'atteigne le rang de Mister Serdaigle, aucune d'elle ne s'était retourné vers lui quand elle l'avait croisé. Alors que maintenant, ces filles endossait le rôle d'hystériques qui fondaient en larmes ou criaient de toutes leur cordes vocales quand le jeune homme passait devant leurs bandes et leur adressait un simple regard. La rouge et or avait d'ailleurs en horreur ce type de filles. Enfin, une réplique bien placée de la Sirène suffisait généralement à leur clouer le bec et à ce qu'elle détale sans plus jamais lui adresser la parole. Elles pouvaient la détester, Lilian s'en fichait royalement.

Lasse d'être seule au beau milieu de son bain, la belle replongea pour réapparaître juste sous le nez du bleu et bronze. Ses longs cheveux collaient sa peau de lys et ses lèvres tendres et humides décochèrent un nouveau sourire à Elliott. Une question lui occupait l'esprit depuis quelques minutes maintenant, depuis qu'elle avait aperçut le visage d'Elliott. Elle mourrait d'envie de le lui poser. Ce qu'elle fit, sans hésitation.


- Quel effet cela fait-il d'être élu Mister Serdaigle ? Tu dois avoir les jeunes filles à tes pieds maintenant. Elle embellit ses paroles d'un sourire en coin ironique. Elle parlait en connaissance de cause : elle savait combien la célébrité rendait toujours les gens plus attirants qu'ils ne le sont habituellement. Notamment aux yeux des filles. Encore plus aux yeux des filles et surtout ceux des jeunes filles.

Non mais attendez, c'est Elliott Ansen ! Ce n'est pas n'importe qui ! C'est Mister Serdaigle ! Il est tellement sexyyyyyyyyyy. Oh ! Il m'a regardé ! Il m'a regardé, il m'a regardé, il m'a re-gar-dé !! Rattrapez-moi les filles, je me sens toute faible ! Mais avant que je tombe bande d'andouilles !

Quand je vous disait que la célébrité faisait beaucoup de choses... Elliott devait sûrement en subir certaines conséquences qui n'étaient pas forcément toutes agréables. Lilian se flattait d'avoir du succès auprès de la gent masculine car elle imaginait très bien le pauvre Elliott se faire courser par une horde de jeunes hystériques qui ne souhaitaient qu'une seule chose : avoir la chance d'être à son bras et d'obtenir la popularité d'être la copine du Mister Serdaigle. L'avantage de séduire les garçons, c'est qu'eux n'étaient pas aussi expressifs et ne courait pas après la lionne rouge et or pour obtenir ses faveurs.

Ses fines mains passèrent dans sa chevelure mouillée et l'amenèrent sur son épaule droite. Chose qu'elle n'aurait pas dû faire. Lilian dévoila, sans s'en rendre compte, un charmant suçon situé juste avant la base du cou, assez important pour attirer l'oeil du bleu et bronze. La sirène ne s'en aperçut pas et replongea ses abysses dans les yeux du jeune garçon. Elle aurait apprécié le rencontrer avant son élection, afin d'analyser son changement d'attitude, si changement il y avait eut. Cependant qu'elle attendait une réponse de la part du Mister Serdaigle, elle se reprit à murmurer doucement les paroles de la chanson qui continuait de dérouler ses notes, créant ainsi une douce atmosphère de détente, propice à la taquinerie et à la douce malice. La sirène lui tourna le dos, entortillant entre ses longs doigts de fée les mèches de ses filaments de soie.


- Stars shining bright above you, night breezes seem to whisper “I love you”. Birds singing in the sucamore tree. Dream a little dream of me.

Qui pourrait résister à cette douce voix, tintement de clochettes ? Si Elliott ne rendait pas les armes, Lilian lui demanderait alors gentiment, un magnifique sourire sur le visage, les yeux bleus suppliants et séducteurs, de faire un petit rêve d'elle.

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Elliott Ansen
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MessageSujet: Re: La convoitise du rêve [Pv]   Mer 30 Juin - 21:19

Peut être n'aurais-je pas du être là en compagnie de cette personnalité atypique, mais à présent, il était trop tard, et même si j'avais seulement la chance d'échanger ma place avec quelqu'un aurais-je voulu le faire ? Au fond, nous sommes tous pareils, quoi qu'il en soit; il faut savoir profiter des privilèges que l'on nous offrent au lieu de les refuser bien poliment. A se faire marcher sur le pieds, on allait bientôt finir par se faire rouler dessus, oui !!

Étais-je content ou non de rencontrer Lilian ici, au final qu'en savais-je si ce n'est que ca ne devais pas me déplaire tant que ca, sinon sans doute serais-je déjà parti explorer d'autres recoins de la salle ou alors aurais-je préférer la laisser en paix dans son bain, telle l'enfant jouant avec les bulles de savon, tableau qu'elle représentait tout à fait en cet instant.

- Vous m'en voyez ravie de vous rencontrer, Monsieur Ansen


Il était quand même impressionnant de constater que quoi qu'il arrive, une personne comme la jeune fille, puisse être, dans n'importe quelle situation, à son avantage. Sa peau qui aurait pu être réduite en carton à cause de l'eau ne l'était pas, ses cheveux qui aurait pu être embroussaillés retombaient souplement sur ses épaules bien que trempés... J'étais même certain qu'à son réveil, elle avait le visage aussi frais que si elle venait de le débarbouiller. Oui, en un sens c'était assez fascinant car elles ne devaient pas toutes être dans son cas, celles qui s'éveillaient avec les yeux collés et la bouche pâteuse...

- Plaisir partagé, et oui, c'était bien difficile de vouloir préserver son anonymat à présent. Aussi, j'avais rapidement décidé de renoncer. C'était inutile et j'avais assez à faire que de m'encombrer de choses superficiels.

De toute façon, est-ce que je m'étais attendu à autre chose en étant élu Mister Serdaigle ? Il aurait franchement été bête d'avoir la prétention de penser le contraire... Concrètement, rien n'avait changé pourtant, je continuais de zoner d'une salle de classe à une autre, si ce n'est qu'il avait à présent des dizaines d'ombres qui me suivaient un peu près partout où j'allais, prétextant l'envie de porter mes livres ou même mon sac. Il me restait quand même un minimum de bonnes manières pour pouvoir refuser, même si rien que pour avoir la paix, ce n'était pas l'envie d'accepter qui s'en faisait ressentir parfois.

- Et c'est là que j'y fais les meilleures rencontres.

Et comment devais-je prendre ces mots ? J'avais la trop mauvaise habitude de vouloir analyser chacune des paroles de mes camarades, du moins lors des tête à tête comme celui ci, ce qui contrastait totalement avec mon nouveau plan.

Oui, nous étions bien différents tout les deux.

Lilian Easter était de ces personnes qui avait voulu le rang qu'elle occupait aujourd'hui, et d'ailleurs il fallait dire qu'elle s'en sortait à merveille dans le rôle. Combien de conquêtes avait-elle eu ? Impossible de toutes les compter et sans doute y en avaient-ils déjà eu beaucoup avant mon arrivée à Poudlard.
Quant à moi, au départ, je n'avais rien demandé à personne, ou presque puisque si j'avais réellement voulu qu'on me foute la paix, le plus simple aurait été de ne pas se présenter tout court à ses élections. Comme quoi les complexités de l'être humain pouvaient le pousser à faire bien des choses. Après quant à dire si elles étaient négatives ou pas, ca, c'était une autre histoire.

- Je prends ca comme un compliment, quant à savoir s'il me revenait véritablement ou pas, je ne pouvais pas en être certain, en même temps, quand il s'agissait de la Gryffondor, on ne pouvait pas savoir sur quel pied danser. Alors autant jouer le jeu jusqu'au bout quitte à le faire.

Ou alors pas du tout.

Mais comme à présent, moi aussi j'étais lancé... Je n'avais pas véritablement envie de m'arrêter à vrai dire. Et oui, je préférais montrer la carte de la faiblesse pour une fois. Ça n'allait pas me tuer non plus.
D'ailleurs ce n'était peut être pas la meilleure tactique à adopter puisque je me faisais avoir comme un gosse alors que la rouge et or disparaissait subitement sous l'eau sans que je ne le pressente aucunement et que je ne le vois venir... L'eau de la baignoire géante venait se déposer un peu partout sur mes vêtements, mon visage et même dans mes cheveux alors que je clignai plusieurs fois des yeux pour faire disparaître les gouttes qui m'obscurcissaient la vue. Celle qu'on appelait aussi la Sirène réapparaissait dans le grand bain, un peu plus loin. Il n'y avait pas de risque qu'elle se noie, c'était déjà ca de certain.

J'aurai pu la rejoindre, mais pas tout de suite tout du moins. Notre étrange proximité qui ne l'était pas vraiment restait particulière et je n'avais pas envie de la briser pour l'instant. Pourquoi pas plus tard... Ce n'était pas comme si le temps allait bientôt s'arrêter.

Surtout qu'au final et ressurgissait sous mon nez, avec une agilité que toutes n'avaient sans doute pas. A mettre sous le compte de l'entraînement ?

- Quel effet cela fait-il d'être élu Mister Serdaigle ? Tu dois avoir les jeunes filles à tes pieds maintenant.

Nous revenions au creux du problème. Oui, si elle pouvait obtenir ce qu'elle voulait de toute le monde, à présent je pouvais faire de même. Nous étions différents sous certains points donc... Mais au fond, nous nous ressemblions sous d'autres. Rien qu'avec cela, nous pouvions considérer que nous étions proches, même si jusqu'à ce soir, jamais nous ne nous étions adressé la parole. Ca je ne l'oubliais pas et j'avais parfaitement conscience qu'elle devait avoir ce genre d'idée derrière la tête. Elle avait beau avoir l'air volage en apparence, elle n'en restait pas moins intelligente, pour moi c'était une certitude.

- C'est tellement simple d'accoler des étiquettes sur les fronts des gens, n'est-ce pas ? Tout était devenu facile pour moi maintenant, il fallait bien l'avouer, et d'après les dires de mes camarades, je n'avais pas intérêt à m'en plaindre. Et pourtant c'est d'un compliqué d'avoir un titre sur la tête.

Ca résumait assez bien les choses même si le contraste était frappant. Du reste, je me doutai qu'elle allait comprendre ce que je sous entendais par là. Il était bien évident que ce qu'il se passait dans la tête des filles, mais si la plupart du temps, je pouvais au moins le concevoir, parce que ce n'était qu'une question de logique, là ca dépassait tout de même l'entendement pour ne pas dire franchir le ridicule.

- On va dire que j'ai l'embarra du choix... tout comme toi avec tes chaussures. Même si je ne savais pas combien elle avait d'escarpins en fait, mais bon, là aussi il suffisait que je fasse fonctionner ma tête pendant cinq minutes pour pouvoir en tirer certaines conclusions.

Je haussai un sourcil par la suite quand elle déplaça sa crinière, remarquant la marque de convoitise. Il fallait dire qu'après tout, cela n'avait rien d'étonnant. Dans tout les cas, j'avais du mal à m'impliquer dans ces affaires là parce que lorsque cela ne me regardait pas... Cela ne me regardait pas.

- Stars shining bright above you, night breezes seem to whisper “I love you”. Birds singing in the sucamore tree. Dream a little dream of me.

Sa voix s'élevait à nouveau et résonnait à travers la pièce d'un timbre clair et cristallin. Un peu comme une mélodie, une berceuse, une boîte à musique même qui reprendrait dès lors qu'on en ouvrirait le couvercle.

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Lilian Easter
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Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
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Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: Re: La convoitise du rêve [Pv]   Mer 14 Juil - 12:24

Elliott n'était aucunement mal à l'aise de trouver une Lilian Easter en face de lui, vêtue d'un simple maillot de bain, en train de se baigner. Toutes les jeunes filles de l'école ne se comporteraient pas comme elle. Beaucoup rougiraient. Elle non. Dieu sait qu'elle avait fait bien mieux en dévoilant sa lingerie au regretté Ethan Ham-Ham à la sortie d'un bain de minuit dans le lac noir. Ne parlons pas de l'épisode Chuck. Et combien de garçons se seraient dandinés ; gênés de déranger une si belle jeune fille dans un instant de tranquillité ? Un nouveau chapitre s'écrivait avec pour nouveau protagoniste, le nouveau Mister Serdaigle et ce serait eux deux qui l'écriraient. A leur manière, avec leur propre plume et leur encre. Ce sont eux qui décideront de la fin de cet extrait qui constituait peu à peu ce que l'on appelle la vie.

Cependant, Elliott semblait dissimuler sa curiosité à l'instar de Lilian. C'est du moins ce qu'il paraissait à la belle. Ses joues n'étaient pas rouges de confusion, ses pieds restaient stables, supportant équitablement son poids : rien ne trahissait quelconque malaise. La sirène en fut d'autant plus ravie. Elle aimait les garçons sûrs d'eux, qui n'avaient pas froid aux yeux et n'hésitaient pas à se jeter dans ses eaux langoureuses, sans se soucier de ce qu'il pouvait leur arriver. Belles à mourir, les véritables sirènes se seraient régaler du festin du tableau de chasse de Lilian. Celle-ci en aurait été une vraie, Elliott ne tarderait guère à la rejoindre dans son bain pour qu'elle puisse le dévorer après l'avoir fait succomber à ses charmes irrésistibles.


- Plaisir partagé.


Elle voyait dans ses yeux sombres qu'il ne réalisait pas encore totalement ce qui lui était subitement tombé dessus. L'enclume de la popularité l'écrasait dorénavant et il lui était difficile de redresser ses épaules. Cependant, cela ne semblait pas le déranger outre mesure. Il encaissait le coup, relevait la tête et espérait que l'orage de filles en furie ne se calme. Lilian n'avait jamais ressenti cette apesanteur sur ses frêles épaules. Son comportement séducteur l'avait très vite amenée sous le feux des flash des paparazzis de l'école et les critiques parfois amères et difficiles à avaler des journalistes. Mais elle avait tout pris en souriant sauf dernièrement où elle peinait à apprécier. La dernière une du Daily l'avait anéantie. Son orgueil était meurtri, blessé et il s'en était fallu de peu pour qu'elle n'aille pas tambouriner furieusement à la porte du journal pour faire éclater un véritable scandale.

Passons et revenons à notre joli Mister. C'est en le dévisageant langoureusement que la sirène parvint à déceler pourquoi tant de filles étaient aussi attirées par lui. Son côté solitaire, ses mèches brunes tombant devant ses yeux sombres, son attitude de je m'en foutiste : cela avait le don de rendre les jeunes filles complètement folles. Et oui, que voulez-vous, elles aimaient qu'ils se dérobent quand elles approchaient, détournent les yeux quand elles les fixaient, tout cela était tellement irrésistible... L'insaisissable était ce qui attirait le plus. Toutes étaient folles de George Clooney, de Chuck Carlton et maintenant de Elliott Ansen mais qui aurait l'honneur de se pavaner à leur bras ? La même question était réciproque vis-à-vis de Lilian : combien rêvaient de pouvoir l'embrasser, la serrer dans leur bras, toucher sa peau de lys, remettre ses mèches de soie en place ? Sûrement tout son tableau de chasse ! Qu'adviendrait-il de notre Mister Serdaigle ? Ornerait-il l'immense collection de cette chère sirène ? Aurait-il ce privilège ?


- Je prends ca comme un compliment

Lilian ne répondit que par un délicieux sourire charmeur. Il ne pouvait pas le prendre comme une critique. Voyant son air interloqué devant l'eau qu'il venait de recevoir, elle ria comme une petite fille. Son rire cristallin, doux à l'oreille comme du velours, emplit toute la salle. Fière de sa plaisanterie, un air malicieux tout aussi irrésistible pris place sur son visage angélique. Cette malice qui la rendait aussi charmante, aussi belle, qui faisait briller de mille feux ses grands diamants bleus, étiraient ses fines lèvres roses qui dévoilaient un sourire blanc et parfait. Son visage rayonnait et illuminait toute la pièce. Elliott en serait lui aussi ébloui.

Quand elle lui parla de son titre, la rouge et or vit combien le visage du bleu et bronze changea. Elle avait bien deviné : il ne s'en remettait pas encore. Il est vrai que d'avoir été élu Mister Serdaigle n'était pas rien. Il s'était levé un beau matin et l'école toute entière le proclamait comme égérie de la maison de Rowena Serdaigle. Au début, il n'en croyait pas ses oreilles et quand il s'était réveillé le lendemain matin, il s'était subitement souvenu que maintenant, des dizaines de filles allaient avoir le regard constamment rivé sur lui et lui suivraient à la trace, où qu'il aille. Son seul refuge serait peut-être les toilettes et sa chambre. Mais nous savons tous comme il est facile de se faire passer pour quelqu'un d'autre ou de s'introduire dans un dortoir quand seul l'un des occupants y repose. Lilian riait intérieurement en repensant aux courses poursuites que devaient supporter Elliott devant les filles hystériques. Le pire, c'est que toutes ne venaient pas que de Serdaigle : les Poufsouffle et les Gryffondor les avaient très vite rejointes. Remarque : une fois Lilian avait été prise en chasse par un essaim de lutins de Cornouailles en furie, cela ne devait guère être différent. Il fallait veiller à ce qu'aucun ne vous rattrape sinon vous étiez fichu et trouver l'endroit idéal pour les coincer. Après quoi, vous étiez tranquilles.


- C'est tellement simple d'accoler des étiquettes sur les fronts des gens, n'est-ce pas ? Et pourtant c'est d'un compliqué d'avoir un titre sur la tête.

Il disait vrai. Le premier regard suffisait très souvent à émettre des idées, fausses ou vraies. Ces hypothèses se vérifiaient ou se détruisaient lors de la première rencontre. Ne parlons pas des préjugés : tous y étaient soumis. Elliott, Lilian, toute l'école. A ces paroles, la sirène se retourna vers son interlocuteur, un air presque grave imprimé sur le visage. Elle n'avait pas trop ce genre de problème étant donné que tout Poudlard savait qui elle était et quelle était sa réputation. Mais ne parlons pas des Moldus qu'elle croisait lors de ses rentrées en Angleterre, chez ses parents. D'ailleurs, elle se souvint alors que cela faisait longtemps qu'elle n'avait guère parlé à certaines de ses amies non sorcières. Depuis son entrée à Poudlard, elle leur avait menti en affirmant qu'elle partait étudier dans un lycée très réputé et qui était, malheureusement, un internat et qu'elle pouvait donc revenir que durant les vacances. Bref, tout cela pour dire que la belle jeune fille souffrait beaucoup plus du regard des Moldus que de celui des sorciers.

- Le plus dur est encore de retourner à l'anonymat. Ajouta-t-elle, les bras croisés sur les rebords de la baignoire, la tête haute et les yeux plongés dans ceux d'Elliott.

Une fois que la popularité vous était tombée dessus, il en devenait presque impossible de s'en défaire. Elliott resterait à jamais le Mister Serdaigle et elle serait gravée dans les mémoires comme LA Sirène de Poudlard. Cela la gênait-elle ? Non, pas vraiment. Cela le gênait-il, lui ? Peut-être, elle ne savait pas. C'est alors que ce dernier répondit à sa question sur le titre de Mister Serdaigle et des privilèges qu'il lui accordait :

- On va dire que j'ai l'embarra du choix... tout comme toi avec tes chaussures.

Cette remarque la fit de nouveau sourire. Ainsi sa réputation n'était plus à faire. Ni celle de son dressing. Beaucoup d'élèves devaient alors savoir que la sirène rouge et or possédait une immense garde-robe.

- S'il n'y avait que les chaussures, cela serait beaucoup plus simple.

Elle étoffa ses dires d'un petit rire doux. Elle faisait référence aux dizaines de robes, de jupes, de pantalons, de shorts, de maillots de bains et de divers autres vêtements qui peuplaient son armoire. Cependant, elle savait qu'elle cachait implicitement autre chose dans ses paroles et que ce serait peut-être ce sous-entendu que décèlerait notre cher Elliott. Quand elle déplaça sa chevelure sur le côté, elle remarqua au bout de quelques instants, un regard aussi surpris qu'amusé du jeune garçon. Elle déposa ses yeux sur son cou et fut horrifiée. Elle aurait pu se trouver en présence d'une araignée géante de dix mètres qu'elle aurait la même mine apeurée. Furtivement, elle replaça ses longues mèches et pour cacher sa gêne, elle se précipita sous l'eau et nagea vers le milieu de la baignoire.

Depuis quand avait-elle honte ? Surtout en face d'un garçon. Peut-être parce que cela traduisait que sa renommée avait légèrement changé et qu'elle n'arrivait pas encore à se l'avouer. Elle resta sous l'eau, les yeux ouverts et songeurs. Qu'allait penser Elliott ? D'ailleurs, que pensait-il d'elle ? Elle, cette sirène volage qui disparaissait sous l'eau. Tiens tiens, une merveilleuse idée germa en son esprit et sur ses lèvres mouillées, fleurit un sourire taquin. Elle émargea pour avaler une goulée d'air et disparut à nouveau sous l'eau. D'humeur taquine, elle savait parfaitement ce qu'elle allait infliger au Mister Serdaigle. Au moins la rejoindrait-il dans ses amusements de jeune enfant.

Quand elle fut tout près du bord, un grand sourire fleurit sur ses lèvres mouillées, sa main droite se tendit hors de l'eau et agrippa le pied de la gueule d'amour. Elle appuya ses longues jambes de gazelle contre le bord, et grâce à une poussée sur ces dernières, elle tira Elliott vers elle et PLOUF !

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Elliott Ansen
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MessageSujet: Re: La convoitise du rêve [Pv]   Dim 18 Juil - 20:57

Puisque nous parlions de titres, je me demandais bien pourquoi ce n'était pas Lilian Easter qui était devenue la Miss Gryffondor de l'école. Avant ce soir, il fallait dire que cela ne m'avait pas réellement turlupiné l'esprit; j'avais bien d'autres choses à faire, car même si la routine restait la routine -du moins plus ou moins si on omettait certains détails...- elle n'en était pas moins parfois fatigante, et ce n'était pas le genre de réflexion qui me venait à l'esprit.
Pourtant, alors que je continuais d'observer la brune et son air à la fois fier et ravageur, j'avais comme l'impression que cela n'aurait jamais du être autrement. Cela sonnait comme l'évidence même, toutefois, c'était les élèves qui avait choisis leur autre reine de beauté pour représenter la maison : Ilaya Aragon. Elle aussi à présent, je connaissais son prénom, ainsi que son visage, et en réalité je ne pouvais pas prétendre que c'était un mauvais choix. Il n'y avait pas à dire, elle était belle.

Qui était alors la plus à même de tenir ce rôle ? Il n'y avait aucune possibilité de revenir en arrière dans tout les cas et pour le moment, on ne pouvait pas dire que la plus jeune des deux s'en sortait mal. Elle avait de la prestance et semblait lancer des défis à chacun des regards qu'elle croisait. Malgré tout, Lilian était tout aussi charmante, et peut être que tout le monde pensait que, grâce à sa réputation, elle allait gagner haut la main. Alors, sans doute qu'on pouvait supposer que c'était ce qui était à l'origine de sa perte.

Ce soir en tout cas, elle évinçait tout le monde; de toute manière, il n'y avait jamais rien que nous deux dans la pièce, mais même si elle avait été bondée en cet instant, je pouvais presque affirmer avec certitude qu'elle était l'une des rares qu'il était impossible de manquer au milieu de la foule. Au contraire, c'était tout aussi bien que si l'on ne voyait qu'elle. Alors qu'elle restait tout aussi humaine que vous et moi, même si elle était une sorcière.
Cette impression se renforça d'ailleurs, lorsqu'elle sourit et c'est alors que je réalisais qu'elle n'avait pas besoin d'une quelconque couronne sur la tête pour se faire remarquer; elle se débrouillait très bien toute seule. Je me rendais compte également que je la dévisageai avec un peu trop d'insistance peut être, puisque je ne cessais de méditer à son sujet, alors, je détournais les yeux pendant quelques instants, sans toutefois me sentir mal à l'aise parce que j'essayai de sonder le personnage; c'était assez rare d'une part, et puis je ne m'inquiétais pas de ce qu'elle pouvait penser. Comme de tout les autres par la même occasion.

Alors, je reprenais rapidement mon exercice, car il n'y avait pas grand chose de plus à faire ici, à part plonger dans l'eau, et que mon activité ne m'était pas, en quoi que ce soit, désagréable. Elle ne parlait pas tant que ca, à l'inverse de moi qui avait presque l'impression d'être bavard, ce qui constituait également une nouveauté donc. Ce soir, c'était tout simplement comme si j'étais une autre personne. C'était aussi à cause de son comportement, que moi aussi j'avais la sensation d'être comme un poisson dans l'eau, même si je respirais de l'oxygène.

Pendant encore combien de temps ?

Après tout, moi aussi, j'avais bien envie de la rejoindre et de faire quelques brasses dans ce bain géant qui n'existait que grâce à son imagination. Mais là encore, j'attendais un peu, à cause d'une je ne sais quoi qui me poussait à patienter. Peut être parce que de là où j'étais, je pouvais mieux regarder à loisir chacun de ses mouvements; une fois à l'eau, ma vision allait changer. Alors je prolongeais cet instant, jusqu'à ce que moi aussi, l'envie de se rafraîchir se fasse réellement sentir.

Aussi étrange que cela puisse paraître, je ne la quittais pas des yeux alors qu'elle faisait de même, comme si de nous deux, chacun attendait de voir qui allait lâcher prise en premier. Personnellement, je savais que je pouvais attendre des heures, mais sûrement parce que j'avais perdu toute notion de la réalité; oui, je m'amusais bien plus que lorsque je devais dire à une fille qu'il n'était pas possible qu'elle fasse mes devoirs, et qu'ensuite, je me retrouvais à la bibliothèque avec la sensation d'être observé, en train de réfléchir aux ingrédients à mettre dans une potion, ou alors pour rédiger un devoir de divination. Je ne croyais guère à ce genre de trucs; rien, en plus de cela, n'avait laisser présager qu'une telle soirée allait arriver.

- Le plus dur est encore de retourner à l'anonymat.

Ce qui voulait entre autre dire que je n'étais pas prêt d'avoir la paix, alors que, pour sa part, elle semblait très bien s'en accoutumer. Ce n'était pas non plus comme si je reniais tout ca, alors pour le moment, ce n'était pas ce qui m'inquiétait le plus. Les jours me montreraient bien ce qu'il adviendrait de la personne d'Elliott Ansen.
C'était presque ridicule cette mascarade quand on y songeait en plus de cela, parce que finalement, titre ou pas, nous n'étions ni plus ni moins que de simples poussières dans l'univers, et ces moments de gloire n'y changeaient rien; au contraire c'était d'une telle futilité que c'en était risible, et pourtant cela ne nous dérangeait pas, tels les pions que nous étions, d'avancer sur les cases du plateau de jeu.

Ce n'était pourtant pas si compliqué que cela de jouer avec la discrétion si c'était un retour aux sources qui était désiré. Du moins pour une personne connue dans une école, ou un pays. Il suffisait de quitter ce terrain là pour aller sur un autre. Alors, toute la réputation était à refaire et c'était à elle de la sculpter. Mais alors, n'était-ce pas une vie qui se voyait être, condamnée d'avance ? Finalement quel était le pire dans tout ca ? Supporter les gens qui nous entouraient, sans parler des potins dans les différents journaux, ou alors, fuir cet univers qui pouvait tout aussi bien être considéré comme de la lâcheté ?

- Encore faut-il le souhaiter.

Je ne la visais pas elle particulièrement, parce qu'après tout, qu'est-ce que voulait véritablement Lilian Easter ? Elle seule le savait, et son visage laissait à penser qu'elle n'allait certainement pas le dévoiler aussi facilement. Et moi au final, est-ce que je savais ce dont j'avais envie ? Plus ou moins, mais comme tout le monde, il fallait croire qu'il m'arrivait aussi d'être instable; ce qui était entre autre une des particularités de l'être humain. Défaut ou qualité, là dessus, c'était encore discutable...

Nous nagions presque dans l'absurde, mais puisque c'était ce que nous avions voulu, alors, pourquoi s'en plaindre ? Il fallait accepter tout simplement, sans pour autant devenir aussi liquide que de l'eau, mais parfois, à vouloir toujours trouver réponses à tout, c'était le meilleur moyen de s'auto détruire.

- S'il n'y avait que les chaussures, cela serait beaucoup plus simple.

Elle riait et souriait tout le temps. A première vue, je pouvais penser qu'elle était tout aussi niaise que la plupart des filles de l'école, car cela, c'était bel et bien une réalité, cependant, cet éclat au fond de ses yeux -toujours le même- ne pouvait me laisser penser ca plus longtemps. Il y avait autre chose oui, mais alors quoi ? Nous avions tous nos secrets après tout. Alors, quels étaient les siens ? Avait-elle seulement envie de les révéler ?

Elle avait raison sur ce point. Seulement, derrière tout ca, il y avait tellement de choses qui étaient mis au grand jour, ou alors, plus ou moins. Tout était si complexe, même dans les situations qui parfois s'avéraient être les plus simples.
C'était par exemple le cas, alors qu'elle eut la réaction vive et première de masquer son cou grâce aux longs cheveux qu'elle possédait. Maintenant que le mal était fait, mon amusement ne pouvait que grandir, pourtant, j'haussai les épaules. J'entendais tellement de gens porter des jugements, plus ou moins faux autour de moi, que je préférais encore m'abstenir dans certains cas.

Ce qui importait, c'était maintenant, alors qu'elle disparaissait de nouveau, seulement cette fois, j'avais envie de la suivre alors que je voyais son ombre et qu'elle émergeait de temps à autre. En fait, cet espace était tout à fait bien aménagé, alors que je quittais mon poste durant quelques instants, le temps de trouver quelque chose moi aussi pour nager un peu -le but premier du moins- et quelque chose me disait que j'allais de toute façon trouver mon bonheur dans les vestiaires.
Et je ne me trompais pas puisque je la rejoignais bientôt, en short de bain et que je me laissais tranquillement glisser dans l'eau. Quitte à être ici, autant en profiter jusqu'au bout.

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Localisation : Dans le lit avec Iron Man. Et tu es prié(e) de dégager, on n'aime pas les plans à 3. (A part si tu t'appelles Jack Sparrow, que tu as du rhum et de la pâte à crêpes...) Quoi? C'est quoi cet air choqué, vous êtes toujours puceau ou quoi? Question suivante !
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Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
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MessageSujet: Re: La convoitise du rêve [Pv]   Sam 31 Juil - 13:34

Qu'elle était belle dans l'eau, rieuse comme une petite fille dans son bain qui s'amuse avec les bulles de savon qui flottaient au-dessus de sa tête d'ange. Son éternel sourire charmeur, dévoilant ses belles dents blanches comme l'ivoire restait gravé sur ses lèvres et illuminait sa peau de perle. Et jamais elle ne semblait niaise. Elle était, au contraire, plus belle que jamais. Elliott avait l'immense privilège de la saisir dans un instant rare, où la belle était au naturel, sans aucun artifice, sans rien d'autre qu'un maillot de bain deux pièces dévoilant des courbes parfaites, que dis-je, divines, harmonieuses et qui ravissaient n'importe quel oeil masculin.

Et Lilian voyait à quel point il profitait de cet instant unique. Admirer une sirène n'était permis qu'à peu d'hommes sur cette terre et ceux qui s'y essayaient repartaient comblés, transis de bonheur et envoûtés par les charmes de cette sublime beauté. Dans leur tête, seul le nom de Lilian résonnait, tapait contre leur tempe et achevait de les rendre fous d'elle. Etait-ce qu'il se passait avec le ténébreux Elliott Ansen, Mister Serdaigle ? Hum, peut-être. La belle rouge et or prendrait le temps de s'en assurer.

Le garçon l'intéressait spécialement. Mystérieux, peu bavard – bien qu'ici, c'était lui qui parlait le plus – il semblait écrasé par le poids de sa popularité trop rapide et pourtant, ses yeux bruns, sa chevelure d'ébène son teint de peau si particulier fascinaient Lilian qui ne pouvait empêcher ses miroirs bleus de le dévisager encore et encore. Mister Serdaigle et LA Sirène : un nouvel article de première page pour le Daily Poudlard ? Il semblerait bien que non ; la salle sur demande était pour le coup introuvable et impénétrable, au grand bonheur des deux parties. Au grand bonheur de Lilian surtout. Personne ne viendrait troubler l'atmosphère paisible, presque intime de cet aquarium musical. Seuls Elliott et elle. Les deux jeunes gens apprendraient à se connaître comme lors d'un tête-à-tête, doucement mais sûrement. Cependant, la rouge et or avait très envie d'en savoir plus sur le Mister, tout de suite maintenant. Même si ses charmes commençaient tout juste à embaumer la salle, elle allait en user un peu plus pour forcer le Serdaigle à s'ouvrir à elle.

Lorsque leurs deux regards se croisaient, l'on pouvait déceler les petites étincelles qui allumaient les iris, les étoiles qui rendaient leurs pupilles si agréables à admirer. Deux enfants s'amusaient à savoir lequel des deux soutiendrait le plus longtemps le regard de l'autre. La sirène ne pu s'empêcher de sourire d'amusement, de souffler un petit rire doux et de dévier son regard tellement la situation lui paraissait digne de jeu d'enfants de cinq ans. Retombait-elle en enfance ? Non, bien sûr que non. Elle avait seulement une irrépressible envie de jouer, de s'amuser pour faire comprendre à Elliott que l'instant qu'il vivait, qu'ils vivaient tous deux, était unique et qu'il n'y avait qu'eux qui détenait les clés de cette boîte à musique. Quand le couvercle se refermerait, couvrant la douce mélodie, eux seuls sauraient ce qu'il s'est vraiment passé. Ce secret leur appartiendrait personne d'autre ne devrait le découvrir. A eux de jouer le jeu du secret interdit à révéler alors qu'une autre personne est elle aussi au courant.

Plusieurs fois Lilian s'était demandé quel effet cela aurait-il eu si elle avait été élue Miss Gryffondor. Peut-être pas grand chose, la popularité étant déjà quelque chose de quotidien à ses yeux. Tout le monde la connaissait d'avant, par sa célèbre réputation, tous les garçons se traînaient à ses pieds chaussés d'escarpins. Aurait-elle eu simplement la couronne et l'écharpe accrochées au-dessus de sa tête de lit. Mais le titre, elle en avait un autre, bien plus intéressant. Celui de Sirène de Poudlard. Elle avait été seule dans cette compétition mais le titre lui avait été attribué par ses amies, au départ, juste pour plaisanter. Cette appellation était restée et c'était elle qui marquait les esprits lorsque Lilian passait. Le diadème de la séduction reposait sur sa tête angélique, orné des pierres précieuses du charme et accompagné par l'écharpe de la magnifique beauté. Lilian était championne toutes catégories, personne ne pouvait espérer un jour lui ressembler. Fin, si, au contraire. Toutes les filles de l'école espéraient secrètement pouvoir lui ressembler mais aucune ne le pourrait. Lilian était si unique, si parfaite. Si l'on créait des filles sur le même modèle qu'elle, ce ne serait que de pâles copies imparfaites. Finalement, le titre de Sirène de Poudlard lui convenait parfaitement et contre rien au monde elle ne l'échangerait.

Elliott et elle avaient pour traits communs la popularité. Et Dieu sait qu'elle ne lâcherait guère prise de sitôt. Pour longtemps encore ils resteraient Mister Serdaigle et la Sirène de l'école. Même si l'on pouvait imaginer que le garçon retrouverait la paix aux prochaines élections, il resterait tout de même Elliott Ansen, le Mister Serdaigle qui aurait bien voulu ne pas l'être, ce garçon ténébreux qui du jour au lendemain, avait fait tourné la tête de bien des filles. Alors qu'elle, Lilian Easter, serait pour toujours cette séductrice hors pair, qui avait tous les garçons de l'école à ses pieds. Ils faisaient souvent la une du journal du lycée. A leur moindre fait et geste, des lignes noires d'encres leur étaient consacrées. Les deux jeunes géraient tout aussi différemment ces conséquences de la célébrité.


- Encore faut-il le souhaiter.

Quand on parle du loup... L'anonymat n'était certes pas la chose à espérer pour le moment. Dans les dires du jeune garçon, Lilian ne parvenait à déceler l'ironie, auquel cas elle s'y cachait. Pouvait-il la souhaiter, pouvait-il la redouter et décider de garder à tout prix cette chose si étrange qui l'avait hissé dans le panthéon de l'école. Il faisait partie des « grands », des populaires, des inhumains aux yeux des élèves. Mais avait-il envie de retourner parmi le commun des mortels ? Telle est la question. Lilian se demandait parfois quel effet cela lui causerait-elle si elle était restée cachée par sa timidité ou par un physique banal. Une autre aurait peut-être pris sa place et elle ferait comme les autres filles : elle la regarderait passer devant elle, bouche bée et les yeux parcourant le corps parfait de cette fille.

- C'est ce que tu veux ? Demanda la rouge et or, curieuse de la réponse du joli coeur.

Disparue dans les eaux mousseuses pour cacher la malaise que lui procurait la révélation de cette marque sur son cou, la belle jeune fille ne pu apercevoir l'amusement sur le visage d'Elliott. La douce taquinerie reprenait sa place dans cette pièce et il semblait que le jeune homme désirait à son tour prendre part au jeu. Envoûtés par les charmes irrésistibles de cette créature divine, il n'allait tarder à la suivre. Toujours sous l'eau, Lilian vit qu'il se glissa dans les bulles, la mousse légère cachant comme un drap les parcelles de sa peau habituellement cachées sous les vêtements. Piquée à vif par la curiosité, la sirène était ravie. Enfin il la rejoignait. Enfin elle pourrait savoir qui se cache sous ce titre de Mister Serdaigle, qu'elle connaissait seulement de nom et maintenant depuis quelques minutes.

Émergeant de nouveau pour avaler de l'air, elle replongea encore une fois pour assouvir une dernière taquinerie d'enfant. Elle ondula vers lui, doucement, gracieusement. L'eau avait toujours été son élément, étonnant n'est-ce pas ? Quand elle fut à moins de deux mètres du bleu et bronze, la Sirène se tapit sur le fond de la baignoire, s'élança vers lui et de sa main aux longs doigts fins, elle agrippa la cheville d'Elliott et le tira vers elle suffisamment fort pour le faire disparaître à son tour sous l'eau.

Les deux jeunes gens se retrouvèrent alors nez à nez sous la mousse et l'eau tiède. Un sourire mouillé et amusé peignit les lèvres tendres de Lilian. Sa gracieuse main lâcha sa cheville pour monter jusqu'à son visage et caressa délicatement les cheveux aussi noirs que les ailes du corbeau. Les doigts descendirent le long de son visage, passèrent non loin de sa bouche. Ensuite, son index laissa glisser son ongle le long du menton, du cou et entreprit la descente de tout le torse d'Elliott. Il ne fut pas déçu du voyage. Le torse d'Elliott répondait à toutes les attentes de Lilian. Leurs deux visages étaient séparés par quelques pauvres centimètres et la sirène ne pu résister à l'envie de caresser de nouveau le visage d'Elliott. Elle approcha ses traits angéliques de ceux du jeune homme. Ils se touchèrent par le nez. Toutefois, l'air commença à manquer à la belle jeune fille qui cassa leur prise de connaissance de l'un et l'autre et remonta à la surface.

La belle plaqua ses cheveux en arrière et passa ses mains sur sa figure constellée des étoiles liquides. Elliott n'était pas comme ces marins inconscients qui se jetaient dans les filets des dangereuses sirènes. Lilian n'était pas comme ces redoutables êtres marins qui dévorent chaque nouvel homme descendu dans leurs abysses. Elle voulait en apprendre plus sur lui, sur son passé. Peut-être qu'elle aussi lui ouvrirait l'écrin qui contenait ses secrets. La boîte à musique se refermait sur les deux jeunes gens mais il semblait qu'une nouvelle ne tarderait à s'ouvrir, plus belle, plus envoûtante.

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Elliott Ansen
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MessageSujet: Re: La convoitise du rêve [Pv]   Mer 18 Aoû - 15:39

Nous conversions, pour combler les silences que les bulles produisaient dans la pièce. La pièce que Lilian Easter avait créé, selon ses souhaits, selon ses envies, selon son imagination. Ainsi, je pénétrais moi aussi dans ses pensées, pas les plus profondes, mais au moins une partie. Pour connaître la suite, nul doute que j'allais devoir plonger dans ce bain géant qui, lui aussi, masquait bien des secrets. Est-ce que j'avais envie de les découvrir ? Je n'essayai jamais de forcer l'intimité des gens, mais ce soir, quelque chose me disait que cela m'était permis, et je n'allais pas me gêner. C'était comme si l'un comme l'autre, nous nous renvoyions la balle de ping pong qui ne cessait de rebondir sur la table. Qui allait la faire tomber en premier ? Aucune idée, mais dans tout les cas, nous nous employions tout les deux à poursuivre nos efforts pour que la petite balle n'effleure jamais le sol.

- C'est ce que tu veux ?

Ce que je voulais ? J'avais comme la sensation de ne plus le savoir moi-même, alors je me laissais porter, histoire de voir ce qu'il allait bien pouvoir m'arriver, et c'était peut être en partie pour ca que j'avais été élu Mister Serdaigle. Cela méritait-il de ma part une certaine prise de conscience ? Je n'en savais rien et je ne cherchais pas à le savoir de toute façon. Etais-je un peu orgueilleux ? Si c'était le cas, alors sans doute ne me poserais-je même pas cette question.

Quand on goûtait à la célébrité, n'importe qui, même la personne la plus humble qui soit, il était difficile de vouloir s'en défaire, même si parfois, cela importait d nombreux points négatifs, comme lorsqu'on rédigeait des mensonges à votre égard. Comme Lilian en fait. Je l'avais appris malgré moi parce que cela avait fait la une du Daily Poudlard. Je m'étais arrêté un instant dessus avant de parcourir l'article suivant, celui là même, pour lequel j'avais pris le journal.
Mais elle offrait aussi des avantages, et quels avantages ! Certains les prenaient pour des inconvénients, alors que d'autres les voyaient comme la chance de leur vie. Oui, tout dépendait aussi de la personne en fait...

- Aucune idée. Nous verrons bien ca le moment venu.

J'agrémentai cette phrase d'un clin d'oeil. En effet, même pour moi il était difficile de savoir ce que je désirai vraiment, car même si j'étais agacé par certaines choses, comme tout mes autres camarades qui bénéficiaient du titre, j'avais accepté, très simplement, et pour le moment, mon statut ne me dérangeait nullement. Qui sait ? Peut être allait-il me manquer ? Cependant, même si je n'allais pouvoir l'affirmer que quand cela allait être le cas, j'en doutai. Ce n'était jamais rien que quelque chose de superficiel qui avait un peu changé ma vie, certes, mais qui allait être loin de me manquer. Certains allaient m'oublier, mais ce n'était pas comme s'il s'agissait de personnes vraiment importantes pour moi...

Car pour le moment l'heure était à tout autre chose alors que je plongeai moi aussi dans cette baignoire géante qui m'offrait ses bras et qui m'incitait à me glisser dedans, depuis mon entrée dans cet endroit. Je cédai donc finalement à cette demande, sans que cela me dérange le moins du monde, certainement parce que moi aussi, j'en avais envie, seulement, je ne pipai mot sur le sujet. Chacun des deux personnes que nous étions, Lilian et moi, gardati le silence sur des désirs, aller savoir, peut être dans l'espoir que l'autre le découvre comme par magie. Après tout nous étions à Poudlard, ce genre d'hypothèse était tout à fait permise. Et même si ce n'était pas le cas, en cet instant nous étions en train d'en prendre le droit pour enfin nous l'approprier.

Je faisais quelques brasses dans l'optique de me mettre à l'aise, alors que cette piscine était largement trop grande pour moi ainsi que ma partenaire d'une soirée. Pourtant, cela me permettait de profiter de toute la surface qu'on m'offrait, bien que ce soit également le cas dans le lac de l'école, et qu'il était bien plus agréable d'être en compagnie d'une sirène plutôt que d'être au milieu des Strangulots... A choisir, c'était vite fait, et j'étais certain chaque personne était du même avis que moi. Dans tout les cas, tout le monde -les garçons du moins- aurait voulu être à ma place. Non, eux ne pouvaient profiter, en cet instant, que de la fraîcheur de l'eau du parc. Je n'allais pas les plaindre parce que nul doute qu'ils avaient été à ma place qu'ils auraient agi de la même sorte.

Pendant ce temps, je ne prêtai plus vraiment attention à Lilian, ce qui était en réalité une nouvelle erreur -tant que ca ?- de ma part. Comme deux gosses que nous n'étions plus, je me sentais partir vers le bas, comme si mes craintes de se retrouver avec une terrible créature marine se réalisait; sous l'eau, j'ouvrai les yeux pour découvrir la cause de cette farce. Comme j'aurai pu m'en douter j'avais face à moi le sourire angélique de la Gryffondor, qui, fière de son coup, ne pouvait qu'afficher sa victoire sur le visage.
Je n'étais pas rancunier, sinon peut être bien que l'envie de lui faire une blague à mon tour aurait pu me traverser l'esprit. Seulement, j'étais trop bien élevé; ce n'était pas certainement pas le genre de chose que j'allais m'amuser à faire à une fille ! Je ne me perdais donc pas dans ce jeu, surtout que maintenant, je sentais ses doigts courir sur ma peau, agiles et gracieux ne voulant laisser que libre cours à leurs envies.

Patient je la laissai faire, essayant de percer ce qui lui traversait l'esprit, mais il n'en fut rien, tout comme moi je restai cette matière lisse et semblait dénué de tout sentiments. Du moins, en apparence. Je me plaisais en effet à penser que je n'étais plus un simple robot qui évoluait parmi les êtres humains.
Je remontai alors à la surface en même temps qu'elle et dans un premier temps je m'occupai de reprendre ma respiration, qui me manquait. Je l'observai alors que nous nous faisions de nouveau face à face en me demandant ce qu'il lui passait par l'esprit là, maintenant, tout de suite. Alors, je me rapprochai un peu plus d'elle, c'était à mon tour maintenant.

Je me contentai seulement de passer mon index sur l'arrête de son nez, doucement, lentement, songeur. Je ne savais pas vraiment ce qui m'attirait vers elle, mais surtout à l'aide de quel enchantement elle parvenait à envoûter tout les garçons sur son passage. Ou alors, c'était simplement quelque chose qui sortait de la normale mais qui, en aucun cas, était du ressort de la magie.

- Tu n'es pas ici par hasard.

Ce n'était pas une question, mais plutôt une affirmation. Ce qui l'avait poussé à se retrouver seule ici, je n'en savais rien, mais peut être qu'elle allait me donner une réponse, pas la plus clair possible, mais qui au moins pouvais répondre à mes attentes. Si j'en avais. J'ôtai ensuite une des nombreuses gouttes qui peuplaient les joues de la rouge et or puis je me reculai pour mieux la jauger. L'apparence était une chose, mais que pouvait-elle bien cacher tout au fond d'elle ?

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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: La convoitise du rêve [Pv]   Mer 1 Sep - 12:38

A quoi jouait-elle ? Et surtout pourquoi jouait-elle ? Pour une nouvelle photo accrochée sur son tableau de chasse ? Un nouveau trophée à ajouter à son palmarès ? Sûrement. Ou peut-être bien parce que c'était son essence même, que son inconscient lui dictait de séduire le moindre joli coeur qui lui passait sous le nez, comme une lionne chasse la gazelle lorsqu'elle sent la faim la tirailler au plus profond de ses entrailles. Mais est-ce que les garçons se plaignaient d'être sa proie ? A les voir, non. Quand Lilian Easter leur adressait la parole, c'était comme un miracle, une grâce divine qui leur était offerte. Et quand elle vous touchait, vous caressait, vous frôlait, vous embrassait, vous pouviez mourir le lendemain, vous n'auriez rien loupé. Vous pouviez même mourir la minute qui suivait tellement cette Sirène et ses charmes vous achevaient lentement. C'est à ce moment que le ravissement montait dans les ventres des jolis mômes de Lilian ; ils n'espéraient qu'une chose : qu'elle continue. Elle pouvait les tuer sur place, ils acceptaient le châtiment si cela satisfaisait les désirs de la demoiselle. Avouez, elle est belle à mourir et vous feriez tout pour elle.

Et Elliott, jusqu'où irait-il pour elle ? Se laisserait-il séduire par cette tentation humaine et divinement irrésistible ? Serait-il éconduit par la curiosité qui le forcerait à goûter à ce met des dieux ? Voudrait-il savoir l'effet que cela fait et quel goût ça a ? Plus les bulles de savon montaient dans les airs, plus les hypothèses de Lilian se vérifiaient. Elliott semblait de plus en plus enclin à en découvrir plus sur celle qu'on nomme LA Sirène de Poudlard. Il glissait lentement sur la pente qui l'amènerait tout droit dans les filets de la belle mais ne paraissait pas vouloir freiner sa chute et retarder l'instant fatidique. Qui le voulait vraiment ? Les gays.


- Aucune idée. Nous verrons bien ca le moment venu.

Il marque un point. Mais la belle rouge et or était bien trop impatiente de caractère pour attendre que ce moment vienne à eux, elle forcerait donc le destin ou accélérerait le temps car même ce dernier se pliait à ses envies si elle usait correctement de ses atouts. Néanmoins, elle arriverait à patienter encore un peu, afin de voir où tout cela les conduiraient ensuite elle verrait comment modeler la suite à sa manière, selon son gré.

- Tu as raison. N'oublie pas de me rappeler quand ça sera fait, lança-t-elle en lui adressant un clin amusé, renvoyant le sien à Elliott.

Usant de sa malice, elle lui tourna à nouveau le dos, feignant de se coiffer encore une fois sa longue et belle chevelure. Que savait-elle réellement de lui ? Que savait-il vraiment d'elle ? Tous deux étaient connus pour leur réputation mais qui connaissait leur passé ? Qui pouvait prétendre savoir ce qui se cachait derrière ses magnifiques yeux charmeurs ou derrière ce titre de Mister Serdaigle ? Lilian savait seulement que ce garçon, depuis qu'il arborait le titre d'égérie masculine de Serdaigle se voyait courser par des filles qui à peine l'auraient salué auparavant. Une bande d'hypocrites qui ne juraient par la célébrité et s'imaginaient au bras de ce jeune homme, simplement pour user de sa notoriété et se pavaner devant leurs copines. Il était pour elles le seul accessible : le Mister Gryffondor courait les jupes comme il jouait au base-ball, il n'était pas question de sortir avec le Mister Serpentard et Mister Poufsouffle avait bien assez avec toutes ses admiratrices. D'autant plus, il paraissait constamment impassible, ténébreux et cela faisait toujours craquer les filles. Lilian le savait bien : un de ses jolis coeurs américains jouait sur son air bad boy soigné, issu de la richesse américaine et à chaque fois qu'elle le voyait, la jeune fille se retenait de se jeter à son cou et de lui ôter sa chemise sans retenue.

Les garçons arborant cet air ténébreux, un je l'en foutisme royal, comme si tout ce qu'ils voyaient les blasaient ravissaient une grande majorité de filles. Encore plus si après ils se ramenaient en costard au prochain bal. C'était l'hystérie assurée.

Quand celui-ci se glissa dans l'eau, bien évidemment qu'il était loin de s'imaginer ce qui lui arriverait. Et pourtant, il devait être un minimum conscient ; Lilian ne le laisserait pas s'en sortir aussi facilement sans rien faire. Dans l'eau, elle était dans son élément. Dans son royaume, tout le monde cédait aux caprices de la reine Lilian. Si sa nouvelle proie s'appelait Elliott Ansen, il allait de soit qu'elle ne lâcherait prise que lorsque son objectif serait atteint. Une lionne ne cesse la chasse au moment où son estomac est repu, pourquoi en serait-il autrement avec elle ? Tapie sur le sol de la baignoire géante, elle attendait le bon moment pour détendre ses longues jambes et sauter à l'assaut de sa victime. Sous l'eau, c'est elle qui menait la danse et lui qui suivait. Bien qu'on puisse la comparer à un requin dans les eaux dangereuses du Pacifique, Lilian préférait la comparaison avec la lionne, les requins étant, avec les crocodiles, les créatures peuplant ses cauchemars. Et puis, une lionne est beaucoup jolie à regarder qu'un gros requin banc qui vous glace le sang et vous attaque à la moindre goutte de sang diluée dans l'eau. Mais il est vrai que dès qu'un garçon répondant à ses critères lui passait sous le nez, que son odeur flottait au-dessus de sa tête, Lilian partait en chasse. Un prédateur aussi dangereux que magnifique.

Puis, la lionne lancée sur sa proie, la partie de chasse se transformait en choc visuel et sensuel. Les crocs disparaissaient derrière les babines, les griffes se rétractaient. A la place apparaissaient deux fines mains blanches, aux longs doigts effilés, assurés et délicats qui caressaient la peau de la victime qui n'était dès lors plus un repas en devenir. La sirène se plaisait à charmer son marin égaré, qui n'essayait même pas de s'échapper de ses nageoires tentatrices. Il se laissait faire, comme tous les autres. Il ne pouvait faire autrement.

Quand elle émergea, Lilian s'aperçut qu'Elliott en faisait de même. En même temps, il n'avait pas des bouteilles d'oxygène intégrées. Toutefois, cependant qu'elle se retournait vers lui, il se rapprocha doucement d'elle. Sans qu'elle eut le temps de réagir et d'esquisser le moindre geste, il passait délicatement son index sur son nez fin. Aucune émotion ne trahissait la réaction sur le visage angélique de la rouge et or. Les rôles s'inversaient et c'était à elle de se laisser faire. Pour l'instant.


- Tu n'es pas ici par hasard. Dit-il en essuyant une des nombreuses larmes d'eau qui éclairait et coulait sur ses traits doux. C'est à ce moment que ses lèvres fines s'étirèrent en un tendre sourire.

Lilian saisit délicatement la main d'Elliott qui caressait son visage et glissa tout le long de son bras. Elle se serra contre lui et appuya son front contre le sien. Leurs arêtes nasales se touchèrent encore une fois. La Sirène plongea son magnifique azur dans les ténèbres pénétrantes et envoûtantes du bleu et bronze. Son beau visage arborait un air sérieux presque grave désormais mais conservait néanmoins sa douceur légendaire.


- Et toi, est-ce que tu l'es ?

A ces dires, elle baissa ses yeux et sa bouché s'étira à nouveau légèrement pour dévoiler une partie de sa blanche et parfaite dentition. Irrésistiblement malicieuse et malicieusement irrésistible, Lilian affichait la plus souveraine séduction. Et elle n'avait besoin de couronne pour y parvenir.

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