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 Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)

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Haruhi Michiko
Elève de 6ème année & Préfète
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Particularités: Il me manque une case. Mais bon vu que quasiment tout Poudlard a le même problème, je m'inquiète pas!
Ami(e)s: Depuis toujours, Scarlett Dawbson. Rien ne peut la remplacer.
Âme soeur: Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot.

MessageSujet: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Lun 5 Avr - 16:47

Rituels, gestes qui rythment votre vie, votre quotidien, discrets mais cependant présents, lorsque ils n’ont pas lieu, tout est différent, divergent, étrange; bref. Que ce soit manger un bonbon de menthe après chaque déjeuner, se passer de l’eau sur le visage chaque matin, ils sont propres à chaque personne. Etonnant que je n’en n’ai jamais parlé, mais mon réflexe à moi, c’était de sentir ce petit flacon de parfum tous les jours à onze heures précises. On pourrait prendre cela pour un trouble obsessionnel compulsif, mais non. C’était non seulement un réflexe, mais aussi un serment que j’avais fait à ma chère maman. Vous les connaissez, particulièrement protectrices, mais pourtant, naïves, une simple promesse les fait tenir. Je me souvenais encore de ses lèvres, vibrantes, sur lesquelles je me concentrais. Ses lèvres pâles me faisant jurer de respecter ce rituel. « Lorsque tu sentiras ce flacon aux douces effluves de vanille, je veux que tu penses à moi » Sur le coup, j’avais étouffé un petit rire, trouvant qu’elle était vraiment fleur bleue, mais j’avais respecté ce souhait. D’accord, les lettres que je lui avais envoyées se comptaient sur les doigts d’une main, d’accord, je lisais en diagonale les siennes, mais je ne dérogeais jamais à ce rite. A onze heures, l’arôme douceâtre envahissait ma chambre, irritant et sensible à la fois.

Il était donc onze heures. Je saisissais la fiole avec précaution et l’ouvrais. La vanille pénétra avec intensité dans mes narines, habituellement, ça me brûlait un poil, mais je le sentais à peine. Aujourd’hui, ce fut différent. La saveur piqua de tous les côtés, comme un poison mortel. Mais que se passait-il, bon sang? Je ne sentais plus que cette odeur qui me parut insupportable, mon odorat était comme anesthésié. Je continuais cependant de vaquer à mes occupations, espérant que cela passerait avec le temps. C’était ridicule, cette situation, vraiment qui était capable de se fourrer dans un pétrin aussi débile… Moi.

Je m’habillais rapidement, enfilant une jupe un peu ouverte sur le côté, je n’avais plus exactement les mêmes mensurations qu’avant, alors ce genre de fringues m’allait mieux maintenant. N’empêche, elle devenait petite. Moi qui détestais faire du shopping, je n’aurais pas le choix quand le nombre de tenues se réduirait à une bulle. En haut, je me vêtis d’un drôle de corset puis par dessus, j’enfilais ma compagne d’aventure, la cape. Je descendis avec empressement à la Grande Salle. D’habitude, c’était un flot d’odeurs qui m’assaillaient, un peu brutal mais agréable, alors que là la vanille restait dominante et supprimait toutes les bonnes odeurs qui pouvaient demeurer ici.

Comme ça, ça pouvait paraître amusant, mais je ne trouvais pas ça franchement drôle. Malgré ce petit désagrément, je me hâtais de m’assoir sur un banc parmi tous les rouges et ors qui discutaient joyeusement. Un d’eux m’adressa un signe de la main, ce qui était plutôt bizarre quand on pense que je ne le connaissais même pas. Je me servais le traditionnel fish & chips, espérant que le plat raviverait mon odorat. Strictement rien de changea. J’avalais calmement mes bouchées, sans en sentir le fumet. Exaspérée, je finissais mon plat rapidement et quittais la grande Salle le menton haut et le regard déterminé.

La journée passa, je devais avouer qu’elle fila carrément à la vitesse d’un TGV, mon odorat ne s’améliora toujours pas. Je pris alors la décision d’aller à l’infirmerie, sur les conseils qu’une fille m’avait donné ce matin. Je n’y étais jamais allée, comme tout le monde, j’avais la hantise des aiguilles, seringues, onguents, potions médicinales et autres trucs. D’habitude, je faisais attention, histoire de ne jamais avoir d’ennuis de santé, évitant même le Quidditch par peur de chuter du balais. Et aujourd’hui, c’était moi qui choisissais d’y aller sans que m’on m’y oblige… Et puis il faut dire que les remèdes sorciers me faisaient sacrément peur. Sauf qu’il y avait un blème dans cette sacrée histoire ; je n’avais aucune idée de où pouvait se trouver cette fichue infirmerie. Il devait être à peu près 18h45, à l’heure où mon estomac aurait dû crier famine, et les élèves déambulaient assidument dans les couloirs. Ils formaient une forme de foule compacte comme je n’avais jamais vu. Péniblement, je me glissais à travers eux, les poussant de temps en temps. J’entendais des grognements, voire des insultes après mes passages, pas grave, là, la politesse n‘était pas de rigueur.

J’abordais un mec, pas que je le trouvais plus commode que les autres, mais tout simplement parce qu’il était le plus près, en lui tapotant l’épaule. Je regrettais presque aussitôt de l’avoir choisi lui, parce que un, il avait l’air sacrément shooté, deux parce que de sa poche de son jean déchiré dépassait un paquet de cigarettes. Enfer et Damnation. Pourquoi, alors qu’il y avait des tas des gens groupés ici, il avait fallu que je tombe sur le cas social ? Bon maintenant, c’était fait. Je pris mon courage à deux mains, je ne pouvais plus reculer et demandais d’une voix fluette, et franchement intimidée à ce grand gaillard d’un mètre 80 :


- Tu sais où je pourrais trouver l’infirmerie ?Je suis en deuxiè…

J’aurais pu le prévoir, ce n’était pas le genre de personne à aimer les longs discours, il devait se foutre comme de sa première cuite de mon identité. Avouez le, je n’étais pas tellement douée pour les relations sociales… Autant je pouvais me permettre de jouer la carte « folle sympathique » auprès des gens de mon âge, je n’en avais vraiment pas l’audace face à une personne comme lui. « Tu pourrais pas faire encore plus lent » pensais-je tandis que le mec se grattait le menton, sûrement ne train de réfléchir sur le contenu super intellectuel de ma question. Une heure, deux heures, trois plombes…

-Chais pas, petite… Va demander à ma copine, là bas, elle sait peut-être,dit-il en me désignant une fille à cheveux arc-en-ciel, les oreilles percées de cinq trous. Ok, le parfait prototype du couple de métalleux. Je m’aventurais sur un terrain super glissant, voire verglacé. Je ne remerciais même pas le mec, « petite » m’avait enervé, j’étais bientôt en troisième année quand même. Frimeur, va. Tandis que je continuais mon chemin, seule, bousculant toujours un bon paquet de gens, je l’entendis murmurer au loin un truc comme « t’as pas cinq euros » Nan, mais t’es même pas capable de me dire où est l’infirmerie laors que ça fait cinq ans que t’es ici, je vais pas te payer. Faut pas pousser mémé dans les orties, mec.

J’allais me débrouiller, seule, comme une grande. Avec ça, j’en avais presque oublié l’objet de ma cavalcade. Maintenant que j’y pensais, mon nez me brûla de plus fort, et là je maudis ma mère de m’avoir presque forcée à accepter ce nigaud de rituel. Puis là il y avait un escalier. Pas bête… Si ça se trouve l’infirmerie était en bas… Pourquoi en bas ? Parce qu’ils faisaient des expériences sur les élèves qu’ils utilisaient comme cobayes ? Nan, mais t’as fumé la moquette ou quoi, Haruhi ? Je refoulais ces pensées sordides et m’aventurais vers des profondeurs abyssales. Tout était noir, sombre et peu accueillant. Pourquoi étais-je persuadée que cette foutue infirmerie était là ? Je le savais, c’était comme un instinct, comme si une voix me soufflait à l’oreille le parcours à suivre.

Je marchais, jusqu’au moment où je me disais qu’il fallait peut-être rebrousser chemin . Je pouvais encore remonter. Pffff, ça devait être cette ambiance un peu lugubre qui me repoussait. Mais je suis une Gryffondor, bon dieu, je vais pas partir à cause d’une ou deux araignées et d’une semi-obscurité. Pas mon genre. Un quart d’heure s’était écoulé à peu près, je vis un peu de lumière au loin, je soupirais soulagée. Enfin, j’y arrivais. Ce n’était pas grave, mais la balade m’avait épuisée. Mauvaise idée. Plus je m’approchais, plus la lumière semblait reculer. Une porte. Alleluia. C’était fait ; j’allais pouvoir m’allonger dans un lit, tranquillement. Et quand j’ouvrais, désillusion, ce n’était pas l’infirmerie, sûr. Tout d’un coup, l’odeur de renfermé et d’humidité me boucha littéralement le nez,estompant celle de la vanille. J’avais un mauvais pressentiemnt.

C’était un rituel chez moi.

Mon instinct me trompait toujours.


[HJ: à toi, Miss Séductrice ]

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Ilaya Aragon
Asssistance à l'infirmerie
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Ven 16 Avr - 21:54

Un rayon de soleil aventureux joua aux commissures de ses lèvres, comme cherchant à pénétrer sa bouche entrouverte sur une respiration absolument régulière, mécanique. Sa poitrine se soulevait au rythme de son souffle léger, calme, trop lent et trop posé qui trahissait un sommeil superficiel, prometteur d'un éveil imminent. Pour l'heure, traits de porcelaine alanguis par un sommeil paisible. Ses paupières hermétiquement closes gardaient prisonnières deux prunelles océanes brillantes de malice qui sitôt libérées du lourd rideau de cils ne pourraient que briser la douce illusion qui maintenait sur son visage juvénile une paix étrange. Ainsi, traits lisses et dénués d'expression la fillette avait tout d'un ange blond et pâle entre les draps de satins.

Le corps de l'ange, puisqu'il, en attendant de prouver sa céleste nature, en avait tout le bel aspect se trouvait positionné d'une drôle de façon qui rompait la monotonie du sommeil. Elle reposait dos impunément cambré sur le coussin de plumes, toute cette partie surélevé par rapport à sa tête auréolée de cheveux blonds et lisses sagement éparpillé autour de son minois délicieusement angélique. Les couvertures s'enroulaient autour de son ventre et d'une de ses jambe, l'autre émergeant de cet amas de tissus, blanche et fine, pendait tout contre le lit en chêne, peau nue jusqu'à mi cuisse que les rayons matinaux irradiant de la fenêtre opiniâtrement placée près du lit caressaient gentiment et paraient d'éclats dorés. Un bras se perdait aveuglement parmis les méandres des draps. Un autre auquel les couvertures sombres rendaient un ivoire irréel reposait près de son flanc, terminé par un poing serré. Seul signe indicateur d'une éventuelle tension dans le corps de l'ange vraisemblablement de sexe féminin, adorablement féminin.
Car c'est bien connu qu'un ange est l'incarnation même de la sérénité, la sainte icône de la pureté dans toute sa splendide paresse.
Et même à l'état actuel, semi coma dont elle émergeait lentement qui sait si bien ravir la fougue, le doute n'était pas permis.
Il subsistait toujours au coin de sa bouche endormie l'ébauche d'un sourire railleur, et pour peu qu'on s'y attarde la malice et la fantaisie de son regard azur perçait sans peine le voile de ses paupières chastement closes, le diamant pur et naïf, brut qui portait son insolence au delà du sommeil, et un message : « Avec une bonne dose de culot, tout devient possible ! »
And smiles in the rain !!

Arriva le moment où le sommeil lassé d'imprimer sans résultat le masque sans substance d'un ange sur le visage endormi et sans défense relâcha son emprise. Ilaya s'éveilla comme s'éveille une fleur à l'aube de son premier jour. Diaphane, une feinte candeur sur ses traits angéliques dont ses paupières encore à demi closes préservaient l'innocence, et dévorée d'une curiosité avide, implacable quant à ce que ce nouveau jour lui réservait. Elle s'étira telle un chaton et d'un bon félin ses pieds nus se posèrent sur le sol. C'est d'une démarche primesautière que la créature traversa le dortoir où les uns après les autres les corps prenaient vie, montrant leurs têtes ébouriffées au dehors des couvertures. La jeune fille sautillait presque, démarche dansante et comble de l'antithèse au milieu de ces êtres défaits par la fatigue et la perspective d'une journée de cours à affronter. Malgré l'excessive pâleur qui imprimait sur son visage le souvenir de la nuit, et l'ébauche de cernes qui soulignaient ses yeux bleus. Un sourire rêveur animait ses lèvres tandis qu'elle tirait machinalement sur le t shirt trop grand pour elle qu'elle portait en guise de pyjama. T-shirt à la gloire des Yankees... Il semblerait qu'Ilaya obéisse aux règles de conduites sur les amourettes d'ados qui stipule qu'il est de bon ton de porter un vêtement de son amoureux, revers des temps médiévaux où les preux chevaliers affichaient bien haut les couleurs de leurs dames lors des tournois, afin que la gorge tranché dans le sable de l'arène on sache laquelle de ces belle dame verra sa vision s'effacer dans les larmes, la privant d'assister au reste du spectacle. Dommage, pas vrai ?

Quelques jours que Chuck Carlton était entré dans sa vie, autant de jours que leur idylle sautant l'étape de la rumeur était officielle et publique. Et c'était le plus publiquement du monde que le nouveau couple s'affichait telle une belle affiche de cinéma haute en couleurs.

Chuck occupa ses pensées le temps qu'elle atteigne les douches, peu enclines aux bousculades ce matin là. L'endroit était encore clean, avant que la vague habituelle ne déferle entre les murs blancs Ilaya savait disposer d'une petite poignée de minutes, cinq au plus. C'est donc avec une certaine rapidité qu'elle expédia le rituel matinal, peu désireuse de s'attarder devant le miroir qui lui renvoyait une image qu'elle ne connaissait que trop bien et dont elle se lassait certains matins.
Visage et corps humide et détendu, comme une fleur voit la rosée matinale alourdir ses pétales, Ilaya regagna son dortoir, distribuant sur son passage des saluts distraits. Quelques regards suivirent le t-shirt ostentatoire qui alla s'aplatir sur le lit.

Une poignée de minutes plus tard la demoiselle dévalait les marches dans le sens de la pente (hein, vous avez remarquer aussi c'est plus facile dans ce sens là !) vêtue de son uniforme de sorcière, un sac en toile rouge vif contenant ses livres pour la journée dûment cahoté contre son épaule.

A partir de là la journée suivit son cours, absolument ordinaire. Et Ilaya attendit, confiante, qu'un élément extraordinaire vienne perturber le parcours ordinaire des choses. Non pas que pour une fois, l'ordinaire lui pèse, nan, cette routine qui avait pris doucement possession de ces faits et gestes ces derniers temps lui plaisait plutôt. Et puis, pouvait-on vraiment parler de routine quand on s'appelait Ilaya Aragon ? Une simple ritournelle quelque peu répétitive seulement, fort agréable au demeurant. Il s'agissait de paraître, de plaisir et d'insouciance. Affichage public d'une idylle parfaite, un couple parfait car dans les histoires de cœur tout comme pour une recette de cuisine, tout est question d'ingrédients. Ici le mélange était homogène, deux tempéraments présentant assez de similitudes pour les croire semblables, et une attirance partagée qui les reliait pour un temps. Donc le temps s'écoula, parce qu'il faut bien qu'il glisse ce temps, si instable, aimant par dessus tout contrarier les désirs des mortels. Ilaya pour une fois ne désirait rien que ce temps puisse lui apporter, il lui était égal qu'il se presse ou qu'il somnole. Ainsi le seul rythme qui fit battre son cœur en ce jour ne fut pas les tic tac mécanique d'une horloge mais les baisers d'un garçon, et croyez moi qu'elle gagnait au change.

Aussi, tout vient à point à qui sait attendre parait-il. Et bien, l'élément perturbateur finit par intercéder, un élément bien anodin en apparence mais il ne fallait pas s'y tromper, l'élément perturbateur attire les péripéties. C'est dans l'ordre naturel des choses.

Au détour d'un couloir, une petite frimousse de gamin, inconnu au bataillon mais ça n'est pas tant son identité qui intéressa la blondinette, plutôt la feuille de papier pliée en quatre que le garçon tenait entre ses doigts bien serrés. L'enfant sans un mot mais un sourire complice délivra son précieux message dans les mains de la Gryffondor avant de filer au loin, volant presque, plein de la satisfaction du devoir accompli. Ilaya sourit, continuant de marcher vers son prochain cours. Elle le tenait enfin son incident exceptionnel, là, papier lisse et chaud au creux de sa paume ! C'est toujours souriante qu'elle déplia la missive et prit connaissance de son contenu : un rendez-vous dans les sous-sols, rien que ça ! En voilà un qui ne manquait pas d'audace. Songeuse, elle franchit les quelques pas qui la séparait de Chuck, adossé contre le mur de pierre près de la salle de sortilèges. Elle arriva à sa hauteur, façon de parler puisque le garçon mesurait presque une tête de plus qu'elle, et agita nonchalamment la papier qui avait retrouvé sa forme initial sous son nez.

« Je suppose que ce n'est pas toi...? »
Il leva un sourcil interrogateur synonyme de négation, son regard glissant sur le papier pour s'arrêter sur la jeune fille. Elle rit et noua un instant ses mains aux siennes, la missive changea de main et leurs lèvres se rejoignirent. L'étreinte fut brève, dans le creux de son oreille elle glissa un « à tout à l'heure » joyeux et prenant sur le champs, en son âme et conscience la décision de sécher le cours de sortilèges. Elle avait mieux à faire... Un rendez-vous.

En un temps record elle atteignit les sous sols, passant outre le lieu de rendez vous que le mystérieux auteur de ces lignes avait prévu. Qui que ce soit, il pourrait l'attendre longtemps. Son but était ailleurs que dans des bras infidèles, elle se rendait dans les cachots. Étrangement le message avait été un déclic, soudain elle avait eu envie de revoir le lieu le plus moche du château qui avait si bien habillé sa déprime pendant ces quelques semaines où elle s'était « perdue ». Quelque chose d'irrépressible l'attirait là bas, une curiosité d'enfant qui tendait à vérifier de ses propres yeux si quelque chose avait changé depuis qu'elle avait délaissé les lieux, peut-être lui en voulaient-ils ? Hors d'haleine, elle atteignit enfin sa destination, torturée par un doute délicieux. Sur quoi aillait-elle tomber ?

J'avoue que je ne m'attendait en rien à ce qui allait suivre.
Pour l'heure, le seul aperçu de mon destin proche résidait en une chevelure flamboyante et une petite frimousse de japonaise. Rien de particulièrement terrifiant dans tout ça...

Toute innocente, à pas de loups elle s'approcha des cheveux roux qui lui tournaient le dos, un sourire machiavélique sur sa face de petite ange. Et...


« BOUH !! »

Vous avez dit puéril ?

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Dernière édition par Ilaya Aragon le Mer 21 Avr - 11:07, édité 3 fois
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Ambre Serana
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Particularités: Cousine de Aurore Mereadda
Ami(e)s: A-t-on vraiment besoin de le savoir ?
Âme soeur: C'est un débat qu'il faudrait avoir dessus, pas une simple affirmation.

MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Lun 19 Avr - 12:12

L'horloge m'angoissait, ce son, aussi énervant que possible et pourtant si beau. Ce son qui me rappelait le temps qui passait et la réalité. C'était la source de tous mes problèmes. Vous avez, sans doute, déjà cassé une horloge qui vous empêchait de dormir le soir alors que vous étiez complètement crevé et, au matin, vous l'avez regretter à cause de cri de votre professeur quand vous êtes arrivés en retard. Réveil, horloge du pareil au même. Le bruit des aiguilles qui, chaque secondes recommencent inlassablement sans se douter du mal qu'elles font. C'est pour cela qu'on les casse.

« Ambre... » La voix de ma cousine vint me sortir de mes pensées. D'un simple geste de la tête je l'invitais s'assoir en face de moi, sur la canapé en cuir de salle commune de Serpentard. Qu'es-ce qu'elle me voulait encore ?
D'accord je ne lui rendais pas souvent service mais elle était sensée savoir se débrouiller toute seule. Du plus loin que je me souvienne elle ne m'avait jamais demander quelque chose mais elle venait tellement rarement prendre de mes nouvelles que je ne prenais pas sa visite pour une visite de courtoisie. Et puis il y avait le son de sa voix; je connaissais assez ma cousine pour pouvoir dire qu'elle avait besoin de mon aide.


« Oui ? » Ma voix n'avait pas montré la moindre contrariété alors qu'elle aurait très bien pu. J'étais en train de lire bon sang,mais me dérangeait ne lui avait jamais posé aucuns problèmes alors pourquoi maintenant ? « Qu'es-ce qui a ? » Continuais-je voyant qu'elle se bornait à me regarder sans toute fois me répondre d'une façon simple et humaine, en parlant.


« J'aurais besoin de ton aide si tu n'es pas trop occupée. » Avait-elle fini par me dire d'une voix simple dénuée de toute émotions. Elle savait bien que je n'étais pas « trop » occupée parce que je me débrouillais toujours pour avoir du temps libre quand il le fallait. Quand au fait d'avoir besoin de mon aide..même si ça ne lui ressemblait pas je comprenais très bien qu'elle me le demande à moi et pas à nos autres « camarades » qui avaient (certaines) l'esprit tordues. Toutes les Serpentards n'étaient pas des modèles d'intelligence, loin de là. Certaines faisaient même preuve d'une telle bêtise que je n'avais pas les mots pour la décrire.

« De quoi tu as besoin ? » Demandais-je sans prendre de gants; c'était un des avantages « d'être en famille » on n'utilisait pas de faux semblants et tout allait beaucoup plus vite. En enlevant les « comment vas tu ? », « Alors comme ça se passe à Poudlard ? » et autres questions inutiles on gagnait un temps précieux.
Le temps c'est de l'argent.

« De mon écharpe. » C'était une blague ? Mes yeux se levèrent automatiquement vers les siens et elle se hâta de se justifier. « Je l'ai perdue.. Quelque part dans les cachots je ne sais plus où exactement. » Italienne jusqu'au bout des ongles Aurore avait commencé de parler en faisant des gestes ce qui me tira un sourire ironique. « Et il se trouve que j'ai un rendez-vous et.. » Ma cousine avait un rendez-vous, avec l'âge qu'elle avait ? « Avec qui ? » « Ça ne te regarde pas. » Évidement. Aurai-elle peur de ma réaction ?
« Donc je disais avant que tu ne m'interrompes... » Coup d'œil accusateur dans ma direction. « ...que j'avais quelque chose à faire et qu'il faut absolument que tu me récupères mon écharpe ! Sinon je vais attraper froid ! » C'était bien beau, j'allais le faire mais pas comme ça.

Il y avait des fois où ma cousine manquait cruellement d'intelligence. Qu'es-ce que ça pouvait bien me faire à moi si elle prenait froid ? C'était ma cousine, un membre de ma famille qui savait très bien que mon frère était un cracmol. Une personne connaissant le « grand » secret de ma famille (et de la sienne par déduction). Mais, avant tout, c'était ma cousine, une amie, une sœur presque. J'avais tendance à la mépriser depuis mon entrée à Poudlard mais j'aimais tout de même la voir. Elle me rappelait mon enfance, l'innocence aussi par bien des côtés. Elle pouvait très bien être froide avec tout le monde personne ne la connaissait mieux que moi, personne ne savait qui elle était vraiment. Moi si.


« Et qu'es-ce que ça me fait que tu attrapes froid ? » Demandais-je en lui lançant un regard méprisant. La famille ça allait cinq minutes mais pas plus. Si elle voulait que je lui ramène son écharpe elle n'avait qu'à me dire où elle l'avait perdue exactement et aller à son « rendez-vous ».
« Tu l'as perdue où ? » Inutile d'essayer de jouer à la plus maline avec ma cousine, elle me connaissait trop bien.

« Dans les cachots » Visiblement ma cousine me prenait pour la dernière des idiotes.
« Plus précisément Aurore . » Le voix froide que j'avais prise du la faire réfléchir parce qu'elle changea radicalement de position. Ses jambes se croisèrent et ses yeux se firent plus distant; elle savait qu'elle approchait de mes limites.


« Deuxième couloir de droite. » J'acquiesçais lentement et elle partit en me lançant un faible « merci » que j'ignorais totalement.

Dès qu'elle fut sortit je sortis à mon tour tout en me demandant si elle connaissait la gauche et la droite. A ma connaissance il n'y avait aucuns couloir à droite et je connaissais très bien les cachots comme tout Serpentards. Nous devions les traverser à chaque fois que nous allions dans notre salle commune ou dans notre dortoir ce qui pouvait aisément expliquer cela.

Arriver dans les cachots mon regard parcourut lentement le couloir désert. Il n'y avait jamais foule dans cette partie de Poudlard et en ce moment ça ne faisait pas exception à la règle. Bien sur il y avait toujours une ou deux personnes qui s'étaient perdues en essayant de trouver la salle du cours de potions mais ça n'allait pas plus loin (si on enlevait tout les Serpentards bien sur). Les cachots, c'était l'un des endroits les plus déserts de Poudlard ce qui ne me posait aucun problème.

Je finis par voir, surprise, le deuxième couloir de droite. Qu'es-ce que cela voulait dire ? Consciente que je devais avoir l'air d'une folle à regarder ce couloir et cette porte sans bouger et en clignant des yeux je me repris avant d'avancer dans ce fameux couloir. Autant dire que je n'étais pas rassurée. La porte n'était pas entièrement fermée et je pus apercevoir deux autres personnes dans cette pièce avant de rentrer.

L'une avait les cheveux roux et l'air japonaise; l'autre était blonde normale, enfin disons européenne; ses cheveux blonds ne valaient pas les miens même si ils n'étaient pas moches seulement mes cheveux blonds à moi...c'était rare d'en voir d'aussi beaux que les passants me fixer avec des yeux ronds quand je marchais dans la rue. Bon j'étais très belle aussi ça allait avec mais c'était toujours mes cheveux qui donnait le plus de beauté à mon visage; ma plus grande fièrté . La blonde était derrière la rousse et elle avait l'air de lui avoir fait une mauvaise blague. Elles portaient toutes deux le blason des Gyffondor et elles avaient l'air d'être en deuxième année. J'avais encore un an de plus c'était déjà ça. Il ne me fallut pas longtemps pour arriver près d'elle sans faire attention à la réaction que devait avoir la rouquine suite au comportement suspect de la blonde.


« Salut. » Ma voix sonnait faux, très faux et ce même à mes propres oreilles. Elles n'avaient pas l'air franchement méchantes, juste un peu jeune dans leurs petites tête mais c'était encore à prouver. Je n'étais pas là pour me faire des ennemis mais pour trouver une écharpe, qu'elles soient à Gryffondor n'y changeait absolument rien.

« Vous n'auriez pas vu une écharpe ? » Et c'est là que je me dis que je ne savais rien sur cette écharpe. Elle aurait pu être de n'importe quelle couleur, n'importe quelle taille. Je n'en savais rien. Bien, il ne me restait plus qu'a espérer que je n'en trouve qu'une, histoire de ne pas avoir l'air trop bête.

Mon regard balaya la pièce de fond en comble, aucunes écharpes. Je m'accoudais sur la poignée de la porte qui c'était refermé derrière moi et c'est là que je le remarquais. La porte ne s'ouvrait pas. Je me mis juste devant elle, je forçais : rien. Elle était fermée. Comment es-ce que j'allais sortir ?

« C'est quoi l'arnaque ? » Oui, j'avais l'étrange sentiment de m'être fait arnaquer.

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Dray Collins a écrit:
non, je ne tripe pas alone dans mes toilettes en déroulant du papier-cul ..








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Haruhi Michiko
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Particularités: Il me manque une case. Mais bon vu que quasiment tout Poudlard a le même problème, je m'inquiète pas!
Ami(e)s: Depuis toujours, Scarlett Dawbson. Rien ne peut la remplacer.
Âme soeur: Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot.

MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Lun 19 Avr - 15:13

Il existe plusieurs solitudes, mais une multitude comme pas possible… ! D’abord, il y a celle qui m’était si commune au début de mes « études » -si on pouvait utiliser ce mot, parce que étudier était un grand mot pour ce que je faisais en cour, vraiment une hyperbole- cette solitude familière, par exemple, quand il faut faire des binômes, vous êtes la laissée pour compte, vous errez dans les couloirs sans compagnie et les sorties entre copines vous sont inconnues. Puis il y en a une beaucoup plus grave, celle qui vous secoue le cœur quand parmi des millions de personnes, il faut que la maladie vous choisisse, et vous êtes démunie, face à cette foule de gens normaux dont vous êtes inconsciemment exclue. Je ne vais pas tout vous énumérer, sinon ça me prendrait 3000 feuilles de parchemins (et je ne veux pas critiquer ma situation, mais je ne fais pas partie d’une famille qui « roule sr l’or » comme on dit), mais il y a celle qui me parvenait, now. Cette solitude néfaste, qui fait qu’on se met à imaginer des scénarios dignes d’un polar d’Agatha Christie, qui vous fait claquer des dents, et qui vous fait avouer que quand même les fantômes vous y croyez. Dieu quel mauvais exemple, puisque ici les fantômes font partie de l’environnement et se baladent comme s’ils étaient des personnes normales. Bip, erreur dans le système, vous êtes un peu morts, non ?

Brrrr. Une onomatopée que je n’avais pas souvent l’habitude de prononcer. Ces cachots étaient vraiment très lugubres, les plus lugubres sûrement de toute ma vie. « Ah bon, t’as vu des masses de cachots dans ta vie, toi ? J’étais pas au courant » me chuchota ma conscience. « Non, mais je suppose, crétine » répliquais-je férocement à moi-même. Cela sentait un mélange de souffre, une odeur insurmontable donc, avec une pincée d’odeur de vieux livres puis la terre mouillée, aussi. Y’a pas à dire, je préférais mon nez agonisait sous l’effet de la vanille tueuse. Mm, ça faisait pas photo. Bizarrement, je ne flippais pas trop, de toute façon ,je pourrais remonter à l’infirmerie. En espérant de ne pas croiser des phénomènes comme tout à l’heure. Poudlard regorgeait de cas désespérés, peut-être existaient-ils pour nous rappeler qu’on peut toujours trouver pire ? Dieu que je suis médisante. Ma maman ne m’avait pas élevé comme ça, mais bon, je me souvenais sans cesse de ce qu’uen vieille japonaise m’avait dit : « Tu ne gagnes rien à être aimable, à part peut-être l’intérêt des autres, mais un intérêt mauvais, tu les pousse à se servir de toi » Sur ces paroles, ma mère m’avait tiré brutalement, me racontant que la mamie avait du boire un peu trop de saté et que quand elle se mettait à déblatérer, tout était faux. Pas sûr.

-« BOUH !! »

-FUuuuuUCK hurlais-je sans me rendre compte que je jurais comme un charretier. C’était le premier mot qui m’était apparu, à l’instar de « Mama Mia » « AaaaaaaaaaaAaAh » Je me tournais brusquement, prête à en foutre une à celle qui m’avait fait peur. En plus, j’allais être obligée de causer avec elle, c’est ça la vie en société, alors que je devais remonter à l’infirmerie. J’imaginais plutôt uen petite boulotte à lunettes à montures rouges me faire le coup, mais mon étonnement fut grandiose quand je découvrais la farceuse. Un véritable ange descendu sur terre légère et innocente. On aurait rajouté un halo de lumière autour d’elle que j’aurais cru voir apparaître la vierge. D’une pâleur angélique, les yeux ayant revêtu leur habit scintillant, les membres d’une finesse absolue, elle était éblouissante. Une robe époque Roi-Soleil et elle aurait eu le rôle d’Angélique de Fontanges. Mais un simple coup d’œil sur sa bouche qui se relevait effrontément, je devinais qu’elle n’avait rien d’une sainte. Ce n’était pas pour aujourd’hui que j’allais pouvoir parler calmement avec une fille studieuse et timide, qui aimerait Botticelli et Tristan et Iseult.

- Quelle drôle de manière de se présenter ! Ravie de te rencontrer Angélique, elle me faisait tellement penser à la favorite de Louis 14 que je n’avais pu me retenir. Je sentais déjà qu’elle allait éclater de rire, j’aurais peut-être du l’appeler Démone ou Lucifer, mais il fallait avouer que c’était beaucoup moins classe, hein ?

Je ronchonnais intérieurement, mécontente de ne pas faire le poids face à la jeune fille, d’uen beauté si frappante qu’elle en était presque insolente. Quand on me connaît, on sait que la place gagnante c’est pas mon fort, et quand bien même j’aurais voulu rivaliser, c’était déjà peine perdue. Il y a des gens uqi ne sont pas fait pour être des puissants, et j’en faisais partie. C’était triste, mais obligé. « Le monde est petit » pensais-je quand je vis entrer une nouvelle personne dans la pièce. Une blonde, again. C’était une secte ou quoi? Et elles allaient me torturer ? C’était incroyable à Poudlard, comment les gens grouillaient de partout. Même dans les endroits habituellement suspects, ils étaient là. C’était à se demander si certains n’étaient pas payés pour faire de la figuration. D’ailleurs, jamais je ne m’étais demandée combien on était à Poudlard. Le dernier recensement devait remonter à tellement loin.

-« Salut. » suivi de « Vous n'auriez pas vu une écharpe ? »

« On doit te donner vingt centimes si on veut l’enthousiasme en plus ? » eu-je envie de lui lancer. Remarquez, je comprenais, certaines personnes quand elles décident de se lever du mauvais pied, rien ne peut les dérider. Je me souvenais encore de ma mère, lorsque elle avait peint une mauvaise toile ,tout la froissait. Le cui-cui des oiseaux, la tarte qui ne cuisait pas assez vite, les devoirs qui prenaient trop de temps alors qu’elle avait un tas de trucs super importants ; genre passer au lavomatique, acheter des cookies et prendre de nouveaux crayons pour moi parce qu’un petit imbécile de mon école me les avait volés. Autant dire que quand mam ère s’y mettait, elle était un véritable ouragan, et ni bain relaxant, ni chocolat chaud ne pouvaient arranger ça.

-Hey baby ! fis-je, un peu trop excitée. Son histoire d’écharpe, je n’y comprenais pas grand-chose. Qui pouvait être assez bête pour aller aux cachots de son plein gré ? On savait très bien qu’il faisait froid ici, un froid de canard, et autant ne pas y aller du tout, non ? Bah non, signifiant clairement qu’il n’y avait pas ce vulgaire bout de tissu parmi nous. Regarde, de toute façon, le tour est vite fait, je m’ennuyais déjà dans cette pièce inconfortable, et pris la résolution de quitter les lieux. Okay, c’était pas très poli, mais elles aussi avaient du tomber ici par erreur, et à part de masos, je ne vois pas qui pourrait choisir de s’enterrer dans un tel trou à rat.

« C'est quoi l'arnaque ? »

Je la reluquais vite fait et découvrait vite fait, comme je m’en doutais, comes from Serpy. J’avais le chic pour les croiser, je devais avouer que souvent ça ne se terminait pas bien avec eux, alors j’eus envie de briser la routine : celle-ci ne serait pas une ennemie. Bon, après, si elle était vraiment trop chiante, je renoncerais à mes bonnes résolutions. Angélique de Fontanges, elle, venait de Gryffondor. Quelle arnaque ? Typique. D’après ce que j’avais entendu dire, les Serpys étaient passés maîtres dans l’art de râler. Même si j’essayais de ne pas me faire un avis en écoutant les préjugés, ceux qui grognaient en permanence le matin parce qu’ils s’étaient mal réveillés, c’était pour la plupart des verts et argents. Je m’approchais de Boucle d’Or (quel ravissant surnom !) et scrutais l’objet de ses tourments. La poignée. Tapotant gentiment l’épaule de la blondinette, je lui passais devant. J’appuyais sur la poignée, prête à m’en aller. Et surprise !!!!! Elle ne s’ouvrait pas. Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan…

Abasourdie et paniquée, je me tournais vers les deux blondes comme si elles en savaient plus que moi sur le mécanisme des portes. Oh, comme je regrettais soudain de n’avoir rien écouté en technologie. J’étais punie. A la va-vite, j’attrapais le poignet des deux alter ego-capillaires, les regardais droit dans les yeux et affirmais d’une voix d’outre-tombe.

-Les filles. On est mal, là.

Brillante déduction,Haruhi.


( Je suis certaine que ça vous surprend x) A toi, Catwoman )

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Ilaya Aragon
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Jeu 22 Avr - 21:04

« FUuuuuUCK » hurlèrent de concert les cheveux roux non loin de mes oreilles. Merlin, quelle puissance vocale !! Nullement choquée par cette invasion auditive et vulgaire dans mes frêles tympans, j'éclatais de rire et suivant un raisonnement tout à fait logique je me préparais à découvrir le revers de cette magnifique chevelure flamboyante. Mes mains se rejoignirent devant moi en une pose innocente et je m'efforçais tant bien que mal, et Merlin (encore lui) sait combien c'était dur, d'adopter une expression neutre. Des fois que la rouquine soir du genre colérique et encline à m'en foutre une... Simple mesure de précaution parce que vraiment ça m'aurait fait mal au cœur de voir ma bouille d'ange défigurée.
Enfin, il faut croire que tout ça porta ses fruits puisque au ralentis je vis clairement la créature faire volte face et sur son minois de japonaise, le désir qu'elle avait de m'envoyer promener s'écrivait en gros caractères gras. Et ce fut avec plus d'amusement que de soulagement, que voulez vous on ne se refait pas ! que j'observais le changement qui s'opérait soudain sur ses traits. D'un coup d'un seul le visage renfrogné et vexé de sa frayeur récente se métamorphosa, théâtre d'un fantastique étonnement, et moi je ne pus retenir un sursaut d'orgueil. Sur ma bouche s'imprima une moue effronté alors que son regard chocolat me détaillait des pieds à la tête, je restait campé bien droite sur mes deux jambes la regardant quelque peu de haut, je savourais en bonne enfant prétentieuse que j'étais ma momentanée supériorité.
Fait indéniable, j'adorais lire l'admiration dans les yeux de mes pairs. Après tout je n'étais qu'humaine ! Et parmi les préceptes fondamentaux à la base desquels j'avais été éduquée, la modestie n'avait pas sa place. C'est une valeur qui m'était inconnue et que j'aurais jugé inutile et encombrante. Je m'accommodais fort bien de mon ego, la fierté irrépressible qui brûlait le masque de l'apparente candeur. Aux autres d'en faire autant.
Ainsi il fallait bel et bien être aveugle et sourd pour me prendre pour un ange. Mais à dire vrai il subsistait toujours de ci de là au hasard de mes rencontres une pauvre âme obtuse pour s'y tromper et se laisser prendre au miel de mon sourire et à l'azur de mes prunelles. Preuve flagrante que l'humain de base ne voit que ce qui l'arrange, et bien sûr de son point de vue il est préférable que j'appartienne à la belle mais triste caste des angelots déchus.
En attendant, dans le faisceau de mon regard satisfait la sorcière aux tifs écarlates reprenait contenance, ce qui ne pouvait qu'être qu'une bonne chose car l'admiration béate ça va bien cinq minutes, mais à la longue c'est comme tout, cela finissait par être lassant
...


« Quelle drôle de manière de se présenter ! Ravie de te rencontrer Angélique. »

A nouveau mon rire cristallin emplit la pièce, ravie j'exécutais une rapide révérence devant la rouquine. Ravie qu'elle ait au moins deux centimes d'humour ce qui croyez le ou non restait rare en ce bas monde.
« Angélique de Fontanges, pour vous servir Majesté. » claironnais-je en riant, me prêtant au jeu. Pour vous servir... comme on dit tout est relatif !
Et j'en venais au stade des observations. Passant outre le décor -toute les cellules se ressemblaient... même pierre grise, même déprime-, j'en venais directement à la créature de chair et de sang à la pigmentation capillaire si flagrante. Oui je sais, je revenais sans cesse à ses tifs mais que voulez-vous, bien malgré moi j'étais fascinée. Rousse, créature de l'enfer... La classe !
Un coup d'œil rapide me suffit pour capter l'essentiel de ses traits. La créature était une japonaise mignonne au physique insouciant, ni reine de beauté ni laideur. Certes on ne pouvait pas lui reprocher d'être moche. Un bon point pour elle. Et puis il y avait ces tifs incandescents, oui ils semblaient prendre feu autour de sa jolie bouille de japonaise... Ce qui m'amenait à un point crucial (souvenez-vous, tout est relatif) : une japonaise ROUSSE ? Drôle d'idée. Plus qu'une idée elle se tenait bien là toute vivante, aussi indéniable que ses yeux en amandes et ses cheveux roux. En conclusion, teinture ! Le besoin de se faire remarquer ? Mais quel ennui, il existait tellement d'autre moyens pour ça... Comme se balader nue dans le parc, au moins c'était divertissant.


« Salut. Vous n'auriez pas vu une écharpe ? »

C'est une voix sortie d'outre tombe qui m'arracha à mes réflexions capillaires. Comme un automate je me retournais d'un bloc pour scruter la nouvelle arrivante, décidément les cachots étaient plus fréquentés qu'on pouvait le penser au vu de leur insalubrité. Et si on prenait en compte la multitude de pièces que comportaient ces charmantes catacombes, le fait que nous fussions trois réunies dans la même relevait du miracle. Hasard ou Destin ?
Dans tout les cas la demoiselle nouvelle venue collait parfaitement au décor avec son menton pointu et sa mine d'arrogance blasée, quel ne fut pas mon étonnement quand son blason qui ornait sagement sa poitrine m'appris qu'elle nous venait tout droit de Serpentard ! Bon, voilà au moins qui expliquait qu'elle laisse traîner ses écharpes sur les lieux, c'était une habituée...
Deux secondes, ce serpent là je le connaissait... Elle était avec moi au moins en cours d'Arithmancie, c'était quoi déjà son nom ? Quelque chose comme sirène
...

« Hey baby ! » lui lança la rouquine en guise d'accueil, compensant son manque d'enthousiasme. On aurait dit que la blonde avec son air revêche venait de lui annoncer que cette année Noël se fêtait en avance, et pourtant la charmante fille n'avait pas un visage qui s'apparentait aux bonnes nouvelles. Plutôt du genre à venir t'annoncer la mort de ta grand mère... Elle faisait très légèrement froid dans le dos, à moins que ce soit juste l'atmosphère des cachots qui donnait cet effet là. « Bah non. Regarde, de toute façon, le tour est vite fait. »
Tandis que l'échange se poursuivait moi je gardait bouche close, laissant à ma condisciple de Gryffondor le soin d'aiguiller la Serpentarde dans ses recherches et préférant m'évertuer à mettre un nom sur cette charmante figure taciturne. Bien sûr, fondamentalement je m'en contrefichais de son nom, mais là l'énigme me torturait aussi futile soit-elle. Son nom, je l'avais sur le bout de la langue !
A l'apogée d'un poignée de secondes d'intense réflexion je n'étais guère plus avancée, au contraire de la verte et argent qui elle avait au moins une certitude à se mettre sous la dent : aucune écharpe oubliée ne hantait l'endroit. Vous parlez d'un avancement... Bref, elle s'apprêtait en conclusion à vider les lieux sauf que
...


« C'est quoi l'arnaque ? »

« J'abandonne. » soupirai-je à la suite sans me formaliser de l'expression choquée de la demoiselle, sans m'apercevoir que la belle semblait condamnée à supporter notre compagnie plus longtemps qu'elle ne l'avait prévu. « J'arrive pas à me rappeler ton nom ! » daignais-je finalement m'expliquer, la mine déconfite comme si ça m'importais vraiment de lui trouver une identité. Je la dévisageais encore pendant un instant, sans grand espoir cependant. La frustration dessinait des éclairs dans mes prunelles, à tout hasard je lançai quand même un « Serena ? »
Dans le même laps de temps la japonaise -elle était vraiment petite en fait...- se frayait un chemin jusqu'à la porte au détriment du corps de la blonde. Et c'est seulement alors que je m'aperçus qu'il y avait un problème. Comment ça la porte ne s'ouvrait pas ?? Soudain les précédentes paroles de la verte et argent prirent tout leur sens à mes oreilles, avec un léger train de retard cependant. Et la rouquine de prendre possession de nos poignets pour nous exposer clairement la situation, comme si l'une de nous deux avait encore eu besoin d'un bilan. Et un dessin aussi, c'était possible ? Poignets enserrés dans son étreinte passionnés, je sentais croitre mon mécontentement. C'est que je n'aimais pas tellement me retrouver prisonnière de la sorte... Et doublement qui plus est. Déjà, si elle voulait bien me lâcher on aurait fait un grand pas en avant.

« Tu permet ? »

Me passant de sa permission je retrouvais l'usage d'un de mes membre et partais à la recherche de ma baguette, ustensile dont l'utilité n'était pas à négliger dans ce genre de situation. Petite chanceuse, je finis par la dénicher tout contre ma peau, maintenue en place par l'élastique de ma jupe d'uniforme. Un grand pas en avant disais-je... Me retournant à demi, poignet gauche toujours entre les mains de la japonaise je pointais le bout de bois en direction de la serrure de la porte et prononçais le sort d'une voix claire et assurée, une voix qui ne doutait pas de sa réussite.


« Alohomora. »

Erreur ! Grossière erreur, cela ne pouvait évidemment pas être aussi simple. Confrontée à mon échec, je n'eus certainement pas la réaction qui convenait. Après quelque secondes où je fixais la porte inébranlable, après avoir sans conviction tenter de pousser la poignée, je partis dans un élan d'hilarité irrépressible.

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Dernière édition par Ilaya Aragon le Mer 25 Aoû - 16:16, édité 1 fois
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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Sam 24 Avr - 16:44

Pourquoi, par Merlin, cette fille était plus belle que moi ? J'avais beau penser que mes cheveux étaient plus beaux ça ne changeait rien à la situation : elle était plus belle que moi. Bon il y avait peut-être une explication à ça; qu'es ce que j'en savais après tout ? Rien, justement. Qu'y a-t-il de plus énervant que de ne rien savoir ? Et quand je dis rien c'est rien. Nada. Je ne savais ni son nom, ni son origine, n son sang. En faite si je savais quelque chose : sa maison. Le seul problème c'est que ça ne m'apportait rien. Je n'étais même pas sur de son âge alors qu'es ce que j'aurais pu faire de sa maison ? Un château de sable à son effigie pour voir si elle allait me remercier en me disant son nom et, par la même occasion, éclairé mon esprit torturé par le fait d'être ignorant ? Où était le sable que j'essaie ? Pas de sable, pas de château, pas de château, pas de nom, pas de nom, pas de connaissances. Bref, RI-EN. Que les choses soient clair je n'étais pas une inculte et je savais déjà que je ne serais pas une inculte mais tout de même. Il fallait bien ignorer quelques petites choses, ça mettait du piment à la vie. Non pas que j'eusse une envie folle de pimenté ma vie avec deux Gryffondor, loin de là je vous rassure c'est juste que, des fois, ça pouvait être amusant.

J'étais dans un mauvais jour, obligatoirement, sinon pourquoi es-ce que j'aurais fini enfermé dans un cachot avec deux Gryffondors ? Franchement si ce n'était pas un mauvais jour.... Evidement une personne possitive dirait : "Super, un moyen formidable de faire connaissance avec d'autres personnes.". Mais quand on était pessimiste comme moi on avait plus qu'à rêver et à s'acharner contre la porte qui ne s'ouvrirait pas.


"Hey baby !" Ce son retentit près de moi et il sortait de rouqine, oui, une japonaise rousse, ça pouvait choquer mais c'était comme ça. On avait pas le choix, c'était comme ça; elle était juste là, devants moi comme si j'étais une bonne nouvelle. Du moins, comme si elle contente de me venue. Bizarre comme fille. "Bah non. Regarde, de toute façon, le tour est vite fait." Les gens de nos jours...c'était plus ce que c'était. Elle aurait pu me dire qu'il n'y avait rien ou même si elle l'avait vue avant de rentrer dans la pièce. Mais non c'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle m'énerve. C'était donc dis, il n'y avait pas d'écharpe dans la pièce et j'aurais bien aimé repartir sauf que : la porte était fermée.

"J'abandonne." L'autre blonde venait de parler pour la première fois depuis mon entrée ici. Manifestement, ce n'était pas une bonne nouvelle puisqu'elle avait parlé en soupirant ce qui me laissait le bénéfice du doute sur ce qu'elle allait abandonner. "Je n'arrive pas à me rappeler ton nom !" Si ce n'était que ça je pouvais même l'éclairer...Elle me dévisageait, chose que je n'aimais pas du tout, j'ouvris donc la bouche, histoire que je lui dise ce qu'elle voulait savoir et qu'elle arrête de me fixer. "Ambre...""Serena ?" Tout le monde, avait la fâcheuse habitude de m'appeler Serena alors que c'était Serana. Je ne savais pas ce qu'il avait contre ce A mais en tout cas ils avaient quelque chose. "Serana."

Ca aurait put continuer comme ça si l'autre Gryffondor n'avait pas décidé de regarder elle aussi la porte clause. Elle me passa devant alors qu'un sourire ironique venait de naître sur mes lèvres. Elle n'allait pas ya arriver... Lorsqu'elle essaya d'ouvrir la porte et qu'elle ne réussit pas je du me retenir de rire. Elle venait de comprendre le problème. Pourquoi elle fit ce qu'elle fit après reste un grand mystère. Dans une situation comme ça on attrape pas les poignets des personnes avec qui on doit rester enfermer après avoir observer la porte comme si elle allait s'ouvrir d'un coup. On était pas la premier avril.


"Les filles. On est mal, là." Effectivement; c'était même une autre formulation de ce que je venais de dire mais bon. Certaines personnes aiment répéter. Je me suis toujours demandé pourquoi mais bon, je n'ai jamais cherché à comprendre une Gryffondor aussi.

"Ton sens de la déduction m'épate." Ma phrase était ironique, pas méchante, juste ironique. Un léger sourire flottait sur mes lèvres alors que la rouqine était catastrophée. Pas de chance pour elle mais, si on était destiné à rester enfermées ici encore longtemps, mieux valait prendre ça de façon ironique et non de façon catastrophique. Ca ne changerai rien à notre affaire. On était là, enfermé pour le meilleur et pour le pire. Seulement, j'avais la curieuse impression que cette expérience allait nous surprendre. Toutes les trois.

Le fait de se faire tenir ne poignet n'avait pas l'air de plaire à l'autre blonde qui, après lui avoir demander si elle lui permettait pour reprendre ses mots, enleva un de ses poignets d'entre ses mains pour chercher une baguette. J'avoue, je n'y avais pas pensé et je me permis même d'espérer lorsqu'elle dit la formule tant attendu
.
"Alohomora." Rien; rien de rien on était vraiment mal. Franchement si elle ne s'ouvrait pads comme ça..comment allait-elle s'ouvrir ? Je n'avais pas envie de passer le reste de ma vie enfermée là et mourir seule sans que personne ne se doute de mes tracas..Quelle misère !

Je détournais les yeux de cette porte jusqu'à entendre le rire de l'autre fille. Qu'es ce qu'il ya avait de drôle ? Un détail qui avait du me manquer mais je ne voyais pas le comique de la situation. On était enfermé là sans savoir comment sortir et, l'autre, elle riait bêtement. C'était quoi son problème ? Elle était tellement stressée qu'elle rigolait sans savoir pourquoi...possible , pas du tout impossible vu son niveau d'intelligence.


"Bon... je crois qu'on va devoir rester ensemble un petit moment." Je n'avais même pas dis "se supporter" alors que ça me brûlait les lèvres. La rousse encore ça pouvais aller mais la blonde. Et encore j'avais l'impression que je n'en était pas au bout de mes surprises et j'avais un peu peur de ce qu'elle était capable de faire. Dans le genre, fille folle inconnue elle avait la première place. D'abord, d'où elle connaissait (presque) mon nom ? Je me mis à l'observer comme si c'était un animal en liberté et que je me demandais si il allait me mordre ou non. Ce n'était peut-être pas très poli mais c'était comme ça.

Arithmancie.

J'avais trouvé. C'était une de ses Gryffondors qui venaient en Arithmancie pour dormir confortablement en étant tout de même là. Bref, ce n'était pas vraiment une lumière cette fille. Quand à son nom... absolument aucune idée et je cherchais pas longtemps. Je finis pas libérer mes poignets pour pouvoir m'assoir confortablement par terre. Après tout, si on devait rester là un bon moment autant de ne pas rester debout tout le temps. Même si je devais me salir. Ca passait après mon bien être. J'étais mieux par terre, je resterais par terre.


"Bon...je pense qu'on devrait commencer les présentations." Allais-je commencer toutes mes phrases par "Bon...." ou c'était simplement la situation qui faisait en sorte qu'elles me prennent pour une folle ? Sans doute un mixte des deux. Je finis par m'appuyer sur le mur, je n'étais pas sortie d'affaire.

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Dray Collins a écrit:
non, je ne tripe pas alone dans mes toilettes en déroulant du papier-cul ..








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Haruhi Michiko
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Dim 25 Avr - 9:37

« Mais tu as laissé ton cerveau à la maison ou quoi ? » Tu ne pourrais pas mieux dire, chère Maman. Phrase ô combien entendue. Enfants distraite que j’étais. Je planais dans mon monde à moi, m’évadant dans des contrées inconnus, ce qui, en conséquent, m’empêchait de penser à certaines choses. Combien de fois avais-je été réprimandée par cette femme qui pourrait être ma sœur, m’accusant de ne rien écouter ? Incalculable. C’était devenu familier, et ces paroles assassines ne m’atteignaient même plus… J’en avais fait abstraction. Mais là, je devais l’avouer, Maman avait eu raison. Difficile de l’avouer, mais vrai. Moi qui avais atterrie dans ce cachot insalubre, enfermée de surcroît, c’était parce que je cherchais l’infirmerie. Et là, je venais de me souvenir. Remember… Moi qui avais assuré n’y être jamais allée. Mais si ! Je me maudissais presque de l’avoir oublié. C’était le lieu où j’avais rencontré Alix Emérance, un drôle de petit bonhomme, que j’avais perdu de vue ensuite. Tout ça pour ça… Pour ma défense, j’avais une excuse. La première fois que je m’étais rendue à l’infirmerie, on m’avait escortée, et je n’avais pas fait attention au chemin. Evidemment. Maintenant, je m’en voulais à un tel point. Voici un moment où j’appréciais tout particulièrement que personne ne lise dans mes pensées…

« Angélique de Fontanges, pour vous servir Majesté. » murmura l’impertinente créature.

C’est ce qu’on appelait avoir de la grâce. La jeune fille m’évoquait un tas de trucs, maintenant, j’avais l’impression de faire face à une étoile de l’Opéra. Ses gestes étaient mesurés, préparés, elle se mouvait comme une ballerine. Une qualité que je n’aurais jamais. Comme toutes les mamans vivant dans les banlieues londoniennes, elle était désireuse de me faire commencer la danse classique. Un projet tout à fait ridicule, quand on savait que un, j’étais ce qu’on appelait une personne à deux mains gauches, de deux, je n’aimais pas me mêler à ces gamines qui avaient pour seule préoccupation leur Barbie, et trois, point hypra important, on n’avait pas le fric. En fait rien n’avait changé, j’avais toujours deux mains gauches, je n’aimais toujours pas me mêler aux filles ne parlant que de fringues, de mecs et de party du siècle, et j’étais toujours la plus fauchée de toute l’école. Pas un gallion, pas une noise, niet. Si bientôt je devais faire la mendiante, ce serait vraiment scandaleux. Je répondis d’une courbette à Angélique, son prénom jusqu’à qu’elle me confie le vrai.

- Vous êtes resplendissante aujourd’hui, mademoiselle Angélique.Et puis ce n’était pas un mensonge. Et puis la flatterie était une bonne méthode pour se faire accepter. J’avais déjà testé et à chaque fois, on se fait prendre. Toujours même réaction, soit on vous bredouille un merci en rosissant de fierté, ou on se la joue super fière, on remue la tête, on fait contempler sa chevelure à tout le public et on se redresse, l’air de rien, et surtout, l’air modeste !

En parlant de modestie, l’autre blondinette n’avait pas l’air de posséder cette qualité. Elle scrutait Angélique d’un air dédaigneux. Je n’avais jamais compris la vanité. Comment pouvait-on faire preuve de vanité ? Dans la vie, c’était un perpétuel renouvellement, on ne pouvait se reposer sur ses lauriers et sur ses acquis, non ? La riche propriétaire d’aujourd’hui sera peut-être à la rue demain. Angélique, ravissante créature, suscitant les regards intéressés et avides de la gente masculine, demain, elle pourra perdre sa magnificence. C’était une valeur qu’on avait apprise : être humble. Et sans me vanter, je pouvais clairement affirmer que je trouvais que je la respectais plutôt bien.

-« J'abandonne. J'arrive pas à me rappeler ton nom ! » fis Angélique comme s’il s’agissait d’une affaire d’état.

J’observais l’autre blonde du coin de l’œil ,qui était d’une tout autre beauté, très froide. Elle ressemblait un peu à la Reine des Glaces. Comme j’ignorais le nom de cette reine-là, je lui trouvais vite fait bien fait un patronyme : Athénaïs de Montespan. Vous savez, cette favorite de Louis XIV qui usait et re-usait de philtres d’amour achetés à la sorcière du coin pour garder l’amour du roi. Pas très sympa pour Miss Reine des Glaces, mais au moins, ça lui convenait.

-« Serena ? »

-"Ambre... "suivi de "Serana." Précisa Athénaïs d’une voix pincée.

Au moins, maintenant, elle avait une identité. Pour ce qui est d’Angélique, je l’ignorais toujours. Et moi, si j’avais été une favorite du roi, qui aurais-je pu être ? Mme de Maintenon, cette bigote aux idées conservatrices ? Mille fois non. Louise de Vallière, que je ne connaissais que de nom, et donc, je ne pouvais m’identifier à elle. Marie Mancini ? D’accord, ce n’était pas une favorite, mais exceptionnellement, on pouvait me l’accorder, c’était le premier amour du roi, la nièce du Cardinal, qui avait voulu laissé tomber le protocole, être libre et écouter ses sentiments ;cela me plaisait. Résultat : la jolie blonde avait disparu, et les règles avaient triomphé, comme toujours. Bon, maintenant, cessons ces comparaisons avec la cour du roi Soleil. Concentrons nous sur le présent.

"Ton sens de la déduction m'épate." Chuchota Ambre, toute contente de sa trouvaille. Bon, écoute, poupée, on est coincées alors je vais pas réagir, je suis pas ici pour promouvoir le fight Serpy-gryffy, alors tes remarques acerbes ne m’atteignent pas. N’empêche, poussée par je ne sais quel instinct de contestation, je m’approchais, fixais ses beaux yeux et sans me démonter, lui répliquais, d’une voix des plus polies.

-Et ton sens de la vie en communauté m’épate. Moi non plus, ce n’était pas méchant, juste un peu sarcastique. Juste pour faire comprendre que les Gryffondors n’étaient pas que des boulets qui se laissaient marcher sur les pieds, des faibles en gros. A peine eu-je le temps de rajouter un autre petit commentaire que Angélique s’emparait de son sabre laser… baguette ,sorry et s’approchait de la porte récalcitrante.

-« Alohomora. »

Voilà ce qu’on appelait avoir « le réflexe sorcier », expression que je venais d’inventer. Angélique s’était détachée de l’étau, mes mains, qui serraient son poignet et essayait d’ouvrir la porte. Moi, je n’y aurais jamais pensé. J’étais Née-Moldue, et mes réflexes normaux prenaient toujours le dessus. Bizarrement, j’eus envie d’éclater de rire quand je vis que ça ne marchait pas, c’était quoi cette idée de croire que tout marchait avec un sort. « Si la vie est difficile, que tous vos objets vous font la guerre, essayez le pack Méga Sorcier, et tous vos problèmes seront résolus ! » Voilà ce qui ferait un bon spot publicitaire. Pourquoi ne pas développer le filon, n’est-ce pas ?

Et puis Angélique se mit à rire. Ce genre de trucs imprévisibles qui vous fait dire que la folie est toujours en ce monde. N’empêche, cette fille, je l’appréciais bien, elle avait du mordant et une jolie manière de parler, et puis, ce qui était toujours gagné, c’est qu’elle mettait de la bonne humeur dans toute cette histoire. Ce qui n’était pas le cas de Ambre, la pierre précieuse. Immédiatement, je me mis en tête de la dérider. Je n’avais pas envie de faire ce schéma, je voulais monter que les deux maisons n’étaient pas que des rivales (ah bon, je croyais pourtant…)

-"Bon... je crois qu'on va devoir rester ensemble un petit moment."

Pour le meilleur et pour le pire… Surtout pour le pire aurais-je voulu dire, mais je me retenais. Ambre s’était assise par terre, boudait presque. C’est de ma faute si tu es là ? Non. C’est à cause de cetet écharpe. Elle me regardait vraiment bizarrement, comme si j’étais la source de ses malheurs. C’est bien connu, les rousses sont le diable ! Espérons que Angélique et elle ne croyaient pas à ces archaïques superstitions, sinon j’étais grillée, pire, complètement foutue.

- Je crois même qu’on va y passer la nuit… tu connais le lieu ? Je m’adressais alors à Ambre. Parce que des gens pas très recommandables de ta maison s’y rendent souvent, soit pour préparer des potions louches ou organiser leur réunion pour exterminer les Sangs Impurs… J’avais juré de me monter en vraie lady cette fois, mais je n’avais pu me retenir. Si elel me répondait « Oui », ça voulait tout dire et autant dire que moi, ce genre de personnes, je n’en voulais pas. Si elle était de ces personnes, elle allait devoir renoncer au massacre qu’elle prévoyait et cohabiter tranquillement. Et tout irait très bien.

Après cet intermède houleux, Ambre déclara :

-"Bon...je pense qu'on devrait commencer les présentations."

Politesse et encore politesse qui régissait notre monde. En me comportant comme une personne civilisée, j’aurais du répondre, Haruhi Michiko, ravie de te connaître. Mais j’avais une idée nettement plus originale. Histoire qu’elles comprennent que oui, j’étais cinglée et qu’il fallait s’y préparer pour s’y habituer ensuite. J’allais chercher Angélique qui riait toujours comme une baleine (comparaison nulle, je sais) et faisais en sorte qu’elle se joigne à nous, parce que être toute seuel avec Athénaïs non merci, non seulement elle était une reien des Glaces mais j’avais en plus l’impression que quand elle me regardait, je gelais de l’intérieur et me transformais en glaçon. Brrrrrrr, ça faisait froid dans le dos cette histoire.

-Elle, c’est Angélique, je suis Marie Mancini et tu es Athénaïs… Prions pour qu’elle ne connaisse pas cette époque de l’histoire, mon dieu. On se connait, maintenant. Sérieusement, Haruhi, arrête de délirer et présente toi, convenablement, bien sûr. Haruhi Michiko, née-moldue et japonaise. Si ça vous dit de me dégommer soit disant pour mon sang impur, c’est parti.

Parce que c’est pas une coïncidence si Haruhi Michiko ne rime pas avec convenable.

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Ilaya Aragon
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Mar 11 Mai - 19:58

Folle ? Évidemment que je n'étais pas folle ! Bon, je devais bien avouer que ce dernier point était discutable, n'empêche que. Il y a folie et folie. Autrement dit, il existait différents degrés de folie. Jamais deux sans trois dit-on, alors voici le troisième : il ne fallait pas tous nous mettre dans le même panier. Par ailleurs nous étions tous un peu cinglés n'est ce pas ? Du peu de données que j'avais actuellement en ma possession je pouvais avec une marge d'erreur relativement faible affirmer que la rouquine ici présente devait, de manière générale être considérée comme doucement folle. Pour autant, si l'on admettait que j'avais moi aussi mon petit grain de folie cela ne voulait pas dire que elle et moi étions semblables. Dans les mêmes circonstances que plus haut, je pouvais même affirmer avec encore plus de certitude que nous étions deux personnes très différentes.
Moi même je ne m'étais jamais considérée comme particulièrement tarée, seulement j'avais comme tout le monde mes petites sautes d'humeur, montées d'adrénaline, impulsions qui me faisaient quelques fois exécuter des actes qui pouvaient paraîtraient douteux à certaines personnes. Tout simplement, j'étais de ces gens qui loin de refouler leurs désirs, leurs obéissaient. Et j'avais parfois, je l'avouais, des désirs incongrus. Bref, cela pour dire que mon geste d'éclater de rire au lieu de paniquer ou même râler, deux choses qui semblaient certes plus appropriées à la situation, ne relevait pas de la folie. Mon rire ne signifiait pas que j'étais soudainement en train de perdre la raison sous le regard impuissant de ces midinettes que je connaissais tout au plus de vue, pour la bonne et simple raison que cette dernière il y avait longtemps qu'elle m'avait quitté, pour peu que je n'en ai jamais eu une. Je crois bien que l'on m'en avait amputé à la naissance... une très bonne chose si vous voulez mon avis. La raison, c'est ce qui nous pousse à la modération, à la maturité, en somme à être raisonnable. Ce n'était pas pour rien si raison rimait avec prison ! On pouvait également lui associer deux autres mots qui n'avaient pas eu l'intelligence de se terminer par « on » : ennui, tristesse. Or à l'heure actuelle j'étais tout sauf triste, car enfin je le tenais mon exceptionnel ! N'est-ce pas, est-ce une situation courante que de se retrouver piégée dans les cachots ? Certes pas. Encore que cela aurait été une situation fort déplaisante si ma bonne infortune n'était pas bon gré mal gré, dûment partagée. Mes deux compagnes, puisque je pouvais bien les nommer ainsi à présent qu'il était clair que nous nous trouvions dans le même sac, à défaut du panier, se trouvaient dans le même galère que moi. Embarquées dans le même bateau si vous préférez, et nul ne savait quand aurait lieu le débarquement.


« Bon... je crois qu'on va devoir rester ensemble un petit moment. » prononça alors cette chère Sepentarde aux cheveux d'ors pâle comme si ça lui arrachait la bouche de le dire.
Cette fille, presque une connaissance tout de même ! Et à présent que je connaissais son nom, il s'en fallait de peu que nous soyons intimes. En effet, la mine revêche mais plus sociable qu'il n'y paraissait, elle avait daigné me lâcher un prénom, Ambre. Et même un nom dans la foulée, Serana. A ces paroles mon minois s'était fendu d'un large sourire, car je voyais clairement que ma simple présence agaçait la demoiselle et je pressentais que j'allais vite prendre plaisir à ce petit jeu.


« Et bien, j'y était presque ! » lui dis-je sur un mode insouciant, avant de me tourner vers Merlin, j'adore tes tifs ! Du coin de l'œil je vis Ambre s'assoir, toujours aussi taciturne à ce qu'il me semblait. Pendant mon accès d'hilarité les deux jeunes filles n'avaient cessé de se lancer des piques, illustrant ainsi l'ancestrale rivalité qui existait entre Serpents et Lions. Rivalité qui n'était pas prête de mourir tant que les verts et argents resteraient aussi prompts au mépris inconditionnel, et que les rouges et ors continuerait à monter sur leurs grands chevaux dès que le regard acéré et hautain d'un Serpentard aurait le malheur de croiser le leur. C'était un fait indéniable, les Gryffondors détestaient de faire marcher sur les pieds alors que les Serpentards avaient une fâcheuse tendance à faire ce qui contrariait le plus leurs ennemis jurés. A partir de là, on était dans une impasse. Néanmoins je n'était certainement pas là pour apaiser les tensions, plutôt le contraire à vrai dire. En imagination je voyais déjà les deux créatures en venir au mains, quant à moi je me voyais bien dans le rôle de l'arbitre, comptant les points et encourageant tour à tour l'une ou l'autre. Quoique à bien réfléchir, ma préférence irait sans doute à ma camarade de maison, là encore pas parce que j'avais enfin développé ces derniers temps un sens aigu du patriotisme, plutôt parce que je sentais que si la miss Serana continuait dans cet optique là l'ambiance ce soir serait à son image, morose. Et puisqu'à priori nous semblions destinés à se côtoyer... Je ne me voyais pas supporter ses regards noirs indéfiniment.


« Je crois même qu’on va y passer la nuit… tu connais le lieu ? Parce que des gens pas très recommandables de ta maison s’y rendent souvent, soit pour préparer des potions louches ou organiser leur réunion pour exterminer les Sangs Impurs… » enchaîna la rouquine dont l'identité m'était toujours inconnue, s'adressant pour l'essentiel à Ambre. Fort heureusement pour moi elle semblait décidée à compenser l'inertie morose de la Serpentarde, et je ne put m'empêcher de songer à ce que donnerait, dans quelques heures quand les nerfs finiront par lâcher, la confrontation de ces deux personnalités fondamentalement opposées. Confrontation que j'imaginais sanglante... Et après tout le cadre lugubre se prêtait tout à fait à ce genre de divagations.

« Bon...je pense qu'on devrait commencer les présentations. » continua Ambre, faisant contre toute attente preuve d'un peu disons, amabilité. Je n'aurais pas crue ça d'elle, pensai-je avec un sourire amusé. En phase avec cette idée semblait-il, l'autre fille vint me chercher et devant son air je ne pus refréner sourire bref. Quelque chose me disait qu'elle avait une petite idée derrière la tête, qu'elle n'allait pas se contenter de lâcher son nom comme ça. Encore une fois, pour la deuxième fois de la journée mon intuition se révéla juste.

« Elle, c’est Angélique, je suis Marie Mancini et tu es Athénaïs…On se connait, maintenant.  » conclut-elle, le plus sérieusement du monde. Je réfrénais un nouvel éclat de rire alors qu'elle enchaînait sur une note plus conventionnelle, quoique...

« Haruhi Michiko, née-moldue et japonaise. Si ça vous dit de me dégommer soit disant pour mon sang impur, c’est parti. »

« Je laisse ce plaisir à Ambre. » chuchotais-je à la dénommée Haruhi d'un air amusé, singeant la complicité et adressant une mimique quelque peu moqueuse à la Serpentarde. « Plaisir douteux je le reconnais... » continuais-je, me redressant. Elle était mignonne cette fille, petite et mignonne. Et drôle. « Enfin, je suis sûre que tu réussira à réfréner tes envies meurtrières, n'est ce pas ? » fis-je, m'adressant cette fois à Ambre. Un temps du moins, histoire de ne pas commencer la soirée sur un meurtre. Je souris, parfaitement à l'aise sous le faisceau du regard assassin d'Ambre. Toujours debout je croisa les jambes et plaça mes mains derrière ma nuque, fixant un instant Haruhi avant de lâcher : « J'adore tes tifs. » Une pause puis : « Au fait, je m'appelle Ilaya Aragon. » et je conclut, nonchalante, m'adossant contre le mur proche, à l'adresse d'Haruhi Michiko. Haru.

« C'est une teinture ? »

L'ensemble était peut-être décousu mais je n'en avait cure...

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Mer 12 Mai - 21:41

Vous voyez ce que ça apporte d’aider les autres ?

Si j’étais ici, à la base, c’était pour aider ma cousine, trouver son écharpe et la lui ramener. Un charmant programme qui n’avait rien de particulièrement excitant sauf que l’on se retrouve dans une situation plutôt compliqué. Mais j’avais tout faux ! Sinon, comment est-ce que je me serais retrouvée enfermée avec deux autres élèves de Poudlard dans un cachot ? L’une blonde, l’autre rousse. Deux blondes et une rousse enfermées dans un cachots…le résultat allait être surprenant. Que les choses soient bien claires, je n’ai rien de particulier contre les rousses mais elle..On aurait dit une japonaise et une japonaise rousse…de Gryffondor de sur quoi ! Mais elle était deux de Gryffondors alors, pour une fois, j’allais me la fermer, leur sourire et essayer de les comprendre. Chose que je n’avais jamais fait auparavant. Je les aurais croisées dans un couloir je ne leur aurais pas adresser la parole mais ce n’était pas le moment je jouer à La Serpentarde et de faire sa petite fille gâtée. On était dans la merde, il fallait le dire et ce n’était pas grâce à ça qu’on allait s’en sortir.


-Et ton sens de la vie en communauté m’épate. Rétorqua la petite rousse.

J’éclatais de rire.

Mais c’est qu’elle savait répondre la rouqine. Elle était même plutôt douée pour ça. Ce n’était pas ça qui m’avait fait rire ; enfin si mais pas que ça. Il y avait la phrase en elle-même, le fait qu’elle vienne d’elle (curieusement je voyais mieux l’autre blonde dire un truc de ce genre, comme quoi tout n’est pas comme on l’imagine), et puis l’accumulation du stresse que j’avais de depuis quelque instant. C’était comme les personnes qui riaient à un enterrement. Je comprenais tout à fait cette situation. Moi-même j’étais stressée et simplement par le fait d’être enfermé dans un cachot. Il y avait pire pourtant. Pire et mieux. Les deux autres filles n’avaient pas l’air si stressées. Elles avaient du connaître des situations pareils durant leurs enfances. Pas moi, fille gâtée mes parents ne m’avaient jamais enfermée dans une pièce pour me punir. Je stressais beaucoup plus vite que la moyenne, beaucoup plus : il fallait que j’évacue tout ça.


« Et bien, j'y était presque ! » Là, c’était l’autre blonde qui en était toujours à mon nom. Certaine personnes suivaient plus ou moins bien une conversation. Tout ce que je fis fut de lui sourire. Rien de formidable non plus. Ce n’était pas un magnifique sourire comme si elle venait de me sauver la vie (d’ailleurs je ne lui aurais pas souri dans ce cas là) mais c’était tout de même un sourire sincère. Après tout c’était vrai : elle y était presque !

-Tout dépends ce que tu veux dire par presque, lâchais-je un peu moins contente. Mon éclat de rire était fini, mon sourire était en train de tomber tout naturellement. Ce n’était pas vraiment méchant ce que je venais de dire, c’était une habitude de répondre comme ça aux autres pour moi. Je ne leur sautais jamais dans les bars en leur criant « Je t’aime », ce n’était pas mon genre et puis je ne les aimais pas. Pas toutes. J’aimais bien Mary après...Aurore bien sur mais c’était ma cousine. Les autres c’était des simples connaissances. Même la blonde aurait pouvait être qualifiée de « connaissance ». Je la connaissais avant d’une certaine façon.

-Cours d’Arithmancie…, elle n’avait pas l’air de se rappeler où elle m’avait vu. Moi, il m’avait bien fallut quelques minutes avant de trouver alors j’allais lui épargner de se creuser la tête pour ça. Non pas que le fait qu’elle se creuse la tête pour moi m’aurais dérangée. J’aimais être le centre d’attention de tout le monde mais je n’avait pas envie de ne parler qu’avec la rouqine. Si je n’avais encore rien contre elle j’étais presque sur que ça n’allait pas trop tarder. Quelque chose dans son regard me disait que quelque chose n’allait pas.

Je me sentais un peu seule, assise par terre. J’avais l’horrible sentiment d’être inférieur. Ce n’était pourtant pas le cas, j’étais l’aînée des deux autres demoiselles. Un an de plus, un an d’expérience en plus, un an de connerie de plus. Ca allait avec qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ma vie ne se résumait à aller en cours, travailler, apprendre , manger, boire sans voir personne. Je passais un bon bout de temps à glander, assise et à regarder voler les mouches. On aime ou on aime pas. J’avais beau avoir de bonnes notes le travail n’était pas mon objectif principal. J’écoutais en cours ça me suffisait largement, j’écoutais et je participais pas comme l’autre blondinette.


« Je crois même qu’on va y passer la nuit… tu connais le lieu ? Parce que des gens pas très recommandables de ta maison s’y rendent souvent, soit pour préparer des potions louches ou organiser leur réunion pour exterminer les Sangs Impurs… »

Niveau finesse : zéro. Je n’étais pas sur que j’aurais fait mieux mais bon moi, au moins, je savis quand il fallait que je me la ferme. Si la rouquine s’était rapprochée de moi lorsqu’elle m’avait fait rire elle n’était plus aussi proche. Mon regard se fit un peu plus froid, un peu plus hautain. Que répondre ? Je faisais parti des Purgateurs et que je leur dise ou non ça n’allait rien changer. « Préparer des potions louches » ? Là par contre je ne voyais spas à quoi elle faisait allusion, mais ça elle avait du le remarquer étant donné que j’avais osé les sourcils quand elle avait prononcé sa petite phrase. Le reste, par contre je voyais très bien. En tout cas je pouvais répondre à sa question sans problème. Tout les Serpentards connaissaient le lieu pour la bonne et simple raison qu’il fallait qu’on passe pas là pour arriver à notre salle commune. Logique non ?

-Je connais le lieu. Prudence, il fallait que je sois prudente. D’un autre côté c’est logique puisque je le traverse quand je veux retourner dans ma salle commune. Enfin pas l’endroit en particulier des cachots. S’étaler quand on ne sait pas comment répondre. S'étaler sur n’importe quel sujet mais s’étaler. Et puis, nous autres Serpentards, on aime bien les endroits….glauques. Je parlais pour ne rien dire, si les deux filles n’étaient pas bêtes elles allaient tout de suite se rendre compte que je fuyais le sujet. Autant tout avouer. Je fais partie de ces gens, mais il n’est aucunement question de potions louches…

La fin de ma phrase, dit avec un sourire état plutôt ironique qu’autre chose mais je doutais qu’elle le comprenne. Elles allaient plutôt me haïr, me laisser dans mon coin assise par terre et j’allais pouvoir regarder voler les mouches (encore qu’il fallait encore qu’il y en ait). J’étais fière d’être ce que j’étais mais j’aurais tout de même préféré qu’elle ne parle pas de ça. Visiblement elle faisait partie de ces gens qui ont le don de mettre le doigt sur le sujet sensible de la situation. En l’occurrence mon appartenance au Pro-Mangemort. C’est à se moment-là qu’elle crut avoir la bonne idée de prendre la main de l’autre blonde pour l’amener près de moi.

- Elle, c’est Angélique, je suis Marie Mancini et tu es Athénaïs… Hein ? Comme à l’époque de Louis XIV ? Je regardais maintenant la rouqine comme si elle était complètement folle. Quoi que, Athénaïs de Montespan ça m’allait plutôt bien. On se connait, maintenant. Je suppose que « se connaître » n’a pas la même définition pour tout le monde. Haruhi Michiko, née-moldue et japonaise. Si ça vous dit de me dégommer soit disant pour mon sang impur, c’est parti.

On nous accusais, nous autres Serpentards, d’être bourrés de préjugés mais elle ne valait pas mieux. Je n’allais pas la dégommer. Elle était importante, c’était une des nombreuses femmes qu’avait aimé Louix XIV. J’aurais du la mépriser, d’accord mais juste par contradiction je n’allais pas le faire. Je n’aimais pas qu’on pense savoir ce que j’allais faire, comment j’étais.

« Je laisse ce plaisir à Ambre. »Je n’aimais pas la mimique qu’elle m’adressa et, pas un grand élan de bonté venant de ma part, je l’ignorais. Je n’étais pas là pour m’énerver, il fallait que je reste calme sinon ça n’allait pas le faire du tout. « Trop gentille. » L’ironie était voyante, je n’avais pas essayé de la cacher. « Plaisir douteux je le reconnais... » Si je n’avais encore rien contre la rousse, l’autre blonde, elle, était en train de jouer dangereusement avec mes nerfs. « Chacun ses gouts . » Et puis quoi ? C’était vrai après tout, ça laissait peut-être sous-entendre que j’avais ses gouts là mais je me fichais de ce qu’elle pouvait croise. Je ne l’aimais pas. « Enfin, je suis sûre que tu réussira à réfréner tes envies meurtrières, n'est ce pas ? » Je t’emmerde. « Il faudrait peut-être déjà que j’ai des envies meurtrières . »

Nous étions en temps de guerre. C’était comme si on se battait pour le roi. Angélique de Fontange contre Athéanaïs de Montsepan qui allait gagner ? Tout d’un coup, pour une raison obscure je souris à Angélique alors qu’elle était en train de parler et, pour changer, elle s’adressait à la japonaise. « J'adore tes tifs. Au fait, je m'appelle Ilaya Aragon. » Et elle avait changé de position, ce n’était pas vraiment classe même si les jambes croisée pouvaient le faire croire.

« Puisqu’on parle d’histoire…Aragon comme la reine Isabel d’Aragon ? Celle qui fait partie des rois catholique ? Du temps de Cristophe Colon…. » Ce n’était pas de ma faute, il ne fallait pas parler de l’histoire. Et puis j’aimais bien dire ce que je savais quand je savais quelque chose. J’avais l’impression d’être quelqu’un d’important, qui disait des choses intelligentes alors que je déballais tout bêtement quelque chose qu’on m’avait appris. Mais l’autre blonde n’en avait pas fini, Ilaya pardon, Aragon qui plus est. Il était beau son nom de famille, Sang-Pur évidement. Elle s’adossa près d’un mur histoire de me laisser comprendre que j’étais seule et que je resterais seule.

« C'est une teinture ? »

On s’en fichait non ? Que ce soit une teinture, ça vrai couleur de cheveux ou celle de sa grand-mère ça n’allait pas nous changer la vie. Elle était japonaise, elle était rousse. Il n’y avait aucun commentaire à faire à haute voix là-dessus. Je précise bien à Haute voix parce que j’avais très envie de commenter sa couleur de cheveux. Le roux c’était pas vraiment moche, j’avais juste pitié des gens qui avait sa couleur de cheveux parce que, les trois quarts du temps, ils avaient honte de la porter (sans doute à cause des blagues que certaines personnes malintentionné avait inventé de se foutre d’eux) . Elle non, on aurait presque dit qu’elle était fière d’être rousse, c’était pour ça que je n’avait pas pitié d’elle. Et c’était aussi pour cela qu’elle était assez bien placée dans mon estime. D’ailleurs, j’avais oublié de lui dire quelque chose…

« Au fait ! » J’avais l’air d’avoir eu une illumination. Sublime, j’allais maintenant pourvoir jouer à l’envoyée de Dieu. « J’ai pas l’intention de te dégommer…pas toi du moins. » Parce que Ilaya c’était autre chose, j’avais très, très envie de la dégommer. Elle n’était peut-être pas méchante mais il était hautement improbable que je réussisse à me contrôler sans passer mes nerfs sur une personne dans la situation où je me trouvais. Et puis j‘avais tout de suite plus accroché avec Haruhi/Marie. Elle avait le don de détendre la situation.

« Enfin je pense que c’est mieux si personne ne dégomme personne. Vous en pensez quoi ? » Curieux moyen de demander l’arrêt des hostilités…seulement, c’était le seul que j’avais trouvé.

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non, je ne tripe pas alone dans mes toilettes en déroulant du papier-cul ..








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Haruhi Michiko
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Sam 15 Mai - 10:22

Un miroir. Objet que je ne possédais certainement pas chez moi. Je n’étais pas de celles qu’on appelle « vaniteuses », l’admiration pour soi-même m’avait toujours paru futile, et puis je n’aimais pas ces choses-là. Avec ma maladresse habituelle, j’aurais vite fait de briser le miroir en mille morceaux, et même si je haïssais la superstition et ses malades de superstitieuses collectionneuses de patte de lapin et de fer à cheval, je redoutais quand même, un tout petit peu hein, c’était pas traumatisant, d’hériter de ces sept ans de malheur si célèbres. D’ailleurs, qu’aurais-je vu d’intéressant là dedans ? Rien à part le changement de mon physique, un douloureux reflet qui me renvoyait combien j’avais changé. Non, je détestais les miroirs et toutes ces choses dans lesquelles on s’observait, je m’en passais très bien, je préférais me voir dans le regard des autres, qui à l’instar du miroir, était honnête. Presque trop franc même. Par contre, j’étais prête à parier que les deux filles qui m’accompagnaient, enfin je n’avais pas choisi leur compagnie, on va dire une sorte de compagnie forcée, n’avait pas la même philosophie. Les deux avaient l’air sûres d’elles, de manière différente bien sûr. La première, Angélique, était consciente du charme qu’elle exerçait sur les gens autour d’elle. Elle croyait en sa beauté, en son pouvoir, et ne se demandait sûrement pas si un jour, elle fanerait. La deuxième, Ambre (bien que Athénaïs lui allait à ravir) était consciente de sa froideur, qui était aussi une beauté en quelque sorte, elle connaissait ses atouts et ne se demandait sûrement pas si un jour cette carapace glaciale ne marcherait plus. Voilà en quoi les trois adolescentes que nous étions étaient différentes en tout point.

Après le moment de joie étonnamment mal choisi d’Angélique, ce fut Ambre qui éclata d’un grand rire après ma réplique, ce qui me vexa un poil. Encore une fois, on ne me prenait pas au sérieux quand je m’énervais. Bon tant pis, passons outre, même si dans ma tête, j’avais comme deux petits carnets, un pour chacune, et qu’une croix virtuelle s’était imprimée sur celui d’Ambre, signifiant que cet éclat de rire lui ferait évidemment perdre des points. Ce n’est pas parce que j’étais petite et en apparence gentille que j’encaissais tout ce qu’on me disait.

-« Et bien, j'y étais presque ! »

Cette fille était adorable, avec son incroyable naïveté. Elle semblait ravie par tout ,amusée par tout, et je devais avouer que c’était rafraichissant, entre moi qui paniquais et Ambre, qui trouvait tout monotone, ennuyeux, ça faisait un équilibre. J’aurais aimé être comme une de ces deux filles, des extrêmes toutes les deux. Je n’osais pas. Je n’aurais pas osé être comme la première, sorte de poupée de porcelaine humaine, visiblement angélique et naïve, mais ravissante ou comme Ambre, osant assumer son mauvais caractère et ses répliques acerbes. Je me pris soudain d’affection pour Angélique et lui répondais avec douceur, ironie aussi, mais surtout délicatesse :

- Tu l’avais sur le bout de la langue, c’est certain, fis-je en lui adressant un clin d’œil.

Puis je le sentis. Cette absence de parole, ce silence étrange qui signifiait que Ambre allait bientôt entrer dans la danse et lancer une petite réplique. Je le sentais, c’était physique, c’était chimique, et ce qui était formidable avec la Serpentarde, c’est qu’elle voilait l’acidité de ses paroles avec des allusions finement tissées. En quelque sorte, c’était un don qu’elle avait. Bizaremment, alors que j’aurais détesté Ambre en temps normal, le contexte faisait que je l’admirais, et que je la comprenais. Par contre, je doutais que Ambre comprenne Ilaya. Ces filles, dès le départ, n’étaient pas faites pour s’entendre. Exactes opposées, et je savais pertinnemment que d’une manière ou d’une autre, leurs pensées ne seraient jamais coordonnées et que jamais l’une ne comprendrait l’autre. C’était dommage, car je me rendais compte que ces deux filles, mine de rien, je commençais à les apprécier et remerciais Dieu de leur présence. J’aurais détesté me retouver tout seule dans ce cachot miteux. Comme quoi « God save the witch ! »

-Tout dépend ce que tu veux dire par presque.

Gagné ! J’imaginais alors les deux filles sur le ring, et alors que ç’aurait du être sanglant, c’était plutôt comique quand on imaginait les deux charmantes blondes se taper dessus, abandonnant alors toute leur féminité aux vestiaires pour devenir de grosses brutes sans foi ni loi. Et moi, j’étais quoi là dedans ? Je régissais le jeu, et je veillais à que ça ne dérape pas, aussi bien ici, que sur un ring de boxe. Déjà que les conditions n’étaient pas géniales dans ce cachot minables, mais si en plus, elles passaient la soirée à se chercher des poux... Je me découvrais alors le don d’entremetteuse, j’avais tout simplement envie qu’elles s’entendent bien. Qu’on s’entende bien. Je sais, dit comme ça, ça fait pacifiste de bas étage, mais bon, qu’importe ? Pour que Ambre ne se sente pas en reste, je lui chuchotais à l’oreille : « Exactement, Athénaïs »

-Je connais le lieu. D’un autre côté c’est logique puisque je le traverse quand je veux retourner dans ma salle commune. Enfin pas l’endroit en particulier des cachots. Et puis, nous autres Serpentards, on aime bien les endroits….glauques. Je fais partie de ces gens, mais il n’est aucunement question de potions louches…

Franchement, je ne pigeais pas comment on pouvait aimer des endroit qui faisaient flipper, mais je n’étais pas sans sa tête (heureusement !) Bizarrement, elle avait l’air gênée et si réussir à la faire rougir me paraissait tout à l'heure être plus difficilement réalisable qu’un des douze travaux d’Hercule tant elle avait de self-control, si ses joues s’empourpraient, je ne serais même pas étonnée. Le mensonge. J’arrivais bien vite à le déceler, et la demoiselle ne jouait pas tellement bien l’actrice. Il n’était pas rare de voir des gens, regard fuyant et enfouis sous de grandes capes, se diriger vers les cachots avec un gros grimoire. Ils ne se cachaient pas vraiment, et il était maintenant évident que savaiss que des gens mijotaient des potions zarbi en bas, du genre Polynectar. C’était ce genre de secret qu’il n’en est plus un, secret de Polichinelle, en bref.

- Alors c’est que tu fréquentes de gens convenables, car sinon tu serais au courant, fis-je d’un ton mystérieux, plongeant mes yeux d’abord dans ceux d’Ambre, puis ils sé dirigèrent immédiatement vers Angélique, un sourire scotché au visage.

La conversation filait à une vitesse folle, et c’était plutôt agréable. Il n’y avait jamais de blanc, quand l’uen décidait de se taire, l’autre reprenait et vice-versa. Tout ça rendait ce séjour forcé au cachots beaucoup plus attrayant. Pour une fois, j’avais eu de la chance, si j’étais restée coincée ici avec le métalleux de tout à l’heure, j’aurais pleuré de désespoir. Au lieu de ça, j’avais deux filles intelligentes, distrayantes, de caractères divers et amusantes. Que pouvais-je demander de plus. Cet enfermement en devenait presque positif, ma foi !

"Qui êtes-vous ?" Phrase au premier abord parfaitement innocente, mais qui renferme beaucoup plus que ce qu’on pourrait croire. Cette simple petite phrase, pour moi, était teintée d’une curiosité intense. Quand on posait cette question, on devait s’attendre, au mieux, à s’informer du patronyme, de la maison et de l’âge. Mais dans ma bouche, cela sonnait comme un véritable interrogatoire. D’elles, je ne savais que peu de choses, une avait pour nom Ambre, et était en quatrième année tandis que l’autre, une blonde qui avait tout d’une vélane, avait mon âge et native de Gryffondor. Je ne savais que ça d’elles, mais comme visiblement, nous allions passer un bon bout de temps ensemble, il m’en fallait plus. Elles savaient maintenant que j’étais née-moldue ,j’avais livré ce que j’étais. S’ensuivit ensuite une conversation entre les deux filles, que je n’écoutais pas vraiement, ça ne me concernait pas.

-« J'adore tes tifs. » fit-elle « Au fait, je m'appelle Ilaya Aragon. » reprit-elle.

A cette parole, je rougis, bah quoi, j’avais pas tellement l’habitude des compliments, surtout sur mes cheveux. Cheveux qui ne me complexaient sûrement pas, mais que j’aimais de moins en moins car ils avaient l’inconvénient de me faire passer pour un drôle de petit personnage constitué de drôlerie et de naïveté. Je n’étais plus telllement cette personne, et étrange ou non, cette couleur de cheveux flamboyante me ramenait à ce que j’étais auparavant. J’avais envie de changement, et honnêtement, je trouvais bizarre que le compliment soit proféré par une fille qui étais tout ce que j’aurais voulu être maintenant ; sûre d’elle, intelligente et possédant de magnifiques cheveux d’une blondeur douce, s’illuminant au soleil. Soleil que nous ne pouvions voir étant donné que nous étions toutes les trois enfermées dans ce foutu cachot.Maintenant, je savais tout d’elles, en tout cas, ce qu’il était nécessaire de savoir.

-Je préfère largement les tiens, les miens sont repérables de trop loin, fis-je avec moitié d’ironie, moitié de jalousie envers cette fille qui avait tout ce que je désirais. A peine eu-je le temps de réagir sur le prénom qui seyait à ravir à la jeune fille que Ambre me coupa l’herbe sous le pied. Elle fit un petit commentaire, d’ailleurs très intéressant sur le patronyme de cette chère Ilaya et se tut. Apparemment ces filles haïssaient le silence car une fois que la bouche de la Serpentarde fut close, le droit à la parole fut offert à la Miss Aragon. Je ne crus pas dire ça un jour, mais pour uen fois, c’était moi la plus silencieuse et la moins bavarde de ces demoiselles.

-« C'est une teinture ? »

Oh mon dieu, quel sacrilège ! Cela aurait pu vexer nombre de gens, seulement moi je partais dans un immense éclat de rire et contemplais le regard étonné d’Ilaya Aragon. Je saisis son menton entre mes doigts, comme une mère aurait obligé un de ses enfants à la regarder quand elle les morigénait. C’était plutôt cocasse tout ça, à part peut-être pour Ilaya qui ne devait point comprendre ce qu’elle avait fait de mal. Je pris un air pincé, presque méchant, même si je doutais que ça fasse son effet auprès d’une fille qui faisait au moins deux têtes de plus que moi et déclamais:

- Le pire affront que tu peux faire à une rouqqine, c’est sous entendre que la couleur de ses cheveux n’est pas naturelle. Je peux te le dire, ça me met dans une rage pas possible. Et là, elle devina sûrement que je plaisantais, vu commetn les coins de ma bouche se relevaient sans aucune retenue.

« J’ai pas l’intention de te dégommer…pas toi du moins. »

Hum, ça commençait à se corser. Le non-accrochage entre les gens je ne le comprenais pas. J’avais cherché pourtant, mais je n’avais jamais résolu. Qu’est-ce qui poussait les deux adolescentes à ne pas s’apprécier? En tout cas maintenant, j’étais au courant que j’allais pas être dégommée et au lieu de déclarer d’une voix monocorde « Cela sent le roussi, ma fois » , un sourire inébranlable s’afficha sur mes lèvres et je regardais Ambre, d’un air de triomphe, puis mon regard se tourna vers Ilaya, une lueur des plus malicieuses dans les yeux, puis je déclarais.

- Ouf !Mes jours ne sont pas comptés, alors ?

Puis Ambre proposa,imperturbable :

« Enfin je pense que c’est mieux si personne ne dégomme personne. Vous en pensez quoi ? »

En parfaite effrontée, je me plaçais bien devant elle et :


« C’est plus raisonnable. Dommage, je nous aurais bien vues sur la une du Daily Poudlard, les gens auraient adoré voir que le mythe Gryffondor contre Serpentard était véritable, ça leur aurait donné l’impression d’avoir eu raison depuis le début. Et ils adorent ça »

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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Sam 15 Mai - 13:58

J'omettais délibérément de penser à l'avenir. Ayant assez à faire avec le présent, j'étais de celles qui vivaient au jour le jour. L'avenir recelait trop d'incertitudes et cachait dans les plis de sa cape obscure trop de déceptions et de menaces ambigües pour que je m'y confonde et me fasse prisonnière avant l'heure dans les bras de cette chimère. J'omettais de penser à ce qui pourrait arriver dans un futur proche, si je perpétuais mon œuvre de pousser Ambre à bout. Je jouais avec le feu. Et d'éventuelles brûlures ne m'effrayaient guère. A trop jouer avec le feu... Je connaissais la chanson. Nos existences sont cousues de phrases toute faites, proverbes et superstitions qui nous empoisonnent et donnent à nos vies étriquées plus encore de barrières. Barrières que je m'amusais à briser comme des fétus de paille entre mes doigts fins, un sourire impertinent sur mon visage d'ange. Je me croyais libre dans cette prison dorée qu'était ma vie.
Ce qui confère au jeu l'excitation, l'adrénaline réside dans les risques que l'on prend. L'enjeu est proportionnel aux dangers, et sans dangers... rien ne vaut la peine d'être vécu. Un monde de paix serait un monde d'ennui. Aussi, parfois je me plaisais à semer la discorde autour de moi, plus souvent qu'a mon tour je nourrissais les conflits pour le simple plaisir de me distraire, sourde aux plaintes et aux sanglots qui cherchaient à me dévorer. Ce n'étaient que broutilles d'adolescents après tout, et je me gardais bien d'avoir des scrupules.
Aussi, en ce moment même j'étais comme une enfant devant un jouet tout neuf, face à l'excitation que confère la nouveauté. Mes yeux brillaient de contentement alors que je me demandais quelles promesses recelait les premiers balbutiements de cette partie d'échecs, et alors ma seule crainte était de voir la porte s'ouvrir et mes deux papillons quitter leur cage.
Tel un chaton devant une souris à sa merci, j'observais tour à tour mes deux compagnes d'infortunes, Haruhi, Ambre. Deux créatures on ne peux plus différentes, et si l'on m'ajoutais à nous trois nous formions un trio des plus hétéroclites. Pour l'heure, moi qui avait entrevu une rivalité entre les deux filles entretenue par mes soins je me retrouvais propulsée à mon tour sur le ring, VS Ambre. Mes plans changeaient du tout au tout, je n'étais pas rigide je savais m'adapter. Goguenarde, j'observais donc Ambre qui semblait dès à présent nourrir une certaine antipathie à mon égard. Les Serpentards étaient tout aussi prompts à s'enflammer que nous autres Gryffondors, cela étant à la base de notre ancestrale rivalité, d'un feu bien différent cependant. Un feu glacial, alimenté par la haine et... la jalousie ? Quoi qu'il en soit je les admirais quelque peu pour ça, je l'avouais, cette proportion qu'ils avaient à se réfugier dans la haine, froide et implacables. Ils étaient lâches mais rusés, et déterminés. Autrement dit il valait mieux de pas se faire un ennemi d'un serpent. Chemin dangereux sur lequel je m'engageais cependant, en toute connaissance de cause, avec un éternel sourire aux lèvres. J'aimais le risque, et il n'était pas né le serpentard qui parviendrait à m'effrayer. Pas même ces apprentis mangemorts qui semblait-il sévissaient ces derniers temps, organisaient des réunions soi disant secrètes dans les cachots et projetaient des sacrifices de né-moldus à la pleine lune.

Même si l'on pouvait affirmer que je jouais avec le feu puisque cette chère Ambre nous avait presque implicitement dévoilée son appartenance à ce groupuscule de verts et argents à tendance louche et sadique. Ses tentatives pour esquiver le sujet n'avaient eu pour seul effet que d'attirer notre attention sur ce qu'elle s'efforçait de dissimuler. Grand bien lui en fasse puisque elle n'était guère en position de force à présent, venimeuse mais pas téméraire telle se révélait la jeune fille, illustrant son appartenance à la maison des fourbes. Je ne pouvait pas l'en blâmer. Le fait est que lorsque que je me retrouverais nez à nez avec elle dans une ruelle sombre, il sera temps de m'inquiéter. Au présent j'étais certaine que mes jours n'étaient pas en danger, du reste je doutais qu'elle pousse la haine jusqu'à m'assassiner de sang froid, malgré ses prunelles sombre qui lançaient des éclairs et malgré le fait qu'elle appartienne sans doute à un club de tarés et adorateurs de vous-savez-qui, elle n'avait pas le profil d'un meurtrier. Je sous évaluait peut-être le risque puisque par les temps qui couraient mieux ne valait pas se mettre à dos ce genre de personnes, mais selon moi le jeu en valait le chandelle.

A mon opposé la petite japonaise et rouquine semblait se poser en médiateur, cependant ses piètres tentatives pour apaiser les tensions agonisaient. Tensions qu'elle avait elle même contribuer à faire naître, et je ne pouvais que la remercier pour cela. Dans l'intermède où je me préparais à la questionner sur l'origine naturelle ou non de ses tifs écarlates je la couvais d'un regard attendri, elle était réellement adorable. Et dans ses yeux chocolats je croyais apercevoir l'idée qu'elle s'était faire de moi, à l'image de la favorite de Louis XIV telle que je l'imaginais : une créature naïve et charmante, belle comme le jour et aux travers espiègle. Elle s'était faite de moi l'image d'un ange. Et cela n'était certainement pas pour me déplaire. Alors que ma langue se dénouait dans une question anodine, ce fut à son tour d'éclater de rire. Elle était la dernière à céder à ce léger éclat de folie après Ambre et moi. Incertaine mais toujours souriante, encore une fois attendrie j'attendais que son rire s'éteigne et laisse place à la parole, qu'elle puisse expliquer sa réaction qui restait pour moi confuse. Quand ce moment arriva, de façon inattendue elle franchit d'un pas la distance qui nous séparait et se hissant presque sur la pointe de ses petits pieds puisque je mesurais quasiment une tête de plus qu'elle, elle saisit délicatement mon menton entre ses doigts. A nouveau prisonnière, je m'agaçais un instant de la tendance qu'elle avait à s'approprier différentes parties de mon corps, que ce soit mes mains, mes poignets et maintenant mon menton.


« Le pire affront que tu peux faire à une rouquine, c’est sous entendre que la couleur de ses cheveux n’est pas naturelle. Je peux te le dire, ça me met dans une rage pas possible. » me dit-elle alors que son masque de fureur se craquelait, laissant un irrépressible sourire prendre le dessus.

« Excuse moi. » fis-je en souriant, pour la forme tout en détachant doucement sa main de mon visage. C'est ce moment que Ambre choisit pour faire à nouveau entendre sa voix. Et je me sentais visée là...

« J’ai pas l’intention de te dégommer…pas toi du moins. » lança t-elle à l'adresse d'Haruhi, ce à quoi cette dernière réplique avec un sourire et un regard malicieux à mon égard :

« Ouf !Mes jours ne sont pas comptés, alors ? »

Et moi, incapable de rester muette et de marbre devant cette formidable occasion qui se présentait je questionnais en me tournant vers Ambre, une lueur de défi dans le regard d'une voix que je fis correspondre au profil que Haruhi dressait de moi : « En revanche, je dois craindre pour les miens ? »

« Enfin je pense que c’est mieux si personne ne dégomme personne. Vous en pensez quoi ? » continua Ambre, imperturbable. Et ce fut au tour d'Haru de faire entendre son talent...

« C’est plus raisonnable. Dommage, je nous aurais bien vues sur la une du Daily Poudlard, les gens auraient adoré voir que le mythe Gryffondor contre Serpentard était véritable, ça leur aurait donné l’impression d’avoir eu raison depuis le début. Et ils adorent ça. »

S'en suivit un silence rituel qui accueille généralement ce genre de déclaration, que j'eus bien évidemment à cœur d'écourter.
C'était comme un match de ping pong, on se renvoyait la balle inlassablement et les répliques fusaient sans interruption, ne laissant jamais bien longtemps au silence le loisir de se faire entendre.

« Dommage. approuvai-je d'un ton quelque peu dépité, je marquais une pause puis : Bien, puisque aucun dégommage n'est prévu au programme, on s'occupe comment ? Une bataille pour défendre les valeurs respectives de nos maisons aurait au moins eu le mérite d'être divertissante... »

En disant cela je m'attendais plus ou moins à me voir passer au rayon X de deux paires d'yeux courroucés, à moins qu'elle n'interprètent mes paroles comme la manifestation d'un humour décalé mais inoffensif.

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Dernière édition par Ilaya Aragon le Ven 20 Aoû - 14:24, édité 1 fois
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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Sam 15 Mai - 22:50

- Alors c’est que tu fréquentes de gens convenables, car sinon tu serais au courant.

Sans aucuns doutes. Je ne sais pas ce que voulait la japonaise. Que j’avoue que j’étais une Sainte ? Si c’était le cas elle se trompait lourdement. C’était comme si on disait que les Serpentards passaient leur temps à aider les autres. Est-ce que quelqu’un avait déjà vu un Serpentard aider quelqu’un d’autre ? Non, non et non pour la bonne et simple raison que c’était impossible, ça n’allait pas avec notre nature. Qu’on soit des gens froids hautains et égoïstes ne nous empêcher pas d’aider mais c’était plutôt quelque chose qu’on s’empêchait nous-mêmes de faire. Une sorte d’interdiction qu’on se fait soi-même. Ne pas aider les autres pour ne pas paraitre faible. Il suffisait que quelques personnes se mettent à aider les autres pour que tout notre mond tombe. Seulement il ne fallait pas que ça arrive. Pour le salut de Serpentard.

« Les gens convenables ». Qui, au fond, est une personne convenable ? Je ne fréquentais pas spécialement des gens convenables puisque je ne fréquentais presque personne. J’étais plutôt solitaire, je vivais ma vie comme je le voulais sans avoir l’air de me soucier du regard des autres. Pourtant je m’en souciais, de ce regard. Ce regard qui pouvait vous faire rêver, ce regard qui entraînent les pires cauchemars. De loin, c’est un beau regard, approchez-vous de plus près c’est moins beau. La vérité est toujours plus belle de loin que de près ; c’était la même chose.
La conversation suivait son cours. Haruhi parlait, Ilaya parlait, je parlais même des fois. Pas besoin de faire un roman pour que vous compreniez la situation. Elle se résumait en trois verbes, les verbes parler, écouter, voir. Parler pour répondre, écouter pour entendre la réponse et voir pour connaître les réactions de mes camarades. Je ne tenais pas à être la dernière à comprendre ce qu’il se passait surtout lorsque c’était simple. Et la situation était simple. J’étais entourée de deux Gryffondors : une qui me paraissait assez sympa et l’autre que j’avais décidé de ne pas aimer à cause de ses cheveux. Rien de plus logique, ou de plus illogique prenez ce que vous voulez.


- Le pire affront que tu peux faire à une rouqqine, c’est sous entendre que la couleur de ses cheveux n’est pas naturelle. Je peux te le dire, ça me met dans une rage pas possible.

Moi, j’aurais bien aimé qu’elle s’énerve ; juste pour voir l’effet que ça faisait. En même temps, elle en faisait un peu trop de ses cheveux, ils étaient roux mais ce n’était pas comme si ils étaient beaux, pas autant que les miens ou ceux d’Ilaya. Ceux d’Ilaya, ils étaient trop beaux, ça devenait presque gênant, les miens, ils étaient justes parfaits. D’un blond irrésistible, d’une clareté hors norme et d’une douceur incroyable. En bref, ils étaient parfaits.

« Excuse moi. »

Et l’autre qui s’excusait.. mais c’est qu’elles plaisantaient ! Et depuis le début.

J’avais l’horrible impression d’être complètement à côté mais je réussis à imiter la blonde pour sourire. Non pas que j’avais une envie folle de sourire mais je n’avais rien de mieux à faire et je n’aimais avoir l’impression d’être seule alors qu’elles, elles étaient à deux. Les Gryffondors se comprennent, les Serpentards se supportent. Voilà encore une des différences entre les différences maisons. Je suppose que trouver toutes les différences prendrait un temps fou. Nous étions différents et pourtant proche. Peut-être étions-nous jaloux les uns des autres ?
Je ne me sentais pas jalouse des Gryffondors, pas plus que des Poufsouffles. Seulement haïr des personnes qu’on ne connait pas comme ça, il m’arrivait de me poser des questions sur la vrai nature des sentiments que je portais aux autres. Admettre mes défauts n’a jamais été mon point fort et dire que j’étais jalouse d’eux.. c’était encore inimaginable mais qui sait ce que nous réserve l’avenir ?


« Ouf !Mes jours ne sont pas comptés, alors ? »

C’était agréable de parler à la petite rousse. Elle avait quelque chose de léger. C’était dommage qu’elle ne soit pas à Serdaigle, on aurait pu bien s’entendre je suppose. Mais c’était une Gryffondor, les barrières montent. Evidement je pouvais toujours les briser mais ce n’était pas vraiment le débat du moment.

« Non. » Réponse pour le moins laconique. Je n’avais pas vraiment envie de m’étaler sur la question. Mais c’était sans compter Ilaya qui avait très bien compris la fin de ma phrase et qui était en droit de me questionner dessus. Sauf que je n’avais pas envie de lui répondre.
« En revanche, je dois craindre pour les miens ? »

Je devais lui répondre quoi ? Oui ? Et puis d’abord, pourquoi venait-elle de se tourner vers moi ? Ce n’était pas comme si elle avait peur ou autre de la réponse. Quoi que je lui réponds elle n’allait pas avoir peur de toute façon, c’était une Gryffondor donc, techniquement, elle était courageuse (tout le contraire de moi). « Je ne sais pas, absolument pas, il faut voir avec le temps »

Le temps…notre plus grand ennemi à tous et notre plus grand allié. On se dit souvent qu’on a pas assez de temps pour faire ce qu’on voudrait faire. Et il y a les fois où on a trop de temps. Où on ne sait plus quoi faire. Nous sommes tous les esclaves du temps. De beaux esclaves certes mais des esclaves tout de même. On peut dire ce que l’on veut, si il y a une chose qu’on ne contrôle pas c’est le temps. Ca a quelque chose de bien, d’agréable de se dire qu’on se laisser guider par le temps mais c’est aussi stressant. On peut tomber sur un mauvais temps.

« C’est plus raisonnable. Dommage, je nous aurais bien vues sur la une du Daily Poudlard, les gens auraient adoré voir que le mythe Gryffondor contre Serpentard était véritable, ça leur aurait donné l’impression d’avoir eu raison depuis le début. Et ils adorent ça. »

Là il eut un grand silence. Pour moi le temps que j’assimile ce qu’elle venait de dire, pour Ilaya, sans doute un peu la même chose et pour Haruhi le temps d’attente de nos réactions. Faire la une de Daily Poudlard…avec deux Gryffondors il ne fallait pas rêver. Si je faisais la une du Daily autant la faire seule. « Mieux vaut être seul que mal accompagné » et bien j’étais totalement d’accord. J’aurais été accompagnée Mary encore pourquoi pas mais là…et puis ils auraient raconter quoi ? Que je m’étais perdue dans les cachots histoire que je me prenne toutes les moqueries de mes camarades. Charmant. Je m’étais déjà perdue dans le cimetière de Pré-au-Lard ils n’allaient pas en rajouter une couche tout de même. Forcément ceux qui écrivaient les articles… ils ne se mettaient pas dedans alors qu’ils auraient sans doute eu leur place parmi les autres élèves.

« Dommage. Pause. Bien, puisque aucun dégommage n'est prévu au programme, on s'occupe comment ? Un bataille pour défendre les valeurs respectives de nos maisons aurait au moins eu le mérite d'être divertissante... »

Si elle ne le savait pas pourquoi moi je l’aurais su ? Je la dévisageai un instant avant de soupirer. Franchement, pourquoi ? Pourquoi est-ce que je me trouvais là entourée de deux filles qui n’avaient pas l’air de faire preuve d’une très grande intelligence ? Je n’avais pourtant rien fait de mal. D’accord je n’avais pas été un modèle de sociabilité avec tout le monde mais réciproquement c’était vrai aussi. Et puis, je n’aurais pas été moi sinon.

« Pour une fois je suis d’accord avec toi Ilaya. Je fis aussi une pause, c’était peut-être la mode, avant de recommencer à parler sur un ton qui se voulait plus ferme. On pourrait commencer par apprendre à se connaître. Je sais que vous êtes deux deuxième année à Gryffondor, vous savez sans doute que je suis une Serpentarde. Alors, à moins que vouos ayez envie de vous concocter une petite pièce de théâtre sur l’époque de Loui XIV, je ne vois ce qu’on pourrait faire à part parler. »

J’étais asse fière de mon petit discours. Je n’avais, bien sur, pas donner l’exemple de la pièce de théâtre pour qu’en fasse une. Je n’aimais pas essayer d’imiter d’autres personnes. Ca n’allait pas avec moi, c’était tout.

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Haruhi Michiko
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Mar 20 Juil - 19:04

Je le savais maintenant. La différence entre les conquérants, ceux qui ne conquéraient pas, et ceux qui croyaient conquérir. Tout Poudlard était divisé en ces trois catégories, chacune, à l’instar des maisons, regorgeant de spécimens, d’énergumènes et de phénomènes que l’on pouvait juger paranormaux. Pas besoin de faire un dessin, maintenant, c’est facile de savoir quels sont les fous ici. Moi ? Je me définissais comme une qui conquérait pas, la deuxième catégorie. Je savais que je n’accomplirais rien de grand, je savais que je n’étais pas faite pour les grandes responsabilités, non pas que j’étais bête, seulement pas déterminée et pas assez directive. Elles par contre, Ilaya et Ambre était des conquérantes. Surtout Ambre. Elle aurait le mental nécessaire pour diriger les troupes, et brillerait par son impartialité. Ilaya, elle, c’était plus implicite, mais tout aussi fort. Elle savait sûrement ce qu’elle voulait et je voyais dans ses yeux, à chaque seconde, de la malice, et son envie irrépressible de jouer. Et puis il y avait la dernière catégorie, qui à mon avis, était la plus mauvaise. Nombre de personnes se croyaient conquérantes. Elle, perchée sur ses talons, outil superficiel et qui croyait qu’avec 15 cm de plus, elle pouvait dominer. Elle, qui n’avait pas une once d’intelligence et qui passait ses journées à lire des magazines de potins en cours, croyait être la rebelle du siècle. Et il n’y a pas plus désagréable que de voir quelqu’un traiter un autre comme un moins que rien, surtout s’il ne vaut pas mieux. Voilà comment se découpait la société selon moi. Une vision des plus réductrices, je sais, mais néanmoins la mienne. Cependant, j’interrompis mes réflexions pour me concentrer à nouveau sur mes chères camarades. Dés lors, Mademoiselle Aragon se manifesta, après mon intervention de tout à l’heure :

« Excuse moi. » se détacha des lèvres de la beauté fatale.

-Merci, très chère demoiselle,lançais-je, sourire en coin.

Même si autrefois, l’ironie m’avait paru être un art très bizarre, et particulièrement agaçant, je m’y adonnais joyeusement avec les deux filles. Au moins, ça avait le mérite de « mettre de l’ambiance » et de faire réagir les deux autres filles. D’ailleurs, la conversation était presque uniquement basée sur l’ironie. On jouait avec les mots. Les mots étaient une arme particulièrement géniale. Parce qu’elle était subtile. Ainsi, on pouvait signifier à quelqu’un qu’on le détestait en murmurant tout simplement « J’ai prévu une fête, mais il n’y avait pas d’invitation pour toi, désolée » » Oui, c’était plutôt sadique, voilà pourquoi je n’usais pas de ce genre de réponses sarcastiques. Mais là, je me lâchais en voyant que c’était un domaine dans lequel excellaient parfaitement Ambre et Ilaya les deux opposées. J’étais bien contente d’être bizarre, et d’être complètement différente parce que elles, si elles se « fightaient » comme on dit, ça allait sacrément saigner, je vous le jure mes cocos. HEIN ?! Mais à qui je parle ? A croire que je devenais de plus en plus folle quand j’étais confrontée aux espaces clos.


« En revanche, je dois craindre pour les miens ? »

Etrange chose de voir que Ilaya et moi plaisantions sur le jour de notre mort, c’était plutôt morbide en fait. Visiblement, ni à elle ni à moi, cela nous faisait peur, dans mon cas, j’avais appris à ne pas avoir peur de la mort depuis je croisais souvent des fantômes. Après ça, c’était difficile d’avoir peur. Mon opinion avait bien changée entre la fois où j’étais « Moldue » et maintenant. Là-bas, ils craignaient la vieillesse comme la peste, voilà pourquoi les chirurgiens esthétiques faisaient de sacrés bénéfices, et la mort en plus. Ce monde leur paraissait obscur, terrifiant et hostile, alors que moi, plus je gagnais un an, plus je me sentais mûre et ne calculais pas le temps qu’il me restait à vivre en moins. J’étais assez relax’, c’est le cas de le dire….

-Je ne sais pas, absolument pas, il faut voir avec le temps.

D’accord, bienvenue dans le Royaume des Fous. Ambre Serana était une fille avec les pieds sur terre, qui paraissait foncièrement intelligente et rusée, mais franchement, elle n’était pas très forte pour cacher sa nature. Entre nous révéler à demi-mot qu’elle faisait partie de cette bande de fanatiques de Voldemort et de ses idées de tri des sorciers en fonction de leur sang et menacer Ilaya, qui n’avait rien fait, à part être agaçante parce qu’elle était parfaite, quoi c’est vrai avec son physique de rêve, son air mutin et ses répliques acérées tout en étant douces, elle avait de quoi faire des envieuses, la petite blondinette ! Enfin, Ambre n’était pas en reste. Il faut voir avec le temps, disait le démon blond, enfin moi à la place d’Ilaya, je n’aurais pas aimé entendre ça quand même, parce que Ambre, on avait quand même du mal à voir si elle était sérieuse ou non. Elle avait toujours cet air menaçant sur le visage, ce qui faisait que j’avais beaucoup plus de mal à me sentir à me confiance avec elle qu’avec Ilaya, et ça me gênait, parce que la verte et argent avait l’air d’un être particulièrement intéressant et étudiable. Je me tournais alors vers les deux filles – ce qui rejoint l’idée qui ne cessait de me tarauder, à côté de ces deux beautés, j’avais l’air d’un Scroutt à Pétard ayant bu un trop grand verre de cognac, et cette image n’était pas particulièrement agréable- et déclamais, véritablement intéressée :

-Je ne devrais pas tellement me sentir à l’aise entre une fille qui n’a vraiment pas l’air d’appréhender sa mort prochaine et une autre qui profère des menaces voilées, mais… je laissais ma phrase en suspens puis concluais, pourtant, ça va. Okay, c’est vrai, ces filles n’étaient pas prêtes de devenir mes « best friends » mais je les trouvais vraiment cool. J’aurais pu tomber sur pire, franchement, et il me semblait que je ne m’étais jamais autant amusée. Impossible de savoir si elles ressentaient la même chose de leur côté, mais moi, j’adorais être en leur compagnie, et je n’exagérais. Et pourtant, à mon avis, contrairement à Ilaya, Ambre serait étonnée de le savoir, elle qui faisait tant d’efforts pour rester froide et impartiale, j’avais l’audace de la trouver « gentille » ? Non, gentille, faut quand même pas abuser, ni adorable, ces deux mots, c’était Ilaya, non je dirais qu’elle était futée et amusante à sa façon.

« Dommage.» Petit entracte pour reprendre son souffle. Bien, puisque aucun dégommage n'est prévu au programme, on s'occupe comment ? Une bataille pour défendre les valeurs respectives de nos maisons aurait au moins eu le mérite d'être divertissante... »

Si le mot bataille ne remua pas mon esprit, valeurs respectives, si. Il fallait l’avouer, même si Poudlard se plaisait à dire le contraire, il y avait des grands écarts de conduite entre les différentes maisons. Même inconsciemment, il y avait Ilaya et moi d’un côté de la barrière, et Ambre de l’autre. Son comportement était suspect. J’aurais aimé dire « normal, une serpentarde », mais non. Ambre ne devait pas être une fille qui se délectait de respecter les stéréotypes, à mon avis, avec un peu de volonté, elle aurait même pu les braver. Est-ce que les Fondateurs Salazar et Godric auraient imaginé que « leurs enfants », séparés par une guerre ressemblait à une de religions, où les lions étaient les valeureux qui défendaient leurs libertés et celles des autres créatures, et les Serpentards des fourbes sans cœur, pourraient se trouver des points communs et même finir par être liés, en fait ? Pas sûr. C’était donc possible qu’une parfaite entente règne entre nous trois, comme l’avaient prouvé Heather Lass et Harry Potter en sortant ensemble. Je n’eus même pas le temps de réagir qu’Ambre rétorqua avant :

-Pour une fois je suis d’accord avec toi Ilaya. On pourrait commencer par apprendre à se connaître. Je sais que vous êtes deux deuxième année à Gryffondor, vous savez sans doute que je suis une Serpentarde. Alors, à moins que vous ayez envie de vous concocter une petite pièce de théâtre sur l’époque de Louis XIV, je ne vois ce qu’on pourrait faire à part parler.

Je ne sais pas si c’était par esprit de provocation, mais je m’approchais d’Ambre et fis apparaître un mouchoir d’un simple « Accio », puis je souriais à Ilaya, comme si il naissait un complot qui m’opposait moi et elle à Ambre et fis semblant de me moucher dedans. Je déclamais alors, dans une fausse voix mêlée de sanglots :

-Comme c’est émouvant, cet enterrement d’hache de guerre ! Puis je me concentrais sur le reste du laïus d’Ambre, m’empêchant de dire que concocter une pièce était plus dure qu’elle ne le pensait. C’était très, trop, conventionnel ce qu’elle racontait, moi, j’avais envie d’en savoir plus sur elle, ainsi que Ilaya. Je ne répondis même pas, retentais de nouveau d’ouvrir cette foutue porte. J’essayais tous les sorts que je connaissais, même Aguamenti, qui ne servait strictement à rien (vous avez déjà vu une porte se décoincer grâce à un jet d’eau, vous ?), tandis que les deux filles se foutaient sûrement de moi. Quand je vis que celle-ci était coriace, et ne voulait vraiment pas céder, je me laissais glisser le long de cette dernière et concluais.

-A Moi. Je suis japonaise, complètement folle, amie de Scarlett Dawbson, je déteste travailler, enfin ça dépend sur quel sujet, je suis absolument nulle en magie, j’adore le théâtre et faire des discours pourris comme celui-ci, mais bien formulés de sorte qu’ils paraissent intelligents ? C’est tout. »
Et je rajoutais : Bon, faudrait songer à s’installer parce qu’on est prises au piège.


( Que tu es belle avec ton new kit Ambre Désolée, les filles, plus de deux mois de retard, mais je n'étais pas du tout inspirée pour y répondre avant )

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Ilaya Aragon
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Sam 21 Aoû - 0:56

« Je ne sais pas, absolument pas, il faut voir avec le temps. »

A nouvel éclat de rire chatouilla mes lèvres qui s'étirèrent en un sourire condescendant alors que je sentais monter en moi le même élan d'attendrissement à l'égard de la serpentine. Elle était si froide, si... platonique. Cette façon de répondre à ma provocation le plus sérieusement du monde, comme si nous étions réellement en train de débattre pour ma survie. Je ne voyais vraiment pas les choses sous cet angle. Je suppose que dans sa maisons d'ambitieux, on ne l'avait guère familiarisée avec la plaisanterie. Une lacune que nous pourrions peut-être combler, qui sait... A l'inverse de certains de leurs talents, il y avait une chose chez les serpentards qui agissait sur moi comme un répulsif : ils ne savaient pas s'amuser. Je pressentait que pour la majorité d'entre eux, le simple fait de sourire était considéré comme une faiblesse, quand ce sourire n'était ni froid ni diabolique, ni toute les déclinaisons du genre. Alors imaginez un peu, rire ! A plus forte raison par les temps qui couraient, voir un serpentard éclater de rire tenait tout simplement du miracle. Et là encore je ne parlait pas du célèbre rire qui vous glaçais le sang, mais bel et bien d'un rire joyeux ! Du genre : « youpi ! On est tous heureux d'être là ensembles, je vous aime les copains ! Qui veux une glace ? »
Bon, là je délirais complétement. Mais le concept était bon, il fallait juste savoir adapter. Un serpentard joyeux, tout le château se retournait sur son passage et concluait aussitôt qu'il avait bu. Et c'était généralement le cas. Voyons, pour quelle autre raisons rirait-il ? A vrai dire il y en avait pas mal, mais sans doute aucune qui corresponde à l'idée qui personne relativement normale se ferait d'une grande joie. Exemples : l'individu venait d'apprendre à maîtriser les sortilèges impardonnables (sans doute leur plus grand rêve à tous), trempait dans une affaire louche incluant un ou plusieurs cadavres, ou pour faire soft, venait de pousser un petit pouffsouffle à l'eau. Ô joie !

D'accord, je caricaturais sûrement. Mais j'étais dans l'esprit de Poudlard : ce vieux château n'était qu'une immense caricature, englué dans ses traditions comme des pâtes dans du parmesan fondu.

N'empêche, ça faisait un moment que je déblatérais sur cette chère Ambre mais il fallait bien reconnaître ses efforts. Elle nous avait tout de même laisser entendre son rire cristallin ! Mais sur un mode si nerveux que cela n'avait aucune chance de passer pour un progrès majeur. Et puis, elle était décidément trop laconique pour me plaire, à la longue, un peu trop caricaturale peut-être. Mais ce n'était pas sa faute après tout. Et puis, on pouvait compter sur Haruhi pour relever le niveau, et je devais bien admettre que ces deux là formaient un duo des plus réjouissant.

Après avoir dévisager miss Seraaana pendant quelques secondes, le temps de lui faire comprendre le peu de cas que je faisais de ses menaces, je détournais le regard, me désintéressant totalement de la question. A savoir : le sort que cette drôle de fille me réservait. Mais pour l'heure, à part me fusiller de ses beaux yeux bleus parce pour la très bonne raison que j'étais parfaite, je ne voyais pas bien ce qu'elle pouvait faire. Mieux valait donc se reporter sur une autre petite bouille rousse qui avait au moins le mérite de ne pas vouloir m'assassiner. D'autant plus que la demoiselle prenait la parole, ce qui promettait beaucoup.


« Je ne devrais pas tellement me sentir à l’aise entre une fille qui n’a vraiment pas l’air d’appréhender sa mort prochaine et une autre qui profère des menaces voilées, mais… pourtant, ça va. »

Mon regard voleta en direction d'Ambre et je lui décrochais un sourire goguenard.

« Y'a pas de quoi appréhender ! » m'exclamais-je en me retenant dans un geste enfantin de tirer la langue à la grognon. Si seulement elle pouvait se détendre, elle serait encore plus jolie. Et sourire... autant dire qu'on frôlait l'utopie. Enfin, je suppose que mes piques ne l'aidaient pas à se sentir à son aise. C'était le but en même temps. J'aimais maintenir les gens sous pression. Pourtant, et malheureusement pour moi et mon soudain appétit de discorde, Ambre ne semblait vraiment pas avoir le sang chaud. Rien d'extraordinaire à cela d'ailleurs, c'était plutôt notre lot à nous, gryffondors. Mais voilà qui la rendait quelque peu apathique à mes yeux, elle n'avait aucun sens du spectacle.

« Pour une fois je suis d’accord avec toi Ilaya. On pourrait commencer par apprendre à se connaître. Je sais que vous êtes deux deuxième année à Gryffondor, vous savez sans doute que je suis une Serpentarde. Alors, à moins que vous ayez envie de vous concocter une petite pièce de théâtre sur l’époque de Louis XIV, je ne vois ce qu’on pourrait faire à part parler. »

Ambre Serana était d'accord avec moi, hourra !!
Conventionnel à souhait. Moi que l'ordinaire et le banal horripilait, j'étais servie. J'étais bien tentée de répondre que je n'avais rien contre le fait de « nous concocter une petite pièce de théâtre sur l’époque de Louis XIV » si ça pouvait ,au choix, la dérider ou l'agacer encore un peu plus, mais Haruhi s'était soudainement rapproché de moi tenant à la main un mouchoir en papier sorti d'on ne sait où, dans lequel elle fit bruyamment semblant de se moucher.


« Comme c’est émouvant, cet enterrement d’hache de guerre ! » déclama t-elle comme une tragédienne grecque en me lançant un regard complice.

« Très émouvant. » commentais-je amusée en tapotant l'épaule de la rouquine, essuyant une larme tant la scène et l'expression figée d'Ambre était non pas tragique mais comique. Avec ces deux là réunies, j'avais tirée le gros lot. Je n'osais même pas imaginer ce qui se serait produit si je m'étais retrouvée dans une même situation, avec la serpentarde comme seule compagnie. Aurais-je été dans un mauvais jour que je me serais sans doute pendue. Mais avec Haruhi comme contraste à l'humeur maussade de la vipère, la situation m'enchantait. Autrement dit être enfermée dans un cachot m'enchantait. Hum...

« N'empêche, c'est vraiment bizarre tout ça. » pensais-je à voix haute tandis que Haruhi s'escrimait en vain sur la porte maudite (question de point de vue), avec une perspicacité douteuse. « Je veux dire, continuais-je en coulant un regard en biais à Ambre que je lui laissais le loisir d'interpréter à sa guise, que la porte refuse de s'ouvrir. Soit elle est simplement bloquée, soit y'a de la magie là dessous. »

Bon, je supposais que je n'étais pas la seule à me poser des questions. Je soupirais de manière très convaincante comme si c'était réellement une corvée pour moi que d'être enfermée avec ces deux cas sociaux, puis décidais de contenter Ambre qui visiblement tenait absolument à ce que nous respections les usages, tout en me promettant de l'asticoter jusqu'à ce qu'elle nous livre des infos sur elle même hautement plus croustillantes que « je suis à Serpentard. »

« D'accord, je commence. Je suis une petite peste, riche, arrogante et tout ce que vous voudrez, et j'adore me montrer insupportable, surtout envers les gros méchants serpentards. » Laïus que je destinais bien évidemment à Ambre, et de toute manière Haruhi était bien trop occupée à forcer la porte à coup d'Aguamenti pour m'écouter, parce qu'il est bien connu que c'est en leur balançant de l'eau que les portes s'ouvrent. « L'Arithmancie est ma matière préférée. » ajoutai-je juste pour le plaisir de voler à Ambre sa réplique. Oh God ! Elle allait m'en faire une maladie, que j'ose profaner le nom de sa chère matière. « Je sors avec Chuck Carlton, et tout ce que je fais, je le fais pour m'amuser. »

Mon petit discours était volontairement provocateur, et tellement véridique que je savais que l'une et l'autre penseraient que je plaisantais.

« A Moi. Je suis japonaise, complètement folle, amie de Scarlett Dawbson, je déteste travailler, enfin ça dépend sur quel sujet, je suis absolument nulle en magie, j’adore le théâtre et faire des discours pourris comme celui-ci, mais bien formulés de sorte qu’ils paraissent intelligents ? C’est tout. »

Entre temps mon idole capillaire s'était ramenée et se présentait à son tour, d'une manière aussi peu conventionnelle que possible ce qui me convenait parfaitement. Je me retenais d'applaudir ou d'éclater une nouvelle fois de rire ou de l'embrasser, ou tout ça à la fois.

« Bon, faudrait songer à s’installer parce qu’on est prises au piège. »

Septique, je dévisageais un instant Haruhi avant de faire le tour de la pièce d'un regard peu convaincu. Pour tout ameublement une grande table en bois trônait dans un coin poussiéreux, et une vieille armoire imposante s'adossait à un mur, armoire dans laquelle je n'avais aucune envie d'aller fouiller.

« On se bat pour décider qui dormira sur la table ? »

J'étais à moitié sérieuse. Aussi inconfortable que cela parait-ce, ça ne pouvait pas de toute façon être pire que le sol en vieille pierre, froid et dur à souhait.

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Ambre Serana
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MessageSujet: Re: Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)   Ven 27 Aoû - 23:20

Le fait de savoir qu'Ilaya Aragon, une Gryffondor, prenait plaisir à rire et à se moquer de moi m'énervait profondément. Elle avait le droit de s'amuser bien sur, même si je ne voyais pas du tout en quoi cela pouvait servir en un tel moment -on était quand même coincé dans une pièce- mais le fait que la cible de son rire soi moi j'avais du mal à l'accepter. Mais enfin je n'avais pas vraiment le choix et autant ne pas m'en formaliser si je devais rester encore un petit moment enfermée avec ces deux filles dans cet endroit totalement inconfortable. Ilaya -pour une raison qui m'était totalement inconnue- se mit alors à me regarder. Je finis par comprendre qu'elle voulait surement me dire par là qu'elle se fichait de mes menaces. Et bien tant mieux, ça lui ferait une plus grande surprise lorsque cela lui tomberait dessus. Les coups par derrières c'était totalement moi. Non la loyauté je ne connaissais pas, mais à quoi bon être loyal quand on peut gagner ? L'euphorie de la victoire, le sentiment d'avoir écrasé ses ennemis sans la moindre pitié ne suffisait donc pas ? Non. Pour certains il fallait être loyal, évidement c'était eux les perdants. Mais enfin, ils pouvaient être loyaux tant qu'ils le voulaient pourvu que je gagnais. Comment ça n'avait pas d'importance.

-Je ne devrais pas tellement me sentir à l’aise entre une fille qui n’a vraiment pas l’air d’appréhender sa mort prochaine et une autre qui profère des menaces voilées, mais…

La petite rouquine que j'avais totalement oublié pour le coup refaisait surface avec la même assure à débités des absurdité que cinq minutes au paravent. Je vous assure j'étais entourée de gens spéciaux. J'étais la seule personne normale dans cette pièce. Alors qu'Aragon était en train de lancer un « Y'a pas de quoi appréhender ! » à Haruhi je haussais les épaules fataliste. De toute façon, qu'elles soient contente, mécontente, heureuse ou malheureuse je m'en foutais totalement. Le bonheur des autres ce n'était pas ma tasse de thé. J'étais égoïste pas besoin qu'on me le dise j'étais au courant seulement pour moi ce n'était pas un défaut. C'était plutôt une qualité.

Haruhi Michiko restait un mystère pour moi. Cette fille, Sang-de-Bourbe qui allait rentrée dans la liste des infréquentables dont il fallait s'occuper n'était pas comme tout le monde. Déjà -mais ça c'était quelque chose que j'avais remarqué chez tout les Sang-de-Bourbes- elle n'avait pas honte de son sang. Personnellement je n'aurais pas supporté savoir qu'un sang impur coulait dans mes veines, c'était quelque chose d'horrible, on devait se sentir sale et puant à longueur de journée, très désagréable.

-Quand on ne sait pas réfléchir, on appréhende pas. Répliquais-je comme si c'était logique tout en levant les yeux au ciel avec un air blasé.

En voyant Haruhi se plaçait vers Ilaya avec un mouchoir dans la main mon instinct m'indiqua qu'il fallait que je fasse attention, ou tout du moins, qu'elle avait faire quelque chose de pas net. Cela se confirma lorsque la rouquine entreprit de faire semblant de se moucher. Pourquoi est-ce que j'avais parlé de pièce de théâtre ? Ça avait été une erreur. En plus, il fallait compter sur les deux filles pour bien vous le faire comprendre.


« Comme c’est émouvant, cet enterrement d’hache de guerre ! »  s'exclama alors Haruhi comme si elle était sur le point de pleurer. Je ne bougeais pas, elles n'eurent même pas le droit à un haussement de sourcils ou un regard noir. De l'indifférence totale, comme si elles n'étaient rien d'autres que deux insectes qu'il me fallait écraser pour sortir d'ici. Sauf que ce n'était pas le cas, pour sortir d'ici il fallait trouver comment ouvrir cette porte. La magie ne marchait pas, la méthode moldue non plus on était pas près d'en sortir.

« Très émouvant. » renchérit alors Ilaya tout en tapotant l'épaule d'Haruhi comme si elle la plaignait et faisant semblant d'essuyer une larme.

Ensuite Haruhi se mit en tête d'essayer d'ouvrir la porte grâce à des sorts qui ne servaient à rien dans le contexte. Elle essaya, recommença sans aucuns résultats. Le moins que l'on puisse dire c'est que, au moins, elle, elle avait essayé. Je ne dis que Aragon était fautive étant donné que j'avais fait autant de tentative qu'elle -c'est à dire une. En tant que fille pourrie gâtée égoïste et tout ce que vous voulez j'aurais pu dire que j'en avais fait plus qu'Ilaya, pour me mettre en avant.

« N'empêche, c'est vraiment bizarre tout ça. » Je tournais la tête vers la personne d'où provenait cette voix, Ilaya évidement. Elle n'était quand même pas sérieuse ? Il lui avait fallut tout ce temps pour se rendre compte que c'était bizarre ? Bah dites donc...on était pas sorti.
« Je veux dire, continua-t-elle avec un regard en biais dans me direction que j'ignorais totalement, que la porte de s'ouvre pas. Soit elle est simplement bloquée, soit y'a de la magie là dessus. » Mais c'est qu'elle aurait pu finir à Serdaigle avec des raisonnements comme ça..

Après le gros soupir d'Ilaya très peu convaincant si vous voulez mon avis nous passâmes aux présentations. Qu'allaient-elles me révéler sur leur personne ? Je connaissais leur âge, leur maison -Gryffondor manque de chance- et même le sang de la rouquine ainsi que, évidement, leurs noms. Des noms que je n'avais jamais entendu jusqu'à lors. Non, c'était faux, le nom de Ilaya Aragon avait déjà été prononcé en ma présence, on avait même déjà assister au cours d'Arithmancie ensemble par contre le nom de Haruhi Michiko. Si vous voulez mon avis Marie lui allait bien mieux, ainsi que Angélique à Ilaya. Mais enfin, on ne pouvait pas choisir son prénom. Je m'étais déjà demandée, quel prénom j'aurais choisi si on m'avait posée la question mais jusqu'à lors je n'avais pas trouvé de réponse. Si Haruhi m'avait renommé Athénais, que ma mère m'avait nommé Ambre moi je me serais appelé Anna, Anne-Sophie, Anne-Claire, Anne-Marie ou Anne-je-ne-sais quoi ou un truc dans le genre qui sait ?


« D'accord, je commence. Je suis une petite peste, riche, arrogante et tout ce que vous voudrez, et j'adore me montrer insupportable, surtout envers les gros méchants serpentards. »  Et blablabla. Elle pouvait croire ce qu'elle voulait, nous autres Serpentards, on était pas méchant, juste réaliste. « L'Arithmancie est ma matière préférée. » QUOI ? Elle se foutait de moi la petite blonde ? De quel droit parlait-elle de MA matière ?« Je sors avec Chuck Carlton, et tout ce que je fais, je le fais pour m'amuser. » Moui et ?

Heureusement pour moi elle avait l'air d'avoir fini son petit discours mais ce n'était pas le cas de Haruhi Michiko qui reprenait de plus belle !

« A Moi. Je suis japonaise, complètement folle, amie de Scarlett Dawbson, je déteste travailler, enfin ça dépend sur quel sujet, je suis absolument nulle en magie, j’adore le théâtre et faire des discours pourris comme celui-ci, mais bien formulés de sorte qu’ils paraissent intelligents ? C’est tout. » 

Et c'était bien suffisant. Qu'elle soit l'amie de Scarlett-le-lapin ne m'étonnait gère, qu'elle adore le théâtre non plus mais si elle voulait être bonne il fallait qu'elle s'entraine parce que ce n'était pas ça.Maintenant c'était mon tour non ? Et bien elles pouvaient se gratter pour que je leur donne des infos sur moi. Je n'allais quand même pas leur dire que j'avais un frère carcmol quoi. J'étais Ambre Serana à Serpentard et elles n'avaient pas besoin d'en savoir plus. Elles pourraient très bien survire avec ce peu d'informations et, après tout, pour elle je n'étais pas intéressante.

« Bon, faudrait songer à s’installer parce qu’on est prises au piège. »

Bien vue ma petite Haruhi, maintenant si tu pouvais être un peu plus intelligente et ne pas faire le perroquet ça m'arrangerai. Parce que bon entre ses déductions et celle d'Ilaya, ô combien intelligente je n'étais pas du tout sortie. Qui plus est, pour qu'on puisse s'installer, il aurait fallu qu'il y ait des chaises ou autre alors, à moins qu'on se pose sur la table -ce qui ne m'inspirait absolument pas- et bien on était parti pour..

« On se bat pour décider qui dormira sur la table ? »

..Non ? Elle n'était pas sérieuse tout de même ? Un simple regard me permit de comprendre qu'elle l'était à moitié. Dormir sur une table était impossible, elle était dure et puis non, on ne dormait pas sur les tables c'était comme ça !

-Battez vous sans moi ! Répliquais-je à Ilaya au haussant les épaules. Une table, et puis quoi encore ?

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Dray Collins a écrit:
non, je ne tripe pas alone dans mes toilettes en déroulant du papier-cul ..








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Mes lèvres en tremblent encore. (PV Ilaya & Ambre)

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