
Poudlard
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| | Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI | |
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Invité Invité
 | Sujet: Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI Dim 28 Fév - 23:08 | |
| Il y avait plusieurs méthodes de se remettre en question lorsque l’on se sentait dépasser par les évènements autour de soit. Pour certains, ils se dédiaient corps et âme dans un hobbie, une passion passagère qui tournait vite à l’obsession. Pour d’autre, c’était différent, ils tentaient de combler cet incompréhension en s’acharnant dans l’énumération de fait concret invariable, comme regarder un levé de soleil, faire tomber une pomme du haut d’un arbre, et même si cela pouvait paraître ridicule en temps normal cela marchait. C’était ce que j’avais toujours fais lorsque je ne savais plus où donner de la tête. Les choses m’apparaissaient tellement plus simple lorsque je pouvais les démontrer de façon rationelle, que cela m’allégeait l’esprit. En quelque sorte en tout cas.
C’était un peu comme perdre la foi en Dieu un jour, et se lever le lendemain matin tout en remerciant le seigneur de nous avoir accorder la vie, tout en restant beaucoup plus terre à terre dans les remerciements. Mais aujourd’hui, et je dirais même ces jours-ci, cela n’était plus suffisant. J’avais perdue quelque chose, et ce truc embêtant m’empêcher de fonctionner correctement. Je perdais l’appétit, je n’adressais la parole qu’à de très rares personnes, et bien que mon attitude habituelle n’ait pas énormément changé, je me sentais en général plus distante avec les gens.
Il fallait dire, que le bois dont j’étais taillé à la base avait quelque chose de solitaire. Un peu comme si j’étais le seul rameau vierge d’un arbre en fleur, la seule et unique branche sur lequel les intempéries n’avaient que très peu d’effet, parce que je n’avais tout simplement pas les caractéristiques nécéssaire qui me permettait de donner la vie. Les sourires que j’échangeais avec les gens qui voulaient bien m’en accorder un, sonnaient tous plus faux que les crissements de craies dû aux coups acharnés sur le tableau par le professeur Mc Arthur.
La nervosité de la population du mircocosme Poudlardien (parce qu’en somme, on pouvait comparer l’école à un petit village, vu le nombre de personne qui fréquentait l’endroit), ne faisait qu’aggraver ma propre anxiété... Et je n’avais pas vraiment la certitude de voire d’autres journées comme celle-ci. Parce que oui, aujourd’hui, il faisait beau. Je profitais d’ailleurs de ces rayons de soleil pour m’installer dans une herbe plus ou moins sèche au milieu du Parc de Poudlard. Un livre entre les mains, et je lisais pour ne pas avoir à penser à quelque chose d’autre. Je remarquais que mes choix de lectures avaient changé... Si avant, je me limitais à lire dans toutes leur intégralité, les bouquins qui étaient au programme (et un peu plus encore, mais pas trop), maintenant je me servais de livre qui était réservé à des élèves beaucoup plus âgé que moi. Dans une effroyable course contre le temps, je tentais de le dépasser en utilisant mes propres moyens... Et ce n’était pas pour déplaire aux professeurs qui voyez déjà en moi la naissance d’un génie du nouveau genre.
Lorsque j’en eu assez de lire, je m’étais assise sur la plage au bord du lac, et avec un bâton, je venais chatouiller l’eau qui malgré la hausse de température, devait être trop froide pour que je n’ose y mettre un pied dedans. En fait, maintenant que j’y pensais, cela faisait partie de ces choses que je n’avais encore jamais faîtes... Piquer une tête sur la surface placide du lac. Il fallait dire que cela nem’emballait pas plus que cela, encore moins depuis que j’avais vu ce jeune garçon tomber dedans pour se faire récupérer par un calmar géant. La créature avait beau avoir une bonne réputation dans l’école, je n’étais pas tellement une fanatique de la vie aquatique... En fait, cet autre univers avait à mes yeux quelque chose de légèrement malsain. C’était peut être bête, mais je préférais mille fois la rudesse de la terre, plutôt que la légéreté des airs, ou encore la liberté que l’on pouvait éprouver lorsque l’on était sous l’eau. Je ne savais pas combien de temps je venais de passer ici... une boîte de petit lu dans le sac, cela aurait pu se compter en heure... Tout ce que je savais c’était que j’avais eu le temps de voir le soleil se lever, et se coucher, tout cela sans croiser la moindre personne. Les joies d’un dimanche en solitaire, je me laisser doucement bercer par le son des vaguelettes qui venaient se fracasser avec molesse sur un sable couleur grisâtre.
Je ne pouvais pas non plus espérer rester ici pour le restant de mes jours, et alors que je pliais sous l’engourdissement de mes membres, je décidais de me relever tant bien que mal. Sans aucune raison, sinon physique, j’avais besoin de me dégourdir les jambes. Je ramassais mes affaires qui jonchais le sol autour de moi, avant de me diriger ailleurs. Ailleurs se trouvait être la tour d’astronomie. Il fallait dire que c’était un endroit assez désert, et que la vue que l’on pouvait avoir sur Poudlard et ses alentours valaient le détour. Je gravissais les marches avec la gravité d’une condamnée, ni trop vite, ni trop lente. Lorsque je me trouvais au sommet, je penchais ma tête à l’extérieur du bâtiment... La brise venait souffler mes cheveux châtain dans le vent, alors que j’écarquillais quelque peu les yeux... Il y avait quelque chose de rassurant dans ce début de crépuscule.
Tout ce dont j’avais besoin, c’était d’un point d’appuie... Les minutes s’écoulèrent, lorsque j’entendis des bruits de pas dans ma direction. Je me retournais, reconnaissant les cheveux blonds de celui qui venait de monter les escaliers, je préférais encore m’asseoir contre le rebord de la tour. Wayne Harris venait de croiser une nouvelle fois mon chemin, et cela n’était pas vraiment pour me déplaire. A force de vivre en solitaire, on finit par manquer la présence d’autres personnes, et celle que pouvait me donner le Poufsouffle, était autrement plus reposante que celle qu’aurait pu m’offrir son «amie» Naomi.
«Wayne, qu’est ce que tu fais ici ? Tu ne devrais pas être à la Grande Salle ?»
Je suppose que c'est cela qu'on appelle se remettre entre les mains du destin... Je me laissais aller comme une bulle emporter par le vent... Un léger sourire vint étirer mon visage, et mon regard noisette venait se confondre avec la semi-obscurité de l'endroit, tandis que ma main quelque peu hésitante se tendait vers la silhouette quelque peu éloigné du bourdon.
«Viens t'asseoir à côté de moi, je crois que j'ai besoin de compagnie.» |
|  | | Wayne Harris Elève de 3ème année


 Nombre de messages: 454 Localisation: Demande à ton I-phone s'il a pas une application pour ça. 'Si vous voulez savoir s'il y a un beau gosse dans votre périmètre…' Date d'inscription: 03/08/2009
Particularités: Je suis beau à tomber par terre. Ami(e)s: Naomi, Jen, Hermione… Je suis le meilleur ami des filles, l'épaule sur laquelle elles viennent pleurer, leur punching-ball en cas de crise de rage… pfff… Âme soeur: Euh… C'est quoi ça ? Qui dit encore 'âme sœur', d'abord ?
 | Sujet: Re: Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI Lun 1 Mar - 18:48 | |
| On a souvent dit du mal de la maison Poufsouffle, depuis les origines de Poudlard même – ou du moins, dès lors que sa Fondatrice, Helga Poufsouffle, ne fut plus de ce monde, car elle était peut-être la plus douce des quatre mais n'en restait pas moins dangereuse et vous auriez eu tôt fait de vous retrouvé avec des cornes de cerf sur la tête à courir tout nu dans Pré-Au-Lard, si d'aventure vous l'aviez offensée. Malheureusement, sa triste réputation de “Maison des cancres” subsistait et perdurait au XXIème siècle, ce qui était sans aucun doute injuste. Certes, les Poufsouffle avaient bien des défauts, mais il y avait une chose qu'on ne pouvait pas leur reprocher : le manque de tolérance dont faisaient preuve les Serpentard, les Gryffondor et même les sages Serdaigle. En effet, la bonne Poufsouffle n'avait pas menti lorsqu'elle avait dit qu'elle “prendrait ceux qui resteraient” ; chez les Jaune et Noir, on trouvait de tout.
Il y avait les amoureux de la nature, les travailleurs acharnés, les gros flemmards, les fortes têtes, les artistes farfelus, les fervents supporters de Frôlons de Wimbourne (mieux valait ne pas s'y frotter, à ceux-là), les peace & love, les excités, les gourmands, les belles gosses, les geeks, les gamins et les intellos. Il y avait des gens que l'on pouvait caser dans toutes ces catégories à la fois ou presque (Jennyfer Allen, par exemple). Il y avait des dragueurs aussi (Andrea Lewis) – et oui, ce genre de mecs ne se trouvait pas qu'à Gryffondor, et il y avait même quelques bad boys qui pouvaient rivaliser avec Serpentard (là tout de suite je n'ai pas d'exemple, mais il y en avait). En fait, il y avait même des gens dont on se demandaient ce qu'ils pouvaient bien foutre à Poufsouffle (et là, je cite Naomi Sparks).
Et puis, il y avait la catégorie passe-partout. Wayne Harris était de ces gens là.
Il ne voyait pas vraiment ce qu'il avait de typiquement Poufsouffle, mais il trouvait logique d'y être puisqu'il ne se sentait pas particulièrement ambitieux, courageux ou sage. L'ambition, à son avis, ça apportait surtout des ennuis – la preuve, c'est que des quatre Fondateurs, celui qui avait le plus mal fini, c'était sans aucun doute Serpentard, englué dans la magie noire jusqu'au cou. La sagesse, il était bien trop modeste pour affirmer qu'il en avait une quelconque quantité ; quant au courage, il aurait bien voulu, mais vu la façon dont il réagissait quand Naomi s'en prenait à lui, ce ne devait pas être sa principale qualité.
En même temps, songeait-il, tranquillement installé dans son lit, Naomi était VRAIMENT flippante quand elle s'y mettait.
Ce jour était un beau jour et malgré ses efforts, Wayne n'avait pas réussi à se concentrer sur ses devoirs comme il l'avait décidé. Même si la salle commune des Poufsouffle était sous terre et que le dortoir ne comportait aucune fenêtre, l'air du printemps est quelque chose qui se ressent immédiatement, qui laisse une trace indélébile dans l'espace et qu'on ne peut pas ignorer, même dans une pièce toute noire et fermée à double-tour. Aussi, très vite, Wayne en était arrivé à ce point où l'on se trouve quand l'on est tiraillé entre deux options : il hésitait, attendait que l'une des deux parties l'emporte, la bonne conscience ou la mauvaise. Il savait au fond que la mauvaise finirait par gagner, mais en attendant, il préférait rêvasser et regardait vaguement au-dessus de lui le poster qu'il avaient accroché au mur à côté de son lit, où des joueurs de Quidditch vêtus de robes rayées noires et blanches volaient dans tous les sens. Il n'y avait pas d'équipe de Quidditch locale dans le Lancashire, où habitait Wayne, alors il avait toujours supporté l'équipe des Pies de Montrose, tout simplement parce que c'était la meilleure. Que ce soit une équipe écossaise lui importait peu, d'autant qu'il passait les trois quarts de l'année en Ecosse. Et de plus, l'Attrapeuse était carrément sexy.
Bon, il était grand temps d'aller se rafraîchir la cervelle. Avec un grognement Wayne se redressa et se décida enfin à lever les fesses de son lit. Ça ne servait à rien, de toute façon, il était lamentable en potions. Peut-être que le professeur Nakamura serait gentille, mais il en doutait. Au pire, il se prendrait une retenue et basta. Pour l'instant, tout ce à quoi il aspirait, c'était profiter de l'air frais.
Il aurait pu longé les cuisines, contourné les cachots, remonté les escaliers qui menaient au Hall et sortir directement dans le parc. Il fit bien les trois premiers, seulement, arrivé au Hall, il croisa une certaine fille précédemment évoquée qui, en le voyant, quitta ses amies et se dirigea vers lui en disant : “Ah, Wayne, te voilà, je te cherchais. Figure-toi que…” Je vous épargne la suite : c'était bien Jennyfer Allen en train de raconter sa vie, comme toujours. Elle ne lui parla pas de garçons, parce qu'il en était un lui-même et que Jen classait ses sujets de conversation presque aussi soigneusement que Mme Pince rangeait ses précieux livres selon le code Dewey. Elle parla donc de devoirs. Sujet qui mit Wayne profondément mal à l'aise, étant donné qu'il n'avait pas finit les siens. Jennyfer Allen, ou comment casser l'ambiance.
A un moment, Hermione Granger de Gryffondor passa devant eux. Wayne la remarqua tout de suite parce que, pour être honnête, on la repérait de loin avec sa masse de cheveux bruns qui quoiqu'elle leur fasse s'obstinaient dans leur indiscipline. Elle paraissait mal à l'aise, ce qui n'était pas étonnant songea Wayne. Par les temps qui couraient, quand on était comme elle née de Moldus il valait mieux faire profil bas, et ça n'avait jamais été le fort de la Gryffondor, même si ces derniers jours on ne voyait plus tellement sa main bien entraînée se dresser à chaque occasion.
“Waynie, tu m'écoutes ?”
Reportant son attention sur Jen, Wayne lâcha des yeux la Rouge et Or qui l'avait momentanément distrait et essaya de se concentrer sur ce qu'on lui disait. Mais sa camarade parlait à une telle vitesse et passait d'anecdotes en anecdotes à un rythme tel qu'il avait beaucoup de mal à suivre. Finalement, quand elle eut fini – ou plutôt quand il en eut assez, parce qu'elle n'avait jamais complètement fini en fait – il s'aperçut avec dépit que le soleil était en train de se coucher. Trop tard pour aller faire un tour dehors. Seulement, il restait encore du temps avant le dîner et il n'avait pas du tout envie de passer la demi-heure suivante à poireauter dans la salle commune, chose qu'il avait fait toute la sainte journée. Alors il déclina la proposition de Jen de la suivre elle et ses amies jusqu'en bas et décida que, pour une fois, il irait vers les hauteurs. Ça lui ferait faire un peu d'exercice, et en plus, il n'avait jamais vu de crépuscule depuis la Tour d'Astronomie. Ce serait l'occasion.
Wayne avait toujours vécu avec la magie, et il adorait littéralement vivre à Poudlard. Il fallait bien dire qu'on ne s'y ennuyait jamais, et qu'avoir le droit de pratiquer la sorcellerie facilitait bien son quotidien. Mais il y avait quand même une chose qui manquait vraiment à ce château, et c'était les ascenseurs. Gravir un par un les escaliers (en tout, l'école en comptait cent quarante-deux) qui reliaient les étages entre eux, puis celui qui menait au sommet de la plus haute tour, aurait pu compté parmi les douze travaux d'Hercule, ou plutôt ceux de Poudlard (qui avait déjà été établis, au passage). Comme Wayne avait une âme de héros, au fond, il finit par y arriver… En un peu moins d'une demi-heure, ce qui était un score remarquable, et à peine essoufflé. Là-haut, la lumière était magnifique, et la vue absolument incroyable. Pendant un moment, Wayne fut tellement impressionné par ce qu'il voyait qu'il ne remarqua pas la petite silhouette sombre qui se découpait sur le ciel mordoré, un peu à sa droite. Puis il reconnut les cheveux en pagaille.
“Hermione ?” demanda-t-il, juste pour vérifier.
Si Naomi avait été là, elle l'aurait traité d'abruti. Elle n'aimait pas qu'on parle pour ne rien dire (imaginez-la confrontée à Jen… Mais avec Jen, c'était différent, on pouvait lui hurler dessus pendant des heures, elle prenait peur un moment puis revenait à la charge comme si elle avait tout oublié ; même Naomi n'avait pas pu s'en débarrasser, c'était dire). Mais bon, elles n'étaient pas là, ni l'une ni l'autre et c'était tant mieux, parce que même s'il les aimait bien, au fond, il avait besoin d'un peu de tranquillité pour le moment et nous savons bien que ce n'est pas quelque chose que les femmes affectionnent.
Enfin, presque toutes les femmes.
“Wayne ?”
Oui, c'était bien Hermione, sans aucun doute. Avec un sourire, les mains dans les poches, il fit un pas en direction de la Rouge et Or pour mieux voir son visage à la lumière du couchant. C'était lui ou bien elle avait un peu maigrit ?
“Qu'est-ce que tu fais ici ?” demanda la jeune fille. “Tu ne devrais pas être dans la Grande Salle ?”
Ah là là, tout de suite les accusations ! Pris au dépourvu, Wayne haussa les épaules, un peu intimidé. S'il avait été un peu plus au courant des codes de la communication féminine, il aurait su que lorsqu'une fille commençait par vous poser des questions, style interrogatoire en règle, c'est qu'elle avait elle-même quelque chose à régler avec sa propre conscience. Mais le jour où les garçons comprendront quoique ce soit à ce genre de chose, on aura des cochons pilotes de chasse et des poules dentistes. “Heu… Je suppose. Mais je ne pensais pas qu'il était déjà l'heure.” En fait, il n'avait surtout pas prévu que de monter toutes ces marches lui prendrait autant de temps. Mauvais calcul, en somme, et il n'avait pas envie de louper le souper à cause de ça – après tout, son corps était en pleine croissance. Mais maintenant qu'il était là, il n'allait pas laisser Hermione toute seule, surtout qu'il sentait, instinctivement, confusément, qu'elle avait besoin d'aide.
“Viens t'asseoir à côté de moi,” l'invita-t-elle, tendant une main vers lui avec un petit sourire. “Je crois que j'ai besoin de compagnie.”
Hochant la tête d'un air entendu, le jeune homme obéit – il avait l'habitude. Maintenant, ils étaient assis côte à côte dans le silence de la tour, et il se demandait ce qui se passait dans la tête bien remplie de la Gryffondor. Beaucoup de gens avaient déjà dit à Hermione qu'elle aurait eu sa place à Serdaigle, parmi les “gens intelligents” ; mais Wayne trouvait qu'elle avait sa place à Gryffondor, parce qu'il en fallait du courage pour affirmer haut et fort que ce n'était pas parce qu'on était né Moldu, qu'on ne pouvait pas être premier de la classe.
“Si j'avais besoin de compagnie,” fit remarquer le jeune homme, “je n'irais pas la chercher dans le lieu le moins accessible de tout Poudlard.”
C'était assez juste, en effet… Peut-être des oies secrétaires ? |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI Mer 3 Mar - 0:32 | |
| "Viens ! Emmène-moi là-bas Donne-moi la main que je ne la prenne pas Ecorche mes ailes envole-moi Et laisse-toi tranquille à la fois"
-Tryo-
A chaque jour suffisait sa loterie… Une loterie qui déterminait chaque fois comment allaient être les vingt quatre heure qui allaient suivre le moment fatidique qui déterminait le réveil. C'était comma ça, on devait tomber sur le bon numéro si l'on voulait gagner le gros lot, dans cette fabrique de songe qu'était la vie, le rêve pouvait tourner en cauchemar en l'espace d'un battement d'aile de papillon. Parce que c'est tout ce qu'il fallait pour donner ce que l'on appelait l'effet papillon : un battement d'aile sur la côte ouest des Etats-Unis, pouvait donner un tsunami au Japon… Un rien qui pouvait changer le tout. Notre existence ne tenait vraiment à rien, alors pourquoi devais-je me sentir plus vulnérable maintenant ?
C'était incompréhensible, et je me jugeais déjà dans un état proche de la folie. De façon rationnelle, je n'arrivais pas à justifier mon comportement qui aller vers le "mauvais sens", celui de la peur et de la crainte du jour suivant. Mais il fallait dire qu'à force de sentir une ombre plané au dessus de sa tête, il y avait de quoi développer une crise de paranoïa. D'après les bouquins que j'avais lu, je souffrais d'un trouble de stress post-traumatique… Ce n'était pas moi ça.
Dans tous les cas, je tentais de rester moi même, du genre souriante lorsqu'il le fallait, plaignant la bêtise des autres avec néanmoins le souhait de les voir un jour s'intéresser à autre chose qu'à l'amusement amer des journées libres de Poudlard, pour voir leurs nez se plonger dans quelque chose de plus sain, comme un bouquin. C'était peut être ce trait là de mon caractère qui m'avait propulsé à Gryffondor. Le chapeau n'avait pas hésité, enfin un peu, mais pas longtemps, et son choix avait été clair et déterminant, ce serait les rouges et ors qui devaient voir arriver la petite fille issue d'une famille de dentiste que j'étais.
Ici, le ciel était quelque peu couvert… Parsemé de quelques nuages gris espacées au dessus de nos têtes. S'il avait fait beau jusqu'à présent, la nature nous rappelait à l'ordre, et nous indiquait que nous n'avions toujours pas quitter l'Ecosse. Pas de miracle de ce côté. Pas de miracle nul part ailleurs… En fait, le rythme de notre planète suivait inlassablement son cycle sous nos pieds, sans même que nous ayons à nous en rendre compte. J'étais là, et à quelques mètres de moi se trouvait Wayne. Il n'y avait rien d'autre à ajouter, sinon le léger sourire qu'il me faisait faire lorsque je n'en avais pas vraiment envie, et m'apporter un peu de chaleur humaine lorsque je savais pertinemment que c'était ce qu'il me manquait le plus.
Dans une conversation avec une personne, il y a certain sujet qu'il ne fallait pas aborder, ou alors avec d'extrêmes précautions. Je n'aimais pas rentrer dans les choses intimes, ou alors qui pouvait déranger la personne, si une fois j'avais transgressé cette loi que je m'étais imposée pour parler ouvertement à Cherry, on ne pouvait pas dire que c'était quelque chose de commun chez moi. Chez Wayne, je ne voyais pas vraiment de sujet tabou, enfin à part peut être les nombreuses rumeurs qui courraient sur le fait que Naomi soit toujours entrain de trouver le moyen le plus ingénieux pour se jeter sur le pauvre Poufsouffle, néanmoins la relation qu'il entretenait avec elle, quoi qu'assez chaotique et basé sur une hystérique avec des problèmes de père, et un garçon trop calme pour lui faire remarquer, me faisait vaguement au sentiment que développaient certaines fratries.
Il n'était pas lisse, mais disons qu'il était… à multiple facette. Le genre de personne à pouvoir se faire passer à la fois pour Sherlock Holmes et le Docteur Watson. Flirter avec les excès en tout genre, tout en restant profondément normal. Il était reposant, et c'était probablement pour des raisons comme celle là que je l'appréciais plus que la moyenne des gens que je croisais. Il n'avait pas cette espèce de cloche qui sonnait faux accrocher autour de son cou, et il n'était pas atteint du syndrome du mouton qui le faisait réagir de façon linéaire. Non… Il était Wayne Harris, et il le valait bien. C'était donc avec appréciation, que j'accueillais son "Hermione" interrogatif… En fait, je suppose que le simple fait que l'on me reconnaisse par mon prénom, et non pas par le sang qui coulait dans mes veines avait quelque chose qui me réjouissais plus que je n'aurais jamais voulu admettre. “Heu… Je suppose. Mais je ne pensais pas qu'il était déjà l'heure.”"Le temps s'en va…" Le regard dans le vide, je fixais un point fixe derrière Wayne tandis que mes pensées faisaient des allées retours dans mon passé. Je me demandais si je ne commençais pas à devenir folle à force de sentir cet esprit qui m'était si cher, s'envoler aussi souvent. "Le temps s'en va, hélas madame pas le temps, mais nous nous en allons." Je terminais ce vers de Ronsard avec une certaine fébrilité dans le timbre de ma voix. Non, je n'étais pas forcément fragile… C'est juste que je ne savais pas vraiment si les choses que je faisais avait un réel but à présent. Assit côte à côte, le temps semblait s'écouler plus lentement.
“Si j'avais besoin de compagnie,” avait-il commencer à remarquer de sa voix qui semblait regorger en ce moment précis toute la sagesse d'un moine bouddhiste tibétain sortit de sa transe.“je n'irais pas la chercher dans le lieu le moins accessible de tout Poudlard.” "Je ne suis pas sûre de l'avoir chercher… J'ai juste suivi mon instinct." Ma réponse, quoi qu'insuffisante à mes yeux, car elle traduisait mon incapacité actuelle à prendre de réelle décision, avait été prononcé avec cette voix qui caractérisait mes réponses justes, toute droit sortie des livres que je trimballait tout le temps avec moi. "Et cela n'a pas trop raté, puisque tu es arrivé non ?" Me ressaisissant soudainement, mon regard s'était à nouveau porté sur le jaune et noir, et tandis que je lui prêtais une attention nouvelle, ma main cherchait dans mon sac une boîte noire qui contenait assez de nourriture pour nourrir tout un régiment espagnol. "J'ai testé la miniaturisation d'aliments hier soir, je dois avoir une cinquantaine de sandwich dans mon sac si tu veux." Ma voix s'était un peu égayé en repensant à mes expériences de la nuit dernière… En fait j'avais trouvé l'accomplissement de cette prouesse assez amusante, et puis c'était pratique si jamais on devait partir en voyage."J'ai dû aller me battre contre un elfe de maison pour éviter qu'il me serve à la cuisine… Ils doivent être bon. Tu peux choisir de les manger comme ça, mais il ne faut pas oublier qu'ils ont les mêmes facultés nutritives qu'à leur taille d'origine. Ce n'est pas forcément évident lorsque l'on a l'habitude de manger une assiette entière." Pour démontrer la chose, je me saisissais d'un de ces mini sandwich qui tenaient sur mon index. "Deux cent trois milligrammes, si tu veux leur redonner leur forme d'origine il suffit de claquer deux fois des doigts."Clac, clac. Mes doigts claquèrent dans le silence majestueux du sommet de la tour, et le sandwich reprit sa forme originelle."Je n'ai pas réussi avec l'eau par contre… J'ai une bouteille que j'utilise pendant les examens, mais j'ai trouvé plus complexe de miniaturiser de simples molécules d'eau en si grande quantité, et la nui a été trop courte." La, j'avais juste l'impression de parler pour ne rien dire. Mais c'était simplement pour combler les vides, et surtout pour me rassurer et me sentir moins seule.
Je tendais le sandwich au bourdon, me perdant l'espace d'une seconde dans le vaste infini de ses yeux océans. Je me sentais un peu ridicule avec la couleur noisette des miens qui n'évoquaient rien de bien poétique."Tu as faim ? Je ne pense pas que l'on pourra rejoindre la Grande salle à temps maintenant que l'on est ici." |
|  | | Wayne Harris Elève de 3ème année


 Nombre de messages: 454 Localisation: Demande à ton I-phone s'il a pas une application pour ça. 'Si vous voulez savoir s'il y a un beau gosse dans votre périmètre…' Date d'inscription: 03/08/2009
Particularités: Je suis beau à tomber par terre. Ami(e)s: Naomi, Jen, Hermione… Je suis le meilleur ami des filles, l'épaule sur laquelle elles viennent pleurer, leur punching-ball en cas de crise de rage… pfff… Âme soeur: Euh… C'est quoi ça ? Qui dit encore 'âme sœur', d'abord ?
 | Sujet: Re: Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI Ven 5 Mar - 22:58 | |
| Si Wayne avait bien appris quelque chose au cours de ses années d'études à Poudlard, c'était que, contrairement à ce que sa mère (qui était bien bonne mais aussi un peu naïve) ne cessait de lui rabâcher, la première impression était quand même souvent la bonne… du moment que l'on s'abstenait de porter un jugement hâtif. Et Wayne avait bien des défauts, mais celui-ci n'en faisait pas partie. Quoiqu'il en soit, il avait remarqué que les premiers contacts qu'il avait eu avec ses amis étaient révélateurs de leur personnalité.
Par exemple. Naomi. Il lui avait accidentellement écrasé le pied le premier jour, dans le hall, et elle s'était vengée en lui bourrant l'estomac de coups de poings. Évidemment, il n'aurait pas été correct de se baser sur cette seule rencontre pour classer directement la blonde parmi les folles furieuses – cependant, Wayne avait quand même eu la très nette impression qu'elle l'était, en effet. Et le destin avait lui avait prouvé qu'il avait raison.
Et puis tiens ! Hermione, puisqu'on parlait d'elle. Leur première rencontre avait eu lieu, je vous le donne en mille : à la bibliothèque. Wayne y passait rarement – il n'était pas exactement ce qu'on aurait pu qualifier de “grand lecteur”, vous voyez – mais là, il n'avait pas vraiment eu le choix ; après leur descente catastrophique dans les serres de Poudlard, Naomi, qui avait déjà des tendances carnivores, était devenue allergique à la simple évocation du mot “plante”. Quant à Jen… Oublions Jen. L'important dans tout ça était que Wayne avait dû terminé le devoir, seul, pendant que ses camarades vaquaient à leurs occupations – c'est à dire assomer et/ou jacasser, les deux verbes pouvant s'attribuer à l'une comme l'autre.
Et après, on prétend que les filles sont plus sérieuses que les mecs à l'école. Des clous !
Enfin, heureusement, Hermione s'était proposée de l'aider (elle voulait en fait emprunter le livre qu'il tentait vainement de déchiffrer), sans quoi son cadavre putréfié prendrait encore la poussière dans un coin de la Réserve ou Madame Pince l'aurait caché pour écarter tout soupçon. Ils avaient le même âge, plusieurs cours en commun, et ça avait donné lieu à quelques discussions sympathiques, qui tournaient généralement autour des mêmes sujets. Les cours. Le temps. Les patates du midi. Et surtout, n'oublions pas : les Elfes de Maison. Oui, parce que la Rouge et Or vouait une passion à ces petites créatures là, et elle aimait les évoquer à toutes les sauces. Comme la plupart des gens qui se retrouvaient un jour ou l'autre dans cette position délicate, Wayne évitait soigneusement de la contredire dans ces moments. En fait, sa propre mère avait toujours tenu un discours assez proche : sans aller aussi loin que Hermione, elle avait coutume de répéter que, « tout de même, ces pauvres bestioles ne méritaient pas de porter de telles loques » – ce qui était déjà très rare chez les sang-pur, mais Mme Harris était une femme remarquable sous bien des aspects.
Outre cette tendance révolutionnaire, Hermione était une personne plutôt fréquentable dans l'ensemble. Comparée à ce à quoi Wayne était habitué, elle était même relativement normale. Être en sa compagnie était… reposant. Et apparemment, ce sentiment était réciproque, d'après la réponse que lui apporta la jeune fille.
“Je ne suis pas sûre de l'avoir cherchée… J'ai juste suivi mon instinct. Et cela n'a pas trop raté, puisque tu es arrivé, non ?”
Aaaaah Hermione et ses réponses à tout. Cette manie avait tendance à agacer la majorité des gens, mais il en fallait un peu plus pour ébranler la sérénité de notre Waynie national.
“Pas faux,” commenta-t-il amusé. “Mais… qu'est-ce que tu fabriques ?” s'étonna-t-il en la voyant farfouiller dans son sac d'un air fébrile. “J'ai testé la miniaturisation d'aliments hier soir, je dois avoir une cinquantaine de sandwichs dans mon sac si tu veux,” répondit Hermione.
La simple évocation d'une cinquantaine de sandwichs eut un effet immédiat sur l'estomac du jeune homme : comme s'il avait été capable de penser par lui-même, celui-ci émit un gargouillement sonore. Heureusement Hermione ne sembla pas y prêter attention, ou peut-être eut-elle la gentillesse de faire semblant de ne pas l'avoir entendue (parce que, soyons honnête, même une girafe sourde vaccinée contre la Grippe A et détalant à toute pattes à travers la savane pour échapper à une meute de hyènes affamées aurait entendu ce bruit là).
“Tu as fait rentrer cinquante sandwichs dans ton sac ?!” répéta Wayne, ahuri.
Encore une fois, heureusement pour ses fesses que Naomi n'était pas là.
“J'ai dû aller me battre contre un Elfe de Maison pour éviter qu'il me serve à la cuisine…” reprit Hermione, dont la voix avait pris un timbre plus léger à présent. “Ils doivent être bons.”
Ça, Wayne n'en doutait pas. Il était même curieux de voir le résultat. Il écouta la Gryffondor se lancer dans des explications, prenant ce ton quasi-scientifique qu'elle utilisait lorsqu'elle répondait aux interrogations des professeurs.
“Tu peux choisir de les manger comme ça, mais il ne faut pas oublier qu'ils ont les même facultés nutritives qu'à leur taille d'origine,” bavassait-elle sans discontinuer. “Ce n'est pas forcément évident lorsque l'on a l'habitude de manger une assiette entière.” (Elle sortit de son sac un de ses sandwichs et le tint en équilibre sur son index.) “Deux cent trois milligrammes, si tu veux leur redonner leur forme d'origine il suffit de claquer deux fois des doigts.”
Ce qu'elle fit. Instantanément, le mini-sandwich quadrupla (au moins !) de volume.
“Je n'ai pas réussi avec l'eau par contre… J'ai une bouteille que j'utilise pendant les examens, mais j'ai trouvé plus complexe de miniaturiser de simple molécules d'eau en si grande quantité, et la nuit a été trop courte,” ajouta la jeune fille en tendant le prodige à Wayne qui s'en empara instinctivement mais n'y toucha pas tout de suite, malgré les protestations de son estomac. “Tu as faim ? Je ne pense pas que l'on pourra rejoindre la Grande Salle à temps maintenant que l'on est ici.” Bien sûr qu'il avait faim ! Mais pour l'instant, Wayne était surtout occupé à détailler le chef-d'œuvre. Un sandwich miniaturisé, pour quelqu'un qui avait toujours vécu dans la magie, ce n'était pas vraiment extraordinaire. Mais Hermione avait, quoi, 13 ans ? Et réduire quelque chose d'aussi complexe qu'un aliment, c'était largement au-dessus du programme de leur année… Alors oui, le garçon était impressionné. Son pauvre père n'aurait certainement plus été capable d'en faire autant. Curieux, il mordit dans le sandwich. Jambon-beurre-salade. C'était excellent.
“Hummmmm !” commenta-t-il, parce qu'il avait la bouche pleine et qu'il ne pouvait pas franchement dire quoique ce soit d'autre. “Délichieux !” ajouta-t-il en levant le pouce.
Pour une raison qui lui échappait, Hermione ne lui servit pas l'habituel regard consterné qui accompagnait généralement ses sourires dans ces moments là ; elle semblait sincèrement amusée.
“Tu as fait ça la nuit dernière…” reprit Wayne après avoir fini sa bouchée, songeur et admiratif. “Hermione… Ça t'arrive de dormir ?”
Il vit tout de suite qu'il aurait mieux fait de se taire. Pour se rattraper, il reprit avec empressement, tendant sa main vers le sac pour attraper un mini-sandwich : “A mon tour !”
Il claqua des doigts deux fois, comme elle le lui avait montré, et aussitôt l'objet reprit sa forme initiale. Il avait à présent un sandwich dans chaque main.
“Très pratique,” commenta-t-il un sourire au lèvres, avant de mettre la nourriture dans les mains de la rouge et or. “Prends-en un toi aussi, tu en as bien besoin. Je ne sais pas quel est l'Elfe avec qui tu t'es battue, mais si je croise son maître, soit je lui sers la main, soit je m'enfuis en courant ! Ne le prends pas mal, mais tu as l'air d'être passée sous un bus…”
Sentant qu'il y était peut-être allé un peu fort, il ajouta :
“Enfin, tu restes très jolie malgré tout, hein !”
C'était vrai. Hermione n'était pas canon au sens propre du terme, mais elle avait quelque chose. Une beauté émanait d'elle, une beauté qui n'avait rien à voir avec la forme de son visage ou la régularité de ses traits. Sa beauté résidait dans la lumière et l'intelligence qu'elle mettait dans chaque chose qu'elle entreprenait. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI Dim 7 Mar - 0:34 | |
| Les filles sont complexes… Cette idée allait bien au delà que la simple théorie niaise, ou encore l'hypothèse qui devait attendre d'être vérifié. Il ne s'agissait pas non plus d'une idée balançait en l'air dans le simple but d'en créer une secte, et dire cela ne voulait en aucun cas dire que l'on s'adonnait à des croyances étranges et à vrai dire assez flippante. Non, il s'agissait bien là d'une affirmation pur et dur… Et je parlais en connaissance de cause, j'étais une fille. Les rouages qui pouvait faire muer une fille était si complexe, que là plupart des gens préféraient encore se tirer une balle dans le pied plutôt que de tenter de se battre contre cet ennemi surpuissant. Moi même, je n'osais pas vraiment explorer cette idée, et je ne tentais pas forcément de tenter de me définir d'une quelconque manière.
Et les garçons dans tout ça, ils avaient bien de la chance d'être aussi simple.
Non, je suivais mon esprit rationnel qui en général me dictait la bonne conduite. Ainsi, je pouvais affirmer que je tentais de rester cette fille sérieuse que tout le monde connaissait. Bien que ceux qui s'étaient un tant soit peu intéresser à moi pouvait deviner avec aisance que quelque chose dans mon comportement avait changé… En général, je passais au travers du radar. Ma perte de kilos étaient assimilée avec l'idée que les examens s'approchaient, et que par conséquent le temps que je ne passais pas à manger je le le passais à étudier à la place.
C'était presque vrai… Sauf que ce n'était pas vraiment les examens qui constituaient ma forme de préoccupation majeur. En fait, c'était bien plus sérieux que cela, mais je n'aimais pas trop y penser, cela me donnait des hauts le coeur.
En fait, lorsque l'on évoquait le nazisme dans mon école moldu… On avait prit pour coutume de dire que c'était à cet instant là que l'humanité avait montré son visage le plus terrifiant. J'y avais cru… plus maintenant. Je savais maintenant qu'il y avait eu pire, et qu'il y aurait pire, et qu'il y a pire. Cela n'était qu'une question de perspective, et lorsque l'on savait que l'on était une des cibles on remarquait des choses que les autres ne remarquaient pas.
Je préférais laisser cette réflexion en suspend, après tout il fallait bien que je me débrouille pour sortir de ce gouffre non ? La compagnie de Wayne était un atout majeur dans mon apparente bonne humeur… En fait, il était vraiment le genre de personne que j'avais tendance à apprécier. Certes, si notre première rencontre avait été tout d'abord assez intéressée, je devais admettre qu'il y avait quelque chose chez le bourdon qui le différenciait des autres personnages que j'avais pu croiser dans ma vie à Poudlard.
En fait, il ne cherchait pas à m'utiliser comme beaucoup des grands jeunes sorciers que j'avais rencontré, et ne nourrissait à mon égard aucune tentation perverse.
Il était reposant, et j'appréciais.
Le simple fait que je lui parle de sandwich, eut une réaction quasi-instantanée chez le jeune homme. Il lâcha sans crier gare, un cri stomacal qui aurait dû me faire sursauter. Il fallait dire que lorsque l'on avait cinquante sandwich dans son sac, et que l'on partageait ce secret, il fallait s'attendre à une réaction de ce genre vis à vis de l'interlocuteur en question. Je n'y prêtais pas attention… Après tout je n'avais aucune raison de le lui faire remarquer.
“Hummmmm !” Oui c'était simple d'être avec Wayne, tout simplement parce qu'il était lui même simple. Il ne cherchait pas vraiment à compliquer les choses plus qu'elles ne l'étaient déjà. C'était un véritable délice que de pouvoir poser son regard sur une âme sur lequel l'ambiance morose de l'école n'avait eu aucun impact.“Délichieux !” Il avait ajouté ces paroles, le pouce levé vers le haut… Le genre de compliment basique qui faisait toujours plaisir.
"Merci. Je suis contente que ça te plaise… On ne sait jamais quand on a besoin d'emmener son frigo en voyage non ?" Le timbre de ma voix reprenait cet tranquillité qui caractérisait mon tempérament conciliateur. C'était simple d'être avec Wayne… Beaucoup plus simple que de se retrouver avec Cherry. Ces derniers temps, elle me faisait remarquer tous mes écarts de comportement, toutes ces petites choses qui faisait que petit à petit je perdais mes manies… Cela me consternait. Pas Cherry, mais moi. Avec le poufsouffle, c'était différent, j'avais l'impression de retrouver la personne que j'étais.
“Tu as fait ça la nuit dernière…” Il avait prononcé ces paroles sur un ton songeur… A mi-chemin entre l'admiration et ce que je considérais être de l'étonnement.“Hermione… Ça t'arrive de dormir ?”
"J'essaye." Avais-je répondu tandis que je sentais mon regard se rembrunir quelque peu. Je secouais ma tête comme si je cherchais à chasser quelques parasites. "Je n'y arrive pas toujours." J'avais retrouvé mon timbre de ma voix, et j'esquissais même un sourire pour qu'il n'ait pas à s'inquiéter. “A mon tour !”
Lui aussi se saisissait d'un sandwich pour claquer des doigts. En fait, je me surprenais moi même à observer le phénomène comme s'il s'agissait de la première fois. Il fallait croire que je n'étais jamais sûre de mes propres résultats, bien que ce fut dans la normalité la plus magique, que le sandwich se vit grossir sous nos yeux. Armé de deux sandwich… un sandwich traversa son visage. “Très pratique, prends-en un toi aussi, tu en as bien besoin. Je ne sais pas quel est l'Elfe avec qui tu t'es battue, mais si je croise son maître, soit je lui sers la main, soit je m'enfuis en courant ! Ne le prends pas mal, mais tu as l'air d'être passée sous un bus…”"Je ne le prend pas mal." Esquivais-je tandis que je passais une main dans mes cheveux… C'était un pur réflexe, parce que je savais que s'il y avait bien une créature qui était indomptable, c'était bien mes cheveux. En fait, c'était en grande partie parce que je n'en avais rien à faire, et que je savais déjà les peignes inutiles pour ce genre de problème. J'aurais pu tenté de faire de la magie, mais je n'avais pas jugé cela nécessaire… Seulement pour les jours de fête m'étais-je alors promis. Le reste du temps, je préférais garder cette marquer qui montrer ma différence.
"Et un bus aurait été enviable peut être. La magie des elfes est assez surprenante, surtout lorsque l'on y va en se promettant de ne pas sortir sa baguette magique."“Enfin, tu restes très jolie malgré tout, hein !”
Et c'est toujours à ces moments là que l'on se demande ce que l'on doit répondre, tout ça parce que quoi que l'on puisse répondre, on avait toujours cette impression que l'on allait apparaître stupide. Je lâchais un léger soupir, teinté d'un léger sourire tandis que mes yeux étaient pointé vers le haut. "Toi aussi tu peux être mignon quand tu le veux." Amusée, je tentais de déchiffrer sa réaction…
Mais c'était déjà peine perdue. En fait, c'était assez alarmant à dire, mais il était tout simplement trop normal pour que je puisse le déchiffrer, comme je pouvais déchiffrer Nathan ou alors Aleksandr. Il ne sortait aucunement de l'ordinaire de ce point de vue, et pendant un moment un instant, je me suis sentis vulnérable. Pas dans le mauvais sens en tout cas. Je sentais qu'il y avait à côté d'une personne que je ne comprenais pas, mais instinctivement je me sentais à l'aise. Je laissais ma tête se pencher contre l'épaule du jeune garçon… Dans un semi-silence troubler par le vol de quelques chouettes et autres oiseaux nocturnes qui se mettaient en chasse, je pouvais respirer.
Un espèce de sentiment de plénitude m'envahit… Un peu comme si je savais que c'était ici que je devais être. Sans raison, parce qu'il n'y en avait aucune. Du moins aucune qui était rationnelle, et qui aurait pu être transcrite avec de simples mots.
"Tu es gentil. Ca change des autres personnes que je peux fréquenter." Mes yeux lorgnèrent pour se plonger dans le limpide bleu qui noyait les siens. Un léger frisson parcourut mon échine. Un léger sourire illumina mon visage, un rien amuser par la situation qui d'un point de vue extérieur et objectif était totalement ridicule… Perdue entre deux réalités qui semblaient s'afficher clairement dans mon esprit, je sentais un certain engourdissement paralyser mes muscles. D'un geste presque hésitant, je plongeais ma main froide dans la sienne. Ce simple contact sembla me brûler l'épiderme de ma peau. "Je pense que tu as raison, je vais prendre un sandwich si je ne veux pas tomber dans les pommes dans l'heure qui va suivre." Ma voix brisa le silence tandis que je lâchais presque à regret la main du garçon, pour la troquer avec un sandwich dans lequel je mordais gentiment.
"Il ne sont pas mauvais, je suis assez fière de moi pour le coup." |
|  | | Wayne Harris Elève de 3ème année


 Nombre de messages: 454 Localisation: Demande à ton I-phone s'il a pas une application pour ça. 'Si vous voulez savoir s'il y a un beau gosse dans votre périmètre…' Date d'inscription: 03/08/2009
Particularités: Je suis beau à tomber par terre. Ami(e)s: Naomi, Jen, Hermione… Je suis le meilleur ami des filles, l'épaule sur laquelle elles viennent pleurer, leur punching-ball en cas de crise de rage… pfff… Âme soeur: Euh… C'est quoi ça ? Qui dit encore 'âme sœur', d'abord ?
 | Sujet: Re: Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI Dim 28 Mar - 20:58 | |
| Il y a une fissure en toute chose ; c'est pourquoi la lumière peut entrer.
Leonard Cohen.
Il ne savait pas exactement pourquoi, mais Wayne s'était toujours soucié du bonheur d'autrui avant le sien propre. Bon, il ne courrait pas non plus après les cœurs en peine pour réconforter tout ce beau monde, mais il lui arrivait de remarquer certaines choses, et dans ces moments là, il se sentait obligé de compatir. C'était quelque chose chez lui qu'il ne parvenait pas à s'expliquer. Pour autant, il ne se sentait pas particulièrement “bon”, comme disait sa mère – elle lui avait souvent répété que la bonté et l'humilité venaient avec la souffrance (c'était une personne fort pieuse), et Wayne, pour sa part, ne pensait pas avoir beaucoup souffert. De manière générale, il avait tendance à minimiser sa propre expérience du malheur. Il y avait les petits tracas, qu'il oubliait facilement, et les tragédies (LA tragédie) qu'il ne mentionnait pas car, croyait-il, une chose qui n'est pas nommée n'est finalement jamais vraiment réelle. Et puis, comparé au passé de Naomi, par exemple, le sien n'avait rien de terrible.
Non, Wayne était simplement un garçon ordinaire, avec une vie ordinaire. Et c'était peut-être cela qui, finalement, faisait de lui un personnage plein de mystère. Qu'est-ce qui se cachait véritablement sous cette innocente tête blonde ? Une chose était sûre…
“Toi aussi, tu peux être mignon quand tu veux.”
Voilà. Précisément. Il était mignon. Pas excessivement beau, comme c'était le cas de certains à Poudlard, dotés par chance (mais en était-ce ?) de cet espèce d'indéfinissable charisme qui attire et effraie à la fois – non ! Mais d'une manière rassurante, au contraire, qui inspirait aussitôt la confiance. Certaines étaient passées à côté sans le voir, d'autres comme Jen s'en étaient simplement lassées, cherchant dans leur superficialité (mais Wayne n'aurait pas employé ce mot) plus d'éclats et de frissons. Hermione avait été suffisamment observatrice et intelligente pour s'y attarder – en cela, elle différait des autres. Et Naomi en avait peur…
Mais pour l'instant, il n'était pas question de Naomi, et ce n'était pas du tout à elle que Wayne pensait.
“Merci,” répondit-il simplement, ne sachant pas très bien ce qu'elle entendait par là.
Mais ce n'était pas si grave, et ça ne l'intrigua pas plus que ça. En général, il n'était pas du genre à se poser trop de questions (et puis c'était un garçon, vous savez, ils sont souvent un peu lents sur ces choses-là). Il était juste content d'entendre le ton plutôt enjoué de sa voix. Ça voulait dire qu'il servait à quelque chose, c'était déjà un bon début.
Chez lui, il avait souvent l'impression de ne servir à rien. Mais à Poudlard, songeait-il, tout était différent. C'était comme s'ils avaient tous été dans la même galère, et qu'ils avaient fait front ensemble. Bien sûr, il y avait toute cette affaire des Purgateurs, mais au fond de lui-même, Wayne demeurait persuadé que ces enfants étaient comme eux tous, effrayés, et qu'ils avaient seulement besoin d'aide.
Tandis qu'il se faisait ses réflexions, il sentit la tête de Hermione se caler contre son épaule. Il aurait pu en été gêné, et à bien y réfléchir il l'était peut-être, au moins un peu – à moins que ce ne soient les sandwichs, mais il n'allait pas la vexer en montrant qu'il avait du mal à digérer sa création. Mais après quelques secondes d'hésitation, il leva un de ses bras et lui tapota maladroitement le dos. Il ne pouvait dire si elle était mieux à présent, plus détendue, mais le silence lui était apaisant. Ainsi, ils le laissèrent flotter un moment, et lorsque la Gryffondor parla, sa voix raisonna étrangement autour d'eux.
“Tu es gentil. Ça change des autres personnes que je peux fréquenter.”
Il savait ce qu'elle entendait par là – les Purgateurs –, mais il y avait plus que ça. S'il avait été plus mûr, il aurait noté une certaine nuance dans son intonation. Hermione, si l'on regardait les choses de manière objective, était typiquement le genre de personnes qui se fait facilement des ennemis. Elle avait le malheur d'être largement plus intelligente que la moyenne, et de le montrer – non par vantardise mais parce qu'elle était (comme tous les Gryffondor) fière d'être qui elle était, malgré les doutes qu'elle devait parfois sentir pointer en elle. Ce n'était donc peut-être pas seulement aux pro-sang pur qu'elle faisait allusion. Mais tout cela était trop vaste, et ils se connaissaient finalement si peu. Soudain, il avait envie de mieux la connaître.
“Tu sais, il y a des cons partout,” commenta-t-il, philosophe.
Une façon comme une autre de lui faire comprendre qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète au sujet de la soit-disant "menace" Purgatrice. Peut-être pour le remercier, Hermione posa une main sur la sienne (le sandwich était heureusement depuis longtemps avalé).
Wayne se sentit frissonner à ce contact : sa main était glacée.
“Mais… tu es complètement gelée !”
Pendant un moment, il demeura totalement immobile, surpris de ne pas avoir noté la chute de la température plus tôt. C'est vrai que le temps s'était adouci, mais il était tard ! Il ne s'en était même pas rendu compte. C'est qu'il n'était pas très frileux. Il avait juste oublié… Il s'en voulait un peu, c'était idiot. Confus, il finit par faire la seule chose qui lui parut logique : retirer la veste qu'il portait et la poser sur les épaules de Hermione. Ce n'était pas dit que ça fasse une grande différence, mais il ne pouvait quand même pas rester simplement là, à la regarder mourir de froid !
“Je pense que tu as raison, je vais prendre un sandwich si je ne veux pas tomber dans les pommes dans l'heure qui va suivre,” déclara Hermione après un silence, lui lâchant la main.
Joignant le geste à la parole, elle prit un bout de sandwich et ajouta, l'air plutôt satisfait :
“Ils ne sont pas mauvais, je suis assez fière de moi pour le coup.” “Ils sont vraiment excellents,” confirma Wayne, qui ne regardait pas vraiment le sandwich.
Eh bien oui, il en avait déjà mangé deux ou trois, et maintenant son estomac le laissait tranquille (même s'il aurait bien eu une petite place pour deux ou trois autres) ; à présent il pouvait se concentrer sur autre chose, et cet autre chose avait des cheveux ébouriffés et de grands yeux noisettes adorables.
“Hermione…”
Elle n'était vraiment pas comme les autres. La jeune fille releva la tête vers lui – peut-être était-ce dû à une intonation dans sa voix, il ne savait pas vraiment. Il s'en fichait, à vrai dire, parce que la distance entre eux s'était soudainement réduite et qu'il goûtait désormais à quelque chose de bien plus intéressant qu'un sandwich. Il n'avait pas décidé de l'embrasser. A un moment, ils étaient en train de plaisanter gaiment comme les simples ados qu'ils étaient – et l'instant suivant, il avait son visage entre ses mains, ses lèvres sur les siennes. C'était juste arrivé, et ça semblait si doux et si naturel que Wayne n'arrivait pas à s'inquiéter de ce pli bizarre dans le temps. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI Ven 4 Juin - 1:33 | |
| Vous avez déjà vu un morceau de bois se laisser traîner par le courant d'une rivière ? J'étais ce morceau de bois, et la rivière, ce n'était rien d'autre que les fractions de secondes qui continuaient de s'écouler. Imperturbable grain de sable qui venaient s'écraser face contre terre dans un sablier de verre. Ma passivité finirait par me jouer des tours. Je me laisser aller, dans un sentiment à mi-chemin entre la peur et l'instinct de survie, toujours incapable de savoir quel sentiment prédominait chez moi. Au milieu du tumulte des rapides temporels, il y avait un point fixe, un rocher contre lequel j'essayais désespérément de buter : Wayne Harris.
Je m'attardais aux détails peut être, mais la surface lisse de sa peau, ne faisait qu'invoquer en moi un sentiment de grande tranquillité. Comme si l'on m'avait mit sous morphine, je me sentais particulièrement détendu… Presque patraque. Mes pensées n'atteignaient pas le degré philosophique qu'elles avaient l'habitude d'atteindre. Une bouche, deux yeux, des oreilles, une chevelure blonde, et un :
"Merci" Prononcer de sa façon si simple, et sans réel arrière pensée, avait sût m'endormir. Pour combien de temps ? Les horreurs seraient elle passer quand je me réveillerai ? Hermione… Il est temps de te réveiller petite princesse.
Mais rien. Pas la moindre étincelle, pas une seule brillante idée ne vint frapper mon esprit. Tout était désespérément calme. Cette rencontre était faite pour se dérouler ainsi… Le destin l'avait décidé. Je me serais bien cogner la tête contre un mur, se faire violence pour activer les dernières synapses encore fonctionnelle de mon cerveau. Ce n'était pas mon genre que de me laisser aller comme ça. Je devais prendre les rennes, et décider pour une fois. Tout cela était d'une futilité qui ne faisait qu'aggraver mon inaction. Je n'agissais pas, parce que j'étais une peureuse voilà tout.
Je voulais m'enfuir peut être. Revenir quand tout serait finit. Perdre la raison, l'esprit ne serait-ce qu'un instant. Arrêter de penser, le cours du temps, tout stopper pour pouvoir reprendre cette conversation là où on l'avait laisser. Il était gentil.
"Tu sais, il y a des cons partout." Un demi-sourire teinta mon visage. Cette étude sociologique si simple et si vrai. Peut être que c'était cela la vie, la véritable j'entend, et que je m'étais plantée depuis le début. Si la vérité ne se trouvait pas dans les livres, où pouvait elle se trouver… Et comment savoir si ce moment-ci était réel. Et non pas le fruit du fantasme de mon imagination. Immobile comme une feuille morte, je me contentais de fixer le point qui éclairait son visage. Le temps s'était accélérer, je sentais la peau de Wayne frissonner au contact de la mienne. Il fallait dire, d'un point de vue totalement objectif : j'avais froid.
Pas très froid, juste froid. Mon sang circulait au ralentit, et semblait oublier de réchauffer les extrémités. Mon corps tout entier d'ailleurs avant décélérer de façon inexplicable ces derniers jours : la fatigue peut être. Le manque de temps, les parties de cache-cache, et puis surtout le manque de nourriture.
"Mais tu es complètement gelée !" Je n'étais pas non plus la seule à l'avoir remarquer. Ce qui prouvait que je n'étais peut être pas entièrement folle, mais peut être sur le point de le devenir. J'en avais vu des fous dans cette école… Si j'avais su que cela m'arriverait peut être un jour. Enfin, ils étaient relativement sympathique, tant qu'il n'était pas psychopathe.
"Je le suis." On aurait pu dire que j'étais exténuée. On aurait aussi pu dire que psychologiquement, je n'allais pas forcément bien, et le physique se laisser aller, indice de mon mal être intérieur. Il fallait que je recadre le tir, que je le réajuste au mieux. J'esquissais un sourire, un vrai. Et puis, je mangeais. C'était la chose la plus logique et sensée que je pouvais faire. A dire vrai, j'en avais besoin, et j'avais lutté assez durement pour pouvoir les faire moi même, avec le moins d'assistance possible de la part de ses elfes de maisons. Je ne comprendrais jamais leurs comportements.
"Ils sont vraiment excellents." J'acquiesçais d'un geste de la tête, de haut en bas comme on a coutume de faire dans ces cas là. C'est toujours mieux que de lâcher un "oui" imbiber de miette de pain. Ce serait "anti-sexy" comme le qualifierait Miss de Rochefort. Moi je m'en fichais pas mal, c'était surtout que cela ne cadrait pas dans mes habitudes, parler la bouche pleine très peu pour moi. J'avalais, avec la sincère impression que mon estomac s'était refermé depuis la dernière fois. A force de manger de petit lu, il finissait par s'être habitué à une maigre pitance.
Wayne me regardait. Jamais personne ne m'avait observer comme il le faisait. On avait toujours tendance à me jauger, à soutenir mon regard en espérant peut être que je le baisse. Orgueilleuse ou pas, je ne le faisais jamais. Je gardais toujours la tête haute quand je le pouvais, mais là, j'avais du mal. Ce n'était pas désagréable, mais curieux. Je n'étais pas encore habitué à ce phénomène, et je ne pouvais m'empêcher de me demander : "Pourquoi ?".
Question idiote. Les réponses viennent toujours par elle même de toute façon, et il n'y avait aucune besoin d'être psychologue, ou psychanalyste pour le savoir.
"Hermione…"
Oui c'est moi avais-je envie de crier. D'affirmer, par simple principe. Mais je restais silencieuse, la tête tourner vers Wayne, à une distance que j'estimais assez courte d'après une autre de mes observations totalement objective. Heureusement pour moi, j'avais déjà engloutit tout ce que je pouvais avoir dans la bouche.
Ses lèvres se collèrent au mienne, et dans un moment de pure osmose nos gestes se lièrent avec cette maladresse qui caractérisait les premiers amours des jeunes amants dans toute la littérature anglo-saxonne. On ne naissait pas pro, mais c'était doux, agréable, chaud. Mon visage pencher vers lui entre ses mains… Etait-ce l'arrivée de mon preux chevalier qui venait de sceller le pacte qui devait nous unir ? Tout cela c'était si bizarrement construit. Tout cela n'avait aucun sens. Mais est ce que cela devait en avoir un ? Je me sentais doucement bercer par un sentiment de félicité. Une pure satisfaction dans le sens Epicurien du terme. Quelque chose de sain, qui n'avait rien d'exagérer. Seulement deux êtres, qui voulaient tenter quelque chose de nouveau je suppose. Quelque chose qui devait se rapprocher à l'amour, chose en laquelle mon esprit féminin était en total contradiction avec mon esprit rationnel. D'un côté, j'avais envie de croire que c'était possible… De l'autre, je me disais que cela devait être un rêve. Lorsque notre baiser se brisa, je me mordillais les lèvres… Dociles. La douleur me traversa, je clignais les yeux et puis… Tout était là. Au même endroit. Je ne rêvais donc pas.
"Wayne…" Y avait-il quelque chose de plus à dire ? Est ce que j'avais des questions à poser ? J'étais toujours la première d'habitude dans ce type d'exercice. Ma tête vint se balancer le plus naturellement du monde contre le torse du jeune garçon.
"Nous ne devrions pas…" Et pourtant, j'en avais envie, tellement envie. Ma voix trahissait probablement mon trouble… Je n'en savais plus rien, tout s'était passer si vite. D'un simple camarade de classe il s'était transformé en la drogue dont j'avais besoin. Si simple, et pourtant si nécessaire. Je me redressais quelques instants, je le regardais droit dans les yeux. Jamais le silence ne m'était apparu aussi pesant… Je ne voulais pas, je voulais ? Quel importance ? Que les autres aillent se faire voir, j'avais moi aussi droit à mon moment de bonheur non ? Je dégoupillais une grenade qui allait m'exploser dans les mains… 3… 2…………..1………….. Boom ! Je l'embrassais à nouveau.
"Mais est ce que cela a vraiment une importance ?"
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|  | | Wayne Harris Elève de 3ème année


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Particularités: Je suis beau à tomber par terre. Ami(e)s: Naomi, Jen, Hermione… Je suis le meilleur ami des filles, l'épaule sur laquelle elles viennent pleurer, leur punching-ball en cas de crise de rage… pfff… Âme soeur: Euh… C'est quoi ça ? Qui dit encore 'âme sœur', d'abord ?
 | Sujet: Re: Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI Dim 13 Juin - 10:26 | |
| Le premier baiser est une expérience intéressante. On découvre des tas de choses, et pas nécessairement ce à quoi on s'attendait. Ce n'est pas comme se jeter pour la première fois dans une piscine sans avoir jamais appris à nager, par exemple. Non, ce n'est pas aussi angoissant. Wayne avait toujours eu un peu peur de l'eau, en fait (personne n'était au courant pour ça évidemment), et il savait que ça n'avait rien à voir. Non, ce premier contact avec les lèvres de la rouge et or était juste doux, surprenant et agréable… Une sensation proche de celle qu'on devait ressentir en s'apercevant qu'une personne qu'on admirait éprouvait des sentiments similaires. Ou quand on vous offrait un cadeau auquel vous n'auriez jamais pensé, une chose à laquelle vous auriez fait un jour une vague allusion, “oh, ça doit être bien, j'aimerais bien le même” – et des mois après, vous vous apercevez qu'une personne s'en est souvenu là où vous avez totalement oublié…
Mais recevait-il ce cadeau ou l'offrait-il ? Il n'était pas très sûr, et en fait il était un peu trop occupé pour le moment, il y réfléchirait plus tard, hein. Sûrement quelque chose au milieu. Seul le partage pouvait provoquer une sensation comme celle-ci, de compréhension et de plénitude. Loin des tourments imposés par la guerre étrange que se livraient les sorciers, des problèmes d'argent ou quoique ce fût de ses parents, des regrets liés à l'absence de certaines personnes et à la présence d'autres, de l'angoisse quant au statut social de Naomi – loin de tout ça, Wayne se sentait enfin en paix.
D'abord hésitant, le baiser en question ne fut pas passionné, ni froid ; il ne dura pas une éternité mais Wayne n'eut pas non plus l'impression qu'il ait été bref. Encore étourdi, il sentit Hermione s'éloigner de son visage et la laissa faire. Il la vit se mordiller les lèvres ; et puis, l'inquiétude sur son visage, si proche. Cela brisa tout.
“Wayne…”
Il aurait voulu répondre quelque chose – n'importe quoi, “oui” peut-être, ou “c'est moi”, quelque chose qui aurait montré qu'il n'était pas pétrifié. Mais avant qu'il ait pu reprendre ses esprits, la tête bien remplie de la jeune fille se pencha pour s'appuyer contre le torse du garçon. Elle semblait si… fragile. Il hésitait quant à la conduite à suivre, surtout lorsqu'elle ajouta :
“Nous ne devrions pas…” “… C'est comme tu veux,” murmura tristement Wayne au bout de quelques secondes.
Mais les filles étaient des créatures pleines de surprise, et Hermione était loin d'être aussi rationnelle qu'elle le prétendait. Brusquement elle redressa la tête et cette fois-ci, elle l'embrassa. Ce deuxième baiser fut très différent du premier. D'abord trop étonné pour réagir, Wayne demeura les bras le long du corps, stoïque. Puis il perçut une sensation très étrange : celle de son corps se débattant pour se libérer de la béatitude emprisonnant son cerveau. Pour une fois, ses muscles semblaient s'être décidés à ne pas attendre de réaction du système nerveux pour passer à l'action. Entre ça et son estomac, il était servi… Mais pourquoi en venir à parler d'estomac dans un instant pareil ? Laissons faire la magie du moment…
Maladroitement, Wayne voulut attraper le visage de la jeune fille pressée contre lui. Il la sentait soudain fragile. Soudain, le besoin de la protéger se fit ressentir, aussi brusque que son geste, comme s'il était la bouée à laquelle il s'accrochait, et ses mains vinrent tout naturellement se poser sur ses épaules, puis dans le creux de son dos, entre les omoplates – jamais plus bas. Ce n'était pas ce qu'il cherchait. Mais il voulait l'entourer, qu'elle se sente en sécurité.
“Je sais à quoi tu penses”, dit-il lorsqu'ils eurent cessé. “Tu te crois indépendante. Tu ne veux compter sur personne. Tu te dis que comme ça, au moins, ils te laisseront tranquille de ce côté là. Mais…” “Mais est-ce que cela a vraiment une importance ?” reprit Hermione comme si elle avait compris où il voulait en venir et ne cherchait plus à s'en défendre. “Je suis sang-pur,” sourit Wayne. “Alors au pire… On s'en fout.”
Des paroles fort sages, proches de celles qui auraient pu être celles d'Helga Poufsouffle elle-même. Hermione était une personne compliquée, et elle avait trouvé en Wayne la seule chose qui pouvait venir à bout de ses démons : une âme simple, à l'opposé de la sienne, qui saurait apaiser ses tourments.
Bien sûr, Wayne n'en avait pas l'air, mais il avait aussi ses propres cauchemars. Seulement, lui s'appliquait à les ignorer. Tant qu'il ne les nommait pas, ils étaient informes, pas vraiment réels, sans danger. Il fallait les remplacer par ceux des autres, qu'il pouvait affronter sans risques.
Mais pour le moment ils ne pensaient plus à tout ça. Ils étaient biens. Tout était bien.
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Et voilà la fin d'un topic bien guimauve comme je les aime ! Un peu de fluff ne fait de mal à personne <3 |
|  | | | | Mamzelle Bulle avait un rêve un peu spécial [W.H] - FINI | |
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