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Luciolement Votre [+ coms en dessous]

 

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 Luciolement Votre [+ coms en dessous]

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Harry Potter
Élève de 7ème année



Féminin
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Date d'inscription : 20/11/2007

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MessageSujet: Luciolement Votre [+ coms en dessous]   Sam 7 Nov - 23:48

[Histoire inspirée après un week-end à Paris... Lors de la soirée des Buralistes. Pour la petite histoire: j'ai lié connaissance avec le chanteur de Jazz du groupe qui se produisait... Il m'appelle Luciole; d'où la teneur du texte... Quant aux étoiles d'argent, l'histoire est à prendre au sens propre du terme; vous découvrirez de quoi il s'agit à la fin! Sachant que je n'ai tout de même pas été les balancer en l'air dans le jardin :P Ca c'est juste pour la poétique. Les ramasser par contre... Oui je l'ai fait :P. Ahlala, une vraie gamine. Le texte de chanson n'était pas avec le texte à la base...]

De nuages en grises Terres
Sur un radeau sans océan
Et de lueurs en lucioles;
Sur une planète sans univers...
Au bout d'un ciel qui s'affole,
De perdre d'un souffle fou d'âme
Toutes ses lunes de charme
Toutes ses étoiles de papier.

J'ai trouvé sur le sol, des milliers de corps que j'ai ramassé. Petites lueurs grisées de solitude et de peur en carton frissonnant sur le grand tapis rouge. On les avait détaché de leurs cieux nappés de tissus, au cours d'une joyeuse bousculade ou d'un jeu cruel mais inconscient qui consistait à les pousser du bout des doigts pour les réunir; puis les faire glisser telles des miettes de pains jusqu'à ce qu'elles s'éparpillent à terre, éperdues, égarées mais belles... Ceux qui n'avait rien à dire comptaient les petits corps de lumière couchés sur la moquette rouge sans même songer à les ramasser. D'autres pariaient dans leur tête, quelle serait la première qui verrait ses membres déchirés les uns après les autres sous l'attaque fulgurante d'un talon haut ou d'une chaussure vernie.

Prunelles de lubies argentées
Sous ses paupières de lueurs;
Elle avait cette force, elle avait l'ailleurs.
Dont rêvent les neiges d'été
Et les étoiles; des étoiles de papier.

Bercé par le Jazz, l'immense cimetière aux étoiles était un endroit paisible à qui nul n'aurait donné le nom de linceul. La lumière manquait, certes, mais un trop plein de soleil aurait été un crime en ces lieux. Douce pénombre propice à la diffusion du mystère, de rencontres de demi-visages qui se parlaient à semi-voix. Enrobé de musique tantôt joyeuse, tantôt douce la magie des lieux dessinait sur la figure des gens, en guise de tatouage, un sourire évoquant le bonheur en personne.


La lumière de ses nuits profondes,
Berçait le prisme de nos larmes.
Et de ses jolis yeux sans monde;
Perdus, fragiles, enchanteurs
Nous emmenaient... Nous emmenaient ailleurs

Les talons hauts cherchaient les chaussures vernies sous les tables larges, recouvertes de nappes bleutées aux longues infinies appelant à la métaphore poétique. C'était un doux ciel presque noir mais serein qui cavalait jusqu'au sol d'un rouge carmin. Le soleil s'était couché depuis longtemps et nous avions eu accès aux cieux par la grande porte d'entrée.

De brumes d'arts en mystères
Sur une brise de folie sans vent
Et de lumières en lucioles;
Sur une planète sans univers...
Au bout d'un ciel d'accroche-cœur
Qui se dérobe et qui nous vole
Toutes nos lunes d'âmes et de cœur.
Toutes nos étoiles de papier.

Je n'étais jamais venu à Paris, mais dès mon entrée au sein du cimetière des étoiles, moi-même petite lueur grisée de solitude et de peur en papier mâchée, j'ai donné à ce lieu, le nom de linceul. Mes yeux ont suivi les mains assassines qui se saisissaient des petites étoiles pour les faire glisser sur le sol; mon regard a pleuré, les larmes d'argent et de carton que formait leur corps à l'agonie couché sur la moquette. C'était d'une telle beauté... Et d'une telle tristesse aussi, mais ce n'était pas surprenant au fond, car les choses les plus admirables de ce monde, sont hélas la personnification même de cette tristesse. Y a-t-il quelque chose de plus merveilleux pour la plume du poète que de décrire un amour évincé, trahi et perdu? Y a-t-il plus féroce pour le pinceau de l'artiste que l'envie de retranscrire à la perfection le regard digne d'un enfant qui pleure en silence? Pour eux tous, pour moi c'était la même chose... Le cimetière aux étoiles était l'endroit le plus envoûtant du monde.
Mais son histoire s'habille de poussière.
A plonger son souffle de vie dans le verre
L'enfant l'a volé, l'a fais captive;
Douce, liberté, belle folie qui s'archive.

Guerrière d'argent, héroïne de papier;
Que pouvait son vaillant aiguillon ?
Fragile comme les ailes d'une étoile
Étoile découpée dans le carton...
Contre le regard du monde qui se voile.

Mais j'avais perdu mon enfance, et avec elle, la force de vouloir changer le cours de la vie, croire que la tristesse n'est pas la plus belle des choses. Il n'y avait que cette gamine aux yeux presque transparents tant ils étaient vides qui galopait de table en table, passant ses doigts sur les nappes au bleu profond. Ses mains mal assurées glissaient à la façon des adultes, emportant les petites étoiles vers leur chute inexorable. Cependant, ces dernières cavalaient de leurs cieux pour tomber directement dans un petit mouchoir noir, minuscule... Invisible, à l'instar de cette gamine insignifiante. Frêle et fragile, maladroite poupée entourée de cheveux d'ébène, elle paraissait fantôme au milieu de cette soirée sans lumière. La seule clarté qui émanait de son petit corps d'encre c'était ces yeux transparents et limpides... Si beaux, si beaux oui et bien sûr... Si tristes. Elle ne voyait pas ce qui se passait autour d'elle, née aveugle à la vie ou l'étant devenu. Quelqu'un avait-il poussé son petit corps en bout de table sans s'en apercevoir? Un geste machinal du pouce alors que l'on discute avec son voisin pendant la réception? Mais, comment aurait-elle pu survivre? Son fragile être d'ombre lumineuse aurait-il eu la force de se redresser, malgré les talons hauts et les chaussures vernies qui se cherchent, et qui l'écrasaient à chaque seconde?

Luciole lunaire, plaies et blessures.
Ils ont piégé ses yeux de lumière,
Dans un petit pot de confiture.
Et le désarroi d'une nuit profonde,
Berce le prisme de ses larmes d'éther...
Au bout de son regard qui s'affole
Je regarde tomber l'argent qui s'étiole...
Et des étoiles, des étoiles de papier.

Toujours est-il que l'enfant aveugle, avait comme moi, nommé cet endroit linceul. Son coeur à défaut de ses yeux voyait bien les étoiles mourir, s'en saisissait et les fourrait dans son mouchoir. En passant près de moi, sans même se cogner aux obstacles, la petite se saisit de mon bras avec une force inouïe, poussant la porte d'entrée pour me faire sortir dans le parc gelé. Je frissonnait mais elle s'en moquait. Pour affranchir les petites survivantes, sans doute que la gamine avait besoin d'un témoin, histoire de rendre cela officiel. Après tout, pendant la soirée, elle avait mené sa guerre invisible pour sauver les étoiles argentées.

De papillons clairs en éphémères
Sur un sourire sans lèvres
Et de lueurs en lucioles;
Sur une planète sans rêves
Au bout d'un ciel trop frivole
Qui s'évapore et s'envole

Le spectacle de libération ne dura qu'une seconde, une seule, mais ce fut une seconde éternelle... L'enfant aveugle déploya son mouchoir dans un mouvement maladroit mais émouvant, si beau... Oui, si beau... Mais contrairement à ce que vous pensez, non, ce n'était pas triste! C'était joyeux! Et quand même très beau, plus enchanteur que n'importe quelle tristesse digne. Et les petites lueurs d'argent et de carton ont jailli, emportées par une brise glaciale après leur saut intrigué par l'élan de la gamine. Par centaines, les survivantes s'envolèrent, rejoindre leurs soeurs là-haut, dans des cieux bien plus hauts que le cimetière aux étoiles.

Loin des lucioles de nos coeurs

Qui à part elle et moi aurait pu songer un jour... à une telle folie? Personne sans doute... J'ai versé des larmes pour pleurer le meurtre de petites paillettes en papier argenté que l'on achète en grande surface, que l'on éparpille sur les tables puis que l'on jette après la soirée... Mais en douce folie, je me sais exégète. Ainsi, sans retenue, j'ai embrasé de couleurs le regard transparent et vide de mon enfance en lui suppliant de me pardonner; désormais brun et vivant, ces yeux miraient avec émotion s'éloigner les petites étoiles d'argent et de carton, peut-être mourraient-elles sur le parvis si le souffle de la nuit retombait... Mais j'aime à croire que ma brise de poésie enfantine aura prit le relai du vent pour les ramener dans les cieux; et sans honte aucune, j'ai commis une seconde folie, j'ai versé des larmes pour pleurer de bonheur en songeant à la libération des petites étoiles d'argent... Et de mon enfance.

Et des étoiles de papier.
Et des étoiles de papier...

© Calli Kayan/ Extrait du recueil "A l'aube de ma nuit" (titre provisoire)

-Dimanche 18 Octobre 2009 ( Pour le texte en prose)

-3 Novembre 2009 ( pour le texte de chanson)

-Samedi 7 Novembre 2009 ( Pour l'adaptation des deux Textes)

_________________
Avatar par Whoshibbdou et signature par Viria13

~Animagus Renard Roux Non Déclaré~



~L'Amour donne des ailes, mais aucune leçon de vol~

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