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Le monde de Tulkas [Fiction]

 

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 Le monde de Tulkas [Fiction]

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Nienna Anárion
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MessageSujet: Le monde de Tulkas [Fiction]   Ven 24 Juil - 16:30

[Je publierai au nombre de un chapitre par semaine, ou plus si j'ai le temps, en espérant que ma fiction vous plaise Vos commentaires sont les bienvenus

Cette fiction est aussi publiée sur ce site: www.poudlard.org, et elle est bien écrite par moi ! ]



Petit résumé avant de commencer: Annabelle qui est une rhumaine parfaitement normale doit déménager, la cause est la mutation de ses parents. Triste de devoir quitter sa ville natale ainsi que ses amis, elle ne sait pas que dans la ville où elle va emménager se trouve un monde imaginaire. Inconnu des humains. Dans son nouvel établissement, elle fait la rencontre d'un humain des plus mystérieux. Qui est-il ? Où habite-t-il ? Comment se fait-il que seule Annabelle puisse voir ce monde ? Vous aurez toutes les réponses en lisant cette fiction ^^




Le monde de Tulkas


Prologue




Dans une forêt, au sommet d’une haute tour, le Maître faisait les cents pas. Celui-ci haut de deux mètres était particulièrement imposant, par sa taille et sa posture. La pénombre omniprésente empêchait quiconque d’apercevoir son visage. Personne n’osait s’aventurer jusqu’au sommet, des petits garnements – trop curieux - avaient pourtant essayés, la peur les avaient envahi avant même d’avoir parcouru la moitié du chemin. Furieux qu’on tente de le déranger, il infligeait aux chenapans une correction digne d’un grand Maître.

On pouvait percevoir un léger bourdonnement ainsi que des chuchotements, un être minime, d’une étrange petitesse voletait au-dessus de son épaule. Le Maître répondait à haute voix tandis que la Chose qui voltigeait à son côté murmurait, de peur de se faire entendre. Malgré cela on parvenait – en tendant l’oreille – à entendre ce qu’elle disait. Haute de quelques centimètres, la Chose semblait avoir une grande importance, peut-être était-elle la confidente du Maître ? Peut-être était-elle indispensable à sa survie ? Ou elle pouvait être une créature adoptée par le Maître ?

-Elle ne va pas tarder à trouver notre monde, murmura-t-il de sa voix sombre et monotone.
-Que va-t-il se passer Aranruth ? Lui demanda la petite créature.
-La guerre Miriel, si les Maîtres des autres clans l’accueillent les bras ouvert, ils auront choisi la guerre.

Il partit dans un rire maléfique, la Chose frissonnait à son côté, puis voyant que le Maître ne plaisantait pas elle partit, elle aussi, dans un rire encore plus diabolique, ce gloussement ressemblait à un éternuement. Du haut de sa tour ils pouvaient apercevoir les six royaumes, des six clans différents. Étant le Maître d’un de ces clans, son attention était tout particulièrement centrée sur son clan, celui des Drows, mais aussi sur l’arbre central qui permettait l’accès aux royaumes.

-J’attend sa venue Miriel et crois-moi celui qui la fera entrer le regrettera…
-Je n’en doute pas, je me chargerais moi-même de son sort ! Lança la petite créature.



_________________


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Nienna Anárion
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MessageSujet: Re: Le monde de Tulkas [Fiction]   Dim 26 Juil - 13:50

Chapitre 1: Déménagement


-Célia, je dois t’annoncer quelque chose d’important.

Les larmes aux bords des yeux, Annabelle devait annoncer à sa meilleure amie – qui l’était depuis maintenant seize ans - qu’elle devait quitter la ville. Célia attendait la suite, mais son amie n’arrivait pas à formuler la fin de sa phrase. Assises devant le lycée de la ville, les deux amies se tenaient l’une à côté de l’autre. Le muret en briques haut d’une cinquantaine de centimètres était leur endroit favori pour parler durant des heures. Annabelle prit une profonde inspiration, les lèvres tremblantes, elle balbutia :

-Je dois partir.
-Partir où ? Demanda Célia perplexe.

Les larmes coulaient sur ses joues, elle ne pourrait certainement plus prononcer un mot avant un petit moment. Elle savait qu’elle reverrait Célia, mais quand ? Ça pouvait être dans un mois comme dans un an… Annabelle savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas remplacer sa meilleure amie, une meilleure amie ça ne se remplace pas. Elle réussit à ajouter deux mots qu’elle susurra :

-Loin d’ici…

Devant la mine effroyable d’Annabelle, Célia ne put ajouter un mot. En guise de réconfort, elle se contenta de prendre la dans ses bras et de la serrer très fort contre sa poitrine afin de lui montrer qu’elle serait toujours là pour elle quoi qu’il advienne.

-Ne pleure pas Anna, quoi qu’il arrive nous nous reverrons.
-Oui tu as raison, tenta-t-elle de dire entre deux sanglots.

Annabelle resta ainsi durant plusieurs minutes, les bras de Célia étaient les plus réconfortants. Elle s’y était déjà réfugiée à maintes reprises, il en était de même pour Célia. Ces deux jeunes filles se complétaient, quand l’une allait mal, l’autre savait la réconforter et vice versa. En ce samedi ensoleillé, les deux jeunes filles n’avaient nul envie d’aller à la plage. Elles désiraient passer le plus de temps ensemble avant la séparation. Elle sortit la tête de l’épaule de Célia et s’écria :

-Je vais organiser une fête ! Une fête d’adieu. Qu’en penses-tu Célia ?
-Oui, oui ça peut-être une bonne idée, qui inviterais-tu ?
-Une bonne partie de la classe, enfin tu sais ceux avec qui nous passons la plupart de notre temps libre, à savoir une dizaine de personnes, et puis Mika sera là…

Elle avait prononcé ce prénom tout en observant Célia, elle savait qu’elle avait un penchant pour lui, et se serait peut-être une bonne occasion pour que ces deux ci se rapprochent ! Célia, un sourire en coin, pinça Annabelle. Puis elles partirent dans un rire nerveux. Un rire qu’elles connaissaient très bien, celui d’une amitié qui durant depuis des années. Célia après s’être vengée, lui proposa de la raccompagner chez elle. Elles habitaient à une rue de décalage. Dans une ville nommée Hearst dans l’État d’Ontario au Canada. Annabelle y vivait depuis sa naissance et était familiarisé à l’environnement qui l’entourait. Les deux jeunes filles décidèrent donc de rentrer, elles empruntèrent le boulevard principal. Annabelle et Célia qui étaient âgées de dix-sept ans possédaient déjà leur permis depuis presque un an. Le père d’Annabelle, Marc Evans, avait dégoté une petite voiture à un prix très raisonnable chez un garagiste. Seulement, elle préférait se servir de ses jambes plutôt que de son véhicule.

-A demain Célia, je viendrais te chercher en début d’après-midi.

Les deux amies s’embrassèrent sur une joue, comme à leur habitude. Elle habitait une petite maison de style fermette, une maison de taille moyenne refaite en colombage. La porte d’entrée se trouvait au centre de cette petite maisonnette. Pour y accéder, il fallait taper un code à quatre chiffres sur le boîtier situé en dessous de la sonnette. La famille Evans avait pris de nombreuses précautions depuis que leur demeure avait été cambriolée à trois reprises. Annabelle n’eut pas le temps de poser son doigt sur le premier chiffre que la porte s’ouvrit, sa mère, Clara Evans, avait enclenché le bouton permettant l’ouverture de la porte de l’intérieur. Elle entra, essuya ses pieds sur le paillasson, défit ses chaussures, les rangea dans le placard situé à droite de la porte, puis se dirigea vers la cuisine qui se trouvait, elle aussi, à droite de l’entrée. Sous le regard de ses deux parents, elle se servit à boire et à manger puis se dirigea vers les escaliers qui menaient aux chambres et à la salle d’eau.

-Anna, s’enquit sa mère.

Annabelle prit la peine de se retourner et attendit que sa mère dise autre chose.

-Nous devons t’annoncer quelque chose, ton père et moi… Nous…
-Oui je sais ce que vous avez l’intention de faire, s’écria-t-elle. Vous n’avez pas le droit de nous faire ça à Léana et moi, vous ne vous vous rendez pas compte de ce que vous faites ?! Cria-t-elle encore plus fort.
-Mais ma chérie, nous… essaya de nouveau sa mère.
-Vous n’avez pas le choix oui, oui je sais tout, je vous ai entendus ce matin. Vous pourriez être plus discrets si vous voulez faire des cachotteries !
Annabelle fut prise d’un sanglot et pour ne pas faire face à ses parents préféra monter dans sa chambre. Elle déposa son jus de fruit et son cookie sur son bureau et claqua la porte un coup sec.

-Ils n’ont pas le droit, ils n’ont pas le droit… murmura-t-elle la tête enfouie dans son oreiller.

De leur côté, Clara et Marc ne savaient pas comment faire pour l’annoncer à leur deuxième fille, celle-ci était la cadette et elle était encore plus attachée à cette ville que sa sœur aînée. Léana avait soufflé ses douze bougies la semaine d’avant.

-Comment allons-nous l’annoncer à Léana, Marc ? Elle le prendra très mal…

Marc regarda sa femme, les yeux brillants, ils n’aimaient pas voir lorsqu’une de leurs filles éprouvaient du chagrin, et ils le détestaient davantage quand ce chagrin était de leur faute.

-Nous n’avons qu’à refuser l’offre, Clara. Je pense que c’est la meilleure solution pour garder l’équilibre dans notre famille.
-Quelle offre ?! S’enquit Léana qui était entrée dans la maison sans faire de bruit, sa tête dans l’entrebâillement de la porte.
-Rien, rien ma chérie, nous discutons ton père et moi. Ne t’inquiètes pas, va dans ta chambre.

Léana obéit à sa mère et monta dans sa chambre. Les parents Evans confrontaient les arguments pour et contre. Tandis que Léana frappait à la porte de chambre d’Annabelle, cette dernière ne répondit pas, Léana décida d’entrer quand même. Elle pénétra dans la chambre sans faire le moindre bruit, comme elle avait prit l’habitude de le faire depuis un petit moment.

-Que se passe-t-il Annabelle ? Pourquoi maman avait une si triste mine ?

Annabelle qui était allongée de tout son long dans son lit se releva et s’assit à côté de sa sœur. Elle la regarda sans ajouter un seul mot.

-Je n’aime pas quand tu me regardes comme ça Annabelle. Dis-moi ce qu’il se passe s’il te plait.
-Écoute moi bien, c’est très important, promets-moi de ne pas te fâcher. C’est d’accord ?
-Oui, c’est d’accord, on fait notre serment ?

Annabelle prit la main de sa petite sœur la tourna un quart vers la droite, un quart vers la gauche et entreprit de cracher dans la paume de sa main et de resserrer celle de sa petite sœur une fois que toutes les deux auraient crachées dans leur main respective. Léana la coupa en plein élan :

-Anna, ont est vraiment obligées de le faire ?
-C’est toi qui as voulu faire le serment, renchérit-elle.
-Bon très bien d’accord. Léana cracha dans sa main et s’empara de celle de sa sœur. Le serment des deux sœurs Evans était donc réussit.

-Papa et maman, commença Annabelle, on reçu une offre dans une autre ville et donc et bien… nous devons quitter cette ville et partir dans une autre.
-Ce n’est pas vrai ?! S’écria Léana.
-J’ai bien peur que si…
-Mais comment je vais faire pour continuer l’école et puis mes ami(e)s ?
-Ne t’inquiètes pas, ils viendront nous rendre visite dans notre nouvelle maison. Et puis tu sais il y a des écoles dans chaque ville, nous t’en trouverons une autre, j’en suis sure !

Léana rit, un rire qui était plutôt nerveux. Tout compte fait, pour Annabelle, l’idée de se faire de nouveaux amis n’était pas si mauvaise et puis Célia viendrait pendant les vacances scolaires. Annabelle s’habituait petit à petit à cette idée de changer de ville. Elle était légèrement moins triste que quelques heures auparavant. Elle essaya de persuader sa sœur.

-Tu sais Léana, tu me dis si tu es d’accord, on peut faire la part des choses, les points négatifs sont tout simplement, le fait que tu vas voir moins souvent tes amis, parce que tu continueras à les voir ça je te le promets. Tu vas changer de maison, c’est sur ça me fais mal au cœur à moi aussi, mais on va sûrement en avoir une plus grande et plus belle. Tu auras largement l’occasion de te faire de nouveaux amis avant la rentrée scolaire puisque nous ne sommes qu’au mois de juin, tu auras tout l’été. Et puis la ville est peut-être plus belle et plus grande, on pourra faire plus de shopping !

A cette idée, Léana sourit, elle aimait beaucoup le shopping, pour son jeune âge, ça promettait !

-En faite tu sais Anna, ça ne me dérange pas de changer d’école, je n’avais pas vraiment d’amis dans celle-là. Et puis comme tu dis les enfants seront peut-être mieux dans l’autre ville. Je vais être très triste, ça c’est sur, mais ça passera et puis, du moment que je continue à voir pendant les vacances deux ou trois copines ça devrait aller. Et puis, je pourrais les présenter à mes nouvelles copines. Oui ! C’est une bonne idée ça !
-On va annoncer la nouvelle à papa et maman ?

Annabelle était heureuse d’avoir pu « convaincre » en quelque sorte sa petite sœur, la tâche s’était révélée plus facile qu’elle n’en avait l’air au départ, les deux jeunes filles seraient toutes les deux tristes à l’idée de quitter leur ville natale, mais avec le temps cela changerait probablement. Les deux jeunes filles descendirent calmement les marches des escaliers pour se rendre dans la cuisine, là où se trouvaient leurs parents.

-Nous avons pris une décision Léana et moi. Nous sommes d’accord pour quitter cette ville et partir ailleurs.


Dernière édition par Nienna Anárion le Lun 10 Aoû - 13:35, édité 2 fois
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Nienna Anárion
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MessageSujet: Re: Le monde de Tulkas [Fiction]   Ven 31 Juil - 15:42

Chapitre 2: Fête d'Adieu


Durant cinq jours, Annabelle et Célia préparèrent la fête. A savoir, le nombre d’invités, l’accord de ses parents, les cartes à distribuer aux amis, l’arrangement pour que ses parents ne soient pas présents pendant la soirée et enfin les achats. En ce qui les concerne, c’est ce qui fut le plus long étant donné qu’il y avait ceux pour les tenues vestimentaires, ceux pour la déco et ceux pour la nourriture. Annabelle était très difficile en matière de vêtements, il lui fallait quelque chose de simple mais pas trop. La tenue de Célia avait été trouvée après seulement trois essayages, alors que celle de son amie fut trouvée après une vingtaine d’essayages. Il leur avait fallu deux jours pour l’ensemble des achats, une journée pour fabriquer les petites cartes d’invitations, la jeune fille était restée une journée chez elle pour convaincre ses parents, il ne lui avait fallu cependant que quelques minutes. Ses parents lui avaient accordé cette petite fête à une condition, Léana pouvait inviter elle aussi quelques unes de ses amies. Elle avait acquiescé, n’ayant pas le choix. Etant donné que sa petite sœur serait de la soirée, il lui fallait bien évidemment une nouvelle tenue. La sœur aînée lui avait donc proposé une petite après-midi shopping. Léana avait accepté immédiatement, elle aimait le shopping et n’était pas difficile. Elle aimait tous les ensembles qu’elle essayait, le choix final fut crucial ! Il restait donc une journée pour distribuer leurs invitations, préparer le repas ainsi que la décoration. Au total, ils seraient quinze, avec les deux amies de sa sœur cadette. Annabelle s’empara du téléphone :

-Célia ? Salut c’est Anna ! Je voulais simplement te signaler que je commence la déco dans un quart d’heure donc si tu veux m’aider !

Elle raccrocha puis monta dans la chambre de sa sœur. Elle monta les escaliers quatre à quatre, Célia serait là d’une minute à l’autre.

-Léana, tu viens, on commence la déco !

Les parents des deux filles s’étaient organisés un week-end de deux jours dans un hôtel où ils pourraient bénéficier d’autant de soins du corps qu’ils le désiraient, ils étaient partis dans la matinée et seraient donc de retour le dimanche dans l’après-midi. Annabelle sortit d’un placard un sac contenant la décoration. Elle s’empara du sac renfermant les ballons à gonflés. Elle en prit un, puis un autre, encore un et ainsi de suite. Elle fut interrompue par la sonnette. Elle alla ouvrir, c’était Célia.

-Anna tu es toute rouge ! Tu viens de faire un footing ?

En guise de réponse, elle lui montra les ballons qu’elle venait de gonfler. Célia lui sourit puis s’empara d’un nouveau ballon à gonfler. Une fois tous gonflés, elles les attachèrent trois par trois puis les placèrent aux quatre coins de la salle à manger, qui s’était transformée en salle de danse ! Tous les meubles avaient été déplacés contre les murs et il n’y avait plus rien au centre. Annabelle avait demandé à un de ses amis s’il pouvait ramener quelques enceintes, des jeux de lumière et des disques pour qu’ils puissent danser. Elle n’aimait pas beaucoup la danse, mais il en fallait pour animer une soirée. Cette dernière avait trouvé des banderoles de papiers où était écrits différents mots de bienvenue aux invités et d'autres étaient des déroulants de différentes formes. L’après-midi était maintenant bien entamée et les trois jeunes filles en avaient bientôt terminées avec la déco, les meubles et le canapé furent recouverts d’une toile blanche afin que ceux-ci ne soient pas abimés. Les murs étaient recouverts de ballons et de banderoles, elles avaient laissé la place pour que le garçon qui ramenait le matériel de musique ait la place pour s’installer. Il était maintenant quatre heures de l’après-midi et les trois jeunes filles devaient alors se coiffer ainsi que se maquiller, après avoir chacune prit une douche. Célia qui avait quelques dons en maquillage et coiffure s’était portée volontaire pour coiffer les deux sœurs, en guise de récompense, Annabelle lui avait acheté un petit cadeau qu’elle lui offrirait dans la soirée.

Léana s’empara la première de la douche, la petite était pressée de se faire toiletter. Après vingt minutes d’attente, la cadette sortit de la douche ses longs cheveux mouillés. Elle était brune aux yeux bleus, la couleur de ses cheveux faisait ressortir celle de ses yeux. Elle avait une chevelure particulièrement belle, en effet ses cheveux avaient un effet ondulés.

-Viens t’asseoir ici Léana. Qu’est-ce que je te fais ? Tu as une idée ? Demanda Célia de sa douce voix.
-J’aimerais un chignon haut avec des boucles anglaises. Ça ira ?
-Oui, ne t’inquiètes pas, je pense y arriver. Dis donc, c’est une coiffure de dame que tu me demandes !!

La petite Léana aimait être hors du commun, c’est pourquoi, elle souhaitait une coiffure plus sophistiquée que celle de sa sœur ainsi qu’une robe plus élégante. Elle voulait qu’on la remarque et pour son jeune âge, cela pouvait paraître étrange. Annabelle prit ensuite sa douche. Elle fut nettement plus rapide que sa jeune sœur et sortit de la salle d’eau en l’espace de dix minutes. Ses cheveux reposaient sur ses épaules et étaient dégradés. Contrairement à sa sœur, elle n’était pas brune mais blonde, sa chevelure brillait aux reflets du soleil, les yeux étaient eux aussi bleus. Les deux sœurs avaient pour seules ressemblances, leur sourire et leurs fossettes. Célia était en pleine concentration, la coiffure que demandait Léana était particulièrement délicate. Plus les cheveux étaient longs et plus la coiffure serait longue, plus le nombre de pinces à chignon seraient important et plus elle aurait de travail ! Léana était particulièrement calme, cela intriguait sa sœur, ses yeux rivés sur le miroir elle se regardait et examinait toutes les manœuvres de Célia. Celles-ci étaient particulièrement soignées, la coiffeuse des deux jeunes filles était très concentrée, mieux valait ne pas la déranger. Pour le moment, la coiffure de la petite ne ressemblait à rien, ses cheveux étaient attachés dans tous les sens et sur toutes les parties de son petit crâne. Célia enfilait dans la chevelure un très grand nombre de pinces à chignon, en effet, pour faire tenir une telle épaisseur de cheveux il fallait aimer souffrir car les épingles étaient particulièrement douloureuses. Cependant, le visage de la jeune fille ne laissait passer aucune expression. Elle se contemplait toujours dans le miroir, ses traits fins montraient son jeune âge, ses yeux en forme d’amandes lui permettaient d’avoir un regard profond et intensif, son nez aquilin lui donnait l’aspect d’une petite souris, quant à sa bouche, celle-ci était bien fournie, les lèvres étaient de taille moyenne ; c’est-à-dire peu volumineuses.

-Tu veux quel genre de coiffure Annabelle ? Demanda Célia.
-Oh, quelque chose de simple, je veux juste que mes cheveux soient ondulés et une pince de chaque côté pour les retenir.
-Très bien, ça ira très vite alors ! Lui lança-t-elle, le sourire aux lèvres.

Puis elle continua d’enrouler les cheveux de Léana dans le fer à bouclé, puis de les insérés dans le chignon et ainsi de suite. Léana sortit de la salle de bain, une cinquantaine de pinces déposées de part et d'autre du chignon, le bout de ses cheveux, maintenus à l’intérieur de ce dernier, bouclés. La jeune fille ressemblait à une princesse, elle n’avait plus qu’à enfilé son trente et un puis se serait parfait !
Après une heure d’attente, ce fut au tour d’Annabelle, posée devant le miroir à l’emplacement où sa petite sœur se trouvait quelques minutes auparavant, elle attendait que son amie fasse une petite pause. Célia plongée dans sa malle, cherchait trois petites pinces afin de les déposer dans les cheveux de son amie. Elle releva la tête avec trois barrettes de couleur rouge vif.

-Je trouve que le rouge va bien aux blondes lui dit-elle.

Annabelle acquiesça et ferma les yeux, elle aimait qu’on lui touche le crâne, s’était une sensation agréable. Son visage était plus rond que celui de sa sœur cadette, ses yeux étaient eux aussi ronds et plus grands que ceux de Léana ; son nez était légèrement moins aquilin que celui de sa sœur, quand à sa bouche elle était dotée de lèvres bien fournies. Annabelle avait quelques tâches de rousseur, celles-ci se voyaient peu, voir quasiment pas. Elle avait un regard qui était la plupart du temps songeur, rêveur et avait souvent la tête ailleurs. Contrairement à sa petite sœur, elle n’avait pas l’allure d’une princesse, Annabelle était jolie mais n’aimait pas se faire remarquer. Sa coiffure fut achevée en vingt minutes. Célia prit une douche et se coiffa elle-même, à dix-neuf heures, elles n’avaient plus qu’à mettre leur tenue et attendre que les invités arrivent.

Célia était vêtue d’un pantalon en toile noire et d’une chemise en soie violette, en guise de coiffure, elle s’était simplement fait une queue haute. Elle avait mit de la poudre de couleur violette sur ses yeux pour faire ressortir la couleur de sa chemise. Léana était vêtue d’une robe verte kaki qui tirait un peu vers le marron. Elle descendait jusqu’aux genoux et elle avait des chaussures sans talons de la même couleur que sa robe. Quant à Annabelle, elle avait passé une robe de couleur rouge vive, cette robe était formée d’un buste et elle descendait jusqu’aux genoux comme celle de sa sœur. A la seule différence, la sienne était plus ample que celle de la petite. Une fois toutes prêtes, elles se dirigèrent toutes vers la cuisine. Le repas était très simple. En guise « d’entrée », elles avaient choisies des gâteaux apéritifs, qu’elles disposeraient dans des assiettes de différentes formes. En ce qui concerne le plat principal, elles avaient choisies la simplicité, c’est-à-dire des pizzas avec différents assortiments – trois fromages, champignons, jambons, tomates, mozzarella. Pour le dessert, Annabelle avait réalisé sa spécialité autrement dit, la mousse au chocolat accompagnée d’une brioche. Pour tout ce qui était des boissons, elle avait choisit de ne pas donner d’alcool mais uniquement des sodas. Elle ne voulait pas être responsable des dégâts que peuvent engendrer l’alcool.
Un premier coup de sonnette retentit à dix-neuf heures trente. Annabelle alla ouvrir, c’était Franck, celui qui apportait la musique.

-Salut Franck ! Ça va ? Tu as réussis à tout prendre ? Lui demanda-t-elle.
-Oui, c’est dans mon coffre. Tu es sublime ! Lui lança-t-il.
-Oh merci, lui dit-elle tout en rougissant.
-Je vais chercher le matériel tu laisses la porte ouverte !

Il déposa trois cartons sur le seuil de la porte et commença ses montages, il lui fallut une dizaine de minutes pour que les lumières et les enceintes soient installées. Une deuxième, puis un troisième coup de sonnette retentit dans le salon, il ne manquait plus qu’une personne. Annabelle chercha Célia du coin de l’œil, elle n’eut pas à chercher longtemps, elle était assise sur le sofa à côté de Mika. Elle la laissa et chercha sa sœur.

-Léana tu peux servir à boire aux jeunes pendant que je sers les amuses gueules ?

Sa sœur acquiesça et demanda à haute et intelligible voix ce que souhaitait boire les amis de sa sœur. Elle fit le service pendant qu’elle servait les gâteaux aux autres, quand une voix l’interrompit :

-Hey au faite Anna, lança Franck, tu ne nous as pas dit pourquoi tu nous réunissais ici ?!

Elle ne sut quoi répondre, c’est vrai, elle n’avait pas encore annoncé la mauvaise nouvelle.

-J’attends que Samia arrive et je vous le dirais, lui lança-t-elle.

Au moment où elle finit sa phrase, on toqua à la porte, elle alla ouvrir et elle accueillit Samia les bras ouverts. Tous les invités étaient arrivés et installés sur les chaises et le canapé. Tous les regards étaient portés sur elle. Les quatorze paires d’yeux la regardaient fixement.

-Aller Anna, un discours, un discours !!!
-Et bien, euh, je vous ai réunis ce soir, parce que, vous êtes mes amis les plus proches, je parle au nom de ma petite sœur aussi, parce que, nous allons… nous allons partir d’ici ma famille et moi.

Elle se stoppa net, prise par un sanglot. Le fait de voir tous ses amis réunis, ceux qu’elle avait depuis des années, lui faisait un pincement au cœur. Sa sœur la rejoignit et prit sa main. Annabelle regarda sa petite sœur et lui sourit. Elle lui susurra ses mots :

-Merci Léana. Sa petite sœur la regarda dans les yeux, ils brillaient.

Tous ses amis la regardaient, tous ébahis, ne sachant que dire. Annabelle les regarda tous un à un puis elle reprit :

-Vous êtes là pour faire la fête ! S’écria-t-elle.

Tous ses amis poussèrent un petit cri, un cri de joie, certainement une façon de lui montrer qu’ils étaient tous en forme pour se coucher à une heure bien tardive ! Les discussions reprirent toutes, les uns rigolaient pendant que les autres affichaient sur leur visage une mine sérieuse, montrant qu’ils avaient une discussion sérieuse. Annabelle était contente du déroulement de la soirée. Elle se rendit dans la cuisine afin de voir si ses pizzas ne brûlaient pas ! Une jeune fille nommée Elisa la rejoignit dans la cuisine, c’était une personne avec qui Annabelle aimait passer du temps, elle était très calme et émotive.

-Tu pars vraiment Anna ? Lui demanda-t-elle la prunelle de ses yeux brillante.
-Oui c’est vrai, mes parents sont mutés et nous n’avons pas le choix…

Elisa prit Annabelle dans ses bras et la serra pendant un petit moment. Une fois leur étreinte desserrée, elle la regarda et lui dit :

-On est là pour faire la fête non ?!

Elles repartirent toutes les deux dans la salle principale et Franck éteignit les lumières et mis les siennes, la salle dans la pénombre, les jeunes s’invitaient mutuellement à venir danser. Franck qui avait un faible pour Annabelle depuis un certain temps pris son courage à deux mains et lui proposa de venir danser avec lui, c’était peut-être la dernière fois qu’il la verrait, autant tenter sa chance. Elle accepta et ils partirent comme deux fous sur la piste de danse. Au même moment, la musique devint plus calme, cela ressemblait à un slow, Franck tendit ses bras à sa cavalière, celle-ci un peu perturbée accepta. Leur étreinte serrée l’une contre l’autre, il déposa sa tête dans le creux de l’épaule d’Annabelle, celle-ci ne sachant pas quoi lui dire pour le repousser le laissa faire. Le jeune garçon ne faisait pourtant rien de mal, mais elle ne se sentait pas à l’aise, certainement car elle n’avait jamais rien ressentit pour lui. Les mains du jeune homme placées sur la taille d’Annabelle avaient une légère tendance à descendre, elle était concentrée uniquement sur ces dernières, ne sachant pas comment lui faire comprendre que cela la gênait, elle les prit puis les remonta un cran plus haut. Franck sortit sa tête de l’épaule de sa cavalière, il ne comprenait pas pourquoi elle avait eut cette réaction.

-Qu’est ce qui se passe ? Lui demanda-t-il l’air perplexe.
-Rien c’est juste que tes mains étaient trop… trop… basses. Réussit-elle à dire.
-Ne t’inquiètes pas Annabelle, je sais que je ne t’intéresse pas, mais j’aime bien être avec toi c’est tout, je n’ai pas de vilaines pensées !


[Je n'ai pas assez de place pour la fin de mon chapitre, donc la suite est dans le prochain post ]

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MessageSujet: Re: Le monde de Tulkas [Fiction]   Lun 3 Aoû - 18:42

Suite du Chapitre 2 : Fête d'Adieu


Annabelle morte de honte préféra ne rien répondre et continuer le slow comme si de rien n’était. Puis le slow prit fin, une musique des années 80 très vivace prit la relève. Les jeunes dansèrent tous, elle fut surprise de voir à quel point sa soirée se passait à merveille. Elle prit le temps de s’aérer dehors, encore sous le choc des paroles de Franck, elle avait été trop brusque avec lui et elle espérait qu’il lui pardonnerait son geste ! Entre deux danses Annabelle leur proposa de manger un petit bout, ils acceptèrent, et aussitôt finis, ils repartirent sur la piste de danse. Ils dansèrent encore et encore. Les jeunes s’arrêtaient uniquement pour boire un peu d’eau ou bien pour grignoter. Au moment du dessert, il était déjà trois heures du matin et les jeunes ne montraient aucuns signes de fatigue. Ils mangèrent le dessert, tous félicitèrent Annabelle pour son coup de main, puis ils repartirent danser pendant plusieurs heures, c’est seulement vers six heures du matin que quelques personnes s’affalèrent sur le sofa et que les autres décidaient de s’arrêter de danser, elle put distinguer que Célia était dans les bras de Mika, Annabelle ne l’avait pas vu de la soirée, quant à sa petite sœur elle était partit de la salle et elle la retrouva allongée dans son lit avec ses deux amies. Les invités décidèrent de gonflés leur matelas et de se coucher. Ils discutèrent pendant une heure environ, puis au fur et à mesure tous sombrèrent dans un sommeil profond.

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Nienna Anárion
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MessageSujet: Re: Le monde de Tulkas [Fiction]   Lun 10 Aoû - 13:38

Chapitre 3 : Nouveau Départ


Le jour se leva et illumina l’étendu du salon, les corps encore endormis sur les matelas encombrant l’ensemble de la pièce furent réchauffés par les rayons du soleil levant. Ils étaient tous endormis profondément, l’un se retournait, l’autre se découvrait, plus loin Célia dormait à côté de celui qu’elle admirait, de l’autre côté de la pièce, Annabelle avait les yeux ouverts, elle ne dormait plus depuis un petit moment, réveillée par une nuit trop agitée. Elle ne réalisait toujours pas que d’ici une semaine elle n’entrerait plus dans cette maison, ne remonterait plus le boulevard central pour aller au lycée, n’aurait plus des moments complices avec sa meilleure amie et surtout, elle ne reverrait plus tous ces visages. Les yeux rivés sur ses amis, elle les regardait tous un à un, c’était certainement une façon pour elle de mémoriser leur visage, elle ne les reverrait pas tout de suite. Des larmes coulèrent sur son visage, depuis qu’elle avait appris le départ de sa famille, Annabelle était très émotive et il est vrai qu’elle pleurait souvent. Cependant, sa douleur était compréhensible, quitter l’endroit où l’on a passé toute sa vie, cela devait être une étape difficile. Elle fut sortit de ses pensées par Elisa qui l’observait, allongée sur le matelas chevauchant le sien. Elle essuya ses larmes précipitamment puis lui adressa un sourire.

-Ça va, tu as bien dormis ? Lui demanda Annabelle.

En guise de réponse elle acquiesça, celle-ci venait tout juste d’ouvrir ses yeux qui se refermèrent presque automatiquement. Tous dormaient, emmêlée dans ses couvertures, elle décida de se lever ; elle enjamba les corps endormis, le sien encore engourdi suite à une mauvaise posture manqua à deux reprises de la faire basculer. Une fois arrivée de l’autre côté du salon, elle décida d’aller prendre une douche, la pendule indiquait qu’il était encore de très bonne heure. Une bonne douche chaude lui ferait le plus grand bien. Elle entrouvrit la porte de chambre de la petite, celles-ci dormaient les unes sur les autres. Elle traversa la petite mezzanine pour se rendre dans la salle de bains, Annabelle prit à la volée un haut et un bas, de façon à être habillée convenablement lorsque ses amis se réveilleraient.

Elle redescendit une vingtaine de minutes plus tard, ses cheveux mouillés, sa coiffure envolée et sa robe rangée ; elle pénétra dans la cuisine, sortit plusieurs bouteilles de jus de fruits différents. Son préféré était le jus d’ananas, elle prit des tartines de brioche ainsi que différents pots de confitures ; il y en avait trois en tout, à la groseille, à la fraise ou à l’abricot. Elle sortit un quatrième pot, celui au Nutella et elle commença à se faire ses tartines qu’elle mangea aussitôt. Annabelle entreprit de ranger la cuisine, seulement elle se ravisa, au moment où elle commençait, elle entendit des bruits de pas en provenance de la cuisine. Célia entra, les cheveux ébouriffés, les yeux à demi clos, elle avançait tel un zombie.

-Tu as bien dormis ?
-Humm, lui répondit-elle la voix enrouée.

Annabelle n’insista pas, voyant les lèvres rougies de sa meilleure amie, elle comprit rapidement que ces deux là avaient du passé une grande partie de leur soirée à se bécoter. Elle sourit à cette idée, voyant que Célia cherchait quelque chose du regard elle lui demande, cette dernière répondit :

-Est-ce que tu as de l’aspirine ? Ou un cachet pour la tête ?
-Euh oui, attends cinq minutes je vais te chercher ça, répondit-elle.

Annabelle fut de retour en l’espace de quelques secondes, son amie s’était servi un jus de fruit ainsi que deux tranches briochées. Elle ne tenta pas de discuter avec elle, la laissant dans ses pensées, elle s’attaqua à la vaisselle dans l’évier, voyant que son amie ne prenait pas la parole, elle décida de ne rien ajouter. Les amis de la jeune fille arrivèrent un à un dans la cuisine, s’installant chacun leur tour sur un tabouret de façon à déjeuner un petit quelque chose. Les discussions commencèrent, tous parlaient de la soirée qui s’était achevée, tous sauf Annabelle ; elle s’était échappée dans le salon. La situation était oppressante dans la cuisine, tous étaient installés les uns sur les autres, elle avait besoin d’un peu plus d’air. Elle prit le temps de dégonfler chaque matelas, de plier toutes les couvertures, de décrocher toutes les banderoles et de remettre les meubles à leur place. Elle savait qu’elle ne reverrait plus ces visages avant un petit bout de temps, mais elle n’avait pas envie de rester étouffer dans la cuisine. L’air un peu morose, elle se décida, après avoir tout ranger, de retourner vers ses amis.

-Anna, lui lança Célia qui avait retrouvé sa langue, où étais-tu passée ?
-Dans le salon, maugréa-t-elle.
-Qu’est-ce qui ne va pas ? Demanda-t-elle l’air peu soucieuse.
-Rien.

En l’espace de deux secondes, Célia était de nouveau sur les genoux de Mika et elle ricana, la situation dans laquelle se trouvait Annabelle n’avait pas l’air de la tourmenter. Elle leur tourna le dos et se remis à faire la vaisselle, une montagne de questions vinrent titiller son esprit, dans ses pensées, elle n’entendait plus les conversations qui l’entourait. Elle pensait à la perte de ses amis, de cette maison, de cette ville, de tout. Sa mauvaise humeur provenait de là, elle ne voulait pas les quitter. Tous quittèrent la cuisine pour se rendre dans le salon et rassembler leurs affaires, la porte s’ouvrit.

-Annabelle ! On range nos affaires dans les voitures ! Cria une voix féminine.

Il était déjà prêt de midi et ses parents ne tarderaient pas à rentrer, leur séjour en amoureux s’achèverait donc. Sa mère étant maniaque, plus particulièrement, elle était atteinte de la maladie du ménage et surtout du rangement, si on peut le dire comme tel ; Annabelle devrait alors tout ranger et rien ne devrait avoir bougé de place. Elle songea à sa petite sœur, pendant que les autres remplissaient leur coffre de voiture, elle n’était toujours pas éveillée et ses amies non plus. Elle décida donc de monter voir, elle toqua à la porte et entra :
-Léana, tu es prête ? Maman et papa ne vont pas tarder à rentrer et tu sais… il faut tout ranger !
-Oui, oui, j’arrive !

La jeune Léana était en train de s’habiller ainsi que ses deux amies, elles descendirent quelques minutes plus tard ; Annabelle eut le temps de serrer deux de ses amis, ceux-ci devaient partir plutôt que les autres. Elles les embrassèrent et leur promis de leur écrire le plus souvent possible. Elle donna un petit coup de main à Franck, afin de l’aider à ranger ses instruments. Il fut ravit de recevoir cette aide, cependant, il ne parlait plus, certainement vexé de leur bref échange lors du slow… Annabelle tenta de lui parler :

-Je suis désolée pour hier, mais…
-Ne te justifie pas Anna, tu m’as fais comprendre que de toute façon nous n’étions pas fait l’un pour l’autre et puis ne t’inquiètes pas je t’aime bien quand même, renchérit-il en lui embrassant la joue.

Cette dernière rougit et lui lança un sourire, celui-ci rougit à son tour et tout deux baissèrent la tête. A voir cette scène, on aurait pu croire deux enfants de dix ans. Annabelle se releva et partit voir ses autres amis. Elle était contente malgré tout que Franck lui pardonne. Ses amis ainsi que celle de sa sœur partirent tous ensemble, les deux sœurs les serraient tous un à un, promettant d’écrire régulièrement, tous partis sauf Célia. Des coups de klaxons se firent entendre dans la ruelle. La sœur cadette faisait des signes aux voitures.

-On a plus qu’à tout ranger, lança Célia.
-Attend, avant, j’aimerais t’offrir ceci :

Annabelle prit dans le buffet du salon un petit paquet entouré de papier cadeau de couleur verte, la préférée de son amie. Celle-ci surprise d’en recevoir un sauta au cou de sa meilleure amie avant même de l’avoir ouvert. Une fois leur étreinte desserrée, elle commença à déchiqueter le paquet, Célia ouvrit le petit coffret et aperçu une chaîne en or, le pendentif était un petit cercle ovale, elle l’ouvrit et y trouva une photo d’elle-même et d’Annabelle devant leur lycée se tenant par le cou, le sourire jusqu’aux oreilles. Sur l’autre partie était gravé ce mot : « Forever » autrement dit « pour toujours ».

-Vraiment merci, réussit-elle à dire.
-Tu penseras à moi comme ça ! Lui lança son amie.
-Oui, ne t’en fais pas pour ça !

Voyant que ses yeux commençait à brillés, celle-ci décida de se mettre au travail, c’est-à-dire embarquer l’aspirateur et le passer dans toute la maison, comme ça, elle ferait du bruit et ses reniflements ne seraient pas entendus. La maison fut propre et rangée en l’espace d’une petite heure, les trois jeunes filles avaient bien travaillé, si bien que lorsqu’elles rangèrent toute la panoplie de nettoyant, autrement dit aspirateur, désodorisant, dépoussiérant et compagnie, la porte s’ouvrit et ses parents entrèrent. Elles avaient terminé à tant ! Les parents d’Annabelle entrèrent chargés d’une grosse valise et d’un sac plastique.

-Vous vous êtes bien amusées les enfants ? Demanda son père.
-Oui, super ! C’était une soirée magnifique, renchérit Annabelle. Et votre week-end ?
-Oh très bien ! Le paysage était splendide, nous avons pris des photos, je les ferais développer demain.

Ses parents s’installèrent dans le canapé avec les trois jeunes filles, ces derniers racontèrent leur voyage durant plus d’une heure. La soirée était bientôt entamée, Célia décida de partir, ses parents l’attendaient sûrement pour aller voir ses grands-parents. Elle serra Annabelle et Léana et remercia une fois encore la sœur cadette pour son présent.

Le compte à rebours était maintenant lancé, dans cinq jours ils devaient avoir quittés les lieux. Pendant toute la semaine, Célia vint donner un coup de main à son amie pour faire ses nombreux bagages, heureusement, la famille Evans avait loué des camions et une fois chargés, les conducteurs livraient les meubles dans leur nouvelle propriété. De plus, les parents d’Annabelle avaient eu le droit à un prix. Elle avait aidé ses parents pendant trois jours à vider tout le bas, ils ne leur restaient plus que leur chambre respective, les camions faisant les aller et retour toute la journée, le déménagement était bien avancé. Annabelle prit son temps pour trier toute son armoire ainsi que ses tiroirs de bureau, elle jeta des sacs d’affaires trop petites que sa sœur ne voulait en aucun cas récupérer. Une fois la maison vide, ils leur restaient une journée pour quitter les lieux. Le lendemain matin, au levé du soleil, la famille Evans prit leurs derniers paquetages ainsi que quelques sandwichs et de l’eau pour le long trajet qui les attendaient. En effet, la famille devait traverser deux États avant d’arriver dans l’État du Territoire du Nord-Ouest. Elle devait parcourir le territoire afin de trouver la petite ville d’Echo Bay, une ville canadienne aux alentours du Grand lac de l’Ours, ce territoire était réputé pour ses grandes forêts et ses créatures sauvages et dangereuses. Tel que les grizzlis, les pumas ainsi que les pygargues – qui sont de grands ailes des mers – ; cependant, il y avait de nombreuses créatures non dangereuses, comme la tortue luth, le caribou et bien d’autres espèces de ce genre. Pour gagner leur nouvelle maison, il leur fallait rouler pendant un jour et demi. Un tel trajet était effroyablement lourd, c’est pourquoi Marc, Clara et Annabelle se relaieraient.

Le départ se fit donc à l’aube, les deux sœurs encore endormies sombrèrent après quelques kilomètres parcourus. Elle se réveilla après trois heures de parcours, le soleil frappait les carreaux qui étaient alors brûlant, elle regardait le paysage passer devant ses yeux. Sa jeune sœur Léana jouait à la console portable, sa mère elle aussi regardait le paysage et son père, lui, chantait à tue-tête tout en conduisant. La famille s’arrêta plusieurs fois dans la journée, pour faire des pauses régulièrement ainsi que pour changer de chauffeurs, le soir, ils trouvèrent un petit hôtel dans une petite ville sombre, de quoi passer une nuit se disait Annabelle. Célia lui manquait déjà, leurs adieux avaient été déchirants et elles s’étaient quittées en pleures après s’être dit à quel point elles s’aimaient. En y repensant, elle sourit, allongée dans son lit, elle repensait à tous les moments qu’elles avaient passées ensemble, à tous ces moments inoubliables. Elle décidait de fermer ses yeux, car le lendemain matin c’était elle qui prendrait le volant, ils avaient parcourus la moitié du chemin, il ne leur restait plus qu’une demi-journée de parcours. Lorsqu’Annabelle conduisait, elle trouvait que le temps passait particulièrement vite, au contraire, sa sœur cadette désespérait derrière.

-On est bientôt arrivés ?! Demanda-t-elle pour la ixième fois.

Et Clara répondait toujours la même chose :

-Oui ma chérie, plus que quelques heures…

Tous trouvaient le temps long, sauf peut-être son père qui avait mis une station des années quatre-vingts et qui chantaient haut et fort les paroles qu’il connaissait par cœur. L’après-midi était maintenant bien entamée, le GPS annonçait qu’il ne restait plus qu’une heure de route. Ils seraient donc bientôt arrivés. Annabelle avait cédé sa place à son père qui terminerait le parcours. Soudain ils entendirent :

-Dans 500 mètres tournez à droite et vous êtes arrivés !
- Ah ben ce n’est pas trop tôt, s’exclama la plus jeune des deux filles.

Et en effet, 500 mètres plus loin ils se trouvaient devant une charmante maison aux volets bordeaux, une porte d’entrée centrale en bois, sûrement du chêne à voir l’allure de la celle-ci, c’était elle aussi une maison de style fermette, comme leur précédente, cependant celle-ci avait été rénovée et était deux fois plus grande que leur ancienne maison, un jardin de cinq mille mètres carrés s’offrait à eux, des arbres fruitiers plantés par-ci et par-là, une petite piscine creusée était présente au centre du jardin couverte d’une véranda. Tout ceci était visible de la vitre de la voiture, un sourire aux lèvres, Annabelle prit la main de sa petite sœur et descendit de la voiture.

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MessageSujet: Re: Le monde de Tulkas [Fiction]   Jeu 20 Aoû - 19:46

Chapitre 4 : Mauvais Rêves



Les jeunes sœurs firent le tour de la maison ensemble, l’intérieur – comme l’extérieur – avait été refait de haut en bas. Puis vint le moment où elles devaient choisir leur future chambre. Ce fut assez horrible, Léana plus petite et plus mince que sa sœur avait réussi à se faufiler entre les jambes de son père pour découvrir les chambres la première. Quant à Annabelle, plus grande, courrait plus vite, elle rattrapa sa sœur en quelques secondes et toutes deux se poussèrent pour ouvrir la porte la première, leurs parents haussèrent la voix à plusieurs reprises, mais rien à faire. Les deux jeunes filles étaient retombées dans leur enfance lorsque celles-ci se chamaillaient pour un oui, pour un non. Clara et Marc visitaient le haut, eux ne se chamaillaient pas pour leur chambre, ils discutaient de leur avenir dans cette splendide maison, ils ne souhaitaient qu’une chose, que leurs deux filles soient heureuses ici. Un cri se fit entendre, et les sortirent de leurs pensées, ils accoururent vers ce dernier et trouvèrent Annabelle par terre se tenant le poignet. Clara regarda Léana, celle-ci se défendit aussitôt.

-Je… Je ne l’ai pas fait exprès, maman.

La tête baissée elle se dirigea vers sa sœur et lui demanda comment elle allait.

-Je crois que mon poignet en a pris un coup, ne t’inquiètes pas Léana ce n’est pas de ta faute.
-Je l’ai toujours dis ! S’exclama son père. Jeu de main jeu de vilain, jeu de pied…
-Bon Marc sa suffit, il faut l’emmener aux urgences. Nous pourrons les visiter avant même de reprendre le travail.

La famille Evans monta directement dans la voiture et partit en direction de l’hôpital de la ville voisine. Les parents d’Annabelle travaillaient tout deux dans le médical, son père étant ophtalmo et sa mère psychologue. Après deux heures d’attente, se fut au tour d’Annabelle, les urgences étaient bondées de monde. Le verdict ne l’enchantait pas, elle avait une entorse, cependant elle avait frôlé le poignet cassé. Elle se retrouva avec une attelle entourée d’un bandage qu’elle devait gardée pendant près de trois semaines. Ça commençait bien !

Au final, Léana avait laissé sa sœur aînée choisir la chambre qu’elle désirait, pour se faire pardonner. Annabelle se trouvait donc, dans une chambre de couleur verte pomme aux dimensions correctes. Ne pouvant pas aider pour l’installation des meubles, elle se contenta de les meubler. C’est-à-dire qu’elle s’occupa de toute la décoration. Les parents des deux jeunes filles avaient privilégiés l’installation des chambres pour commencer. Arrivé au soir, les trois chambres étaient terminées, les Evans prirent leur premier dîner, tardivement, dans leur nouvelle demeure. Ils se couchèrent vers minuit. Annabelle épuisée, sombra immédiatement.




Un arbre, des êtres, une tour, du sang et trois visages, ce fut ce qu’elle vit durant toute la nuit, ou du moins c’est ce qu’elle cru. Se tournant et se retournant, elle transpirait comme jamais, son pyjama était devenu humide, était-ce un rêve ou un cauchemar ?

-Vient à moi, sifflait une voix mielleuse, tu as besoin de moi pour survivre…

Une image apparaissait, sombre, un visage masculin, elle ne pouvait pas distinguer ses traits qui paraissaient être fins. Une autre voix lui soufflait :

-Si tu entres vivante, tu n’en ressortiras pas.

Deux rires démoniaques se faisaient entendre, un grave et l’autre presque inaudible ; et une tour apparaissait dans son esprit, un être se tenant debout en haut de celle-ci. Le décor changea brusquement et elle pouvait voir un peuple, des centaines et des centaines d’êtres tous différents, la plupart élancés et beaux, aux corps d’athlètes et aux visages souriants. Une autre image survenait alors et elle distinguait un arbre parmi tant d’autres, cet arbre était le plus gros d’une forêt, ses feuilles étaient les seules à bouger. Il y eut un gros plan sur ce dernier avant qu’une autre image apparaisse. Ce fut le visage de sa sœur, fatiguée, épuisée. Cette dernière, de sa faible voix lui criait de venir la sauver. Annabelle se retourna de nouveau dans son lit, des gouttes perlaient sur son front, un nouveau flash lui apparut : les êtres étant survenus un peu plutôt dans son esprit, seulement cette fois-ci, ils n’étaient plus souriants, ils brandissaient des épées vers d’autres personnes, du sang sortait de quelques corps, l’image se brouilla et une dernière surgit de son esprit : sa mère.

-Ne fais pas la même erreur que moi, ma chérie…

Elle lui avait soufflé ces mots à peine audible, c’est à ce moment là qu’elle se réveilla en sursaut. Transpirant de la tête au pied, elle décida de prendre l’air et donc d’ouvrir la fenêtre. À son grand étonnement, celle-ci était déjà ouverte, elle n’y fit pas attention étant donné qu’elle venait de sortir d’un rêve pour le moins étrange. Pourtant, elle ne se souvenait pas de l’avoir laissé ouverte, elle se mit à la fenêtre et regarda aux alentours. Sa fenêtre de chambre se trouvait du côté de la rue, elle était calme, pas un bruit. A quelques pas de sa fenêtre se trouvait un arbre, un chêne sûrement, un craquement se fit entendre, son attention fut alors tournée vers celui-ci, quelque chose tomba à terre et elle entendit comme des bruits de pas. Elle décida de refermer sa fenêtre immédiatement, de peur qu’un cambrioleur ne fasse surface. Elle tira les rideaux et décida d’aller prendre une douche pour éliminer sa transpiration.



Plusieurs jours passèrent ainsi, son poignet lui faisait moins mal et la famille meublait la maison, il leur fallut presque deux semaines pour que l’ensemble des cartons soient vidés. La voiture d’Annabelle arriva quelques jours après le reste des cartons, celle-ci était heureuse de la retrouver, elles allaient pouvoir – elle et sa sœur – visiter la ville. Célia l’appelait tous les deux ou trois jours, pour prendre de leurs nouvelles. Elle était pressée de visiter la maison qui lui donnait envie, par sa surface et par la beauté que lui décrivait Annabelle au téléphone. La fin des vacances scolaires approchait à grands pas, les deux jeunes sœurs n’avaient pas encore fait de nouvelles rencontres, elles appréhendaient la rentrée des classes.

Le jour tant redouté fini par arriver, Annabelle ne dormit pas une bonne partie de la nuit, elle refit le même rêve que la première nuit, le scénario fut identique, les images furent précisément les mêmes, la fenêtre était ouverte. Elle se posait de multiples questions, se demandant si sa chambre n’était pas habitée par un fantôme, ou si quelqu’un ne l’observait pas chaque nuit lui transmettant ses pensées. Ses hypothèses s’éloignaient de plus en plus, virant vers l’irréel. Elle fut prête trois heures avant, elle réveilla sa sœur une heure avant de partir, c’est elle qui emmenait sa sœur cadette pour son premier jour. Elle traversa le petit couloir qui menait à la chambre de sa sœur, leur chambre était l’une à côté de l’autre.

-Léana, réveilles-toi, tu dois te préparer, lui souffla sa sœur à son oreille.

Celle-ci grommela et se tourna dans le sens inverse. Annabelle prit le temps de servir le petit déjeuner pour l’ensemble de la famille, tous commençaient à la même heure en ce premier septembre. Ils descendirent un à un, Léana étant la deuxième à descendre, elle s’assit sur un tabouret en face de sa sœur aînée et prit la parole :

-Anna, je fais des rêves étranges la nuit… Commença-t-elle. Je… Je ne te l’avais encore jamais dit, mais ça m’arrive depuis le premier jour qu’on dort ici…

Elle ne sut quoi répondre à sa petite sœur, elle faisait les mêmes rêves qu’elle. Comment cela était-il possible ?

-Euh, c’est étrange, tenta-t-elle de répondre. Décris-les moi, c’est peut-être un cauchemar rien de plus.
-Peut-être, mais à chaque fois ma fenêtre est ouverte, alors que je ne l’ouvre jamais le soir…

Annabelle ne voulant pas effrayer sa petite sœur se contenta de la rassurer et de lui prouver que ce n’était qu’un mauvais rêve. La petite, pas rassurée décida d’abandonner le sujet, avant de se lever elle dit :

-N’en parle pas à maman, Anna, tu sais avec son métier, elle va me poser plein de questions… Et je ne veux pas.

Sa sœur acquiesça, il était évident pour elle qu’elle ne soufflerait pas un mot de leurs rêves communs. Cependant, Annabelle aurait aimé en parler à sa meilleure amie, mais il était trop tôt et cela la tracasserait. Elle décida donc de prendre son sac à dos et de partir pour le collège de sa sœur. Il leur fallut un peu plus de dix minutes pour atteindre le collège de la ville, Léana descendit de la voiture et se dirigea vers celui-ci. Avant de quitter complètement la voiture de sa sœur aînée, elle l’embrassa sur la joue pour la première fois, elle fut surprise du geste de sa sœur, puis repartit en sens inverse pour se diriger vers le lycée. C’est avec une boule au ventre qu’elle se gara sur le parking. Tout ceci la travaillait, elle ne souhaitait qu’une chose, arriver à la fin de cette journée et rentrer chez elle.

Elle franchit la porte du lycée à reculons, celui-ci était de taille moyenne, il regroupait plusieurs villes aux alentours. Elle appuya sur la poignée de la porte avec sa main non endommagée et la poussa à l’aide de son épaule. Elle essaya de trouver l’accueil pour leurs poser des questions. Elle tournait sur elle-même en avançant, comment était-il possible qu’un jour de rentrée il n’y ai pas la moindre personne ! Elle marcha en regardant autour d’elle et non devant elle, soudain un garçon - qui lui aussi regardait ailleurs – la persécuta de plein fouet, ils se retrouvèrent tout deux par terre. Il se releva avant Annabelle et lui tendit la main, celle-ci hésita avant de la prendre puis voyant qu’elle n’arriverait pas à se relever toute seule, elle s’en accapara. Il lui lança un sourire radieux, en guise de réponse elle lui lâcha ces quelques mots :

-Ça ne va pas la tête ?! Tu ne peux pas regarder où tu marches ?!
-Je pourrais te relancer ta phrase ! Lui répondit-il, calme et souriant.
-Je…Je… Je suis nouvelle ! Tenta-t-elle de lui répondre.
-Ah ! Je vois et tu cherchais quelqu’un ?

Elle acquiesça, puis il prit de nouveau la parole :

-Eh bien ! Je suis là, moi, devant toi près à répondre à tes questions, chère demoiselle. Je m’appelle Erwan.
-Merci Erwan, moi c’est Annabelle, je cherche ma classe ! Si tu veux tout savoir !
-Content que tu es retrouvée ta bonne humeur ! Tu es beaucoup plus jolie lorsque tu souris…
-Merci, mais ce n’est pas ce que je cherche, si tu pouvais simplement m’indiquer mon chemin, se serait parfait !
-Je voulais simplement lancer une conversation, ne m’agresse pas comme ça ! Et bien nous allons aller au bureau des surveillants ils doivent bien savoir ça ! Et puis ça tombe bien je cherche moi aussi ma classe ! Au faite, je suis enchanté de faire ta connaissance Annabelle !
-Je préfère Anna tout simplement.

Ils avancèrent l’un à côté de l’autre jusqu’au bureau, Erwan était à la fois joyeux de faire une nouvelle connaissance, d’une jeune fille qu’il trouvait mignonne, mais aussi intimidé à cause de ses réactions.

-Nous y voici ! Lança-t-il gaiement.
-Merci, je vais me débrouiller. Bon… Bonjour, je souhaiterais savoir dans qu’elle classe je suis, s’il vous plaît ?

La jeune femme au bureau leva les yeux vers elle, agacée, elle devait être âgée d’une vingtaine d’année, elle ne répondit pas tout de suite à Annabelle et baissa la tête vers son magazine.

-Excusez-moi, madame, auriez-vous entendu ce que cette jeune fille viens de vous demander ? Rétorqua Erwan.
-Elle ne sait pas lire cette jeune fille, répondit-elle sur un ton hautain. Et toi tu ne sais pas lire non plus ?

Annabelle prise d’énervement préféra sortir du bureau, Erwan qui ne l’avait pas vu sortir la rattrapa, il fut en quelques secondes à ses talons.

-Merci Erwan, mais je vais me débrouiller, ne perds pas ton temps pour moi, je suis une grande fille !
-Oui, peut-être, mais mieux vaut être deux, rétorqua-t-il, son sourire radieux toujours à ses lèvres.

Annabelle vit au loin un homme, habillé correctement élégamment, elle se dirigea vers lui afin d’obtenir des renseignements.

-Bonjour Monsieur, excusez-moi de vous déranger sauriez-vous où je peux trouver la classe dans laquelle je vais étudier cette année ?
-Jeune fille, vous pourrez trouver tous ces renseignements dans la cour sur le mur central. Je vous pris de m’excusez, mais je suis en rendez-vous.
-Merci. Tu sais où se trouve la cour ?

Erwan prit un des nombreux couloirs qui s’offraient à eux. Il aboutissait dans la cour, des listes d’élèves étaient alors accrochées et tous les élèves étaient devant ces dernières. Annabelle tenta tant bien que mal de se faufiler à travers la foule, lorsqu’elle arriva devant la liste, elle chercha dans la rubrique : « Terminales Scientifique ». Elle n’eut aucun mal à trouver son nom, car seulement deux listes étaient des classes de « T.S. ».

-J’ai trouvé ma classe, je suis en T2, lança Erwan, radieux.
-C’est ma classe à moi aussi, lança Annabelle.

Il parut ravi. Elle n’avait pas encore vraiment fait attention à son visage, il avait des yeux magnifiques, en forme d’amende et de couleur verte bleuté. Ses cheveux bruns, presque noirs les faisaient ressortir. Il avait un visage agréable à regarder. Voyant qu’elle le fixait, il décida de rompre le silence :

-On y va ?

Elle acquiesça, Erwan avait l’air d’être séducteur et très bavard. Pour une fois, ce n’était pas Annabelle qui allait mener les conversations. Ils arrivèrent devant la salle indiquée et patientèrent.

-Au faite, je ne t’ai pas demandé, tu es nouveau ici ?
-Oui, c’est-à-dire que mes parents ont divorcé, donc j’ai déménagé !
-Ah d’accord, mais…

Elle n’eut pas le temps d’achever sa phrase, le professeur se tenait devant eux près à les accueillir. C’était un homme élancé à la taille très fine, vêtu d’un costume noir. Il fit entrer les élèves présents devant la salle de classe et commença un long discours ennuyeux.

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