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 Cocktail explosif [PV Helena & Arya]

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Elyana Gilmore
Elève de 4ème année
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Particularités: A un tempérament très changeant. Peut être pétillante ou alors terne... Possède un léger don d'empathie. [Batteuse des Phénix dorés]
ami(e)s: Très bonne question... Ceux qui ont réussis à me comprendre et ceux en qui j'ai confiance, je suppose.
âme soeur: Si seulement ça pouvait être aussi simple...

MessageSujet: Cocktail explosif [PV Helena & Arya]   Sam 14 Fév - 20:48

Bruissements de draps. Soupir.

La fatigue était une chose bien amusante, lorsqu’au final, on n’arrivait pas à s’endormir, vous ne trouvez pas ? C’était très exactement la phase que traversait une certaine jeune fille de Serdaigle. Pourtant, c’était bien parti pour qu’elle s’assoupisse, on ne pouvait pas vraiment dire qu’elle avait eu une semaine reposante. A y réfléchir de plus près, elle avait même été très mouvementée. Entre les devoirs, les surprises plus étonnantes les unes que les autres et des soucis à n’en plus finir… Il y avait effectivement de quoi s’écrouler de fatigue. Elle-même y avait cru naïvement. En fin de compte, elle était en train de se débattre avec on ne sait quelle force divine. Mais plus elle se forçait, moins Morphée semblait apte à l’accueillir. Dans de pareilles circonstances, le meilleur moyen était de se détendre, de penser à des choses agréables. Bien, très bien.

Ses pensées vagabondèrent en toute liberté pendant de longues minutes, cherchant un sujet intéressant sur lequel la jeune fille pourrait se pencher. Les devoirs étaient bien entendu à exclure, ce n’était ni reposant ni agréable à penser. Il y avait bien quelque chose qui aurait pu l’apaiser, éventuellement. Mais elle faisait de son possible pour repousser cette idée. Elle ne voulait pas finir complètement dépendante de ce « quelque chose » ou quelqu’un en l’occurrence. Non… en vérité elle adorait cette idée. Heureusement, le dortoir était des plus silencieux, c’était donc plus simple pour réfléchir. Elyana tourna son visage vers l’une de ses voisines, comparant sa propre respiration avec l’une des bleue et bronze. Étant endormie, c’était normal pour Camille que son souffle soit paisible. Mais pour une personne éveillée ? Était-ce vraiment normal de respirer aussi rapidement ? Peut-être pas…

Pour une quelconque raison, elle avait décidé de penser à une seule et même personne. Elle ne voulait pas compter ses doigts, ni les dessins ornant les rideaux de la fenêtre, ni rien de tout cela. Non, juste penser à ce jeune homme, rien de plus. A qui pensait-elle ? Parce que, bien entendu, il avait bien un prénom… Sauf si c’était le fruit de son imagination, ce qui dans ce cas là, n’était pas vrai. Mais plutôt que de vous dévoiler tout de suite son identité, essayez de deviner. Un jeune homme blond, aux yeux dorés, à la peau plus blanche que de la porcelaine… Ces indices là devraient vous mener sur la bonne piste. Et bien c’est très exactement à cette personne qu’Elyana songeait à cet instant. En même temps, elle pensait vraiment beaucoup à lui… Même lorsque celui-ci n’était pas près d’elle, la Serdaigle s’était amusée à se l’imaginer, assistant aux différents faits et gestes de la jeune fille.

Par exemple, juste avant d’aller se coucher, Eléonore lui avait sortit une remarque désobligeante, mettant Elyana dans une situation dans laquelle elle aurait aimé que le jeune homme assiste. Hop, son esprit forma la silhouette du garçon, assis dans un coin de la pièce. Elle faisait donc comme s’il était présent, invisible aux yeux de ses voisines de dortoir. Et ça l’apaisait grandement. Elle avait donc ravalé sa réponse cinglante, la fourrant dans un tiroir de son esprit, dans les archives. On reste calme et on respire… C’est peut-être d’ailleurs à cet instant précis qu’elle s’était rendue compte de sa tenue : une chemise de nuit blanche, lui arrivant aux genoux et ne recouvrant pas du tout ses bras. Étant toujours dans son délire, elle avait réagit exactement de la même façon que s’il avait été réellement dans la pièce. Rougissements et tout le tralala. Autant vous dire qu’Eléonore et toute sa clique avaient trouvé le comportement d’Elyana plus que bizarre. Au point où elle en était, de toute manière… Et elle ne l’avait plus invoqué, essayant vainement de s’endormir.

Et voilà qu’à présent, elle repensait à lui. Non, pas d’invocation imaginaire cette fois ci, elle se trouvait suffisamment ridicule comme ça. Elle était plutôt en train de se repasser toute l’histoire, depuis le commencement. Un peu comme un film, elle accélérait, mettait sur pause ou rembobinait ses passages favoris. La volière, la rencontre si inattendue, cette nonchalance presque contagieuse… Puis, la chute, la course effrénée d’Elyana dans les escaliers. Ses soupçons qui se révélèrent fondés et l’arrivée d’Azael. Sa promesse, le secret qu’elle ne devait en aucun cas dévoiler. Puis, l’ambiance légère des cuisines, les pop-corn, le chocolat, les fraises… Elyana retint son souffle, tout en zappant mentalement le passage suivant. Les jours s’écoulaient, des larmes se versaient. Ses pensées furent interrompues par un toussotement en provenance de l’une des Serdaigle. Elyana patienta un instant, avant de se lever discrètement de son propre lit. Elle n’allait pas rester ici cette nuit.

Enfilant des chaussures inconnues au bataillon, et un gilet par-dessus sa chemise de nuit, elle sortit précipitamment de son dortoir. La salle commune était à l’image de la fatigue des élèves : terne et morose. Mais contrairement à Elyana, elle était calme et imperturbable. L’esprit de la jeune fille bataillait contre toutes sortes de contradictions, mais sa raison était visiblement en train de perdre. Il fallait qu’elle le voie, et qu’importe les conséquences. Elle ouvrit brutalement la porte, réveillant deux tableaux particulièrement bougons. Elle ignora monumentalement les deux peintures, se focalisant sur un seul et même objectif : la salle commune des Serpentards. D’après ses souvenirs, elle se trouvait dans les cachots… ça elle savait où ils se trouvaient. Mais ensuite ? Elle n’allait quand même pas défoncer la porte ? Elle ne connaissait pas le mot de passe… et elle n’aurait sûrement pas le droit de s’introduire dans les dortoirs des garçons. C’était voué à l’échec, elle le savait. Mais s’en fichait royalement.

Elle songea pendant une minute à sa réaction s’il la voyait dans cet accoutrement. Et s’il la voyait tout court… Allait-il la jeter à la porte ? Allait-il l’ignorer, prenant soin de lui refermer la porte au visage ? Ou aurait-il une réaction toute différente ? Elle espérait qu’il choisisse la dernière option, sans vraiment se l’admettre. Et qu’allait-elle lui dire ? Elle n’en savait encore rien. Les phrases viendraient peut-être d’elles-mêmes… quoiqu’elle en doutait. Et si un professeur la voyait ? Que pourrait-elle bien inventer comme mensonge ? Elle ne pourrait pas dire qu’elle s’était perdue dans les couloirs, ça ne ferait pas très sérieux… Et elle ne pouvait décemment pas dire la vérité. Était-ce vraiment la peine de continuer, dans ce cas ? Non, oui, peut-être. Elyana n’était plus sûre de rien.

La jeune fille était à présent immobile dans les escaliers. Elle était à nouveau tiraillée par deux sens contraires. Y aller ou ne pas y aller ? Risquer de se faire prendre ou pas ? Elle ne se reconnaissait même plus. La Elyana du passé n’aurait pas pris autant de risques, elle se serait contenté d’obéir au règlement, comme une petite fille sage. La Elyana du présent était une tout autre adolescente, qui ne ressemblait à rien ni personne. Et la Elyana du futur ? Comment serait-elle ? Elle ne se connaissait pas suffisamment pour savoir. Elle ne savait pas non plus quelle réaction elle adopterait si Judicael se montrait devant elle, là tout de suite. Parce que oui, c’était bien lui qu’elle voulait aller réveiller. Elle était dingue…

Elle s’appuya contre la rampe de l’escalier, laissant son anxiété de côté. C’était la tristesse qui avait reprit ses droits sur son esprit, sur son visage et sur elle-même. Elle se sentait idiote et déboussolée. Et en plus de tout ça, elle commençait à avoir terriblement froid. Elle voulait le revoir, elle voulait lui parler ou juste l’apercevoir. Mais elle n’en avait pas le courage. Au fond, Elyana savait qu’elle ne pourrait pas se sentir mieux après ça. Oui, sur le coup, elle serait peut-être heureuse, mais ensuite lorsqu’elle se rendrait compte qu’elle ne pourrait plus l’approcher… Était-elle capable de souffrir davantage ? Sans doute pas. Elle pouvait l’oublier, rien ne l’empêchait. Ou plutôt si, tout la retenait de faire une erreur comme celle-ci. La logique féminine n’était pas la science la plus fiable et la plus compréhensible…

La jeune fille tressaillit légèrement, toujours une main sur la rampe glacée. Elle n’était pas seule, plusieurs vibrations se mêlaient aux siennes. Enfin, théoriquement, elle était seule dans cet escalier, pour le moment. Mais elle aurait parié n’importe quoi que ça n’allait pas durer. Elyana ferma les yeux, cherchant à savoir qui pouvait bien être debout à une heure aussi tardive. Sûrement pas Judicael, son empathie ne marchait pas avec lui. Oh… une jeune fille ? C’était probable. Une aura comme celle-ci ne pouvait pas être d’origine masculine… Elle ne savait pas qui cela pouvait être, elle ne reconnaissait pas les émanations. Et après tout, à quoi cela pouvait la mener ? Elle n’en avait rien à faire. Bon nombre d’élèves ne trouvaient pas le sommeil, elle n’était et ne serait pas la seule. Elle espérait seulement que ce soit bien un élève et pas un professeur…

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Helena Vance
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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Helena & Arya]   Jeu 19 Fév - 18:06

Bruissement de draps. Sommeil.

Elle souleva ses paupières. La première chose dont elle se rendit compte, fut de l'agitation qui régnait dans cet endroit. Mais... quel endroit ? Car il était difficile d'imaginer un lieu plus loufoque que celui-ci. C'était une immense pièce, si grande qu'une heure entière n'aurait pas suffit pour la traverser. Sur les murs étaient accrochés, banderoles et guirlandes qui se mêlaient habilement avec les torches et les citrouilles que l'on voyait accrochées partout. Cependant, la bizarrerie du décor glissa sur la curiosité de la jeune fille, cette dernière s'étant intéressé à un phénomène bien plus étonnant. Car cette salle était long d'être vide, au contraire, un grand nombre de gens étaient présents. De plus, il régnait une agitation à la limite de l'hystérie. Ce n'est qu'à cet instant précis qu'Helena prit conscience du vacarme qui régnait dans cette pièce. Du vacarme... non, ce n'était pas ça, c'étair plus rythmé, plus mélodique aussi. De la musique. Et les personnes présentes ne restaient pas immobiles à écouter, non, elles... dansaient. Mais pas d'une façon brute, c'était élégant, joli, et incroyablement romantique. Une valse. Les longues robes de soirées des demoiselles se mêlaient aux smoking des damoiseaux dans une atmosphère de fête. Helena sourit puis se détourna de la piste de danse, ayant entrevu un endroit où s'assoir sur les côtés de la salle. Elle se rendit aux longues tables entourées de chaises qu'elle avait aperçu et s'assit. Qu'il était bon de se reposer. C'est alors qu'elle le vit, mais qu'est-ce ? Pourquoi un miroir se trouvait-il ici, juste devant elle ? La jeune fille caressa du regard son reflet dans le verre réfléchissant. Son reflet portait une longue robe de bal dans les tons dorés qui touchait le sol, étant assise, mais laissait voir le bout d'escarpins noirs. Autour de son cou on voyait une petite chaine en argent sur laquelle était accroché une étoile en or. Sur son visage était posé un charmant masque orné de dorures avec des paillettes argentés. Mais ce qui était le plus frappant dans l'apparence de cette jeune femme, était ses cheveux. Violets comme on en voit rarement, ils tombaient en cascade dans son dos, attirants sans cesse des regards surpris voire moqueurs des gens alentours.

C'est alors qu'une chose encore plus étonnante que la présence d'un miroir dans cette salle de bal, se produisit. La jeune Helena du miroir se leva, tandis que la Helena du "monde réel" restait assise. Comment était-ce possible ? Oh mais finalement, était-ce vraiment important ? Non, en tout cas, la deuxième Helena venait de se lever tandis que la première repoussait sa chaise à son tour, afin de savoir que ferait sa "jumelle". Mais cet à ce moment-là qu'elle se rendit compte de SA présence, un jeune homme aux cheveux châtains, habillé d'un jean sombre, d'une chemise et d'une cape. Son nom lui revint d'un coup. Aymerik Jones. Voilà ce qu'elle faisait là ! Elle revivait sa rencontre avec le beau Serdaigle ! Mais d'un oeil extérieur... Elle était en fait en train de rêver. Soudain elle espéra, car normalement, un rêve ne disparait-il pas, une fois que l'on a pris conscience que ce n'était pas la réalité ? Pour accélérer le processus, Helena essaya d'ouvrir et de fermer les yeux, espérant qu'à un moment ou à un autre, elle se retrouverait dans son lit. En vain. Elle était toujours là, à regarder son souvenir rencontrer l'homme dont il y a bien longtemps, elle s'était cru amoureuse.

La soirée s'écoulait, lentement. On aurait dit que quelqu'un avait ralenti le temps dans ce rêve tellement c'était long. Un instant, Helena avait songé partir de cette salle, profiter de ce songe qui semblait si réel pour faire des choses qu'elle avait cru impossible jusque alors, dans la réalité. Mais elle avait renoncé, pas assez courageuse avait-elle pensé sur le moment, mais même ayant conscience de cela elle n'avait pas bougé d'un pouce. En fait, elle se creusait la cervelle afin de découvrir la raison de ce songe étrange. La jeune Poufsouffle n'avait pas pensé à Aymerik depuis... un an. Et oui, cela faisait déjà un an qu'il l'avait abandonné, après lui avoir raconté pendant toute une soirée qu'elle était la fille dont il avait toujours rêvé. Et Helena l'avait cru, naïvement, elle s'était jetée dans ses bras, croyant avoir enfin trouver une personne de confiance, une personne qui croyait en elle. Quelqu'un qui l'aimait. Elle soupira, elle avait été tellement idiote... Elle ne referait pas les mêmes erreurs deux fois.

La jeune fille arrêta de réfléchir, le moment le plus ambarassant et dégoutant allait survenir. Dans trois, Aymerik lança un regard interrogateur à la Helena du souvenir, deux, il sourit, ambarassé, un, il approcha son visage, zéro, il l'embrassa. C'était encore plus écoeurant que dans son souvenir, mais elle se rappela qu'un an plus tôt, elle avait adoré. Mais ça ne servait à rien désormais de regretter les erreurs du passé, car elles le sont justement, du passé. Elle avait d'autres préocuppations, la fin de ce rêve par exemple. La « vraie Helena », si l'on peut la qualifier ainsi sachant qu'elle est en train de rêver se leva, devançant le couple de tourtereaux qui se dirigèrent vers les grandes portes un instant plus tard. Le deux jeunes gens se dirigèrent vers le parc, ô surprise. Lorsqu'ils arrivièrent dehors, Helena, la rêveuse, fut étonné de ne pas sentir le froid, mais bon, ce n'était pas si étonnant si l'on y regardait de plus près. Personne ne pouvait ni la voir, ni l'entendre, elle était surement une sorte de fantome. Elle dirigea son regard vers un tronc d'arbre, et s'en rapprocha, derrière étaient assis, enlacés, son souvenir et Aymerik. Bon cela ne durerait plus trop longtemps à partir de maintenant. Elle en profita pour s'assoir de l'autre côté de son ancien bien aimé et le couva du regard. Elle avait beau le détester, il n'en restait pas moins un jeune homme très mignon.

Quelques secondes s'écoulèrent et le feu d'artifice à l'eau de rose commença, la Helena jeune se leva fit mine de s'éloigner, le Serdaigle la rattrapa, lui parla, l'embrassa et des tas d'autres choses plus barbantes qui ne méritent pas d'être contées. En tout cas, la situation évolua, les jeunes gens se séparèrent, l'une alla chez les Jaunes et noirs, tandis que l'autre prit la direction des Bleus et Bronze. On aurait cru que cela finisse là, mais la vérité est loin du conte. Connaissant la suite des évènements, la Héléna du présent se releva et suivit Aymerik jusqu'à sa salle commune. Une fois devant la porte de la salle commune des Serdaigle, une énigme fut posée par un personnage du tableau. Lassée, Helena n'y prêta aucune attention, mais s'intéressa à la silhouette que l'on voyait approcher par l'escalier, mais ne fut en aucun cas surprise en se découvrant elle-même. Bien évidemment le jeune homme se rendit compte de sa présence, il n'entra pas dans sa salle commune mais embrassa sa dulcinée l'enlaça et... Se rendit compte que la jeune fille s'était endormie. PA-THE-TIQUE avait-elle été ce jour-là. Confus, Aymerik la décolla de lui même et la porta comme une princesse jusqu'à un banc situé non loin. Là il caressa sa magnifique chevelure, lui racontant qu'elle lui avait offerte la plus belle soirée de sa vie etc... Puis il s'endormit à son tour. La Helena réveillée, ou non, la Helena qui n'était pas allongée sur le banc crut bienqu'elle allait devoir restée pendant toutes ces heures de sommeil de nos chers tourtereaux. Mais ce ne fut pas le cas, le temps s'accéléra chaque seconde qui s'écoulait symbolisait des heures et avant d'avoir pu prononcer un seul mot, la Helena du souvenir s'était réveillée et partit, laissant Aymerik dormir.

La jeune fille se réveilla soudain. Perdue, elle chercha autour d'elle son souvenir avant de se rendre compte qu'elle ne dormait plus. Elle soupira de contentement, avant de se prendre conscience que ses camarades de dortoir dormaient toujours. Bizarrement, il avait beau être une heure tardive dans la nuit, la Jaune et noir était loin d'être fatigué, son réveil brutal y était surement pour quelque chose. Lentement, elle souleva la couverture et se laissa glisser sur le côté du lit. Le froid du sol eut pour effet de la réveiller pleinement et elle se dirigea à taton vers sa valise, d'où elle sortit quelques vêtements. Se hatant, elle rejoignit la salle de bain avec difficulté, trébuchant sur le moindre objet posé sur le sol. A peine eut-elle ait un pas dans la pièce que la lumière s'était allumée. Sympa la magie quand on y pense.

Histoire de se calmer les idées, Helena prit une douche. Le temps semblait avoir repris sa course normale, si bien que lorsqu'elle sortir de la cabine, elle fut suprise de constater qu'elle y était restée trois quarts d'heure. Elle se sécha puis enfila les vêtements qu'elle avait prtée avec elle. Une simple jupe longue noire et un chemisier blanc avec par-dessus son blouson noir. Elle choisit ses bottes sans talon, quand on se balade de nuit dans Poudlard, mieux vaut être silencieuse. Une fois prête, elle se glissa dans sa salle commune puis sortit. Elle n'avait pas de destination particulière mais se dirigea instinctivement vers les escaliers une fois arrivée dans le hall. La jeune fille gravit les premières marches lentement, afin de s'assurer que personne ne pouvait l'entendre, mais accéléra l'allure au bout de quelques instants. Cela faisait une dizaine de minutes qu'elle jouait dans les escalier endormie lorsqu'elle aperçu une silhouette. Il faisait trop sombre pour en être sur mais il semblait à Helena reconnaître une fille. Sa curiosité piquée au vif, elle fit demi-tour et se dirigea vers un autre escalier afin de rejoindre l'autre personne. C'était une jeune fille qu'elle avait déjà croisé, une Serdaigle il lui semblait.


-Bonjour euh...bonsoir plutôt.

Les deux jeunes fille se trouvaient maintenant au milieu de l'escalier, lorsqu'un bruit derrière elle se fit entendre.



[HJ : Oui Arya devait poster avant mais j'avais fini mon rp' donc voilou voilou]

_________________



I'll try to be a simple Girl...

[...]

Why are you laughing ?





.


Dernière édition par Helena Vance le Ven 20 Fév - 15:20, édité 1 fois
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Arya Soma
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Particularités: vient de se teindre en blonde. Comme ça, les gens n'auront plus à se demander quelle sorte de Kinder elle est.
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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Helena & Arya]   Jeu 19 Fév - 19:29

Bruissements de draps. Respiration.

Depuis plusieurs jours déjà, le sommeil fuyait Arya. Trop de pression, trop de souvenirs, trop de tout. Tout allait trop vite, les gens vivaient trop vite, le temps passait trop vite; et la jeune Serpentarde était une petite tortue parmi toute cette vélocité. Une petite tortue dans un engrenage qui semblait vouloir l'écraser, la transformer en bouillie poisseuse de tortue, une soupe fort peu ragoutante. La petite tortue entraînée dans une valse trop rapide pour elle. Une danse contre la mort, contre la vie, contre les problèmes. Une danse dont aucune tortue ne se sortait, car c'est un jeu fatal, dont l'issue est inévitable. Se redressant dans ses soyeux draps, Arya chercha à reprendre son souffle. L'image de la tortue écrasée hantait son esprit, le sang s'étalant à terre rôdait devant ses yeux, le craquement se répandait dans ses tympans. La danse macabre... Une ancienne ritournelle qui s'agitait dans ses souvenirs, ces mots lui étaient familiers. La réminiscence de ces paroles, comme de la brume que l'on soulève. Soudainement, elle se mit à sangloter. Pourquoi n'arrivait-elle pas à se rappeler ?! Pourquoi jamais la vérité ne lui revenait en mémoire ?

Ses larmes silencieuses coulaient le long de ses joues. Elle pleurait trop depuis trop longtemps. Pleurer lui vrillait le crâne, installant une migraine quasi-constante dans son cerveau. Des mois de sanglots muets, de sillons mouillés sur sa peau glacée, son pâle visage salé par ses larmes... Des mois que la souffrance revenait, des mois que tout recommençait. Et des mois de silence. Tout cela pesait sur les frêles épaules de la jeune verte et argent. Elle ne pouvait plus supporter tout cela, il fallait qu'elle continue, qu'elle se relève. Personne en semblait vouloir l'aider. Il faut dire qu'elle ne demandait rien à personne. Mais elle en avait assez. Elle voulait que quelqu'un l'aide, quelqu'un l'apprécie pour ce qu'elle était, pas pour celle qu'elle voulait être. Quelqu'un qui l'affectionne même sans voix, même sans joies. Malheureusement, personne n'approchait la jeune fille. Elle était bizarre, tout le monde le savait, et de plus, s'était une Serpentarde. Les autres maisons évitaient les Serpentards, et les verts et argents étaient méprisants entre eux.

Arya savait que, si elle n'avait pas autant détesté sa personne et si elle n'était pas si étrange, elle aurait aimé médire sur quelqu'un comme elle. La plaisir de dire du mal était fort, même si il n'était pas nécessaire. L'avantage a être aussi seule qu'elle, c'est qu'il n'y avait personne pour la contredire. Personne avec qui se disputer, non plus. Personne avec qui rire, se moquer, raconter les pires stupidités du moment. Elle était seule. Enfermée dans sa bulle, qu'elle n'osait faire exploser. Enfermée dans son monde, un monde de chagrin et de peines. Plus le temps passait, plus elle s'enchaînait, se résolvait à vivre dans une autre dimension. Prisonnière de son propre esprit. Certaines personnes trouvaient ce sort enviable, mais être enchaînée à soi-même était le plus lourd des boulets à porter. Essuyant ses larmes avec son drap, Arya tenta de calmer sa respiration de nouveau. Elle se faisait peur, surtout la nuit. Cette peur du sombre ne l'a quittait pas depuis sa plus tendre enfance et, malgré le fait qu'elle grandisse, la nuit restait toujours sa période préférée et redoutée.

La longue couette aux couleurs de Serpentard se retrouva bien vite mouillée par les larmes. Elle tombait sur les cuisses dénudée de la jeune fille qui fut bientôt prise par des frissons. de froid et de peur. N'y tenant plus, elle se leva et arpenta, telle une âme damnée, en silence le dortoir, qui semblait calme. Les respirations des autres étaient détendues, bien loin de l'affolement qui gagnait de plus en plus de chemin dans l'esprit de la jeune fille. Les rideaux n'avaient pas été fermés et la pâle lueur de la lune s'engouffrait dans la pièce circulaire. La lumière venait d'une petit lucarne, située tout en hauteur pour la pièce, mais qui devait être au sol vu de l'extérieur. Le dortoir était d'une forme assez étrange, entre le circulaire et l'hexagonal, les arêtes des murs étaient bien prononcées. Les lits de baldaquin aux couleurs de la maison de Salazard Serpentard étaient dotés de longs rideaux de velours épais verts émeraude. Il y avait cinq lits et seul le sien était vide. Elle s'approcha de son lit et en ferma les rideaux. On pourrait ainsi croire qu'elle dormait.

Ne sachant trop que faire, elle décida d'aller dans la salle commune. Au moins ici, elle pourrait allumer le feu sans déranger les autres, non pas que ce point fût très important pour elle; mais elle réfléchirait mieux libre qu'entravée par un sortilège qu'une de ses camarades, fâchée d'avoir été réveillée, risquait de lui lancer. Pourtant, une fois arrivée en bas, Arya se rendit compte qu'elle n'avait aucune envie de rester ici. La salle toute recouverte d'argent était étouffante et l'envie de prendre le large lui tenaillait l'estomac. Mais pour aller où ? Elle n'avait nul part où aller dans ce château, et, à part quelques salles vides sans intérêts, elle ne pourrait rien faire... La jeune fille resta indécise encore quelques longues minutes. Elle s'assit sur un des moelleux fauteuils de la salle aux étranges proportions, en face de la cheminée vide. Il y avait encore des élèves qui travaillaient, le nez sur leur parchemins, en train de noircir leurs feuilles de caractères incompréhensibles. Cela faisait plusieurs mois qu'elle n'était pas non plus allée en cours. En même tant, vu son mutisme... inhabituel, elle ne pouvait pas tellement communiquer avec les professeurs.

Les braises dans l'âtre de la cheminée brillaient encore un peu, répandant une lumière faible sur le sol, comme les reflets du sang de son esprit. Un esprit à feu et à sang. La métaphore lui arracha un faible sourire, tandis qu'elle continuait à fixer, sans vraiment le voir, le feu. Elle commençait à étouffer. Les cachots n'étaient pas réputés pour être l'endroit le plus chaud de Poudlard, mais pourtant, l'ambiance du cocon des Serpentards commençait à devenir lourde. Se levant et passant par le tableau d'un vieux grincheux, elle sortir prendre l'air dans la fraicheur nocturne des cachots. Décidant d'aller voir à la tour d'Astronomie si l'air y était encore plus frais, elle s'engouffra dans le spacieux hall, ses pieds nus ne faisant aucun bruit sur le marbre glacé. Montant silencieusement, elle prit l'escalier qui devait mener à la plus haute tour.


Bonjour euh...bonsoir plutôt.

Stoppée dans son élan, Arya observa les alentours. La voix semblait juvénile, une voix de jeune fille à peine plus âgée qu'elle; elle continua donc son chemin, avant de se figer à nouveau. A plusieurs mètres d'elle, deux jeunes filles la regardaient. Soudain, l'escalier se mit à bouger. Se rattrapant avec peine à la rampe, elle vit avec horreur que les marches s'éloignaient du perron. Puis, il s'arrêta. Ayant peur du vide, elle grimpa et dépassa les deux filles et remarqua que le haut de l'escalier était éloigné d'environ deux mètres du prochain palier. Elles étaient bloquées. Se retournant vers les deux filles, elle sortir sa baguette de la poche de son pantalon et, avec la force de sa pensée, alluma une petit flamme. Bloquée avec une Poufsouffle et une Serdaigle. La nuit promettait d'être longue. Très longue.


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Elyana Gilmore
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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Helena & Arya]   Mar 24 Fév - 16:19

[J'adore, on a toutes commencé notre RP par des bruissements de draps xD]

La douleur était bien compliquée à comprendre. Lorsqu’on ne la vivait pas pleinement, on ne pouvait tout simplement pas saisir l’ampleur des désastres. Pour prendre une image, on pourrait visualiser un paysage calme, illuminé doucement par les rayons du soleil levant. On pourrait choisir cette vision pour représenter la paix, la tranquillité ou le bonheur. Maintenant, changeons le décor, pour le rendre terne, morose, avec en supplément un temps pluvieux, des orages déchirant le ciel… C’était à peu près cette douleur que ressentait la bleue et bronze. Elle avait l’impression d’être comme séparée en deux morceaux distincts, comme si elle n’était pas vraiment dans ces escaliers à attendre l’improbable. D’un côté, il y avait Méta Elyana (ce nom lui était venu un jour où elle ne trouvait pas le sommeil, alors qu’elle tergiversait à tout cela), celle qui était toujours calme, sereine, qui ne disait pas un mot plus haut que l’autre. D’un autre côté il y avait Elyana l’irrationnelle, autrement dit celle qui n’écoutait que ce que son cœur lui dictait. Et au milieu de tout ça, il y avait Elyana la normale, celle qui savait doser les réactions de ses moitiés imaginaires. Qui écouter ? Son côté irraisonnable, ou son côté sage ? Pour le moment, elle avait l’impression qu’elle écoutait autre chose que sa conscience. L’avait-on seulement averti d’un quelconque changement d’humeur lorsque ses jambes avaient décidés de l’emmener dans cet endroit obscur ? Ce n’était pourtant pas bien compliqué de demander l’avis de la propriétaire, non ?

Elyana avait perçu qu’une autre personne allait faire son apparition d’ici peu, mais elle s’entêtait à rester immobile, attendant un évènement. Elle était bien trop lâche pour s’avouer qu’elle voulait retourner dans sa salle commune. Elle aurait largement préféré qu’un professeur la surprenne, pour qu’elle n’ait pas à se dire qu’elle était une peureuse. C’était lamentable quand on y pensait… Elle était tombée si bas. Elle n’arrivait pas à se reconnaître, même sa propre apparence lui était comme étrangère. Qui était cette fille au teint pâle qui passait ses journées à échafauder des plans pour ne pas LE croiser ? Qui était cette personne qu’elle croyait connaître, celle qui avait pourtant survécu à beaucoup de choses ? Elle avait disparu. La Serdaigle s’était perdue elle-même en cours de route. Avant, elle aurait prit plaisir à admirer un paysage, maintenant lorsqu’elle s’attardait un peu trop devant cette beauté naturelle, elle se rendait bien vite compte qu’elle ne contemplait pas la nature… Elle LE cherchait. Au fond d’elle, tout au fond, elle voulait prendre des risques et écouter Elyana l’irrationnelle. Elle voulait faire n’importe quoi et le regretter ensuite. Mais tout de suite après, la voix de Méta Elyana ramenait le bout de son nez pour lui rappeler ce qui était bien et mal.

Et le pire dans cette histoire, c’est qu’elle venait de prendre conscience d’une chose essentielle. Elle était en train de devenir barjo. Non mais où avez-vous vu qu’on donnait des noms à ses différents comportements ? Où ? Il n’y avait pas de Méta je ne sais pas quoi ou de personne irrationnelle. Toutes ces manœuvres n’étaient que de bêtes prétextes. Personne ne lui dictait quoique ce soit, la seule idiote n’était qu’elle-même. C’était elle qui avait décidé de venir ici, c’était elle aussi qui avait décidé de réveiller Judicael. Et c’était encore elle qui voulait rebrousser chemin, sans en trouver le courage. Il fallait qu’elle se reprenne, d’une manière ou d’une autre. Elle ne pouvait pas rester toute la nuit ici quand même… Ou alors, elle pouvait toujours mettre son projet en application. Ça valait mieux que rien. Avait-elle seulement assez de cran pour le faire ? Visiblement pas. Elle s’avouait vaincue avant même d’avoir pu tenter quelque chose. N’était-ce pas une preuve de lâcheté ? S’apprêtant à remonter les marches, elle se stoppa net dans son élan lorsqu’elle sentit la présence et les émotions d’une autre personne. Allons bon, comme si elle avait besoin de s’attarder davantage. En même temps… ça pouvait être un professeur. Et ce serait une autre excuse pour se faire croire qu’elle n’avait pas d’autre choix que d’obéir. Alors qu’en fait, c’était bien elle qui voulait retourner dans son dortoir. Elle était minable… Crispant ses doigts contre la rampe, elle s’attendait à tout sauf à ce qui se présenta sous ses yeux.

Une jeune fille, aux longs cheveux violets. C’est surtout ça qui la fit réagir. Elle l’avait déjà croisée, elle avait même entendu parler d’elle… D’habitude, elle n’était pas friande des ragots et des potins tous plus agaçants les uns que les autres. Mais là, c’était autre chose. Mis à part son physique pas vraiment passe-partout, cette jeune fille souffrait elle aussi. Peut-être pas pour la même raison qu’Elyana mais ça pouvait s’en approcher. La bleue et bronze plissa légèrement les yeux, essayant de se concentrer sur ce qu’elle recevait. De la colère, oui voilà. Cette adolescente était en colère. D’ordinaire, la Serdaigle arrivait à se focaliser sur autre chose, elle arrivait à maîtriser tout ça. Mais pas ce soir. En plus d’être anéantie, elle devait se forcer à adopter une attitude normale ? C’était complètement hors de sa portée. Elyana choisit donc la facilité, en se laissant envahir à son tour par toute cette rancœur. C’était tellement simple de laisser son bon sens la quitter, c’était presque apaisant. Pour le moment, cette jeune fille lui apportait une sorte de libération (qui ne serait sans doute pas à son avantage d’ailleurs) mais ça ne durerait pas, forcément. La preuve, cette émotion se dissimula bien vite pour laisser la place à quelque chose d’autre.


-Bonjour euh...bonsoir plutôt.

Cette fille aux cheveux violets ne lui avait pourtant rien fait du tout, elle ne l’avait pas agressée verbalement ni rien. Mais soudain, Elyana se surprit à la détester sans raison. Ou plutôt si, il devait y avoir des raisons. Par exemple, pourquoi avait-elle retiré cette colère si brutalement ? Pourquoi était-elle ici, dans ces escaliers ? Pourquoi ne voulait-on jamais la laisser seule à la fin ? Il fallait toujours qu’on la dérange, alors qu’elle ne désirait rien d’autre que la paix. Elle avait presque besoin d’être soutenue par une autre émotion ravageuse, et en voulait à cette adolescente innocente pour l’avoir fait disparaître aussi facilement. Ce qui l’amenait sur une autre piste. Elyana était tout simplement jalouse. Pourquoi arrivait-elle à évacuer cette rage d’un claquement de doigt, et adopter une attitude aussi irréprochable ? Elle aurait aimé pouvoir anéantir tout ce qui la rongeait, elle aussi. Malheureusement, elle n’était bonne à rien. A part se plaindre sur son sort, elle n’était pas très douée pour faire face aux problèmes. Elyana sentit qu’elle était en colère à son tour, et que ça ne venait pas de l’autre fille. Non, ça venait d’elle-même. La colère était comme un poison, lorsqu’il s’infiltrait en vous, c’était souvent dur de lutter. Avant, elle arrivait à contenir ce trop plein de vibrations négatives. Elle avait tellement tout gardé qu’aujourd’hui, ça explosait. Elle lui répondit donc, d’une voix froide et pas particulièrement aimable :

- Fiches-moi la paix, tu veux ?

Quelle ironie du sort… Elle qui était d’habitude si calme, si douce et posée. Elle n’arrivait pas à se reconnaître. Elle aurait pu avoir honte de sa réaction puérile, si elle n’avait pas été aveuglée par tout ce qu’elle éprouvait à cet instant. Elle était tellement aveugle qu’elle ne se rendait pas compte qu’elle était d’une injustice sans borne. Après tout, elle n’était personne pour lui parler comme ça. Et cette jeune fille semblait adorable. Pour une fois, elle ne tenait pas le bon rôle, mais plutôt le mauvais. Elle savait pourtant qu’elle ne devait pas donner une bonne impression aux yeux de la jeune fille. Mais elle n’en avait vraiment rien à faire. Une réputation pouvait se faire et s’évanouir tout aussi rapidement. Si ça se trouvait, elles n’allaient plus se revoir après cette nuit. D’ailleurs, Elyana voulait s’en aller et tout de suite. Montant les marches, elle s’arrêta à nouveau en entendant des pas. Ce n’était pas les siens puisqu’elle s’était arrêtée. Une autre jeune fille était à présent avec elles. La Serdaigle n’eut pas le temps de réagir quand les escaliers bougèrent, pour les emmener autre part. Suivant la nouvelle arrivée, elle grimpa les marches rapidement, pour se retrouver sur un palier. Les escaliers ne dormaient donc pas… Ils étaient même plutôt farceurs. Ils ne s’arrêtèrent que lorsqu’ils fut sûrs que les trois adolescentes ne pourraient pas essayer d’emprunter un autre chemin. Elles étaient coincées. Elyana aurait pu avoir peur à ce moment-là. Mais elle s’étonna elle-même en constatant qu’elle ne réagissait pas. La dernière à être arrivée sortit sa baguette et en silence, une petite flamme vint éclairer faiblement les alentours. Comment faisait-elle ça ? Jamais elle n’était parvenue à incanter en silence. Oui, bon, elle n’était pas douée en sortilèges en même temps… La situation était vraiment bizarre. Ces deux jeunes filles se connaissaient-elles ? Le hasard les avaient-il réunis ici ? La Serdaigle examina attentivement l’allure des deux adolescentes et se rendit finalement compte qu’elle était la seule à être vêtue aussi légèrement. Bon sang, elle avait le chic pour se retrouver habillée n’importe comment devant d’autres personnes… Elle était en chemise de nuit, celle-ci découvrant aisément ses jambes puisqu’elle lui arrivait aux genoux. Heureusement qu’elle avait eu l’intelligence de mettre un gilet…

La jeune fille qui avait allumé sa baguette n’avait pas dit un mot depuis le début. Pas de remarque cinglante, pas même un soupir de lassitude. Ce n’était pas normal. Son aveuglement disparut en même temps que sa colère, pour laisser le véritable caractère d’Elyana s’exprimer. Elle analysa d’abord la situation, son regard faisant la navette entre les deux filles, les escaliers insupportables et la baguette. Passant une main dans ses cheveux d’un air gêné, elle s’adressa à la jeune fille à la chevelure violette :


- Navrée pour tout à l’heure, je n’ai pas été super sympathique…

Bon. Mettons les choses au clair. Elles étaient toutes les trois, elles étaient bloquées et elles ne se connaissaient même pas. Pour le moment, il fallait déjà essayer de s’entendre un minimum. Parce que si elles passaient la nuit ici, il faudrait bien se supporter les unes les autres. Elyana jeta un coup d’œil vers l’autre jeune fille, voulant s’assurer que c’était bien elle qui émettait autant d’ondes négatives. Apparemment, oui.

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Helena Vance
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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Helena & Arya]   Lun 2 Mar - 21:36

[HJ : J'ai triché xD J'avais vu qu'Arya avait commencé comme toi alors j'avais édité --']


Le passé... C'est une chose bien étrange. La plupart du temps, on se dit qu'il n'est pas important, qu'il faut vivre dans le présent, pardonner et toutes ces choses dépourvues de sens... On a beau nous le répéter, encore, encore et encore, il est impossible de se défaire de son passé. Il nous a accompagné, nous a empêché de continuer, mais même lorsque l'on pense avoir trouvé une faille dans sa défense, et qu'on le double, il reste quand même à nos trousses, revenant à notre niveau au moindre arrêt, au moindre doute. Certaines personnes, plus courageuses que les autres courent, arrivent à bien distancer leurs antécédents plus ou moins douloureux, mais arrive toujours le moment où ils doivent reprendre leur souffle. Il y a aussi ceux qui renoncent dès les premiers mètres, pas assez forts, ou trop réalistes tout dépend du point de vue, on conte rarement comment leur périples continue, trop peu de témoignages sont revenus jusqu'à nous. Et entre ces deux extrêmes, on trouve les marcheurs. Ce sont les plus courants, ils fonctionnent par phases, soit ils marchent vite, mais pas trop longtemps, soit ils vont longtemps, mais ré accélèrent toujours après. Ceux-ci sont les plus faciles à comprendre, ils suivent leur route au jour le jour, refusant de voir ce qui pourra leur arriver si une racine se glisse malencontreusement devant eux.

Le cerveau humain est complexe, vous ne trouvez pas ? Un jour, ou une soirée, vous ètes comblée, la jeune fille la plus heureuse, vous avez tout pour vous, l'amour, le bonheur, l'avenir. Alors comment est-ce possible de se réveiller quelques jours plus tard et se rendre compte que tout a disparu ? Certains appellent cela le destin, mais c'est se voiler la face. La vérité, la vraie, c'est qu'il n'y a jamais eu de chemin, ni de parcours, pas de poursuivant ni de racine. Il y a l'humain, son monde, et les autres humains qui ont aussi leur monde. Les nommer, ou tenter de les expliquer à l'aide de métaphores toutes plus idiotes les unes que les autres ne serait qu'une perte de temps. La vie est déjà compliquée, à quoi bon la complexifier davantage ? Se rassurer, sans doute. Se dire que tout n'est pas que de notre faute, que nous sommes le héros, le martyr, et que les autres nous veulent du mal. Pathétique. Mais se remettre en question est impossible pour la nature humaine, ça demanderait de dire que tout est notre faute, et il est tellement plus simple d'accuser son voisin... Vous pouvez aussi vous voiler la face à vous-même, en faisant éclater sa rage sur le dos des autres.

C'était peut-être juste une impression, mais il semblait à Helena que c'était ce qui était en train de se produire... Tout allait bien, si on omettait ses problèmes personnels, évidemment, elle avait parlé du voix normale, rien n'était hostile dans son attitude, ou du moins c'était ce qu'il lui semblait... Alors pourquoi donc cette jeune fille qu'elle ne connaissait pas lui avait-elle d'une manière si... cinglante. N'importe quel témoin aurait pu penser qu'elle avaient eu un différent, ou quelque chose de similaire, pourtant rien n'avait opposé les jeunes filles jusque là.


-Fiches-moi la paix, tu veux ?

Des mots si parfaitement ajustés qu'ils auraient pu faire, très mal. Ils auraient pu. Avec la nuit qu'elle avait passée, son rêves, ses souvenirs qui lui revenaient, encore et toujours, elle avait comme bâtie une muraille entre elle et les autres. Rien ne pourrait la détruire. Sauf elle. Et elle savait pertinemment qu'en ouvrant la bouche et en assenant une remarque sarcastique, ses multiples efforts seraient réduits à néant. Ils lui suffisait donc de rester calme, et tout se dérouleraient pour le mieux dans les meilleures conditions. Sans compter la fille vêtue d'une chemise de nuit en face d'elle qui l'agressait sans raison, la colère qui picotait la langue de la jeune Poufsouffle, et cette personne qu'elle venait de remarquer derrière la fille en tenue nocturne. Ah et j'oubliais, l'escalier sur lequel elles étaient toutes les trois se mettait en mouvement, se déplaça un peu et ne s'arrêta que lorsqu'il fut sûr qu'aucune d'elles ne put ressortir de ce piège. Ou cette farce. Même si rire était le dernier point dans la liste de chose à faire que venait de dresser Helena. Cet index contenait par exemple "Oublier Aymerik", ou bien "Dormir", et tout en bas, une ligne toute récente "Partir d'ici vite avant de devenir folle". Quoiqu'elle le fut peut-être déjà...

Quelque chose sortit la Jaune et noir de sa torpeur. Une lumière venait de s'allumer, en provenance d'une baguette magique, éclairant le petit escalier servant dorénavant de prison. Elle ne l'avait pas entendu incanter donc soit elle l'avait chuchoté, vraiment très très doucement, soit elle ne l'avait pas fait. Cette deuxième solutions était plus plausible, même si elle demandait un bon niveau en sortilèges. Mais qui était-elle pour juger ainsi la nouvelle venue ? Et voilà que ses maudis principes revenaient la hanter. Un autre mouvement attira son regard, la Serdaigle venait de se détourner de la Serpentard, puisque c'en était une, pour la regarder dans les yeux.


-Navrée pour tout à l’heure, je n’ai pas été super sympathique…

La soudaine luminosité aurait-elle éclairée ses pensées ? En tout cas elle s'excusait, n'étant peut-être pas si folle que ce qu'il avait semblé à Helena au départ. Mais que lui répondre ? Pas de remarque désobligeante, pas de trop long monologue non plus, quoiqu'un hochement de tête paraitrait surement négligée, comme si elle s'en fichait éperdument. De toute façon, il fallait bien qu'elle dise quelque chose, alors autant le faire avant que le jour ne réapparaisse... Elle prit donc une discrète mais bonne respiration, se concentra afin de ne pas bégayer puis parla.

-Ce n'est pas grave...

Tiens, cette phrase était sortie tout naturellement, elle avait franchie sa barrière sans aucun problème... Comme quoi, dans certaines circonstance on peut opérer des miracles. Mais après s'être tue, le silence apaisant régnant entre les trois jeunes filles s'épaississa, et Helena fut à la limite de la gêne. Non mais si on la voyait, gênée de ne pas savoir quoi dire dans une situation pareille, alors que n'importe qui aurait aurait pu rester mué rien que pour cela. L'humain est bien étrange.. A cette pensée, la jeune Poufsouffle fut prise d'une furieuse envie d'écrire. Non. Si elle se mettait à réfléchir à autre chose qu'au présent bien réel, ses pensées allaient s'orienter vers... Non, c'était trop tard. Elle avait entrouvert sa muraille, laissant les souvenirs affluer. Sous le poid de tant de choses, la jeune fille se laissa tomber lentement à terre contre la rampe, jusqu'à arriver à une position assise. Le froid et la dureté de la pierre la calmèrent. Elle put respirer tranquillement, et se passa une main dans les cheveux. Laissant quelques instant s'écouler, elle écouta ce qui se passait autour d'elle avant de daigner rouvrir ses yeux qu'elle avait fermé durant sa "chute". Helena se retourna alors lentement, très lentement, et vit le vide à travers les barreaux de la balustrade. Le néant. Voilà ce qu'il y avait en-dessous. Elle se pétrifia. Ne pas bouger, surtout ne pas bouger. Au moindre mouvement, elle tomberait. Peut-être était-ce cela, le vertige ? Elle n'en savait rien...

Se ressaisir, elle devait le faire. Elle ne tomberait pas. Comme pour s'assurer de la réalité de ses pensées, elle tâta la marche dure sur laquelle elle était assise, ce contact lui fit le plus grand bien. Pour se rasséréner davantage, elle prit un grand bol d'air. Ce fut une véritable libération. Depuis combien de temps s'était-elle abstenue d'inspirer ? 30 secondes ? 1 minute ? Plus peut-être bien... Etait-elle si folle qu'elle en oubliait de s'approvisionner en oxygène ?

Folle. Un mot. Un simple mot. Ce n'était pas elle, ce n'était pas elle... Elle était parfaitement seine d'esprit. Cette phrase sonna aussi faux dans son esprit que si elle l'eut prononcé à haute voix.



[HJ : J'ai vraiment l'impression que ce que j'ai écrit est médiocre...]

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[...]

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Arya Soma
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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Helena & Arya]   Mer 3 Juin - 15:21

Oublier. On souhaite tous oublier des actes que l'on aurait fait, par mégarde, par méchanceté, par lâcheté. On a tous, à un moment ou un autre de notre vie, un souvenir dérangeant qui revient nous hanter. Même ceux qui se disent sans crimes finissent tout de même dépassés par les évènements. Il existe plusieurs sortes d'oublis: les petits oublis, comme votre classeur de français, d'aller chercher le pain, de rendre le CD à cette amie qui en avait tant besoin. Il y a aussi les oublis plus important, comme lorsque l'on oublie d'aller à son propre mariage, que l'on omet de poser une question fatidique. Et il y a les oublis volontaires; lorsque l'on ne veut pas se rappeler d'un souvenir particulièrement dérangeant, que l'on veut tirer un trait sur la passé, que l'on veut oublier ce que l'on a fait. Mais jamais on oubliera. on ne fera que reculer un peu la date de notre arrêt, du dévoilement de nos fautes envers nos proches. On paie toujours un jour ou l'autre pour notre passé. Se souvenir. Tout finit toujours par nous rattraper. On se souvient d'un rêve, d'une plaie; on peut également se rappeler de quelque chose d'important. Quelque chose qui nous permettra d'avancer, de continuer.


Lorsque l'on arrive à se souvenir de cette chose, si importante, qui plane au dessus de nous comme une ombre, bienfaisante ou non, on va forcément de l'avant. Vers un avenir meilleur, ou, au contraire, vers les ténèbres que l'on méritent. Mais le plus dur, c'est de réussir à se rappeler notre pêché, ce que l'on expie. on peut perdre de vue notre faute et endurer milles et un tourments qui nous paraissent alors inadaptés. Pourquoi ne parlait-elle plus ? Pourquoi donc elle ne parvenait plus à faire sortir de son de sa bouche ? Tout ça, elle l'avait oublié. Elle avait oublié que, par sadisme envers elle même, elle c'était imposée un silence cruel, un mutisme pervers. Pour se faire pardonner de ses fautes, elle se mutilait mentalement. S'arracher la moindre parcelle de son esprit semblait être devenue sa principale occupation; elle le faisait plus par réflexes que par réelle envie de souffrir. Assise dans cet escalier, elle avait tout le loisir de penser, songer, rêver et surtout, de se souvenir. Elle avait l'impression que le temps passait à la vitesse de la lumière, alors qu'il était aussi lent que l'agonie d'un condamné à la torture.


Arya ne sentait plus le marbre froid sur son bras, appuyé contre la rambarde. Elle n'entendait plus les paroles de ces poules caquetantes à côté d'elle; elle ne sentait plus la tristesse s'infiltrer dans son cœur. Elle ne sentait plus son passé, lourd de reproche, sur ses épaules. Elle se sentait juste vide de tout, de rien. Vide de sentiment, comme l'ébauche d'un artiste, qui n'aurait pas voulu donne vie à son dessin, tel une pierre glacée posée sur la rive de la terre, comme un vers d'un poète sans rime ni syntaxe. Elle existait juste et cela suffisait. Pour le moment. Mais viendrait l'heure, la minute où elle devrait redevenir Arya, la pauvre Arya, si triste, si seule. Si elle. Banale jeune fille torturée par un passé dont elle ne se souvenait plus, qui revenait par bribes incessantes et cruelles. Comme un venin qui se propage, toutes les paroles revenaient. Toutes.

Monstre ! Horreur ! Tu ne mérites plus de vivre ! Comment oses-tu parler comme ça à ta mère ! Elle qui souffre quand elle te voit ! Dégage ! Et en revient plus !


Elle se tordit sur le sol.


Ne me regarde pas. Si tu as un coeur, écoute, ne me regarde pas. Ne me regarde pas...


Les larmes coulèrent.


Ne me touche plus ! Tu entends ? NE ME TOUCHE PLUS !


Elle se sentit glisser.

Euh... Non, tu n'es pas un monstre, voyons ! Tu n'es pas un monstre...


Elle se souvint.

"-Maman ! Regarde maman ! Regarde le papillon !

-Oui, oui, ma chérie, je le vois.

-Il serait plus joli en violet, non ?


La petit fille aux longs cheveux noirs se concentra, plissa les yeux, puis, les rouvrit. Devant elle, le papillon était devenu d'une magnifique couleur violine.

-Oh ! Mon Dieu ! C'est impossible ! Mon Dieu ! MON DIEU !"

C'était donc cela ? Sa monstruosité ? Sa différence ? Celle qui avait gâché sa vie ? Son don ? Elle se sentait encore glisser. Quelques mètres encore, elle tombait. Elle imagina son corps disloqué sur le marbre du hall. Elle imagina ce qu'elle raterait. Elle imagina tout. Ses parents l'avait renié car elle était sorcière. Tout le monde ici était comme cela. Était-elle pour autant un monstre ? Non, elle ne croyait pas. Cette fille, là-haut, avec ses cheveux violets, pouvait-elle être considérée comme une idiote parce qu'elle était excentrique ? Et l'autre, la Serdaigle, devait-elle être une pauvre cruche sans intérêt parce qu'elle semblait lunaire ? Toutes ces pensées pré faites perdaient leur sens devant la vérité, la vérité absolue de l'égalité entre les individus. Elle n'était pas plus un monstre que n'importe qui. Elle tombait encore. Son pied commença à tomber, mais elle se rattrapa à un barreau de la rambarde. Jamais elle n'arriverait à remonter seule. Alors, elle ouvrit la bouche et, d'une voix rauque mais posée, elle lança cet appel au secours. Ses premières paroles depuis des mois.

-Aidez moi, s'il vous plaît. Aidez moi.



[Ce que j'ai fait est pourri T^T]

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Cocktail explosif [PV Helena & Arya]

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